Revues de presse

Edité par Progexa

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Au sommaire :  

 

  • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois

  •  Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

  • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain

  •  Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost

  • Air Sénégal lance son hub de Dakar

 

Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois

Air journal 13/11/2019

L’Aéroport Martinique Aimé Césaire affiche des résultats « encourageants » avec 1.604.848 passagers transportés depuis le début de l’année, soit un trafic en hausse de +5,8% par rapport à la même période l’an dernier. L’augmentation était de 2,4% le mois dernier.

Durant le seul mois de septembre 2019, l’aéroport de Fort-de-France affiche un taux de fréquentation de +2,42% avec 104.894 passagers transportés, transit inclus. Le trafic national présente une augmentation de +1,85% avec 94.453 passagers transportés :

▪ Le segment France affiche une légère diminution de – 0,65%.

▪ Les segments Guadeloupe et Guyane sont en hausse avec, respectivement, +7,05% et +10,15%. « De bons résultats dus en partie, aux tarifs promotionnels pratiqués par les compagnies opérant sur ces dessertes durant la période concernée », souligne l’aéroport dans son communiqué.

Le trafic international enregistre en septembre une croissance de +12,24% avec 5345 passagers transportés :

▪ Le segment Caraïbe Internationale se démarque positivement avec un taux de fréquentation de +27,41%. Une nette reprise du trafic « qui ramène le segment à un niveau plus juste de fréquentation par rapport aux deux dernières années fortement impactées par la saison cyclonique ».

▪ En revanche, l’arrêt des vols de la compagnie aérienne American Airlines – qui reprendra toutefois son activité dès cette fin d’année – et la diminution des rotations d’Air France vers les Etats-Unis (Miami) passées de 5 à 3 vols hebdomadaires, ont impacté le segment Autres Aéroports qui accuse une baisse de -5,03%.

Enfin, pour le mois de septembre 2019, le segment Fret recule de -3,30% tandis que le segment Poste progresse de +5,65%. « L’hypothèse des achats sur Internet, de plus en plus nombreux et plutôt fréquents à cette période (rentrée scolaire, etc.) pourraient expliquer ces résultats », explique l’aéroport Martinique Aimé Césaire.

 

Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Air journal 13/11/2019

La compagnie aérienne low cost Volotea lance son programme 2020 en développant son offre en France, où elle opèrera 161 lignes dont 20 nouvelles. Elle ouvrira également une nouvelle base à Lyon, sa sixième dans l’hexagone.

En 2020, la spécialiste espagnole du vol pas cher lancera 20 nouvelles lignes en France (d’ores et déjà disponibles à la vente) et atteindra les 161 lignes développées sur son réseau français ; 76 de ces nouvelles destinations sont d’ailleurs des exclusivités selon son communiqué. Volotea connecte les villes de taille moyenne via des vols directs ; elle permet aux Français de se rendre dans un large choix de destinations, au même titre que ceux qui vivent près des hubs. Pour ce faire, Volotea offrira l’année prochaine 4 millions de sièges, soit une augmentation de 11% par rapport à 2019, sur un total de quelque 26.000 vols.

Au printemps prochain, la low cost inaugurera sa 6ème base française à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry. L’implantation de la base Volotea « va générer un impact économique et social positif sur le territoire avec la création de nouveaux emplois ». Dans les prochains jours, un événement spécial se tiendra à Lyon : Volotea communiquera tous les détails de cette nouvelle base, annoncera son nouveau programme et ses nouvelles destinations au départ de Lyon.

Volotea continue cette année, de développer ses opérations et tout son réseau. Elle prévoit de transporter 8,5 à 9 millions de passagers en 2020. Pour cela, cinq avions Airbus A319 seront ajoutés, permettant alors à sa flotte d’atteindre un total de 38 appareils. En même temps, trois Boeing 717 seront progressivement supprimés de la flotte en 2020, ce qui accélérera la transition pour devenir une compagnie aérienne entièrement Airbus d’ici 2022. Pour capitaliser sur cette croissance, plus de 150 nouveaux postes seront ouverts au recrutement au sein de son siège et de ses 16 bases.

Outre Lyon, Naples et Hambourg deviendront des nouvelles bases de Volotea, où des emplois locaux seront créés. Des Airbus A319 seront basés dans ces aéroports pour booster les opérations, offrir de nouvelles destinations et fournir des sièges supplémentaires. Hambourg  a été ouverte pour desservir le service de navette Airbus entre ses deux principaux sites,  que Volotea exploitera pendant les cinq prochaines années. Lancée le 4 novembre dernier, elle reliera Airbus, Toulouse et Hambourg.

« Nous sommes très enthousiastes et confiants quant à la croissance que nous réalisons au sein de tous les marchés où nous sommes présents. Après une année très compétitive, nous poursuivons notre croissance en termes d’appareils, de lignes, de marchés mais également d’employés, tout en poursuivant  l’amélioration de la qualité de notre service, ce qui témoigne de la solidité de notre stratégie de relier les capitales européennes de petites et moyennes tailles. Plus important encore, nous améliorons les opportunités pour notre clientèle en lui offrant de nouvelles possibilités de voyage à des tarifs très compétitifs  avec presque 350 lignes disponibles en 2020 », a déclaré Carlos Muñoz, Fondateur et PDG de Volotea.

L’année prochaine, Volotea lancera en Europe 53 nouvelles lignes, d’ores et déjà disponibles à la vente. Toutes ces liaisons desservent 90 villes dans 14 pays avec des vols directs. Elle se présente comme « la compagnie aérienne indépendante qui se développe le plus rapidement, augmentant année après année le nombre de ses passagers et de ses opérations ».

 

Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain

Air journal 13/11/2019

La compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle proposera l’année prochaine une nouvelle liaison entre Paris et Chicago, sa neuvième route vers les Etats-Unis au départ de l’hexagone. Rome sera reliée à Chicago et Denver, mais Madrid perdra ses lignes vers New York et Boston.

Du 1er mai au 24 octobre 2020, la spécialiste norvégienne du vol pas cher proposera cinq vols par semaine entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Chicago-O’Hare, opérés en Boeing 787-9 Dreamliner pouvant accueillir 35 passagers en classe Premium et 309 en Economie ; les départs sont programmés tous les jours sauf mercredi et dimanche à 12h15 pour arriver à 14h05, les vols retour quittant l’Illinois à 16h05 pour se poser le lendemain à 7h00. Norwegian sera en concurrence avec Air France, American Airlines et United Airlines sur cette route proposée à partir de 169,90€ aller simple en Economy et de 549,90€ aller simple en cabine Premium.

Il s’agit de la neuvième route long-courrier directe proposée par la compagnie low-cost au départ de Paris-Charles de Gaulle, après New York, Los Angeles, Miami-Fort Lauderdale, Orlando, Boston, Denver, San Francisco, et Austin qui sera lancée le 6 mai prochain. « Seulement quelques semaines après l’annonce d’un nouveau vol entre Austin et Paris, nous lançons aujourd’hui notre neuvième route vers les Etats-Unis. Nous sommes fiers de contribuer au développement du tourisme en France, et d’être notamment la seule compagnie à desservir en direct Orlando, Denver et Austin », a déclaré dans un communiqué Matthew Wood, Directeur commercial de Norwegian Air Shuttle. « Trois ans après le lancement de nos premiers vols long-courriers en France, Norwegian a déjà transporté plus de 1,8 million de passagers entre la France et les Etats-Unis. Ces chiffres encourageants nous confortent à poursuivre notre développement sur le marché français », a-t-il ajouté.

Rappelons que la compagnie aérienne a annoncé le mois dernier la mise en place d’un accord interligne avec JetBlue au départ des aéroports de New York-JFK, Boston et Fort Lauderdale, avec possibilité de correspondance sur ses 60 destinations aux USA et près de 40 internationales (dont Cuba, la Colombie, l’Equateur, le Costa Rica, le Pérou, le Mexique, Haïti, les Bahamas ou la Jamaïque entre autres).

A Rome-Fiumicino Leonardo da Vinci, Norwegian lancera également l’année prochaine deux routes transatlantiques saisonnières en 787-9 : vers Chicago avec quatre rotations hebdomadaires du 3 juin au 23 octobre (face à Alitalia, American Airlines et United Airlines), et vers l’aéroport de Denver du 2 juin au 24 octobre les trois autres jours de la semaine (sans concurrence). Les États-Unis « constituent désormais notre marché source le plus large et le plus important, et nous continuerons d’investir dans le développement de notre réseau afin d’offrir davantage de services sans escale vers des destinations européennes très recherchées », a expliqué Matthew Wood.

L’aéroport de Madrid-Barajas Adolfo Suarez perdra en revanche fin mars 2020 la route de Norwegian vers New York-JFK, quotidienne cet hiver et qui devait être opérée quatre fois par semaine face à Air Europa, American Airlines, Delta Air Lines et Iberia. La capitale espagnole perdra également la ligne vers Boston-Logan (face seulement à Iberia), en plus de l’arrêt des routes de la low cost vers et depuis Copenhague, Reykjavik, Gran Cararia et Ténériffe Nord.

Avec plus de 37 millions de passagers transportés en 2018, Norwegian est la troisième compagnie low-cost en Europe et la cinquième au monde. Elle exploite plus de 500 routes vers plus de 150 destinations en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Thaïlande et en Amérique du nord. En France, la compagnie est présente dans huit aéroports (Paris Charles-de-Gaulle et Paris Orly, Ajaccio, Bastia, Bordeaux, Grenoble, Montpellier, Nice), à partir desquels il est possible de voler vers une trentaine de destinations.

 

Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost

Déplacements pro du 12/11/2019

Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost au départ d’Abu Dhabi. Selon les compagnies aériennes, l’intention est de « répondre à la demande croissante de voyages à bas coût en provenance de la capitale des Émirats arabes unis ».

La nouvelle compagnie aérienne, Air Arabia Abu Dhabi, assurera des liaisons régionales au départ d’Abu Dhabi International, où est basé Etihad. Air Arabia, elle, est installée à l’aéroport international de Sharjah aux Emirats Arabes Unis. Les entreprises ont indiqué que plus d’informations sur le nouveau projet seront bientôt rendues publiques.

Il s’agit du premier investissement d’Etihad dans une autre compagnie aérienne depuis l’échec de sa stratégie d’ « equity alliance » , qui l’avait déjà vu détenir des participations dans huit autres compagnies. Etihad détenait une participation de 24% dans Jet Airways, qui a fait faillite plus tôt cette année, et une participation de 29% dans Airberlin, fermée en 2017.

 

Air Sénégal lance son hub de Dakar

Air journal 13/11/2019

La compagnie aérienne Air Sénégal a officiellement lancé son hub à l’aéroport de Dakar-Blaise Diagne, confirmant l’ouverture de Marseille et Barcelone le mois prochain ainsi que le lancement de plusieurs routes en Afrique dont Casablanca.

La compagnie nationale sénégalaise a annoncé le 12 novembre 2019 l’ouverture de son hub, franchissant ainsi « une nouvelle étape dans sa stratégie de croissance ». Désormais, les vols internationaux d’Air Sénégal seront en correspondance avec les vols opérés dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Grâce à cette plateforme de correspondance, les passagers du vol quotidien en provenance de Paris (dont les horaires viennent d’être modifiés, voir plus bas) pourront, s’ils le souhaitent, continuer leur voyage vers Bamako (Mali), Abidjan (Côte d’Ivoire), Ouagadougou (Burkina Faso), Conakry (Guinée), Bissau (Guinée Bissau), Banjul (Gambie), Praia (Cap Vert) ou encore Niamey (Niger).

L’aéroport Blaise Diagne « bénéficie d’un atout majeur du fait de sa position géographique. Avec la stratégie mise en place par Air Sénégal, le projet de hub aérien devient une réalité. Un passager peut désormais prendre un vol Air Sénégal à Bamako et rallier Paris en passant par Dakar avec une escale de moins de 2 heures », a déclaré dans un communiqué le Directeur général de la compagnie Ibrahima Kane.

De plus, la compagnie lance des vols vers plusieurs nouvelles destinations en Afrique de l’Ouest telles que Nouakchott (Mauritanie), Abuja et Lagos (Nigeria), ainsi qu’Accra (Ghana). Ces villes seront par conséquent également en interconnexion avec les vols de et vers Paris, Marseille et Barcelone. Pour mémoire, Air Sénégal desservira la cité phocéenne et la capitale de la Catalogne à partir du 12 décembre 2019. Autre lancement : Casablanca, qui sera desservie depuis Dakar à raison d’un vol quotidien à partir du 26 novembre prochain en A319.

Air Sénégal va bientôt prendre livraison de son 2ème Airbus A330-900, configuré pour accueillir 32 passagers en classe Affaires, 21 en premium et 237 en Economie, qui viendra renforcer son réseau long-courrier. Elle prévoit de lancer des vols vers les Etats-Unis (New York, Washington), le Royaume-Uni (Londres) et la Suisse (Genève) à l’horizon 2020.

A ce jour, Air Sénégal dessert 12 destinations réparties dans 11 pays. Sa flotte est composée de 6 appareils (3 Airbus A319, 2 ATR 72-600 et 1 A330neo).

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 12 Novembre : • Trafic d’Air France-KLM : -0,1% en octobre • Le patron d’ADP s’étonne du temps d’attente à l’aéroport, les internautes se moquent • Les aéroports français questionnent leur compétitivité

Au sommaire :  

 

  • Trafic d’Air France-KLM : -0,1% en octobre

  • Le patron d’ADP s’étonne du temps d’attente à l’aéroport, les internautes se moquent

  • La France et huit pays européens réclament une taxe CO2 sur les billets d’avion

  • Les aéroports français questionnent leur compétitivité

  • BtoB : l’aérien a investi 50 milliards de dollars dans les technologies pour améliorer l’expérience passager

  • ADP : TAV Airports en discussion pour acquérir l’aéroport d’Almaty

  • Emploi : Emirates recrute des PNC français

  • Roissy-CDG : léger affaissement du plafond du terminal 2E

 

Trafic d’Air France-KLM : -0,1% en octobre

Air-Journal.fr – 12 Novembre 2019

Le trafic du groupe aérien franco-néerlandais a reculé en octobre avec 9,152 millions de passagers, une baisse de 0,1% par rapport au même mois l’année dernière. Un recul de 1,5% est affiché par la seule Air France et de 3,4% pour la low cost Transavia, quand KLM Royal Dutch Airlines gagne 3,6%.

Les statistiques d’Air France-KLM pour octobre 2019 indiquent une hausse de 1,6% du trafic en PKT (passager kilomètre transporté), sur des capacités en SKO (siège kilomètre offert) en augmentation de 1,1%. Le coefficient d’occupation global du groupe, toutes filiales comprises, progresse de 0,5 point de pourcentage à 88,0%. La recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) n’est pas mentionnée dans le communiqué publié ce mardi. Depuis le début de l’année, Air France-KLM a accueilli 88,745 millions de passagers (+3,0%), avec une occupation moyenne à 88,7% (+0,4 point).

L’activité passage réseaux, regroupant les compagnies aériennes Air France et KLM (HOP n’est plus mentionnée), a accueilli 7,524 millions de passagers en octobre, un résultat en hausse de 0,5% par rapport à l’année dernière. Le trafic en PKT gagne 2,0% sur des capacités en SKO progressant de 1,3%, pour un coefficient d’occupation à 87,6% (+0,6 point). Le nombre de voyageurs progresse de 2,7% sur le seul long-courrier (2,382 millions de passagers), et en particulier de 6,3% sur l’Amérique du nord, de 7,4% sur l’Amérique latine et de 1,9% vers l’Asie ; mais il recule de 2,4% sur l’Afrique et le Moyen-Orient et de 1,4% vers les Caraïbes-Océan Indien. Le coefficient d’occupation moyen sur le long-courrier est de 88,1% (+0,2 point) L’activité court et moyen-courrier est en baisse de 0,4% avec 5,242 millions de passagers, et une occupation à 85,4% (+1,9 point). 

Sur les dix premiers mois de l’année, le nombre de passagers de l’activité passage réseaux atteint 73,902 millions (+2,5%) avec un coefficient d’occupation à 88,2% (+0,5 point). 

Air France (incluant désormais sa filiale régionale HOP) a accueilli en octobre 4,490 millions de passagers, un résultat en baisse de 1,5%. Le trafic en PKT gagne 1,3% sur des capacités en SKO en hausse de 0,6% ; le coefficient d’occupation progresse de 0,6 point de pourcentage à 86,3%. Le court et moyen-courrier affiche 3,105 millions de passagers (-2,9%), avec une occupation à 83,5% (+1,7 point) ; le long-courrier a transporté 1,384 million de voyageurs (+2,0%), avec une occupation moyenne à 87,0% (+0,3 point).

Sur les dix premiers mois de l’année, la compagnie française de l’alliance SkyTeam a accueilli 44,325 millions de passagers (+2,4%), avec une occupation moyenne à 87,2% (+0,7 point). 

KLM Royal Dutch Airlines a de son côté accueilli 3,134 millions de passagers le mois dernier (+3,6%), avec un trafic en PKT à +3,0% sur des capacités en SKO à +2,4% ; le coefficient d’occupation s’établit à 89,3% (+0,5 point). Le court et moyen-courrier affiche 2,137 millions de passagers (+3,5%), avec une occupation à 88,2% (+2,0 points) ; le long-courrier a transporté 982.000 voyageurs (+4,3%), avec une occupation en hausse de 2,6 points.

Sur les dix premiers mois de l’année, la compagnie néerlandaise a accueilli 29,576 millions de passagers (+2,7%), avec une occupation moyenne à 89,6% (+0,1 point).

Transavia, la filiale low cost du groupe Air France-KLM, a accueilli le mois dernier 1,528 million de passagers (-3,4%), avec une baisse de capacité (-1,2%) inférieure à celle du trafic en PKT (-1,6%) ; le coefficient d’occupation recule de 0,3 point par rapport à octobre 2018, à 92,0%.

Sur les dix premiers mois de l’année, Transavia en France et aux Pays-Bas a accueilli 14,843 millions de passagers (+5,6%), avec une occupation moyenne à 92,4% (stable).

Enfin l’activité fret d’Air France-KLM a vu son trafic mensuel en TKT (tonne kilomètre transporté) baisser de 7,2% le mois dernier, sur des capacités en hausse de 0,6% ; le taux de remplissage recule de 4,9 points de pourcentage à 58,5%. Dans le détail, le cargo Air France voit son taux de remplissage chuter de 4,3 points à 52,1%, sur un trafic en TKT en baisse de 9,0%, quand le taux de remplissage du cargo KLM perd 5,8 points à 64,8% sur un trafic en TKT en baisse de 5,7%.

 

Le patron d’ADP s’étonne du temps d’attente à l’aéroport, les internautes se moquent

Ouest-France.fr – 10 Novembre 2019

Augustin de Romanet, PDG ornais d’Aéroports de Paris, s’est rendu à Roissy, en tant que « client mystère ». Il y a patienté 90 minutes, « inacceptable », a-t-il déploré. Sur Twitter, les réactions ne se sont pas fait attendre, entre cynisme et amertume. 

Le patron d’Aéroports de Paris a fait une visite impromptue dans l’aéroport de Roissy, en tant que « client mystère ». Sur Twitter, Augustin de Romanet raconte son expérience.

« @Romanet Venu à 7 h à #cdg en « client mystère », je constate incrédule qu il y a 90 mn d attente aux arrivées du 2 E @AFnewsroom Je ne peux que dire aux passagers que je partage leur désarroi . C est inacceptable . Le @GroupeADP continue se mobiliser pour que cela ne soit plus possible. »

« Je constate incrédule qu’il y a 90 mn d’attente aux arrivées du 2E », déplore-t-il, avant de signifier aux passagers qu’il partage leur désarroi. Un constat « inacceptable » pour le PDG, qui affirme que son groupe « continue de se mobiliser pour que cela ne soit plus possible ». 

Les internautes amers

Si Augustin de Romanet a voulu signifier sa solidarité avec les passagers qui subissent des retards, eux ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils n’ont pas tardé à réagir, estimant au contraire ne pas avoir été entendus.

« Ce qui est dommage c’est que vous deviez aller en “client mystère” pour le constater par vous-même, pointe un internaute, comme si les innombrables témoignages de passagers “bloqués” aux contrôles PAF n’avaient pas de valeur… »

D’autres critiquent le management du groupe, qualifiant ce constat « affligeant » et « tardif » de « blague » et qualifiant le PDG de « naïf ». 

« @Romanet · 9 nov. 2019 Venu à 7 h à #cdg en « client mystère », je constate incrédule qu il y a 90 mn d attente aux arrivées du 2 E @AFnewsroom Je ne peux que dire aux passagers que je partage leur désarroi . C est inacceptable . Le @GroupeADP continue se mobiliser pour que cela ne soit plus possible. »

« @vipfer Ça s’appelle l’iceberg de l’ignorance, des méthodes de management absolument inefficaces et complètement dépassés qui font que la France est en faillite aujourd’hui. »

Augustin de Romanet s’est défendu sur le même canal, affirmant recevoir en temps réel les délais d’attente sur les aéroports du groupe et travailler à les réduire depuis sept ans.

« @Romanet A ceux pour qui je serai naïf, « perché », loin du terrain … l’attente aux frontières m’occupe depuis 7 ans. Avons obtenu des engagements du P.M, acheté les 105 parafe, mis en place Xovis, logiciel suivi en tps réel etc… C’est le tonneau des danaïdes. On continue bien sur. »

« @Ganumab En réponse à @Romanet et 2 autres  C’est vraiment très inquiétant sur votre management de découvrir ça maintenant, et d’oser dire que vous le découvrez. »

  

La France et huit pays européens réclament une taxe CO2 sur les billets d’avion

LesEchos.fr – 11 Novembre 2019

A l’initiative des Pays-Bas, les ministres des finances de France, de Belgique, du Luxembourg, de Suède, du Danemark, d’Italie et de Bulgarie, réclament à Bruxelles la création d’une nouvelle taxe sur les billets d’avion sur les émissions de CO2 .

Les avions peuvent-ils échapper à une taxation C02 comme celle qui pèse sur les voitures ? Alors que le Parlement vient tout juste de voter une augmentation de la taxe solidarité sur les billets d’avion, partiellement transformée en « écocontribution », le ministre de l’économie et des finances a réitéré son appel à la création d’une nouvelle taxation européenne du transport aérien.

Bruno Le Maire n’est pas seul : il a joint sa voix à celle de ses collègues d’Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique, du Luxembourg, de Suède, du Danemark, d’Italie et de Bulgarie, pour demander à la Commission européenne de proposer « une initiative européenne en matière de tarification de l’aviation civile » destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le mot « taxe » n’apparaît nulle part dans le communiqué. Les neuf ministres appellent seulement la Commission européenne « à faire avancer le débat sur la tarification de l’aviation civile, par exemple au moyen de mesures fiscales spécifiques ou de politiques similaires ». Mais l’hypothèse de travail, sur laquelle Bruxelles planche déjà depuis près d’un an, est bien une taxation du kérosène à l’échelle européenne. Un rapport commandé par la Commission en début d’année, propose même un montant de 33 centimes par litre.

Le kérosène détaxé des vols internationaux

Pour justifier leur appel, les neuf ministres assurent que « l’aviation civile n’est pas suffisamment mise à contribution. Elle est exonérée de droits d’accises, les vols internationaux ne sont pas soumis à la TVA, il n’existe pas de taxation coordonnée des billets d’avion et les instruments économiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient être renforcés dans le secteur aéronautique », affirme le communiqué.

C’est également l’avis des organisations écologiques, qui s’indignent du fait que le kérosène utilisé sur les vols internationaux est toujours exempté de taxe en vertu d’un traité international – la convention de Chicago -, signé en 1944 pour relancer le transport aérien.

L’Europe a opté pour les permis d’émission 

Si le kérosène n’est effectivement pas taxé en Europe, alors qu’il l’est aux Etats-Unis (1 centime par litre), au Canada (8 centimes) ou au Japon (14 centimes), l’Union européenne oblige depuis 2013 ses compagnies aériennes à acheter des permis d’émissions de CO2. En 2019, le coût pour Air France s’élève à 20 millions d’euros. Et à partir de 2021, un nouveau système mondial de compensation des émissions de CO2, baptisé Corsia, devrait également s’ajouter au dispositif européen, qui obligera là encore les compagnies des pays partenaires à financer des projets de compensation.

L’avion va financer le rail et la route

Rien n’interdit aux pays européens de taxer le kérosène sur les vols domestiques et intra-européens. Une directive européenne les y autorise depuis 2003. Mais, jusqu’à présent, ils ont préféré opter pour des taxes sur les billets d’avion, décorrélées de la consommation de carburant et donc du niveau d’émission. C’est le cas de la Suède, du Royaume-Uni, et bientôt des Pays-Bas (à partir de 2021) et de l’Allemagne (à partir d’avril). Quant à la France, au lieu de l’écocontribution annoncée, le gouvernement a finalement préféré  augmenter la taxe de solidarité initialement conçue pour financer la lutte contre les épidémies, afin de boucler le budget de rénovation des lignes de chemin de fer et des routes.

35 % de taxes sur un Paris-Nice 

Par ailleurs, le transport aérien supporte déjà un haut niveau de taxes spécifiques en France. Sur un billet d’avion Paris-Nice d’Air France à 90,32 euros, les taxes représentent 29 % du prix, soit 25,94 euros, hors permis d’émission. Avec la hausse de la taxe solidarité, ce montant passera à environ 27,50 euros en classe éco et 35 euros en classe affaires en janvier, soit 35 % du prix du billet. 

Le secteur prêt pour une taxe vraiment environnementale

Les acteurs du transport aérien se disent néanmoins prêts à des efforts. Outre l’engagement du secteur de réduire de moitié ses émissions de CO2 d’ici à 2050, Air France s’est engagé à compenser 100 % des émissions de CO2 de ses vols domestique dès l’an prochain.

Lors de sa conférence annuelle, le président de l’union des aéroports français, Thomas Juin, s’est déclaré favorable à une taxe environnementale. Mais à condition qu’elle serve effectivement à encourager la transition écologique du transport aérien, en finançant par exemple, la mise en place d’une filière de production et de distribution de biocarburants. Certains permettraient de réduire jusqu’à 80 % des émissions de CO2. Aujourd’hui, leur production reste confidentielle et leur coût reste beaucoup plus élevé que celui du kérosène.

 

Les aéroports français questionnent leur compétitivité

LesEchos.fr – 8 Novembre 2019

Une étude de l’Aviation civile française indique que les coûts d’utilisation des aéroports français se situent dans la moyenne européenne, malgré un niveau de taxation plus élevé. Mais cette étude ne rend pas compte de la totalité des surcoûts pesant sur le transport aérien en France.

Les directeurs d’aéroports réunis à Montrouge pour le congrès de l’Union des aéroports français (UAF) ont bu du petit-lait ce jeudi, en découvrant les bonnes feuilles d’une étude de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) consacrée aux « coûts de touchée » des aéroports européens.

Alors que les compagnies aériennes, Air France en tête, n’ont de cesse de dénoncer le coût des aéroports tricolores, l’étude affirme que ces « coûts de touchée » – qui incluent les diverses taxes et redevances -, se situeraient dans la moyenne européenne, à savoir entre 20 et 40 euros par passager.

Différence d’appréciation 

En début de semaine encore, le patron d’Air France-KLM, Benjamin Smith , affirmait pourtant, chiffres à l’appui, que le montant des taxes et redevances à Roissy-CDG représentait un surcoût de 300 millions comparé à Amsterdam-Schiphol. Mais l’étude de la DGAC, quant à elle, se garde bien de citer nommément tel ou tel aéroport.

Son panel, constitué de 87 aéroports dans cinq pays européens, inclut certes Roissy-CDG et consorts, mais aussi des aéroports nationaux, à bas coûts, régionaux et de proximité. Et si les coûts de touchée des 32 aéroports français se situent au niveau médian d’une ordonnée qui va de 18 à 70 euros, les résultats présentés sont anonymes et ne sont pas détaillés.

Les petits aéroports français en difficulté

Seule précision : les petits aéroports français de moins de 1 million de passagers par an sont globalement moins compétitifs que leurs équivalents espagnols et italiens. Ce qui peut constituer un sérieux handicap vis-à-vis des compagnies low cost intéressées avant tout par les destinations touristiques. En revanche, les aéroports britanniques sont les plus chers, quelle que soit leur taille, suivis par les aéroports allemands.

Par ailleurs, l’écart de coûts entre le plus cher et le moins cher des aéroports français est en moyenne moins important en France (1,9) qu’en Allemagne (2,5) et au Royaume-Uni (2,3), le système de péréquation français, qui oblige les grands aéroports à payer pour les plus petits, étant passé par là.

Une base de calcul limitée

« L’étude complète sera présentée au Conseil supérieur de l’aviation civile », explique Philippe Lambert, chef du bureau des études économiques à la DGAC. La méthode de calcul a également ses limites. Pour établir sa comparaison, la DGAC s’est basée sur l’exemple d’un Airbus A320 moyen-courrier, exploité en mode low cost, avec, par exemple, un stationnement de l’appareil au large, sur la base d’un taux de remplissage de 85 %.

Le résultat aurait probablement été différent avec un appareil long-courrier. Une étude d’Air France, réalisée en 2018, sur la base des coûts d’exploitation d’un A320 et d’un Boeing 777 long-courrier, chiffre ainsi à 177 millions d’euros, la différence de coûts de redevances et de sûreté entre Roissy-CDG et Amsterdam-Schiphol et à 180 millions, l’écart avec Rome-Fiumicino et Barcelone. 

Pourcentage de taxes record en France

En revanche, la DGAC et Air France s’accordent à souligner le niveau élevé des taxes pesant sur le transport aérien en France. D’après l’étude de l’aviation civile, la France est le seul pays dans lequel la part des taxes représente plus de la moitié (55 %) du coût de touchée. Seuls le Royaume-Uni et dans une moindre mesure l’Allemagne taxent davantage le transport aérien. Ainsi, si Air France était basée à Londres-Heathrow, elle aurait à payer pour 321 millions d’euros de taxes supplémentaires (et 160 millions d’euros à Francfort).

Mais si British Airways et Lufthansa doivent supporter des niveaux de taxes et des coûts de touchée plus élevés que ceux d’Air France, ils bénéficient en revanche de cotisations sociales moins importantes. Air France économiserait ainsi 580 millions d’euros en étant basée au Royaume-Uni et 500 millions en Allemagne. Les coûts de touchée ne sont pas tout.

 

BtoB : l’aérien a investi 50 milliards de dollars dans les technologies pour améliorer l’expérience passager

Air-Journal.fr – 10 Novembre 2019

Les compagnies aériennes et les aéroports ont réalisé des investissements technologiques records en 2018, atteignant 50 milliards de dollars, et ce dans le but d’améliorer l’expérience voyageur, affirme SITA, spécialiste des solutions informatiques et de communication dans le secteur aérien.

Selon son rapport Air Transport IT Insights, 60 % des DSI (directeur informatique) des compagnies aériennes constatent que la satisfaction des passagers est en hausse de 20 % d’année en année. Au cours de la même période, 45 % d’entre elles ont observé une amélioration jusqu’à 20 % du taux de passagers gérés. Cette forte rentabilité dans les investissements technologiques a également été constatée dans les aéroports où 63 % des DSI ont noté une hausse du taux de satisfaction des passagers pouvant atteindre les 20%, tandis que 44 % d’entre eux enregistrent des taux de gestion des passagers plus élevés. Les compagnies aériennes et les aéroports constatent également l’impact positif de ces investissements sur leurs résultats financiers.

« La bonne nouvelle est que la hausse des investissements dédiés au contrôle automatisé des passagers participe à proposer des parcours plus simples et plus rapides. C’est une véritable réussite d’autant que nous prévoyons un nombre de passagers multiplié par 2 au cours des 20 prochaines années, alors que les infrastructures aéroportuaires peineront à suivre le rythme. La technologie est essentielle pour contrebalancer le manque de moyens et éviter les impacts négatifs sur les passagers », commente Matthys Serfontein, président de SITA Air Travel Solutions.

Le rapport de SITA souligne également que le secteur a enregistré des investissements technologiques records en 2018, atteignant 50 milliards de dollars ; en partie grâce à une forte augmentation des dépenses des compagnies aériennes après plusieurs années de croissance atone. Le montant des investissements technologiques des compagnies aériennes en pourcentage a atteint 4,84 % du chiffre d’affaires, tandis que celui des aéroports était de 6,06 %. Le rapport prévoit que les dépensent continueront d’augmenter cette année.

Concrètement, les compagnies aériennes et les aéroports investissent de plus en plus dans les solutions technologiques permettant de fournir des informations en temps réel, ainsi qu’un suivi de leurs opérations. Ces éléments leur permettent une gestion proactive des flux des passagers, des bagages, mais également de la rotation des avions ou encore de l’affectation des parkings ou des portes d’embarquement.

« L’étude permet de constater que les acteurs du secteur souhaitent optimiser la gestion des opérations afin, d’une part de rendre les processus plus simples et de faciliter les collaborations avec les partenaires et parties-prenantes. Et d’autre part, d’avoir un impact profondément positif sur le service qu’ils sont en mesure de fournir aux passagers », conclut Matthys Serfontein.

 

ADP : TAV Airports en discussion pour acquérir l’aéroport d’Almaty

Capital.fr – 8 Novembre 2019

(AOF) – Le consortium formé par TAV Airports (dont le capital est détenu à 46,12% par le Groupe ADP) et VPE Capital, a débuté des discussions avec le propriétaire de l’aéroport international d’Almaty au Kazakhstan en vue de la possible acquisition de cet actif, qui pourrait aboutir dans les prochaines semaines ou mois. L’aéroport d’Almaty, capitale économique du Kazakhstan, est le plus grand aéroport d’Asie Centrale : il a accueilli environ 6 millions de passagers en 2018 dont la moitié sur des liaisons internationales.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de développement du Groupe ADP et de TAV Airports en Asie Centrale.

– Premier groupe aéroportuaire mondial de la gestion aéroportuaire avec 281,4 millions de passagers ;

– Marché parisien porteur avec une croissance du trafic international attendu en hausse de 3,6 % jusqu’en 2020 ;

– Chiffre d’affaires de 4,48 MdsE réparti en 5 pôles : 3 pour les aéroports de Paris -activités aéronautiques, commerces & services et immobilier, ADP étant l’un des plus grands propriétaires fonciers d’Ile-de-France) – 2 pour les filiales et participations –aéroports de TAV, Santiago du Chili, de Madagascar, du Viet-nam) ;

– Partenariats importants avec Air France-KLM et l’alliance Skyteam, Star Alliance, Fedex, Schiphol Group (Aéroport d’Amsterdam) et La Poste pour le fret ;

– Visibilité accrue en France avec la grille tarifaire « CRE3 » qui privilégie les vols long-courriers ou en correspondance afin d’attirer les compagnies asiatiques et nord-américaines ;

– Potentiel unique de développement aéroportuaire à Paris, soutenu par les grands projets de rénovation, extension et liaison ;

– Hausse de 4,5 % du nombre de passagers à Paris (101,5 millions en 2017), de 9,8 % dans les aéroports turcs (115 millions) et chiliens (21,4 millions) ;

– Situation financière saine, avec un taux de distribution maintenu à 60 % pour 2019;

– Prévisions 2019 : trafic de Paris Aéroport : croissance entre + 2% et + 2,5 % – bénéfice d’exploitation : baisse comprise entre – 8 % et – 13 %, en raison de la fermeture de l’aéroport d’Istanbul Atatürk (hausse entre + 1 % et + 5 % hors Ataturk) ;

ADP – Les points à surveiller

– Forte dépendance au trafic aérien, lui-même lié à la conjoncture économique, aux grèves, aux intempéries et aux attentats ;

– Environnement réglementaire et fiscal jugé contraignant par les analystes ;

– Absence de liaison directe entre Roissy et Paris jusqu’en 2023  

– Conflit avec l’Autorité de supervision indépendante des redevances aéroportuaires (ASI) sur l’homologation es tarifs applicables au 1er avril sur les aéroports parisiens  

– Appétit de l’actionnaire principal –l’Etat français- pour les liquidités, d’où un risque d’entrave des programmes d’investissement –près de 6 MdsE d’ici 2025 nécessaires à l’objectif de 450 millions de passagers dont 150 en Ile-de-France; 

– Forte corrélation au PIB français et à la santé financière des compagnies aériennes, notamment EasyJet et AirFrance-KLM, 1er et 2ème opérateurs à Paris (47,5 et 8 % du trafic total) ;

– Exécution des grands projets sur Paris ; 

– Evolution du partenariat stratégique avec l’aéroport de Hong-Kong et attente d’autres acquisitions aéroportuaires ;

– Privatisation voulue par le gouvernement (l’Etat détient 50,6 % du capital devant Vinci avec 8 % des titres), mais dépendante du résultat du référendum d’initiative partagée. 

Transport aérien 

L’IATA prévoit que le secteur aérien mondial connaitra une embellie en 2019, notamment grâce au recul du prix du baril de pétrole, qui devrait se stabiliser autour de 65 dollars (contre un prix moyen de 73 dollars en 2018). Les bénéfices nets des compagnies aériennes internationales devraient donc augmenter de 9,9%, à 35,5 milliards de dollars en 2019. 

Le transport aérien bénéficie de la croissance continue du trafic mondial dans toutes les régions du monde. 4,59 milliards de passagers transportés sont prévus en 2019, soit 250 millions de plus qu’en 2018. L’IATA prévoit un doublement du trafic aérien mondial d’ici 2037. 

En revanche les compagnies subissent des baisses continues de tarifs, avec un tarif moyen en recul de plus de 50% depuis 20 ans.

 

Emploi : Emirates recrute des PNC français

Air-Journal.fr – 10 Novembre 2019 

La compagnie de Dubaï Emirates va organiser en France six journées de recrutement, à Lille le 19 novembre 2019, Toulouse le 21 novembre, Paris le 23 novembre, Marseille le 25 novembre, Lyon le 9 décembre et Nantes le 14 décembre, pour embaucher des hôtesses de l’air et stewards. 

Ces journées se tiendront dans des hôtels dans ces six villes françaises. Pour plus d’informations sur les conditions requises par Emirates et les lieux de recrutement, consultez la page dédiée à l’emploi sur le site de la compagnie émiratie (en anglais).

Pour rappel, les PNC d’Emirates sont basés à Dubaï, le hub de la compagnie émiratie.

 

Roissy-CDG : léger affaissement du plafond du terminal 2E

 En raison d’un léger affaissement du plafond du Terminal 2E de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, douze agents de la douane ont fait valoir leur droit de retrait, rapporte le journal Libération.

 Ce 30 octobre 2019, la dalle située au-dessus de l’espace où officient les douaniers aurait «bougé» de 18 millimètres. Le lendemain, afin de prévenir tout risque, le bureau des douanes dans lequel sont effectuées les opérations de détaxe est déplacé au terminal 2F. Les fonctionnaires, qui fait valoir leur droit de retrait, ont estimé être en « danger grave et imminent», le toit du terminal 2E s’était effondrée en 2004, faisant 4 morts et 7 blessés. L’itinéraire des passagers qui arrivent dans le terminal a également été modifié durant la journée.

Contacté par Libération, Aéroports de Paris (ADP), le gestionnaire de la plateforme parisienne, explique qu’il s’agit «d’un joint qui se serait dilaté» après des travaux réalisés sur la dalle du terminal 2E et reconnaît qu’il y a «un écart de 15 millimètres sur une longueur de 3 mètres». Le 31 octobre, ADP a fait appel à la société de BTP Spie Batignolles pour vérifier l’état du plafond, «et aucune anomalie n’a été décelée sur la structure».

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 7 Novembre : •Transavia France ouvre une base sur l’aéroport de Montpellier •L’État va ponctionner 20% des créneaux de décollage d’Aigle Azur à Orly •Grève PNC Lufthansa : 1300 vols annulés jeudi et vendredi •Air France tourne définitivement la page de l’ATR

Au sommaire :  

  • Transavia France ouvre une base sur l’aéroport de Montpellier

  • L’État va ponctionner 20% des créneaux de décollage d’Aigle Azur à Orly

  • Grève PNC Lufthansa : 1300 vols annulés jeudi et vendredi

  • Grève du 5 décembre : FO Air France sera de la partie

  • Référendum Aéroport de Paris: 924000 soutiens enregistrés au 6 novembre

  • Face au « flygskam », comment les compagnies aériennes ripostent-elles ?

  • Air France tourne définitivement la page de l’ATR

     

 

Transavia France ouvre une base sur l’aéroport de Montpellier

La Tribune – 05/11/2019

C’est un bon signe et une promesse pour l’infrastructure aéroportuaire montpelliéraine : le 5 novembre, Transavia France, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, annonce l’ouverture d’une nouvelle base (la 4e en France) sur la capitale languedocienne dès le printemps 2020. A la clé, 20 destinations et 500 000 passagers supplémentaires.

Transavia France, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM créée en 2007, poursuit son développement et renforce son maillage du territoire français. Après avoir ouvert trois bases à Orly, Lyon et Nantes, elle annonce le 5 novembre l’installation d’une 4e base en France, sur l’aéroport de Montpellier au printemps 2020. 

Avec deux avions basés, elle desservira une vingtaine de destinations, notamment vers le bassin méditerranéen.

“Pour Transavia France, cette annonce constitue une étape importante dans le développement de notre compagnie avec la création de notre première base dans le sud de la France, observe Nathalie Stubler, P-dg de Transavia France. Nous nous implantons à Montpellier avec la volonté de devenir un acteur majeur de l’aéroport comme nous l’avons fait à Orly, Nantes et Lyon… L’offre low-cost est encore peu développée au départ de cet aéroport alors que la demande des voyageurs est forte. Nous allons offrir de belles destinations dont de nombreuses ne sont pas encore desservies en direct.” 

Pour connaître ces destinations, il faudra patienter jusqu’au début du mois de décembre…

Endiguer la fuite des voyageurs Héraultais

“Sur la carte des grandes métropoles françaises, Montpellier était la seule sans compagnie low-cost basée, commente Emmanuel Brehmer, le président du Directoire de l’aéroport de Montpellier. Je pense que Transavia a été attentive au potentiel de l’aéroport de Montpellier, que démontre la fuite de plus d’un million d’Héraultais vers l’aéroport de Marseille, des 300 000 vers l’aéroport de Toulouse ou des 100 000 vers l’aéroport de Barcelone ! L’offre low-cost était largement insuffisante depuis Montpellier (ainsi, en avril 2019, la compagnie low-cost irlandaise Ryanair avait choisi de quitter Montpellier pour Béziers pour implanter sa ligne vers Charleroi, NDLR). Grâce à Transavia, elle va dans le bon sens.” 

Transavia France sera donc la seule compagnie low-cost à posséder une base à Montpellier. Les prévisions sont de 500 000 passagers supplémentaires par an, l’aéroport de la capitale languedocienne passant de 30 destinations aujourd’hui (desservies par 16 compagnies) à 50, et de 2 millions à 2,5 millions de passagers. 

“C’est un moment historique pour notre aéroport et un signal fort pour notre territoire, assure Emmanuel Brehmer. Transavia France marque ainsi sa confiance dans le potentiel de notre marché et ouvre de fantastiques perspectives de développement… On nous a longtemps reproché une stratégie “attrape-tout”, avec des destinations qui ne sont pas celles que l’on souhaitait. En ouvrant une base à Montpellier, la compagnie prévoit d’y développer des destinations stratégiques.” 

Une dimension européenne

Transavia (1 200 salariés en France) opère aujourd’hui plus de 100 lignes aériennes au départ de la France (Orly, Nantes et Lyon) et des Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam, Eindhoven et Groningen), à destination de l’Europe et du bassin méditerranéen. La compagnie a transporté 15,8 millions de passagers en 2018 (7 millions pour Transavia France).

Selon Emmanuel Brehmer, l’arrivée de Transavia France va permettre à l’infrastructure montpelliéraine de changer de dimension.

“À ma nomination il y a quatre ans, le plan qu’on a présenté était de donner à l’aéroport de Montpellier une dimension européenne nous permettant d’exister entre Barcelone et Marseille, rappelle-t-il. Avec 2,5 millions de passagers et 50 destinations, nous sommes plus visibles. Avec Transavia qui nous fait confiance, on espère bénéficier d’un effet d’attraction pour faire venir d’autres compagnies, comme cela s’est passé pour Bordeaux, Nantes ou Toulouse. Il existe 450 aéroports en Europe, et les compagnies susceptibles de faire du développement sont au nombre de 4 ou 5. L’arrivée de Transavia, comme celle de la navette Air France (10 allers-retours par jour pour Paris-Orly, 5 pour Paris-Charles-de-Gaulle, NDLR) il y a 4 ans, sont le signe du potentiel de l’aéroport de Montpellier.” 

 

L’État va ponctionner 20% des créneaux de décollage d’Aigle Azur à Orly

La Tribune – 06/11/2019

Selon nos informations, l’État a officiellement indiqué au gestionnaire des créneaux horaires en France, Cohor, qu’il préempterait 20% des quelque 9150 créneaux (“slots”) que détenait Aigle Azur à Orly. Les 7300 créneaux restants ne seront pas distribués début novembre, comme prévu initialement, mais début décembre.

Le gâteau diminue. Il y aura moins de créneaux horaires de décollage d’Aigle Azur à  Orly à partager. L’État va rafler les 20% des quelque 9150 créneaux laissés en jachère depuis la disparition d’Aigle Azur fin septembre. Selon des proches du dossier, l’État a en effet indiqué à Cohor, l’association qui gère les créneaux en France, qu’il préempterait 20% du « pool » de créneaux disponibles pour les attribuer à des liaisons d’obligation de services publics jugées stratégiques pour le désenclavement de certaines régions françaises. L’État va ainsi ponctionner plus de 1.800 créneaux soit l’équivalent de 2,5 vols quotidiens.

Distribution en décembre

Il ne restera donc que 7300 créneaux à distribuer pour les autres compagnies aériennes, soit l’équivalent de 10 vols quotidiens. Le calendrier a changé. Initialement prévue début novembre, la distribution a été décalée à début décembre, soit après la conférence que tiendra l’association internationale du transport aérien (IATA) sur les créneaux horaires,  du 12 au 15 novembre à Brisbane en Australie. Ces créneaux horaires sont très précieux à Orly en raison du plafonnement de l’aéroport à 250 000 mouvements par an. 

La moitié des créneaux (3650) sera distribuée aux nouveaux entrants (parmi lesquels figurent aussi les compagnies qui n’ont que quelques vols à Orly) comme ASL Airlines par exemple. L’autre sera partagée entre les transporteurs déjà installés comme Air France, sa filiale low-cost Transavia, Easyjet, Vueling, Air Caraïbes, French Bee, Corsair, Level, La Compagnie… Contrairement à ce que pensent certains, cette partie des créneaux n’est pas distribuée au prorata de la part de marché des compagnies. Le risque d’émiettement est par conséquent très fort. 

Les déçus seront nombreux

Les déçus seront forcément nombreux dans la mesure où le nombre de demandes de créneaux sera à coup sûr supérieur au volume disponible. Pour mémoire, la redistribution des créneaux d’Air Lib en 2003 concernait 30% environ de la capacité d’Orly (75 000 créneaux). Or la somme des demandes équivalait à la totalité des mouvements annuels de l’aéroport (250 000 créneaux). Autrement dit, il y avait trois fois plus de demandes de créneaux que de créneaux disponibles. 

 

Grève PNC Lufthansa : 1300 vols annulés jeudi et vendredi

Air Journal – 07/11/2019

La compagnie aérienne Lufthansa a annulé 700 vols ce jeudi et 600 autres vendredi, en raison de l’appel à la grève lancé par le syndicat UFO d’hôtesses de l’air et stewards. Près de 180.000 passagers sont affectés.

L’arrêt de travail des PNC de la compagnie nationale allemande, prévu du 7 novembre 2019 à 0h00 au 8 novembre à 23h59, entrainera bien le chaos annoncé, même si elle précise que seuls ses vols sont affectés : les autres filiales du groupe Eurowings, Germanwings, SunExpress, Lufthansa Cityline, SWISS, Edelweiss, Austrian Airlines, Air Dolomiti et Brussels Airlines « ne seront pas touchées par la grève ; leurs vols commenceront à l’heure prévue ». Lufthansa a mis en place un « programme de vol spécial » pendant les deux jours de grève : ce jeudi, 2300 des 3000 vols prévus du groupe Lufthansa seront exploités, tandis que vendredi 2400 vols sur les 3000 prévus le seront. La compagnie envisage de déployer des avions plus gros sur les axes les plus touchés, notamment dans les aéroports de Francfort et Munich.

La compagnie de Star Alliance « regrette les inconvénients pour les passagers », la grève se déroulant comme prévu par le syndicat après le refus d’un tribunal de Francfort de l’interdire. Les offres commerciales habituelles ont été mises en place pour ces deux jours : remboursement, changement de réservation sans frais, ou échange avec des billets de train sur les routes domestiques. 

Comme pour la grève du mois dernier, Lufthansa juge les grèves « illégales » car le statut syndical « et le pouvoir de représentation du conseil exécutif d’UFO ne sont toujours pas clairs » – la suite d’un conflit juridique commencé en aout dernier devant un tribunal du travail de Francfort. Les revendications portent sur les conditions de travail et les salaires. Le CEO du groupe Carsten Spohr a invité le syndicat, mais aussi Verdi et CU, à une réunion, plaidant que « la seule solution est dans le dialogue ».

 

Grève du 5 décembre : FO Air France sera de la partie

Air Journal – 07/11/2019

Le Syndicat général FO Air France, appelle les salariés à la grève à partir du 5 décembre contre le projet de système universel de retraite, dans le cadre du mouvement lancé à l’échelle nationale par toutes les organisations représentatives.

Premier syndicat des personnels au sol de la compagnie nationale française, Force Ouvrière a annoncé le 6 novembre 2019 son intention de rejoindre le mouvement national, afin de forcer le gouvernement à retirer son projet. « Expression du refus d’un nouveau coup de rabot sur leurs droits, le SG FO Air France a tout le soutien de la FEETS FO », souligne le syndicat dans son communiqué.

Lancée à la RATP et la SCNF, adoptée depuis par la CGT, FO, FSU, Solidaires, les fédérations étudiantes ou les « gilets jaunes », la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites visera le transport en général, où de fortes perturbations sont déjà attendues. La CGT Air France a prévu de se réunir ce jeudi pour décider de rejoindre le mouvement. 

 

Référendum Aéroport de Paris: 924000 soutiens enregistrés au 6 novembre

Ouest-France – 06/11/2019

La procédure de référendum sur la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris) a déjà recueilli 924 000 signatures depuis son lancement, le 13 juin dernier, selon le comptage publié ce mercredi par le Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel a enregistré à la date de mercredi 924 000 soutiens à un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris, un chiffre s’approchant donc du million, mais encore loin du nombre attendu par ses initiateurs.

Le dernier pointage en date du 23 octobre faisait état de 896 000 signatures. Le compteur du ministère de l’Intérieur a donc enregistré 28 000 soutiens supplémentaires en 15 jours, contre 32 000 précédemment (864 000 signatures au 9 octobre), soit un nouveau tassement. 

Il faut 4 717 396 signatures

Depuis le 13 juin et durant neuf mois, les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien à la proposition de loi commencée par des parlementaires de droite comme de gauche, réclamant la tenue d’un référendum sur la privatisation du groupe aéroportuaire.

Pour être validée, la proposition de loi référendaire doit être approuvée par un dixième des électeurs inscrits, soit 4 717 396 personnes (ce qui impliquerait une moyenne de 17 000 signatures par jour) d’ici à la mi-mars. 

Les initiateurs, quelque 250 députés et sénateurs de LFI à LR, avaient dit en août viser un million de signatures à la rentrée grâce à une intensification de la mobilisation.

Dès ce million de soutiens, Emmanuel Macron doit mettre en œuvre le référendum, a réclamé début septembre le député La France Insoumise Alexis Corbière, arguant que la réforme constitutionnelle présentée fin août prévoit un abaissement du seuil requis pour organiser un RIP à « un dixième des membres du Parlement et un million d’électeurs ». 

Un clip contre la privatisation d’ADP

Les parlementaires d’opposition avaient enclenché début avril la procédure du RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée jusqu’à présent. 

Le Conseil constitutionnel, qui communique tous les 15 jours sur l’état de la procédure, précise qu’il a enregistré depuis le début des opérations 3 980 réclamations, dont 3 130 ont reçu réponse à ce jour. Ces réclamations ont trait pour l’essentiel à la prise en main du site internet de recueil des soutiens qui a été critiqué pour son manque d’ergonomie. 

Les initiateurs du RIP dénonçaient l’absence de communication de l’État et des médias de service public sur la tenue de ce référendum inédit dont l’existence est, selon eux, encore peu connue des citoyens. Mais « l’information des électeurs » par le gouvernement sur le RIP n’est pas obligatoire au regard de la Constitution, ont tranché mi-octobre les « Sages ».

Une quinzaine de partis et organisations de gauche, du PS, LFI, PCF et EELV à Fakir ou Attac, ont décidé cette semaine de publier sur leurs réseaux sociaux le même clip contre la privatisation d’ADP, selon les organisateurs.

 

Face au « flygskam », comment les compagnies aériennes ripostent-elles ?

Tour Mag – 05/11/2019

Vers « une fierté de prendre l’avion » ?

Pointé du doigt pour ses émissions de gaz à effet de serre, le secteur aérien multiplie les efforts pour paraître moins polluant. Au cas par cas, les compagnies tentent par divers moyens de redorer leur blason écologique.

Pris entre écotaxe et flygskam (la honte de prendre l’avion en français), entre Greta Thunberg et les Gilets jaunes, difficile de dire que l’aérien n’a pas pris du plomb dans l’aile ces derniers mois.

Alors que le secteur compterait actuellement pour 3% des émissions mondiales de CO2, sa réputation aux yeux du grand public se détériore. 

« Il s’agit d’une large tendance de fond écologique à laquelle nous devons faire face. Le transport aérien doit accélérer son évolution », résumait lors du dernier IFTM Top Resa Gérard Feldzer, ancien pilote d’Air France.

Mais comment concrètement font les transporteurs aériens mondiaux pour redorer leur blason écologique ?

En dehors du fameux plan Corsia visant à réduire de 50% les émissions de CO2 d’ici à 2050, les réponses sont nombreuses et les services de communication des compagnies rivalisent d’ingéniosité pour se donner une image plus verte.

Eco-pilotage et baisse de la consommation carburant

Quand Ryanair, l’un des 10 premiers pollueurs d’Europe depuis cette année, publie ses émissions de CO2 et ses investissements en matière environnementale, Finnair, une compagnie historiquement engagée dans une aviation éco-resposable, vient récemment de rejoindre l’Initiative nordique pour l’aviation électrique.

En la matière, les investissements et projets sont nombreux.

Volotea développe un projet d’avion hybride électrique d’une cinquantaine de sièges maximum qu’elle espère intégrer dans sa flotte avant 2030. L’appareil permettrait de réduire la consommation de 50%.

easyJet travaille aussi de son côté à un projet d’avion 100% électrique en partenariat avec la start-up Wright Electric.

En plus de ses investissements sur le développement du biofioul, KLM travaille sur son “flying V”, un projet d’avion plus écologique dans lequel les passagers s’assoient dans les ailes.

En attendant que de vraies alternatives électriques voient le jour, bon nombre de transporteurs mondiaux renvoient aussi vers des plateformes du type greentripper.com permettant à leurs passagers de calculer et de compenser eux-mêmes leur empreinte CO2.

United vient aussi d’annoncer un investissement de 40 millions de dollars pour la “décarbonisation” du transport aérien mondial via le développement des biocarburants.

Les compagnies mettent aussi en avant leurs efforts en matière d’éco-pilotage. Ces derniers jours, Norwegian, qui se vante d’avoir réduit de 30% ses émissions depuis 2008, a par exemple annoncé la mise en place de SkyBreathe, un outil (français) d’analyse des opérations de vols et de réduction de la consommation de carburant, déjà utilisé par Air France. 

Objectif affiché : réduire les émissions de 140 000 tonnes de CO2 par an. 

Et chez Air France ?

En pleine opération séduction auprès du grand public sur le sujet, Air France a commencé par bannir les plastiques à usage unique de ses cabines.

Ensuite, la compagnie nationale a largement communiqué sur l’arrivée dans sa flotte d’avions de dernière génération plus économes dans leur consommation de carburant comme dans leurs émissions de CO2.

A savoir : une trentaine d’Airbus A350-900, dont le premier vient d’entrer en service sur les lignes long-courriers, et au moins une soixantaine d’A220 disposés sur les vols moyen-courriers dans les année à venir.

Lors de la présentation en grande pompe de son premier A350-900 à Toulouse, Anne Rigail et Benjamin Smith, à la tête de la compagnie tricolore, parlaient d’une seule voix d’avions modernes capables de « rendre les gens fiers de voler ».

Début octobre, sur l’IFTM Top Resa à Paris, Anne Rigail, la directrice générale, a aussi assuré qu’Air France allait compenser 100% des émissions de CO2 produites sur ses vols intérieurs.

Sur 350 routes, le CO2 émis va être compensé par des programmes de recherches et de financements sur les biocarburants et énergies renouvelables, par des fondations, par la protection de la biodiversité, par la plantation d’arbres…

Aller plus loin

« L’avion est la cible de virulentes critiques, et nous les avons pris en pleine face. Mais est-ce que le mouvement « flygskam » pèse aujourd’hui dans nos résultats ? C’est très difficile à dire », déclarait la dirigeante d’Air France sur le grand salon du secteur touristique début octobre.

« Nous voulons faire tous les efforts possibles vers un transport aérien durable. Cela passe par une collection d’actions que nous devons enrichir et sur laquelle nous devons mieux communiquer », avait-elle lancé.

Maintenant, il faut de l’avis général aller encore plus loin et redoubler les efforts du secteur. « Du temps des 747 et du Concorde, nous tournions autour de 10 litres de kérosène par 100 kilomètres et par passager.

Aujourd’hui on est en dessous de 3. Mais cela peut être encore beaucoup mieux que ça », conclut Gérard Feldzer. « C’est parce qu’il y a des initiatives locales, pays par pays et compagnies par compagnies, qu’il pourra y avoir une réponse mondiale ». 

Des initiatives qui paraissent plus que jamais nécessaires, bien que le contexte soit toujours à une large hausse du trafic aérien au niveau national (+5,2% de passagers en plus en France sur le début d’année 2019) et mondial. 

D’après une récente étude de Criteo, 6% des voyageurs mondiaux, majoritairement des jeunes, affirment déjà avoir annulé un voyage pour des raisons écologiques. Un chiffre qui monte même en France, deuxième pays mondial de ce que l’étude appelle les « green travellers », à 18%… 

 

Air France tourne définitivement la page de l’ATR

Aerobuzz– 06/11/2019

Le centre de formation Hop!Training, partenaire d’Air France pour la formation et l’entrainement des pilotes et équipages d’avions régionaux, a vendu son Full Flight Simulator d’ATR 42/72-500. Le FFS rejoindra prochainement l’Amérique du Sud.

Créé en 1991, Hop! Training by ICARE s’est spécialisé dans la formations sur les avions régionaux pour les pilotes, personnels de cabine, techniciens de maintenance et personnels d’escale. Naturellement lié à l’activité de Britair puis Hop!, désormais intégré sous la bannière générale d’Air France, Hop! Training a investi progressivement dans des outils de formation dédiés à la flotte opérée par la compagnie régionale. 

Débutant par un simulateur Full Flight (FFS) d’ATR 42/72 pour son site de Morlaix, Hop! Training, qui possède également des centres à Paris, Nantes et Clermont-Ferrand, acquiert par la suite un FFS de Bombardier CRJ 100/200 et 700 puis d’un CRJ 700/1000 et d’un Embraer ERJ 145 en 2016. Entre temps, le centre de formation fait évoluer son FFS d’ATR pour l’équiper de la version 42-500.

C’est ce dernier que le centre de formation et d’entraînement d’Air France a annoncé le 2 novembre 2019 avoir vendu à un centre de formation basé en Amérique du Sud. La société munichoise FST, spécialisée dans la fourniture et la personnalisation des simulateurs Full Flight, a été chargée de la vente du FFS ATR qui, un an après, a finalement trouvé un acquéreur.

Air France, qui avait annoncé fin 2018 la sortie des 14 ATR de sa flotte d’ici à 2020, tourne ainsi définitivement la page du turbopropulseur pour rationaliser son parc autour des jets, composé aujourd’hui de 24 CRJ700 et 1000 et 38 ERJ145, E170 et E190.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 4 Novembre : • Ryanair : bénéfice stable au premier semestre • Environnement : United Airlines investit 40 millions de dollars dans le biocarburant • Embarquez avec les professionnels qui veillent sur l’aéroport d’Orly

Au sommaire :  

 

  • Ryanair : bénéfice stable au premier semestre

  • Tourisme : le chinois Fosun offre un nouveau destin à la marque Thomas Cook

  • Delhi : annulations de vols et déroutements pour cause de pollution

  • Environnement : United Airlines investit 40 millions de dollars dans le biocarburant

  • Environnement : Brussels Airlines retire tous les journaux papiers sur ses vols

  • Nuisance sonore : Vueling condamnée à une amende de 1,3 million d’euros

  • Embarquez avec les professionnels qui veillent sur l’aéroport d’Orly

 

Ryanair : bénéfice stable au premier semestre

LesEchos.fr – 4 Novembre 2019 

Affecté par la baisse des prix des billets sous l’effet d’une demande morose au Royaume-Uni et de la concurrence en Europe, le groupe aérien irlandais affiche un bénéfice net de 1,15 milliard d’euros pour le semestre décalé allant d’avril à septembre. 

Dans un marché du transport aérien qui traverse des turbulences, Ryanair affiche un bénéfice net stable à 1,15 milliard d’euros pour le premier semestre de son exercice 2019-2020 clos en septembre. Un moindre mal pour le transporteur low cost, qui avait vu son bénéfice plonger de 21 % au premier trimestre.

Sur cette période de six mois, le groupe dirigé par Michael O’Leary a souffert d’une baisse des tarifs de 5 %, ce qui a pesé sur ses marges. Ce, malgré une activité commerciale en hausse avec un trafic en progression de 11 % à 86 millions de passagers, pour un chiffre d’affaires en hausse de 11 %, à 5,39 milliards d’euros.

Le transporteur, qui regroupe quatre compagnies (l’irlandaise Ryanair DAC, l’autrichienne Lauda, la maltaise Malta Air et la polonaise Buzz), impute la baisse du prix des billets à une demande en baisse au Royaume-Uni, dans un climat d’incertitudes lié au Brexit, ainsi qu’à la concurrence féroce qui règne en Allemagne et en Autriche, deux marchés européens dynamiques. 

Outre l’impact de la demande et la consolidation de Lauda, le groupe a été pénalisé par une facture de carburants en hausse de 22 % (soit +289 millions), à 1,59 milliard d’euros. Ses coûts, de maintenance notamment, ont aussi grimpé, tout comme la facture des salaires accordés aux pilotes après une série d’accords nationaux. 

Bénéfice inférieur à celui de 2018-2019 

Pour la seconde moitié de l’année, Ryanair préfère rester « prudent », ne partage pas l’optimisme affiché par certains de ses concurrents. Il prévoit notamment une perte plus élevée que prévu chez Lauda, en première ligne d’un marché défavorable en Allemagne et en Autriche. Mais il espère toutefois que l’hiver sera un peu moins difficile que l’an passé en termes de prix des billets. 

Résultat : sa prévision de profit annuel a été revue. Il avance désormais une fourchette de 800 à 900 millions d’euros, contre 750 à 950 millions auparavant. Ce qui, de toute façon, marquera un léger recul par rapport au bénéfice de 1 milliard d’euros dégagé en 2018-2019.

Sur le plan social enfin, la direction n’a pas détaillé les suppressions d’emplois, tant du côté des pilotes que des personnels de cabine, évoquées pour cet hiver à cause des  reports de livraison du Boeing 737 Max . Des retards qui vont se traduire par des fermetures de bases. Alors que le chiffre de 900 suppressions de postes a circulé, Ryanair – qui n’a pas donné de détails – dit continuer à travailler avec ses salariés et les syndicats pour « finaliser le processus ».

 

Tourisme : le chinois Fosun offre un nouveau destin à la marque Thomas Cook

LesEchos.fr – 1er Novembre 2019

Déjà propriétaire de Club Med, la branche Tourisme du conglomérat chinois reprend la marque du voyagiste britannique, ainsi que des marques hôtelières associées. Fosun Tourism Group nourrit de nouvelles ambitions dans l’hôtellerie de loisirs.

On le croyait sur le point de disparaître, le nom « Thomas Cook » continuera finalement d’exister grâce à un sauveur chinois. Fosun Tourism Group (FTG), la branche Tourisme du conglomérat Fosun, premier actionnaire du voyagiste britannique au moment de son brutal effondrement courant septembre, a en effet annoncé le 1er novembre un accord portant l’acquisition de la marque Thomas Cook, ainsi que des marques hôtelières Casa Cook et Cook’s Club. La transaction, d’un montant de 11 millions de livres (soit 13 millions d’euros), prévoit également l’achat d’autres droits de propriété intellectuelle comme les comptes des réseaux sociaux.

Valeur de marque 

Dans un communiqué, le président de FTG, Qian Jiannong, a tenu à souligner que son groupe « a toujours cru en la valeur de la marque Thomas Cook », la plus ancienne de son secteur, forte de 178 ans d’histoire. De fait, l’opérateur chinois, déjà propriétaire de Club Med, nourrit de nouvelles ambitions dans l’hôtellerie de loisirs. Il avait d’ailleurs créé une société commune avec Thomas Cook, qu’il détient à 51 %, avec pour objectif d’ouvrir des établissements sur son vaste marché domestique, et de miser sur Casa Cook, un concept de « boutique-hôtel » « lifestyle », et Cook’s Club qui relève de l’hôtellerie balnéaire. Au-delà de la Chine, FTG a aussi des velléités d’expansion à l’international, en premier lieu en Asie. En substance, il préserve l’essentiel, à moindre coût, en reprenant les marques.

Un plan de sauvetage avorté 

Il y a encore deux mois , FTG devait prendre le contrôle des activités de tour-opérateur de Thomas Cook, et une part minoritaire de son pôle aérien, dans le cadre d’un plan de sauvetage du voyagiste, concocté dans l’été avec un pool bancaire. Le projet a capoté courant septembre, Thomas Cook étant contraint à se déclarer en faillite le 23 septembre. Depuis, le liquidateur public britannique doit vendre ses actifs afin de rembourser tant bien que mal les créanciers. Il a déjà cédé le réseau d’agences au Royaume-Uni au groupe familial Hays Travel. 

De son côté, la filiale française, Thomas Cook France, placée en redressement judiciaire le 1er octobre, relève du tribunal de commerce de Nanterre. Une audience est prévue ce mardi sur le devenir de ses actifs lesquels font l’objet d’ offres de reprise partielle . Il est probable, dit-on, que le tribunal reporte sa décision au 19 novembre.

 

Delhi : annulations de vols et déroutements pour cause de pollution

Air-Journal.fr – 4 Novembre 2019

Le pire pic de pollution de l’année dans la capitale indienne a entrainé hier des dizaines d’annulations de vols et au moins 37 déroutements dans l’aéroport de Delhi-Indira Gandhi, avant une amélioration de la situation dans l’après-midi. 

La matinée du 3 novembre 2019 dans l’aéroport de Delhi a été compliquée pour les passagers : un manque de visibilité dû à la pollution a entrainé de fortes perturbations, avec 20 décollages et 19 atterrissages annulés, soit près de 3% du programme de vol de dimanche, tandis que 37 vols à l’arrivée étaient selon la presse locale déroutés vers d’autres aéroports comme Jaipur, Mumbai, Amritsar ou Lucknow. La compagnie aérienne Air India a annulé 14 rotations, 12 vols vers la capitale étant déroutés et 14 autres reprogrammés. La low cost Indigo affichait 17 annulations et SpiceJet neuf hier selon Flightaware, tandis que Vistara annonçait plusieurs déroutements.

Les retards moyens au départ de Delhi étaient de 49 minutes dans la matinée d’hier, certains atteignant deux heures selon les passagers et trois quarts des vols programmés étant affectés selon Flightradar24 ; à l’arrivée, le retard moyen était de 24 minutes. 

En milieu d’après-midi, l’aéroport de Delhi a annoncé une amélioration de la situation ; ce lundi matin, le trafic était à peu près normal. La capitale indienne connait régulièrement des pics de pollution, attribués en général aux rejets industriels, à la circulation, aux fumées des brûlis agricoles dans la région – et en plus cette fois-ci aux feux d’artifices de Diwali. La pollution aux particules fines « a atteint des niveaux insupportables », reconnaissait hier le ministre en chef de Delhi Arvind Kejriwal. LA circulation alternée est mise en place, et les écoles resteront fermées ce lundi.

 

Environnement : United Airlines investit 40 millions de dollars dans le biocarburant

Air-Journal.fr – 3 Novembre 2019

United Airlines va investir 40 millions de dollars dans un nouveau procédé permettant d’accélérer le développement des biocarburants et d’autres technologies de décarbonisation.

La compagnie américaine, qui s’est engagée au début de l’année à acheter jusqu’à 10 millions de gallons de biocarburant au cours des deux prochaines années, cherchera à collaborer avec d’autres partenaires respectueux de l’environnement dans le cadre de cette initiative. Aujourd’hui déjà, elle est à l’origine de plus de 50 % de tous les engagements d’achat de biocarburants dans le monde et est le seul transporteur américain à utiliser de tels carburants de manière continue.

Parmi les actions en faveur de l’environnement les plus significatives de la compagnie américaine, on peut citer : 

– Elle est la première compagnie aérienne à intégrer constamment du biocarburant dans ses opérations régulières, ce qui représente une étape importante dans le secteur. En utilisant quotidiennement du carburant à faible teneur en carbone dans ses opérations courantes, la compagnie va au-delà des programmes d’essai et de démonstrations. 

– Elle a investi plus de 30 millions de dollars dans Fulcrum BioEnergy, un producteur californien de biocarburants, ce qui constitue le plus important investissement parmi toutes les compagnies aériennes du monde dans les biocarburants. L’option d’achat, sous réserve de disponibilité, de près d’un milliard de gallons de Fulcrum BioEnergy est le plus important contrat de vente de biocarburantb du secteur du transport aérien.

– Elle est devenue la première compagnie aérienne à utiliser les winglets Split Scimitar de Boeing, qui réduisent la consommation de carburant de 2 % supplémentaires par rapport aux winglets standard ; United est aujourd’hui le plus grand exploitant de winglets Scimitar, avec près de 400 appareils équipés.

– Elle est devenue la première compagnie aérienne américaine à recycler les produits de ses trousses de confort destinées aux passagers voyageant dans ses cabines premium internationales et à s’associer à Clean the World pour donner les produits d’hygiène inutilisés à ceux qui en ont le plus besoin. 

– Elle a éliminé les bâtonnets mélangeurs en plastique non recyclable et les piques à cocktail à bord des avions et les a remplacées par un produit 100% bambou, plus respectueux de l’environnement.

– Elle continue le remplacement de ses équipements au sol, quand cela était possible, par des équipements plus propres, alimentés à l’électricité. 40 % de son parc ont été convertis à ce jour.

 

Environnement : Brussels Airlines retire tous les journaux papiers sur ses vols

Air-Journal.fr – 3 Novembre 2019

Désormais, Brussels Airlines remplace les journaux papiers à bord de tous ses vols par leur version numérique, à télécharger et à lire sur smartphone ou tablette.

 Les passagers n’ont plus de journal papier mais ils peuvent télécharger un journal de leur choix sur leur tablette ou smartphone. Selon la compagnie belge, « l’élimination des journaux papiers sur plus de 250 vols par jour, permet de diminuer le poids de l’avion et donc sa consommation de carburant ce lui se traduit par 35 tonnes d’émissions de CO2 en moins » .

Un fait : les alternatives numériques au papier deviennent de plus en plus populaires. En 2018, 52% de tous les passagers de Brussels Airlines ont utilisé leur smartphone pour embarquer leur vol et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Alors que la compagnie aérienne se renouvelle continuellement pour jouer un rôle dans le monde de la numérisation, elle vient de lancer une nouvelle version de son application mobile, incluant un accès facile à la carte d’embarquement, ce qui évite de l’imprimer sur papier.

 

Nuisance sonore : Vueling condamnée à une amende de 1,3 million d’euros

Air-Journal.fr – 2 Novembre 2019 

L’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) a ingligé à la low cost espagnole Vueling une amende record de 1 348 000 euros pour des décollages de nuit non autorisés, notamment à l’aéroport parisien Roissy-CDG en 2018. 

« La compagnie Vueling Airlines a commis un nombre élevé de manquements à la règlementation environnementale sur plusieurs plateformes aéroportuaires françaises en particulier en 2018. Il s’agit, dans la très grande majorité des cas, de décollages depuis l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle sans créneau de nuit« , a indiqué l’ACNUSA dans un communiqué daté du 30 octobre. Et d’ajouter : « Lors de la session plénière amendes qui s’est tenue en septembre dernier, la compagnie Vueling Airlines a reconnu les faits pour lesquels elle a été poursuivie et a présenté au collège de l’Autorité le plan de mesures correctrices qu’elle a engagé à sa demande, afin de réduire les manquements commis, et ne plus reproduire la situation ».

Ce qui n’a pas empêché Vueling d’être sanctionnée : « L’Autorité lui a notifié ses décisions de mai et septembre 2019 relatives au montant des amendes pour 91 affaires dont l’instruction contradictoire était close. Selon le type de manquement, le plafond maximal encouru était de 20 000 ou 40 000 €. Le montant total des amendes prononcées est de 1 348 000 € ». 

Pour la protection des populations impactées, souligne l’ACNUSA, « il importe qu’un effort soit poursuivi sur chacun des grands aéroports afin que les règles environnementales fixées par arrêtés ministériels soient respectées ».

 

Embarquez avec les professionnels qui veillent sur l’aéroport d’Orly

LeParisien.fr – 1er Novembre 2019 

Ils s’assurent de l’état des pistes, prennent en charge les malades, gèrent la présence animalière… Rencontre avec les hommes et les femmes de quatre corps de métiers indispensables à l’aéroport d’Orly.

Pas de moins 33 millions de passagers ont transité l’an dernier par la plateforme aéroportuaire d’Orly. Pour assurer leur bien-être, leur sécurité et rendre possible les quelque 229 000 mouvements commerciaux enregistrés en 2018, des centaines de salariés s’activent jour en nuit dans les terminaux et sur les kilomètres de pistes de cet espace de plus de 1500 hectares. 

La caserne de pompiers et le service médical de soin et d’urgence (SMU), intégrés à l’aéroport, rendent un service de pointe en matière d’intervention d’urgence. Sur le tarmac, les avions décollent et atterrissent dans des conditions optimales grâce au travail des agents d’inspection des pistes et de prévention du risque animalier. Rencontres. 

90 pompiers prêts à intervenir en moins de trois minutes

Des bolides de 1400 CV et 44 tonnes qui peuvent atteindre les 100 km/h en moins de 25 secondes. C’est l’arme secrète des pompiers de l’aéroport. « Notre délai maximum d’intervention sur la plateforme est de trois minutes », révèle Freddy Berneron, responsable de la caserne implantée en bord de piste inaugurée en 2014. A la tête d’une unité de 90 hommes, le gradé doit gérer près de 250 interventions par an. « Ça va du malaise d’un passager à l’accident de la circulation sur les pistes ou la présence de fumée dans un avion, résume-t-il. Les incendies en tant que tel sont extrêmement rares. »

Organisés en quatre équipes qui assurent des gardes de vingt-quatre heures, ces soldats du feu spécialisés en aéronautique sont triés sur le volet. Une expérience de terrain de trois ans minimum est demandée pour se présenter au concours d’admission composé d’une épreuve écrite, d’un test physique et d’un entretien. Et il faut souvent patienter jusqu’à quatre ans avant qu’un poste se libère. « Tous les candidats doivent être titulaires du permis poids lourd, rappelle Freddy Berneron. Ensuite, les admis doivent passer deux permis spécifiques pour circuler sur les pistes de l’aéroport. Chacun d’entre eux doit connaître par cœur le plan de ces pistes. »

Pétards et fusées pour éviter les collisions avec les oiseaux

Ils règnent sur les 625 hectares de la zone aéroportuaire. Les treize agents de la prévention du risque animalier sont sur le pied de guerre de 6 heures à 23h30. Leur mission : empêcher les collisions entre les avions et la faune présente sur les immenses zones herbeuses. « On doit faire cohabiter les besoins humains et la faune », résume Sébastien Lacroix, « effaroucheur » à Orly depuis plus de douze ans. « Un renard peut traverser une piste et un vol d’oiseaux entrer en collision avec un appareil au décollage. On doit éviter cela », résume-t-il.

Pour cela, les agents disposent de moyens sonores qui diffusent différentes gammes de cris d’oiseaux mais aussi des pétards et fusées qui éloignent les animaux selon les besoins du trafic. « Nous avons une formation ornithologique mais tout ne figure pas dans les livres, poursuit Sébastien Lacroix. On apprend par exemple à savoir si tel groupe de pigeons ou d’étourneaux qui se nourrit est un danger potentiel selon l’axe de décollage des avions. » Si aucun gros gibier n’est répertorié à Orly, les lapins restent le principal danger potentiel au sol. « Mais un chien ou un chat échappé des soutes peut aussi semer la pagaille », rappelle l’effaroucheur.

Grégory effectue trois inspections des pistes chaque jour

Leur couleur rappelle le jaune des taxis newyorkais. Mais les 4 x 4 qui sillonnent sans cesse le tarmac de la plateforme d’Orly ne baladent pas de touristes. A leur bord, les agents scrutent méticuleusement chaque centimètre carré de piste selon un rituel minuté pour éviter tout incident au décollage comme à l’atterrissage. 

« Trois inspections ont lieu chaque jour, précise Julien Crea, responsable du process avion. La première à 5 heures du matin avant l’ouverture des pistes. Les deux suivants à 10h30 et 15h30. On inspecte les pistes à chaque fois et les voies de circulation des avions. » Lors de ces passages programmés, effectués à une vitesse réglementaire de 40 km/h, les agents disposent de dix minutes pour s’assurer que le revêtement n’est pas endommagé et qu’aucun objet ne soit tombé sur la piste. Durant ce laps de temps, décollages et atterrissages sont suspendus. Des contrôles peuvent aussi être réalisés à la demande. « Lorsqu’un pilote croit avoir percuté des oiseaux par exemple, note Grégory, qui fait partie de l’équipe des huit « inspecteurs ». La tour de contrôle nous prévient et on intervient. Mais le trafic n’est pas interrompu et on peut se payer quelques montées d’adrénaline. »

Un service médical d’urgence ouvert jour et nuit

 De 70 à 100 personnes franchissent ses portes chaque jour. Le service médical de soin et d’urgence (SMU) de l’aéroport ne dort jamais. Ouvert 24/24 h au cœur même de la plateforme aérienne, il traite « la bobologie comme l’arrêt cardiaque », résume son responsable, le Docteur Chadi Jbeili. « On assure les premiers secours sur toutes les personnes présentes sur l’aéroport. Passagers comme membres du personnel », poursuit-il.

Autour de lui, sept médecins, onze infirmiers et six ambulanciers, tous habilités en médecine d’urgence, assurent le service de soins mais aussi de vaccination, veille sanitaire et de transport de greffons qui font partie de ses missions. « On voit passer des hommes d’affaires en costume comme des globe-trotters. C’est une porte ouverte sur le monde », sourit l’ancien urgentiste spécialisé dans la médecine de catastrophe.

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Revue de presse 30 Octobre : • Aérien : la Cour de justice de l’UE se prononce en faveur des passagers en cas de retards

Au sommaire :  

 

  • Aérien : la Cour de justice de l’UE se prononce en faveur des passagers en cas de retards

  • Jet tours : une marque ballottée, d’Air France à Thomas Cook

  • Tourisme et transport aérien : La nouvelle offensive des Low Costs

  • Les deux géants européens du voyage n’ont pas su s’adapter au marché français

 

Aérien : la Cour de justice de l’UE se prononce en faveur des passagers en cas de retards

LesEchos.fr – 28 Octobre 2019

Alors qu’un arrêt de la Cour de cassation française de février 2018 considérait que les passagers devaient fournir leur carte d’embarquement pour obtenir une indemnisation, l’instance européenne a estimé que ce sera désormais aux compagnies de prouver que les voyageurs concernés n’étaient pas présents à l’embarquement.

La carte d’embarquement ne sera plus le seul sésame donnant droit à un remboursement de la part des compagnies aériennes. Dans un arrêt daté de jeudi, la Cour de justice de l’Union européenne s’est prononcée en faveur d’une passagère d’Easyjet.

Celle-ci réclame à la compagnie à bas coût une indemnisation pour un retard de plus de 3 heures sur un vol Paris-Venise, le 8 février 2014. Or, pour Easyjet, cette demande est conditionnée au fait que la cliente puisse fournir sa carte d’embarquement, « en tant que preuve de (sa) présence à l’enregistrement ». La compagnie s’appuyait notamment sur un arrêt de la Cour de cassation du 14 février 2018, dans une autre affaire, qui stipulait qu’un remboursement en cas de retard important ou d’annulation de vol était conditionné à la capacité de fournir ce document.

La compagnie devra désormais fournir des preuves

Or, pour la CJUE ce lundi, « les passagers d’un vol retardé de trois heures ou plus à son arrivée et possédant une réservation confirmée pour ce vol ne peuvent pas se voir refuser l’indemnisation […] au motif qu’ils n’ont pas prouvé leur présence à l’enregistrement pour ledit vol, notamment au moyen de la carte d’embarquement. »

L’instance européenne estime, au contraire, que ce refus ne peut se faire que s’il est « démontré que ces passagers n’ont pas été transportés sur le vol retardé en cause ». En d’autres termes, ce sera désormais à la compagnie et non au passager de fournir des éléments de preuve. 

Des indemnités de 250 à 600 euros

« Cette décision vient mettre fin à un débat de plusieurs mois », s’est félicitée l’entreprise RefundMyTickets, spécialisée dans l’accompagnement des passagers victimes de retards, d’annulations ou de surréservations. « Les compagnies aériennes utilisaient […] la jurisprudence de la Cour de cassation en exigeant des preuves toujours plus importantes aux passagers. » Elle estime que la voie est même ouverte pour une indemnisation automatique des personnes disposant d’une réservation confirmée.

Depuis 2004, les droits des passagers sont définis par une réglementation européenne fixant « des règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance en cas de refus d’embarquement et d’annulation ou de retard important d’un vol ». Le montant de cette indemnité peut aller de 250 à 600 euros, selon la distance du vol concerné, pour des liaisons au départ ou à l’arrivée d’un pays membres de l’UE, de Suisse d’Islande et de Norvège, selon la compagnie.

 

Jet tours : une marque ballottée, d’Air France à Thomas Cook

LechoTouristique.com – 29 Octobre 2019

Depuis sa création en 1968, le TO Jet tours a été la propriété de plusieurs grands groupes, d’Air France à Thomas Cook, en passant par le Club Med. Nous retraçons l’histoire de ce TO quinqua à travers quelques dates clés. 

1968 : C’est sous l’aile d’Air France que Jet tours et Jumbo prennent leur envol, réunis dans la holding Sotair. Avec la création en parallèle de Visit France, la compagnie aérienne nationale se développe sur le marché loisirs et compte remplir ses vols en proposant des produits touristiques à destination. Des circuits, Jet tours étend son offre en 1975 sur les clubs avec Eldorador, diversification qui porte le nombre de clients à 180 000 en 1978.

1993 : Sotair fusionne avec Chorus (qui réunit les marques Chorus Tours, Cruisair et Kappa Club), respectivement 3ème et 5ème groupes touristiques en France, pour devenir Jet tours, le TO le plus connu de ce nouvel ensemble qui pèse 460M€ de chiffre d’affaires pour 700 000 clients. Le capital est partagé entre Air France (51%), Havas (20%), le groupe allemand TUI (20%) et, pour le reste, Voyages Selectour, Fram et Sorestour-Wagons-Lits. Jet tours, alors 3ème TO derrière le Club Méditerranée et Nouvelles Frontières, est présidé par Jean Robert Reznik (ex-DG de Sotair) et dirigé par Gaël de La Porte du Teil (ex-Pdg de Chorus). 

1997 : Pendant le congrès Selectour à Val d’Isère, René-Marc Chikli, un ex-Méridien devenu directeur général de Jet tours, annonce le rachat du TO pour un euro symbolique. Comme au Seto aujourd’hui, il est épaulé par Jürgen Bachmann qui dirige la programmation et les transports de Jet tours. Mumtaz Teker, patron de Pacha Tours, fait également partie de ce nouveau tour de table. Air France solde à l’époque son virage dans le tourisme avec les cessions de Méridien, Visit France/Visit Europe et Go Voyages (racheté par Carlos Da Silva et Nicolas Brumelot). Jet tours déménage du centre de Paris pour de nouveaux locaux à Ivry-Sur-Seine. 

1999 : le Club Méditerranée dirigé par Philippe Bourguignon fait l’acquisition pour 74 M€ de Jet tours qui a fait voyager l’année précédente 290 000 clients. Suite à une perte de 61M€ en 2001-2002, le bouillonnant Pdg de Club Med est remplacé fin 2002 par Henri Giscard d’Estaing, qui sera l’architecte de la montée en gamme de la marque au trident. A la tête de Jet tours, Laurence Bergman Clément fait de même en repositionnant le TO sur un segment premium. Dans ce cadre, le groupe signe un accord d’affrètement exclusif avec Air France. Et le logo Jet tours suit la tendance en abandonnant son soleil pour un ruban mauve. En 2007, Jet tours rachète Austral Lagons, voyagistes spécialiste des séjours à la carte dans les îles paradisiaques. 

2008 : Plus ancien voyagiste au monde, le groupe Thomas Cook rachète Jet tours pour 70M€ au Club Med, qui entend recentrer son activité sur ses seuls villages de vacances. Le TO déménage dans les locaux de son nouveau propriétaire situés à Clichy. En 2013, les difficultés faisant suite au Printemps arabe obligent Thomas Cook France -malgré ses 600 00 clients- à se séparer de 150 salariés sur 1 500 personnes et à se recentrer sur Jet tours. La marque et les villages Thomas Cook ne sont plus vendus dans l’Hexagone. Fin 2015, le label Club Eldorador est rebaptisé Club Jet tours. Au printemps 2019, des rumeurs d’une cession de Thomas Cook France/Jet tours apparaissent alors que la maison mère a déjà cruellement besoin de liquidités. 

2019 : La faillite le 23 septembre du groupe britannique Thomas Cook entraîne la mise en redressement judiciaire de Thomas Cook France présidé par Nicolas Delord. La filiale détient 174 agences intégrées et réalise un chiffre d’affaires annuel de 425M€. Une quinzaine d’offres ont été déposées auprès du tribunal concernant la reprise d’actifs, essentiellement des agences. En effet, seules deux offres concernent Jet tours. La première, émanant de l’équipe managériale de Thomas Cook France combine l’activité tour-operating et distribution avec 50 agences. La seconde provient de la centrale d’achat Asha (Havas Voyages et Selectour Entreprise) qui vise d’un côté l’utilisation de Jet tours pour le web (pour 50 000€) et de l’autre de la marque ainsi que des droits intellectuels liés (pour 400 000€). L’avenir de Jet tours est donc entre les mains du tribunal de commerce de Nanterre dont l’audience se déroulera le 5 novembre. Rien n’est perdu pour Jet tours car même après des arrêts plus ou moins longs, le tour-operating français a vu des marques renaître de leurs cendres après bien des vicissitudes : Fram, Havas Voyages, Kappa Club, Coralia…

 

Tourisme et transport aérien : La nouvelle offensive des Low Costs

LaQuotidienne.fr – 29 Octobre 2019

Les compagnies traditionnelles européennes ont du souci à se faire devant la nouvelle offensive des « low costs ». Ces derniers ont en effet atteint un point de développement sur le concept pur et dur « low cost » peu susceptible d’aller beaucoup plus loin. La plupart des dessertes rentables sont maintenant couvertes. Certes il reste encore quelques petites niches, mais le transporteur espagnol Volotea est en train de les occuper.

Or aussi bien Ryanair qu’EasyJet ou Vueling, Wizz Air ou Norwegian, ont passé des commandes d’avion massives. A eux seuls ces 5 transporteurs ont actuellement 660 appareils en commande essentiellement des Airbus de la série 320 neo ou Boeing 737 Max et 5 Boeing 787 long courrier. Ces

nouvelles livraisons viendront pour l’essentiel, s’ajouter à leurs flottes actuelles 991 courts courriers Airbus et Boeing et 31 B 787 long courrier.

Il faut se faire une bonne idée de la force de frappe des quelques 1600 appareils opérés par ces seules 5 compagnies sur le seul marché européen. Ce dernier est en croissance plus faible que celle constatée dans les pays asiatiques ou africains, voire sud-américains. Les marchés sont plus matures et la concurrence des transports terrestres est devenue féroce.

De plus cette dernière est alimentée par une politique des états européens beaucoup plus tournée vers le ferroviaire lequel sera subventionné par l’aérien pour des raisons idéo-écologiques.

Oui mais ces avions ont été commandés et ils seront livrés. Il est donc urgent pour les acteurs « low cost » de trouver de nouveaux débouchés ou de modifier en profondeur leur stratégie. 

Sur le continent européen les nouveaux marchés sont difficiles à identifier. Les réserves qui ont jusqu’à présent alimenté les LCC sont en voie de raréfaction. Sur des distances inférieures à 800 km, soit une heure de vol, le train est en position de capter la croissance, ne serait-ce que pour des raisons de facilité.

N’oublions pas que le transport aérien est fortement pénalisé par rapport au ferroviaire par les innombrables obstacles que doit franchir le passager avant d’arriver à son avion.

Il est d’ailleurs curieux de constater que les réglementations tatillonnes infligées au transport aérien pour des raisons de sûreté ne soient pas appliquées ne serait-ce qu’aux trains rapides. 

Or donc les LCC sont dans l’obligation de faire évoluer leur stratégie. Et la seule voie possible consiste à occuper le champ d’activité des compagnies traditionnelles. C’est ainsi que nous allons certainement les voir utiliser les aéroports majeurs et tenter par tous moyens d’obtenir les « slots » qui leur seront nécessaires pour mettre en ligne les nouveaux appareils. Ils seront également obligés d’attaquer la clientèle affaires et ils le feront en améliorant leurs prestations pour les porter progressivement au niveau de leurs concurrents classiques. 

On voit les premiers essais. Déjà la plupart des « low costs » européens ont mis leur offre dans les GDS. Cela veut dire qu’ils intègrent la nécessité de travailler avec des billets, fussent-ils électroniques et pas seulement avec des dossiers de réservation ou des PNR.

Une fois entrés dans l’univers de la billetterie, rien ne les empêchera de monter des accords « interline » soit entre eux soit avec des transporteurs classiques. C’est ce qui se passe d’ailleurs entre EasyJet et Corsair à Orly après les essais réalisés par le transporteur britannique à Gatwick.

Aucun doute quant au développement de cette stratégie. Aucun doute non plus à ce qu’elle s’applique entre les grands transporteurs traditionnels européens et les grands « low costs ».

Les premiers y verront certainement une manière pratique d’alimenter leurs « hubs » et particulièrement leurs vols long-courriers.

Les grands aéroports se trouveront dans l’obligation de mettre au point un service de correspondance aussi bien pour les passagers que pour les bagages.

Pour le moment les clients doivent eux-mêmes s’occuper de leurs transferts de bagages, mais les premiers aéroports qui développeront une prestation de qualité rafleront la mise.

Certaines plateformes complexes seront certainement très pénalisées, je pense en particulier à Roissy avec ses 9 terminaux tous différents et éloignés les uns des autres.

Les plateformes modernes seront-elles très avantagées. Comment ne pas penser à Istanbul ?

Les compagnies traditionnelles devront trouver la parade pour ne pas se laisser grignoter. Elles ont pour elles une couverture de réseau long courrier dont ne bénéficient pas les LCC.

Or la croissance naturelle européenne se fera plus sur le long courrier que sur les lignes courtes. 

Vont-elles s’affronter aux « low costs » ou vont-elles chercher à les utiliser ?

Jean Louis Baroux

 

Les deux géants européens du voyage n’ont pas su s’adapter au marché français

LesEchos.fr – 30 Octobre 2019 

L’éventuel désengagement du géant allemand TUI du marché français à la faveur d’un « partenariat stratégique », tout comme la mise en vente des actifs Thomas Cook France, s’apparente à une fin de cycle dans le secteur du voyage. Ces deux mastodontes ont débarqué sur le marché français il y a quasiment vingt ans. 

La coïncidence est de taille : l’éventuel désengagement du géant allemand TUI du marché français à la faveur d’un « partenariat stratégique », tout comme la mise en vente des actifs Thomas Cook France, provoquée par la brutale faillite de sa maison mère britannique, intervient vingt ans après l’arrivée dans l’Hexagone de ces deux mastodontes du voyage.

TUI, qui était à l’époque un conglomérat industriel – l’ex-Preussag – en phase d’expansion dans le tourisme, entrait en 2000 au capital de l’ancien groupe Nouvelles Frontières, avant d’en prendre le contrôle deux ans plus tard. De son côté, C & N Touristic AG, un autre allemand, rebaptisé par la suite Thomas Cook après avoir absorbé un vénérable voyagiste britannique, frappait un grand coup en acquérant le pôle tourisme du réseau d’agences Havas Voyages, sans conserver la marque propriété de Videndi.

Révolution numérique

Celle-ci a été momentanément détenue par Nouvelles Frontières, et est aujourd’hui un fleuron de Marietton Développement. Ce groupe familial lyonnais est devenu, à coups d’acquisitions, un ténor de la vente de voyages, actif également dans le tour operating. On lui prête désormais l’envie de prendre le contrôle de TUI France et de Carrefour Voyages. 

Cette montée en puissance de Marietton tout comme l’intérêt d’autres candidats à la reprise d’actifs de Thomas Cook France – Salaün Holidays, Prêt à Partir… – s’apparentent à une victoire, a posteriori, des agents de voyages sur les poids lourds du forfait préfabriqué. 

Humeurs

TUI comme Thomas Cook ont été incapables de s’adapter au marché français, un marché compliqué parce qu’atomisé et que les Français voyagent vers un grand nombre de destinations. Thomas Cook a eu, un temps, la volonté de pousser sa filiale française à mettre les bouchées double dans le tour operating. Croulant sous les dettes, le Britannique a par la suite engagé la vente de sa branche française avant d’y renoncer.

Quant à TUI, il a mis vingt ans pour régler sa problématique aérienne avec Corsair, tout en tardant à prendre la mesure de la révolution Internet. La coexistence, pendant plusieurs années, de Nouvelles Frontières et Marmara a par ailleurs été houleuse avant que la maison mère impose leur fusion. De même, la reprise en 2016 des filiales françaises – Look Voyages, Vacances Transat… – du canadien Transat n’a pas eu le succès escompté. A trop vouloir industrialiser ses activités en France, TUI s’est mis en difficulté alors même que la croissance du secteur du voyage ne se dément pas dans la durée.

 

 

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 22 Octobre : • Emeutes à Santiago du Chili : des centaines de vols annulés • XL Airways/Aigle Azur : manifestation de salariés devant Bercy • Ecotaxe : la colère du secteur aérien face à des pouvoirs publics autistes

Au sommaire :  

 

  • Emeutes à Santiago du Chili : des centaines de vols annulés

  • Vacances de la Toussaint : les Français plébiscitent l’étranger

  • Cargolux envisage une nouvelle destination en Chine

  • La faillite d’Aigle Azur provoque une flambée des prix des billets d’avion

 

Emeutes à Santiago du Chili : des centaines de vols annulés

Air-Journal.fr – 22 Octobre 2019 

L’aéroport de Santiago du Chili a enregistré plusieurs centaines d’annulations de vols depuis ce weekend, les émeutes suite à la hausse des tarifs des transports publics se poursuivant dans la capitale malgré l’instauration d’un couvre-feu.

Même si Santiago-Arturo Merino Benitez est censé ne pas être concerné par le couvre-feu instauré de 19h00 à 6h00 dans la capitale chilienne, afin d’y minimiser les perturbations, la violence des manifestations a fait son effet : les compagnies aériennes y ont annulé plus de 250 vols depuis samedi 19 octobre 2019, et des centaines de départs et arrivées ont été retardées. Le plus important transporteur aérien du Chili, LATAM Airlines, affiche pour ce seul mardi 32 vols supprimés. Elle a mis en place des mesures commerciales pour les passagers ayant réservé entre le 20 et le 24 octobre, avec possibilité de changer de date sans pénalité ou de réclamer le remboursement du billet.

La low cost JetSmart a connu 12 annulations et 19 vols retardés hier ; elle permet des modifications sans frais pour des réservations jusqu’au 27 octobre. Constatation similaire chez Sky Airline, avec 14 vols vers et depuis Santiago supprimés lundi et plus de 40 vols retardés dans tout le Chili. 

L’aéroport de Santiago offre des collations et des rafraichissements aux voyageurs affectés, ainsi que des couvertures à ceux choisissant de passer la nuit dans la plateforme plutôt que d’affronter le couvre-feu.

 

Vacances de la Toussaint : les Français plébiscitent l’étranger

Air-Journal.fr – 22 Octobre 2019 

Le nombre de Français partant en vacances à la Toussaint est en baisse selon une étude de Liligo.com, mais ceux qui le peuvent plébiscitent toujours Marrakech, les autres marches du podium de ce classement étant occupées par New York et La Réunion. 

Il semble que cette période soit moins plébiscitée cette année : c’est en moyenne 3 millions de Français qui prévoient de partir en vacances, soit un chiffre en baisse par rapport aux 5 millions d’intentions de départ pour la période en 2018 (Analyse basée sur 17,5 millions de recherches effectuées sur liligo.com en 2016, 2017, 2018 et 2019 pour des départs durant les vacances de la Toussaint – mi-octobre à début novembre). Où partent les Français pendant la Toussaint ? Quelles sont les destinations les plus plébiscitées ? Quelles sont celles qui sont les moins chères ? Le moteur de recherche liligo.com dévoile les tendances des vacances de la Toussaint en France.

Depuis 2017, une destination conserve la première position auprès des Français : il s’agit de Marrakech. La ville marocaine séduit toujours autant les vacanciers Français. Arrivent en deuxième et troisième position New York et St Denis de la Réunion. 

Alors que les destinations étrangères attirent de plus en plus les Français, au-delà des grandes vacances d’été, d’autres destinations chutent au classement. C’est le cas notamment de nombreuses villes Françaises telles que Paris, Toulouse, Marseille ou Nice. Malgré son statut de plus belle ville du monde, la capitale française fait partie des destinations ayant perdu le plus de places dans le classement pour la période de la Toussaint depuis 2016. Alors qu’elle figurait à la sixième place en 2018, elle occupe la quinzième place cette année. Même constat pour les villes du sud : Nice est passée de la 17ème à la 22ème place et Marseille de la 16ème à la 23ème place ; et enfin Toulouse lègue sa 22ème place et se trouve à la 40ème place.

Quand des destinations reculent, d’autres remontent significativement pour intégrer le top 10. Depuis 2016, la ville turque d’Istanbul séduit de plus en plus les Français, passant de la 29ème place en 2016 à la 8ème place cette année. Cette ascension figure parmi les records des trois dernières années, la destination ayant ainsi gagné 21 places depuis 2016. 

« Le mois d’octobre a un climat capricieux, ce qui pousse de nombreux Français à se tourner vers des destinations où l’on peut encore profiter du soleil telles que le Maroc ou encore Saint-Denis de la Réunion. Et ce sont surtout des destinations qui enregistrent aujourd’hui des baisses du prix du billet d’avion significatives. Avec la démocratisation des voyages en avion, la concurrence acharnée que se livrent les compagnies aériennes sur le prix, les voyageurs l’ont bien compris : cela coute moins cher parfois d’aller à l’autre bout du monde que de voyager en France », déclare dans un communiqué Guillaume Rostand, porte-parole de Liligo.fr. 

Depuis quelques années, les prix des billets d’avions sont en constante baisse sur la période des vacances de la Toussaint, a constaté Liligo.com. Alors qu’en 2017 le prix moyen était de 729€, aujourd’hui il faut compter en moyenne 579€, soit 150€ d’économie. C’est le cas de Saint-Denis de la Réunion : le prix moyen du billet d’avion a baissé de 239€ en passant de 1157€ en 2016 à 918€ en moyenne cette année. La ville de New York est elle aussi devenue plus accessible pour les voyageurs Français : depuis 2017, le prix du billet d’avion a baissé de 213€. « Quasiment toutes les destinations connaissent des baisses de prix depuis quelques années pour les vacances de la Toussaint. Ce qui est une bonne nouvelles pour les Français qui souhaitent prolonger l’été en se rendant dans des villes plus chaudes. Par exemple se rendre à Bangkok pendant la Toussaint revient beaucoup moins cher, le prix du billet a baissé de 413 euros en une année sur la même période pour passer de 1027€ à 614€ » précise Guillaume Rostand. 

 

Cargolux envisage une nouvelle destination en Chine

Wort.lu – 20 Octobre 2019

La compagnie aérienne nationale de fret pourrait bientôt relier Chengdu, une ville de plus d’un million d’habitants située dans le sud-ouest de la Chine.

(LW) Actuellement en visite de travail en Chine, François Bausch (Déi Greng) a annoncé ce lundi que la collaboration entre les deux pays pourrait se renforcer notamment dans le domaine du transport aérien. Le ministre des Transports a précisé que «la ville de Chengdu est intéressée à travailler avec le Luxembourg dans le secteur du fret aérien». 

Le ministre, accompagné de Richard Forson, CEO de Cargolux, et Tom Weisgerber, président du Conseil d’administration et représentant du gouvernement luxembourgeois au Conseil d’Administration de la compagnie aéroportuaire lux-Airport, rencontrera le maire adjoint de Chengdu Liu Xiaoliu et des représentants de l’aéroport de Chengdu.

Un deuxième aéroport

Cette ville, peuplée de plus d’un million d’habitants, pourrait être la prochaine destination en Chine pour Cargolux. Cette dernière est présente dans l’Empire du Milieu depuis les années 1970. La compagnie luxembourgeoise dessert actuellement quatre villes : Pékin, Shanghai, Zhengzhou et Xiamen sans oublier Taipei et Hong Kong. Cargolux propose actuellement plus de 45 vols par semaine vers la Chine. 

Le train direct pour le Luxembourg doit partir samedi après-midi du dépôt de fret de la mégalopole chinoise de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan.

L’économie sur la bonne voie entre Chine et Luxembourg

Le développement rapide de la ville et l’importance croissante du transport de marchandises sont les atouts de Chengdu. De plus, un deuxième aéroport est en cours de construction dans la «Tianfu New Area» à proximité de la ville, l’exploitation devrait démarrer en 2021.

«L’accord actuel entre le Luxembourg et la Chine stipule que Cargolux peut desservir deux autres villes en Chine», explique Tom Weisgerber. A Wuhan, des entretiens avaient déjà eu lieu vendredi avec des représentants de l’aéroport a rappelé le ministre Bausch.

 

La faillite d’Aigle Azur provoque une flambée des prix des billets d’avion

Observalgerie.com – 21 Octobre 2019

La faillite de la compagnie française de transport aérien Aigle Azur commence à se faire sentir. En effet, selon le comparateur de prix de billet Skyscanner, les prix ont augmenté de 7 % par rapport à la même période en 2018.

Ainsi, la disparition de cette compagnie, qui opérait plusieurs liaisons vers l’Algérie, a entraîné une baisse du nombre de vols disponibles. Ce recul de l’offre a fait grimper le prix du billet, selon les lois du marché. Une augmentation qui reste relative, vu que cette période n’est pas pleine. Néanmoins, il faut s’attendre à une inflation du prix dans l’avenir, surtout dans la période des vacances si l’état et le nombre de navettes reste identiquement proportionné.

Il faut aussi dire que plusieurs compagnies ont annoncé le renforcement des offres vers l’Algérie dès cet hiver pour faire face à la demande. Ces dernières comptent aussi sur l’utilisation d’appareils de plus grande capacité. Ces annonces feront certainement diminuer la pression sur cette destination sans pour autant pouvoir remplacer complètement la disparition d’Aigle Azur, qui représentait 30 % du trafic entre l’Algérie et la France.

Une situation qui met en difficulté la diaspora algérienne en France qui a dénoncé à mainte reprise les prix exorbitants des billets d’avion avant même la disparition de la compagnie française. Cette diaspora appelle à l’intervention des pouvoirs publics afin de réguler le marché et offrir aux émigrés la possibilité de rentrer au pays plus régulièrement comme le font leurs voisins tunisiens et marocains.

 

 

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 14 Octobre : • Turkish Airlines veut faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde » • VINCI Airports affiche une hausse de 6,9 % du trafic passager au 3ème trimestre

Au sommaire :  

 

  • Aéroport de Quimper. Pas d’argent public « dans un panier percé »

  • Aéroport de Périgueux-Bassillac : la Chambre de commerce souhaite relancer la délégation de service public

  • VINCI Airports affiche une hausse de 6,9 % du trafic passager au 3ème trimestre

  • L’arrêté autorisant des atterrissages de nuit à l’aéroport de Beauvais mis en consultation publique

  • Turkish Airlines veut faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde »

 

Aéroport de Quimper. Pas d’argent public « dans un panier percé »

Le Télégramme – 11/10/2019

L’avenir de l’aéroport de Quimper est suspendu à la capacité qu’aura la compagnie Chalair, choisie jeudi pour reprendre l’exploitation de la ligne Quimper-Orly, à en augmenter le trafic. Douarnenez Communauté a refusé d’apporter son aide au bouclage de l’opération, refusant de « mettre de l’argent dans un panier percé ».

« Au départ, il fallait réunir trois millions d’euros par an pour financer cette Obligation de service public », rappelle Erwan Le Floch, président de Douarnenez Communauté, précisant que ce soutien devait être apporté par La Région, l’État et le Département. Mais quand il a fallu revoir ce financement à la hausse (3,50 M€), la Région Bretagne a sollicité les EPCI (*) de Cornouaille. À Douarnenez Communauté, on a demandé de participer à hauteur de 16 000 € par an pendant quatre ans, la durée du contrat avec Chalair.

« J’ai présenté la demande en bureau communautaire et ça a été “niet” à l’unanimité, indique Erwan Le Floch. S’agissant de liaisons aériennes, c’est à l’État d’assurer ce service public, ce n’est pas à un petit EPCI comme le nôtre de maintenir un aéroport très fragilisé, alors même que de nombreux observateurs estiment qu’à court terme, il n’existera plus. Trois millions et demi d’euros d’argent public, c’est 50 €/passager attendu. Est-on vraiment dans les clous en faisant cela ? Je n’en suis pas certain ».

Plus utile sur la LGV

« J’ai répondu à la Région que nous ne voulions pas mettre de l’argent dans un panier percé, argumente l’élu. Cet argent-là serait plus utile sur la Ligne à grande vitesse. Je l’ai dit à la Région. Pour notre part, nous croyons davantage au train pour le territoire. On m’a opposé le développement économique. J’ai échangé avec des chefs d’entreprise du secteur qui m’ont dit avoir déjà pris des abonnements sur Brest, la ligne Quimper n’étant pas fiable ».

Pour boucler malgré tout le budget, c’est Quimper Cornouaille développement (QCD), l’agence de développement économique de Cornouaille, qui a mis la main à la poche. En apportant la somme que Douarnenez Communauté ne veut pas payer (4 X 16 000 €) ainsi que celle de Concarneau Cornouaille agglomération, qui ne s’est engagée que sur la première année. Or, QCD est financé par les sept EPCI de Cornouaille et son bureau composé de sept présidents. « Pour nous demander notre avis, le président de QCD, Ludovic Jolivet, a voulu nous réunir la veille pour le lendemain. Avec les agendas des uns et des autres, cela n’a pas été possible. Je pense donc que Ludovic Jolivet a pris cette décision à l’unanimité de lui-même », ironise Erwan Le Floch.

* EPCI : établissement public de coopération intercommunale.

 

Aéroport de Périgueux-Bassillac : la Chambre de commerce souhaite relancer la délégation de service public

Sud-Ouest – 11/10/2019

Christophe Fauvel, le président de la Chambre de commerce et d’industrie, propriétaire du site, a fait le point ce vendredi.

Comme il l’avait annoncé, Christophe Fauvel, le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Dordogne, a fait le point ce vendredi 11 octobre sur la situation de l’aéroport de Périgueux-Bassillac. Il a souligné que ce dossier complexe continuait de déchaîner les passions, à tel point que “tout le monde s’empare de ce sujet”, jusqu’au club d’usagers qui “s’invite dans le débat”. 

“Cela n’a jamais été dans notre idée de mettre en vente la plateforme à la découpe ou de la confier à des investisseurs privés”, a affirmé Christophe Fauvel, faisant valoir que la CCI avait le “sens de l’intérêt général”.

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S’il admet que la chambre consulaire a pris son temps dans ce dossier, Christophe Fauvel assure que l’institution ne s’en est jamais désintéressée. La preuve, il a annoncé que la CCI, propriétaire de la plateforme, allait, si l’autorité de tutelle (l’État) l’y autorisait, relancer un appel d’offres pour mettre en place une délégation de service public (DSP) pour la gestion de l’aéroport. 

Le cahier des charges devrait être rédigé dans les prochaines semaines, sachant que l’actuelle DSP, assurée par le Grand Périgueux, arrive à échéance le 31 décembre. “Notre idée est de faire bouger les lignes”, indique Christophe Fauvel, qui souhaite opérer une diversification des activités.

La CCI se réserve la possibilité de garder une emprise pour développer de nouveaux projets dont la nature n’a pas été révélée ce vendredi matin. 

Une solution pour les lignes intérieures

En complément, Christophe Fauvel, le président de la CCI, a indiqué qu’un nouveau service serait présenté aux chefs d’entreprise, vendredi 25 octobre dans les aéroports de Périgueux et de Bergerac. Ceux-ci pourront découvrir la plateforme Air Affaires, un réseau d’aviation qui met en relation des avions privés mis à disposition par leurs propriétaires et des pilotes, qui peuvent desservir 4 000 aéroports en France et en Europe. 

“Ce service permettrait de remettre en place une offre d’aviation très performante”, indique le président. Si les avions de 6 à 40 places sont remplis, les coûts seraient “raisonnables”. L’expérimentation devrait être lancée dès 2020. 

 

VINCI Airports affiche une hausse de 6,9 % du trafic passager au 3ème trimestre

Air Journal – 12/10/2019

Au troisième trimestre 2019, le trafic passager sur l’ensemble des plateformes gérées par VINCI Airports est en hausse de 6,9 % par rapport à la même prériode estivale en 2018, avec un total de 72 millions de voyageurs accueillis dans les 46 aéroports du réseau.

« Cette bonne performance s’inscrit dans la continuité du premier semestre 2019, au cours duquel la croissance du trafic passager s’était établie à 6,7 %. Dans un secteur de la mobilité aérienne en évolution, VINCI Airports poursuit sa trajectoire positive grâce à un réseau de plateformes mondial diversifié et attractif pour les passagers comme pour les compagnies aériennes », souligne le groupe aéroportuaire français dans son communiqué.

Europe : trafics bien orientés
Portugal : le nombre de passagers a augmenté de 6,7 %, grâce à une saison touristique exceptionnelle. Avec une croissance de 7,7 % sur la période, l’aéroport de Lisbonne profite des récentes ouvertures de ligne, dont la liaison vers Doha opérée par Qatar Airways. La capitale portugaise voit son trafic franchir pour la première fois le seuil des 30 millions de passagers sur 12 mois glissants. A Porto, où VINCI Airports a engagé en avril dernier d’importants investissements, le trafic est en hausse de 11,3 %, profitant notamment de l’ouverture d’une nouvelle liaison d’Emirates vers Dubaï.

France : VINCI Airports a accueilli sur le trimestre près d’un demi-million de passagers de plus qu’en 2018, soit une croissance de 7,7 %. Les aéroports de Nantes Atlantique et de Lyon-Saint Exupéry ont poursuivi leur bonne dynamique (respectivement +16,9 % et +6,5 % sur la période), grâce au développement de leur connectivité internationale. Nantes Atlantique bénéficie de l’installation de la nouvelle base d’easyJet depuis début d’avril, illustration de la coopération réussie entre VINCI Airports et cette compagnie qui a implanté 6 de ses bases européennes sur le réseau VINCI Airports. De son côté, l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry a été choisi par Volotea pour accueillir en 2020 sa nouvelle base française.

Royaume-Uni : le trafic de l’aéroport Londres-Gatwick, qui a intégré le réseau VINCI Airports en mai 2019, est en léger recul sur la période (-1,0 %), en raison principalement de la faillite de Thomas Cook et d’une grève des salariés de la compagnie British Airways en septembre. Par ailleurs, un certain attentisme pré- Brexit se confirme. La croissance du trafic du 2e aéroport britannique reste positive sur les 9 premiers mois de l’année (+1,2 %). On constate les mêmes tendances à l’aéroport de Belfast, dont le trafic est en baisse de
4,9 % suite à la faillite de Thomas Cook, avec néanmoins une croissance de trafic de près de 3 % depuis le début de l’année.

Serbie : l’aéroport de Belgrade, intégré au réseau VINCI Airports depuis fin 2018, affiche une croissance de 9,3 %, soutenue par l’ouverture de nouvelles lignes par Air Serbia (Le Caire, Helsinki et Madrid), Air France et ASL (Paris) et Wizz Air (Lyon).

Asie : poursuite de la dynamique touristique
Japon : le nombre de passagers a augmenté de 16,6 %. Les aéroports du Kansai poursuivent leur dynamique au service d’un territoire qui s’ouvre fortement au tourisme, avec de grands événements internationaux accueillis avec succès sur la période : sommet du G20 à Osaka et coupe du monde de rugby. L’excellente performance de l’aéroport international du Kansai sur la période (+27 %) bénéficie d’un effet de base favorable, le mois de septembre 2018 ayant été impacté par le typhon Jebi, mais atteste néanmoins de la reprise rapide d’une croissance dynamique après le passage du typhon. Celle-ci est notamment soutenue par le trafic en provenance de Chine.

Cambodge : le recul du trafic de l’aéroport de Siem Reap s’explique par un effet de base exigeant après plusieurs années de fort développement touristique. Il est largement compensé par la forte croissance de l’aéroport de la capitale Phnom Penh (+13 %) et par la dynamique exceptionnelle de l’aéroport touristique de Sihanoukville (hausse de plus de 200 % sur la période), dont le trafic dépasse 1,5 million de passagers sur
12 mois glissants.

Amériques : reconquête et connectivité
République dominicaine : après les difficultés rencontrées en 2018, la dynamique de reconquête se poursuit, les aéroports gérés par VINCI Airports dépassant les 10 % de hausse de trafic, notamment grâce à une diversification de l’offre de transport et des efforts sur la qualité opérationnelle.

Brésil : après la faillite d’Avianca en mai, l’aéroport de Salvador de Bahia récupère sur la période plus de la moitié du trafic perdu au trimestre précédent, notamment grâce à une politique offensive de développement international. La saison d’hiver verra l’ouverture de la première ligne régulière low-cost directe avec l’aéroport de Santiago du Chili, autre aéroport du réseau VINCI Airports, par Jetsmart.

Costa Rica : l’aéroport de Guanacaste (Liberia), affiche 8,4 % de croissance du trafic sur la période, porté notamment par le marché américain. Cette plateforme renforcera prochainement ses liaisons internationales avec l’ouverture de la ligne avec Amsterdam, hub de KLM, quatre fois par semaine. Ce vol facilitera la découverte par les touristes européens des richesses naturelles de la province du Guanacaste.

« Ces performances démontrent la pertinence et la résilience de notre modèle. Le réseau mondial de VINCI Airports lui permet de faire face sereinement aux évolutions conjoncturelles sur les différents marchés, grâce une exposition géographique diversifiée et un large portefeuille de compagnies aériennes », déclare Nicolas Notebaert, directeur général de VINCI Concessions et président de VINCI Airports.

 

L’arrêté autorisant des atterrissages de nuit à l’aéroport de Beauvais mis en consultation publique

France 3 Régions – 13/10/2019

Une consultation publique sur l’arrêté prévoyant des dérogations au couvre-feu imposé aux avions à l’aéroport de Beauvais-Tillé est disponible sur le site du ministère de l’Écologie. Le projet divise les responsables de l’aéroport et les riverains qui craignent une augmentation des nuisances.

Depuis vendredi dernier, une consultation publique sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire est disponible. Elle concerne le projet d’arrêté relatif aux dérogations accordées en cas de dépassement du couvre-feu instauré à l’aéroport de Beauvais-Tillé. 
En clair, cet arrêté prévoit d’octroyer au cas par cas des dérogations permettant ainsi aux aéronefs d’atterrir entre minuit et 5 heures du matin alors qu’actuellement l’arrêté du 25 avril 2002 l’interdit sous peine d’une amende de 40 000 euros.
Les dérogations accordées concerneront les aéronefs : 

effectuant des vols réguliers de transport de passagers ;

dont la certification acoustique répond aux normes ;

dont le dernier atterrissage était programmé entre 21 heures et 23 heures et dont le décollage est prévu le lendemain après 5 heures.

Développer une base d’exploitation

En 2018, l’aéroport Beauvais-Tillé comptabilise 3,78 millions de passagers, se plaçant ainsi au 10e rang des plateformes françaises. Une très grande majorité des vols est assurée par la compagnie Ryanair. La société aéroportuaire de gestion et d’exploitation de Beauvais (SAGEB) souhaite ainsi développer l’offre et créer des conditions d’accueil supplémentaires pour les compagnies. 
“Ryanair ne nous attend pas, il faut être compétitif, attractif vis à vis des compagnies et des autres aéroports, donc pour permettre à l’aéroport de Beauvais de se développer c’était une décision importante d’autant qu’elle s’accompagne d’une centaine d’emplois direct sur le site de l’aéroport”, nous confiait en septembre dernier Philippe Trubert, président du syndicat mixte de l’aéroport. 
Dérogations au couvre-feu à l’aéroport de Beauvais : la CCE favorable

L’objectif est de créer une base d’exploitation et ainsi permettre aux avions de stationner la nuit avec une unité de maintenance. Ceci étant, l’attractivité d’une telle base n’est garantie pour les compagnies que si les aéronefs qui y sont rattachés peuvent se poser sans contraintes et notamment la nuit. Cette base et les vols supplémentaires prévus permettraient l’arrivée de 2 millions de passagers supplémentaires d’ici 4 ans. Et c’est bien ce qui préoccupe les riverains de l’aéroport… 
Plus de voyageurs, plus de nuisances

“Vous imaginez 6 millions de voyageurs, l’impact que cela va engendrer pour les personnes qui vivent à proximité”, s’inquiète Dominique Lazarski, présidente de l’ADERA (Association de défense de l’environnement des riverains de l’aéroport de Beauvais-Tillé). “Les avions risquent d’arriver entre 23h et minuit et je vous assure que d’être réveillée par un avion à minuit alors que l’on vient tout juste de s’endormir c’est très difficile”, témoigne-t-elle. 
Pour l’association de riverains, le nombre supplémentaire de vols fait peur, d’autant que les nuisances ne valent pas que pour les habitations proches de l’aéroport. “Je reçois des messages de personnes qui résident dans l’Aisne et qui se plaignent du bruit des avions. Ils volent à base altitude car ils passent sous le trafic de l’aéroport Charles de Gaulle, grâce aux applications c’est désormais très facile de repérer les avions en temps réel et de voir qu’ils se dirigent ou partent de l’aéroport de Beauvais”, affirme Dominique Lazarski. 
L’impact environnemental

La présidente de l’association de riverains pointe également l’impact environnemental de la multiplication des vols. “On parle sans arrêt d’environnement en ce moment et l’on veut augmenter le trafic aérien, c’est aberrant.”
À l’inverse, l’aéroport argumente son choix en affirmant que la possibilité de se poser après le couvre-feu réduira les émissions de gaz à effet de serre. “Seront ainsi évités des déroutements vers des aéroports situés à plusieurs centaines de kilomètres de l’aéroport de Beauvais-Tillé, le rapatriement des passagers vers leur point d’arrivée initialement prévue en bus ainsi que le repositionnement à vide des avions sur leur aéroport de départ le lendemain”, peut-on lire sur la note accompagnant la consultation publique de l’arrêté.
Cette consultation publique est disponible jusqu’au 3 novembre. L’arrêté, s’il est signé, entrerait en vigueur le 1er janvier 2020 pour une durée de 3 ans. La commission consultative de l’environnement a déjà rendu un avis favorable le 30 août dernier. L’autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires s’est positionnée contre.

 

Turkish Airlines veut faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde »

Air Journal – 13/10/2019

A la conférence annuelle Turkish Airlines Corporate Club qui s’est tenue le 8 octobre 2019 à Istanbul, Ilker Aycı, le président de la compagnie nationale turque, a déclaré devant 1 200 professionnels du voyage venus de 75 pays : « Nous avons construit le nouvel aéroport pour ouvrir un nouveau chapitre de l’aviation », en appuyant sur « NOUS », à propos de la nouvelle plate-forme aéroportuaire d’Istanbul.

Effectivement, le futur de Turkish Airlines et celui d’Istanbul Airport sont intimement liés. Affichant clairement son ambition de transporteur international, la compagnie nationale turque compte faire de son gigantesque hub d’Istanbul un carrefour aérien « au centre de l’aviation internationale ».  En avril dernier, elle s’est installée à Istanbul Airport au cours d’une vaste opération baptisée «The Great Move» (le grand transfert) : en l’espace d’une nuit, tous ses avions ont quitté l’ancien aéroport Atatürk pour se poser à Istanbul Airport. Aujourd’hui, le nouvel aéroport d’Istanbul est pleinement opérationnel : il devrait recevoir 90 millions de passagers cette année et jusqu’à 200 millions de personnes d’ici 2028 -ce qui en ferait l’aéroport le plus fréquenté de la planète.

L’ambition de Turkish Airlines est-elle réalisable ? On serait tenté de répondre par l’affirmatif -si aucun facteur externe ne l’en empêche. Tout d’abord, la compagnie nationale turque bénéficie de l’emplacement géographique de son hub, situé idéalement à Istanbul, là où « l’Orient rencontre l’Occident », pour relier l’Europe à l’Asie et à l’Afrique. En outre, la conjoncture lui est actuellement très favorable, au moment où ses concurrentes directes, à savoir les principales compagnies du Golfe persique, Emirates, Ethiad Airlines et Qatar Airways, connaissent toutes les trois des difficultés financières et ralentissent leur expansion effrénée. A l’inverse, Turkish Airlines se porte plutôt bien, malgré la dévaluation de la livre turque l’année dernière. En 2018, elle a transporté 75 millions de passagers (contre 69 millions en 2017), et enregistré un chiffre d’affaires de 62,9 milliards de livres turques et un bénéfice brut de 4 milliards de livres turques (745 millions de dollars).

Reste un risque de facteur externe, en l’occurence la politique que mène le Président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui vient d’ordonner une offensive militaires contre les Kurdes de Syrie, alliés des Occidentaux dans la lutte contre l’État islamiste. Comment les pays voisins, l’Europe et les États-unis réagiront à terme face à l’hégémonie turque dans la région ? Pour rappel, Transaero, la deuxième compagnie aérienne, avait mis la clé sous la porte en 2015 après les sanctions occidentales contre la Russie pour son annexion de la Crimée. Plus récemment, Qatar Airways a dû subir l’interdiction de survol imposée par une alliance de pays arabes sunnites en raison des liens du Qatar avec l’Iran chiites, ce qui a complètement chamboulé les opérations la compagnie qatarie.

Nouvelles destinations internationales

Pour faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde », Turkish Airlines, qui est déjà « la compagnie aérienne qui dessert le plus grand nombre de destinations dans le monde » (à ce jour 315 destinations dans 126 pays),  poursuit le développement de son réseau international. Après l’ouverture de nouvelles lignes vers Marrakech, Sharjah, Bali et Louxor en 2019, Turkish Airlines a lancé cet été ses premiers vols à destination du Mexique reliant Istanbul à Mexico et Cancun à raison de trois fois par semaine. Depuis septembre, elle a choisi d’opérer des vols directs à destination de Hô Chi Minh-Ville et de Hanoi, au Vietnam. La compagnie nationale turque assure désormais des vols quotidiens vers Hô Chi Minh-Ville et dessert Hanoi six jours par semaine (quotidiennement à partir d’avril 2020). Elle dessert également Freetown, Samarcande, Aqaba, Krasnodar, Moroni, Banjul, et Lusaka depuis l’année dernière

Prochainement, Turkish Airlines inaugurera deux nouvelles dessertes : la ville de Rovaniemi en Finlande à partir du 5 décembre 2019, et la ville d’Osaka au Japon à partir du 14 avril 2020. Elle augmentera aussi la fréquence de ses vols vers de nombreuses villes. Ainsi, les vols d’Istanbul à Muscat passeront de 7 à 10 par semaine dès le 20 décembre 2019 et ceux des villes de Tokyo et de Washington-DC passeront de 7 à 10 par semaine au mois d’avril 2020. En juin 2020, les vols d’Istanbul vers Singapour et vers Los Angeles passeront de 7 à 10 par semaine et les vols vers Kuala Lumpur de 7 à 11 par semaine.

En France, Turkish Airlines vient d’ajouter Strasbourg à son réseau. Elle dessert désormais sept grandes villes françaises et souhaite davantage s’imposer sur le marché français en gardant six vols par jour au départ de Paris-CDG, des vols quotidiens depuis Lyon et maintenant Toulouse, même en hiver. Egalement, le nombre de vols entre l’aéroport Sabiha Gokçen (le deuxième aéroport d’Istanbul) et Paris-CDG passera de 5 à 7 vols à partir du 3 décembre 2019.

400 appareils en 2021

Pour atteindre son objectif, Turkish Airlines prévoit de passer sa flotte actuelle de 343 appareils à 400 pour transporter 120 millions de passager en 2021. Aussi, elle a commandé 92 nouveaux Airbus A321neo et 65 Boeing 737 MAX 8 pour son réseau court moyen-courrier, 25 Boeing 787-9 Dreamliner et 25 Airbus A350-900 (plus cinq exemplaires de chaque type en option) pour son réseau long-courrier.

Le premier Dreamliner lui a été livré en juin dernier, et le premier A350 devra être livré au premier semestre 2020. La compagnie turque attend avec impatience l’arrivée de ces nouveaux long-courriers pour pouvoir lancer de nouvelles routes. Pour exemple, la liaison Istanbul-Sydney, annoncée l’année dernière, est toujours en attente, faute d’appareils disponibles. Au niveau du moyen-courrier, Turkish Airlines, comme d’autres compagnies aériennes, est pénalisée par le Boeing 737 MAX : ses 24 déjà reçus sont cloués au sol, ce qui l’oblige à opérer régulièrement des gros-porteurs A330 ou 777 sur des lignes moyen-courriers. 

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 3 Octobre : • hôtel à CDG, aéroport en Bolivie • Coup de théâtre chez XL Airways : Gérard Houa dépose une offre de reprise • L’aéroport d’Orly va tester la reconnaissance faciale à l’embarquement début 2020

Au sommaire :  

 

  • KLM accorde des hausses de salaires substantielles à ses personnels

  • Thomas Cook : le patron de Ryanair met en cause le régulateur britannique

  • XL Airways appelle la BPI à la rescousse

  • Coup de théâtre chez XL Airways : Gérard Houa dépose une offre de reprise

  • Ryanair : 7 nouveautés à Bordeaux, trafic et promo des 150 millions

  • Le plan d’Air France pour compenser 100% de ses émissions de CO2 (pour ses vols intérieurs)

  • Groupe ADP : hôtel à CDG, aéroport en Bolivie

  • « La faillite de Thomas Cook ne veut pas dire la faillite du tour operating » – Raouf Benslimane, PDG d’Ôvoyages (entretien)

  • Ras-le bol des avions cloués au sol ?

  • #IFTM2019 : comment l’aérien collabore-t-il avec les startups?

  • L’aéroport d’Orly va tester la reconnaissance faciale à l’embarquement début 2020

     

 

KLM accorde des hausses de salaires substantielles à ses personnels

Les Echos, 02/10/2019

Il aura fallu cinq mois de négociations entre huit organisations syndicales et la direction de la compagnie néerlandaise pour parvenir à un accord. Après plusieurs grèves, les personnels ont obtenu des hausses de salaires de 7 à 8,5 % sur deux ans. La base doit désormais valider l’accord.

La paix sociale est de retour chez KLM. Après  trois grèves de ses personnels au sol, ayant entraîné l’annulation de près d’une centaine de vols, la compagnie néerlandaise, filiale du groupe Air France-KLM, vient de signer un accord social pluriannuel mettant fin aux turbulences de ces dernières semaines.

Comprenant plusieurs volets, cette convention collective, qui a réclamé cinq mois de négociations avec huit syndicats, comprend surtout des hausses de salaire pour l’ensemble des personnels. « Les négociations ont donné lieu à des pas en avant accomplis par les deux camps. Le résultat se traduit par des hausses de salaire substantielles tout en créant un climat de calme et de clarté avec des mesures favorables aux employés », a indiqué  KLM dans un communiqué.

Assouplissement des emplois du temps

Dans le détail, les pilotes et le personnel de cabine se voient octroyer une augmentation de salaire de 7 % ces deux prochaines années, sans que soit revue leur participation aux bénéfices. Les quelque 14.000 salariés employés au sol vont bénéficier, eux, d’une hausse salariale de 8,5 % sur la période à venir, mais leur participation aux bénéfices sera rognée.

Au-delà, la convention collective comporte de nouvelles mesures sur les conditions de travail, avec notamment un assouplissement des emplois du temps. Pour répondre à la surcharge de travail dénoncée par les personnels au sol, KLM prévoit ainsi de créer 80 nouveaux postes, dont des bagagistes. Répondant à l’exigence des syndicats s’inquiétant de la généralisation des emplois précaires au sein de la compagnie, la plupart d’entre eux seront assortis d’un contrat de travail de cinq ans.

Consultation de la base

« L’offre de la direction en matière de salaire est dans le bas de la fourchette mais le contenu de l’accord peut se défendre », a commenté Michiel Wallaard, de la CNV, la deuxième confédération syndicale du pays, en ajoutant toutefois que « pour une entreprise ayant enregistré des bénéfices record ces dernières années, KLM s’est comporté comme un épicier dans ces négociations ».

Mais avant d’entrer en vigueur, la convention collective doit recevoir l’aval de la base des huit organisations représentatives. Le syndicat des personnels de cabine VNC a d’ores et déjà prévenu qu’il conseillerait à ses membres de ne pas voter en faveur du texte. « Si le texte est rejeté, nous sommes prêts à retourner à la table des négociations », indique un de ses représentants.

 

Thomas Cook : le patron de Ryanair met en cause le régulateur britannique

Les Echos, 02/10/2019

Selon Michael O’Leary le régulateur britannique de l’aviation civile devrait se montrer plus exigeant en matière de garanties financières à l’égard des actionnaires des compagnies aériennes et des agences de voyages pour prévenir les défaillances.

La faillite de Thomas Cook,  qui a laissé en plan 600.000 touristes (dont 150.000 Britanniques), n’en finit pas de provoquer des secousses des deux côtés de la Manche. Au coeur des critiques : les garanties financières que les autorités en charge de l’aviation civile demandent aux voyagistes et aux compagnies aériennes.

Connu pour son franc-parler Michael O’Leary, le directeur général du groupe irlandais Ryanair (Ryanair DAC, Lauda, Malta Air et Buzz), a posé à la Civil Aviation Authority (CAA) la question qui fâche : « Comment pouvez-vous en avril autoriser Thomas Cook à voler douze mois et le voir faire faillite en septembre ? C’est un problème que la CAA doit régler ». Selon lui, le régulateur devrait se montrer « bien plus agressif vis-à-vis des actionnaires de ces sociétés ».

De son côté, le directeur du marketing de Ryanair, Kenny Jacobs,  cité lui aussi par « The Guardian » , a déclaré qu’il faisait pression sur l’Agence « pour qu’elle mette en place des tests de résistance trimestriels plus robustes pour les compagnies et les voyagistes ». Et pour forcer les entreprises « financièrement faibles » à mettre de côté des fonds afin de couvrir le rapatriement des passagers en cas de faillite.

A la date de ce jeudi, la CAA a rapatrié dans les îles britanniques quelque 120.000 passagers de Thomas Cook dans le cadre de son opération « Opter Matterhorn ».  Sur son site  elle dit se consacrer maintenant « au défi de rembourser le plus rapidement possible les 360.000 réservations protégées par ATOL (pour « Air Travel Trust » le système qui garantit rapatriement et remboursement aux vacanciers en cas de faillite de leur voyagiste, NDLR) ». L’Agence devait renouveler ce mois-ci sa licence ATOL à Thomas Cook.

L’IATA accusée de « laxisme »

Même tollé vis-à-vis des instances de régulation de l’autre côté du Channel. Mais cette fois, c’est l’Association du transport aérien international (IATA) qui est visée. Sur fond de faillites en série (XL Aiways, Aigle Azur et Adria Airways…), Jean-Pierre Mas, qui préside le syndicat Entreprises du Voyage, a déclaré « aux Echos » que l’IATA faisait preuve « d’un inadmissible laxisme vis-à-vis des compagnies ». Il lui demande de rendre  le régime de garanties financières demandé aux compagnies aériennes aussi drastique que celui exigé pour les voyagistes.

Et de citer Norwegian, toujours membre du Billing and settlement plan (une filiale de l’IATA qui fait office de chambre de compensation bancaire entre les compagnies et les agences agréées, NDLR) malgré des pertes de 138 millions d’euros en 2018 et 154 millions d’euros au premier trimestre 2019.  Mais aussi Aigle Azur qui affichait depuis deux ans des capitaux propres négatifs et dont les exercices comptables « en accordéon » n’avaient pas été approuvés par le Commissaire aux comptes.

 

XL Airways appelle la BPI à la rescousse

La Tribune, 02/10/2019

Le PDG de la compagnie a demandé au directeur général de la banque publique d’investissement d’apporter les financements nécessaires à la survie de la compagnie.

Alors qu’une audience au tribunal de commerce de Bobigny se tiet ce mercredi à 15 heures sur l’avenir de XL Airways, Laurent Magnin, le PDG de la compagnie aérienne en redressement judiciaire, abat sa dernière carte pour sauver le transporteur et ses 570 salariés.

Mardi 1er octobre peu avant minuit, il a réagi aux propos de Nicolas Dufourcq, le directeur général de la banque publique d’investissement (BPI), qui s’était étonné ur BFM de ne pas avoir été sollicité par les dirigeant de XL Airways.

Des propos qui ont “laissé sans voix” Laurent Magnin.

Dans une lettre ouverte adressée à Nicolas Dufourcq, le PDG de XL Airways explique que “la non-sollicitation directe vient du fait que XL Airways était accompagnée par les services compétents du Ministère des Finances (CIRI) et que via l’autorité de tutelle de la BPI, la compagnie a, à d’innombrables reprises, sollicité l’intervention de la banque pour accompagner XL Airways”.

Audience à 15 heures

Et Laurent Magnin de prendre Nicolas Dufourcq au mot.

    “Nous ne comptons plus les heures, ni les jours, à envisager toutes les solutions possibles. Y compris, eu égard à votre communication,  celle de la participation de la BPI qui a été créée pour répondre au rayonnement industriel de notre pays. Créer des emplois de valeur et répondre à la concurrence sainement avec des outils adaptés, c’est la mission que les parlementaires français avaient rappelée dans un rapport du 30 septembre 2015. En prenant position sur l’aérien, vous donnerez le signal d’un pays qui croit dans cette industrie. Je vous demande solennellement de bien vouloir nous recevoir avant notre audience au Tribunal de Commerce de Bobigny qui aura lieu mercredi 2 octobre à 15 heures. Ceci afin d’évoquer, dans les prochaines heures, la capacité de la BPI à apporter un financement nécessaire à la préservation et à la pérennité de la société”.

XL Airways a besoin de 35 millions d’euros pour mettre en oeuvre un plan à cinq ans décidé il y a quelques mois. Tous les avions sont cloués au sol depuis lundi.

 

Coup de théâtre chez XL Airways : Gérard Houa dépose une offre de reprise

La Tribune, 02/10/2019

Après l’échec de son offre de reprise d’Aigle Azur, Gérard Houa a déposé une offre de reprise de XL Airways, peu de temps avant une audience au tribunal de commerce de Bobigny cet après-midi.

Rebondissement chez XL Airways. Selon nos informations, Lu Azur la société de Gérard Houa, l’actionnaire minoritaire d’Aigle Azur (20%), qui était candidat à la reprise d’Aigle Azur, aujourd’hui liquidée, a déposé une offre de reprise pour XL Airways, peu de temps avant la tenue d’une audience au tribunal de commerce de Bobigny cet après-midi. Lu Azur promet d’injecter 30 millions d’euros, « 15 millions en fonds propres et 15 millions sous forme de prêt actionnaire ».

Pour rappel, XL Airways est en redressement judiciaire et a arrêté ses vols lundi dernier.

Restructuration du réseau

Gérard Houa compte présider XL Airways et nommer Philippe Bohn, directeur général. Un schéma qu’il avait déjà proposé pour Aigle Azur.

Gérard Houa propose de reprendre deux A330 (sur 4) en leasing et conserver 276 salariés sur 570. Si son offre est acceptée, il arrêtera les vols vers la République dominicaine, les Antilles et la Réunion qui sont déficitaires et conserveraient ceux vers le Mexique, les États-Unis et la Chine. Selon Gérard Houa, “XL Airways est en mesure de se redresser en quelques mois sous réserve d’un apport de fonds de l’ordre de 30 millions d’euros”.

Gérard Houa s’est fait connaître fin août pour avoir tenté de prendre le contrôle d’Aigle Azur. Le 26 août, il avait investi le siège d’Aigle Azur et évincé le PDG sans passer par la voie légale d’un conseil d’administration. Après la mise en redressement judiciaire, il avait été candidat à la reprise, mais son offre ne permettait pas d’assurer un avenir pérenne à Aigle Azur, selon le tribunal, et elle a été jugée irrecevable.

Le tribunal devrait mettre sa décision concernant XL Airways en délibéré à la fin de la semaine.

 

Ryanair : 7 nouveautés à Bordeaux, trafic et promo des 150 millions

Air Journal, 03/10/2019

La compagnie aérienne low cost Ryanair a lancé son programme d’hiver à Bordeaux, qui inclut sept nouvelles liaisons vers Lille, Strasbourg, Nador, Oujda, Budapest, Prague et Palerme. Son trafic passager a augmenté de 8% en septembre, lui permettant de passer le cap des 150 millions de clients en un an avec promotion à l’appui.

La première compagnie aérienne européenne a célébré le 2 octobre 2019 le lancement des premiers vols de son programme d’hiver 2019 dans sa base à Bordeaux-Mérignac, avec notamment le lancement de sa desserte quotidienne vers l’aéroport de Lille et de son service de trois vols hebdomadaires vers Strasbourg. Le programme Ryanair Hiver 2019 à Bordeaux comprend 31 lignes au total, dont 7 nouveautés (Budapest, Lille, Nador, Oujda, Palerme, Prague et Strasbourg) ainsi que 15 lignes étendues de l’été à l’hiver ; il devrait apporter 1,4 millions de client par an sur l’aéroport bordelais :

-3 appareils basés (investissement de $300m)

-7 nouvelles lignes vers Budapest (2 vols hebdos), Lille (1 vol quotidien), Nador (2 vols hebdos), Oujda (1 vol hebdo) Palerme (2 vols hebdos), Prague (2 vols hebdos) & Strasbourg (3 vols hebdos)

-15 lignes étendues de l’été à l’hiver vers Bari (2 vols hebdos), Bologne (2 vols hebdos), Brest (3 vols hebdos), Cologne (3 vols hebdos), Copenhague (2 vols hebdos), Dublin (2 vols hebdos), Krakow (2 vols hebdos), Lisbonne (5 vols hebdos), Malaga (2 vols hebdos), Manchester (2 vols hebdos), Marseille (4 vols hebdos), Naples (2 vols hebdos), Ouarzazate (2 vols hebdos), Tanger (2 vols hebdos) & Venise Trévise (3 vols hebdos)

–31 lignes au total

-1,4 millions de clients par an (+186%)

-100 emplois Ryanair

-1000 emplois « sur site » par an

Hélène Bégasse de Ryanair a déclaré dans un communiqué : « Nous sommes ravis de célébrer le début de notre programme hiver 2019 à Bordeaux, avec le lancement de nouvelles lignes vers Lille et Strasbourg, deux des 7 nouvelles destinations à Bordeaux cet hiver. Pour célébrer, nous avons lancé une offre spéciale avec des tarifs à partir de 14,99 €, pour voyager jusqu’à fin novembre 2019, et disponibles à la réservation jusqu’à samedi minuit (5 octobre), uniquement sur Ryanair.com. Étant donné que ces tarifs bas incroyables seront rapidement happés, nous invitons les clients à se connecter dès aujourd’hui sur www.ryanair.com afin d’en profiter ».

Le trafic du Ryanair Group a augmenté de 8% en septembre pour atteindre 14,1 millions de passagers, dont 13,5 millions pour Ryanair (+7%) et 0,6 millions pour Lauda en Autriche (+20%). Sur les douze derniers mois, ce trafic atteint les 150,3 millions de clients (+10%), l’occasion pour la low cost d’annoncer « une promo massive « Des millions dans les airs », avec jusqu’à 30 euros de réduction sur les vols aller-retour sur plus d’un million de sièges », pour célébrer le record de 150 millions de clients en Europe en 12 mois – plus de 25 fois la population de l’île d’Irlande ». Cette promo exceptionnelle sur son réseau européen est disponible pour voyager d’octobre 2019 à mai 2020, uniquement sur le site Ryanair.com, jusqu’au vendredi 4 octobre à minuit.

 

Le plan d’Air France pour compenser 100% de ses émissions de CO2 (pour ses vols intérieurs)

La Tribune, 02/10/2019

Tous les clients d’Air France se verront proposer “un voyage neutre en carbone en France” à partir du 1er janvier 2020, “un voyage responsable”, explique Anne Rigail, directrice générale d’Air France, dans un communiqué. Seuls les vols domestiques sont concernés dans un premier temps, soit 450 vols et 57.000 clients chaque jour.

Air France a décidé de compenser à partir de l’an prochain les émissions de CO2 de tous ses vols intérieurs afin “d’accélérer la transition vers un transport aérien plus durable”, annonce mardi la compagnie.

Tous les clients d’Air France se verront ainsi proposer “un voyage neutre en carbone en France” à partir du 1er janvier 2020, explique Anne Rigail, directrice générale d’Air France, dans un communiqué.

Moins de 3 litres de carburant aux 100 km par passager

“Cette compensation prendra la forme de participation à des projets certifiés par des organismes reconnus”, ajoute la compagnie.

Air France annonce également un nouvel objectif à l’horizon 2030 : réduire de 50% ses émissions de CO2 au passager/km par rapport à 2005, soit une consommation de carburant par passager aux 100 km inférieure à 3 litres.

Pour pouvoir proposer à ses clients un “voyage responsable”, Air France promet “des actions concrètes” : moderniser la flotte d’avions, favoriser l’éco-pilotage, réduire le poids à bord de ses avions, recycler les déchets, supprimer le plastique à usage unique… Le tri sélectif est notamment mis en vigueur depuis le 1er octobre.

Seuls les vols domestiques, à travers la France, sont dans un premier temps concernés par cette annonce, ce qui représente environ 450 vols et 57.000 clients quotidiennement.

 

Groupe ADP : hôtel à CDG, aéroport en Bolivie

Air Journal, 02/10/2019

Le Groupe ADP annonce l’ouverture en 2022 d’un complexe hôtelier Courtyard et Residence Inn by Marriott à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. En Bolivie, il a signé un protocole d’accord d’entrée en négociation exclusive en vue du développement et de l’exploitation, sur une durée de 30 ans, de l’aéroport international Viru Viru de Santa Cruz de la Sierra.

Le Groupe ADP, en tant que propriétaire foncier, aménageur et investisseur, ADIM Paris Île-de-France (filiale de développement immobilier de VINCI Construction France) en qualité de promoteur et Cycas Hospitality, en tant qu’exploitant hôtelier, ont signé fin septembre les accords permettant la construction et l’exploitation sur l’aéroport Paris-CDG d’un combo hôtelier double-enseigne rassemblant Courtyard**** et Residence Inn****, deux marques appartenant à Marriott International. Conçu par l’architecte primé Manuelle Gautrand, ce complexe hôtelier, dont l’ouverture est prévue pour janvier 2022, sera doté d’une surface de 13 500 m². Il comprend un hôtel Courtyard de 223 chambres et une résidence hôtelière Residence Inn de 100 appartements, proposant des suites avec cuisine destinés aux longs séjours (plus de 24 heures). Logés dans le même bâtiment, mais répartis sur deux volumes, les deux établissements offriront leurs services de manière différenciées et autonomes, tout en partageant des espaces de convivialité communs : au rez-de-chaussée, très largement vitré et offrant de larges volumes (4,5 m sous plafond), les espaces de réception (lobbys) des deux enseignes, ainsi qu’une salle de restauration de 300 m² pouvant accueillir les clients des deux hôtels et du quartier ; une salle de sport/fitness, un espace de co-working et des salles de réunions sur 330 m², répondant ainsi aux nouveaux besoins de services des clients ; et un parking de 50 places en sous-sol.

À cette occasion, Serge Grzybowski, Directeur de l’immobilier du Groupe ADP, a déclaré dans un communiqué : « l’implantation de ce nouveau complexe hôtelier enrichit l’offre d’hébergement sur l’aéroport qui,  portée par la croissance du trafic aérien, a plus que doublé en dix ans avec 3181 chambres à fin 2018 contre 1480 chambres en 2008. Grâce à cette nouvelle offre de résidences hôtelières, nous améliorons la qualité des services proposés à nos passagers et clients de nos quartiers. Enfin, ce projet, pour lequel nous sommes investisseurs, participe de notre stratégie de valorisation de notre foncier visant à développer la ville aéroportuaire ». Après l’ouverture début 2019 de l’hôtel Innside by Meliá de 267 chambres, propriété du Groupe ADP, la capacité d’hébergement de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle s’établit désormais à 3448 chambres réparties sur 11 hôtels et devrait atteindre 4460 chambres à l’horizon 2025.

« Considéré de par sa superficie comme la plus importante ville aéroportuaire au monde », le quartier d’affaires Roissypole regroupe environ 384.000 m² de bureaux, hôtels, commerces et services. Situé au cœur de la plateforme de Paris-Charles de Gaulle, il dispose d’une inter-modalité via le CDGVAL qui dessert tous les terminaux, ainsi que les gares TGV et RER, et à terme le futur terminal 4. Au fil des ans, l’aéroport est devenu un pôle d’activités majeur au cœur du 1er pôle économique francilien. Premier hub d’Europe pour le trafic intercontinental, il dispose d’une hyper-connectivité par la route (A1, A3, A104…) et en transports en commun (avion, TGV, RER B, bus…), laquelle sera considérablement renforcée à terme avec l’arrivée de la liaison ferroviaire directe CDG Express  et de la ligne 17 du métro Grand Paris Express.

En Bolivie, le Groupe ADP et le Gouvernement ont signé un protocole d’accord « d’entrée en négociation exclusive d’un contrat d’alliance stratégique » en vue du développement et de l’exploitation, sur une durée de 30 ans, de l’aéroport de Santa Cruz de la Sierra-Viru Viru, premier aéroport du pays avec 2,9 millions de passagers accueillis en 2018. L’aéroport international Viru Viru a vu son trafic croître de près de 10% par an au cours des dix dernières années, « accompagnant le développement économique du pays et bénéficiant du dynamisme de la compagnie nationale » Boliviana de Aviación. Il est le principal point d’entrée en Bolivie par voie aérienne, et dessert Santa Cruz de la Sierra, la plus grande ville de Bolivie avec 1,7 million d’habitants et capitale du département de Santa Cruz, le premier pôle économique de Bolivie (29 % du PIB).

Le protocole d’accord prévoit qu’en cas d’accord définitif, le Groupe ADP serait en charge de « la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et le financement » de l’aéroport Viru Viru, incluant les infrastructures existantes et les extensions nécessaires durant les 30 ans du contrat. Le Groupe ADP « mobilisera ses différentes expertises pour le succès du montage de ce projet » en tant que partenaire stratégique du gouvernement et en associant les différents acteurs locaux intéressés au projet.

Fernando Echegaray, Directeur en charge de l’International du Groupe ADP, a déclaré : « Le Groupe ADP exploite déjà avec succès 25 aéroports dans le monde, dont l’aéroport de Santiago du Chili, et nous sommes honorés de la confiance que nous témoignent les autorités boliviennes par la signature de ce protocole d’accord. Nous sommes très heureux de la possibilité, au terme des négociations qui s’engagent, de pouvoir compter un deuxième aéroport en Amérique Latine dans notre réseau. La Bolivie est un pays disposant d’une économie robuste, d’un important potentiel de croissance et d’un plan de développement cohérent de son secteur aérien. Le Groupe ADP pourra, avec les autorités et les nombreux acteurs locaux, participer à ce développement et déployer son expertise aéroportuaire globale pour offrir une expérience unique aux passagers de Viru Viru ».

 

« La faillite de Thomas Cook ne veut pas dire la faillite du tour operating » – Raouf Benslimane, PDG d’Ôvoyages (entretien)

Le Quotidien du Tourisme, 03/10/2019

Raouf Benslimane, président du tour-opérateur Ôvoyages.

ENTRETIEN – Le patron du tour-opérateur Ôvoyages (181M€ de CA 2018, plus de trente clubs de vacances Ôclub dans le monde) livre son analyse sur Thomas Cook. Son activité de tour operating, traditionnelle, engagée sur le terrestre et l’aérien, exclusivement B2B, s’est ouverte au package dynamique et aux destinations en long-courrier depuis 2 ans. Connu pour son franc-parler, Raouf Benslimane passe ici en revue le modèle français, la guerre des prix, les commissions, l’absence de fonds de garantie de l’aérien…

La faillite du groupe Thomas Cook  était-elle prévisible ?

La société est endettée depuis des lustres ! Il faut se rappeler qu’elle avait déjà été mise sous « assistance respiratoire il y a quelques années par le gouvernement britannique. Il avait injecté 2 milliards de livres sterling auxquels s’est ajoutée la prise de participation de Fosun à hauteur de 17% si ma mémoire est bonne. La question est de savoir pourquoi Thomas Cook, entreprise implantée au niveau mondial et bi-séculaire, était endetté et n’a pas réussi à se redresser. Trop gros, trop lourd, pas agile, pas assez digital, loi de la concurrence ? Personne ne dispose de toutes les informations détaillées pour faire une analyse sérieuse sur les limites du modèle, les oppositions stratégiques internes, les intérêts divergents entre créanciers investisseurs- détenteurs de CDS (credit default swaps) et les vrais actionnaires, etc.

Cela remet-il en cause le modèle du tour operating ?

Tous ceux que j’entends dire et déduire que le modèle du tour operating est dépassé, que Thomas Cook n’avait pas su se renouveler, que les autres TO sont condamnés… n’ont aucune compétence pour en juger car ils ne disposent pas, en réalité, de la masse d’informations nécessaires pour ce faire. On ne doit pas préjuger des causes de l’effondrement d’une entreprise multinationale aussi ancienne, alors que son concurrent direct, TUI, propose quasiment le même modèle économique et pourtant se porte beaucoup mieux (hors France). Conclure à la faillite du tour opérating du fait de la faillite de TC est une ineptie !

Et dans le cas de Thomas Cook France ?

Au-delà de l’endettement du groupe, Thomas Cook France a été forcément victime de la concurrence éclatée du marché français qui est de surcroît un marché restreint, et de la guerre des prix orchestrée notamment par TUI depuis l’époque de Marmara qui a cassé l’image de beaucoup de destinations du bassin méditerranéen. On peut y ajouter le coût des charges fixes ainsi que des commissions extrêmement élevées versées aux réseaux à distinguer de ce qui est perçu par les agences. J’apporte d’ailleurs tout mon soutien aux équipes de TC, victimes à leur tour du modèle allemand.

Faut-il changer le modèle français ?

Le marché français caractérisé par une guerre folle des prix additionnée à la faiblesse des marges rend suicidaire l’acceptation des taux de commissions tels que nous les connaissons en France, alors qu’ils sont deux fois moindre outre-Rhin ! Mes collègues et amis du Seto peuvent en témoigner. Lors de différentes réunions, d’autres patrons de TO et moi avons mis en garde sur le risque majeur de destruction découlant de la guerre des prix alors que les agences et leurs clients attendent de la qualité, de la différenciation, de la valeur ajoutée. C’est cette guerre des prix qui, en France, a mis à mal les deux leaders mondiaux que sont TUI et Thomas Cook, après Look et Fram ! Une guerre des prix découlant des surcapacités mises sur le marché toujours par les mêmes qui s’imaginent que le marché français est comme le marché allemand alors que ce dernier est beaucoup plus important

Que va-t-il se passer pour les autres TO?

C’est un désastre pour toute la chaîne pyramidale, à savoir hôtels et réceptifs et TO, mais il faut distinguer 2 choses :

_premièrement, les dégâts provoqués par cette faillite. Les impayés importants que subissent notamment les TO risquent d’accélérer la chute des acteurs qui étaient déjà faibles ou au bord du précipice.

_deuxièmement, faillite de Thomas Cook ou pas, le modèle du tour opérating est de toute façon à revoir. Cela est totalement déconnecté de toute faillite passée ou à venir.

Aujourd’hui, on ne sait plus qui est vraiment tour-opérateur, qui va disposer réellement de stocks quand les sièges des low cost seront remplis, qui fait du marketing sur les clubs et qui met réellement les moyens pour se différencier, qui propose et prend le risque d’aller chercher et d’offrir des produits différents, qui se dépense en sang et en sueur -sans fonds d’investissement- pour satisfaire ses clients.

Vous posez-vous la question d’un changement pour vous-même ?

Au sein de mon propre TO, c’est un sujet récurrent. Je dors et je me réveille avec la même question : « comment s’adapter aux réalités du marché, aux attentes des clients, vers quel modèle évoluer ? ». On oppose souvent les TO plus ou moins engagés et les spécialistes du sur mesure, comme si les uns étaient condamnés et les autres détenant ou relevant de la panacée. Or, en réalité nous avons tous la même problématique qui est la désintermédiation, la dilution de la notion de marques, et surtout, surtout la tendance au low cost, ce « milk shake » rendant les clients totalement infidèles et volatils, confortés dans leur démarche par des acteurs comme Booking, Airbnb…

Comment peut-on continuer à être tour-opérateur ?

Le défi demain, et c’est déjà maintenant et même hier pour moi, c’est comment se préparer à aller chercher le client volatil pour le rendre fidèle à la marque sinon à la promesse et au modèle économique. Sans rien dévoiler, nous travaillons sur ce sujet au sein d’Ôvoyages depuis 2 ans au moins. Et dieu merci, autant nous pouvons dire que notre industrie n’a jamais été si chahutée, autant nous avons des raisons d’espérer quant à l’avenir, en raison de notre stratégie d’anticipation sur les évènements actuels. La faillite de Thomas Cook est malheureusement la énième après tant d’autres, mais avec des conséquences plus ravageuses. Les agences de voyages doivent avoir la mémoire, dans leur intérêt premier, de qui dans son parcours n’a jamais trahi sa culture, sa promesse et ses engagements. Finalement, peut-être qu’après ce séisme on verra renaître une profession sur un terrain plus sain et plus équitable pour tous…

Vous n’avez pas souffert du dépôt de bilan de Thomas Cook ?

Non, car lors des discussions en vue du référencement, on nous a demandé un niveau de commission que nous ne pouvions accepter et nous n’avons donc jamais été référencés par ce réseau. Cependant, nous avions des co-affrètements en commun avec Jet tours. Le lundi 23 septembre, soit le jour de la déclaration de cessation de paiement du groupe Thomas Cook à Londres, j’ai personnellement validé un virement relativement important en faveur de TC France, qui correspondait à des départs du week-end suivant. Alors que dans le même temps TC a bloqué un avis de virement en notre faveur sur des sièges achetés chez Ôvoyages… Malgré cela, nous avons été jusqu’au bout de la rectitude et de la bienveillance, en faisant partir tous les clients pour lesquels nous n’avions pas été payés…

A propos d’impayés, que dites-vous de l’absence d’une caisse de garantie contre les faillites des compagnies aériennes?

Entre une compagnie aérienne qui fait faillite et dont les clients directs ne seront jamais remboursés et un tour-opérateur qui dans la même situation verra ses propres clients pris en charge par l’organisme de garantie professionnelle, il y a 2 poids 2 mesures en terme de responsabilité ! Ne rien faire en cette période funeste [Aigle Azur et XL Airways ont déposé leurs bilans, NDLR] , subir la loi de l’IATA et du lobby de l’aérien, revient à collaborer à la destruction de l’outil économique que nous représentons nous, les tour-opérateurs et les agences de voyages

Qu’est-il possible de faire ?

Il serait temps de faire respecter nos métiers par nos dirigeants politiques qui ne dirigent rien en réalité en ne faisant rien pour nous protéger. Je vais personnellement m’employer à militer et à soutenir davantage nos instances représentatives, les EdV et Seto notamment en vue d’aboutir à la constitution d’une garantie des fonds déposés au niveau de l’aérien. Si nous devons y arriver, c’est maintenant !!

 

Ras-le bol des avions cloués au sol ?

Air & Cosmos, 02/10/2019 (Cet article est probablement promotionnel)

L’actualité récente n’a pas manqué de souligner les déboires des compagnies aériennes et des tour-operators. Mais qu’en est-il des sociétés de leasing ou organismes financiers, à qui appartiennent environ 2/3 des avions dans le monde ?

Peu connues du grand public, ces entreprises sont pourtant un maillon essentiel dans l’écosystème aéronautique, et particulièrement impactées par les banqueroutes de leurs clients.

Comment maintenir des garanties d’assurance pour les dommages subis par les aéronefs entre deux locations?

Quid de la responsabilité civile du financier en cas de dommages causés aux tiers par les aéronefs immobilisés ou en cours de transit?

Un avion au sol n’est désormais plus une fatalité !

Le « Willis Towers Watson Paris Club of Aircraft Financiers » propose une offre exclusive développée par le bureau parisien du courtier en assurance Willis Towers Watson afin de répondre à ces problématiques : une souscription express, une couverture complète incluant quelques vols de convoyage et des conditions attractives pour des besoins ponctuels grâce à la mutualisation des risques entre les assurés.

 

#IFTM2019 : comment l’aérien collabore-t-il avec les startups?

Tom Travel, 02/10/2019

À l’occasion de l’IFTM Top Résa, le cabinet Wavestone a dévoilé les principales informations qui ressortent de son étude dédiée à l’innovation dans l’aérien. L’occasion également pour la startup Safety Lines, issue de BigBlank, le startup studio d’Air France, de revenir sur la relation entre les acteurs de l’aérien et les jeunes pousses.

« À l’horizon 2037, plus de 8 milliards de passagers sont attendus, contre 4 milliards aujourd’hui dans l’aérien », a introduit Jean-Baptiste NAU, Senior Manager, Wavestone. Une multiplication par deux du trafic de passagers aériens en quinze ans qui pose à l’ensemble de l’industrie de nombreux défis. Afin de les surmonter, les acteurs de l’aérien peuvent s’appuyer sur l’écosystème de startups, selon l’analyste. « La plupart des jeunes pousses voient le jour dans le but d’apporter une réponse concrète à une problématique stratégique. La plupart se positionnent sur l’optimisation de l’expérience passagère, la performance opérationnelle ainsi que la gestion du trafic aérien », explique-t-il.

Expérience passager et performance opérationnelle

Parmi les thématiques connexes, l’analyste souligne la difficulté pour les compagnies de recruter des pilotes et voit dans l’arrivée des nouveaux services de mobilité aérienne — drones, aéronefs — un sujet sur lequel les jeunes pousses peuvent accompagner les transporteurs et opérateurs aéroportuaires. L’étude révèle également une faible présence des jeunes pousses sur le segment du « travel retail ». Au total, 85 % des startups du segment s’attellent à optimiser l’expérience voyageur et la performance opérationnelle. Et qui dit startups, dit nouvelles technologies. « L’intelligence artificielle, la blockchain et les réalités virtuelle et augmentée sont les trois principales “deep tech” sur lesquelles les startups se positionnent », constate-t-il. Des systèmes qui permettent d’optimiser la relation client avec l’exploitation de chatbots, les opérations de maintenance à l’aide du prédictif ou encore la sécurisation des identités biométriques.

Des startups nourries aux données

Wavestone constate une importante collaboration entre les grands acteurs de l’aérien avec cet écosystème de jeunes sociétés. En témoignent les challenges de l’innovation organisés par le groupe ADP — un projet qui bénéficie d’une enveloppe de 16 millions d’euros — mais aussi la création de BigBlank, le startup studio d’Air France, capable d’investir jusqu’à « 900 000 euros » pour transformer une idée en un service innovant. L’entité vise à faire émerger 3 à 5 startups par an et la jeune pousse Safety Line est l’une d’entre elles. « Les acteurs de l’aérien produisent une quantité importante de données dont la plupart n’est pas exploitée a posteriori », constate Pierre Jouniaux, CEO de Safety Line, qui a eu l’idée d’exploiter celles contenues par les boîtes noires des avions.

Constatant que le carburant constitue 30 % du coût d’exploitation des compagnies, la startup transforme ces données en service qui permet d’améliorer la performance opérationnelle. « Nous utilisons l’apprentissage automatique pour fournir des conseils d’itinéraires ou de manœuvres aux pilotes en temps réel », explique-t-il. L’utilisation des données des radars permet également aux opérateurs aéroportuaires de mieux comprendre les causes de congestions et les temps d’attentes excessifs lors du décollage ou de l’atterrissage. Une solution qui a convaincu Transavia et lui permet de réduire la facture de carburant de 2 % sur chaque vol. Pour le transporteur qui « opère 40 appareils, cela correspond à une économie annuelle de 2 millions d’euros. »

La difficulté de la mise à l’échelle

Parvenue à développer un POC rapidement pour les compagnies aériennes, le prochain challenge pour Safety line est de parvenir à la mise à l’échelle de sa solution. « Notre solution constitue un progrès pour Transavia, désormais, nous devons nous assurer que ce dispositif présente également un intérêt à l’échelle de l’industrie par rapport au système actuel », explique le CEO de Safety Line. L’analyste de Wavestone voit dans l’écosystème de startups une solution pour permettre aux grands groupes de minimiser l’impact de la dette technologique pour accélérer sa transformation.

 

L’aéroport d’Orly va tester la reconnaissance faciale à l’embarquement début 2020

RTL, 01/10/2019

Des bornes de reconnaissance faciale vont être utilisées pour accélérer l’identification des passagers lors de l’enregistrement des bagages et de l’embarquement.

La reconnaissance faciale gagne du terrain dans les aéroports français. Après les contrôles aux frontières, la technologie va être utilisée dans les prochains mois pour identifier les passagers afin de fluidifier les procédures d’embarquement à l’aéroport d’Orly. Selon une information de L’Express, deux compagnies aériennes, dont Air France, ont été sélectionnées par Aéroports de paris (ADP) pour mener une expérimentation d’un an circonscrite à trois vols réguliers européens en moyen courrier.

Dès début 2020, les passagers des vols concernés se verront proposer ce nouveau service en lieu et place de la carte d’embarquement habituelle. Au moment de l’enregistrement des bagages et de l’embarquement, ils devront s’identifier auprès d’une borne spécifique qui scannera leur visage et veillera à ne pas capturer ceux des autres passagers à proximité.

Le système fait l’objet d’un suivi très attentif de la part de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). La collecte de données biométriques devra recevoir le consentement éclairé des passagers.

Le gouvernement entend réduire le temps d’attente

Les données ne pourront pas être conservées et devront être détruites après le décollage de l’avion. Elles ne pourront pas être utilisées à des fins commerciales ni croisées avec d’autres fichiers, comme la base de données du ministère de l’Intérieur.

Aéroports de Paris espère que cette expérimentation débouchera sur une généralisation de l’utilisation de la biométrie dans le parcours des passagers dans les aéroports parisiens dans les prochaines années.

La reconnaissance faciale est déjà utilisée aux postes frontières d’Orly et de Roissy où les ressortissants européens peuvent s’identifier dans les sas “Parafe” en 10 à 15 secondes seulement. Le gouvernement entend réduire le temps d’attente à trente minutes au maximum à l’arrivée dans l’espace Schengen et à quarante-cinq minutes pour les vols internationaux.

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