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Edité par Progexa

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Au sommaire :  

 

  • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien

  • Finnair : 1000 postes supprimés, un A350 revendu

  • La low-cost hongroise Wizz Air progresse à la faveur de la crise

  • Delta Air Lines : siège du milieu bloqué jusqu’en janvier

  • Air France : les vols Paris Orly – Brest reprendront dès le 31 août 2020

  • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis

  • Transavia France repart demain vers le Maroc

 

Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien

LesEchos.fr – 25 Août 2020

A l’instar d’American Airlines, qui a annoncé 19.000 suppressions d’emplois, plus de la moitié des compagnies aériennes mondiales prévoient de réduire leurs effectifs dans les 12 prochains mois.

Malgré la reprise partielle du trafic, la vague des suppressions d’emplois continue de monter dans le transport aérien. Dans un message interne, American Airlines, a annoncé ce mardi à ses 140.000 salariés son intention de licencier 19.000 salariés, à compter du 1er octobre, à l’issue du moratoire sur les licenciements imposés par le pouvoir public en contrepartie des aides d’Etat.

La direction de la première compagnie américaine justifie sa décision par la nécessité de s’adapter à l’effondrement de son trafic passagers. « Aujourd’hui, c’est le message le plus difficile que nous ayons eu à partager », écrit le directeur général, Doug Parker. Environ 17.500 salariés seront mis à pied, ce qui signifie qu’ils pourraient éventuellement être réintégrés avec leur ancienneté si l’activité reprend. En revanche, quelque 1.500 postes d’encadrement seront définitivement supprimés. Ces licenciements s’ajoutent à plus de 10.000 départs volontaires.

Fin du moratoire

En avril dernier, la compagnie de Dallas s’était pourtant engagée, comme ses principaux concurrents, United et Delta, à ne pas procéder à des plans de licenciements, en contrepartie d’une aide de 12 milliards de dollars, sous forme de prêts garantis et de prêt fédéral. Mais cet engagement était valable jusqu’au 30 septembre, contrairement à l’engagement de maintenir son offre de lignes intérieures pendant au moins deux ans.

A l’époque, les pouvoirs publics américains estimaient que ce plan de soutien d’un montant total de 50 milliards de dollars, permettrait de laisser passer la crise sans destruction d’emplois. Mais contrairement aux attentes, le trafic des compagnies américaines ne s’est pas redressé et reste encore inférieur d’environ 50 % au niveau d’avant crise sur les lignes intérieures, et de 70 % sur les lignes internationales.

D’autres plans à venir

Ce plan de licenciement chez American sera probablement suivi, dans les prochains jours ou les prochaines heures, d’annonces semblables chez ses concurrents United et Delta. Selon l’agence Reuters, Delta aurait déjà décidé de licencier près de 2.000 pilotes en octobre. De son côté, United avait évoqué en avril un sureffectif de 36.000 employés.

Cette nouvelle vague de licenciement ne se limite pas aux Etats-Unis. Rien que pour cette journée de mardi, l’australienne Qantas a annoncé 2.500 suppressions de postes, en plus des 6.000 licenciements déjà décidés, Emirates et Etihad ont demandé à leurs personnels navigants de prendre jusqu’à six mois de congé sans solde et Finnair a évoqué un millier de suppressions de postes. Selon un sondage réalisé le mois dernier par l’Association du transport aérien international IATA auprès de ses adhérents, 55 % des compagnies aériennes prévoient des réductions d’effectifs dans les 12 prochains mois.

Finnair : 1000 postes supprimés, un A350 revendu

Air-Journal.fr – 26 Août 2020

La compagnie aérienne Finnair a ouvert des négociations avec les syndicats sur la suppression de 1000 postes, conséquence de la pandémie de Covid-19 et des restrictions de voyage. Elle a d’autre part conclut un accord de sale and leaseback sur un Airbus A350-900, lui rapportant plus de 100 millions d’euros de liquidités.

Les « négociations de coopération » annoncées le 25 aout 2020 par la compagnie nationale finlandaise portent sur jusqu’à 1000 de ses 6700 employés, dont environ 500 basés à l’étranger. Elles concernent environ 2800 employés travaillant chez Finnair en Finlande, et des processus similaires sont menés dans ses unités à l’étranger. « Presque tous » les employés de la compagnie basée à l’aéroport d’Helsinki-Vantaa ont été mis au chômage technique pendant une partie du printemps et de l’été, un principe qui sera maintenu par Finnair « pour une durée indéterminée ou jusqu’à nouvel ordre » parallèlement aux négociations sur les suppressions de postes.

L’objectif est selon la compagnie de l’alliance Oneworld « d’assurer la continuité des activités de base de Finnair afin que les équipages de cabine et de poste de pilotage puissent reprendre le travail progressivement dès que le marché se rétablira et que les vols pourront être augmentés ». Pour cette raison, Finnair « ne prévoit actuellement » pas de réduction permanente des effectifs de pilotes, hôtesses de l’air et stewards basés en Finlande.

Souhaitant « agir de manière responsable dans cette situation difficile », Finnair explique qu’elle soutiendra les employés concernés par le biais d’un programme social, qui comprendra un accompagnement pratique « de l’emploi à l’emploi », une formation et des conseils « sur l’esprit d’entreprise ». Ces mesures de réduction de personnel prévues sont incluses dans l’objectif de réduction permanente des coûts, « actualisé » hier de 80 à 100 millions d’euros.

La Covid-19 « est la crise la plus profonde de l’aviation. La pandémie et les restrictions de voyage exceptionnellement strictes en Finlande ont eu un impact sur la demande de vols et nous n’exploiterons qu’une petite partie de notre capacité par rapport à l’année dernière. Un tournant rapide pour le mieux dans la situation de pandémie n’est malheureusement pas en vue. Notre chiffre d’affaires a considérablement diminué et c’est pourquoi nous devons simplement ajuster nos coûts à notre nouvelle taille », a déclaré dans un communiqué le CEO de Finnair Topi Manner. « Nous voulons bâtir un avenir compétitif pour Finnair et conserver autant d’emplois que possible. De plus, nous voulons être en mesure d’offrir à l’avenir de bonnes connexions avec le monde aux Finlandais et à l’économie finlandaise. Malheureusement, cela nécessite les mesures que nous avons annoncées aujourd’hui. Le calendrier de reprise de l’aviation n’étant pas clair, notre plan est également de mettre en œuvre des mises à pied temporaires importantes pour ajuster nos ressources », a-t-il ajouté.

Autre action annoncée mardi par Finnair, la vente et cession-bail (sale and leaseback) d’un Airbus A350-900. L’accord a été finalisé avec Nomura Babcock & Brown Co. (NBB) et BBAM Aircraft Management, l’appareil livré en février dernier à NBB étant loué pour douze ans. Cela n’aura « pas d’impact majeur sur le résultat d’exploitation de Finnair pour le troisième trimestre 2020 », précise la compagnie aérienne dans un communiqué séparé, mais « l’effet cash positif immédiat » est supérieur à 100 millions d’euros. Finnair a mis en service 15 des 19 A350-900 commandés, avec deux aménagements tri-classes différents : 46+43+208, et 32+42+262.

La low-cost hongroise Wizz Air progresse à la faveur de la crise

LesEchos.fr – 24 Août 2020

La compagnie à bas coûts, déjà numéro un en Europe centrale, profite du recul de ses principaux concurrents pour ouvrir de nouvelles bases à l’Ouest et prendre des parts de marché.

De l’audace, beaucoup d’opportunisme et une gestion des dépenses à rendre fier un Harpagon : telle semble être la recette du remède anti-crise selon Wizz Air. Alors que ses principaux concurrents, y compris Ryanair, doivent revoir à la baisse leurs espoirs de reprise, la compagnie low cost hongroise a déjà retrouvé 70 % de son activité d’avant la crise et prévoit de revenir à 80 % cet hiver. Basée à Budapest, elle a même inauguré, au cours des quatre derniers mois, 200 nouvelles lignes et neuf nouvelles bases en Europe, dont la dernière à l’aéroport de Londres-Gatwick, fief d’Easyjet. Wizz Air a redéployé une partie de sa flotte sur les destinations les plus favorables, tandis que ses salariés n’ont pas été épargnés par les licenciements et les baisses de salaires.

Le favori des analystes

Wizz Air semble partie pour figurer parmi les principaux gagnants de la crise. Dans sa dernière note d’analyse, le cabinet Citi Research la place en tête de ses favoris en Europe, aux côtés de Ryanair. Selon son analyse, la compagnie hongroise, qui a déjà réussi à devenir la première compagnie en Europe centrale , est la mieux placée pour augmenter sa part de marché, en profitant du recul de ses concurrents. C’est notamment le cas à Londres-Luton et Londres-Gatwick, où Wizz Air augmente fortement son offre, tandis que celle d’Easyjet baisse.

Une base à Abu Dhabi

Profiter de la crise pour gagner du terrain, c’est aussi l’ambition affichée par son président fondateur, Jozsef Varadi. Lors de la présentation des résultats trimestriels fin juillet, il a maintenu tel quel le plan d’expansion qui prévoit de passer la flotte de 121 Airbus A320 et A321 à 201 en 2024 et 275 en 2027. Wizz Air est ainsi l’une des très rares compagnies à n’avoir procédé à aucune annulation ni report de commandes.

Le dirigeant a aussi confirmé le démarrage, le 1er octobre, d’un projet particulièrement osé : l’ouverture d’une base à Abou Dhabi. Une première pour une low cost européenne ! Depuis la capitale des Emirats Arabes Unis, Wizz Air compte desservir 11 métropoles dans dix pays, dont cinq en Europe centrale, en Airbus A321.

Un millier de navigants licencié

Comme chez Ryanair, la médaille a toutefois son revers. Si Wizz Air a réussi à générer un trafic de 40 millions de passagers sur des destinations d’Europe centrale peu ou pas desservies par les compagnies traditionnelles, c’est grâce à une gestion des coûts sans état d’âme. Avec une holding à Jersey et un patron vivant à Genève, la compagnie hongroise est aussi l’une des dernières en Europe sans syndicat.

Ce qui explique en partie la rapidité avec laquelle elle a pu licencier un millier de navigants au printemps sur 4.500, imposer une baisse des salaires de 14 % en moyenne et replacer sur des destinations nouvelles une vingtaine d’avions avec leurs équipages. Wizz air n’a pas non plus été exemplaire en matière de remboursement des vols annulés. Et, en temps ordinaire, elle est aussi la seule à faire payer les bagages en cabine. Autant de caractéristiques qui risquent de moins bien passer à l’ouest de l’Europe.

Delta Air Lines : siège du milieu bloqué jusqu’en janvier

Air-Journal.fr – 25 Août 2020

La compagnie aérienne Delta Air Lines prolonge l’un de ses principaux protocoles de santé et de sécurité jusqu’à la période des Fêtes de Noël, en supprimant la vente des sièges intermédiaires et en limitant le nombre de clients par vol jusqu’au 6 janvier 2021. Elle prolonge également la dispense des frais de modification pour les nouveaux vols achetés jusqu’au 30 septembre.

« Les experts médicaux, y compris nos propres partenaires chez Emory Healthcare, sont d’accord – plus de distance à bord fait la différence », a déclaré dans un communiqué Bill Lentsch, Chief Customer Experience Officer de la compagnie américaine. « Nous privilégions la santé de nos clients et de nos employés et de rétablir la confiance dans la sécurité du transport aérien plutôt que de remplir tous les sièges d’un avion. Nous continuerons d’adopter une approche réfléchie pour rassurer nos clients ». Jusqu’au 6 janvier 2021, Delta bloquera la sélection des sièges du milieu dans les classes Premium Select, Delta ComfortMD et Main Cabin, via l’application Fly Delta ou en ligne.

  • Pour les voyageurs seuls ou à deux : les sièges du milieu seront bloqués pour la sécurité.
  • Pour les groupes de 3 ou plus : les sièges du milieu apparaîtront comme disponibles pour la réservation, pour permettre aux familles et aux compagnons de voyage de sélectionner des sièges côte à côte.

Cette fonctionnalité « nous aide à maintenir notre engagement à donner aux passagers plus d’espace à bord tout en offrant de la flexibilité avec leurs choix de sièges », explique Delta air Lines. Elle s’assurera que ses vols ne sont pas remplis à pleine capacité.

Pour les voyages avant le 31 octobre, la compagnie de l’alliance SkyTeam :

  • Limite le nombre de passagers à bord de tous les avions – avec ou sans sièges intermédiaires.
  • Limite la cabine First à la moitié de la capacité afin d’assurer plus d’espace entre les passagers (sur les vols régionaux en configurations 1+2, la cabine First sera plafonnée à 67% de la capacité).
  • Bloque une allée de sièges sur les avions sans sièges intermédiaires.

Sur les trajets où les avions de la compagnie aérienne « commencent à se remplir », Delta continuera d’augmenter le nombre d’avions de plus grande taille ou d’ajouter d’autres vols. La classe Affaires Delta One sur les gros-porteurs, conçue avec « plus d’espace et d’intimité », sera proposée à pleine capacité à compter du 1er octobre. Les voyageurs peuvent vérifier leurs sélections de sièges à tout moment avant le départ dans My Trips sur delta.com ou dans l’application Fly Delta.

Delta Air Lines « met constamment à jour ses bonnes pratiques et améliore les nouveaux standards de sécurité en se basant sur l’avis d’experts médicaux et sur les retours de ses passagers ». La recherche médicale indique selon elle que le port du masque est l’un des moyens les plus efficaces de réduire le taux d’infection Covid-19. Pour la sécurité de tous, les passagers doivent s’attendre à continuer à porter des masques dans tout l’aéroport, dans les salons Delta Sky et à bord de l’avion pendant la saison des vacances de Noël « et au-delà ».

Les passagers qui indiquent avoir une condition médicale les empêchant de porter un masque sont tenus de compléter un processus d’« autorisation de vol » avant d’être autorisés à voyager. Pour en savoir plus sur les mesures prises par Delta pour garantir la sécurité de ses passagers et de ses employés, cliquez ici.

Pour tous les nouveaux vols achetés jusqu’au 30 septembre, les voyageurs de Delta ont la possibilité de modifier leur vol sans frais pendant un an à partir de la date d’achat. Voir ici pour plus de détails. Consciente de l’importance de la flexibilité, la compagnie aérienne prolonge également la dispense des frais de modification pour les nouveaux vols achetés jusqu’au 30 septembre.

Air France : les vols Paris Orly – Brest reprendront dès le 31 août 2020

TourMag.com – 25 Août 2020

Il sera possible de rejoindre l’aéroport d’Orly jusqu’à quatre fois par jour

Air France relancera le 31 août ses vols entre Paris Orly et Brest. Les passagers pourront rejoindre Orly jusqu’à 4 fois par jour.

Les premiers vols vers Paris-Orly vont reprendre lundi 31 août à l’aéroport Brest Bretagne opérés par la compagnie Air France.

La capitale sera ainsi de nouveau desservie par ses deux aéroports, Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle, après une interruption du trafic sur Orly de quelques mois.

En semaine, il sera possible de rejoindre l’aéroport d’Orly jusqu’à quatre fois par jour en Airbus A318 ou A319, deux fois le samedi et trois fois le dimanche.

Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis

Air-Journal.fr – 25 Août 2020

Les compagnies aériennes du groupe Lufthansa ont restreint un peu plus les exemptions tolérées au port obligatoire du masque en vol : toute dispense devra dès le mois prochain être justifiée par un certificat médical accompagné d’un test négatif au Covid-19.

La recrudescence des cas de contamination et des incidents un peu partout dans le monde y est sans doute pour quelque chose : à partir du 1er septembre 2020, une dispense de l’obligation de porter un masque pendant le vol pour des raisons médicales ne sera possible que si un certificat médical est présenté, sur un formulaire fourni par le transporteur. Les passagers peuvent télécharger le document sur les sites Web de Lufthansa, Brussels Airlines, Swiss International Air Lines ou Austrian Airlines. De plus, les passagers qui ne peuvent pas porter de masque pendant le vol doivent présenter un test négatif de Covid-19, ne datant pas de plus de 48 heures avant le décollage. Cela « garantit une sécurité maximale pour les passagers voyageant avec eux ».

Tous les passagers du groupe de Star Alliance seront informés directement de ces nouvelles exigences, par courriel ou SMS, ainsi que via les réseaux sociaux, afin de « donner aux clients la possibilité de s’adapter aux règles modifiées en temps utile ».

Les compagnies aériennes du groupe Lufthansa avaient rendu obligatoire le port du masque à bord de leurs vols début mai ; les exceptions à cette règle n’étaient auparavant possibles qu’avec un certificat médical.

De nombreuses mesures d’hygiène ont été mises en place à bord de leurs avions comme au sol dans les aéroports. Les transporteurs sont également en contact étroit avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et les autorités nationales « pour promouvoir le développement et l’harmonisation continus des normes sanitaires dans le transport aérien pendant la pandémie de Covid-19 ». Ils ont en outre signé la charte européenne pour la sécurité des vols, s’engageant à respecter les normes les plus strictes en matière de protection contre les infections pendant les voyages aériens à travers le monde.

En principe, le risque de contracter le virus à bord d’un avion est très faible. Les cabines sont équipées de filtres qui nettoient l’air des contaminants tels que la poussière, les bactéries et les virus.

 

Transavia France repart demain vers le Maroc

Air-Journal.fr – 25 Août 2020

La compagnie aérienne low cost Transavia France relance mercredi des vols entre Paris et cinq aéroports marocains, toujours avec des restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19.

Suspendus depuis la fin juillet, les vols de la filiale d’Air France spécialisée dans le vol pas cher vers le Maroc reprennent demain 26 aout 2020, entre sa base à Paris-Orly et les aéroports de Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir et Oujda. Le site de Transavia indique ce matin des sièges disponibles d’ici fin octobre sur trois rotations hebdomadaires vers Casablanca et Rabat, sept vers Marrakech, jusqu’à six vers Agadir et jusqu’à cinq vers Oujda.

Des conditions spécifiques s’appliquent aux passagers sur ces cinq liaisons, précisait Transavia dans un communiqué la semaine dernière : seuls les citoyens marocains ainsi que les citoyens étrangers ayant le statut de résidents au Maroc sont autorisés à entrer sur le territoire marocain. Les membres de la famille immédiate (conjoint-e-s et enfants) de citoyens marocains et étrangers résidents au Maroc sont également autorisés à entrer sur le territoire, uniquement sur présentation d’une attestation qui leur sera délivrée par le Consulat du Maroc en France.

Les passagers autorisés doivent par ailleurs présenter avant embarquement :

• Un test PCR négatif de moins de 48h ainsi qu’un test sérologique pour tous les passagers à partir de 12 ans ;

• Une fiche sanitaire complétée et imprimée.

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 21 AOUT 2020 : • Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe • Aéroports parisiens : -77% en juillet…

Au sommaire :  

  • Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe

  • La majorité des compagnies aériennes pourraient réduire leurs effectifs dans l’année à venir

  • Aéroports parisiens : -77% en juillet

  • Coronavirus : les revenus de Qantas s’effondrent avec la crise

  • Le secteur aérien sous pression: près de 70.000 emplois pourraient disparaître en Belgique dans les prochains mois

  • La compagnie aérienne KLM va supprimer jusqu’à 5000 emplois

  • Atlas Servair, filiale d’Air France KLM, licencie 50 employés

  • SAS Scandinavian: la recapitalisation approuvée par Bruxelles

  • Feu vert allemand à l’aide pour SWISS

  • Pas d’aide suédoise pour la low cost Norwegian

  • Sénégal: 77 milliards FCFA pour soutenir le tourisme, le transport aérien et sauver plus de 100 000 emplois

  • Air India rachetée par Tata Sons ?

 

 

Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe

Les Echos – 19/08/2020

La multiplication des mesures de quarantaine et les incertitudes pesant sur les possibilités de déplacement ont stoppé la lente reprise du trafic aérien en Europe, comme dans d’autres régions du monde. Les professionnels du secteur demandent la généralisation des tests avant le voyage.

C’est la rechute ! Alors que le trafic aérien avait retrouvé une trajectoire ascendante, la décision du Royaume-Uni et d’autres Etats d’imposer des quarantaines aux voyageurs en provenance de zones à risques, a douché les espoirs de reprise des compagnies européennes. Pour la première fois depuis la levée des confinements, fin mai, l’offre de sièges des compagnies aériennes a légèrement baissé, de 0,2 %, cette semaine, comparée à la semaine précédente, selon les chiffres d’OAG , le spécialiste britannique de la collecte des horaires de vol. Et ce, alors que le nombre total de sièges mis en vente venait juste de repasser au-dessus du seuil de 50 % du niveau de 2019.

Ce reflux de l’offre est plus sensible en Amérique du Nord et en Asie, mais il n’épargne pas l’Europe, qui avait pourtant fait une belle remontée. Dès l’annonce de la décision britannique, la plus volontariste d’entre elles, Ryanair a annoncé une réduction de 20 % de son offre en septembre et en octobre, pour s’adapter à la baisse des réservations. Sa concurrente Easyjet a confirmé, ce lundi, la fermeture de trois de ses 11 bases au Royaume-Uni (Londres-Stansted, Londres-Southend et Newcastle). L’une comme l’autre ont également multiplié les annulations de vols.

Optimisme douché

Jusqu’à présent, Ryanair et Easyjet avaient pourtant fait le pari de la reprise en Europe, revoyant même à la hausse leurs offres pour le mois d’août. Mais devant la recrudescence du nombre de cas de Covid-19, ces derniers jours, ce bel optimisme avait commencé à faiblir avant même l’annonce des mesures de quarantaine. Car manifestement, la demande n’a pas suivi la hausse de l’offre en juillet, comme en témoignent les chiffres de trafic des aéroports français.

Alors qu’Air France – qui n’a pas publié de chiffre de trafic depuis avril – avait prévu de remettre en ligne 35 % de son programme de vols en juillet et 40 % en août, le trafic à Roissy-CDG en juillet était encore inférieur de 76,7 % à celui de juillet 2019, ce qui en dit long sur le niveau de remplissage des avions.

La demande ne suit pas l’offre

Même décalage pour les aéroports régionaux. « En moyenne, le trafic dans les aéroports français était encore inférieur de 70 % en juillet, comparé à juillet 2019, ce qui représente environ 20 millions de passagers en moins, estime le président de l’Union des aéroports français, Thomas Juin . Les vols ont repris, grâce aux efforts des compagnies, mais les taux de remplissage se situaient plutôt entre 40 % et 50 %, contre plus de 80 % habituellement à cette période de l’année. Les quelques exceptions concernent la Corse, où la baisse n’était que de 25 % en juillet, ainsi que les Antilles, qui bénéficient d’une clientèle affinitaire importante. ».

Face à cette situation, les représentants du transport aérien attendent désormais des gouvernements des règles stables pour faire face à une épidémie durable. « Nous sommes clairement dans le pire des scénarios : celui d’une crise sanitaire qui perdure, souligne Thomas Juin. Il n’est donc plus question d’attendre que l’épidémie disparaisse ; il faut s’organiser pour continuer à fonctionner avec la Covid. »

Des tests au lieu des quarantaines

A l’instar de l’association des aéroports internationaux (ACI) et de l’association des compagnies aériennes internationales (IATA), le président de l’Union des aéroports français plaide notamment pour des tests de dépistage avant le départ pour les passagers en provenance de zones à risques. « Cela permettra d’éviter des mises en quarantaine qui stoppe net le trafic aérien », affirme-t-il.

Mais, là encore, pas question d’attendre une éventuelle harmonisation des règles au niveau mondiale. « Il y a urgence, insiste Thomas Juin. La France doit prendre les devants en passant des accords bilatéraux avec nos principaux partenaires, afin de définir des modes opératoires précis, comme le recours aux tests, en cas de difficultés. Sans quoi le transport aérien ne pourra pas se reconstruire. »

La majorité des compagnies aériennes pourraient réduire leurs effectifs dans l’année à venir


Tour Hebdo – 19/08/2020

Air France, Lufthansa, British Airways, Air Canada, United… Toutes envisagent des suppressions d’emplois dans les douze mois à venir. Et elles ne sont pas les seules, selon un sondage réalisé par IATA.

C’est une enquête alarmante menée auprès du secteur aérien. Une majorité de compagnies aériennes dit envisager des réductions d’effectifs dans les douze mois à venir en raison d’une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié début août par l’Association internationale du transport aérien (IATA).

« La majorité (55%) des responsables de compagnies aériennes interrogés s’attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir » en raison d’un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué IATA dans un communiqué, selon un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

Chute du trafic de 63% en 2020

Ainsi, 45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l’impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien. 57% d’entre eux s’attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. Enfin, 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l’équilibre entre l’offre et la demande sera retrouvé.

L’association ne s’attend pas à un retour à la normale du trafic aérien avant 2024. Elle estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019, avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur. L’Asie Pacifique et l’Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019, alors que l’Amérique du Nord et l’Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu’ailleurs, selon IATA.

Le détail des suppressions de postes envisagées :

L’américaine United a annoncé qu’elle pourrait licencier jusqu’à 36 000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25 000 suppressions. L’allemande Lufthansa veut supprimer 22 000 emplois, Air Canada 20 000, British Airways 12 000, Air France-KLM jusqu’à 12 500, l’australienne Qantas 6 000, le scandinave SAS 5 000, le britannique EasyJet 4 500.

LATAM, la compagnie la plus importante d’Amérique latine, a annoncé la suppression de 2 700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est quant à lui en passe d’être racheté par une société américaine et a annoncé qu’il allait fermer l’une de ses filiales et supprimer 3 000 postes. Enfin, la britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3 000 emplois.

Aéroports parisiens : -77% en juillet

Air Journal – 19/08/2020

En juillet 2020, le trafic de Paris Aéroport était en baisse de 77,1% par rapport à l’année dernière, avec 2,41 millions de passagers accueillis à CDG et Orly. Pour l’ensemble du Groupe ADP, le recul était de 77,3%.

La pandémie de Covid-19 est bien sûr responsable de l’état du trafic dans les aéroports parisiens, même si on est désormais loin de la situation d’avril. A Paris-Charles de Gaulle, où seuls les terminaux 2E, 2F et 2AC sont actuellement ouverts afin d’accueillir l’ensemble du trafic commercial de passagers, le trafic de juillet à atteint 1,728 million de passagers (-76,7%), tandis qu’à Paris-Orly où le trafic n’a repris que le 26 juin au T3 et le 13 juillet au T4, ce sont environ 681.700 clients qui ont été accueillis en juillet (-78,1%)

Dans ces deux aéroports, le trafic France est en décroissance de 55,2% par rapport à juillet 2019, tandis que le trafic Europe (hors France) est en diminution de 76,2% ; le trafic international (hors Europe) est en recul (-85,5%) du fait d’une décroissance de l’ensemble des faisceaux : Asie-Pacifique (-94,9%), Amérique du Nord (-94,3%), Amérique Latine (-93,7%), Moyen-Orient (-88,3%), Afrique (-81,5%) et les DOM-COM (-50,4%).

Le nombre de passagers en correspondance est en recul de 79,6%, le taux de correspondance de Paris Aéroport s’établissant à 17,4%, en retrait de 2,5 points par rapport à juillet 2019. 

Depuis le début de l’année, le trafic de Paris Aéroport est en diminution de 64,7% avec un total de 22,2 millions de passagers (17,77 à CDG, 6,4 à Orly). Le nombre de passagers en correspondance est en diminution de 62,2% ; le taux de correspondance s’établit à 24,3%, en hausse de 1,9 pt.

En juillet 2020, le trafic total du Groupe ADP est en baisse de 77,3% par rapport au même mois l’an dernier, avec 6 millions de passagers accueillis dans l’ensemble du réseau d’aéroports gérés. Depuis le début de l’année, ce trafic a reculé de 61,3% avec un total de 54,2 millions de passagers accueillis.

« S’agissant des plates-formes du Groupe ADP à l’international, et concernant l’activité commerciale régulière, les aéroports suivants sont ouverts à tout type de vols commerciaux, certaines restrictions locales pouvant néanmoins s’appliquer : Ankara, Antalya, Batumi, Bodrum, Conakry, Enfidha, Gazipasa, Izmir, Mactan-Cebu, Monastir, Ohrid, Skopje, Tbilissi et Zagreb. Les aéroports de Delhi et d’Hyderabad sont ouverts pour des vols domestiques et pour des liaisons commerciales internationales régulières se limitant aux pays avec lesquels l’Inde a signé des accords bilatéraux. L’activité des aéroports d’Amman, Antananarivo, Djeddah, Médine, Nosy Be et Santiago reste pour le moment uniquement limitée au trafic domestique, et l’aéroport de Maurice est fermé aux vols commerciaux », rappelle le groupe dans son communiqué.

Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 46,1% du capital, est en baisse de 82,8% sur le mois de juillet 2020, et de 79,6% depuis le début de l’année. Pour mémoire, les vols commerciaux d’Istanbul Atatürk ont été transférés vers le nouvel aéroport d’Istanbul depuis le 6 avril 2019 ; hors Atatürk, le trafic de TAV Airports est en baisse de 73,0% depuis le début de l’année.

Le trafic de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, est en baisse de 94,9% sur le mois de juillet 2020 et de 56,0% depuis le début de l’année. Le trafic d’Amman, dont le Groupe ADP détient 51% du capital, est en baisse de 95,7% sur le mois de juillet 2020 et de 68,7% depuis le début de l’année. Le trafic de GMR Airports en Inde, dont le Groupe ADP détient 49% du capital, est en baisse de 83,8% sur le mois de juillet 2020.

 

Coronavirus : les revenus de Qantas s’effondrent avec la crise


Les Echos – 20/08/2020

La compagnie australienne dit faire face « à la période la plus difficile » depuis sa création. Après une perte annuelle de 1,9 milliard de dollars américains, elle s’attend à de nouveaux résultats en berne au cours des prochains mois. L’Australie ne compte par rouvrir ses frontières tant qu’un vaccin contre le Covid-19 n’aura pas été trouvé.

Qantas n’échappe à la déconfiture. Ce jeudi, la compagnie aérienne australienne a annoncé une chute de 82 % de ses revenus entre avril et juin, provoquée par la pandémie de coronavirus qui a paralysé le secteur aérien. Elle a estimé sa perte annuelle à 1,9 milliard de dollars.

Confrontée « à la période la plus difficile » depuis sa naissance, il y a 100 ans, Qantas a d’ores et déjà pris des mesures, espérant réduire ses coûts d’environ 10 milliards de dollars. Elle a taillé dans ses effectifs à hauteur de 6.000 personnes et cloué au sol une centaine d’appareils, pour une période pouvant aller jusqu’à un an.

« Un impact immense » à venir

La pandémie de Covid-19 est d’autant plus mal tombée pour la compagnie que celle-ci enregistrait alors de bons résultats. « Nous étions en passe de renouer avec un bénéfice supérieur à 1 milliard de dollars lorsque cette crise a frappé », a déclaré son PDG. Alan Joyce a estimé que la situation sanitaire devrait continuer à avoir « un impact immense » sur l’activité de l’entreprise, avec la prévision d’une « perte importante » lors de l’exercice financier à venir.

Les frontières internationales de l’Australie sont fermées à la majorité des passagers étrangers, et les citoyens de l’île-continent ont la quasi-interdiction de quitter leur pays. Le gouvernement a déclaré que l’accès aux touristes étrangers ne sera pas rouvert tant qu’un vaccin contre le Covid-19 n’aura pas été trouvé. Dans un tel contexte, le fleuron de l’aviation australienne ne prévoit pas de retrouver avant mi-2021 le niveau de fréquence de ses vols d’avant la pandémie.

 

Le secteur aérien sous pression: près de 70.000 emplois pourraient disparaître en Belgique dans les prochains mois


RTL INFO  19/08/2020

En Belgique, près de 70 000 emplois pourraient disparaître dans le secteur aéronautique dans les prochains mois, selon les prévisions de l’IATA, l’Association internationale du transport aérien. Les aéroports belges devraient, il est vrai, perdre plus de 19 millions de passagers cette année. Ces chiffres ne sont ni confirmés ni démentis par le ministre de la Mobilité et par les syndicats.

7 millions de jobs soutenus par l’aviation menacés en Europe

En Europe, ce sont désormais plus de 7 millions de jobs soutenus par l’aviation (y compris le tourisme) qui sont menacés, contre 6 millions estimés en juin.

Toujours selon l’IATA, le nombre de passagers devrait refluer d’environ 60 % cette année en Europe. La demande de transport de passagers n’atteindra pas les niveaux de 2019 avant… 2024.

Le secteur est vulnérable. “C’est un secteur très peu rentable qui a une grande fragilité économique et financière. S’il y a le moindre incident, on aboutit à la situation qu’on a aujourd’hui. Il faut savoir qu’à un certain moment, Lufthansa perdait un million d’euros par heure”, explique François Bellot, le ministre de la Mobilité.

Et les frais fixes sont très importants. Le ministre prend l’exemple d’un avion Airbus A320 : “C’est une location de l’ordre de 300.000 euros par mois et tous ces avions qui sont cloués au sol. Les compagnies sont quand même tenues de verser les montants aux propriétaires et aux sociétés de leasing”, souligne François Bellot.

Les états aident certaines compagnies

Pour faire face aux difficultés, les constructeurs sabrent dans leurs effectifs: 15.000 postes en moins chez Airbus, 16.000 chez son rival Boeing, 2.500 chez le canadien Bombardier. Un cauchemar pour un secteur qui, il y a encore un an, affichait des carnets de commandes records pour certains appareils.

Les états ont soutenu financièrement certaines compagnies: l’Allemagne a prêté 9 milliards à Lufthansa, la France et les Pays-Bas 11 milliards au groupe KLM Air France et la Belgique 290 millions à Brussels Airlines.

 

La compagnie aérienne KLM va supprimer jusqu’à 5000 emplois


L’Echos Touristique – 20/08/2020

La compagnie KLM prévoit environ 1500 licenciements secs sur ses 33 000 employés auxquels s’ajouterait 2000 départs volontaires.

La compagnie aérienne néerlandaise KLM a récemment annoncé qu’elle supprimerait jusqu’à 5 000 emplois d’ici fin 2021 en raison de la « crise d’une ampleur sans précédent » causée par la pandémie. « KLM est en proie à une crise d’une ampleur sans précédent (…) Nous nous attendons à ce que la voie de la reprise soit longue et semée d’incertitudes », a déclaré la compagnie, dans un communiqué.

« Cela signifie que la structure et la taille de KLM doivent encore être rigoureusement ajustées dans les années à venir. Par conséquent, un total de 4 500 à 5 000 postes dans l’ensemble du groupe KLM disparaîtront », a-t-elle prévenu.

Les pertes abyssales subies par la compagnie rendent inévitables ces suppressions d’emplois, en dépit du plan d’aide de 3,4 milliards d’euros consenti par le gouvernement néerlandais, a expliqué l’entreprise, qui fait partie de l’alliance Air France-KLM. La compagnie prévoit environ 1 500 licenciements secs sur ses 33 000 employés. S’y ajouteraient 2 000 départs volontaires, déjà annoncés cette année, et le non-renouvellement de 1 500 contrats temporaires.

 

Atlas Servair, filiale d’Air France KLM, licencie 50 employés


Bladi – 19/08/2020

Une cinquantaine d’employés d’Atlas Servair ont manifesté lundi en début d’après-midi devant le siège de la société à Casablanca, pour protester contre leur licenciement qualifié d’abusif.

Dans une déclaration au site Aljarida24, un employé a jugé arbitraire et abusive la décision des responsables de l’entreprise, actionnaire d’Atlas Catering avec 40% du capital, qui ont décidé de se passer des services de 50 salariés.

Après une période d’inactivité due à la crise sanitaire, le leader du domaine du catering aérien, qui opère à travers 3 plateformes au Maroc, a décidé de mettre fin aux contrats de travail sans aucun préavis ni motifs valables, ajoute la même source.

Une injustice sociale qui risque de porter préjudice à plusieurs familles, s’indigne un autre employé, surtout que la majorité doit faire face à des crédits bancaires. Certains, ayant plus de 15 ans d’ancienneté, attendent déjà de connaître le montant de leurs indemnités.

SAS Scandinavian: la recapitalisation approuvée par Bruxelles

Air Journal – 18/08/2020

Le gendarme européen de la concurrence a donné son feu vert au plan d’aide d’un milliard d’euros des gouvernements du Danemark et de la Suède pour recapitaliser la compagnie aérienne SAS Scandinavian Airlines, en proie comme ses rivales à l’impact de la pandémie de Covid-19.

Après Air France, KLM Royal Dutch Airlines ou Lufthansa, la Commission européenne continue d’utiliser son « cadre temporaire » pour accepter les aides d’état aux compagnies aériennes, afin de leur fournir « un soutien de trésorerie urgent dans le contexte » de la crise sanitaire. Le feu vert signifié à SAS Scandinavian le 17 aout 2020 porte sur une recapitalisation de 11 milliards de couronnes suédoises (environ 1 milliard d’euros), elle-même partie d’un fait partie d’un programme plus large, qui prévoit également une participation importante des investisseurs privés « y compris la conversion de titres de créance privés en cours en capitaux propres ».

La vice-présidente exécutive de la CE Margrethe Vestager, en charge de la politique de concurrence, a déclaré dans un communiqué : « SAS joue un rôle clé pour la connectivité et l’économie des pays scandinaves. Comme de nombreuses autres entreprises actives dans le secteur aéronautique, SAS a été durement touché par la crise actuelle. Avec cette mesure, le Danemark et La Suède contribuera jusqu’à 1 milliard d’euros à la recapitalisation de SAS et aidera la compagnie aérienne à surmonter la crise actuelle ».

Dans le même temps, poursuit la commissaire, les États membres « seront suffisamment rémunérés pour les risques assumés par les contribuables, et le soutien sera assorti de conditions pour limiter les distorsions de concurrence. Je salue la participation des investisseurs privés au plan, car elle limite le besoin d’aide d’État, tout en contribuant à la reprise des entreprises touchées par l’épidémie de coronavirus ».

Suite à cette recapitalisation, les lignes de crédit accordées au printemps (avec garantie à hauteur de 90% par la Suède et le Danemark) sont annulées.

Basée principalement à l’aéroport de Copenhague, la compagnie de Star Alliance fournit « en temps normal » les deux-tiers du trafic aérien intra-scandinave, rappelle la Commission européenne, et représente « plus de 30% et 25% respectivement du trafic international au Danemark et en Suède ». Laissant imaginer l’impact qu’aurait une insolvabilité de SAS, un sort auquel elle a désormais échappé, tout au moins dans l’immédiat.

Feu vert allemand à l’aide pour SWISS

Air Journal – 18/08/2020

Le Fonds allemand de stabilisation de l’économie (FSE) a donné son feu vert au prêt de 1,5 milliard de francs suisses garanti par la Confédération pour soutenir les compagnies aériennes Swiss International Air Lines et Edelweiss.

Annoncé en avril dernier par le Conseil Fédéral, le prêt bancaire de 1,5 milliard de CHF garanti à 85% pour soutenir la compagnie nationale suisse et sa filiale en pleine pandémie de Covid-19, a été accepté par le FSE le 17 aout 2020. Il va désormais pouvoir être débloqué, Swiss rappelant que son remboursement, majoré des intérêts au taux du marché, « est prévu dans les plus brefs délais possibles ». Grâce à ce crédit bancaire, « au soutien apporté par la société mère Lufthansa et aux mesures draconiennes de réduction des coûts » déjà adoptées, les besoins en liquidités des deux transporteurs suisses « seraient assurés, dans des conditions strictement définies », expliquait la compagnie de Star Alliance au printemps.

La Confédération avait bien précisé les fonds garantis « pourront être utilisés exclusivement pour les infrastructures suisses », interdisant par exemple les transferts vers le groupe, et que les fonds générés à l’avenir « devront être utilisés en priorité pour rembourser les aides » : pas de distribution de dividendes, ni de restitutions ou de transferts au sein d’un groupe avant le remboursement intégral des prêts.

Hier, le CEO de Swiss Thomas Klühr déclarait dans un communiqué : « Nous sommes très reconnaissants que le soutien financier déjà garanti par le gouvernement suisse sous la forme d’un prêt puisse à présent aboutir. SWISS et Edelweiss pourront ainsi surmonter cette crise exceptionnelle engendrée par des facteurs exogènes, et poursuivre la reprise de leur exploitation aérienne entamée le 15 juin ».

Ce prêt bancaire dépendait de l’aide publique de 9 milliards d’euros accordée à la maison-mère Lufthansa, en contrepartie de laquelle l’Etat entre à hauteur de 20% dans le capital de la compagnie nationale allemande. Swiss en avait bien besoin, après avoir affiché au premier semestre une perte d’exploitation de 247 millions d’euros, quasiment égale au bénéfice enregistré à la même période en 2019, et un chiffre d’affaires en recul de 55%.

La compagnie basée à l’aéroport de Zurich-Kloten espérait encore début aout relancer 85% de ses destinations d’ici l’automne ; mais c’était avant la résurgence de la pandémie en particulier en Europe, et la mise en place de nouvelles restrictions de voyage.

Pas d’aide suédoise pour la low cost Norwegian

Air Journal – 19/08/2020

La Suède a rejeté une demande d’assistance financière de la compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle, arguant qu’elle était déjà en difficulté financière avant le début de la pandémie de Covid-19.

La demande de garantie de prêt déposée par Norwegian Air Sweden, filiale basée à l’aéroport de Stockholm-Arlanda de la spécialiste norvégienne du vol pas cher, a été rejetée le 18 aout 2020 par le Riksgälden (Office national de la dette) ; Une décision motivée par le fait qu’au 31 décembre dernier, il y avait « un risque très élevé que Norwegian ne soit pas en mesure de remplir ses engagements financiers » ou de « gérer un endettement supplémentaire ». La low cost n’avait pas précisé le montant qu’elle cherchait à couvrir par une garantie d’Etat, mais le programme suédois d’assistance aux compagnies aériennes, d’un montant d’environ 575 millions de dollars, précise clairement (à l’instar d’autres pays européens) qu’une aide ne peut être apportée qu’à celles dont la viabilité financière était avérée avant la crise.

Norwegian ne peut pas faire appel de cette décision, mais constate que sa rivale SAS Scandinavian Airlines a elle été aidée par les gouvernements suédois et danois. La responsable de la communication Charlotte Holmbergh Jacobsson a déclaré : « cela montre clairement que la concurrence n’est pas quelque chose que l’on souhaite en Suède », pas plus que le maintien de l’emploi ou l’apport de touristes dans le pays.

Les opérations de la low cost en Suède incluent un millier de salariés et 50 Boeing 737 (37 -800 et treize MAX 8), ainsi que trois 787-9 Dreamliner ; seuls 14 monocouloirs étaient en opération fin juillet. Son réseau à Stockholm compte en temps normal près de 70 destinations (opérées par les différentes filiales du groupe low cost), dont Paris-CDG, Nice, Bastia, Bordeaux, Montpellier ou Marrakech.

Après la conversion d’une partie de sa dette en actions (pour 1,16 milliard d’euros), des emprunts et étant désormais recapitalisée (avec un tiers de son capital détenu par les sociétés de leasing AerCap et BOC Aviation, parmi les 24 qui lui louent 91 avions), Norwegian Air Shuttle a eu accès la garantie d’Etat de la Norvège sur des prêts à hauteur d’environ 280 millions d’euros supplémentaires.

Sénégal: 77 milliards FCFA pour soutenir le tourisme, le transport aérien et sauver plus de 100 000 emplois

Ecofin – 20/08/2020

Le Sénégal a débloqué 77 milliards FCFA au profit des acteurs du tourisme et du transport aérien, en riposte à la Covid-19. Un gel de la TVA a également été décidé. Ce soutien a permis de préserver plus de 100 000 emplois dont 300 chez Air Sénégal.

« Dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale pour faire face à l’impact de la pandémie de la Covid-19 dans les secteurs du tourisme et des transports aériens, le gouvernement a affecté une enveloppe globale de 77 milliards FCFA [$139 millions, Ndlr] pour soutenir les outils de production, préserver plus de 100 000 emplois et préparer la relance post Covid-19. »

C’est la révélation faite par le ministre sénégalais du Tourisme et du Transport aérien, le mardi 18 août. Alioune Sarr coprésidait dans ses services la réunion d’évaluation dudit plan, aux côtés du général François Ndiaye, président du Comité de suivi FORCE Covid-19, et d’autres responsables sectoriels.

Dans la répartition, 45 milliards FCFA ont été affectés au hub d’Air Sénégal dans l’opérationnalisation de son plan de développement. Ce qui a permis à la compagnie nationale de conserver 300 emplois directs, et de maintenir huit avions en état fonctionnel pour un redéploiement optimal.

Une autre enveloppe de 15 milliards FCFA a été allouée au Crédit hôtelier et touristique pour « soutenir toutes les entreprises de la chaine de valeur touristique et hôtelière ». Cela a contribué au financement de 123 agences de voyages, 353 établissements d’hébergement (toutes catégories confondues), 245 restaurants, 1 167 guides et artisans, et 2 structures de soutien représentées par les parcs et réserves.

Une somme de 5 milliards FCFA a servi à l’accompagnement des entreprises et agences du portefeuille de l’Etat. Les 12 milliards FCFA restants ont été affectés au paiement des hôtels réquisitionnés pour l’isolement des malades de Covid-19.

Le gouvernement sénégalais a par ailleurs procédé au report du paiement de la TVA des entreprises du secteur du tourisme et des transports aériens pour une durée indéterminée. 

 

Air India rachetée par Tata Sons ?

Air Journal – 18/08/2020

Le groupe Tata Sons, déjà impliqué en Inde dans AirAsia India et dans Vistara, est officiellement intéressé par la compagnie aérienne Air India, et pourrait faire une offre formelle d’ici la fin du mois.

A court de prétendant déclaré depuis la relance en janvier de son processus de privatisation, même si les expressions d’intérêt se sont multipliées en particulier chez les rivales low cost, la compagnie nationale indienne pourrait enfin avoir trouvé son sauveur. Le groupe Tata Sons a confirmé le 17 aout 2020 avoir lancé une enquête de due diligence sur les comptes d’Air India, un porte-parole étant cité dans l’ensemble de la presse locale : la holding « évalue actuellement la proposition, et considèrera la possibilité de faire une offre après mûre réflexion et au moment opportun. Il n’est pas prévu de faire appel à un partenaire financier ».

Tata Sons serait intéressé par l’ensemble du transporteur national et non par certaines de ses activités seulement ; il serait le dernier candidat en lice, la date limite des offres étant fixée au 31 aout. En janvier, le gouvernement avait annoncé sa volonté de vendre 100% d’Air India, 100% de la filiale low cost Air India Express, et 50% d’Air India SATS Airport Services (une coentreprise avec Singapore Airlines) ; en revanche la compagnie régionale Alliance Air, le catering et l’unité MRO de la compagnie nationale n’étaient pas inclus dans la vente.

Tata Sons avait déjà exprimé en 2017 son intérêt pour la compagnie de Star Alliance, lors d’une précédente tentative de privatisation. Mais la holding n’a pas attendu Air India pour revenir dans le secteur aérien : elle a lancé AirAsia India en 2013 (avec le géant malaisien du low cost) puis Vistara en 2014 (avec Singapore Airlines).

Si la transaction se fait, ce serait un joli retour de l’histoire : le groupe avait fondé Tata Air Services en 1932, renommée Tata Airlines six ans plus tard. Elle était entrée en bourse en 1946 sous le nom Air India, avant d’être en partie acquise par le gouvernement deux ans plus tard suite à l’indépendance de l’Inde. Sa nationalisation avait été finalisée en 1953. Air India fut la première compagnie asiatique à utiliser des jets (un Boeing 707 en 1960), et « la première au monde à n’utiliser que des jets » ; elle avait fusionné avec Indian Airlines en 2006.

Début janvier et donc avant la pandémie de Covid-19, Air India et Air India Express détenaient 12,8% du marché domestique (contre 80% pour les low cost) et 50,64% du marché international en Inde (pour les seules compagnies indiennes ; 18,4% en comptant les transporteurs étrangers), dans un pays où le trafic aérien a été multiplié par six durant les dix dernières années. Un des actifs mis en avant par le gouvernement était bien sûr les créneaux de vol que la compagnie détient dans les aéroports du pays et à l’étranger, par exemple à Londres-Heathrow.

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 3 AOUT 2020 : • Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe • Hop Air France : plus de 1000 emplois supprimés…

Au sommaire :  

  • Air France à Orly : Clermont-Ferrand pour Amelia, Brive menacée

  • Covid-19 : La France impose des tests aux voyageurs en provenance de 16 pays dont la Turquie

  • Rapatriements : un accord Air France – Royal Air Maroc ?

  • Tourisme : TUI va fermer 166 agences de voyages au Royaume-Uni et en Irlande

  • Air Canada : une perte trimestrielle de 1,7 milliard de dollars

  • Air Caraïbes et French bee font passer les tests PCR au départ d’Orly 4

  • Hop Air France : plus de 1000 emplois supprimés

  • Un nouveau président à IAG

 

 

Air France à Orly : Clermont-Ferrand pour Amelia, Brive menacée

Air Journal – 3/08/2020

La compagnie aérienne Amelia International relancera en septembre la ligne entre Paris-Orly et l’aéroport de Clermont-Ferrand, abandonnée par Air France dans le cadre de la restructuration de son réseau intérieur. Qui pourrait également perdre l’axe entre Orly et Brive.

La région Auvergne-Rhône-Alpes a confirmé le remplacement de la compagnie nationale  par la filiale du groupe Regourd Aviation sur l’axe entre Clermont-Ferrand-Auvergne et Orly, un axe suspendu par Air France depuis le début de la pandémie de Covid-19 et dont l’abandon avait été annoncé début juillet. Amelia, préférée à Chalair dans ce dossier, devrait proposer à la mi-septembre deux vols quotidiens entre les deux aéroports, mais elle n’a annoncé ni horaires ni le type d’avion qui sera opéré (Embraer, ATR ou Beechcraft).

Cette ligne est jugée « cruciale pour le désenclavement du territoire alors même que la ligne ferroviaire (à destination de Paris) est dans une situation catastrophique », a déclaré l’exécutif régional. Il souligne qu’Amelia s’est engagée à utiliser les services de maintenance de l’aéroport, et qu’elle offre des « perspectives de développement importantes » vers d’autres régions. Air France maintient toutefois son offre entre Clermont-Ferrand et Paris-CDG.

La compagnie slovène Aero4M, rebaptisée en juillet 2018 par le groupe Regourd Aviation, avait déjà récupéré en janvier dernier la ligne Rodez – Paris, la relançant début juillet ; elle est sans concurrence sur cette route sous DSP (délégation de service public), précédemment opérée par Eastern Airways.

Selon Le Figaro, un autre aéroport de la région Auvergne est menacé par la réduction de voilure de HOP, celui de Brive-Vallée de la Dordogne. Air France y vole de nouveau depuis Orly depuis le début juillet avec six rotations hebdomadaires, mais n’en a prévu aucune en aout. Et si l’aéroport est inclus dans son programme de rentrée (deux vols par jour, un le dimanche), le quotidien croit savoir que la ligne sera définitivement abandonnée à l’instar de celle entre Clermont-Ferrand et Orly justement (mais aussi des vols vers Metz-Nancy-Lorraine par exemple).   

Rappelons que la direction de HOP a entériné vendredi la suppression de 1019 postes dans le cadre de son plan de sauvetage, suite à la baisse d’activité prévue par le groupe qui vise une réduction de 40% du réseau domestique français d’ici la fin de l’année prochaine. Et ce alors qu’Air France-KLM prévoit une réduction structurelle de la capacité du groupe d’au moins 20% à la même date par rapport aux niveaux d’avant la crise sanitaire.

Covid-19 : La France impose des tests aux voyageurs en provenance de 16 pays dont la Turquie

TRT.net – 25/07/2020

Alors que la pandémie continue de sévir dans de nombreux pays, la France renforce son dispositif de lutte contre le Covid-19, ainsi les voyageurs venant dans l’Hexagone, en provenance de pays qualifiés de ‘’zone rouge’’ selon les autorités françaises, seront tenus d’effectuer un test à leur arrivée.

A compter du 1er août, les personnes venant en France en provenance de 16 pays, ‘’où la circulation virale est particulièrement forte’’, ‘’seront tenus de disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus’’, a déclaré le Premier ministre français, Jean Castex.

‘’Nous savons que dans un certain nombre de pays, il n’existe pas de stratégie de dépistage et que donc l’accès aux tests est difficile, en conséquence de quoi nous avons décidé de généraliser les tests à l’arrivée’’, a affirmé le chef du gouvernement ajoutant que les voyageurs testés positifs au nouveau coronavirus seront placés en quarantaine.

Les 16 pays en question sont, les États-Unis, Israël, l’Algérie, la Turquie, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Chili, les Émirats arabes unis, l’Inde, le Mexique, la Serbie, le Qatar, le Monténégro, le Panama, le Pérou et le Koweit.

Rapatriements : un accord Air France – Royal Air Maroc ?

Air Journal – 3/08/2020

La compagnie aérienne Royal Air Maroc annonce avoir trouvé un accord avec Air France pour que chacune s’occupe des rapatriements de ressortissants vers leurs pays respectifs.

La guéguerre entre les deux rives de la Méditerranée n’aura duré que quelques jours, en tout cas pour les passagers : la compagnie nationale marocaine a annoncé le 1er aout 2020 dans un communiqué qu’elle « maintient ses engagements de transporter nos concitoyens et clients » depuis la France vers les aéroports marocains ; les vols annoncés dans ce sens seront donc opérés comme prévus. Mais pour les vols au départ du Maroc vers la France programmés entre ce lundi 3 et le lundi 10 août 2020, la RAM précise que « nos concitoyens et nos clients pourront emprunter les vols d’Air France » avec qui elle dit avoir conclu un partenariat. Les clients de Royal Air Maroc pourront modifier sans frais leurs billets afin d’accéder aux vols de la compagnie française.

Des modifications qui se feront via appel téléphonique aux numéros suivants :

Maroc : 089000 0800

France : 0820 821 821

Numéro International : +212522489797

Jeudi dernier, Paris avait signifié à la RAM et à la low cost Air Arabia, dont un programme de vols spéciaux avait été mis en place depuis la mi-juillet, que du 4 au 10 aout ils ne devraient servir exclusivement qu’au rapatriement des Marocains et des étrangers résidents bloqués à l’étranger. Plus de possibilité donc pour les deux compagnies marocaines de proposer des vols vers l’hexagone.

Le site marocain d’Air France rappelle que « jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire au Maroc », elle opèrera des vols spéciaux vers Paris-Charles de Gaulle au départ de Casablanca, Rabat et Marrakech, sans plus de détails. Sa filiale low cost Transavia France précisait vendredi que « tous ses vols au départ ou à destination du Maroc sont annulés jusqu’à la fin aout ».

L’ambassade de France rappelait la semaine dernière que depuis la fermeture des liaisons aériennes en mars, « plus de 260 vols sont partis du Maroc, permettant à plus de 45.000 personnes de regagner la France, grâce à des vols de rapatriement organisés par l’Ambassade et les Consulats et opérés par Air France/Transavia. Il n’est plus nécessaire de passer par les consulats de France pour voyager par avion. Air France continue à mettre en place un programme de vols dans le sens Maroc-France jusqu’au 2 août inclus et susceptible d’être reconduit. Les billets sont directement commercialisés sur le site de la compagnie ».

Tourisme : TUI va fermer 166 agences de voyages au Royaume-Uni et en Irlande

Air Journal – 2/08/2020

Le géant mondial du voyage, en pleine restructuration, a décidé de fermer 166 agences situées au Royaume-Uni et en Irlande, conséquence de la pandémie de Covid-19.

La décision a été prise à la suite de changements dans le comportement des clients, a déclaré la société dans un communiqué, ajoutant qu’environ 350 agences vont subsister. La mesure permettra d’économiser 30 % sur ses frais généraux, 900 emplois étant affectés et dirigés autant que possible en télétravail. Le nouveau modèle se traduira par une plus grande « équipe de vente et de service à domicile ». «Les clients apprécient le service et le soutien personnalisés offerts par les conseillers en voyages de TUI; l’entreprise cherche à transférer 70% des 900 postes concernés dans la nouvelle équipe de vente et de service à domicile», indique un communiqué.

« Nous voulons être les mieux placés pour fournir un excellent service client, que ce soit dans un grand magasin, par téléphone ou en ligne, et nous continuerons à placer le client au cœur de ce que nous faisons », a déclaré le directeur général Andrew Flintham. « Il est donc impératif que nous prenions ces décisions de coûts difficiles, que nous prenions soin de nos collègues pendant une telle incertitude sans précédent et que nous offrions également un service client moderne. Les comportements des clients ont déjà changé ces dernières années, 70% de toutes les réservations de TUI UK s’effectuant en ligne. Nous pensons que le Covid-19 n’a fait qu’accélérer ce changement dans les habitudes d’achat, les personnes cherchant à acheter en ligne ou souhaitant parler à des experts du voyage dans le confort de leur foyer. »

La nouvelle intervient alors que l’agence de voyages a prolongé la suspension des vacances aux îles Baléares et aux îles Canaries pour les clients britanniques jusqu’au 4 août au milieu d’une recrudescence des cas de coronavirus dans certaines parties de l’Europe. Les vacances en Espagne continentale restaient, quant à elles, suspendues jusqu’au 10 août.

Air Canada : une perte trimestrielle de 1,7 milliard de dollars

Air Journal – 2/08/2020

La compagnie aérienne canadienne a perdu près de 20 millions de dollars par jour en avril, mai et juin.

Air Canada annonce une perte de 1,75 milliard de dollars au cours de son dernier trimestre, les revenus ayant chuté de 89% en raison du clouage au sol de la plupart des avions en raison de la pandémie du COVID-19. Les revenus pour le trimestre clos le 30 juin se sont chiffrés à 527 millions de dollars, contre 4,74 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2019. Les revenus passagers ont chuté à 207 millions de dollars tandis que les revenus de fret ont augmenté de 52% à 269 millions de dollars.

Air Canada a réduit la casse en grande partie en réduisant ses effectifs de première ligne pour économiser 1,3 milliard de dollars, mettant définitivement à la retraite 79 avions représentant plus de 30% de sa flotte totale, suspendant certaines liaisons intérieures et réduisant la capacité de son réseau de 92%.

«Comme pour de nombreuses autres grandes compagnies aériennes dans le monde, les résultats du deuxième trimestre d’Air Canada confirment les effets dévastateurs et sans précédent de la pandémie du COVID-19 et des restrictions imposées par le gouvernement sur les voyages et les frontières et les exigences de quarantaine», a déclaré le PDG Calin Rovinescu. «Les restrictions fédérales et interprovinciales du Canada ont été parmi les plus sévères au monde, mettant ainsi fin à la plupart des transports aériens commerciaux de notre pays, ce qui, combiné à une demande par ailleurs fragile, a conduit Air Canada à transporter moins de 4 % des passagers au deuxième trimestre comparé à celui de l’année dernière. »

Air Caraïbes et French bee font passer les tests PCR au départ d’Orly 4

Tourmag – 31/07/2020

Ce service est gratuit sur présentation d’une carte d’embarquement tous les jours de 09h à 19h

Pour permettre à ses passagers n’ayant pas pu passer un test PCR, indispensable avant d’embarquer sur les destinations desservies par Air Caraïbes et French bee, les deux compagnies proposent de le passer au départ d’Orly 4.

Malgré l’augmentation du nombre de tests en France, il n’est pas toujours facile de trouver des créneaux.
Pour permettre à ses passagers de pouvoir partir, malgré l’absence de test PCR, Air Caraïbes et French bee proposent de le passer au départ d’Orly 4.
Ainsi, les deux compagnies ont fait installer une tente entre les terminaux 3 et 4 de l’aéroport d’Orly. Cet espace est disponible pour tous les passagers des vols de ces deux compagnies n’ayant pas fait de test RT-PCR ou ayant ce test dépassant 72h de validité.

La start-up libheros mobilise des infirmiers libéraux de son réseau en collaboration avec le groupe de laboratoires BIOGROUP pour la réalisation de ces prélèvements.
Ce service est gratuit sur présentation d’une carte d’embarquement tous les jours de 09h à 19h, tout en sachant que le test est obligatoire à l’enregistrement.
Depuis le 13 juillet 2020, les passagers se rendant dans les Dom-Tom, de plus de onze ans doivent impérativement justifier d’un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant l’embarquement.

Hop Air France : plus de 1000 emplois supprimés

Air Journal – 1er/08/2020

Lors d’un Comité Social et Economique  (CSE) qui s’est tenu vendredi 31 juillet à Nantes, la direction de Hop a entériné le plan de sauvetage, qui passera par la perte de 1019 postes.

On en sait davantage désormais sur ce plan social alors que 300 employés ont effectué un baroud d’honneur en manifestant vendredi à Nantes contre celui-là. Il est aujourd’hui envisagé la fermeture de toutes les bases hors Paris CDG et Lyon Saint-Exupéry et la suppression de 1019 postes d’ici 2023. Dans le détail, ce sont 317 postes de pilotes et copilotes, 286 d’hôtesses et stewards et 404 postes d’employés au sol.

Le site de Morlaix, 270 emplois,  sera durement touché puisqu’il fermera. Au siège de Nantes dont la base fermera également, on évoque 60 postes supprimés sur 197. Finalement, ne resteront que deux bases actives, Paris CDG et Lyon, que pilotes et hôtesses de l’air pourront rejoindre s’ils n’intègrent pas le plan de départs volontaires (PDV) d’Air France (7580 suppressions de postes prévues d’ici fin 2022 au total). Si le PDV s’avère insuffisant, la compagnie procédera à des licenciements secs. HOP devrait voir sa flotte réduite à 32 appareils. Un second CSE, fixé au 12 août, devrait apporter d’autres précisions.

Un nouveau président à IAG

Air Journal – 1er/08/2020

IAG, propriétaire de British Airways, a nommé Javier Ferran comme nouveau président, qui prendra la relève au début de l’année prochaine, quelques mois seulement après qu’un nouveau directeur général a pris les rênes et alors que la pandémie frappe le marché du voyage.

Après avoir atteint neuf ans de mandat en janvier dernier (maximum recommandé dans le code de gouvernement d’entreprise britannique), Antonio Vázquez a annoncé son intention de prendre sa retraite début janvier 2021, quittant ses fonctions de membre et de président du conseil d’administration. Le Conseil a approuvé à l’unanimité la nomination de l’administrateur indépendant Javier Ferrán comme son successeur. Ferran, qui est également président du plus grand fabricant de spiritueux au monde Diageo, siège au conseil d’administration d’IAG depuis 2019.

Antonio Vázquez continuera à présider le conseil d’administration pour le reste de 2020, sous réserve que sa proposition de réélection en tant qu’administrateur soit approuvée par la prochaine assemblée générale annuelle des actionnaires d’IAG. Cela lui permettra d’accompagner la succession du Directeur Général du Groupe et de permettre une transition ordonnée de Président. «J’apprécie sincèrement le travail d’Antonio dans la création et le développement du groupe. L’équipe de direction et moi avons toujours compté sur son engagement, son dévouement et son soutien, a déclaré Willie Walsh, directeur général d’IAG. Antonio a fait preuve d’un grand leadership dans sa gestion du conseil et a réussi à tirer le meilleur parti de chacun dans les bons et les mauvais moments. Ensemble, nous avons créé un groupe qui est devenu une référence dans l’industrie aéronautique. Je remercie Antonio pour son amitié, son dévouement pendant toutes ces années, et pour son travail et la défense des intérêts de l’entreprise et de ceux de ses actionnaires. »

« C’est un immense privilège de devenir président de l’IAG et de succéder à Antonio. Je tiens à remercier mes collègues membres du Conseil pour leur soutien et leur confiance. Je m’engage à conduire le Groupe à travers cette crise et à travailler avec Luis pour construire un avenir solide, dans lequel le Groupe continuera à jouer un rôle de premier plan dans l’industrie », a conclu Javier Ferrán. Il a souligné que le groupe aérien a enregistré une perte record vendredi et qu’il prévoyait de lever 2,75 milliards d’euros auprès des actionnaires pour traverser la crise.

Willie Walsh, directeur général d’IAG depuis sa création, doit prendre sa retraite le 8 septembre prochain et sera remplacé par le patron d’Iberia, Luis Gallego.

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Au sommaire :  

 

  • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin

  • Reprise des vols commerciaux à l’aéroport de Tours

  • Ryanair bientôt privé de subventions

     

  • Le Portugal va renationaliser sa compagnie aérienne TAP
  • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés
  • La périlleuse reprise des vols des compagnies françaises au départ d’Orly
  • Le tourisme mondial va perdre jusqu’à 3 300 milliards de dollars, le coronavirus rôde toujours
  • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés
  • Iberia toujours sans long-courrier cet été

 

EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin

Air journal 3/07/2020

La compagnie arienne low cost easyJet proposera en aout une nouvelle liaison estivale entre La Rochelle et Nice, sa troisième dans la ville. Son retour à Berlin a débuté, avec 39 routes programmées cet été dans les deux aéroports, mais selon un syndicat elle pourrait y réduire de moitié sa présence – et ses effectifs.

Du 2 au 30 aout 2020, la spécialiste britannique proposera deux vols par semaine entre sa base de Nice-Côte d’Azur et l’aéroport de La Rochelle-Ile de Ré, opérés en Airbus A319 de 156 sièges. Les départs sont programmés vendredi et dimanche à 13h00 pour arriver à 14h50 ? les vols retour décollant à 15h20 pour se poser à 16h55. EasyJet sera sans concurrence sur cette route, qui remplace celle de HOP.

La low cost propose déjà à La Rochelle des vols saisonniers depuis Genève et Londres-Gatwick, dont les relances sont programmées les 30 et 25 juillet respectivement selon le site de l’aéroport. Qui « se réjouit » de cette nouvelle ligne d’une « compagnie majeure » selon France Bleu, surtout qu’en raison de la pandémie de Cid-19 « de nombreux Français privilégieront des vacances en France cet été ». Mais l’aéroport ne s’attend pour l’été qu’à retrouver une activité réduite de 44%, même si dix destinations y seront proposées.

EasyJet a d’autre part relancé ses activités à Berlin, où les trois-quarts des routes devraient avoir été relancées d’ici aout – 39 à la mi-juillet et environ 50 le mois prochain selon le gestionnaire des aéroports de la capitale allemande. Jusqu’à cinq Airbus seront opérés depuis Schönefeld, et jusqu’à quatre à Tegel. Stephan Erler, Directeur Allemagne chez easyJet, a déclaré : « nous sommes ravis de pouvoir enfin revoler. Pour commencer, nos destinations seront celles en forte demande, par exemple les îles grecques, la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, ainsi que les îles Baléares et Canaries et l’Espagne continentale. Des destinations urbaines telles que Paris, Amsterdam, Bâle, Londres, Copenhague et d’autres seront progressivement ajoutées ».

Mais cet enthousiasme n’est pas partagé par le syndicat Verd.i, selon qui easyJet se prépare à Berlin à abandonner les vols intérieurs en Allemagne, réduire sa flotte basée de 34 à 18 avions dans les deux aéroports, et se séparer d’environ la moitié de ses 1540 employés. « Un jour noir pour le trafic à Berlin », a déclaré le syndicat qui va désormais participer à la consultation lancée par la low cost.

Sans confirmer ces nombres mais rappelant son engagement envers la capitale allemande, le CEO d’easyJet Johan Lundgren a expliqué dans un communiqué : « malheureusement, l’environnement de demande plus faible signifie que nous avons besoin de moins d’avions et avons moins d’opportunités de travail pour nos employés – nous nous engageons à travailler de manière constructive avec nos représentants des employés à travers le réseau ». Et il a ajouté qu’easyJet, « bien qu’elle reste le plus grand transporteur à Berlin, doit ajuster son programme pour refléter la demande suite à la pandémie et se concentrer sur des vols rentables ».

L’annonce survient alors qu’easyJet a déjà annoncé en Grande Bretagne étudier la possibilité d’une « réduction de 30% de ses effectifs », l’optimisation de son réseau et de ses bases – celles de Londres-Stansted, Londres-Southend et Newcastle étant menacées même si les trois aéroports resteront desservis.

En Suisse en revanche, l’implantation d’easyJet n’est « pas remise en cause », a déclaré hier un porte-parole à l’AWP. Elle y emploie un millier de personnes dans les aéroports de Genève et Bâle-Mulhouse.

 

Reprise des vols commerciaux à l’aéroport de Tours

La Nouvelle République 3/07/2020

Après trois mois d’interruption liée à la crise sanitaire, Ryanair a repris ses vols commerciaux vers Tours, hier. Une reprise très progressive qui pourrait être adaptée au jour le jour.

Pour la première fois depuis le 24 mars, un Boeing 737 de la compagnie Ryanair s’est posé hier après-midi sur le tarmac de l’aéroport de Tours-Val de Loire, en provenance de Dublin. Près de 80 passagers se trouvaient à son bord, sur une capacité totale de 189 sièges. Une demi-heure plus tard, l’avion est reparti vers la capitale irlandaise avec une trentaine de voyageurs seulement.
Cinq vols au lieu de treize

Parmi eux, une jeune Nantaise, Valentine, pressée de rejoindre sa famille au pair pour l’été. « Cela fait vraiment bizarre de se retrouver dans une aérogare presque vide. D’habitude, c’est la bousculade. Il y a des valises partout. Là, c’est plutôt rassurant de voir les mesures sanitaires qui sont prises. Et puis, avec un billet à 19 €, je n’ai pas hésité longtemps à prendre cet avion », expliquait la jeune femme, masque chirurgical sur le nez, au moment de passer en salle d’embarquement.
Effectivement, une ambiance un peu étrange régnait hier après-midi à l’aéroport de Tours pour cette reprise de l’activité commerciale, après plus de trois mois de suspension imposés par la crise sanitaire. Filtrage à l’accueil, port du masque obligatoire, cheminement balisé, plexiglas aux guichets… Des mesures de protection draconiennes ont été mises en place pour cette réouverture en mode dégradé. « Pour prendre l’avion, les passagers devront obligatoirement se munir d’un masque chirurgical », insiste Nicolas Destouches, le directeur de l’aéroport.
Dans un premier temps, la compagnie Ryanair a prévu d’assurer cinq liaisons hebdomadaires par semaine au mois de juillet : deux allers-retours vers Porto (les mardis et samedis), deux vers Dublin (les lundis et jeudis) et un vers Marrakech (les samedis). Deux rotations supplémentaires vers Londres devraient s’ajouter au mois d’août. Une activité encore en retrait par rapport au treize vols hebdomadaires habituellement programmés par Ryanair. « Rien n’est figé. Nous n’avons pas vraiment de visibilité. Le planning pourra être adapté au jour le jour en fonction de la situation sanitaire et du taux de remplissage des avions », prévient Nicolas Destouches en évoquant les difficultés du moment.
Au plus fort du confinement, Eneis – le gestionnaire de l’aéroport – a dû mettre une grande partie des 17 salariés du site au chômage partiel. Les pertes d’exploitation seront sûrement importantes. « On ne peut pas les chiffrer pour l’instant », indique le directeur, tout en assurant que sa société maintiendra son plan de vol jusqu’au terme de sa délégation de service public, en 2022.

 

Ryanair bientôt privé de subventions

La Nouvelle République 3/07/2020

Interrogé par la NR, le futur maire de Tours a évoqué hier l’avenir de l’aéroport de Tours. Fidèle à ses engagements de campagne, Emmanuel Denis a confirmé son intention de mettre fin aux subventions accordées à la compagnie Ryanair en 2022.
L’élu écologiste le dit et le répète : l’aéroport ne fait pas partie de ses priorités. « Mon projet, c’est le vélo, le tram-train et pas les transports aériens », assène-t-il. Selon lui, la métropole tourangelle (qui est bien desservie par la route et le rail) « n’a pas besoin d’un aéroport international ».
Cependant, le futur maire de Tours reconnaît que l’aéroport peut être un « outil essentiel » pour les transports sanitaires et les activités du CHU. Il semble prêt à maintenir la subvention actuellement accordée par la Métropole au syndicat mixte de gestion qui réunit également la Région et le Département. Pour lui, « 1 M€ sur un budget de 500 M€, c’est presque anecdotique ».

 

Le Portugal va renationaliser sa compagnie aérienne TAP

Les Echos 3/07/2020

Suite au rejet des conditions de prêt de 1,2 milliard d’euros visant à renflouer le groupe durement impacté par les mesures de restrictions liées au Covid-19, l’Etat portugais a annoncé investir 55 millions d’euros pour augmenter sa part dans le capital de la société de 50 % à 72,5 %.

Alors que le pays oscille entre attirer les voyageurs cet été et reconfiner une partie de son territoire suite à une reprise de l’épidémie dans certaines régions, le gouvernement portugais intervient pour éviter que la compagnie aérienne nationale TAP ne succombe à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. Le pays va ainsi investir 55 millions d’euros pour augmenter sa part dans le capital de la société de 50 % à 72,5 %.

« L’activité de la TAP a une énorme importance stratégique pour le pays », a souligné en conférence de presse le ministre des Finances Joao Leao, cité par la chaîne de télévision TSF. Après de longues négociations avec les actionnaires privés, le gouvernement est parvenu à cet accord qui permet au principal actionnaire privé, l’Américain David Neeleman de se retirer. Son associé portugais Humberto Pedrosa détiendra 22,5 % des parts et les salariés du groupe conserveront leurs 5 %.

Le PDG remplacé

Le PDG du groupe, Antonoaldo Neves, nommé par David Neeleman, va être remplacé « immédiatement », a ajouté le ministre des Infrastructures Pedro Nuno Santos, cité par l’agence portugaise LUSA. Mais il n’a pas annoncé de successeur. Privatisée à hauteur de 61 % en 2015, la TAP avait vu l’Etat portugais remonter à 50 % du capital en 2016 . Le consortium Atlantic Gateway de Neeleman et Pedrosa détenait une participation de 45 %.

La compagnie aérienne joue un rôle essentiel dans le secteur du tourisme, l’un des moteurs de l’économie portugaise. « Près de 90 % de nos touristes arrivent par avion, la moitié par la TAP », avait rappelé mardi le ministre des Infrastructures Pedro Nuno Santos, soulignant que « ce serait un désastre économique de la perdre ». 

Le gouvernement avait proposé aux actionnaires un prêt de jusqu’à 1,2 milliard d’euros pour renflouer le groupe mais ses conditions avaient été rejetées par le conseil d’administration. « Nous sommes prêts à intervenir et à sauver l’entreprise. Nous ferons une intervention plus ferme si l’actionnaire privé continue de ne pas accepter les conditions de l’Etat », a déclaré le ministre des Infrastructures devant une commission parlementaire.

Les compagnies aériennes pourraient subir plus de 84 milliards de dollars de pertes nettes lors de leur exercice 2020, et plus de 15 milliards de pertes encore en 2021, des suites de la pandémie de coronavirus, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata). 

 

Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés

Les Echos 2/07/2020

Après avoir rappelé plusieurs fois que les compagnies aériennes opérant en Europe avaient l’obligation de rembourser les billets annulés et faute de résultat, la Commission européenne décide de lancer une procédure d’infraction à l’encontre de dix pays, dont la France.

Les clients des compagnies aériennes arriveront-ils à se faire rembourser leurs billets d’avion annulés en raison du coronavirus ? C’est en tout cas l’objectif que poursuit la Commission européenne.

Après plusieurs rappels et la menace d’une procédure d’infraction au mois de mai, l’institution a finalement mis sa menace à exécution en envoyant une lettre de mise en demeure à dix pays européens, dont la France. Cette procédure vise à obliger ces Etats à faire respecter les mesures de remboursement en vigueur au sein de l’Union européenne.

Une procédure d’infraction pour accélérer les remboursements

Décidée à défendre le droit des voyageurs à se faire rembourser en cas d’annulation, Bruxelles n’a eu de cesse de rappeler cette législation tout au long de la crise . En cas d’annulation, le voyageur a le droit de choisir entre un remboursement en espèces ou un bon à valoir.

Au mois de mai, un ferme rappel à l’ordre avait déjà été adressé à la France mais aussi à la Tchéquie, à Chypre, à la Grèce, l’Italie, la Croatie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal et la Slovaquie. Ces Etats avaient pris des mesures dérogatoires à la Directive « voyages à forfait » ou n’appliquaient pas le règlement européen sur les droits des passagers aériens.

Face aux protestations des clients et des agences de voyages, et au manque de réaction de la part de la plupart des compagnies aériennes, la Commission européenne s’est donc engagée dans la première phase d’une procédure d’infraction. Elle attend désormais que ces Etats donnent leur réponse dans un délai de deux mois tout en leur demandant « de prendre des mesures pour remédier aux manquements qu’elle a recensés ».

Ce sujet est particulièrement sensible pour les entreprises du tourisme qui ont subi de plein fouet les mesures de confinement. Confrontées à une brutale chute de leurs revenus, certaines ont d’ores et déjà engagé des plans de suppressions d’emplois, d’autres sont menacées de faillite, compromettant d’autant les possibilités de remboursement.

Le Bureau européen des unions de consommateurs s’est de son côté félicité de la décision de la Commission. Dans un communiqué, sa directrice Monique Goyens a déclaré que c’était une bonne nouvelle et que cela allait inciter les gouvernements nationaux concernés à « s’assurer que les personnes qui en ont besoin soient remboursées ».

 

 

La périlleuse reprise des vols des compagnies françaises au départ d’Orly

Tourmag 3/07/2020

La chronique de Christophe Hardin

Christophe Hardin revient pour TourMaG.com sur la réouverture de l’aéroport d’Orly il y a tout juste une semaine, le 26 juin 2020, qui pourrait se révéler bien plus périlleuse que ce que l’on pourrait penser, à la fois pour les compagnies aériennes et pour Aéroports de Paris.

Les vols au départ d’Orly ont repris dans un contexte encore très morose et plein d’incertitudes.
Bien sûr il y a eu, devant les micros et caméras (et derrière les masques), les sourires des passagers, des navigants qui retrouvent leurs avions.
Bien sûr il y a eu les jets d’eau des pompiers pour saluer le premier départ du matin.
Bien sûr il y a eu les discours plein de volontarisme des dirigeants des compagnies aériennes pour saluer le redémarrage des vols, mais, s’il faut se réjouir de la réouverture de l’aéroport d’Orly, le redémarrage se fait très doucement et les mois qui viennent devraient être difficiles pour l’ensemble des acteurs : les gestionnaires de la plateforme ainsi que les compagnies françaises qui y sont basées.
Pour le groupe ADP et au vu de la faiblesse du trafic qui perdure, l’ouverture d’Orly cet été était loin d’être une priorité.
L’aéroport de Roissy, qui tourne au ralenti était la solution pour regrouper l’ensemble des vols à l’arrivée et au départ de Paris.
C’était sans compter sur la colère des opérateurs à Orly* qui ne s’imaginaient pas redémarrer leurs vols en étant obligés de délocaliser leurs avions, leurs opérations, leurs personnels à CDG et qui firent rapidement savoir par courrier au Gouvernement qu’il était inenvisageable pour leur survie de maintenir la fermeture d’Orly au-delà du 26 juin.
Sous “l’amicale” pression du Secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari, ADP a donc accepté d’ouvrir le terminal 3, le plus récent, inauguré en avril 2019.

Orly ne gère que 200 vols par jour, soit un tiers du trafic

Cette “entrouverture” est un compromis qui garantit a minima de limiter les pertes d’ADP dont le PDG, Augustin de Romanet, s’attend à ce qu’elles soient équivalentes à plus de 50% du chiffre d’affaires, soit deux milliards et demi pour l’année 2020.
Des chiffres impressionnants surtout si on se rappelle qu’avant la crise, ADP prévoyait d’accueillir tous les deux ans à Paris 9 millions de passagers supplémentaires, soit l’équivalent d’un aéroport de Marseille !
Et en ce mois de juillet, Orly ne gère que 200 vols par jour, soit le tiers de ce qui est prévu en temps normal.
Du coté des compagnies aériennes, après les belles images de la renaissance dans le soleil d’été sur Orly, l’inquiétude est encore bien présente.
Certes, Marc Rochet, président de French Bee et Air Caraïbes, nous confiait récemment reprendre les activités de ses compagnies avec “joie” et avec “un niveau satisfaisant de réservations”.
Cependant et dans des cercles de conversation un peu plus restreints, il explique clairement quels peuvent être les effets dévastateurs d’un redécollage dans les circonstances actuelles.

Le redécollage, phase plus dangereuse que la période de sommeil

“La fermeture d’Orly nous a sonné comme un uppercut au foie. Il nous a fait mal mais au moins c’était un “one shot”.
Dans cette phase de redécollage c’est plus dangereux. Nous n’avons pas de vue précise sur les coefficients de remplissage. En juillet nous perdrons encore de l’argent.
On ne peut pas en gagner avec une moitié des avions remplis autour de 60 à 70% et l’autre moitié des avions au sol.
Actuellement, nous réengageons des appareils, le pétrole, la maintenance sans savoir combien de temps va encore durer la crise, les restrictions, et si les clients vont revenir.
Le redécollage peut tuer des entreprises. C’est une phase beaucoup plus dangereuse que la période de sommeil où nous avions le chômage partiel, les avions au sol et pas de coûts variables.”
Pascal de Izaguirre, le dirigeant de Corsair pointe lui aussi les motifs d’inquiétude pour sa compagnie et particulièrement l’impact très négatif de la crise sur les segments de clientèle chers à Corsair : le secteur des croisières, des hôtels clubs et des voyages en groupes.
Préoccupante également pour Corsair, une baisse certaine de la clientèle “affaires” dans les mois qui viennent alors que la compagnie avait investi dans le renouvellement de ses cabines “business”.
Et comme si le virus ne suffisait pas, Corsair, French Bee et Air Caraïbes qui projettent de rajouter New York à leurs destinations long-courrier auront bien du mal à capter une bonne partie de la clientèle provinciale qui ne pourra plus, nouvelles mesures gouvernementales obligent, arriver à Orly.
Privés d’une arrivée directe sur la plateforme du sud de la région parisienne, les Rennais, les Bordelais, les Nantais entre autres auront la tentation de préférer New York via Londres ou CDG.
Mêmes difficultés pour La Compagnie et ses deux A321 neo neufs, dont New York est la seule destination et qui n’a toujours pas pu re-décoller.
Quant à Air France, à part les vols d’obligation de service public vers la Corse, elle a tout simplement tiré un trait sur Orly pour cet été, préférant regrouper l’ensemble de son trafic encore très faible sur CDG.
Seule sa filiale Transavia a repris ses vols mais avec des avions pour l’instant remplis aux deux tiers.
On le voit donc, Orly reprend vie peu à peu, mais le spectre d’un été meurtrier pour les compagnies aériennes françaises n’a pas tout à fait disparu.

 

Le tourisme mondial va perdre jusqu’à 3 300 milliards de dollars, le coronavirus rôde toujours

Tour Hebdo 3/07/2020

L’Organisation des Nations unies a estimé les pertes que vont subir le tourisme et les secteurs liés à travers le monde à cause de la crise sanitaire. La saison estivale s’annonce très difficile.

Entre 1 200 et 3 300 milliards de dollars. La fourchette des pertes que s’apprête à essuyer le tourisme mondial (et les secteurs qui lui sont liés) dans les prochains mois est large et astronomique. Si certaines destinations qui rouvrent progressivement leurs portes, comme celles de l’Union européenne (UE), espèrent « rattraper le temps perdu », la « saison touristique [sera] très difficile », prévient par exemple le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

Selon une nouvelle étude de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le tourisme, qui représentait environ 300 millions d’emplois dans le monde en 2019, est l’un des secteurs les plus touchés par la crise. Son étude se base sur une récente évaluation de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). La chute de la demande de voyages internationaux pourrait ainsi se traduire par une baisse de 850 millions à 1,1 milliard de touristes internationaux.

« Ces chiffres nous rappellent clairement une chose que nous semblons souvent oublier : l’importance économique du secteur et son rôle de bouée de sauvetage pour des millions de personnes dans le monde entier », a souligné la directrice de la division du commerce international de la Cnuced, Pamela Coke-Hamilton, citée dans un communiqué.

A la lumière de ces chiffres, la Cnuced a élaboré trois scénarios pour évaluer le manque à gagner que devraient enregistrer le tourisme et les secteurs liés. « Il s’agit du manque à gagner pour le tourisme et les secteurs étroitement liés, comme par exemple les hôtels et les restaurants mais aussi les producteurs qui vendent aux hôtels leurs produits agricoles, les banques qui ont accordé des prêts aux hôtels, les producteurs d’énergie, la construction, etc », a détaillé à l’AFP Ralf Peters, chef de la section d’information sur le commerce à la Cnuced.

Le scénario intermédiaire élaboré par la Cnuced, qui est le plus proche de l’évaluation faite par l’OMT, suppose une interruption du tourisme international de huit mois et évalue le manque à gagner à 2 200 milliards de dollars, soit 2,8% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Il devrait en revanche atteindre 1 200 milliards de dollars, soit 1,5% du PIB mondial, si l’interruption ne dure que quatre mois, et 3 300 milliards, ou 4,2% du PIB mondial, si elle dure un an.

Les pays tentent de faire repartir leur tourisme cet été

L’UE essaie ainsi tant bien que mal de doper son tourisme en berne, en autorisant les vols en provenance de 14 pays de tous les continents, ainsi que de Chine, à la seule condition que celle-ci admette sur son sol les visiteurs « non essentiels » venant de l’UE, ce qui n’est actuellement pas le cas. La liste en question, adoptée mardi, sera révisable toutes les deux semaines et admet actuellement les voyageurs en provenance d’Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie et Uruguay. 

Il y a d’autant plus urgence que la Thaïlande, la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie font partie des pays qui vont enregistrer les manques à gagner les plus élevés. La Thaïlande envisage d’ailleurs une réouverture partielle aux touristes durant l’été. Toutefois, ce sont les Etats-Unis et la Chine qui vont enregistrer les manques à gagner les plus importants.

D’autres pays dans le monde tentent de sauver leur saison touristique, comme l’Egypte qui, malgré plus de 1 000 nouvelles infections quotidiennes depuis fin mai, a rouvert mercredi les célèbres pyramides du plateau de Guizeh.

L’épidémie de coronavirus est loin d’être terminée

Les dégâts économiques sur le tourisme vont donc se poursuivre toute l’année car l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le rappelle, la pandémie continue d’accélérer à travers le monde. Depuis son apparition il y a six mois en Chine, le Covid-19 a fait au moins 511 312 morts dans le mond et plus de 10,5 millions de personnes ont été officiellement diagnostiquées, selon un décompte de l’AFP.

Mais le nombre de contaminations dépasse les 160 000 par jour depuis une semaine – la pire semaine en termes d’infections depuis le début de l’épidémie, selon l’OMS. Et « 60% de tous les cas de Covid-19 recensés jusqu’à présent ont été signalés au cours du mois dernier », a souligné mercredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « La meilleure façon de sortir de cette pandémie est d’adopter une approche globale », a-t-il rappelé, demandant une fois de plus de respecter les règles de distanciation, détecter et isoler les cas, placer en quarantaine leurs contacts et porter un masque lorsque c’est nécessaire.

Si la contagion marque le pas en Europe, ancien épicentre de la pandémie, qui poursuit son retour progressif à la normale, des foyers subsistent. Principal pays exclu de la liste de l’UE, les Etats-Unis, où l’épidémie flambe, notamment dans le Sud et l’Ouest, dont certains Etats ont dû arrêter le déconfinement. De son côté, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a dit craindre une « deuxième vague » épidémique « qui pourrait frapper très fort », et a prolongé jusqu’au 31 juillet l’interdiction d’entrée des étrangers, sauf – paradoxalement – des Américains, et jusqu’au 31 août la quarantaine obligatoire à l’arrivée dans le pays. La santé avant le business.

 

Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés

Air Journal 3/07/2020

Près de trois-quarts des 5000 postes qu’Airbus se prépare à supprimer en France seront à Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire n’étant pas épargnées. Chez ATR, près de 200 postes sont menacés, et la production sera réduite de moitié. Mais des emplois pourraient être sauvés en France et en Allemagne si le groupe aéronautique est aidé par les gouvernements.

Le « plan d’adaptation au Covid-19 » présenté mardi par Airbus entrainera environ 15.000 suppressions de postes sur les 135.000 que compte le groupe aéronautique européen, dont 5000 en France, un nombre confirmé le 2 juillet 2020 aux syndicats en comité de groupe. La région de Toulouse perdrait à elle seule 2398 postes à la production, ainsi que 980 au siège, 186 chez ATR (coentreprise avec Leonardo) et 36 chez Stelia Aerospace (filiale à 100%) ; près de 600 emplois sont également concernés à Saint-Nazaire et 500 à Nantes, toujours selon les syndicats. Selon le premier d’entre eux chez Airbus, FO, ce plan est « excessif et disproportionné ».

Les négociations débuteront lundi entre direction et syndicats sur les formes que prendront ces suppressions de postes, une manifestation étant déjà annoncée pour mercredi devant le siège. Les discussions devraient durer quatre mois, l’objectif de zéro licenciement étant clairement affiché par les représentants du personnel.

Selon le président d’Airbus Guillaume Faury,  rappelant qu’« aucune décision finale n’a encore été prise », 1500 postes pourraient être sauvés en France et 2000 en Allemagne (pays le plus touché avec 5100 suppressions annoncées). Dans un entretien accordé au Spiegel, il a expliqué que des discussions sont déjà en cours avec les gouvernements des deux pays sur des aides qui pourraient être apportées au groupe par leurs gouvernements.

Outre-Rhin, « jusqu’à 500 emplois pourraient être sauvés si le gouvernement allemand nous soutient, par exemple par le biais du programme de développement d’avions à hydrogène. L’extension du chômage partiel à 24 mois pourrait garantir jusqu’à 1500 emplois supplémentaires », a-t-il déclaré.

Même chose en France où l’Etat a déjà annoncé une aide de 8 milliards d’euros au secteur aéronautique (plus 7 pour Air France), sans qu’Airbus ait jusque là demandé une aide directe ; mais le prolongement du chômage partiel pourrait sauver 1500 postes, a expliqué le DRH Thierry Baril.

ATR a de son côté précisé hier que la production des avions turbopropulsés allait être réduite de moitié, avec des prévisions de livraisons entre 30 et 35 avions cette année contre 67 en 2019. Au total 204 postes devraient être supprimés, dont 186 en France, soit environ 15% de son effectif. Les consultations avec les syndicats ont également été lancées, avec un résultat espéré à l’automne.

Face à des « défis écrasants » et à l’instar « d’autres grands constructeurs, pour survivre et assurer son avenir, ATR a dû envisager, en plus d’autres mesures telles que la maîtrise de ses coûts et d’autres leviers financiers, d’adapter sa taille à cette situation nouvelle et inattendue », a déclaré dans un communiqué le président exécutif d’ATR Stefano Bortoli. « Nous ferons tout notre possible pour soutenir les membres de l’équipe ATR et veiller à ce que, si possible, la réduction de nos effectifs se fasse sur une base volontaire ».

Le dirigeant d’ATR se dit « convaincu qu’au fil du temps, le marché de l’aviation régionale repartira. Néanmoins, au vu des restrictions sur les déplacements, de l’appréhension naturelle de chacun à se remettre à voyager, pour les vacances ou pour le travail, et de l’incertitude quant à la découverte d’une solution définitive pour combattre ce virus, la reprise ne sera pas rapide », a-t-il ajouté.

ATR est « prêt à adapter ses compétences au nouvel avenir de l’aviation régionale », en gardant tous les engagements avec ses clients, en soutenant la flotte dans le monde entier, « et en poursuivant le développement de produits pouvant ouvrir de nouveaux marchés tels que l’ATR 42-600S à décollage et atterrissage courts et l’ATR 72-600F cargo », conclut Stefano Bortoli.

 

 

Iberia toujours sans long-courrier cet été

Air Journal 2/07/2020

La compagnie aérienne Iberia a mis à jour son programme de vols pour les deux mois d’été : il reste centré sur l’Espagne et l’Europe, dont cinq routes vers la France, mais ne comporte toujours rien sur le long-courrier.

Comme prévu il y a un mois et malgré la réouverture des frontières européennes et une reprise progressive du trafic, la compagnie nationale espagnole reste prudente : elle offrira en juillet et aout 2020 une cinquantaine de destinations, mais aucune intercontinentale. Depuis le 1er juillet, la filiale du groupe IAG (aux côtés de British Airways, Aer Lingus, Vueling et Level) ainsi que la low cost Iberia Express et Iberia Regional proposent « au moins 40 routes » avec 194 vols par semaine, principalement au départ de sa base à Madrid-Barajas Adolfo Suarez.

En Europe, la reprise des vols concerne selon son communiqué Amsterdam, Athènes, Bologne, Bruxelles, Copenhague, Dublin, Dubrovnik, Genève, Lisbonne, Londres-Heathrow, LyonMarseille, Milan, Munich, Paris-Orly, Porto, Rome, Stockholm, Toulouse, Venise et Zurich. Au mois d’août, les lignes d’Iberia vers Berlin, Londres-Gatwick, Manchester, Paris-CDG et Prague seront également relancées.

En Espagne, la compagnie de l’alliance Oneworld propose dans la péninsule des rotations vers Alicante, Almeria, Barcelone, Bilbao, Grenade, Jerez, La Corogne, Madrid donc, Malaga, Oviedo, Pampelune, Saint-Sébastien, Saint-Jacques de Compostelle, Séville, Valence et Vigo.

Dans les îles où elle est restée présente durant la crise sanitaire, Iberia desservira durant les deux mois d’été les aéroports de Fuerteventura, Gran Canaria, Ibiza, La Palma, Lanzarote, Minorque, Palma de Majorque, et Ténériffe (Nord et Sud).

Ni Dakar ni Marrakech, mentionnées fin mai, ne figurent dans le programme publié par Iberia. En ce qui concerne le long-courrier, Iberia se disait alors prête à redécoller « dès que les conditions le permettront et que les restrictions de quarantaine et de voyage seront levées dans les pays desservis » par ses avions.

La compagnie insiste surtout sur les mesures sanitaires très poussées mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus. 

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 22 Juin 2020 : • ADP : quatre grands chantiers relancés • Aéroports. ADP va devoir procéder à des « ajustements » sur l’emploi • Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption…

Au sommaire :  

 

  • Paris-Orly : réouverture vendredi avec 25 destinations

  • Covid-19 : La CCI de Guyane attaque en justice un arrêté préfectoral de la Guadeloupe et Martinique réglementant les voyages entre les Antilles et la Guyane

  • Reprise en douceur de Ryanair à Charleroi

  • ADP : quatre grands chantiers relancés

  • Aéroport Nice Côte d’Azur : le terminal 2 rouvre en totalité, le terminal 1 n’ouvrira pas avant mars 2021

  • ADP RISQUE DE PERDRE 2,5 MILLIARDS D’EUROS DE CA À CAUSE DU CORONAVIRUS

  • Aéroports. ADP va devoir procéder à des «ajustements» sur l’emploi

  • Privatisation ADP : le Conseil constitutionnel critique la mise en œuvre du RIP

  • Nationaliser Brussels Airlines est le seul choix d’avenir

  • Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption

  • Corsair négocie un incroyable plan de sauvetage

  • La France pourrait bannir l’avion des lignes délaissées par Air France au profit du train

  • Faillite de Level : « On craint tous que soit la première d’une longue série »

  • L’édito de Dominique Gobert : TUI, Air France, à qui profite la crise ?

  • UE : réouverture prochaine des frontières extérieures avec une cinquantaine de pays

 

Paris-Orly : réouverture vendredi avec 25 destinations

Air Journal 22/06/2020

Fermé depuis le 31 mars au profit de CDG en raison de la chute du trafic entrainée par la pandémie de Covid-19, l’aéroport de Paris-Orly rouvrira vendredi avec 25 destinations principalement domestiques. 130 vols quotidiens sont attendus début juillet, y compris ceux vers Tarbes-Lourdes, mais un retour à la normale n’est pas attendu avant 2022-2023 – ce qui devrait avoir des conséquences sur l’emploi.

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le PDG du groupe ADP Augustin de Romanet est revenu sur le plan de redémarrage d’Orly, annoncé fin mai au conditionnel et désormais confirmé par l’officialisation de l’ouverture des frontières dans l’espace Schengen (et progressivement en dehors à partir du 1er juillet). Cette réouverture « se fera progressivement en accompagnant la demande et en optimisant les infrastructures de l’aéroport », avec un début des opérations limité au « secteur Orly 3 », a déjà annoncé ADP.

Selon son dirigeant, 25 liaisons seront ouvertes à Orly, « la Corse sera la principale destination domestique », mais il y aura aussi des lignes vers « une douzaine de pays de l’espace Schengen et vers les territoires d’outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion) ». Rappelons que si Air France prévoit pour l’instant de limiter sa présence à Orly aux seules lignes sous DSP (vers Aurillac, Brive, Castres et Lourdes), CorsairFrench beeeasyJet ou Vueling y ont entre autres annoncé leur retour le mois prochain..

Début juillet, Orly devrait accueillir « 130 vols par jour au lieu de 650 habituellement », explique Augustin de Romanet, l’ouverture du terminal 3 étant suivie par celles du 4, puis celle de 1 et 2. « Nous retrouverons les destinations phares de la Méditerranée comme le Portugal, la Grèce, Malaga ou Ibiza. L’aéroport des vacances rouvre », a-t-il ajouté. Mais s’il pense que la reprise du trafic sera plus rapide sur les lignes intérieures qu’en moyenne, le dirigeant ne s’attend pas pour Orly à un retour à une activité normale avant « 2022-2023 » ; pour CDG, « ce sera un peu plus long ».

L’impact de la crise sanitaire sera brutal sur le trafic en 2020, avec une baisse de 60% par rapport aux niveaux de l’année dernière, prévoit Augustin de Romanet, avec peut-être en fin d’année « 65 à 70% d’une activité normale ». Un choc historique qui devrait faire perdre à ADP « plus de 50% » de son chiffre d’affaires, soit un manque à gagner d’environ 2,5 milliards d’euros. 85% des effectifs du groupe sont en chômage partiel depuis la mi-mars, et si aucun chiffre n’est fourni pour les probables suppressions de postes, le PDG évoque un besoin de s’adapter « à la nouvelle donne » : ADP devra procéder à des « ajustements de même nature » que ceux des compagnies aériennes (plusieurs ont annoncé la suppression de d’environ 20% des effectifs), une « adaptation du projet industriel » étant en cours.

 

Covid-19 : La CCI de Guyane attaque en justice un arrêté préfectoral de la Guadeloupe et Martinique réglementant les voyages entre les Antilles et la Guyane

Outremer 360° 21/06/2020

Les préfectures de Guadeloupe et de Martinique ont conjointement pris un arrêté visant à réglementer les déplacements des voyageurs entre la Martinique,la Guadeloupe et la Guyane. Une décision attaquée par la CCI de Guyane, autorité de gestion de l’aéroport de Cayenne. La CCI demande l’annulation de cet arrêté préfectoral.

L’arrêté pris le 13 juin par les autorités préfectorales de Guadeloupe et de Martinique a fait bondir la CCI de Guyane qui qualifie ces nouvelles mesures « injustes et discriminatoires». La chambre consulaire a donc déposé un référé en liberté pour contester ces mesures. «Nous souhaitons en tant qu’aéroport que la circulation se fasse normalement mais de manière sécurisée comme on l’a fait depuis le 17 mars. C’est-à-dire que les gens, lorsqu’ils partent, ils ont un motif bien évidemment et en arrivant ils subissent un test. Il n’y a pas de raisons d’interdire à 400 000 personnes de se déplacer normalement lorsqu’il y a 1500 personnes qui ont la Covid-19 dont à peu près 500 personnes sont guéris. C’est une vraie problématique et ça relève de la discrimination», a indiqué à Guyane la 1ere Olivier Taoumi, directeur général de la CCI de Guyane et directeur de l’aéroport Félix Eboué.

L’arrêté préfectoral, pour voyager vers les Antilles, exige la présentation d’un test Covid-19 négatif effectué 72 heures avant le départ. Une requête qui vient compliquer la tâche des laboratoires. « Les passagers ne peuvent pas faire ce test, car les tests en Guyane sont réservés aux personnes malades et non aux voyageurs», a précisé Olivier Taoumi. Pour Mirdad Kazanji, directeur de l’Institut pasteur de Cayenne, « la priorité est aux malades car nous n’avons pas assez de tests, pas assez de personnels, pas assez de créneaux horaires pour les prélèvements». La décision du tribunal administratif de Fort-de-France sera rendue ce lundi 22 juin.

 

Reprise en douceur de Ryanair à Charleroi

Le Soir 21/06/2020

La compagnie aérienne avait annoncé la reprise des vols à Charleroi ce dimanche. Un redémarrage prudent avec seulement quatre vols, dont deux ont dû être annulés.

Annoncée pour ce dimanche, la reprise des vols de Ryanair à Charleroi a bien eu lieu. Mais c’était une reprise très mesurée et il faudra attendre au moins le 1er juillet pour retrouver la plupart des destinations d’avant la crise du Covid. Quatre vols étaient au programme de cette première journée pour la compagnie irlandaise. Deux ont dû être annulés : Thessalonique, en Grèce, et Bucarest, en Roumanie, deux pays où l’on reste un peu chatouilleux sur l’analyse de la situation sanitaire belge. Un vol vers Marseille est parti tôt le matin. Un autre a quitté Charleroi pour Bologne vers 18 heures.

Une vingtaine de destinations dans neuf pays ont été rétablies et devraient s’échelonner sur les prochains jours, mais avec des fréquences moindres que celles que l’on connaît habituellement en juin. « Ryanair rétablira le reste de son réseau au départ de Charleroi à partir du 1er juillet, sous réserve de modifications ou de restrictions gouvernementales éventuelles », précise le porte-parole de l’aéroport, Vincent Grassa. « Les choses reprennent progressivement et l’on sent que les voyageurs reprennent confiance et font des réservations. Outre Ryanair, plusieurs compagnies ont déjà relancé des destinations à partir de Charleroi et les avions partent avec un taux de remplissage de 75 à 80 % ».

A Brussels Airport également

A l’aéroport de Brussels Airport, où Ryanair est également présent, certains vols, vers Dublin, notamment, n’avaient jamais vraiment cessé, même si leur fréquence s’était ralentie. Là également, selon le service de communication de l’aéroport, le retour à la normale se fera graduellement, avec une forte augmentation des destinations dès le début du mois de juillet.

 

ADP : quatre grands chantiers relancés

Le Moniteur 21/06/2020

Sur les plateformes de Roissy et Orly, le groupe Aéroports de Paris a redémarré ses travaux prioritaires. Le point sur la situation avec Thierry de Séverac, directeur ingénierie et aménagement du groupe.

“Nos trois chantiers de bâtiments ne se sont jamais complètement arrêtés, précise le directeur ingénierie et aménagement du groupe ADP, Thierry de Séverac. Grâce à la mise en place précoce de mesures sanitaires, certaines entreprises ont pu y maintenir une activité résiduelle durant la dizaine de jours qui a précédé la publication du guide de l’OPPBTP, le 2 avril dernier. Après cette date une reprise plus substantielle a commencé à s’organiser. Les conditions du redémarrage ont été validées et presque toutes les entreprises étaient de retour sur le terrain fin avril.” 

Des livraisons décalées

Dans l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, la construction de la liaison entre les terminaux 2B et 2D devait initialement se terminer en juillet. “Aujourd’hui, il est difficile de donner une date ferme de livraison car nous ne pouvons pas préjuger de l’évolution future des protocoles sanitaires. Pour l’heure, 300 compagnons peuvent intervenir contre 500 avant l’épidémie. De façon non contractuelle, nous visons un achèvement des travaux en fin d’année 2020″, poursuit Thierry de Séverac.

Toujours sur la plateforme de Roissy, les travaux de jonction des satellites 1, 2 et 3 au niveau du terminal historique T1 ont été plus compliqués à relancer car moins avancés. “Nous prévoyons une mise hors d’eau-hors d’air cet été. La suite du projet consistera à mobiliser les différents corps d’états avec pour objectif une fin des travaux en 2021”, poursuit le directeur.

A Orly 4, la réalisation du bâtiment permettant la refonte des départs internationaux a elle aussi été réactivée et devrait suivre un calendrier comparable à celui de la liaison 2B/2D précédemment cité.

Seule la gare du futur Grand Paris Express, qui recevra les lignes de métro 14 et 18, aura fait l’objet d’un arrêt total durant le confinement. Sur ce chantier, où le groupe ADP intervient en qualité de maître d’ouvrage délégué pour le compte de la Société du Grand Paris, la reprise est intervenue le 4 mai dernier. 

Des investissements réajustés

Après avoir réactivé ses chantiers, le groupe ADP doit désormais s’adapter à une situation encore difficilement prédictible et a décidé de réajuster son enveloppe d’investissements.

“Nous avons mis en place un plan d’économie qui se concrétisera par une baisse de 25 % de nos Capex sur l’année 2020”, précise le directeur. Avant d’envisager de renouer avec une planification quinquennale au travers d’un contrat de régulation économique, le groupe devrait privilégier des programmations annuelles de ses investissements pour 2021 et 2022.

Néanmoins, Thierry de Séverac promet : “Nous conserverons des niveaux d’investissements importants pour maintenir, renouveler, moderniser nos infrastructures. Nos plans se compteront toujours en centaines de millions d’euros.”

 

Aéroport Nice Côte d’Azur : le terminal 2 rouvre en totalité, le terminal 1 n’ouvrira pas avant mars 2021

Nice Premium 21/06/2020

La reprise reste progressive à l’aéroport de Nice mais, la liste des vols programmés ne cesse de s’allonger. Une évolution qui permettra d’exploiter la majeure partie de la capacité du terminal 2 dès début juillet.

Le terminal 2, d’où partiront tous les vols rouvira en totalité dès le 1er juillet. 17 villes françaises seront reliées à Nice, 67 à l’international. La réouverture du terminal 1 est prévue pour mars 2021.

Comme l’aéroport l’indique “Le programme est provisoire, des destinations peuvent se rajouter”.

L’aéroport a perdu pour cet été sa liaison direct Nice-Pékin, les compagnies américaines Delta et United Airlines qui desservaient New York et des liaisons avec la Norvège suite à la faillite d’une compagnie.

 

ADP RISQUE DE PERDRE 2,5 MILLIARDS D’EUROS DE CA À CAUSE DU CORONAVIRUS

Easy Bourse 21/06/2020

Le gestionnaire des aéroports parisiens ADP risque de perdre environ 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires cette année à cause de l’impact du coronavirus, a déclaré son PDG Augustin de Romanet au Journal du dimanche.

“En 2020, le trafic sera 60?% inférieur à celui de 2019. À la fin de l’année, nous pourrions être à 65-70?% d’une activité normale. C’est un choc historique. Nous allons perdre plus de 50?% de notre chiffre d’affaires, qui pourrait être amputé d’environ 2,5? milliards d’euros”, a-t-il dit lors d’un entretien publié dimanche.

ADP, qui s’est résolu à fermer l’aéroport d’Orly fin mars, prévoit que 25 liaisons y seront de nouveau assurées dès le 26?juin, date de sa réouverture.

“Au début du mois de juillet, nous devrions avoir 130 ?vols par jour au lieu de 650 ?habituellement”, a précisé Augustin de Romanet.

“Les experts estiment que le trafic aérien pourrait retrouver son niveau de 2019, entre?2023 et 2025. Mais cela devrait aller un peu plus vite pour le trafic domestique et pour le trafic Schengen. On peut donc espérer qu’Orly retrouvera son activité normale en 2022-2023. Pour Charles-de-Gaulle, ce sera un peu plus long”, a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’éventualité de réductions d’effectifs, alors qu’ADP a mis en place un vaste plan d’économies dès la mi-mars et mis 85?% de ses salariés en activité partielle, le PDG a en outre déclaré : “Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel.”

 

Aéroports. ADP va devoir procéder à des «ajustements» sur l’emploi

Ouest France 21/06/2020

Dans une interview au Journal du Dimanche, le PDG du groupe ADP qui gère les grands aéroports parisiens, donne des précisions sur la réouverture d’Orly et annonce devoir procéder à des « ajustements » de « même nature que les compagnies aériennes », pour adapter ses effectifs à la baisse du trafic aérien suite à la crise du coronavirus.

« Notre entreprise va devoir s’adapter à la nouvelle donne. […] Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel », déclare Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP, à l’hebdomadaire Journal du Dimanche (JDD) sans donner de détail chiffré sur les pertes d’emploi à prévoir.

Fermé aux vols commerciaux regroupés à Roissy depuis le 31 mars, en raison de la crise du coronavirus, l’aéroport de Paris-Orly rouvrira le 26 juin prochain.

Néanmoins, il a chiffré la baisse du trafic des aéroports sous sa gestion, qui devrait être, en 2020, « 60 % inférieur à celui de 2019 » en raison des conséquences de la crise sanitaire du covid19.

« À la fin de l’année, nous pourrions être à 65-70 % d’une activité normale. C’est un choc historique. Nous allons perdre plus de 50 % de notre chiffre d’affaires, qui pourrait être amputé d’environ 2,5 milliards d’euros » précise-t-il.

L’absence de la seule clientèle chinoise se fera sentir, puisqu’elle représentait en 2019, 2 % du trafic du groupe et 15 % du chiffre d’affaires de ses commerces.

Réouverture de 25 liaisons

Le groupe ADP, qui a mis « 85 % de ses effectifs en activité partielle » durant le confinement se prépare néanmoins à rouvrir vendredi prochain l’aéroport de Paris-Orly, fermé au trafic depuis le 31 mars.

« Le 26 juin, 25 liaisons seront ouvertes à Orly. La Corse sera la principale destination domestique, les autres restant pour l’essentiel à Charles-de-Gaulle. Mais on pourra aussi se rendre dans une douzaine de pays de l’espace Schengen » dont le Portugal et la Grèce et vers les territoires d’outre-mer, a détaillé M. de Romanet.

Début juillet, Orly devrait compter 130 vols par jour au lieu de 650 habituellement. ADP prévoit d’abord la réouverture du terminal Orly3, le plus moderne, et d’enchaîner ensuite avec Orly 4, puis Orly 1 et 2.

« Je ne crains pas d’attente excessive aux postes d’inspection filtrage pas plus que pour les formalités de police aux frontières » a dit M. de Romanet car « le trafic sera plus faible pour un nombre de policiers inchangé ».

Le responsable espère qu’Orly retrouve « une activité normale » en 2022-2023, alors que pour Roissy Charles-de-Gaulle, qui accueille actuellement 20 000 passagers par jour au lieu de 230 000 habituellement « ce sera un peu plus long » avertit-il.

 

Privatisation ADP : le Conseil constitutionnel critique la mise en œuvre du RIP

Air Journal 20/06/2020

Le Conseil constitutionnel a dressé jeudi un bilan critique sur la mise en œuvre de la procédure du Référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation du groupe ADP (Aéroports de Paris), pointant les défauts du site de recueil des signatures, le nombre « très élevé » de soutiens à obtenir  (4,7 millions de signatures) et l’absence d’information publique sur le sujet.

Le recueil des soutiens à la réalisation d’un RIP sur la privatisation d’ADP a enregistré un peu plus d’un million de signatures, un chiffre insuffisant pour qu’il soit validé, la loi exigeant l’approbation de 4,7 millions de citoyens, soit 10 % du corps électoral. Le RIP ne sera donc pas organisé. Toutefois, le gouvernement a suspendu pour le moment son projet de privatisation en raison de la crise du coronavirus qui a frappé de plein fouet le secteur du transport aérien.

S’ils confirment que la procédure du recueil des soutiens « a permis d’obtenir des résultats fiables« , les Sages du Conseil constitutionnel pointent en revanche le « manque d’ergonomie du site dédié« . Ils constatent également que « certains électeurs peuvent être découragés par l’exigence du nombre de soutiens à atteindre très élevé » et par le fait que même dans ce cas, la tenue d’un référendum n’est qu’hypothétique. Ils pointent enfin l’absence de « dispositions relatives à l’organisation d’un débat public ou d’une campagne d’information audiovisuelle » sur le RIP qui, souligne-il, « a pu entraîner certaines insatisfactions et incompréhensions« .

 

Nationaliser Brussels Airlines est le seul choix d’avenir

La Libre Belgique 20/06/2020

Posons ce choix à très court terme, car il n’y a pas de bonne alternative. De plus, ses avantages sociaux, stratégiques et environnementaux seront nombreux et importants. Une carte blanche de Olivier Malay (UCLouvain), Mathieu Strale (ULB), Sacha Dierckx (think tank Minerva), Tim Christiaens (KUL), Jonas Van der Slycken (UGent), Anne-Sophie Bouvy (UCLouvain), Wojciech Kębłowski (VUB).

Lundi, la direction de Brussels Airlines s’entretiendra avec la maison-mère allemande Lufthansa pour discuter de sa survie. Sans aide financière du gouvernement belge, Brussels Airlines fera probablement faillite. Cette situation pose le dilemme suivant au gouvernement belge : faut-il injecter de l’argent public dans Brussels Airlines, alors que les conditions posées par Lufthansa en font un bad deal ? Ou faut-il laisser la compagnie faire faillite ?

Selon nous, l’alternative consisterait à laisser tomber Lufthansa, refinancer Brussels Airlines et en profiter pour la nationaliser intégralement. Cela permettra de sauver la compagnie et de la transformer de l’intérieur.

Une faillite où tout le monde est perdant

Une première option serait que le gouvernement belge n’accorde pas d’argent à Brussels Airlines et la laisse faire faillite. Le problème : des compagnies aériennes low cost reprendront les créneaux libérés. S’ensuivra une “ryanairisation” du secteur, dont les conséquences sont attendues : conditions de travail plus mauvaises, service moins bon, et moins de recettes pour le gouvernement car les compagnies low cost font davantage d’évasion fiscale.

La faillite ne sera pas non plus bénéfique pour le climat. En l’absence de contrôle public, la croissance de l’aviation reprendra à mesure que la demande augmentera, selon la logique du marché. En outre, comme les mauvaises conditions de travail des compagnies aériennes low cost leur permettent des billets aux prix anormalement bas, elles continueront de rendre les alternatives ferroviaires non viables.

Enfin, la faillite sera une tragédie sociale. Plus de 4 000 employés se retrouveront à la rue, de même que les autres travailleurs dépendant de la compagnie nationale. Cette option est peu probable car on imagine mal Lufthansa saborder sa branche belge. Néanmoins, elle est souvent mentionnée pour faire pression lors des diverses négociations.

Un prêt public sans aucun contrôle

Une deuxième option consiste à accorder à Brussels Airlines un prêt du gouvernement. Cette voie comporte plusieurs problèmes. Alors que Lufthansa a racheté Brussels Airlines pour quelque 67 millions d’euros, l’État mettrait désormais 300 millions d’argent public sur la table pour renflouer la compagnie privée. Selon les conditions posées par Lufthansa, cela se ferait par ailleurs sans véritable contrôle public.

Dans ce cadre, les projets annoncés par Lufthansa ne sont pas de nature à rassurer. Les vols longs-courriers seraient délocalisés vers Munich et Francfort, où les voyageurs seraient contraints de se rendre pour d’autres destinations. L’aéroport de Bruxelles deviendrait ainsi une sorte d’aéroport régional de passage vers les aéroports allemands. Il en résulterait une multiplication des vols courts-courriers pour rejoindre les hubs étrangers, ce qui pose des questions en termes tant économiques que climatiques.

De plus, l’aide envisagée revient à subventionner avec de l’argent public le plan de licenciement des employés qui accompagnera la restructuration. Ce plan, qui est annoncé depuis plusieurs mois, concerne au moins 1000 travailleurs en moins et ce n’est sans doute qu’un début. Dans un marché concurrentiel, les promesses de la Lufthansa en termes de maintien de l’emploi ne vaudront pas grand-chose. Il est difficile de respecter les promesses sociales et environnementales lorsque cela crée un désavantage concurrentiel. Les évolutions à l’étranger ne sont pas rassurantes à cet égard. En Allemagne, le fait que Lufthansa entend licencier 22 000 employés malgré l’injection de 9 milliards d’euros de fonds publics est l’objet de nombreuses critiques. Au Royaume-Uni, British Airways a été qualifiée de “honte nationale” par une commission parlementaire parce qu’elle veut licencier jusqu’à 12 000 employés malgré un prêt du gouvernement. Ailleurs en Europe, l’ONG Transport & Environment a fait la compilation des plans d’aide nationaux et dénonce l’absence généralisée de conditions climatiques contraignantes. Dans cette situation, adopter le plan d’aide actuel revient à donner carte blanche à Lufthansa pour continuer à licencier et à polluer.

Nationaliser Brussels Airlines et le secteur de l’aviation

Le choix tel qu’il est actuellement posé est entre un no deal ou un bad deal. Soit nous libérons le terrain pour des entreprises prédatrices à bas prix, soit nous subventionnons une compagnie qui fait passer le profit avant ses travailleurs et le climat. Ces deux choix sont inacceptables. Nous proposons une alternative : il s’agit de nationaliser Brussels Airlines à très court terme, et le reste du secteur de l’aviation à moyen terme. Brussels Airlines évoluerait donc de manière indépendante de la Lufthansa et serait mise au service des intérêts de la population.

Tout d’abord, c’est le seul moyen de mettre en œuvre une stratégie réfléchie à long terme. Nous pourrions prévoir quels vols sont essentiels et quels vols peuvent être remplacés par des liaisons ferroviaires et des trains de nuit. Un comité de l’aviation composé de représentants des syndicats, du mouvement environnemental, des citoyens et d’experts pourrait avoir son mot à dire sur le type d’aviation que nous voulons, sur le soutien gouvernemental qui se justifie et sur la forme que devrait prendre une transition équitable pour les employés.

Deuxièmement, c’est la seule façon de stopper les effets problématiques de la compétition dans le secteur. Celle-ci entraîne une pression permanente sur les conditions de travail du personnel. Par exemple, la concurrence imposée à Aviapartner et Swissport a entraîné des conditions de travail abominables et la faillite de Swissport. Il est tout aussi absurde que le gouvernement doive assurer la continuité de l’assistance en escale en jetant une bouée de sauvetage à Aviapartner avec un prêt de plusieurs millions d’euros. L’aéroport de Bruxelles National a réalisé un bénéfice de 392 millions d’euros au cours des cinq dernières années. Cela aurait dû permettre d’assurer amplement la continuité de ces services, si les bénéfices n’avaient quitté la compagnie sous forme de dividendes. Nationaliser l’ensemble du secteur permet de sortir de la logique de concurrence qui mène à ce type d’impasse.

Dans un contexte européen, si la nationalisation de Brussels Airlines peut se faire immédiatement, des changements de l’ensemble du secteur doivent aller de pair avec une remise à plat de certains traités européens. Il importe également de mettre en place une coopération entre les compagnies aériennes, entre aéroports, ainsi qu’une coordination avec le chemin de fer. Ce ne sera pas un vol sans encombre. Mais cela vaut mieux qu’un crash brutal ou qu’un détournement d’avion par des investisseurs vers un paradis fiscal où les travailleurs et l’environnement sont exploités.

 

Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption

Air Journal 20/06/2020

Un Boeing 777 d’Air France en provenance de Paris-CDG s’est posé hier à Shanghai-Pudong, marquant la timide reprise des vols de la compagnie française vers la Chine après cinq mois d’interruption dus à la pandémie du covid-19.

Il s’agit du premier vol commercial régulier d’une compagnie européenne vers la Chine depuis plusieurs mois (Lufthansa a opéré des vols charters réservés à des expatriés allemands). Les trois quarts des passagers à bord étaient des Chinois, le reste étant principalement constitué de Français et d’autres Européens. « Le premier avion synonyme de reprise des vols réguliers d’Air France a atterri sans encombres à Shanghai« , a indiqué la compagnie française sur le réseau social chinois Weibo. Le Boeing 777 s’est posé à 16H40 locales (08H40 GMT) sur le tarmac de l’aéroport Shanghai-Pudong, selon le site internet de l’aéroport chinois.

« Ces derniers mois ont été très très difficiles pour nous tous« , a déclaré le directeur général d’Air France-KLM, Benjamin Smith, dans un message vidéo publié sur le compte Weibo de la compagnie française. « Nous sommes tous très heureux et enthousiastes de reprendre notre service vers la Chine, qui est un marché très important pour notre groupe. »

La liaison Air France entre Paris et Shanghai est pour l’instant hebdomadaire et décolle de l’aéroport Paris-CDG tous les jeudis. Les personnes intéressées devront s’armer de patience et d’un portefeuille bien garni : les prochaines places ne sont disponibles que pour un vol en septembre, au tarif minimal de 3.026 euros, selon le site officiel d’Air France. D’autres billets pour des dates plus proches devraient toutefois être prochainement commercialisés.

La Chine autorise depuis le 8 juin les compagnies étrangères à reprendre un nombre limité de vols. Celles-ci peuvent assurer une liaison par semaine de et vers la Chine. Mais elles doivent au préalable obtenir le feu vert des autorités locales de la ville de destination, ce qui dans les faits complique les procédures. Les trois principales compagnies chinoises (Air China, China Eastern, China Southern) peuvent actuellement effectuer chacune un vol hebdomadaire Chine-France -soit trois au total. En coulisses, les autorités françaises cherchent à garantir pour Air France les mêmes droits, avec trois liaisons hebdomadaires Paris-Shanghai et non pas seulement une liaison.

 

Corsair négocie un incroyable plan de sauvetage

La Tribune 19/06/2020

Par le scénario et les acteurs concernés, c’est à coup sûr le plan de sauvetage le plus incroyable du transport aérien français qui se négocie aujourd’hui en coulisse. Il concerne Corsair (1.200 salariés), cette compagnie aérienne que les concurrents ont déjà condamnée en raison de l’impasse dans laquelle elle se trouvait. Avec ses difficultés financières ces dernières années, celles de ses actionnaires qui évoluent dans le secteur du transport aérien et du tourisme, le refus des banques de lui accorder un plan garanti par l’Etat (PGE), l’horizon semblait en effet bouché. Même si le ministre des Finances Bruno Le Maire avait assuré en mai que l’Etat ferait un geste à condition que les actionnaires actuels mettent la main à la poche, les propos pouvaient s’apparenter à une promesse de gascon vu le profil et les difficultés des deux actionnaires de Corsair.

Deux actionnaires fragiles

Le principal d’entre eux, la société allemande Intro Aviation, actionnaire depuis la reprise l’an dernier de 53% du capital à l’actionnaire historique TUI qui cherchait à se désengager, n’a pas la surface financière pour assumer une recapitalisation d’une entreprise de la taille de Corsair, plus importante que la sienne. Resté dans le capital à hauteur de 27% (les 20% restants appartiennent aux salariés), le groupe touristique TUI est quant à lui aux abois avec la crise du Covid-19. En témoignent les suppressions de postes de la moitié des effectifs en France.

Aussi, malgré une trésorerie confortable liée au renflouement l’an dernier de TUI à hauteur de 37 millions d’euros, de la vente d’un A330 en début d’année et de celle récente de trois B747-400 pour 25 à 30 millions d’euros, selon nos informations, tout semblait réuni pour que Corsair meure à petit feu.

Après deux mois et demi d’inactivité, la reprise qui débute ce jour s’annonce en effet extrêmement difficile avec une faible demande. Les recettes ne permettront pas de compenser les coûts de la remise en service. A l’inverse des années “normales”, les compagnies ne pourront engranger suffisamment de cash au cours de l’été pour passer sans encombre la prochaine saison hivernale.

Quant à l’environnement concurrentiel, il se corse. Les concurrents français directs de Corsair (Air France, Air Austral, Air Caraïbes, French Bee) ont tous obtenu un prêt bancaire garanti par l’Etat, une aide de leur actionnaire et ont engagé pour certains des mesures d’économies importantes. Déjà très compétitives, Air Caraïbes et French Bee, par exemple, ont signé avec les syndicats un accord de performance collective permettant une baisse des salaires de 10% pendant deux ans en contrepartie d’un maintien de l’emploi. Air France prépare elle aussi un plan de restructuration pour baisser ses coûts.

Un schéma où chacun ne participe que si les autres suivent aussi

Et pourtant, selon des sources concordantes, un plan de relance ambitieux est en cours de négociation pour non seulement traverser la crise, mais aussi pour assurer une pérennité à Corsair. En “bonne voie” selon certains connaisseurs du dossier, il pourrait déboucher sur la signature d’un accord de principe avant la fin du mois de juin, selon deux sources.

Ce plan passe par un prêt direct de l’Etat autorisé par l’article 107 2b du Règlement européen sur les aides d’Etat, comme en ont bénéficié la compagnie scandinave SAS et la compagnie allemande Condor. L’Etat pourrait prêter plusieurs dizaines de millions d’euros, remboursables sur plusieurs années. Coup de théâtre, des négociations sont en cours avec le groupe TUI pour que le groupe allemand mette la main à la poche. Là aussi, plusieurs dizaines de millions d’euros sont en jeu. Une sorte de solde de tout compte pour TUI, actionnaire à 100% de Corsair entre 2002 et 2019, date à laquelle il a commencé à se désengager. La somme que prévoit TUI vise à éponger les pertes de Corsair de l’exercice en cours qui s’achèvera fin septembre. Elle devrait être inférieure à celle du prêt de l’Etat français et n’a pas vocation à maintenir le groupe dans le capital de Corsair. Au contraire. Un nouveau tour de table est en cours de négociation. C’est le dernier volet du plan. Des négociations sont en cours avec des investisseurs privés qui ont marqué leur intérêt pour reprendre la compagnie.

De fait, malgré ses difficultés, la compagnie a encore des atouts : la notoriété de sa marque, ses positions sur les Antilles et la Réunion, son portefeuille de droits de trafic, ses créneaux horaires à Orly. En sortant de la flotte ses trois B747-400 avec un an d’avance pour ne conserver que six A330, la compagnie met aussi fin à une coûteuse politique de double-flotte. La direction entend bien prendre livraison de trois autres A330 Neo en commande pour disposer d’une flotte de neuf A330 en 2022.

Plan de restructuration

S’ajoute également une perspective de restructuration pour permettre à Corsair de traverser la crise dans un environnement compliqué. En effet, le plan de sauvetage n’assurera pas la pérennité de Corsair sans une réduction de la structure de coûts pour s’adapter à une demande qui mettra peut-être deux ans, selon les experts, à revenir à son niveau d’avant-crise, et à des prix appelés à être extrêmement bas pendant la phase de reprise. Comme pour la plupart des compagnies aériennes, un plan de restructuration semble inévitable chez Corsair.

Après l’échec d’une négociation sur la baisse des rémunérations fin mai, la direction a lancé une procédure de dénonciation des accords collectifs qui ne pourra être effective que début juillet, à l’issue de l’avis sur ce projet d’un expert nommé par le Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) début juin. La direction entend baisser les salaires de 10%. Mais au-delà de la question salariale, la question du sureffectif va nécessairement se poser. La suppression de l’escale d’Orly pour passer à la sous-traitance a été évoquée en interne.

Interrogés, ni l’Etat, ni le groupe TUI, ni la direction de Corsair n’ont souhaité faire de commentaire.

 

La France pourrait bannir l’avion des lignes délaissées par Air France au profit du train

Les Echos 19/06/2020

Pour éviter l’arrivée des compagnies low cost sur les lignes abandonnées par Air France au profit du train, le gouvernement pourrait interdire l’avion sur les liaisons desservies par le train en moins de 2 h 30 et qui ne contribuent pas à alimenter le hub de Roissy-CDG, comme Orly-Bordeaux. La France peut s’appuyer pour cela, sur un texte européen.

Nouvelle menace en perspective pour le transport aérien en France. Après avoir contraint Air France à renoncer aux lignes desservies par le train en moins de 2 h 30 (sauf pour la desserte du hub de Roissy-CDG) en contrepartie de 7 milliards d’euros de prêts, le gouvernement veut interdire à toute compagnie aérienne de se positionner sur ces dessertes.

Selon nos informations, un « travail réglementaire » est en cours d’élaboration au sein du gouvernement, « en lien avec l’Europe », afin de pouvoir limiter ou interdire purement et simplement l’avion sur les liaisons pour lesquelles le train offre une alternative « satisfaisante ».

Barrer la route aux low cost

L’objectif du gouvernement est d’éviter de voir les compagnies low cost s’engouffrer sur les lignes abandonnées par Air France . A savoir, aujourd’hui, Orly-Bordeaux, Orly-Nantes et Orly-Lyon dans l’immédiat. Mais demain, bien d’autres lignes intérieures pourraient être concernées, si comme le propose la « convention citoyenne » l’interdiction de l’avion était étendue aux liaisons desservies par le train en moins de 4 heures.

Dans ce dernier cas de figure, environ un quart du trafic intérieur au départ de Paris, soit plus de 4 millions de voyageurs annuels, serait potentiellement contraint de renoncer à l’avion pour le train. D’où la nécessité, pour le gouvernement comme pour Air France, d’appuyer ces substitutions forcées sur un cadre réglementaire solide, afin d’éviter de se retrouver avec une plainte de Ryanair ou easyjet pour distorsion de concurrence entre transporteurs aériens et ferroviaires.

Un outil juridique méconnu

Par chance pour le gouvernement français, la réglementation européenne fournit déjà l’outil juridique idéal : l’article 20 du règlement européen du 24 septembre 2008 établissant les règles communes pour l’exploitation de services aériens en Europe (N°1008/2008). Sobrement intitulé « mesures environnementales », cet article autorise un Etat membre « à limiter ou refuser l’exercice de droits de trafic, notamment lorsque d’autres modes de transport fournissent un service satisfaisant […] lorsqu’il existe des problèmes graves en matière d’environnement ». De quoi offrir une base juridique solide à la substitution de l’avion par le train sur les liaisons intérieures françaises, voire européennes .

« Cet article est l’héritage d’une polémique en Belgique suscitée, à l’époque, par des vols cargo dits « saut-de-puce » entre Charleroi et Liège, explique Benoît Le Bret, avocat associé du cabinet Gide, à Bruxelles. Ces vols ont fini par être interdits. L’interdiction doit toutefois rester proportionnelle à l’objectif recherché, non discriminatoire et la Commission garde un pouvoir de contrôle », souligne-t-il.

Quelques garde-fous sont en effet prévus. L’Etat membre doit en informer les autres Etats européens au moins trois mois avant l’entrée en vigueur des mesures de limitation ou d’interdiction. En cas de contestation par un autre Etat, la Commission arbitre. De plus, la validité de ces mesures doit être réexaminée tous les trois ans. Mais dans le cas des trois lignes d’Air France, le risque de contestation semble limité puisqu’aucune autre compagnie n’est présente sur ces axes. Easyjet ne dessert pas de ligne desservie par le TGV en moins de 3 heures. Quant à Ryanair , elle n’a même pas réussi à obtenir des créneaux horaires exploitables à Orly.

 

Faillite de Level : « On craint tous que soit la première d’une longue série »

L’Echo Touristique 19/06/2020

Level Europe, la filiale autrichienne de la low cost d’IAG, est en faillite. Le nouveau signe de la faiblesse des Etats selon Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage.

Comme nous vous l’indiquions hier, Level Europe, filiale du groupe britannique IAG, ne redécollera pas après la crise du nouveau coronavirus. Elle a déposé le bilan ce jeudi 18 juin.

Le dépôt de bilan sera effectif vendredi, a précisé dans un communiqué cette compagnie dont les avions étaient cloués au sol depuis le mois de mars et l’arrêt brutal des liaisons aériennes régulières, provoqué par la pandémie.

IAG, maison mère de British Airways (BA) et Iberia entre autres, avait lancé en 2018 cette filiale autrichienne de vols court et moyen-courriers en Europe. Selon les premières informations, les vols long-courriers low-cost au départ de Paris et Barcelone ne sont pas concernés par la procédure de faillite, a précisé un porte-parole de la compagnie.

Le début d’une longue série ?

Du côté des Entreprises du Voyage, on n’a pas plus d’informations. « On ne sait pas exactement qui a déposé le bilan, même si nous sommes très pessimistes », confirme Jean-Pierre Mas, le président du syndicat.

Mais pour lui, cette faillite est une nouvelle preuve « de l’incapacité des gouvernements à faire respecter une réglementation. Nous sommes abasourdis. Hormis l’Espagne, qui a porté plainte contre 17 compagnies aériennes*. Tous les autres Etats ont soutenu financièrement les compagnies sans leurs imposer de règles, de contraintes… Désormais, ce que l’on craint tous, c’est que cette faillite soit la première d’une longue série ».

 

L’édito de Dominique Gobert : TUI, Air France, à qui profite la crise ?

L’Echo Touristique 20/06/2020

Joyeuse… et triste semaine à la fois. Joyeuse, parce que, enfin, on aperçoit l’embellie dans notre liberté de circuler. Triste, parce que, encore une fois, on s’aperçoit que les difficultés, bien exploitées, profitent parfois à ceux qui ne le méritent pas forcément…

Suivant avec attention cette convention totalement incroyable de ce petit réseau, Cediv pour ne pas le nommer, composé de ce qui fait la force vive de cette incroyable économie qu’est le tourisme français, je me disais « in petto » que rien ne va plus au royaume de qui vous voudrez.

Depuis le début de la semaine, j’assiste à ce mouvement de résistance (ça tombe bien en ce mois de juin) d’un secteur, typiquement hexagonal, qui refuse de sombrer dans la capitulation et qui regarde déjà l’avenir. Même si certains intervenants, venus du monde politico-politique, se gorgent de poncifs, style, « on va réinventer, il faut réinventer et demain il fera plus beau ! Celui qui a tenu le micro, jeudi, se reconnaîtra aisément »…

Cette crise aura au moins permis, hélas, de clarifier les choses. En premier lieu, la situation d’Air France qui, malgré l’arrivée d’Uncle Ben à sa tête, n’était largement pas à l’aise dans ses baskets et risque de profiter de cette crise pour se décharger de tous ses vieux fardeaux. 7 milliards (d’euros) de « prêts » garantis par un de ses actionnaires, l’Etat en l’occurrence, qui vont permettre, non seulement de couper le plus « élégamment » possible ses lignes intérieures largement déficitaires, mais surtout de couper le cordon des emplois de façon totalement éhontée… même si l’on sait depuis longtemps que la masse salariale de la compagnie est largement surdimensionnée.

Mais, dans sa grande bonté, le gouvernement « demande à Air France d’éviter les départs contraints ». Et ta sœur !

8000 ? 10 000 salariés ? Au moins, on s’aperçoit que le contribuable français est solidaire, surtout si l’on compare avec nos grands-bretons de British Airways qui, eux, ne s’embarrassent pas avec les détails : on vire environ 12 000 personnes, quitte à les réengager avec de nouveaux contrats… plus avantageux ?

Plus grave, parce que totalement voyou, l’attitude de ce « gros » industriel du tourisme, TUI.

Là, on ne s’embarrasse pas de circonvolutions, de « parler politiquement correct ». Cette crise est une aubaine pour la maison germaine qui va virer, en gros et pas à la louche, 600 personnes sur un total de 900 et des poussières en France. La faute à cette saleté de Covid ? Que nenni. Prétexte, certes opportun, mais prévu (pas la Covid, juste le PSE) de longue date.

Curieusement, moi qui suis justement un peu curieux (trop selon certains), le plan « social » prévu depuis maintenant plus d’un an comporte pratiquement les mêmes chiffres, importés de Germanie par ce bon Joussen, et qui avaient valu au patron France de l’époque, le Basque Bondissant, une « éviction volontaire » … Je remarque, au passage, que chez TUI France, le dernier membre du Comex français aura profité de la situation pour se tirer les flutes, vite fait, bien fait. Circulez, y’a plus rien à glaner !

TUI -et j’en veux un peu à mon vieux mentor Jacques Maillot, de même qu’à Hervé Vighier- a voulu rafler la mise, comptant s’emparer de Nouvelles Frontières, Marmara puis un peu plus tard de Look.

Ils ont investi des centaines de millions, viré plus d’un millier de personnes, pour ne rien comprendre au tourisme « normal », de populations qui veulent certes bronzer mais pas totalement idiot, qui veulent avant tout du plaisir, du désir.

Lamentable. Mais Herr Joussen pourra profiter, surement, d’une belle retraite, tandis que d’autres iront pointer chez Paul… emploi.

Et, du coup, je doute que le groupe Marietton veuille, finalement, se pencher à nouveau sur l’entreprise.

Sauf si on lui donne…

 

UE : réouverture prochaine des frontières extérieures avec une cinquantaine de pays

Air Journal 20/06/2020

L’Union européenne (UE), qui rouvrira progressivement ses frontières extérieures à partir du 1er juillet, va publier la semaine prochaine une première liste d’une cinquantaine de pays hors-UE avec lesquels les liaisons aériennes seront permises.

« On va finaliser cela en milieu de semaine prochaine », a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, sur France 2, en évoquant un « travail très intense » et « coordonné » entre Européens. « L’idée, c’est d’avoir peut-être une première liste d’une cinquantaine de pays qui ont maîtrisé l’épidémie et pour lesquels on ne met pas en jeu la sécurité sanitaire des Français, des Européens », a-t-il ajouté.

Cette liste sera établie à partir de « données très objectives épidémiologiques comme le taux d’incidence » (nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants) et réactualisée « tous les quinze jours », a indiqué Jean-Baptiste Lemoyne. Si le le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères n’a pas précisé quels seront les pays autorisés, il a laissé entendre en revanche que les voyages vers et en provenance de l’Amérique Latine, où l’épidémie est particulièrement forte en ce moment, seront toujours interdits.

Par ailleurs, le gouvernement britannique devrait annoncer le 29 juin prochain que des accords ont été trouvés avec un petit nombre de pays pour ouvrir des « couloirs aériens » afin d’éviter aux citoyens de ces pays une mise en quarantaine à leur arrivée sur le sol britannique. Selon le journal le Daily Telegraph, la France, l’Espagne, la Grèce et le Portugal feront partie des pays bénéficiant de ces « couloirs aériens ».

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 16 juin 2020 : • Le transport aérien repart à la hausse • Ryanair : 170 lignes en France en juillet…

Au sommaire :  

 

  • Le transport aérien repart à la hausse

  • SAS recapitalisée par la Suède et le Danemark

  • Ryanair : 170 lignes en France en juillet

  • BritishAirwaysRyanair et Easyjet attaquent en justice la quarantaine britannique

  • Reprise : pourquoi les compagnies de “hub” sont désavantagées par rapport aux low-cost

  • La Chine lance une nouvelle compagnie aérienne

  • Ryanair rétablit son programme de vols en France en juillet

  • TUI France : CSE extraordinaire ce 17 juin sur un “changement de modèle”

  • Déconfinement (acte 3) : ce qui change pour le tourisme

  • Tourisme : TUI France va présenter son plan de restructuration au personnel

 

 

Le transport aérien repart à la hausse

Déplacements Pros 16/06/2020

La capacité est en hausse sur tous les marchés régionaux. Les transporteurs d’Europe occidentale ont ajouté environ un million de sièges, soit une hausse de 30,6 % d’une semaine sur l’autre, et la capacité au Royaume-Uni a augmenté de 88 % d’une semaine sur l’autre. La capacité dans la région reste inférieure de 78,7 % à son niveau d’avant la crise de Covid-19.

Les transporteurs d’Asie du Nord-Est ont ajouté plus de 800 000 sièges cette semaine, et la capacité de la région n’est plus que de 34 % de son niveau de la mi-janvier, selon l’OAG.

L’Asie du Sud-Est a été la seule région à diminuer sa capacité cette semaine, soit une baisse de 5,9 %. Cette baisse s’explique en grande partie par les réductions de capacité des transporteurs indonésiens Lion Air et Batik Air, bien qu’elle ait été quelque peu compensée par la réouverture des services aux Philippines, selon l’OAG.

SAS recapitalisée par la Suède et le Danemark

L’antenne 15/06/2020

Le gouvernement suédois prévoit un plan de recapitalisation de SAS pouvant aller jusqu’à 474 millions d’euros. La compagnie aérienne scandinave annonce bénéficier également du soutien du Danemark, sans dévoiler le montant de l’aide envisagée. SAS estime avoir besoin d’1,7 milliard d’euros de nouveaux financements pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire. La compagnie dit aussi vouloir obtenir un soutien du gouvernement norvégien.
En mars, elle a mis en congé environ 90 % de ses salariés, puis a annoncé son intention de supprimer 1.900 postes à temps plein en Suède, 1.300 en Norvège et 1.700 au Danemark.

 

Ryanair : 170 lignes en France en juillet

Air Journal 16/06/2020

La compagnie aérienne low cost Ryanair opèrera le mois prochain en France plus de 170 lignes, notamment à BordeauxMarseille et Toulouse.

Alors qu’elle se prépare à relancer le mois prochain 40% des capacités initialement prévues sur 90% de son réseau pré-pandémie de Covid-19, la spécialiste irlandaise du vol pas cher a annoncé pour le 1er juillet 2020 le « rétablissement de son programme de vols » dans l’hexagone. Ryanair ne précise pas si l’ensemble des 27 aéroports français qu’elle fréquente habituellement seront desservis à cette date, mais annonce « plus de 170 liaisons » depuis et vers l’hexagone pour ce redémarrage des activités. Son retour à Lille depuis Marseille est par exemple annoncé dès le 23 juin ; elle prévoit d’opérer début juillet plus de 1000 vols quotidiens sur l’ensemble de son réseau.

Hélène Bégasse de Ryanair a déclaré dans un communiqué que ce retour inclura « certaines de nos lignes les plus populaires telles que Marseille-Porto, Bordeaux-Rome Ciampino et Toulouse-Lisbonne. Nous sommes fiers de desservir 27 aéroports en France et nous sommes impatients de réunir amis et familles et de faire venir des millions de touristes, ce qui contribuera à dynamiser les économies régionales et à protéger des milliers d’emplois ».

Pour célébrer la levée des restrictions de voyage et la reprise de plus de 170 lignes françaises, Ryanair a lancé une vente de sièges à partir de 19,99 € l’aller simple, pour voyager en juillet et en août 2020, disponible à la réservation jusqu’à jeudi (18 juin) à minuit. « Comme ces prix incroyablement bas seront vite happés, les clients doivent rapidement se connecter sur www.ryanair.com afin d’éviter de passer à côté de cette offre ».

Ce redémarrage est également selon la low cost « une opportunité pour les clients » dont les vols de printemps ont été annulés en raison des restrictions de voyage liées à la crise sanitaire, et qui « cherchent à échanger leurs bons Ryanair maintenant que l’Europe est ouverte pour les vacances ». La compagnie aérienne avait d’autre part annoncé la semaine dernière avoir supprimé les frais de changement de vol sur toutes les nouvelles réservations concernant des voyages en juillet et en aout.

Ryanair a déjà indiqué que cette reprise des vols se fera avec masque obligatoire et prise de température à l’aéroport, la distanciation physique à bord de ses Boeing 737-800 étant « encouragée lorsque ce sera possible ». Ces mesures comprennent pour les passagers « la réduction du nombre de bagages enregistrés, l’enregistrement en ligne, le téléchargement de la carte d’embarquement sur le téléphone du passager ». Les hôtesses de l’air et stewards de la low cost porteront des masques, et un « service limité de collations et de boissons préemballées » sera proposé à bord uniquement avec paiement sans contact. « Il sera également interdit de faire la queue pour aller aux toilettes à bord, bien que l’accès aux toilettes soit disponible pour les passagers individuels sur demande » ; et Ryanair « encourage les passagers à se laver les mains régulièrement et à utiliser des désinfectants pour les mains dans les terminaux des aéroports ».

British Airways, Ryanair et Easyjet attaquent en justice la quarantaine britannique

Les Echos 12/06/2020

British Airways, Ryanair et EasyJet estiment qu’aucun élément scientifique ne justifie une mesure aussi sévère. Si une enquête judiciaire venait à être ouverte, leurs avocats mettent le gouvernement au défi de se justifier.

British Airways, Ryanair et EasyJet ont joint le geste à la parole. Comme elles en avaient brandi la menace il y a une semaine , elles ont attaqué en justice, ce vendredi, la quarantaine de 14 jours imposée depuis lundi par le gouvernement britannique à tous les voyageurs arrivant de l’étranger. Les trois compagnies aériennes ont demandé que leur requête soit examinée le plus rapidement possible. 

La mesure, qui a suscité une décision analogue des autorités françaises à l’égard des voyageurs venant du Royaume-Uni au nom de la réciprocité, s’applique depuis lundi matin à tous les voyageurs arrivant sur le sol britannique, en particulier à ceux venant de France , qu’ils voyagent par avion, par ferry ou en train. Seules quelques exemptions sont prévues pour certaines professions, comme les chauffeurs routiers ou les scientifiques. La décision ne doit pas être réexaminée avant trois semaines, autrement dit avant le 29 juin. 

Un défi lancé au gouvernement

Pour les trois compagnies, un tel dispositif n’est pas seulement, comme le dit Willie Walsh , le patron de la maison mère de British Airways IAG, à la fois « irrationnel et disproportionné ». C’est un nouveau coup porté à leur activité, déjà mise à mal par la quasi-paralysie du trafic aérien causée par les mesures de confinements imposées pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. 

British Airways, Ryanair et EasyJet estiment surtout qu’aucun élément scientifique ne justifie une mesure aussi sévère. Si une enquête judiciaire venait à être ouverte, leurs avocats mettent le gouvernement au défi de se justifier en avançant les preuves scientifiques qui ont étayé sa décision.

Ce qui reste d’être difficile : le conseiller scientifique de Boris Johnson, Patrick Vallance, a déjà pris ses distances, en expliquant qu’une quarantaine était surtout efficace quand le taux de reproduction du virus était plus fort à l’étranger que sur le plan domestique. Or, la pandémie tarde à se résorber outre-Manche, alors même que la situation s’améliore sur le continent.

« Aucun élément concret sur les corridors aériens »

Le dispositif s’est non seulement mis en place dans la plus grande confusion, mais il vaut au gouvernement de Boris Johnson une volée de critiques. Le mécanisme est attaqué sur sa lourdeur bureaucratique, mais aussi sur son efficacité pratique, aucun système n’ayant réellement été prévu par le Home Office pour en contrôler l’application .

La quarantaine imposée par le Royaume-Uni donne aussi lieu à de vives inquiétudes parmi les députés, y compris conservateurs, qui redoutent que les Britanniques soient furieux de ne pouvoir voyager au soleil pour les vacances d’été.

Boris Johnson a chargé le ministre des Transports, Grant Shapps, de signer d’ici au 28 juin des accords de « corridors aériens » pour permettre aux touristes britanniques de se rendre dans leurs pays de destination préférée si la pandémie y est résorbée. Parmi eux pourraient figurer la Grèce, l’Italie, l’Espagne, voire la France. « Les compagnies n’ont pour l’instant constaté aucun élément concret sur les modalités et le calendrier de mise en place de tels couloirs touristiques », balayent d’un revers de main les trois compagnies dans leur communiqué.

Reprise : pourquoi les compagnies de “hub” sont désavantagées par rapport aux low-cost

La Tribune 15/06/2020

Après plus deux mois d’arrêt quasi-complet, les compagnies aériennes et les aéroports redémarrent progressivement leur activité. Comme c’est le cas partout sur la planète, cette reprise sera longue et lente et se fera par palliers : d’abord les vols domestiques en raison des restrictions au voyage vers les pays étrangers, ensuite les vols intra-zones et enfin les vols intercontinentaux. En Europe, après un redémarrage des vols intérieurs, les vols intra-européens vont commencer également à repartir, là aussi de manière très progressive, avec l’ouverture sélective des frontières ce lundi d’une large majorité des pays de l’Espace Schengen, puis suivra à partir de juillet une reprise des vols au compte-gouttes vers certains pays non communautaires.

Le long-courrier reprendra plus tard

Ce schéma de redémarrage se répète partout sur la planète avec des temporalités différentes en fonction de l’évolution de l’épidémie. De fait, il crée des différences entre les opérateurs qui sont spécialisés sur le long-courrier et ceux qui le sont sur le court et moyen-courrier. Et plus précisément en Europe entre les low-cost et les compagnies de “hub” comme Air France et Lufthansa. Disposant d’un réseau court et moyen-courrier destiné à alimenter un réseau long-courrier, ces compagnies de “hub” (moyen/long-courriers) sont de facto désavantagées par rapport aux compagnies spécialisées sur la desserte du marché intra-européen, comme c’est le cas des low-cost comme Ryanair et Easyjet. Pour ces dernières, en effet, l’ouverture des frontières intra-européennes leur permettra d’avoir la totalité de leur terrain de jeu ouvert beaucoup plus rapidement que celui des compagnies fortement exposées aux marchés long-courriers.

“Les low-cost vont bénéficier plus rapidement d’un retour des capacités et vont pouvoir obtenir plus rapidement des coefficients d’occupation corrects”, explique Yan  Derocles, analyste chez Oddo BHF.

Le peu de clients long-courriers pèsera sur le moyen-courrier

Remettant en ligne peu de capacités long-courriers du fait des restrictions de voyage mais aussi du choix des passagers de privilégier les destinations proches de chez eux cet été, les compagnies classiques (“legacy” airlines) vont mettre plus de temps pour retrouver un niveau d’offre proche de ce qui était prévu avant la crise. Par conséquent, elles vont se retrouver fragilisées sur le réseau intra-européen car elles seront privées des passagers qui utilisent habituellement les vols court et moyen-courriers pour prendre (ou revenir) sur un vol long-courrier en correspondance. Résultat, une compagnie low-cost comme Easyjet prévoit de remettre 75% de ses capacités d’ici à fin août quand Air France table sur 40%.

Le marché business plombé

A cette opposition entre les modèles s’en ajoute une autre : le type de clientèle ciblé. Le marché affaires étant pour l’heure complètement plombé, les compagnies spécialisées sur la clientèle professionnelle comme le sont les compagnies classiques sont désavantagées par rapport aux compagnies à vocation loisirs, comme les low-cost. Contrairement aux voyage d’affaires, le trafic loisirs pourrait, selon les experts, être moins impacté, notamment celui des personnes se rendant chez des membres de leur famille ou des amis (VFR, visit friends et relative).

 Cette différence de comportements entre les deux types de clientèle pourrait durer longtemps à cause des mesures d’interdiction de vols décidées par certaines entreprises pour des raisons sanitaires, mais aussi et surtout par la réduction des budgets voyages des sociétés et l’essor des visioconférences pendant le confinement.

“Sur les trois dernières crises, le marché loisirs est toujours revenu à son niveau d’avant crise, mais pas le marché business”, fait valoir Yan Derocles.

Parmi les low-cost, Easyjet est moins avantagée

Mais au sein des compagnies low-cost, il existe des différences. Certaines sont en effet plus focalisées que d’autres sur la clientèle affaires. C’est le cas d’Easyjet notamment qui, depuis sa création il y a près d’un quart de siècle, n’a cessé de courtiser cette clientèle. Le choix d’opérer au départ des grands aéroports dans le but de développer un réseau de destinations et de fréquences apprécié des voyageurs professionnels ainsi que  la mise en place de services dédiés lui ont  permis de séduire un grand nombre d’entreprises. Selon la compagnie, plus de 20% de sa clientèle est composée de voyageurs professionnels.

Plus exposée que d’autres low-cost à la chute du marché affaires, Easyjet sera également fragilisée par la lenteur de la reprise du trafic long-courrier. En effet, même si elle n’assure pas de vols longue distance, la compagnie britannique pourra moins compter pendant plusieurs mois sur les passagers qui empruntaient ses vols pour se rendre vers un aéroport intercontinental comme Roissy-Charles de Gaulle pour prendre leur correspondance sur un vol long-courrier.

 

La Chine lance une nouvelle compagnie aérienne

Déplacements Pros 15/06/2020

En dépit de l’importante baisse de la demande en matière de voyages, China Eastern (la deuxième compagnie aérienne chinoise) va lancer un nouveau transporteur. La nouvelle compagnie aérienne baptisée Sanya International Airlines se concentrera sur la destination insulaire de Hainan, qui compte huit millions d’habitants et qui est une plaque tournante du libre-échange.

Pour lancer cette nouvelle compagnie, China Eastern s’est associée à un certain nombre de partenaires, dont la plus grande agence de voyage en ligne de Chine, Trip.com. 

Certains se sont interrogés sur le calendrier du lancement, qui intervient alors que l’industrie aérienne lutte pour sa survie.

China Eastern, soutenue par le gouvernement, détiendra une part majoritaire de 51 % dans le nouveau transporteur, qui s’appellera Sanya International Airlines. Parmi les autres bailleurs de fonds figurent Juneyao Airlines, basée à Shanghai, et une unité de Trip.com, selon une annonce faite dimanche 14 juin à la Bourse de Hong Kong.

Aucun calendrier n’a été donné pour le lancement de la nouvelle compagnie aérienne, qui devra être approuvée par les autorités réglementaires.

Ryanair rétablit son programme de vols en France en juillet

Déplacements Pros 15/06/2020

La lowcost irlandaise assurera 170 liaisons au départ et à destination de la France.

Ryanair espère profiter de l’ouverture des frontières européennes et de l’attractivité touristique de la France pour remplir ses avions lors de la période estivale.

C’est pourquoi le transporteur a annoncé ce lundi qu’elle rétablira plus de 170 lignes depuis/vers la France à partir du 1er juillet, dans le cadre du programme de vols pour l’été 2020. Ryanair desservira 27 aéroports en France.

TUI France : CSE extraordinaire ce 17 juin sur un “changement de modèle”

Tourmag 15/06/2020

quid des conséquences sociales ?

Les choses se précisent-elles sur l’avenir de TUI France ? Comme le craignaient certains observateurs et le CSE de TUI France, un vaste plan social pourrait bien être en préparation. Une réunion extraordinaire du CSE a été convoquée ce mercredi 17 juin avec pour ordre du jour : changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales.

Nous alertions la semaine dernière sur l’urgence de la situation chez TUI France dont la situation financière suscite l’inquiétude.
Or, la Direction de TUI France vient de convoquer une réunion extraordinaire du Comité Social et Economique mercredi 17 juin 2020.
A l’ordre du jour : changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales.
Il semblerait donc que les choses se précisent et se précipitent pour la filiale du Groupe allemand qui a reçu une recapitalisation de l’Etat allemand à hauteur de 1,8 milliards d’euros.
Frédéric Joussen, PDG du Groupe n’a pas caché dernièrement qu’il cherchait à faire des économies. Il entend réduire de 30% ses charges et également annoncé la suppression de 8000 emplois, soit plus de 10% de ses 70 000 collaborateurs au niveau mondial.

Mi-mai nous avions contacté le secrétaire général du CSE de TUI France Lazare Razkallah qui réagissait à une communication du groupe bien décidé à couper les branches déficitaires : “Nous bénéficions des mesures de chômage partiel, et ce serait scandaleux que de profiter de l’argent du contribuable pour licencier.
Les pouvoirs publics doivent prendre des garanties. Si un tel cas se présente nous les alerterons. Il est urgent d’attendre pour voir comment la situation va évoluer”.
Un plan de sauvegarde de l’emploi pourrait également la condition sine qua none à une aide de TUI Group pour relancer la machine, mais aussi l’obtention d’un Prêt garanti par l’Etat.
La direction de TUI France nous avait alors précisé également mi-mai : “Comme tout actionnaire, le groupe TUI doit s’assurer de la rentabilité de ses investissements.
Dans ce cadre, et compte tenu de l’impact de la crise sur le secteur du tourisme et du rythme de la reprise, il est probable que le niveau d’activité d’avant crise ne soit pas atteint avant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Imaginer reprendre comme si rien n’avait changé, est impossible. Un ajustement des business plans et des coûts pourrait s’imposer. C’est bien le sujet des discussions actuelles avec la maison-mère.”

Déconfinement (acte 3) : ce qui change pour le tourisme

TourHebdo 15/06/2020

Emmanuel Macron a achevé plus tôt que prévu le déconfinement en annonçant, dès hier soir, le passage de toute la France en zone verte à l’exception de la Guyane et de Mayotte. Une décision qui entraîne, notamment, la réouverture très attendue des cafés et restaurants en Ile-de-France.

1/ Feu vert à la réouverture complète des restaurants et des campings en Ile-de-France 

 « Dès demain, tout le territoire, à l’exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement (…) passera dans (…) la zone verte, ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France », a déclaré le chef de l’Etat hier soir. Une décision très attendue par la profession. Contrairement au reste du territoire français, les bars et restaurants de la région parisienne n’ont pu rouvrir que leurs terrasses le 2 juin.

Cette fois, la machine est relancée même si les contraintes sanitaires s’appliquent toujours à l’ensemble des établissements avec la distanciation d’un mètre entre chaque client, la limitation des tablées à 10 personnes et l’obligation de porter le masque pour le personnel en salle comme en cuisine et pour les clients lorsqu’ils se déplacent dans l’établissement. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie demande un assouplissement de ces protocoles sanitaires, estimant à 60 % la perte maximale de capacité d’accueil. 

 2/ Les frontières rouvrent progressivement en Europe

Dès demain, il sera à nouveau possible de se déplacer entre les pays européens et à partir du 1er juillet nous pourrons nous rendre dans les Etats hors d’Europe, où l’épidémie sera maîtrisée“, a également indiqué Emmanuel Macron hier soir.

Après trois mois d’isolement à l’intérieur de leurs frontières nationales, les Européens retrouvent donc dès aujourd’hui la possibilité de voyager plus facilement d’un pays à l’autre, en raison du recul de la pandémie de coronavirus. Mais attention avant de boucler ses valises : le retour à la libre de circulation à l’intérieur du Vieux continent s’est fait en ordre dispersé et la carte de l’Europe présente une mosaïque de feux verts, orange et rouges, selon la provenance ou la destination.

Plusieurs pays sont en effet déjà accessibles comme l’Italie, qui a donné le signal dès le 3 juin en se rouvrant à tous les voyageurs alors que la plupart des Etats maintenaient des restrictions avec ce pays qui fut l’un des foyers de la pandémie en Europe. Autre pays pressé de sauver sa saison touristique, la Croatie a aussi devancé l’appel et rouvert ses frontières dès le 11 juin, tout comme la Pologne, accessible pour tous les citoyens européens depuis le 13 juin.

D’autres pays, comme la France, ont choisi la date du 15 juin pour lever leurs contrôles aux frontières. C’est notamment le cas de la Belgique, de la Grèce, de l’Allemagne et de l’Autriche.

Enfin, plusieurs pays se montrent encore frileux comme la Roumanie, qui ne donne aucune date précise de réouverture, l’Espagne, qui vient finalement d’avancer au 21 juin sa date de réouverture initialement prévue le 1er juillet, la Norvège, qui ne va rouvrir ses frontières qu’aux pays nordiques et le Danemark, tout aussi sélectif, en limitant à ce stade son accueil aux personnes venant d’Allemagne, de Norvège ou d’Islande.
 3/ Les pays en dehors de l’espace Shengen accessibles à partir du 1er juillet

La France “procédera à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet”, ont annoncé, le 12 juin, les ministres des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et de l’intérieur, Christophe Castaner, dans un communiqué. La décision, prise conformément aux recommandations de la Commission européenne, a été confirmée hier soir par Emmanuel Macron. 

Cette ouverture s’effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers, et conformément aux modalités qui auront été arrêtées au niveau européen d’ici là“, ont précisé les deux ministres.

Les étudiants internationaux seront autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et leurs modalités d’accueil seront favorisées. Leur demande de visas et de titres de séjour seront traitées en priorité.

 4/ Fin de l’attestation employeurs dans les transports en Ile-de-France

L’attestation employeurs ne sera plus obligatoire dans les transports en commun d’Ile-de-France aux heures de pointe à partir de demain, le 16 juin, a annoncé lundi la préfecture de région dans un communiqué. “A la suite du passage de l’Île-de-France en zone verte” annoncé dimanche soir par Emmanuel Macron et “conformément à l’avis formulé par Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités“, le préfet de la région d’Île-de-France Michel Cadot “a décidé de mettre fin au régime d’attestation dans les transports en commun” à compter de mardi, annonce la préfecture.

Mais le port du masque restera obligatoire sous peine d’une amende de 135 euros. Les usagers sont également “invités à respecter dans la mesure du possible les gestes barrière dans les transports“. 

Tourisme : TUI France va présenter son plan de restructuration au personnel

Les Echos 15/06/2020

La direction de la branche française du géant allemand du tourisme a convoqué ce mercredi 17 juin un CSE extraordinaire. A l’ordre du jour, une « information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales ». La filiale française de TUI a pourtant été renflouée l’an dernier par sa maison mère.

En suspens depuis des mois, la réorganisation de TUI France, la branche française du géant allemand du tourisme, se précise. Une réunion extraordinaire du Comité Social et Economique (CSE) est convoquée ce mercredi 17 juin avec pour ordre du jour « Information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales », révèle ce lundi un communiqué interne du secrétaire CGT du CSE, Lazare Razkallah. Interrogée par «Les Echos », la direction de TUI France confirme cette réunion et son objet.

Déficitaire

Ce poids lourd du tour-operating français, déficitaire depuis une vingtaine d’années, entre dans la vaste restructuration de sa maison mère allemande . A la mi-mai, TUI a en effet annoncé vouloir réduire ses coûts de 30 %, grâce notamment à 8.000 postes « non recrutés ou supprimés », sur un total d’employés de 70.000. Le président du directoire, Friedrich Joussen, a, en outre, précisé vouloir réduire la « présence » de TUI dans le monde. La crise sanitaire a, il est vrai, sévèrement bouleversé le secteur du voyage, et notamment les agents de voyages et tour-opérateurs. En France, la profession venait de surcroît tout juste sortir d’une période de turbulences avec le mouvement des «gilets jaunes», puis les grèves contre la réforme des retraites.

Réflexion stratégique

Avant même le choc du Covid-19, le groupe allemand était déjà, depuis des mois, en pleine réflexion stratégique à propos de sa filiale française. Dans ce cadre-là, TUI a mené des discussions avec le groupe touristique diversifié Marietton Développement.

Le secrétaire du CSE de TUI France s’étonne d’« une éventuelle restructuration » et s’inquiète d’un possible « lourd plan social ». L’entreprise compte 904 salariés en CDI, dont 590 au siège de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). « Pourquoi maintenant ? L’entreprise bénéficie du chômage partiel avec prise en charge à 100 % jusqu’en septembre. L’Europe est en train de se déconfiner. Nos concurrents ouvrent leurs clubs », argue Lazare Razkallah.

Recapitalisation

Un CSE ordinaire doit d’ailleurs se réunir ce mardi pour rendre son avis sur la réouverture d’une trentaine de clubs de vacances en Europe, ainsi que d’une trentaine d’agences en propre, soit la moitié du réseau en direct (67).

En outre, TUI France est censé avoir démarré son exercice 2019-2020 (clôture au 30 septembre) avec une situation financière assainie et 30 millions d’euros de fonds propres, après avoir fait l’objet d’une double opération financière l’an dernier, soit un renflouement à hauteur de 292 millions environ puis une réduction du capital social. A croire qu’elle a été vaine au bout de seulement quelques mois.

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 08 Juin 2020 : • KLM : 78% des destinations opérés en juillet • Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment • PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ? …

Au sommaire :  

 

  • KLM : 78% des destinations opérés en juillet

  • Les aéroports de Monastir et d’Enfidha ‘ Reday and Safe’ pour la reprise touristique

  • Londres-City : reprise des vols à partir de fin juin

  • L’aéroport de Marseille annonce la date de reprise des vols

  • Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment

  • Tunisair : Les passagers doivent se présenter à l’aéroport 4 heures avant le vol

  • Wizz Air reliera Beauvais et Bâle-Mulhouse à Tirana

  • Aéronautique : le gouvernement mobilisera jusqu’à 10 milliards d’aides

  • Aux Etats-Unis, le trafic aérien reprend doucement

  • American Airlines dévoile son programme de reprise

  • Polynésie française : réouverture du territoire aux touristes le 15 juillet

  • Union européenne : réouverture des frontières intérieures d’ici fin juin et des frontières extérieures en juillet

  • La relance Eco : A Pau, l’aéroport béarnais est prêt pour le retour des clients

  • PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ?

  • Finie la tranquillité pour les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique

 

 

KLM : 78% des destinations opérés en juillet

Air Journal – 8 Juin 2020

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines proposera le mois prochain entre 25% et 30% des vols initialement prévus, le nombre de décollages devant être en hausse de plus de 60% par rapport à juin pour un total d’environ 3000 départs vers 78% de ses destinations

En juillet 2020, la compagnie nationale néerlandaise basée à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol élargit son offre sur l’ensemble du réseau, « notamment en Europe du Sud ». Les destinations reprises incluent Alicante, Bilbao, Bologne, Ibiza, Istanbul, Nice, Porto, Catane et Split, pour un total de 73 destinations européennes proposées, contre 30 destinations en mai et 45 destinations prévues en juin.

Sur l’intercontinental, KLM a déjà prévu de relancer en juin des vols vers ArubaBonaireSint Maarten-Pincess JulianaParamaribo et Quito, vers les Caraïbes et l’Amérique du Sud donc. En juillet, elle prévoit d’ajouter six destinations supplémentaires, Jakarta et Denpasar en Indonésie, Washington et San Francisco aux Etats-Unis et Vancouver et Calgary au Canada ; elle renforcera en outre ses fréquences sur les lignes long-courrier déjà rouvertes.

Au total, la compagnie de l’alliance SkyTeam proposera en juillet 51 destinations LC, dont la moitié sont aujourd’hui réservées au transport de fret. « Dès que les autorités assoupliront les restrictions de voyage, KLM ouvrira également ces destinations pour la vente de billets passagers si possible », précise son communiqué.

Avec cette expansion du réseau en juillet, KLM desservira à nouveau 78% du nombre de destinations initialement prévu, avec plus de 3000 vols au départ de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol. « Nos clients veulent repartir. Nous élargissons donc lentement et soigneusement le réseau. Avec toutes les mesures d’hygiène prises à bord et au sol, nous le faisons de la manière la plus sûre possible », a déclaré le PDG de KLM Pieter Elbers.

Le réseau européen de KLM au départ d’Amsterdam devrait être le suivant en juillet :

Aalborg, Aberdeen, Alicante, Athènes, Barcelone, Bâle-Mulhouse, Bergen, Berlin-Tegel, Bilbao, Billund, Birmingham, Bucarest, Bologne, Bordeaux, Bristol, Budapest, Bruxelles, Cagliari, Catane, Dublin, Düsseldorf, Édimbourg, Florence, Francfort, Gdansk , Genève, Gênes, Glasgow, Göteborg, Hambourg, Hanovre, Helsinki, Ibiza, Inverness, Istanbul, Kiev, Copenhague, Cracovie, Leeds Bradford, Londres City, Londres-Heathrow, Lisbonne, LuxembourgLyon, Madrid, Malaga, Manchester, Montpellier, Moscou, Milan, Munich, Nuremberg, Newcastle, Nice, Oslo, Paris, Porto, Prague, Rome, Saint-Pétersbourg, Split, Stavanger, Stockholm, Stuttgart, Toulouse, Trondheim, Valence, Venise, Varsovie, Vienne, Zagreb et Zurich.

Les aéroports de Monastir et d’Enfidha ‘ Reday and Safe’ pour la reprise touristique

Espace manager.com – 6 Juin 2020

Dans la perspective de l’ouverture des frontières maritimes, terrestres et aériennes annoncée pour le 27 juin, les aéroports de Monastir et d’Enfidha, gérés par TAV Tunisie, se sont mis à niveau en termes de mesures sanitaires et de protection contre le COVID-19 tant bien pour les passagers que pour les employés et les parties prenantes dans les deux aéroports.

Étant les deux principaux points d’entrée de touristes en Tunisie, toutes les dispositions opérationnelles, procédurales et d’orientation des flux des passagers ont été prises dans le cadre du respect du protocole sanitaire du secteur touristique et des normes sanitaires internationales afin de pallier à tout risque de contaminations par le virus.

Aussi, plusieurs mesures sanitaires visant à renforcer la sécurité et l’hygiène des terminaux, des salles d’embarquement et de tri bagage, des comptoirs d’enregistrement et de contrôle de police et de douane ont été mise en place pour la matérialisation de la distance de sécurité à observer.

Afin de garantir la sécurité sanitaire, du gel hydroalcoolique sera mis à disposition en divers points et les mesures de nettoyage et de désinfection des zones accessibles aux passagers seront renforcées.

La société TAV a précisé dans ce cadre : « Nos aéroports sont des endroits propres et sûrs. Nous nous devons d’assurer un niveau de propreté et d’hygiène sans faille au sein de nos aéroports.

 C’est un engagement que nous avons toujours pris envers notre pays, nos passagers et nos collaborateurs »…

Ce dispositif de sécurité sera amené à évoluer au regard de la situation sanitaire en Tunisie et de la reprise du trafic aérien.

Londres-City : reprise des vols à partir de fin juin

La Tribune – 6 Juin 2020

L’aéroport Londres-City, fermé depuis fin mars en raison de la pandémie de Covid-19, annonce une reprise des vols commerciaux fin juin.

Les vols domestiques reprendront en premier, suivis début juillet par les vols internationaux mais le calendrier « peut dépendre de la quarantaine proposée des passagers arrivant au Royaume-Uni« , a précisé l’aéroport londonien dans un communiqué. En effet, à partir de lundi 8 juin, les voyageurs entrant au Royaume-Uni par terre, mer ou air, sauf certaines exceptions dont les personnes arrivant d’Irlande, devront observer quatorze jours de quarantaine, une mesure redoutée par les professionnels du tourisme et de l’aviation. Le maintien ou non de cette mesure sera examiné le 29 juin par les autorités sanitaires britanniques.

« Lorsque nos portes rouvriront à nouveau d’ici peu, notre ambition est de fournir la meilleure expérience aéroportuaire au Royaume-Uni à nos passagers en nous assurant de suivre les directives du secteur aérien à la lettre et en maintenant la réputation de l’aéroport« , a déclaré Robert Sinclair, PDG de l’aéroport de Londres-City. « En décrivant les mesures que nous prenons pour rendre l’aéroport sûr et en intégrant les points de vue de nos voyageurs réguliers dans nos plans, nous donnerons aux gens la confiance nécessaire pour voyager de notre aéroport vers des destinations à travers le Royaume-Uni et l’Europe« , a-t-il ajouté.

Situé à l’est de Londres, non loin du quartier financier de Canary Wharf, l’aéroport de Londres-City est utilisé surtout par une clientèle d’affaires. Il a accueilli l’an dernier plus de 5 millions de passagers.

L’aéroport de Marseille annonce la date de reprise des vols

Dzairdaily –5 Juin 2020

L’aéroport de Marseille Provence a annoncé hier, jeudi 4 juin dans un tweet sur son compte officiel, sa reprise des vols. Le statut sur twitter a confirmé que plusieurs dates et destinations seront au programme. La relance définitive du trafic aérien se fera à partir du mois courant.

En effet, cette déclaration annonce un remaniement enhardissant du transport aérien, pour la saison estivale de l’an 2020 au niveau de l’aéroport de Marseille Provence. Celle-ci implique dans un premier temps des vols domestiques, vers l’aéroport Paris CDG (Paris Charle de Gaulle); puis dans un second temps, des rotations vers divers territoires.

Par la même occasion,la direction générale de la structure, a indiqué les destinations qui seront au rendez-vous. Ainsi, Malte, l’Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni ou encore la République-Tchèque seront desservies à partir de l’aéroport marseillais.

Cependant, en vue des conditions de confinement actuelles dans certains pays, qui ont mené à la suspension du pont aérien ; des continents seront dispensés de cette projection. Entre autres, c’est l’Afrique du Nord qui s’affiche en tête de cette liste d’attente. De ce fait, l’Algérie et le Maroc n’enregistreront aucun survol, sous réserve de réouverture de leurs frontières respectives.

Plusieurs compagnies seront au rendez-vous

De nombreuses compagnies aériennes se démènent pour organiser un canevas, qui sera en toute adéquation avec les nouvelles dispositions entreprises par l’aéroport de Marseille Provence.

Et c’est dans une optique de maintien d’une cadence d’activité optimale, que cette initiative a été prise. Mais également, afin de satisfaire la demande de la clientèle. Les compagnies ayant répondu présentes à l’appel, sont entre autres; Air France, Air Corsica, Vueling Airlines, Brussels Airlines, Volotea et Ryanair.

Ryanair réactualise son statut d’activité

La compagnie aérienne irlandaise à bas-prix, Ryanair rejoint Air France et met à jour son programme de vol pour l’été 2020; en évoquant toutes les destinations augurées au départ de l’aéroport de Marseille. Rappelons que ce dernier, a rouvert ses portes après deux (2) mois d’inaction, suite aux mesures préventives appliquées contre le Covid-19.

En outre, la compagnie low-cost a mis en oeuvre un volume de rotation important, sectionné sur deux volets; nationaux et internationaux. La première section prendra effet à partir du 21 juin. Quant à la seconde, elle sera opérationnelle dès le début du mois de juillet. En sus, Ryanair n’a pas lésiné quant au débit organisé pour ce mois de juin, avec deux traversées hebdomadaires qui survoleront Brest, Lille et Nantes. Un réseau qui sera vite étendu vers d’autres contrées.

L’aéroport de Marseille corrobore son bouclier sanitaire

Afin de garantir à sa fidèle clientèle un périple dépourvu de risques sanitaires, l’aéroport de Marseille Provence a reconsidéré l’ensemble de son protocole préventif, qui a été exposé à une nouvelle mise à jour. De ce fait, des consignes ont été communiquées par la direction de l’aérogare marseillais, pour préserver la santé des passagers et du personnel.

Ces dernières abordent la notion des gestions barrières à respecter, sans oublier le port obligatoire du masque. Une obligation émise par le gouvernement français depuis le 11 mai dernier. A cela s’ajoute la procédure de désinfection à base de virucide assurée par les agents de nettoyage; ainsi que la consolidation du système de traitement de l’air pour évacuer tous les germes à caractère virulent.

Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment

ViaOccitanie –6 Juin 2020

L’aéroport de Montpellier vient d’annoncer la reprise de ses rotations aériennes dès le 15 juin avec Bordeaux de la compagnie Chalair.

Un redémarrage prudent de la part des différentes compagnies aériennes.

Initialement prévu en avril dernier, le projet de base de la compagnie Transavia avec ses 20 destinations est reporté en 2021. La compagnie low-cost d’Air France va reprendre dès le 26 juin ses vols vers la Grèce, le Portugal, l’Italie ou encore l’Espagne.

Tunisair : Les passagers doivent se présenter à l’aéroport 4 heures avant le vol

Webdo.tn –5 Juin 2020

Les passagers devraient se présenter à l’aéroport, 4 heures avant le vol prévu, annonce la compagnie Tunisair.

Le transporteur national a appelé les passagers à rejoindre les comptoirs 4 heures avant le vol, ajoutant qu’ils seront fermés 1h avant le décollage.

« Ceci leur permettra d’avoir le temps nécessaire pour procéder aux différentes opérations de contrôle douanier et sanitaire lié à l’épidémie du Coronavirus, ainsi que l’enregistrement, le dépôt des bagages et le contrôle de sûreté », ajoute-on. « Directement après l’enregistrement, le passager devra se diriger vers sa salle d’embarquement pour éviter les encombrements aux contrôles de police. »

Wizz Air reliera Beauvais et Bâle-Mulhouse à Tirana

Air Journal–6 Juin 2020

La compagnie aérienne low cost Wizz Air lancera le mois prochain deux nouvelles liaisons entre Tirana et la France, vers Paris-Beauvais et Bâle-Mulhouse, la capitale d’Albanie étant une nouvelle base.

A partir du 15 juillet 2020 si les restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19 sont levées, la spécialiste hongroise du vol pas cher proposera trois vols par semaine entre Tirana-Nënë Tereza et l’aéroport de Beauvais-Tillé, opérés en monocouloir Airbus. Les départs d’Albanie sont programmés lundi, mercredi et vendredi à 13h00 pour arriver à 15h30, les vols retour quittant la France à 21h45 pour s poser le lendemain à 0h25. Wizz Air sera en concurrence indirecte avec sur cette route Transavia, au départ d’Orly.

Michel Peiffer, Président du Directoire, a expliqué dans un communiqué que la reprise étant maintenant en vue « avec des conditions sanitaires satisfaisantes, nous sommes ravis de la confiance témoignée par nos partenaires, notamment par la compagnie Wizz Air, qui poursuit son développement au départ de l’aéroport avec l’ouverture de nouvelles lignes vers des pays jusqu’ici non desservis. L’Albanie et sa capitale Tirana est une destination que nous souhaitons proposer à nos clients depuis longtemps car la demande entre les deux pays est importante et en fort progrès ».

Le dirigeant ajoute qu’avec cette nouvelle ligne au départ de l’Aéroport Paris-Beauvais, Wizz Air « proposera la majorité des sièges offerts entre la France et l’Albanie. Nul doute que les habitants des Hauts-de-France, Ile-de-France et Normandie saisiront l’opportunité de découvrir ce trésor insoupçonné de la côte adriatique ».

Bâle-Mulhouse-Freiburg, la low cost hongroise affiche à compter du 18 juillet deux rotations hebdomadaires depuis Tirana : départs mardi et samedi à 7h15 pour arriver à 9h25, et retour de l’EuroAirport à 15h20 pour atterrir à 17h25. Wizz Air sera sans concurrence sur cet axe.

La nouvelle base de Wizz Air à Tirana accueillera également de nouvelles liaisons vers Charleroi en Belgique, Prague en République Tchèque, Berlin, Dortmund, Francfort-Hahn, Hambourg, Karlsruhe-Baden Baden en Allemagne, vers Héraklion et Rhodes en Grèce, vers neuf aéroports italiens et Eindhoven aux Pays-Bas. Elle dessert déjà la ville au départ de Budapest, Londres-Luton, Memmingen et Vienne, pour un total désormais de 25 destinations.

L’aéroport de Salzbourg-WA Mozart en Autriche sera une nouvelle destination pour Wizz Air, qui y proposera des routes depuis Larnaca (également une nouvelle base), Kiev, Bucarest, Belgrade, Tuzla et Skopje

Aéronautique : le gouvernement mobilisera jusqu’à 10 milliards d’aides

Les Echos – 6 Juin 2020

Le gouvernement devrait dévoiler ce mardi son plan de soutien à la filière aéronautique, gravement déstabilisée par l’effondrement des commandes d’avions civils. Ce plan, qui associe les poids lourds du secteur aux pouvoirs publics, mêle des mesures d’urgence pour préserver l’emploi à un soutien de plus long terme à la modernisation du secteur.

Le gouvernement doit annoncer ce mardi un plan massif d’aide au secteur aéronautique, un des rares secteurs industriels où la France excelle, avec quelque 195.000 salariés, dont plus de 47.000 pour Airbus. Avec l’arrêt du trafic aérien, la filière, en croissance depuis vingt ans, a été littéralement fauchée en plein envol. Les commandes d’avions ont brusquement cessé et les livraisons ont fondu. Au point que le président d’Airbus, Guillaume Faury, a alerté le premier sur des menaces pour sa « survie ». Et le retour au niveau d’avant la crise n’est pas attendu avant deux ou trois ans. D’où la nécessité pour la filière aéronautique de se restructurer en profondeur, avec l’aide des pouvoirs publics.

Après l’annonce d’un plan pour l’automobile de quelque 8 milliards d’euros et pour le tourisme de 18 milliards, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, accompagné de ses collègues des Transports et de la Défense, devrait donc dévoiler ce mardi, un plan qui pourrait approcher les 10 milliards d’euros pour l’aéronautique, mêlant des mesures générales en faveur de l’emploi et de l’obtention de crédits, à des mesures plus spécifiques, comme la création d’un fonds d’investissement dédié à la consolidation de la filière et un nouveau plan de soutien à l’innovation et à la recherche.

Priorité à la sauvegarde de l’emploi

Première urgence : éviter au maximum les licenciements, 30.000 postes étant considérés à risque dès cet été. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a ainsi confirmé vendredi le maintien d’un dispositif de chômage partiel pour certains secteurs en grave difficulté, comme l’aéronautique. Un système d’activité partielle de longue durée, qui pourrait aller potentiellement jusqu’à deux ans, devrait ainsi être mis en oeuvre au 1erjuillet, afin d’éviter une longue liste de plans de licenciements comme outre-Manche ou outre-Atlantique.

Chez Safran, par exemple, il est question de passer à la semaine de quatre jours, l’Etat compensant en partie la perte de pouvoir d’achat des salariés par un système de chômage partiel correspondant au cinquième jour. Le motoriste envisage une chute de l’ordre de 30 % de son activité, tandis qu’ Airbus évoque une baisse de 40 % !

Autre dispositif d’urgence, destiné cette fois à éviter une cascade d’annulation de commandes de la part des compagnies : un plan de soutien aux exportations aéronautique. En cas de difficultés financières d’un client clef d’Airbus, le gouvernement pourrait accorder sa garantie financière, en complément ou en prolongation du rôle joué par la Coface, afin de permettre à la compagnie de reporter ses commandes, plutôt que de les annuler. Un effort coûteux de potentiellement plus de 1 milliard qui restait encore vendredi en évaluation. De même que de possibles aides pour inciter à mettre à la casse les appareils de plus de vingt ans et à les remplacer par des neufs, afin de « verdir » les flottes.

Aides au financement

Le plan d’aide gouvernemental comprendra également deux volets spécialement dédiés au financement des sociétés aéronautiques. Le premier, désormais classique est une enveloppe d’environ 2,5 milliards d’euros de prêts garantis aux entreprises pour faire face aux urgences de trésorerie, à l’instar de ceux déjà accordés à Mecachrome et Daher. Le second volet, à plus long terme, est la création d’un nouveau fonds d’investissement dédié à l’aéronautique , dans la continuité des fonds « Aerofunds » lancés en 2003, 2009 et 2013, associant les grands « donneurs d’ordres », Airbus, Safran, Dassault et Thales, à l’Etat, via la banque bpifrance.

Ce fonds d’investissement, dont la gestion sera confiée par appel d’offres à un gestionnaire privé, aura pour mission de soutenir en fonds propres les petites et moyennes entreprises du secteur, pour éviter que certaines soient rachetées par des prédateurs étrangers. Les quatre principaux donneurs d’ordres, Airbus, Safran, Thales et Dassault doivent apporter ensemble plus de 250 millions d’euros, la banque publique d’investissement bpifrance abondant d’autant, le but étant d’élargir auprès d’autres investisseurs pour mobiliser autour de 1 milliard d’euros.

Des fonds pour « l’avion vert » et « l’usine 4.0 »

Le troisième grand volet du plan gouvernemental, qui devrait bénéficier de l’enveloppe la plus importante, concernera le financement de l’innovation. En période de crise, les entreprises sont tentées de sabrer dans leurs budgets de recherche. Pour éviter cet écueil qui pourrait inciter des ingénieurs à se tourner vers d’autres industries, le gouvernement devrait flécher de l’ordre de 1,5 milliard d’euros par an, sur cinq ans, pour financer la recherche et développement pour les deux chantiers prioritaires que sont l’avion vert « zéro émission » de CO2, espéré pour 2035 et la numérisation de l’outil industriel, avec « l’usine 4.0 ».

En coordonnant leurs efforts au sein du Conseil pour la recherche aéronautique civile (Corac), les industriels pourront ainsi cofinancer avec de l’argent public leurs « démonstrateurs », comme cela se pratique déjà depuis de nombreuses années. Ainsi le gouvernement inscrit aussi son soutien à l’aéronautique dans le cadre plus global des préoccupations écologiques, comme il l’a fait pour Air France-KLM.

Des commandes militaires

Enfin, de manière plus traditionnelle, des conversations se tiennent pour mobiliser la commande publique, notamment des Armées. Rue de Brienne, on étudie les possibilités d’accélérer la modernisation de certaines flottes d’appareils, sans trop faire déraper l’enveloppe budgétaire. L’Armée de l’Air aimerait ainsi obtenir davantage d’ avions ravitailleurs MRTT d’Airbus pour remplacer ses vieux Boeing C135, et souhaiterait remplacer rapidement ses vieux hélicoptères Puma par des Caracal H225M.

Elle rêve aussi d’accélérer la commande sans cesse reportée d’une cinquième tranche d’avions de chasse Rafale de Dassault et plaide aussi pour quelques nouveaux Falcon 900. De quoi donner du travail à de nombreux sous-traitants d’Airbus et de Dassault Aviation. L’un des atouts de nombreuses entreprises aéronautiques françaises est en effet de produire à la fois pour l’aéronautique civile et pour la défense, une dualité qu’il serait dommage de ne pas exploiter.

Aux Etats-Unis, le trafic aérien reprend doucement

Les Echos – 5 Juin 2020

Les actions American Airlines ont bondi en Bourse après l’annonce que la compagnie aérienne allait augmenter le nombre de vols circulant en juillet de 75 % par rapport à juin. Delta et United affichent elles aussi des objectifs de vols en hausse. Le nombre de vols prévu reste très inférieur à celui observé l’année dernière.

Après le confinement, les Américains recommencent à prendre l’avion. Les actions American Airlines ont bondi hier de plus de 41 % à la Bourse de New York, regagnant un peu du terrain perdu depuis le début de la pandémie de coronavirus qui a dévasté le secteur aérien . La compagnie aérienne prévoit d’augmenter le nombre de vols pendant le mois de juillet, de 75 % par rapport à juin. Ces derniers seront au nombre de 4.000 pendant les jours où le trafic sera le plus intense, contre 2.300 ce mois-ci.

Meilleur qu’attendu, ce nombre de vols reste loin des niveaux atteints l’année dernière. La capacité atteinte en juillet de cette année sera équivalente à 40 % de celle de 2019, au lieu de 30 % en juin. « Les gens ont envie, hâte de reprendre leur vie économique », a déclaré Vasu Raja, chargé de la stratégie réseau chez American. « Nous avons confiance dans notre choix de faire circuler beaucoup plus d’avions en juillet. »

American Airlines n’est pas la seule compagnie aérienne à afficher son optimisme pour les mois prochains. Les actions du secteur aérien rebondissaient de 41 % à la fermeture de la Bourse à New York. American est suivie de près par ses concurrents Delta et United.

Les bourses asiatiques ont suivi la tendance. Les actions des principales compagnies aériennes asiatiques ont également progressé de 4,6 % cette nuit, selon les estimations de Bloomberg. Les compagnies chinoises menaient la danse : China Southern Airlines Co. et Air China Ltd. ont gagné 7 % à la Bourse de Hong Kong.

Demande intérieure

Le taux de remplissage des avions d’American s’améliore : il est passé à 55 % la semaine dernière, au lieu de 15 % en avril. La compagnie veut remettre en circulation 450 avions qu’il avait retirés en avril, lorsque la pandémie faisait rage. Les revenus de la compagnie aérienne restent néanmoins très bas. Ils ont été réduits de 80 % par rapport à l’année dernière, au lieu de 90 % au plus fort de la crise.

Les concurrents d’American augmentent également leur offre de vols. Delta va ainsi doubler son offre en juillet par rapport à juin, a déclaré son PDG Ed Bastian. Prudent, United envisage d’opérer à 30 % de sa capacité de l’année dernière pour les vols domestiques aux Etats-Unis. American a prévu d’atteindre 55 % de sa capacité pour ce type de vols.

Malgré ces quelques signes encourageants, les perspectives du secteur aérien restent sombres. La demande de vols internationaux, les plus lucratifs pour les compagnies aériennes, reste réduite. Selon Moody’s, elle restera anémiée l’année prochaine et une vraie reprise attendra 2023.

American Airlines dévoile son programme de reprise

Air Journal – 7 Juin 2020

Pour cette  saison estivale, American Airlines proposera 55% des vols domestiques par rapport au programme de l’année dernière, et relancera des liaisons long-courriers principalement vers l’Amérique latine et l’Europe.

Les liaisons domestiques seront principalement au départ des hubs de Dallas-Fort Worth et de Charlotte-Douglas vers les destinations les plus demandées, notamment vers les principales villes de Floride, ainsi que Asheville (Caroline du nord), Savannah (Géorgie) et Charleston (Caroline du sud). Ce programme de vols domestiques sera disponible à la réservation à partir du 7 juin.

Sur le réseau international, American Airlines compte exploiter 20% des vols long-courriers par rapport à l’été dernier, vers l’Amérique latine et l’Europe, avec pour la majorité des routes une seule rotation par semaine. Depuis le 5 juin, elle opère ces liaisons régulières : Dallas-Fort Worth – Amsterdam; Dallas-Fort Worth – Paris; Dallas-Fort Worth – Francfort; Chicago-O’Hare – Londres-Heathrow; New York-JFK – Londres-Heathrow; Miami – Antigua; Miami – Guayaquil et Miami – Quito.

« Aujourd’hui American reprend son vol de Dallas-Fort Worth (DFW) à Paris-Charles de Gaulle (CDG), après une interruption imposée par les restrictions gouvernementales. La reprise du service entre CDG et DFW, notre plus grand hub, est un pas important dans la reconstruction de nos liaisons internationales. Nous travaillons en étroite collaboration avec les aéroports et les autorités locales pour continuer à assurer un service en toute sécurité à nos passagers. Conformément aux mesures de consolidation prisent par l’aéroport de CDG, American opèrera temporairement du Terminal 2E, comptoirs 2 et 3« , a déclaré Tom Lattig, vice-président, Europe, Middle East and Africa, lors de la reprise de la liaison Dallas-Paris qui a marqué le rtour de la compagnie américaine en France.

Polynésie française : réouverture du territoire aux touristes le 15 juillet

Air Journal – 7 Juin 2020

La Polynésie française rouvrira ses frontières le 3 juillet et allégera la quatorzaine en septaine aux nouveaux arrivants, avant de la supprimer le 15 juillet pour permettre la reprise du tourisme international, ont annoncé les autorités locales.

Dans la première quinzaine de juillet, seuls les résidents et résidentes polynésiennes, les étudiants et étudiantes qui souhaitent revenir en Polynésie et les passagers et passagères ayant un « motif impérieux » pourront embarquer à destination de la collectivité d’Outre-mer. Elles devront réaliser un test de dépistage du coronavirus 72 heures avant leur embarquement, être confinés sept jours à leur arrivée, puis subir un nouveau test.

Enfin, à partir du 15 juillet, la collectivité ultramarine acceptera de nouveau les touristes en provenance de l’Europe et des Etats-Unis, ses principaux marchés. Elle exigera une assurance de voyage international pour tous les passagers non-résidents, ainsi qu’un test de dépistage du covid-19 avant le départ et un autre, pour certains visiteurs et visiteuses, au cours de leur séjour.

La Polynésie a interrompu les vols internationaux en mars, ce qui lui a permis de contenir l’épidémie : seuls 60 cas ont été détectés et elle ne déplore aucun mort du covid-19. La France finance trois vols de continuité territoriale entre Paris et Papeete par mois pour acheminer du fret sanitaire et ramener les Polynésiens bloqués en métropole, mais aucun touriste n’a débarqué en Polynésie depuis près de trois mois. L’économie polynésienne, fondée sur le tourisme, est donc au point mort. Tous les hôtels sont fermés, et deux ont annoncé qu’ils ne rouvriraient pas. Le secteur milite depuis plusieurs semaines pour un redémarrage des vols et un assouplissement de la quatorzaine, cette quarantaine de quatorze jours qui provoque l’annulation de la plupart des séjours touristiques prévus cet été.

« Nous allons ouvrir encore plus notre pays pour sauver les emplois », a déclaré le président polynésien Edouard Fritch. Près de 19.000 Polynésiens travaillent selon lui dans le tourisme ou exercent un emploi lié à ce secteur. « Nous ne sommes plus dans l’urgence sanitaire, par contre nous sommes dans l’urgence économique et sociale », a ajouté Nicole Bouteau, ministre du Tourisme et de l’Emploi dans le gouvernement local.

Union européenne : réouverture des frontières intérieures d’ici fin juin et des frontières extérieures en juillet

Air Journal – 6 Juin 2020

L’Union européenne (UE) rouvrira complètement ses frontières intérieures d’ici fin juin et devrait commencer début juillet à lever les restrictions de voyages à destination ou en provenance de l’extérieur de l’UE, a annoncé hier la Commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

S’exprimant devant la presse après une visioconférence entre les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept, Ylva Johansson a précisé que la plupart des pays de l’UE (c’est le cas de la France) lèveraient d’ici au 15 juin les contrôles aux frontières entre pays membres mais que certains (comme par exemple l’Espagne) attendraient néanmoins la fin du mois. « Cela signifie donc que les contrôles intérieurs aux frontières seront levés d’ici fin juin, j’imagine. Nous devrions envisager la levée progressive des restrictions aux voyages non-essentiels vers l’UE début juillet« , a-t-elle dit.

L’interdiction des voyages non essentiels a été mise en place le 17 mars dernier entre les États membres et la Commission européenne pour lutter contre la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus, et prolongée à deux reprises jusqu’au 15 juin. Une nouvelle prolongation « a été proposée jusqu’à la fin juin pour permettre de bien préparer une ouverture progressive ensuite » des frontières extérieures, a déclaré la secrétaire d’État croate Terezija Gras, dont le pays exerce la présidence semestrielle de l’UE. Pour sa part, la France avait évoqué la semaine dernière l’idée d’une réouverture des frontières extérieures au 1er juillet assortie de restrictions pour les voyageurs en provenance de certains pays où l’épidémie du coronavirus continue encore à progresser.

La relance Eco : A Pau, l’aéroport béarnais est prêt pour le retour des clients

France Bleue – 8 Juin 2020

Les premiers vols pour Paris vont reprendre cette semaine. L’aéroport de Pau Pyrénées est prêt pour un retour de la clientèle et des touristes.

Clientèle d’affaires ou touristes, ils vont bientôt faire leur retour dans les halls d’arrivée et de départ de l’aéroport de Pau Pyrénées. Dès ce mercredi 10 juin, les premiers vols reliant le Béarn à Paris vont permettre au site aéroportuaire de reprendre son activité.

« On reprend en douceur avec un avion par jour. On est tous contents de reprendre notre travail. Ces liaisons pour Paris sont importantes pour le territoire », explique Thierry Souchet, le directeur général de l’aéroport de Pau Pyrénées.

Masque dans l’avion, un temps d’attente plus longue à l’embarquement, et parfois même une attestation pour certaines compagnies, prendre l’avion ne sera pas tout à fait comme avant. « Le traitement des clients va être un peu plus long. Et les passagers ne pourront pas être accompagnés au premier étage. Les parents d’enfants pourront y aller, tout comme les accompagnants de personnes handicapées », ajoute le directeur général de l’aéroport palois.

Quant aux commerces présents dans l’aéroport, ils rouvriront leurs portes pour le lundi 15 juin. « On a un gros challenge : redonner confiance à nos clients. Et cette reprise, c’est aussi un trait d’union pour nos entreprises avec Paris et Lyon. En attendant la réouverture des frontières. »

PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ?

Radio Scoop – 8 Juin 2020

Alors que le trafic aérien reprend ce lundi, des riverains de l’aéroport lyonnais réclament un couvre-feu sur les vols de nuit.

Jour-J à Saint-Exupéry ! Ce lundi, les vols reprennent à l’aéroport de Lyon. Une reprise progressive du trafic après plus de deux mois et demi d’arrêt. Deux et mois demi de tranquillité pour les riverains.
Des habitants qui avaient pris l’habitude d’un réveil paisible et de nuits réparatrices. Alors pour éviter de retrouver les nuisances quotidiennes, ils réclament désormais un couvre-feu aérien sur les vols de nuit.
“Ce couvre-feu obligerait la suppression de 25 appareils entre minuit et 5h00”, note Francis Huet, membre de l’Association contre l’extension et les nuisances de l’Aéroport Lyon-Saint-Exupéry (Acenas).
“C’est un rythme qui s’accroît, ajoute-t-il. On était à 17 il y a quatre ans, maintenant à 25, et il y en aura encore davantage. Et si on compte les vols depuis 22h00, on serait à 33. On pense qu’il doit être possible d’intégrer ces avions aux 330 avions journaliers qui arrivent ou partent de l’aéroport de Saint-Exupéry”.
Une demande transmise à la direction de l’aéroport, mais la décision sera prise au niveau européen.
Premiers vols ce lundi

En attendant, le trafic reprend donc très progressivement à Saint-Exupéry, avec des vols ce lundi à destination de Nantes, Bordeaux et Toulouse. Il faudra attendre mardi pour Paris Charles-de-Gaulle. Pour l’étranger, de nombreuses lignes reprendront lundi prochain.

Finie la tranquillité pour les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique

France Inter – 8 Juin 2020

Depuis le 15 mars, depuis que les vols commerciaux sont à l’arrêt, l’agglomération nantaise est épargnée par le bruyant survol des avions. Et ceux qui habitent aux abords des pistes viennent de vivre une période de calme inédite.

Le paradis se referme ce lundi 8 juin au matin, avec la reprise des vols d’Air France d’abord, vers Lyon et Roissy, puis ceux des compagnies lowcost dans les jours qui viennent. “Les petits oiseaux, plein de papillons… La nature avait repris ses droits, sans un bruit. Oui, ça va être dur”, prévoit Claire. “On va en souffrir et en pâtir”, ajoute David.

David et Claire habitent à Saint-Aignan-Grandlieu, une maison en pleine campagne achetée là parce que l’aéroport devait déménager vers Notre-Dame-des-Landes. Raté… Le référendum du 26 juin 2016 qui donnait une majorité de voix en faveur de ce transfert, a été définitivement enterré en janvier 2018 par le Premier ministre Édouard Philippe, brisant leurs rêves de tranquillité.

Des avions au dessus de la tête

“Là, nous sommes dans la rue qui donne le plus près de l’entrée de piste” montre David. Les avions atterrissent ou décollent 200 mètres plus loin, de 6h du matin à plus de 20h le soir. Ils sont alors à une centaine de mètres au dessus des habitations. Les riverains ont droit aux effluves de kérosène, et – évidemment – au bruit infernal des réacteurs. Le quotidien des familles du secteur est littéralement pourri par ces nuisances qui auraient dû cesser.

Depuis trois mois, l’enfer est devenu paradis. Et c’est le coq qui réveille David. “Il peut chanter, il est à sa place, lui”, sourit l’ancien cadre aéronautique. “L’aéroport ne devrait plus être ici”, soupire t-il avec regret. “Le confinement nous a offert ce que nous devrions avoir : une vie de campagne, très agréable,  la nature, les oiseaux… La belle vie !”

Le couple hésite aujourd’hui entre fatalisme – “la population n’a pas été écoutée, on ne l’écoutera pas plus maintenant”, pour David ; et espoir de voir le trafic aérien se réduire un peu : “Si on peut effectivement diminuer le nombre de vols par jour, tous les riverains seraient très heureux.”

Une vingtaine de compagnies aériennes proposaient des vols au départ de Nantes il y a trois mois. Elles seront cinq seulement d’ici la fin du mois de juin. Après Air France ce lundi, les avions d’EasyJet, Volotéa, Transavia et Ryanair repartiront ensuite vers des destinations françaises et européennes.

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Revue de presse 25 Mai 2020 : • Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie •Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin • La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus…

Au sommaire :  

 

  • Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie

  • Belgique : l’aéroport de Charleroi annonce sa réouverture le 15 juin

  • SWISS reprendra ses vols à la mi-juin à Genève Aéroport

  • Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin

  • L’Outre-mer, premier espoir de relance du transport aérien français

  • Espagne : réouverture des frontières aux touristes en juillet

  • Transport aérien : une sanglante guerre des prix se profile avant une consolidation du marché

  • La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus

  • Lufthansa : Berlin devrait prendre 20% du capital en contrepartie d’une aide de 9 milliards d’euros

  • Volotea relance des dessertes de la Corse depuis Rennes et Montpellier

 

Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie

Les Echos  24/05/2020

Le fondateur et premier actionnaire de la compagnie aérienne britannique à bas coût, Stelios Haji-Ioannou, réclamait le départ des dirigeants d’EasyJet. Il leur reprochait d’avoir maintenu une commande de 107 avions Airbus malgré la pandémie de coronavirus. Appelés à les départager lors d’une assemblée générale, les actionnaires ont rejeté la proposition de Stelios Haji-Ioannou.

Les actionnaires d’EasyJet ont tranché et leur sentence – pour l’heure – est irrévocable. À l’occasion d’une assemblée générale de la compagnie aérienne britannique à bas coût, ils ont débouté le fondateur de l’entreprise : Stelios Haji-Ioannou.

A la demande de ce dernier, ils étaient appelés à voter pour ou contre le départ de quatre des dirigeants d’EasyJet : le directeur général Johan Lundgren, le président du conseil d’administration John Barton, le directeur financier Andrew Findlay et un directeur non-exécutif indépendant, Andreas Bierwirth. Avec environ 57,6 % des voix contre et 42,4 % pour, les actionnaires ont choisi de maintenir leur confiance dans l’équipe actuelle.

Une « fraude »

« Au nom du conseil d’administration, je tiens à remercier les actionnaires pour leur soutien », a d’ailleurs déclaré John Barton dans le communiqué de presse diffusé à l’issue du vote. « L’industrie du transport aérien est confrontée à des défis sans précédent et la priorité immédiate du conseil d’administration a été de prendre les mesures nécessaires pour guider avec succès easyJet à travers cette période d’incertitude (liée à la pandémie de coronavirus, NDL) », a-t-il ajouté.

Depuis fin mars, Stelios Haji-Ioannou mène la vie dure à l’équipe dirigeante de la compagnie aérienne à bas coût, dont il détient 11 % à lui seul et même 34 % avec le reste de sa famille. Il leur reproche notamment de ne pas avoir annulé une commande de 107 avions Airbus d’un montant de 4,5 milliards de livres sterling (environ 5 milliards d’euros), malgré l’épidémie.

Reprise des vols et cyberattaque

Le fondateur d’EasyJet conteste même la régularité du vote de l’assemblée générale, estimant qu’il s’agit d’une « fraude ». Selon lui, une partie des actions du groupe est contrôlée indirectement par Airbus, ce qui l’a mis en échec. Sa campagne promettant 5 millions de livres à quiconque lui fournirait des informations pouvant faire échouer l’accord avec Airbus « a déjà donné de très bons résultats », a-t-il également précisé. Il suggère au passage de possibles irrégularités dans la négociation du contrat avec l’avionneur français.

De son côté, John Barton « espère pouvoir renouer un dialogue constructif avec Sir Stelios ». Le conseil d’administration se concentre, selon son président, « sur la conservation de la trésorerie et la garantie qu’EasyJet émerge de la crise de Covid-19 dans une position concurrentielle solide ». Une réponse directe aux accusations de Stelios Haji-Ioannou. Ce dernier affirmait notamment que les décisions de l’équipe dirigeante menaçaient la compagnie aérienne à bas coût de faillite.

Le soutien des actionnaires arrive également à point nommé, au moment où EasyJet annonce une reprise progressive de ses vols à partir du 15 juin. Mais aussi alors que la compagnie a révélé avoir subi en début d’année une cyberattaque ayant affecté les données personnelles de 9 millions de clients.

Belgique : l’aéroport de Charleroi annonce sa réouverture le 15 juin

Air Journal 24/05/2020

L’aéroport de Charleroi, plateforme dédiée principalement aux vols low cost, rouvrira ses portes aux voyageurs et reprendra ses activités commerciales le 15 juin prochain.

« Nous attendons encore les dernières confirmations de Wizzair, qui dépendent notamment des décisions d’ouverture des frontières ou d’éventuelles quarantaines, avant de pouvoir confirmer la liste des vols qui pourront reprendre », a déclaré Vincent Grassa, porte-parole d’Aéroport de Charleroi Bruxelles Sud (le nom commercial de la plate-forme), au site Le Soir. De son coté, Ryanair, principale compagnie à opérer à Charleroi, a déjà annoncé qu’elle devrait commencer à reprendre ses vols début juillet.

Différentes mesures sanitaires seront d’application afin de garantir la sécurité du personnel et des usagers à sa réouverture. Le port d’une protection bucco-nasale sera obligatoire dans l’enceinte de l’aéroport, tout comme le respect d’une distance de sécurité entre les personnes. Une tente de pré-contrôle sera installée avant l’entrée dans le terminal et la température des personnes souhaitant pénétrer au sein du bâtiment sera prise par la Croix-Rouge. Venir chercher quelqu’un à son arrivée sera possible, mais le parking P3 restera fermé dans un premier temps.

Confronté à une baisse de son activité due à la crise du coronavirus et à la suspension temporaire des liaisons par les compagnies aériennes, Aéroport de Charleroi Bruxelles Sud avait pris la décision de suspendre l’ensemble de ses activités commerciales à partir du 24 mars. Il avait tablé sur un redémarrage progressif le 4 mai, échéance qui avait ensuite été repoussée à début juin, et finalement à la mi-juin.

SWISS reprendra ses vols à la mi-juin à Genève Aéroport

Air Journal 24/05/2020

SWISS reprendra partiellement ses activités aériennes à la mi-juin au départ de sa base de Genève Aéroport.

Son programme de vols est établi dès le 15 juin jusqu’au 30 août 2020 avec une montée progressive en fréquences et en destinations dans cet intervalle post-confinement. Au total, 14 destinations sont prévues dès le 15 juin depuis Genève pour atteindre 34 destinations dès le 29 juin.

À partir du 15 juin, plusieurs destinations méditerranéennes seront de nouveau desservies par SWISS : au Portugal (Lisbonne, Porto, Faro), en Grèce (Athènes, Héraklion), en Espagne (Malaga, Palma), en France (Nice) et au Kosovo (Pristina). La compagnie suisse intégrera également d’autres métropoles européennes à son programme, tels que Londres, Dublin, Francfort, Prague et Moscou.

Dès le 29 juin, les fréquences seront augmentées sur la plupart de ces liaisons. Par ailleurs, de nouvelles destinations seront proposées, avec la réouverture des vols vers l’Italie, la Turquie, la Croatie et Chypre. Des nouvelles villes et lieux touristiques seront ajoutés au réseau en Espagne et Grèce (vols directs vers de nombreuses îles). Au total, au début de la saison estivale, SWISS proposera au départ de Zurich et de Genève quelque 190 vols vers 41 destinations européennes.

Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin

Air Journal 23/05/2020

Les voyageurs arrivant au Royaume-uni devront rester en quarantaine pendant une durée de 14 jours à compter du 8 juin, a annoncé hier la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel.

Cette mesure, qui sera réexaminée « toutes les trois semaines« , doit accompagner le déconfinement progressif du Royaume-uni. Les voyageurs en quarantaine, à leur domicile ou à l’hôtel, feront l’objet de contrôles aléatoires et les contrevenants s’exposeront à une amende de 1.000 livres (environ 1.117 euros), selon la presse britannique.

Des exceptions sont toutefois prévues pour les transporteurs routiers et des personnels médicaux, ainsi que pour les Irlandais, mais pas pour les voyageurs arrivant de France, comme Londres et Paris avaient récemment laissé entendre. Aussi, la France est prête à mettre en oeuvre des mesures de réciprocité lorsque le dispositif de quarantaine sera mis en oeuvre outre-Manche, a déclaré hier le ministère de l’Intérieur français cité par l’AFP : « Paris prend note et regrette la décision de londres de soumettre les arrivants sur le sol britannique à un régime de quarantaine« .

L’aérien britannique dénonce cette mesure de quarantaine qui empêchera, selon lui, tout le secteur à redécoller. Le patron de la compagnie low cost Ryanair, Michael O’Leary, l’a qualifiée d’« idiote » et « impraticable ». L’association sectorielle Airlines UK a estimé qu’une quarantaine « tuerait effectivement » les voyages internationaux vers le Royaume-uni, sutour que Londres est le premier hub européen des vols transatlantiques. John Holland-Kaye, le directeur général de l’aéroport de Londres-Heathrow, le plus fréquenté en Europe, a estimé qu’une quarantaine devait être « limitée dans le temps ».

L’Outre-mer, premier espoir de relance du transport aérien français

Les Echos  22/05/2020

Avec la levée annoncée des restrictions aux déplacements en France, les Antilles françaises et La Réunion devraient être les premières destinations long-courriers de nouveau accessibles dès le mois prochain. Pour les compagnies aériennes françaises, ce sera une première grande bouffée d’air.

Pour les compagnies aériennes françaises, les départements d’Outre-mer seront les destinations phare de l’été 2020. Alors que de nombreuses incertitudes planent encore sur la réouverture des frontières et la reprise du trafic aérien international, les Antilles françaises et La Réunion devraient être les premières destinations long-courriers à bénéficier de la levée des restrictions sur le tourisme en France, annoncées par le Premier ministre . De quoi redonner un peu d’air à Air France, Air Austral, Air Caraïbes, French bee et Corsair, dont la majorité des avions long-courriers est clouée au sol depuis la fin mars.

Air Caraïbes, dès le 12 juin

Chez Air Caraïbes et French bee, dont l’activité se limite à quelques vols cargo , le redémarrage des vols passagers devrait se faire «en deux séquences, avec pour priorité la sécurité sanitaire », explique Marc Rochet, en charge des deux compagnies du groupe Dubreuil. « Dès le 12juin, nous allons opérer des vols cargo au départ de Roissy-CDG pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Saint-Denis de La Réunion, avec quelques passagers à bord. Cela nous permettra de roder les procédures sanitaires, explique-t-il. Et à partir du 26juin, nous devrions reprendre des vols quotidiens au départ d’Orly, pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint Martinet Cayenne avec Air Caraïbes, et vers Saint-Denis de La Réunion avec French bee, avec une montée en charge progressive jusqu’au 12juillet ».

Air France monte en puissance

Chez Air France aussi, la relance se fera en deux phases. La compagnie, qui a maintenu deux vols par semaine sur les Antilles et un par semaine pour La Réunion, prévoit de remonter à un vol quotidien sur Fort-de-France et Pointe-à-Pitre et cinq vols par semaine sur La Réunion et Cayenne, d’ici au 30 juin. Toutefois, le redémarrage en grand sera pour le mois de juillet, avec 16 vols prévus par semaine depuis Orly pour Pointe-à-Pitre, 14 vols pour Fort-de-France, 10 vols par semaine pour Cayenne, 14 vols hebdomadaires pour La Réunion, trois vols par semaine depuis Paris-CDG pour Tahiti, via Los Angeles, et sept vols par semaine pour Nouméa, via le Japon en coopération avec Air Calin.

Du côté de Corsair , le programme n’est pas encore arrêté, mais l’objectif est également de revenir rapidement à des départs quotidiens pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et La Réunion à partir du 26 juin. Quant à Air Austral, la compagnie réunionnaise a assuré sa survie, en obtenant pour 86 millions d’euros de prêts (30 millions de son actionnaire principal, la SEMATRA et 56 millions de prêts garantis par l’Etat) et a également pour objectif de reprendre ses vols passagers à compter du 26 juin. Mais son programme estival n’est pas encore disponible.

Trois à quatre vols quotidiens fin juin

Si tout se passe bien, les départements ultramarins devraient donc retrouver, dès le 26 juin, trois à quatre liaisons quotidiennes avec la capitale. Cependant, des incertitudes demeurent. Si la réouverture de l’aéroport d’Orly semble en bonne voie, les compagnies attendent toujours une confirmation officielle du gouvernement et d’ADP, « probablement pas avant fin mai », précise-t-on, de source proche du dossier. Pour lever les réticences d’ADP, les compagnies ont notamment dû s’engager à « lisser » leur programme de vols à Orly.

Des incertitudes demeurent

La principale incertitude reste toutefois l’évolution de la situation sanitaire et les contraintes afférentes. Si l’Agence européenne de sécurité aérienne a désormais établi des règles en matière de sécurité sanitaire, dont le port du masque obligatoire en vol, la levée des mesures de « quatorzaine » est un préalable à la reprise du tourisme international. Par ailleurs, un afflux massif de passagers pourrait relancer l’épidémie dans les « Dom », où une partie de la population ne cache pas son hostilité à un retour trop rapide des touristes.

« Nous devons en tenir compte », souligne Marc Rochet. « C’est d’ailleurs pourquoi le redémarrage doit se faire de façon progressive. Nous ferons en sorte de permettre aux ‘domiens’ de rentrer chez eux, avec notamment des tarifs réduits pour les étudiants ultramarins, mais il n’est pas question pour nous de faire des Dom, une destination de report pour tous les touristes qui n’auront pas pu partir à l’étranger », assure le patron d’Air Caraïbes et French bee.

Le retour à la normale n’est pas pour cet été

Même si toutes les compagnies notent une reprise des réservations depuis les annonces du Premier ministre, le retour au niveau de trafic d’avant la crise n’est donc pas pour cet été. Les programmes de vols de juillet et août seront probablement encore allégés en fonction de l’évolution du trafic, avec des annulations de vols à prévoir. C’est notamment la raison pour laquelle Air France et Air Caraïbes ont finalement annoncé le rétablissement des règles de remboursement en cas d’annulations, afin de ne pas inciter la clientèle à réserver au dernier moment.

Espagne : réouverture des frontières aux touristes en juillet

Air Journal 24/05/2020

« Je vous annonce qu’à partir du mois de juillet, l’entrée de touristes étrangers en Espagne reprendra en toute sécurité. Les touristes étrangers peuvent donc planifier dès maintenant leurs vacances dans notre pays« , a annoncé hier le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

« Nous garantirons que les touristes ne courent aucun risque et qu’ils n’apportent pas non plus de risques à notre pays« , a-t-il souligné. La réouverture des frontières est cruciale pour l’Espagne, deuxième destination touristique mondiale (derrière la France), où le secteur pèse 12% du PIB. Déjà, à partir du 22 juin, le gouvernement de Madrid mettra en place des « corridors de sécurité » pour relier les régions d’Espagne qui sont passées à la phase 3 de la « désescalade » (déconfinement en Espagne) à certaines villes européennes.

Un arrêté ministériel publié hier autorise la réouverture de huit aéroports espagnols : Séville, Minorque, Ibiza, Lanzarote-César Manrique, Fuerteventura, Tenerife Sur, Alicante-Elche et Valence. Ils s’ajoutent à ceux déjà en service -Josep Tarradellas Barcelona-El Prat, Gran Canaria, Adolfo Suárez Madrid-Barajas, Málaga-Costa del Sol et Palma de Mallorca.

Les pays d’Europe du sud s’ouvriront donc à temps pour la saison estivale. L’Italie, pour sa part, rouvrira ses frontières le 3 juin prochain, date à laquelle tous les aéroports italiens pourront accueillir des voyageurs de l’Union européenne sans leur imposer une quarantaine. La Grèce, elle, a fixé au 15 juin le début de la saison estivale dans le pays, avec des vols qui reprendront dès le 1er juillet. Le Portugal et l’Espagne discutent actuellement sur une réouverture de leur frontière terrestre commune le 8 juin. Les aéroports portugais ne sont pas fermés pour les vols arrivant de l’UE, notamment de la France, mais ils sont restreints aux conditions imposées par les autorités françaises.

Transport aérien : une sanglante guerre des prix se profile avant une consolidation du marché

La Tribune  22/05/2020

Une guerre des prix redoutable au moment de la reprise du transport aérien. Pas tant pour celle qui se profile cet été laquelle, au regard de la faible capacité mise en ligne sur les marchés, restera encore limitée. Mais plutôt au moment où les frontières intercontinentales commenceront à s’ouvrir davantage, peut-être à partir de cet automne s’il n’y a pas de deuxième vague d’épidémie, et au moment où les Etats “débrancheront” leurs aides à l’économie poussant ainsi les compagnies à mettre davantage d’offre sur le marché.

“Des prix en dessous du prix réel”

Quel que soit le calendrier ailleurs dans le monde, c’est le scénario que redoute la directrice générale d’Air France, Anne Rigail. Lors d’une audition au Sénat fin avril, elle partageait sa crainte avec les sénateurs que “l’après-crise se traduise par une guerre tarifaire avec des prix en dessous des prix réels”. Marc Rochet, président de French Bee et vice-président du conseil de surveillance d’Air caraïbes, ainsi que Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, sont convaincus aussi qu’il y a aura une guerre des prix, en raison d’une surcapacité et d’une concurrence exacerbée.

L’exemple chinois montre bien que le redémarrage passe par une forte baisse des prix. Premier pays touché par le Covid-19 et premier pays à avoir redémarré, la Chine a constaté une chute de 40% des tarifs depuis la réouverture des vols intérieurs mi-février.

La guerre éclair de Ryanair

Tous les ingrédients sont en effet en place pour une telle guerre tant sur les vols long-courriers que sur les moyen-courriers. Après un arrêt des opérations, les compagnies aériennes vont essayer de se “refaire”. En septembre, les compagnies les plus fragiles, celles qui auront passé la crise sanitaire sans aide de l’Etat, seront tentées de vendre des billets coûte que coûte pour engranger du cash avant l’hiver, qui pourrait être leur dernier. Et les plus solides des grandes low-cost comme Ryanair ou Wizzair risquent de mener une guerre éclair non pas pour survivre mais pour gagner des parts de marché en quelques mois.

D’autant plus que le faible niveau du prix du baril de pétrole permettra de soutenir ces bas tarifs. Cette forte baisse de prix sera par ailleurs entretenue par une surcapacité chronique, en raison de la faiblesse de la demande à la fois professionnelle et touristique du fait de la récession de l’économie.

Par ailleurs, la distanciation physique dans les avions ne devant pas être obligatoire, les compagnies ne seront pas contraintes d’augmenter le prix des billets pour compenser la neutralisation d’un siège entre chaque passager.

Ce mouvement de prix bas pourrait s’étaler sur une grande partie de l’année 2021 en raison de la lenteur de la reprise qui se profile. Ceux qui n’auront pas les reins suffisamment solides et ceux qui ne parviendront pas se recapitaliser ne survivront pas. Cette guerre des prix sera probablement le prélude à un mouvement de concentration de grande ampleur. Avec une hausse des prix à la clé.

La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus

Les Echos  22/05/2020

Tandis que le gouvernement doit préciser cette semaine la phase 2 du déconfinement, et plus particulièrement ses décisions concernant les professionnels du tourisme, ces derniers sont dans les starting-blocks pour démarrer la saison estivale. Ils espèrent sauver ce qui peut l’être.

Confinés pendant deux mois sur ordre gouvernemental, afin d’endiguer l’épidémie de Covid-19, les Français voudront-ils prendre un grand bol d’air pour leurs vacances d’été ou préféreront-ils limiter les risques de s’exposer à une nouvelle vague de la maladie ? Cette question taraude les professionnels du tourisme en France depuis que le Premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré jeudi 14 mai au sortir du Comité interministériel sur le tourisme : «Les Français pourront partir cet été en vacances. »

Malgré le contexte anxiogène, et pour peu qu’ils puissent rouvrir dans de bonnes conditions, hôteliers, gérants de camping, de villages de vacances, de gîtes à la mer, à la montagne ou à la campagne, restaurateurs, parcs de loisirs et autres attractions touristiques pourraient néanmoins bénéficier d’une circonstance exceptionnelle : l’ampleur de la pandémie a conduit nombre de pays à fermer leurs frontières – même si certains, comme l’Italie, s’apprêtent à les rouvrir – et les compagnies aériennes ne vont reprendre que très progressivement leurs vols.

Destinations sécurisées

En clair, pour ceux des ménages français qui ont les moyens de partir en vacances, la première destination, cet été, sera l’Hexagone. La SNCF, qui a lancé les réservations dans ses TGV dès le lendemain de la déclaration d’Edouard Philippe, a pu constater un afflux de demande, mais pas une ruée. Du vendredi 16 au dimanche 18 mai, la compagnie ferroviaire a en effet enregistré 140.000 ventes de billets grandes lignes, TGV et Intercités, notamment pour la période juillet-août.

Pour ce grand retour sur le site de vente Oui.SNCF, les destinations les plus demandées ont été la région Sud (ex-PACA), pour un quart des ventes, suivie de l’axe Sud-Ouest (14 %), de la Bretagne (12 %) et du Languedoc (11 %). Sans doute, ceux de ces voyageurs qui ont réservé des billets pour leurs vacances privilégieront d’abord, quand ils le pourront, la résidence secondaire ou l’hébergement chez des parents ou amis, dans un environnement qu’ils supposeront plus sécurisés.

Les zones vertes vont donner le La

D’ailleurs, le 17 mai, les locations de vacances figuraient encore au même niveau de préoccupation que le 22 mars, d’après le panorama brossé par Weborama, entreprise spécialisée dans les « data science » et la connaissance client. Une société dont le travail est fondé sur l’intelligence artificielle sémantique et la relation entre les mots. Chez Airbnb , on notait toutefois, avant même le feu vert, aux vacances des Français donné par le Premier ministre, que du 15 avril au 15 mai, sur les 21,2 millions de recherches effectuées, la moitié concernait la période estivale, avec trois départements gagnants durant ce mois, à savoir les Alpes-Maritimes, le Var et la Gironde.

Les annonces de reprise de trafic ou d’activités se multiplient. Après un peu plus de deux mois d’arrêt, le trafic aérien passager reprendra ainsi progressivement à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, à partir du 8 juin, sur onze destinations hexagonales, a annoncé son concessionnaire, Vinci Airports. Air France relancera d’abord ses vols vers Nantes, Bordeaux et Toulouse, puis vers Brest, Biarritz, Nice ou Strasbourg et Pau. Côté parcs de loisirs, Le Puy du Fou entend rouvrir le 11 juin, a-t-il fait savoir jeudi 21 mai. Le gouvernement devrait en effet annoncer cette semaine l’autorisation d’ouverture des équipements touristiques dans les « zones vertes » dès le 2 juin. Date à laquelle la chaîne des douze Campings Paradis prévoit, elle, d’accueillir ses premiers vacanciers.

Retrouver la France

En outre, les campagnes de communication destinées à inciter les Français à partir se multiplient. Ainsi, Voies navigables de France, le gestionnaire du réseau fluvial de l’Hexagone, vante ses cours d’eaux qui, « loin de la foule, proposent des espaces de respiration peu fréquentés ». Et pour ceux qui préfèrent le tourisme citadin, la marque Adagio, du groupe Pierre & Vacances Centers Parcs, vante ses appart’hôtels comme « solution d’hébergement idéale pour l’été 2020 ».

Mais parce que la crise aura fragilisé financièrement beaucoup de ménages, un collectif de marques – Appart’City, Camara, Feu Vert, Gîtes de France, TBS, Ucar et Vinci Autoroutes – se mobilise et lance l’opération « Retrouvons-nous en France », soutenue par la Direction Générale des Entreprises et l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances. Elle a pour ambition d’aider les Français à partir en vacances cet été grâce à des offres commerciales généreuses, ou en comblant le coût restant à charge de familles fragilisées en partenariat avec l’association Vacances & Familles. En fin de compte, les vacanciers n’ont que l’embarras du choix pour découvrir ou redécouvrir la France.

Lufthansa : Berlin devrait prendre 20% du capital en contrepartie d’une aide de 9 milliards d’euros

La Tribune  21/05/2020

Le gouvernement allemand et Lufthansa pourraient officialiser dès ce jeudi, le plan de sauvetage du premier groupe européen de transport aérien. L’Etat allemand devrait apporter 9 milliards d’euros pour soutenir la compagnie, qui emploie près de 140.000 salariés dans le monde. Selon le Handelsblatt, Berlin compte notamment prendre une participation de 20% du capital et ainsi détenir des parts de la compagnie pour la première fois depuis sa privatisation totale en 1997. Il doit aussi détenir une obligation convertible lui permettant d’augmenter sa part au capital de 5% plus une action supplémentaire, afin d’atteindre une minorité de blocage. Objectif, selon le Handelsblatt: empêcher toute tentative d’OPA hostile à un moment où la compagnie est fragilisée financièrement. Elle ne vaut plus qu’environ 4 milliards d’euros en Bourse actuellement.

Compromis difficile

Ce montage en deux temps est le résultat d’un difficile compromis politique trouvé au sein de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel, entre conservateurs et sociaux-démocrates, ainsi qu’avec la compagnie. Les sociaux-démocrates du SPD demandaient une minorité de blocage d’emblée, et donc une nationalisation partielle, afin d’avoir leur mot à dire sur les décisions du groupe. Les conservateurs de la chancelière, soutenus par Lufthansa, ont refusé, d’où le seuil de départ fixé à 20%. Dans le cadre du compromis final, l’Etat devrait disposer de deux sièges au conseil de surveillance.

Mais ils seront occupés par des professionnels du monde de l’entreprise, comme dans le modèle Airbus, et non par des responsables politiques ou des hauts fonctionnaires, indique le Handelsblatt.

Ce soutien s’ajoute à celui obtenu en Suisse et en Autriche où sont basées des compagnies membres du groupe (Swiss et Austrian Airlines). L’État helvète va en effet garantir 1,2 milliard d’euros de prêts à Swiss et Edelweiss, tandis qu’en Autriche, Austrian a demandé une aide publique de 767 millions d’euros.

Par ailleurs, la filiale autrichienne de Lufthansa, Austrian Airlines, a indiqué mercredi avoir trouvé un accord avec son personnel navigant sur des réductions de salaire et une réduction du temps de travail, susceptible de permettre une reprise des vols en juin, selon l’agence APA.

Volotea relance des dessertes de la Corse depuis Rennes et Montpellier

Déplacements Pros  22/05/2020

Volotea va opérer Rennes- Ajaccio du 4 juillet au 31 octobre (tous les mardis et samedis), Rennes-Bastia du 3 juillet au 25 octobre (tous les vendredis et dimanches) et Rennes-Figari du 4 juillet au 31 octobre (tous les mardis et samedis). La low-cost espagnole va par ailleurs lancer cet été la desserte entre Montpellier et Figari, dans le sud de la Corse, à raison de deux vols par semaine.

De Rennes, elle va aussi opérer sur Biarritz du 6 juillet jusqu’au 29 octobre (tous les lundis et jeudis) et sur Marseille à raison de 4 fréquences par semaine en juillet puis 6 vols hebdomadaires d’août à octobre.

A signaler que Volotea va relancer ses opérations à l’aéroport de Beauvais, et reprendre son service de navette Airbus entre Toulouse et Hambourg le 16 juin.

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