Revues de presse

Edité par Progexa

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Au sommaire :  

 

  • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin

  • Reprise des vols commerciaux à l’aéroport de Tours

  • Ryanair bientôt privé de subventions

     

  • Le Portugal va renationaliser sa compagnie aérienne TAP
  • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés
  • La périlleuse reprise des vols des compagnies françaises au départ d’Orly
  • Le tourisme mondial va perdre jusqu’à 3 300 milliards de dollars, le coronavirus rôde toujours
  • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés
  • Iberia toujours sans long-courrier cet été

 

EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin

Air journal 3/07/2020

La compagnie arienne low cost easyJet proposera en aout une nouvelle liaison estivale entre La Rochelle et Nice, sa troisième dans la ville. Son retour à Berlin a débuté, avec 39 routes programmées cet été dans les deux aéroports, mais selon un syndicat elle pourrait y réduire de moitié sa présence – et ses effectifs.

Du 2 au 30 aout 2020, la spécialiste britannique proposera deux vols par semaine entre sa base de Nice-Côte d’Azur et l’aéroport de La Rochelle-Ile de Ré, opérés en Airbus A319 de 156 sièges. Les départs sont programmés vendredi et dimanche à 13h00 pour arriver à 14h50 ? les vols retour décollant à 15h20 pour se poser à 16h55. EasyJet sera sans concurrence sur cette route, qui remplace celle de HOP.

La low cost propose déjà à La Rochelle des vols saisonniers depuis Genève et Londres-Gatwick, dont les relances sont programmées les 30 et 25 juillet respectivement selon le site de l’aéroport. Qui « se réjouit » de cette nouvelle ligne d’une « compagnie majeure » selon France Bleu, surtout qu’en raison de la pandémie de Cid-19 « de nombreux Français privilégieront des vacances en France cet été ». Mais l’aéroport ne s’attend pour l’été qu’à retrouver une activité réduite de 44%, même si dix destinations y seront proposées.

EasyJet a d’autre part relancé ses activités à Berlin, où les trois-quarts des routes devraient avoir été relancées d’ici aout – 39 à la mi-juillet et environ 50 le mois prochain selon le gestionnaire des aéroports de la capitale allemande. Jusqu’à cinq Airbus seront opérés depuis Schönefeld, et jusqu’à quatre à Tegel. Stephan Erler, Directeur Allemagne chez easyJet, a déclaré : « nous sommes ravis de pouvoir enfin revoler. Pour commencer, nos destinations seront celles en forte demande, par exemple les îles grecques, la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, ainsi que les îles Baléares et Canaries et l’Espagne continentale. Des destinations urbaines telles que Paris, Amsterdam, Bâle, Londres, Copenhague et d’autres seront progressivement ajoutées ».

Mais cet enthousiasme n’est pas partagé par le syndicat Verd.i, selon qui easyJet se prépare à Berlin à abandonner les vols intérieurs en Allemagne, réduire sa flotte basée de 34 à 18 avions dans les deux aéroports, et se séparer d’environ la moitié de ses 1540 employés. « Un jour noir pour le trafic à Berlin », a déclaré le syndicat qui va désormais participer à la consultation lancée par la low cost.

Sans confirmer ces nombres mais rappelant son engagement envers la capitale allemande, le CEO d’easyJet Johan Lundgren a expliqué dans un communiqué : « malheureusement, l’environnement de demande plus faible signifie que nous avons besoin de moins d’avions et avons moins d’opportunités de travail pour nos employés – nous nous engageons à travailler de manière constructive avec nos représentants des employés à travers le réseau ». Et il a ajouté qu’easyJet, « bien qu’elle reste le plus grand transporteur à Berlin, doit ajuster son programme pour refléter la demande suite à la pandémie et se concentrer sur des vols rentables ».

L’annonce survient alors qu’easyJet a déjà annoncé en Grande Bretagne étudier la possibilité d’une « réduction de 30% de ses effectifs », l’optimisation de son réseau et de ses bases – celles de Londres-Stansted, Londres-Southend et Newcastle étant menacées même si les trois aéroports resteront desservis.

En Suisse en revanche, l’implantation d’easyJet n’est « pas remise en cause », a déclaré hier un porte-parole à l’AWP. Elle y emploie un millier de personnes dans les aéroports de Genève et Bâle-Mulhouse.

 

Reprise des vols commerciaux à l’aéroport de Tours

La Nouvelle République 3/07/2020

Après trois mois d’interruption liée à la crise sanitaire, Ryanair a repris ses vols commerciaux vers Tours, hier. Une reprise très progressive qui pourrait être adaptée au jour le jour.

Pour la première fois depuis le 24 mars, un Boeing 737 de la compagnie Ryanair s’est posé hier après-midi sur le tarmac de l’aéroport de Tours-Val de Loire, en provenance de Dublin. Près de 80 passagers se trouvaient à son bord, sur une capacité totale de 189 sièges. Une demi-heure plus tard, l’avion est reparti vers la capitale irlandaise avec une trentaine de voyageurs seulement.
Cinq vols au lieu de treize

Parmi eux, une jeune Nantaise, Valentine, pressée de rejoindre sa famille au pair pour l’été. « Cela fait vraiment bizarre de se retrouver dans une aérogare presque vide. D’habitude, c’est la bousculade. Il y a des valises partout. Là, c’est plutôt rassurant de voir les mesures sanitaires qui sont prises. Et puis, avec un billet à 19 €, je n’ai pas hésité longtemps à prendre cet avion », expliquait la jeune femme, masque chirurgical sur le nez, au moment de passer en salle d’embarquement.
Effectivement, une ambiance un peu étrange régnait hier après-midi à l’aéroport de Tours pour cette reprise de l’activité commerciale, après plus de trois mois de suspension imposés par la crise sanitaire. Filtrage à l’accueil, port du masque obligatoire, cheminement balisé, plexiglas aux guichets… Des mesures de protection draconiennes ont été mises en place pour cette réouverture en mode dégradé. « Pour prendre l’avion, les passagers devront obligatoirement se munir d’un masque chirurgical », insiste Nicolas Destouches, le directeur de l’aéroport.
Dans un premier temps, la compagnie Ryanair a prévu d’assurer cinq liaisons hebdomadaires par semaine au mois de juillet : deux allers-retours vers Porto (les mardis et samedis), deux vers Dublin (les lundis et jeudis) et un vers Marrakech (les samedis). Deux rotations supplémentaires vers Londres devraient s’ajouter au mois d’août. Une activité encore en retrait par rapport au treize vols hebdomadaires habituellement programmés par Ryanair. « Rien n’est figé. Nous n’avons pas vraiment de visibilité. Le planning pourra être adapté au jour le jour en fonction de la situation sanitaire et du taux de remplissage des avions », prévient Nicolas Destouches en évoquant les difficultés du moment.
Au plus fort du confinement, Eneis – le gestionnaire de l’aéroport – a dû mettre une grande partie des 17 salariés du site au chômage partiel. Les pertes d’exploitation seront sûrement importantes. « On ne peut pas les chiffrer pour l’instant », indique le directeur, tout en assurant que sa société maintiendra son plan de vol jusqu’au terme de sa délégation de service public, en 2022.

 

Ryanair bientôt privé de subventions

La Nouvelle République 3/07/2020

Interrogé par la NR, le futur maire de Tours a évoqué hier l’avenir de l’aéroport de Tours. Fidèle à ses engagements de campagne, Emmanuel Denis a confirmé son intention de mettre fin aux subventions accordées à la compagnie Ryanair en 2022.
L’élu écologiste le dit et le répète : l’aéroport ne fait pas partie de ses priorités. « Mon projet, c’est le vélo, le tram-train et pas les transports aériens », assène-t-il. Selon lui, la métropole tourangelle (qui est bien desservie par la route et le rail) « n’a pas besoin d’un aéroport international ».
Cependant, le futur maire de Tours reconnaît que l’aéroport peut être un « outil essentiel » pour les transports sanitaires et les activités du CHU. Il semble prêt à maintenir la subvention actuellement accordée par la Métropole au syndicat mixte de gestion qui réunit également la Région et le Département. Pour lui, « 1 M€ sur un budget de 500 M€, c’est presque anecdotique ».

 

Le Portugal va renationaliser sa compagnie aérienne TAP

Les Echos 3/07/2020

Suite au rejet des conditions de prêt de 1,2 milliard d’euros visant à renflouer le groupe durement impacté par les mesures de restrictions liées au Covid-19, l’Etat portugais a annoncé investir 55 millions d’euros pour augmenter sa part dans le capital de la société de 50 % à 72,5 %.

Alors que le pays oscille entre attirer les voyageurs cet été et reconfiner une partie de son territoire suite à une reprise de l’épidémie dans certaines régions, le gouvernement portugais intervient pour éviter que la compagnie aérienne nationale TAP ne succombe à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. Le pays va ainsi investir 55 millions d’euros pour augmenter sa part dans le capital de la société de 50 % à 72,5 %.

« L’activité de la TAP a une énorme importance stratégique pour le pays », a souligné en conférence de presse le ministre des Finances Joao Leao, cité par la chaîne de télévision TSF. Après de longues négociations avec les actionnaires privés, le gouvernement est parvenu à cet accord qui permet au principal actionnaire privé, l’Américain David Neeleman de se retirer. Son associé portugais Humberto Pedrosa détiendra 22,5 % des parts et les salariés du groupe conserveront leurs 5 %.

Le PDG remplacé

Le PDG du groupe, Antonoaldo Neves, nommé par David Neeleman, va être remplacé « immédiatement », a ajouté le ministre des Infrastructures Pedro Nuno Santos, cité par l’agence portugaise LUSA. Mais il n’a pas annoncé de successeur. Privatisée à hauteur de 61 % en 2015, la TAP avait vu l’Etat portugais remonter à 50 % du capital en 2016 . Le consortium Atlantic Gateway de Neeleman et Pedrosa détenait une participation de 45 %.

La compagnie aérienne joue un rôle essentiel dans le secteur du tourisme, l’un des moteurs de l’économie portugaise. « Près de 90 % de nos touristes arrivent par avion, la moitié par la TAP », avait rappelé mardi le ministre des Infrastructures Pedro Nuno Santos, soulignant que « ce serait un désastre économique de la perdre ». 

Le gouvernement avait proposé aux actionnaires un prêt de jusqu’à 1,2 milliard d’euros pour renflouer le groupe mais ses conditions avaient été rejetées par le conseil d’administration. « Nous sommes prêts à intervenir et à sauver l’entreprise. Nous ferons une intervention plus ferme si l’actionnaire privé continue de ne pas accepter les conditions de l’Etat », a déclaré le ministre des Infrastructures devant une commission parlementaire.

Les compagnies aériennes pourraient subir plus de 84 milliards de dollars de pertes nettes lors de leur exercice 2020, et plus de 15 milliards de pertes encore en 2021, des suites de la pandémie de coronavirus, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata). 

 

Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés

Les Echos 2/07/2020

Après avoir rappelé plusieurs fois que les compagnies aériennes opérant en Europe avaient l’obligation de rembourser les billets annulés et faute de résultat, la Commission européenne décide de lancer une procédure d’infraction à l’encontre de dix pays, dont la France.

Les clients des compagnies aériennes arriveront-ils à se faire rembourser leurs billets d’avion annulés en raison du coronavirus ? C’est en tout cas l’objectif que poursuit la Commission européenne.

Après plusieurs rappels et la menace d’une procédure d’infraction au mois de mai, l’institution a finalement mis sa menace à exécution en envoyant une lettre de mise en demeure à dix pays européens, dont la France. Cette procédure vise à obliger ces Etats à faire respecter les mesures de remboursement en vigueur au sein de l’Union européenne.

Une procédure d’infraction pour accélérer les remboursements

Décidée à défendre le droit des voyageurs à se faire rembourser en cas d’annulation, Bruxelles n’a eu de cesse de rappeler cette législation tout au long de la crise . En cas d’annulation, le voyageur a le droit de choisir entre un remboursement en espèces ou un bon à valoir.

Au mois de mai, un ferme rappel à l’ordre avait déjà été adressé à la France mais aussi à la Tchéquie, à Chypre, à la Grèce, l’Italie, la Croatie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal et la Slovaquie. Ces Etats avaient pris des mesures dérogatoires à la Directive « voyages à forfait » ou n’appliquaient pas le règlement européen sur les droits des passagers aériens.

Face aux protestations des clients et des agences de voyages, et au manque de réaction de la part de la plupart des compagnies aériennes, la Commission européenne s’est donc engagée dans la première phase d’une procédure d’infraction. Elle attend désormais que ces Etats donnent leur réponse dans un délai de deux mois tout en leur demandant « de prendre des mesures pour remédier aux manquements qu’elle a recensés ».

Ce sujet est particulièrement sensible pour les entreprises du tourisme qui ont subi de plein fouet les mesures de confinement. Confrontées à une brutale chute de leurs revenus, certaines ont d’ores et déjà engagé des plans de suppressions d’emplois, d’autres sont menacées de faillite, compromettant d’autant les possibilités de remboursement.

Le Bureau européen des unions de consommateurs s’est de son côté félicité de la décision de la Commission. Dans un communiqué, sa directrice Monique Goyens a déclaré que c’était une bonne nouvelle et que cela allait inciter les gouvernements nationaux concernés à « s’assurer que les personnes qui en ont besoin soient remboursées ».

 

 

La périlleuse reprise des vols des compagnies françaises au départ d’Orly

Tourmag 3/07/2020

La chronique de Christophe Hardin

Christophe Hardin revient pour TourMaG.com sur la réouverture de l’aéroport d’Orly il y a tout juste une semaine, le 26 juin 2020, qui pourrait se révéler bien plus périlleuse que ce que l’on pourrait penser, à la fois pour les compagnies aériennes et pour Aéroports de Paris.

Les vols au départ d’Orly ont repris dans un contexte encore très morose et plein d’incertitudes.
Bien sûr il y a eu, devant les micros et caméras (et derrière les masques), les sourires des passagers, des navigants qui retrouvent leurs avions.
Bien sûr il y a eu les jets d’eau des pompiers pour saluer le premier départ du matin.
Bien sûr il y a eu les discours plein de volontarisme des dirigeants des compagnies aériennes pour saluer le redémarrage des vols, mais, s’il faut se réjouir de la réouverture de l’aéroport d’Orly, le redémarrage se fait très doucement et les mois qui viennent devraient être difficiles pour l’ensemble des acteurs : les gestionnaires de la plateforme ainsi que les compagnies françaises qui y sont basées.
Pour le groupe ADP et au vu de la faiblesse du trafic qui perdure, l’ouverture d’Orly cet été était loin d’être une priorité.
L’aéroport de Roissy, qui tourne au ralenti était la solution pour regrouper l’ensemble des vols à l’arrivée et au départ de Paris.
C’était sans compter sur la colère des opérateurs à Orly* qui ne s’imaginaient pas redémarrer leurs vols en étant obligés de délocaliser leurs avions, leurs opérations, leurs personnels à CDG et qui firent rapidement savoir par courrier au Gouvernement qu’il était inenvisageable pour leur survie de maintenir la fermeture d’Orly au-delà du 26 juin.
Sous “l’amicale” pression du Secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari, ADP a donc accepté d’ouvrir le terminal 3, le plus récent, inauguré en avril 2019.

Orly ne gère que 200 vols par jour, soit un tiers du trafic

Cette “entrouverture” est un compromis qui garantit a minima de limiter les pertes d’ADP dont le PDG, Augustin de Romanet, s’attend à ce qu’elles soient équivalentes à plus de 50% du chiffre d’affaires, soit deux milliards et demi pour l’année 2020.
Des chiffres impressionnants surtout si on se rappelle qu’avant la crise, ADP prévoyait d’accueillir tous les deux ans à Paris 9 millions de passagers supplémentaires, soit l’équivalent d’un aéroport de Marseille !
Et en ce mois de juillet, Orly ne gère que 200 vols par jour, soit le tiers de ce qui est prévu en temps normal.
Du coté des compagnies aériennes, après les belles images de la renaissance dans le soleil d’été sur Orly, l’inquiétude est encore bien présente.
Certes, Marc Rochet, président de French Bee et Air Caraïbes, nous confiait récemment reprendre les activités de ses compagnies avec “joie” et avec “un niveau satisfaisant de réservations”.
Cependant et dans des cercles de conversation un peu plus restreints, il explique clairement quels peuvent être les effets dévastateurs d’un redécollage dans les circonstances actuelles.

Le redécollage, phase plus dangereuse que la période de sommeil

“La fermeture d’Orly nous a sonné comme un uppercut au foie. Il nous a fait mal mais au moins c’était un “one shot”.
Dans cette phase de redécollage c’est plus dangereux. Nous n’avons pas de vue précise sur les coefficients de remplissage. En juillet nous perdrons encore de l’argent.
On ne peut pas en gagner avec une moitié des avions remplis autour de 60 à 70% et l’autre moitié des avions au sol.
Actuellement, nous réengageons des appareils, le pétrole, la maintenance sans savoir combien de temps va encore durer la crise, les restrictions, et si les clients vont revenir.
Le redécollage peut tuer des entreprises. C’est une phase beaucoup plus dangereuse que la période de sommeil où nous avions le chômage partiel, les avions au sol et pas de coûts variables.”
Pascal de Izaguirre, le dirigeant de Corsair pointe lui aussi les motifs d’inquiétude pour sa compagnie et particulièrement l’impact très négatif de la crise sur les segments de clientèle chers à Corsair : le secteur des croisières, des hôtels clubs et des voyages en groupes.
Préoccupante également pour Corsair, une baisse certaine de la clientèle “affaires” dans les mois qui viennent alors que la compagnie avait investi dans le renouvellement de ses cabines “business”.
Et comme si le virus ne suffisait pas, Corsair, French Bee et Air Caraïbes qui projettent de rajouter New York à leurs destinations long-courrier auront bien du mal à capter une bonne partie de la clientèle provinciale qui ne pourra plus, nouvelles mesures gouvernementales obligent, arriver à Orly.
Privés d’une arrivée directe sur la plateforme du sud de la région parisienne, les Rennais, les Bordelais, les Nantais entre autres auront la tentation de préférer New York via Londres ou CDG.
Mêmes difficultés pour La Compagnie et ses deux A321 neo neufs, dont New York est la seule destination et qui n’a toujours pas pu re-décoller.
Quant à Air France, à part les vols d’obligation de service public vers la Corse, elle a tout simplement tiré un trait sur Orly pour cet été, préférant regrouper l’ensemble de son trafic encore très faible sur CDG.
Seule sa filiale Transavia a repris ses vols mais avec des avions pour l’instant remplis aux deux tiers.
On le voit donc, Orly reprend vie peu à peu, mais le spectre d’un été meurtrier pour les compagnies aériennes françaises n’a pas tout à fait disparu.

 

Le tourisme mondial va perdre jusqu’à 3 300 milliards de dollars, le coronavirus rôde toujours

Tour Hebdo 3/07/2020

L’Organisation des Nations unies a estimé les pertes que vont subir le tourisme et les secteurs liés à travers le monde à cause de la crise sanitaire. La saison estivale s’annonce très difficile.

Entre 1 200 et 3 300 milliards de dollars. La fourchette des pertes que s’apprête à essuyer le tourisme mondial (et les secteurs qui lui sont liés) dans les prochains mois est large et astronomique. Si certaines destinations qui rouvrent progressivement leurs portes, comme celles de l’Union européenne (UE), espèrent « rattraper le temps perdu », la « saison touristique [sera] très difficile », prévient par exemple le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

Selon une nouvelle étude de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le tourisme, qui représentait environ 300 millions d’emplois dans le monde en 2019, est l’un des secteurs les plus touchés par la crise. Son étude se base sur une récente évaluation de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). La chute de la demande de voyages internationaux pourrait ainsi se traduire par une baisse de 850 millions à 1,1 milliard de touristes internationaux.

« Ces chiffres nous rappellent clairement une chose que nous semblons souvent oublier : l’importance économique du secteur et son rôle de bouée de sauvetage pour des millions de personnes dans le monde entier », a souligné la directrice de la division du commerce international de la Cnuced, Pamela Coke-Hamilton, citée dans un communiqué.

A la lumière de ces chiffres, la Cnuced a élaboré trois scénarios pour évaluer le manque à gagner que devraient enregistrer le tourisme et les secteurs liés. « Il s’agit du manque à gagner pour le tourisme et les secteurs étroitement liés, comme par exemple les hôtels et les restaurants mais aussi les producteurs qui vendent aux hôtels leurs produits agricoles, les banques qui ont accordé des prêts aux hôtels, les producteurs d’énergie, la construction, etc », a détaillé à l’AFP Ralf Peters, chef de la section d’information sur le commerce à la Cnuced.

Le scénario intermédiaire élaboré par la Cnuced, qui est le plus proche de l’évaluation faite par l’OMT, suppose une interruption du tourisme international de huit mois et évalue le manque à gagner à 2 200 milliards de dollars, soit 2,8% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Il devrait en revanche atteindre 1 200 milliards de dollars, soit 1,5% du PIB mondial, si l’interruption ne dure que quatre mois, et 3 300 milliards, ou 4,2% du PIB mondial, si elle dure un an.

Les pays tentent de faire repartir leur tourisme cet été

L’UE essaie ainsi tant bien que mal de doper son tourisme en berne, en autorisant les vols en provenance de 14 pays de tous les continents, ainsi que de Chine, à la seule condition que celle-ci admette sur son sol les visiteurs « non essentiels » venant de l’UE, ce qui n’est actuellement pas le cas. La liste en question, adoptée mardi, sera révisable toutes les deux semaines et admet actuellement les voyageurs en provenance d’Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie et Uruguay. 

Il y a d’autant plus urgence que la Thaïlande, la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie font partie des pays qui vont enregistrer les manques à gagner les plus élevés. La Thaïlande envisage d’ailleurs une réouverture partielle aux touristes durant l’été. Toutefois, ce sont les Etats-Unis et la Chine qui vont enregistrer les manques à gagner les plus importants.

D’autres pays dans le monde tentent de sauver leur saison touristique, comme l’Egypte qui, malgré plus de 1 000 nouvelles infections quotidiennes depuis fin mai, a rouvert mercredi les célèbres pyramides du plateau de Guizeh.

L’épidémie de coronavirus est loin d’être terminée

Les dégâts économiques sur le tourisme vont donc se poursuivre toute l’année car l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le rappelle, la pandémie continue d’accélérer à travers le monde. Depuis son apparition il y a six mois en Chine, le Covid-19 a fait au moins 511 312 morts dans le mond et plus de 10,5 millions de personnes ont été officiellement diagnostiquées, selon un décompte de l’AFP.

Mais le nombre de contaminations dépasse les 160 000 par jour depuis une semaine – la pire semaine en termes d’infections depuis le début de l’épidémie, selon l’OMS. Et « 60% de tous les cas de Covid-19 recensés jusqu’à présent ont été signalés au cours du mois dernier », a souligné mercredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « La meilleure façon de sortir de cette pandémie est d’adopter une approche globale », a-t-il rappelé, demandant une fois de plus de respecter les règles de distanciation, détecter et isoler les cas, placer en quarantaine leurs contacts et porter un masque lorsque c’est nécessaire.

Si la contagion marque le pas en Europe, ancien épicentre de la pandémie, qui poursuit son retour progressif à la normale, des foyers subsistent. Principal pays exclu de la liste de l’UE, les Etats-Unis, où l’épidémie flambe, notamment dans le Sud et l’Ouest, dont certains Etats ont dû arrêter le déconfinement. De son côté, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a dit craindre une « deuxième vague » épidémique « qui pourrait frapper très fort », et a prolongé jusqu’au 31 juillet l’interdiction d’entrée des étrangers, sauf – paradoxalement – des Américains, et jusqu’au 31 août la quarantaine obligatoire à l’arrivée dans le pays. La santé avant le business.

 

Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés

Air Journal 3/07/2020

Près de trois-quarts des 5000 postes qu’Airbus se prépare à supprimer en France seront à Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire n’étant pas épargnées. Chez ATR, près de 200 postes sont menacés, et la production sera réduite de moitié. Mais des emplois pourraient être sauvés en France et en Allemagne si le groupe aéronautique est aidé par les gouvernements.

Le « plan d’adaptation au Covid-19 » présenté mardi par Airbus entrainera environ 15.000 suppressions de postes sur les 135.000 que compte le groupe aéronautique européen, dont 5000 en France, un nombre confirmé le 2 juillet 2020 aux syndicats en comité de groupe. La région de Toulouse perdrait à elle seule 2398 postes à la production, ainsi que 980 au siège, 186 chez ATR (coentreprise avec Leonardo) et 36 chez Stelia Aerospace (filiale à 100%) ; près de 600 emplois sont également concernés à Saint-Nazaire et 500 à Nantes, toujours selon les syndicats. Selon le premier d’entre eux chez Airbus, FO, ce plan est « excessif et disproportionné ».

Les négociations débuteront lundi entre direction et syndicats sur les formes que prendront ces suppressions de postes, une manifestation étant déjà annoncée pour mercredi devant le siège. Les discussions devraient durer quatre mois, l’objectif de zéro licenciement étant clairement affiché par les représentants du personnel.

Selon le président d’Airbus Guillaume Faury,  rappelant qu’« aucune décision finale n’a encore été prise », 1500 postes pourraient être sauvés en France et 2000 en Allemagne (pays le plus touché avec 5100 suppressions annoncées). Dans un entretien accordé au Spiegel, il a expliqué que des discussions sont déjà en cours avec les gouvernements des deux pays sur des aides qui pourraient être apportées au groupe par leurs gouvernements.

Outre-Rhin, « jusqu’à 500 emplois pourraient être sauvés si le gouvernement allemand nous soutient, par exemple par le biais du programme de développement d’avions à hydrogène. L’extension du chômage partiel à 24 mois pourrait garantir jusqu’à 1500 emplois supplémentaires », a-t-il déclaré.

Même chose en France où l’Etat a déjà annoncé une aide de 8 milliards d’euros au secteur aéronautique (plus 7 pour Air France), sans qu’Airbus ait jusque là demandé une aide directe ; mais le prolongement du chômage partiel pourrait sauver 1500 postes, a expliqué le DRH Thierry Baril.

ATR a de son côté précisé hier que la production des avions turbopropulsés allait être réduite de moitié, avec des prévisions de livraisons entre 30 et 35 avions cette année contre 67 en 2019. Au total 204 postes devraient être supprimés, dont 186 en France, soit environ 15% de son effectif. Les consultations avec les syndicats ont également été lancées, avec un résultat espéré à l’automne.

Face à des « défis écrasants » et à l’instar « d’autres grands constructeurs, pour survivre et assurer son avenir, ATR a dû envisager, en plus d’autres mesures telles que la maîtrise de ses coûts et d’autres leviers financiers, d’adapter sa taille à cette situation nouvelle et inattendue », a déclaré dans un communiqué le président exécutif d’ATR Stefano Bortoli. « Nous ferons tout notre possible pour soutenir les membres de l’équipe ATR et veiller à ce que, si possible, la réduction de nos effectifs se fasse sur une base volontaire ».

Le dirigeant d’ATR se dit « convaincu qu’au fil du temps, le marché de l’aviation régionale repartira. Néanmoins, au vu des restrictions sur les déplacements, de l’appréhension naturelle de chacun à se remettre à voyager, pour les vacances ou pour le travail, et de l’incertitude quant à la découverte d’une solution définitive pour combattre ce virus, la reprise ne sera pas rapide », a-t-il ajouté.

ATR est « prêt à adapter ses compétences au nouvel avenir de l’aviation régionale », en gardant tous les engagements avec ses clients, en soutenant la flotte dans le monde entier, « et en poursuivant le développement de produits pouvant ouvrir de nouveaux marchés tels que l’ATR 42-600S à décollage et atterrissage courts et l’ATR 72-600F cargo », conclut Stefano Bortoli.

 

 

Iberia toujours sans long-courrier cet été

Air Journal 2/07/2020

La compagnie aérienne Iberia a mis à jour son programme de vols pour les deux mois d’été : il reste centré sur l’Espagne et l’Europe, dont cinq routes vers la France, mais ne comporte toujours rien sur le long-courrier.

Comme prévu il y a un mois et malgré la réouverture des frontières européennes et une reprise progressive du trafic, la compagnie nationale espagnole reste prudente : elle offrira en juillet et aout 2020 une cinquantaine de destinations, mais aucune intercontinentale. Depuis le 1er juillet, la filiale du groupe IAG (aux côtés de British Airways, Aer Lingus, Vueling et Level) ainsi que la low cost Iberia Express et Iberia Regional proposent « au moins 40 routes » avec 194 vols par semaine, principalement au départ de sa base à Madrid-Barajas Adolfo Suarez.

En Europe, la reprise des vols concerne selon son communiqué Amsterdam, Athènes, Bologne, Bruxelles, Copenhague, Dublin, Dubrovnik, Genève, Lisbonne, Londres-Heathrow, LyonMarseille, Milan, Munich, Paris-Orly, Porto, Rome, Stockholm, Toulouse, Venise et Zurich. Au mois d’août, les lignes d’Iberia vers Berlin, Londres-Gatwick, Manchester, Paris-CDG et Prague seront également relancées.

En Espagne, la compagnie de l’alliance Oneworld propose dans la péninsule des rotations vers Alicante, Almeria, Barcelone, Bilbao, Grenade, Jerez, La Corogne, Madrid donc, Malaga, Oviedo, Pampelune, Saint-Sébastien, Saint-Jacques de Compostelle, Séville, Valence et Vigo.

Dans les îles où elle est restée présente durant la crise sanitaire, Iberia desservira durant les deux mois d’été les aéroports de Fuerteventura, Gran Canaria, Ibiza, La Palma, Lanzarote, Minorque, Palma de Majorque, et Ténériffe (Nord et Sud).

Ni Dakar ni Marrakech, mentionnées fin mai, ne figurent dans le programme publié par Iberia. En ce qui concerne le long-courrier, Iberia se disait alors prête à redécoller « dès que les conditions le permettront et que les restrictions de quarantaine et de voyage seront levées dans les pays desservis » par ses avions.

La compagnie insiste surtout sur les mesures sanitaires très poussées mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus. 

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 22 Juin 2020 : • ADP : quatre grands chantiers relancés • Aéroports. ADP va devoir procéder à des « ajustements » sur l’emploi • Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption…

Au sommaire :  

 

  • Paris-Orly : réouverture vendredi avec 25 destinations

  • Covid-19 : La CCI de Guyane attaque en justice un arrêté préfectoral de la Guadeloupe et Martinique réglementant les voyages entre les Antilles et la Guyane

  • Reprise en douceur de Ryanair à Charleroi

  • ADP : quatre grands chantiers relancés

  • Aéroport Nice Côte d’Azur : le terminal 2 rouvre en totalité, le terminal 1 n’ouvrira pas avant mars 2021

  • ADP RISQUE DE PERDRE 2,5 MILLIARDS D’EUROS DE CA À CAUSE DU CORONAVIRUS

  • Aéroports. ADP va devoir procéder à des «ajustements» sur l’emploi

  • Privatisation ADP : le Conseil constitutionnel critique la mise en œuvre du RIP

  • Nationaliser Brussels Airlines est le seul choix d’avenir

  • Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption

  • Corsair négocie un incroyable plan de sauvetage

  • La France pourrait bannir l’avion des lignes délaissées par Air France au profit du train

  • Faillite de Level : « On craint tous que soit la première d’une longue série »

  • L’édito de Dominique Gobert : TUI, Air France, à qui profite la crise ?

  • UE : réouverture prochaine des frontières extérieures avec une cinquantaine de pays

 

Paris-Orly : réouverture vendredi avec 25 destinations

Air Journal 22/06/2020

Fermé depuis le 31 mars au profit de CDG en raison de la chute du trafic entrainée par la pandémie de Covid-19, l’aéroport de Paris-Orly rouvrira vendredi avec 25 destinations principalement domestiques. 130 vols quotidiens sont attendus début juillet, y compris ceux vers Tarbes-Lourdes, mais un retour à la normale n’est pas attendu avant 2022-2023 – ce qui devrait avoir des conséquences sur l’emploi.

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le PDG du groupe ADP Augustin de Romanet est revenu sur le plan de redémarrage d’Orly, annoncé fin mai au conditionnel et désormais confirmé par l’officialisation de l’ouverture des frontières dans l’espace Schengen (et progressivement en dehors à partir du 1er juillet). Cette réouverture « se fera progressivement en accompagnant la demande et en optimisant les infrastructures de l’aéroport », avec un début des opérations limité au « secteur Orly 3 », a déjà annoncé ADP.

Selon son dirigeant, 25 liaisons seront ouvertes à Orly, « la Corse sera la principale destination domestique », mais il y aura aussi des lignes vers « une douzaine de pays de l’espace Schengen et vers les territoires d’outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion) ». Rappelons que si Air France prévoit pour l’instant de limiter sa présence à Orly aux seules lignes sous DSP (vers Aurillac, Brive, Castres et Lourdes), CorsairFrench beeeasyJet ou Vueling y ont entre autres annoncé leur retour le mois prochain..

Début juillet, Orly devrait accueillir « 130 vols par jour au lieu de 650 habituellement », explique Augustin de Romanet, l’ouverture du terminal 3 étant suivie par celles du 4, puis celle de 1 et 2. « Nous retrouverons les destinations phares de la Méditerranée comme le Portugal, la Grèce, Malaga ou Ibiza. L’aéroport des vacances rouvre », a-t-il ajouté. Mais s’il pense que la reprise du trafic sera plus rapide sur les lignes intérieures qu’en moyenne, le dirigeant ne s’attend pas pour Orly à un retour à une activité normale avant « 2022-2023 » ; pour CDG, « ce sera un peu plus long ».

L’impact de la crise sanitaire sera brutal sur le trafic en 2020, avec une baisse de 60% par rapport aux niveaux de l’année dernière, prévoit Augustin de Romanet, avec peut-être en fin d’année « 65 à 70% d’une activité normale ». Un choc historique qui devrait faire perdre à ADP « plus de 50% » de son chiffre d’affaires, soit un manque à gagner d’environ 2,5 milliards d’euros. 85% des effectifs du groupe sont en chômage partiel depuis la mi-mars, et si aucun chiffre n’est fourni pour les probables suppressions de postes, le PDG évoque un besoin de s’adapter « à la nouvelle donne » : ADP devra procéder à des « ajustements de même nature » que ceux des compagnies aériennes (plusieurs ont annoncé la suppression de d’environ 20% des effectifs), une « adaptation du projet industriel » étant en cours.

 

Covid-19 : La CCI de Guyane attaque en justice un arrêté préfectoral de la Guadeloupe et Martinique réglementant les voyages entre les Antilles et la Guyane

Outremer 360° 21/06/2020

Les préfectures de Guadeloupe et de Martinique ont conjointement pris un arrêté visant à réglementer les déplacements des voyageurs entre la Martinique,la Guadeloupe et la Guyane. Une décision attaquée par la CCI de Guyane, autorité de gestion de l’aéroport de Cayenne. La CCI demande l’annulation de cet arrêté préfectoral.

L’arrêté pris le 13 juin par les autorités préfectorales de Guadeloupe et de Martinique a fait bondir la CCI de Guyane qui qualifie ces nouvelles mesures « injustes et discriminatoires». La chambre consulaire a donc déposé un référé en liberté pour contester ces mesures. «Nous souhaitons en tant qu’aéroport que la circulation se fasse normalement mais de manière sécurisée comme on l’a fait depuis le 17 mars. C’est-à-dire que les gens, lorsqu’ils partent, ils ont un motif bien évidemment et en arrivant ils subissent un test. Il n’y a pas de raisons d’interdire à 400 000 personnes de se déplacer normalement lorsqu’il y a 1500 personnes qui ont la Covid-19 dont à peu près 500 personnes sont guéris. C’est une vraie problématique et ça relève de la discrimination», a indiqué à Guyane la 1ere Olivier Taoumi, directeur général de la CCI de Guyane et directeur de l’aéroport Félix Eboué.

L’arrêté préfectoral, pour voyager vers les Antilles, exige la présentation d’un test Covid-19 négatif effectué 72 heures avant le départ. Une requête qui vient compliquer la tâche des laboratoires. « Les passagers ne peuvent pas faire ce test, car les tests en Guyane sont réservés aux personnes malades et non aux voyageurs», a précisé Olivier Taoumi. Pour Mirdad Kazanji, directeur de l’Institut pasteur de Cayenne, « la priorité est aux malades car nous n’avons pas assez de tests, pas assez de personnels, pas assez de créneaux horaires pour les prélèvements». La décision du tribunal administratif de Fort-de-France sera rendue ce lundi 22 juin.

 

Reprise en douceur de Ryanair à Charleroi

Le Soir 21/06/2020

La compagnie aérienne avait annoncé la reprise des vols à Charleroi ce dimanche. Un redémarrage prudent avec seulement quatre vols, dont deux ont dû être annulés.

Annoncée pour ce dimanche, la reprise des vols de Ryanair à Charleroi a bien eu lieu. Mais c’était une reprise très mesurée et il faudra attendre au moins le 1er juillet pour retrouver la plupart des destinations d’avant la crise du Covid. Quatre vols étaient au programme de cette première journée pour la compagnie irlandaise. Deux ont dû être annulés : Thessalonique, en Grèce, et Bucarest, en Roumanie, deux pays où l’on reste un peu chatouilleux sur l’analyse de la situation sanitaire belge. Un vol vers Marseille est parti tôt le matin. Un autre a quitté Charleroi pour Bologne vers 18 heures.

Une vingtaine de destinations dans neuf pays ont été rétablies et devraient s’échelonner sur les prochains jours, mais avec des fréquences moindres que celles que l’on connaît habituellement en juin. « Ryanair rétablira le reste de son réseau au départ de Charleroi à partir du 1er juillet, sous réserve de modifications ou de restrictions gouvernementales éventuelles », précise le porte-parole de l’aéroport, Vincent Grassa. « Les choses reprennent progressivement et l’on sent que les voyageurs reprennent confiance et font des réservations. Outre Ryanair, plusieurs compagnies ont déjà relancé des destinations à partir de Charleroi et les avions partent avec un taux de remplissage de 75 à 80 % ».

A Brussels Airport également

A l’aéroport de Brussels Airport, où Ryanair est également présent, certains vols, vers Dublin, notamment, n’avaient jamais vraiment cessé, même si leur fréquence s’était ralentie. Là également, selon le service de communication de l’aéroport, le retour à la normale se fera graduellement, avec une forte augmentation des destinations dès le début du mois de juillet.

 

ADP : quatre grands chantiers relancés

Le Moniteur 21/06/2020

Sur les plateformes de Roissy et Orly, le groupe Aéroports de Paris a redémarré ses travaux prioritaires. Le point sur la situation avec Thierry de Séverac, directeur ingénierie et aménagement du groupe.

“Nos trois chantiers de bâtiments ne se sont jamais complètement arrêtés, précise le directeur ingénierie et aménagement du groupe ADP, Thierry de Séverac. Grâce à la mise en place précoce de mesures sanitaires, certaines entreprises ont pu y maintenir une activité résiduelle durant la dizaine de jours qui a précédé la publication du guide de l’OPPBTP, le 2 avril dernier. Après cette date une reprise plus substantielle a commencé à s’organiser. Les conditions du redémarrage ont été validées et presque toutes les entreprises étaient de retour sur le terrain fin avril.” 

Des livraisons décalées

Dans l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, la construction de la liaison entre les terminaux 2B et 2D devait initialement se terminer en juillet. “Aujourd’hui, il est difficile de donner une date ferme de livraison car nous ne pouvons pas préjuger de l’évolution future des protocoles sanitaires. Pour l’heure, 300 compagnons peuvent intervenir contre 500 avant l’épidémie. De façon non contractuelle, nous visons un achèvement des travaux en fin d’année 2020″, poursuit Thierry de Séverac.

Toujours sur la plateforme de Roissy, les travaux de jonction des satellites 1, 2 et 3 au niveau du terminal historique T1 ont été plus compliqués à relancer car moins avancés. “Nous prévoyons une mise hors d’eau-hors d’air cet été. La suite du projet consistera à mobiliser les différents corps d’états avec pour objectif une fin des travaux en 2021”, poursuit le directeur.

A Orly 4, la réalisation du bâtiment permettant la refonte des départs internationaux a elle aussi été réactivée et devrait suivre un calendrier comparable à celui de la liaison 2B/2D précédemment cité.

Seule la gare du futur Grand Paris Express, qui recevra les lignes de métro 14 et 18, aura fait l’objet d’un arrêt total durant le confinement. Sur ce chantier, où le groupe ADP intervient en qualité de maître d’ouvrage délégué pour le compte de la Société du Grand Paris, la reprise est intervenue le 4 mai dernier. 

Des investissements réajustés

Après avoir réactivé ses chantiers, le groupe ADP doit désormais s’adapter à une situation encore difficilement prédictible et a décidé de réajuster son enveloppe d’investissements.

“Nous avons mis en place un plan d’économie qui se concrétisera par une baisse de 25 % de nos Capex sur l’année 2020”, précise le directeur. Avant d’envisager de renouer avec une planification quinquennale au travers d’un contrat de régulation économique, le groupe devrait privilégier des programmations annuelles de ses investissements pour 2021 et 2022.

Néanmoins, Thierry de Séverac promet : “Nous conserverons des niveaux d’investissements importants pour maintenir, renouveler, moderniser nos infrastructures. Nos plans se compteront toujours en centaines de millions d’euros.”

 

Aéroport Nice Côte d’Azur : le terminal 2 rouvre en totalité, le terminal 1 n’ouvrira pas avant mars 2021

Nice Premium 21/06/2020

La reprise reste progressive à l’aéroport de Nice mais, la liste des vols programmés ne cesse de s’allonger. Une évolution qui permettra d’exploiter la majeure partie de la capacité du terminal 2 dès début juillet.

Le terminal 2, d’où partiront tous les vols rouvira en totalité dès le 1er juillet. 17 villes françaises seront reliées à Nice, 67 à l’international. La réouverture du terminal 1 est prévue pour mars 2021.

Comme l’aéroport l’indique “Le programme est provisoire, des destinations peuvent se rajouter”.

L’aéroport a perdu pour cet été sa liaison direct Nice-Pékin, les compagnies américaines Delta et United Airlines qui desservaient New York et des liaisons avec la Norvège suite à la faillite d’une compagnie.

 

ADP RISQUE DE PERDRE 2,5 MILLIARDS D’EUROS DE CA À CAUSE DU CORONAVIRUS

Easy Bourse 21/06/2020

Le gestionnaire des aéroports parisiens ADP risque de perdre environ 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires cette année à cause de l’impact du coronavirus, a déclaré son PDG Augustin de Romanet au Journal du dimanche.

“En 2020, le trafic sera 60?% inférieur à celui de 2019. À la fin de l’année, nous pourrions être à 65-70?% d’une activité normale. C’est un choc historique. Nous allons perdre plus de 50?% de notre chiffre d’affaires, qui pourrait être amputé d’environ 2,5? milliards d’euros”, a-t-il dit lors d’un entretien publié dimanche.

ADP, qui s’est résolu à fermer l’aéroport d’Orly fin mars, prévoit que 25 liaisons y seront de nouveau assurées dès le 26?juin, date de sa réouverture.

“Au début du mois de juillet, nous devrions avoir 130 ?vols par jour au lieu de 650 ?habituellement”, a précisé Augustin de Romanet.

“Les experts estiment que le trafic aérien pourrait retrouver son niveau de 2019, entre?2023 et 2025. Mais cela devrait aller un peu plus vite pour le trafic domestique et pour le trafic Schengen. On peut donc espérer qu’Orly retrouvera son activité normale en 2022-2023. Pour Charles-de-Gaulle, ce sera un peu plus long”, a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’éventualité de réductions d’effectifs, alors qu’ADP a mis en place un vaste plan d’économies dès la mi-mars et mis 85?% de ses salariés en activité partielle, le PDG a en outre déclaré : “Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel.”

 

Aéroports. ADP va devoir procéder à des «ajustements» sur l’emploi

Ouest France 21/06/2020

Dans une interview au Journal du Dimanche, le PDG du groupe ADP qui gère les grands aéroports parisiens, donne des précisions sur la réouverture d’Orly et annonce devoir procéder à des « ajustements » de « même nature que les compagnies aériennes », pour adapter ses effectifs à la baisse du trafic aérien suite à la crise du coronavirus.

« Notre entreprise va devoir s’adapter à la nouvelle donne. […] Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel », déclare Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP, à l’hebdomadaire Journal du Dimanche (JDD) sans donner de détail chiffré sur les pertes d’emploi à prévoir.

Fermé aux vols commerciaux regroupés à Roissy depuis le 31 mars, en raison de la crise du coronavirus, l’aéroport de Paris-Orly rouvrira le 26 juin prochain.

Néanmoins, il a chiffré la baisse du trafic des aéroports sous sa gestion, qui devrait être, en 2020, « 60 % inférieur à celui de 2019 » en raison des conséquences de la crise sanitaire du covid19.

« À la fin de l’année, nous pourrions être à 65-70 % d’une activité normale. C’est un choc historique. Nous allons perdre plus de 50 % de notre chiffre d’affaires, qui pourrait être amputé d’environ 2,5 milliards d’euros » précise-t-il.

L’absence de la seule clientèle chinoise se fera sentir, puisqu’elle représentait en 2019, 2 % du trafic du groupe et 15 % du chiffre d’affaires de ses commerces.

Réouverture de 25 liaisons

Le groupe ADP, qui a mis « 85 % de ses effectifs en activité partielle » durant le confinement se prépare néanmoins à rouvrir vendredi prochain l’aéroport de Paris-Orly, fermé au trafic depuis le 31 mars.

« Le 26 juin, 25 liaisons seront ouvertes à Orly. La Corse sera la principale destination domestique, les autres restant pour l’essentiel à Charles-de-Gaulle. Mais on pourra aussi se rendre dans une douzaine de pays de l’espace Schengen » dont le Portugal et la Grèce et vers les territoires d’outre-mer, a détaillé M. de Romanet.

Début juillet, Orly devrait compter 130 vols par jour au lieu de 650 habituellement. ADP prévoit d’abord la réouverture du terminal Orly3, le plus moderne, et d’enchaîner ensuite avec Orly 4, puis Orly 1 et 2.

« Je ne crains pas d’attente excessive aux postes d’inspection filtrage pas plus que pour les formalités de police aux frontières » a dit M. de Romanet car « le trafic sera plus faible pour un nombre de policiers inchangé ».

Le responsable espère qu’Orly retrouve « une activité normale » en 2022-2023, alors que pour Roissy Charles-de-Gaulle, qui accueille actuellement 20 000 passagers par jour au lieu de 230 000 habituellement « ce sera un peu plus long » avertit-il.

 

Privatisation ADP : le Conseil constitutionnel critique la mise en œuvre du RIP

Air Journal 20/06/2020

Le Conseil constitutionnel a dressé jeudi un bilan critique sur la mise en œuvre de la procédure du Référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation du groupe ADP (Aéroports de Paris), pointant les défauts du site de recueil des signatures, le nombre « très élevé » de soutiens à obtenir  (4,7 millions de signatures) et l’absence d’information publique sur le sujet.

Le recueil des soutiens à la réalisation d’un RIP sur la privatisation d’ADP a enregistré un peu plus d’un million de signatures, un chiffre insuffisant pour qu’il soit validé, la loi exigeant l’approbation de 4,7 millions de citoyens, soit 10 % du corps électoral. Le RIP ne sera donc pas organisé. Toutefois, le gouvernement a suspendu pour le moment son projet de privatisation en raison de la crise du coronavirus qui a frappé de plein fouet le secteur du transport aérien.

S’ils confirment que la procédure du recueil des soutiens « a permis d’obtenir des résultats fiables« , les Sages du Conseil constitutionnel pointent en revanche le « manque d’ergonomie du site dédié« . Ils constatent également que « certains électeurs peuvent être découragés par l’exigence du nombre de soutiens à atteindre très élevé » et par le fait que même dans ce cas, la tenue d’un référendum n’est qu’hypothétique. Ils pointent enfin l’absence de « dispositions relatives à l’organisation d’un débat public ou d’une campagne d’information audiovisuelle » sur le RIP qui, souligne-il, « a pu entraîner certaines insatisfactions et incompréhensions« .

 

Nationaliser Brussels Airlines est le seul choix d’avenir

La Libre Belgique 20/06/2020

Posons ce choix à très court terme, car il n’y a pas de bonne alternative. De plus, ses avantages sociaux, stratégiques et environnementaux seront nombreux et importants. Une carte blanche de Olivier Malay (UCLouvain), Mathieu Strale (ULB), Sacha Dierckx (think tank Minerva), Tim Christiaens (KUL), Jonas Van der Slycken (UGent), Anne-Sophie Bouvy (UCLouvain), Wojciech Kębłowski (VUB).

Lundi, la direction de Brussels Airlines s’entretiendra avec la maison-mère allemande Lufthansa pour discuter de sa survie. Sans aide financière du gouvernement belge, Brussels Airlines fera probablement faillite. Cette situation pose le dilemme suivant au gouvernement belge : faut-il injecter de l’argent public dans Brussels Airlines, alors que les conditions posées par Lufthansa en font un bad deal ? Ou faut-il laisser la compagnie faire faillite ?

Selon nous, l’alternative consisterait à laisser tomber Lufthansa, refinancer Brussels Airlines et en profiter pour la nationaliser intégralement. Cela permettra de sauver la compagnie et de la transformer de l’intérieur.

Une faillite où tout le monde est perdant

Une première option serait que le gouvernement belge n’accorde pas d’argent à Brussels Airlines et la laisse faire faillite. Le problème : des compagnies aériennes low cost reprendront les créneaux libérés. S’ensuivra une “ryanairisation” du secteur, dont les conséquences sont attendues : conditions de travail plus mauvaises, service moins bon, et moins de recettes pour le gouvernement car les compagnies low cost font davantage d’évasion fiscale.

La faillite ne sera pas non plus bénéfique pour le climat. En l’absence de contrôle public, la croissance de l’aviation reprendra à mesure que la demande augmentera, selon la logique du marché. En outre, comme les mauvaises conditions de travail des compagnies aériennes low cost leur permettent des billets aux prix anormalement bas, elles continueront de rendre les alternatives ferroviaires non viables.

Enfin, la faillite sera une tragédie sociale. Plus de 4 000 employés se retrouveront à la rue, de même que les autres travailleurs dépendant de la compagnie nationale. Cette option est peu probable car on imagine mal Lufthansa saborder sa branche belge. Néanmoins, elle est souvent mentionnée pour faire pression lors des diverses négociations.

Un prêt public sans aucun contrôle

Une deuxième option consiste à accorder à Brussels Airlines un prêt du gouvernement. Cette voie comporte plusieurs problèmes. Alors que Lufthansa a racheté Brussels Airlines pour quelque 67 millions d’euros, l’État mettrait désormais 300 millions d’argent public sur la table pour renflouer la compagnie privée. Selon les conditions posées par Lufthansa, cela se ferait par ailleurs sans véritable contrôle public.

Dans ce cadre, les projets annoncés par Lufthansa ne sont pas de nature à rassurer. Les vols longs-courriers seraient délocalisés vers Munich et Francfort, où les voyageurs seraient contraints de se rendre pour d’autres destinations. L’aéroport de Bruxelles deviendrait ainsi une sorte d’aéroport régional de passage vers les aéroports allemands. Il en résulterait une multiplication des vols courts-courriers pour rejoindre les hubs étrangers, ce qui pose des questions en termes tant économiques que climatiques.

De plus, l’aide envisagée revient à subventionner avec de l’argent public le plan de licenciement des employés qui accompagnera la restructuration. Ce plan, qui est annoncé depuis plusieurs mois, concerne au moins 1000 travailleurs en moins et ce n’est sans doute qu’un début. Dans un marché concurrentiel, les promesses de la Lufthansa en termes de maintien de l’emploi ne vaudront pas grand-chose. Il est difficile de respecter les promesses sociales et environnementales lorsque cela crée un désavantage concurrentiel. Les évolutions à l’étranger ne sont pas rassurantes à cet égard. En Allemagne, le fait que Lufthansa entend licencier 22 000 employés malgré l’injection de 9 milliards d’euros de fonds publics est l’objet de nombreuses critiques. Au Royaume-Uni, British Airways a été qualifiée de “honte nationale” par une commission parlementaire parce qu’elle veut licencier jusqu’à 12 000 employés malgré un prêt du gouvernement. Ailleurs en Europe, l’ONG Transport & Environment a fait la compilation des plans d’aide nationaux et dénonce l’absence généralisée de conditions climatiques contraignantes. Dans cette situation, adopter le plan d’aide actuel revient à donner carte blanche à Lufthansa pour continuer à licencier et à polluer.

Nationaliser Brussels Airlines et le secteur de l’aviation

Le choix tel qu’il est actuellement posé est entre un no deal ou un bad deal. Soit nous libérons le terrain pour des entreprises prédatrices à bas prix, soit nous subventionnons une compagnie qui fait passer le profit avant ses travailleurs et le climat. Ces deux choix sont inacceptables. Nous proposons une alternative : il s’agit de nationaliser Brussels Airlines à très court terme, et le reste du secteur de l’aviation à moyen terme. Brussels Airlines évoluerait donc de manière indépendante de la Lufthansa et serait mise au service des intérêts de la population.

Tout d’abord, c’est le seul moyen de mettre en œuvre une stratégie réfléchie à long terme. Nous pourrions prévoir quels vols sont essentiels et quels vols peuvent être remplacés par des liaisons ferroviaires et des trains de nuit. Un comité de l’aviation composé de représentants des syndicats, du mouvement environnemental, des citoyens et d’experts pourrait avoir son mot à dire sur le type d’aviation que nous voulons, sur le soutien gouvernemental qui se justifie et sur la forme que devrait prendre une transition équitable pour les employés.

Deuxièmement, c’est la seule façon de stopper les effets problématiques de la compétition dans le secteur. Celle-ci entraîne une pression permanente sur les conditions de travail du personnel. Par exemple, la concurrence imposée à Aviapartner et Swissport a entraîné des conditions de travail abominables et la faillite de Swissport. Il est tout aussi absurde que le gouvernement doive assurer la continuité de l’assistance en escale en jetant une bouée de sauvetage à Aviapartner avec un prêt de plusieurs millions d’euros. L’aéroport de Bruxelles National a réalisé un bénéfice de 392 millions d’euros au cours des cinq dernières années. Cela aurait dû permettre d’assurer amplement la continuité de ces services, si les bénéfices n’avaient quitté la compagnie sous forme de dividendes. Nationaliser l’ensemble du secteur permet de sortir de la logique de concurrence qui mène à ce type d’impasse.

Dans un contexte européen, si la nationalisation de Brussels Airlines peut se faire immédiatement, des changements de l’ensemble du secteur doivent aller de pair avec une remise à plat de certains traités européens. Il importe également de mettre en place une coopération entre les compagnies aériennes, entre aéroports, ainsi qu’une coordination avec le chemin de fer. Ce ne sera pas un vol sans encombre. Mais cela vaut mieux qu’un crash brutal ou qu’un détournement d’avion par des investisseurs vers un paradis fiscal où les travailleurs et l’environnement sont exploités.

 

Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption

Air Journal 20/06/2020

Un Boeing 777 d’Air France en provenance de Paris-CDG s’est posé hier à Shanghai-Pudong, marquant la timide reprise des vols de la compagnie française vers la Chine après cinq mois d’interruption dus à la pandémie du covid-19.

Il s’agit du premier vol commercial régulier d’une compagnie européenne vers la Chine depuis plusieurs mois (Lufthansa a opéré des vols charters réservés à des expatriés allemands). Les trois quarts des passagers à bord étaient des Chinois, le reste étant principalement constitué de Français et d’autres Européens. « Le premier avion synonyme de reprise des vols réguliers d’Air France a atterri sans encombres à Shanghai« , a indiqué la compagnie française sur le réseau social chinois Weibo. Le Boeing 777 s’est posé à 16H40 locales (08H40 GMT) sur le tarmac de l’aéroport Shanghai-Pudong, selon le site internet de l’aéroport chinois.

« Ces derniers mois ont été très très difficiles pour nous tous« , a déclaré le directeur général d’Air France-KLM, Benjamin Smith, dans un message vidéo publié sur le compte Weibo de la compagnie française. « Nous sommes tous très heureux et enthousiastes de reprendre notre service vers la Chine, qui est un marché très important pour notre groupe. »

La liaison Air France entre Paris et Shanghai est pour l’instant hebdomadaire et décolle de l’aéroport Paris-CDG tous les jeudis. Les personnes intéressées devront s’armer de patience et d’un portefeuille bien garni : les prochaines places ne sont disponibles que pour un vol en septembre, au tarif minimal de 3.026 euros, selon le site officiel d’Air France. D’autres billets pour des dates plus proches devraient toutefois être prochainement commercialisés.

La Chine autorise depuis le 8 juin les compagnies étrangères à reprendre un nombre limité de vols. Celles-ci peuvent assurer une liaison par semaine de et vers la Chine. Mais elles doivent au préalable obtenir le feu vert des autorités locales de la ville de destination, ce qui dans les faits complique les procédures. Les trois principales compagnies chinoises (Air China, China Eastern, China Southern) peuvent actuellement effectuer chacune un vol hebdomadaire Chine-France -soit trois au total. En coulisses, les autorités françaises cherchent à garantir pour Air France les mêmes droits, avec trois liaisons hebdomadaires Paris-Shanghai et non pas seulement une liaison.

 

Corsair négocie un incroyable plan de sauvetage

La Tribune 19/06/2020

Par le scénario et les acteurs concernés, c’est à coup sûr le plan de sauvetage le plus incroyable du transport aérien français qui se négocie aujourd’hui en coulisse. Il concerne Corsair (1.200 salariés), cette compagnie aérienne que les concurrents ont déjà condamnée en raison de l’impasse dans laquelle elle se trouvait. Avec ses difficultés financières ces dernières années, celles de ses actionnaires qui évoluent dans le secteur du transport aérien et du tourisme, le refus des banques de lui accorder un plan garanti par l’Etat (PGE), l’horizon semblait en effet bouché. Même si le ministre des Finances Bruno Le Maire avait assuré en mai que l’Etat ferait un geste à condition que les actionnaires actuels mettent la main à la poche, les propos pouvaient s’apparenter à une promesse de gascon vu le profil et les difficultés des deux actionnaires de Corsair.

Deux actionnaires fragiles

Le principal d’entre eux, la société allemande Intro Aviation, actionnaire depuis la reprise l’an dernier de 53% du capital à l’actionnaire historique TUI qui cherchait à se désengager, n’a pas la surface financière pour assumer une recapitalisation d’une entreprise de la taille de Corsair, plus importante que la sienne. Resté dans le capital à hauteur de 27% (les 20% restants appartiennent aux salariés), le groupe touristique TUI est quant à lui aux abois avec la crise du Covid-19. En témoignent les suppressions de postes de la moitié des effectifs en France.

Aussi, malgré une trésorerie confortable liée au renflouement l’an dernier de TUI à hauteur de 37 millions d’euros, de la vente d’un A330 en début d’année et de celle récente de trois B747-400 pour 25 à 30 millions d’euros, selon nos informations, tout semblait réuni pour que Corsair meure à petit feu.

Après deux mois et demi d’inactivité, la reprise qui débute ce jour s’annonce en effet extrêmement difficile avec une faible demande. Les recettes ne permettront pas de compenser les coûts de la remise en service. A l’inverse des années “normales”, les compagnies ne pourront engranger suffisamment de cash au cours de l’été pour passer sans encombre la prochaine saison hivernale.

Quant à l’environnement concurrentiel, il se corse. Les concurrents français directs de Corsair (Air France, Air Austral, Air Caraïbes, French Bee) ont tous obtenu un prêt bancaire garanti par l’Etat, une aide de leur actionnaire et ont engagé pour certains des mesures d’économies importantes. Déjà très compétitives, Air Caraïbes et French Bee, par exemple, ont signé avec les syndicats un accord de performance collective permettant une baisse des salaires de 10% pendant deux ans en contrepartie d’un maintien de l’emploi. Air France prépare elle aussi un plan de restructuration pour baisser ses coûts.

Un schéma où chacun ne participe que si les autres suivent aussi

Et pourtant, selon des sources concordantes, un plan de relance ambitieux est en cours de négociation pour non seulement traverser la crise, mais aussi pour assurer une pérennité à Corsair. En “bonne voie” selon certains connaisseurs du dossier, il pourrait déboucher sur la signature d’un accord de principe avant la fin du mois de juin, selon deux sources.

Ce plan passe par un prêt direct de l’Etat autorisé par l’article 107 2b du Règlement européen sur les aides d’Etat, comme en ont bénéficié la compagnie scandinave SAS et la compagnie allemande Condor. L’Etat pourrait prêter plusieurs dizaines de millions d’euros, remboursables sur plusieurs années. Coup de théâtre, des négociations sont en cours avec le groupe TUI pour que le groupe allemand mette la main à la poche. Là aussi, plusieurs dizaines de millions d’euros sont en jeu. Une sorte de solde de tout compte pour TUI, actionnaire à 100% de Corsair entre 2002 et 2019, date à laquelle il a commencé à se désengager. La somme que prévoit TUI vise à éponger les pertes de Corsair de l’exercice en cours qui s’achèvera fin septembre. Elle devrait être inférieure à celle du prêt de l’Etat français et n’a pas vocation à maintenir le groupe dans le capital de Corsair. Au contraire. Un nouveau tour de table est en cours de négociation. C’est le dernier volet du plan. Des négociations sont en cours avec des investisseurs privés qui ont marqué leur intérêt pour reprendre la compagnie.

De fait, malgré ses difficultés, la compagnie a encore des atouts : la notoriété de sa marque, ses positions sur les Antilles et la Réunion, son portefeuille de droits de trafic, ses créneaux horaires à Orly. En sortant de la flotte ses trois B747-400 avec un an d’avance pour ne conserver que six A330, la compagnie met aussi fin à une coûteuse politique de double-flotte. La direction entend bien prendre livraison de trois autres A330 Neo en commande pour disposer d’une flotte de neuf A330 en 2022.

Plan de restructuration

S’ajoute également une perspective de restructuration pour permettre à Corsair de traverser la crise dans un environnement compliqué. En effet, le plan de sauvetage n’assurera pas la pérennité de Corsair sans une réduction de la structure de coûts pour s’adapter à une demande qui mettra peut-être deux ans, selon les experts, à revenir à son niveau d’avant-crise, et à des prix appelés à être extrêmement bas pendant la phase de reprise. Comme pour la plupart des compagnies aériennes, un plan de restructuration semble inévitable chez Corsair.

Après l’échec d’une négociation sur la baisse des rémunérations fin mai, la direction a lancé une procédure de dénonciation des accords collectifs qui ne pourra être effective que début juillet, à l’issue de l’avis sur ce projet d’un expert nommé par le Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) début juin. La direction entend baisser les salaires de 10%. Mais au-delà de la question salariale, la question du sureffectif va nécessairement se poser. La suppression de l’escale d’Orly pour passer à la sous-traitance a été évoquée en interne.

Interrogés, ni l’Etat, ni le groupe TUI, ni la direction de Corsair n’ont souhaité faire de commentaire.

 

La France pourrait bannir l’avion des lignes délaissées par Air France au profit du train

Les Echos 19/06/2020

Pour éviter l’arrivée des compagnies low cost sur les lignes abandonnées par Air France au profit du train, le gouvernement pourrait interdire l’avion sur les liaisons desservies par le train en moins de 2 h 30 et qui ne contribuent pas à alimenter le hub de Roissy-CDG, comme Orly-Bordeaux. La France peut s’appuyer pour cela, sur un texte européen.

Nouvelle menace en perspective pour le transport aérien en France. Après avoir contraint Air France à renoncer aux lignes desservies par le train en moins de 2 h 30 (sauf pour la desserte du hub de Roissy-CDG) en contrepartie de 7 milliards d’euros de prêts, le gouvernement veut interdire à toute compagnie aérienne de se positionner sur ces dessertes.

Selon nos informations, un « travail réglementaire » est en cours d’élaboration au sein du gouvernement, « en lien avec l’Europe », afin de pouvoir limiter ou interdire purement et simplement l’avion sur les liaisons pour lesquelles le train offre une alternative « satisfaisante ».

Barrer la route aux low cost

L’objectif du gouvernement est d’éviter de voir les compagnies low cost s’engouffrer sur les lignes abandonnées par Air France . A savoir, aujourd’hui, Orly-Bordeaux, Orly-Nantes et Orly-Lyon dans l’immédiat. Mais demain, bien d’autres lignes intérieures pourraient être concernées, si comme le propose la « convention citoyenne » l’interdiction de l’avion était étendue aux liaisons desservies par le train en moins de 4 heures.

Dans ce dernier cas de figure, environ un quart du trafic intérieur au départ de Paris, soit plus de 4 millions de voyageurs annuels, serait potentiellement contraint de renoncer à l’avion pour le train. D’où la nécessité, pour le gouvernement comme pour Air France, d’appuyer ces substitutions forcées sur un cadre réglementaire solide, afin d’éviter de se retrouver avec une plainte de Ryanair ou easyjet pour distorsion de concurrence entre transporteurs aériens et ferroviaires.

Un outil juridique méconnu

Par chance pour le gouvernement français, la réglementation européenne fournit déjà l’outil juridique idéal : l’article 20 du règlement européen du 24 septembre 2008 établissant les règles communes pour l’exploitation de services aériens en Europe (N°1008/2008). Sobrement intitulé « mesures environnementales », cet article autorise un Etat membre « à limiter ou refuser l’exercice de droits de trafic, notamment lorsque d’autres modes de transport fournissent un service satisfaisant […] lorsqu’il existe des problèmes graves en matière d’environnement ». De quoi offrir une base juridique solide à la substitution de l’avion par le train sur les liaisons intérieures françaises, voire européennes .

« Cet article est l’héritage d’une polémique en Belgique suscitée, à l’époque, par des vols cargo dits « saut-de-puce » entre Charleroi et Liège, explique Benoît Le Bret, avocat associé du cabinet Gide, à Bruxelles. Ces vols ont fini par être interdits. L’interdiction doit toutefois rester proportionnelle à l’objectif recherché, non discriminatoire et la Commission garde un pouvoir de contrôle », souligne-t-il.

Quelques garde-fous sont en effet prévus. L’Etat membre doit en informer les autres Etats européens au moins trois mois avant l’entrée en vigueur des mesures de limitation ou d’interdiction. En cas de contestation par un autre Etat, la Commission arbitre. De plus, la validité de ces mesures doit être réexaminée tous les trois ans. Mais dans le cas des trois lignes d’Air France, le risque de contestation semble limité puisqu’aucune autre compagnie n’est présente sur ces axes. Easyjet ne dessert pas de ligne desservie par le TGV en moins de 3 heures. Quant à Ryanair , elle n’a même pas réussi à obtenir des créneaux horaires exploitables à Orly.

 

Faillite de Level : « On craint tous que soit la première d’une longue série »

L’Echo Touristique 19/06/2020

Level Europe, la filiale autrichienne de la low cost d’IAG, est en faillite. Le nouveau signe de la faiblesse des Etats selon Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage.

Comme nous vous l’indiquions hier, Level Europe, filiale du groupe britannique IAG, ne redécollera pas après la crise du nouveau coronavirus. Elle a déposé le bilan ce jeudi 18 juin.

Le dépôt de bilan sera effectif vendredi, a précisé dans un communiqué cette compagnie dont les avions étaient cloués au sol depuis le mois de mars et l’arrêt brutal des liaisons aériennes régulières, provoqué par la pandémie.

IAG, maison mère de British Airways (BA) et Iberia entre autres, avait lancé en 2018 cette filiale autrichienne de vols court et moyen-courriers en Europe. Selon les premières informations, les vols long-courriers low-cost au départ de Paris et Barcelone ne sont pas concernés par la procédure de faillite, a précisé un porte-parole de la compagnie.

Le début d’une longue série ?

Du côté des Entreprises du Voyage, on n’a pas plus d’informations. « On ne sait pas exactement qui a déposé le bilan, même si nous sommes très pessimistes », confirme Jean-Pierre Mas, le président du syndicat.

Mais pour lui, cette faillite est une nouvelle preuve « de l’incapacité des gouvernements à faire respecter une réglementation. Nous sommes abasourdis. Hormis l’Espagne, qui a porté plainte contre 17 compagnies aériennes*. Tous les autres Etats ont soutenu financièrement les compagnies sans leurs imposer de règles, de contraintes… Désormais, ce que l’on craint tous, c’est que cette faillite soit la première d’une longue série ».

 

L’édito de Dominique Gobert : TUI, Air France, à qui profite la crise ?

L’Echo Touristique 20/06/2020

Joyeuse… et triste semaine à la fois. Joyeuse, parce que, enfin, on aperçoit l’embellie dans notre liberté de circuler. Triste, parce que, encore une fois, on s’aperçoit que les difficultés, bien exploitées, profitent parfois à ceux qui ne le méritent pas forcément…

Suivant avec attention cette convention totalement incroyable de ce petit réseau, Cediv pour ne pas le nommer, composé de ce qui fait la force vive de cette incroyable économie qu’est le tourisme français, je me disais « in petto » que rien ne va plus au royaume de qui vous voudrez.

Depuis le début de la semaine, j’assiste à ce mouvement de résistance (ça tombe bien en ce mois de juin) d’un secteur, typiquement hexagonal, qui refuse de sombrer dans la capitulation et qui regarde déjà l’avenir. Même si certains intervenants, venus du monde politico-politique, se gorgent de poncifs, style, « on va réinventer, il faut réinventer et demain il fera plus beau ! Celui qui a tenu le micro, jeudi, se reconnaîtra aisément »…

Cette crise aura au moins permis, hélas, de clarifier les choses. En premier lieu, la situation d’Air France qui, malgré l’arrivée d’Uncle Ben à sa tête, n’était largement pas à l’aise dans ses baskets et risque de profiter de cette crise pour se décharger de tous ses vieux fardeaux. 7 milliards (d’euros) de « prêts » garantis par un de ses actionnaires, l’Etat en l’occurrence, qui vont permettre, non seulement de couper le plus « élégamment » possible ses lignes intérieures largement déficitaires, mais surtout de couper le cordon des emplois de façon totalement éhontée… même si l’on sait depuis longtemps que la masse salariale de la compagnie est largement surdimensionnée.

Mais, dans sa grande bonté, le gouvernement « demande à Air France d’éviter les départs contraints ». Et ta sœur !

8000 ? 10 000 salariés ? Au moins, on s’aperçoit que le contribuable français est solidaire, surtout si l’on compare avec nos grands-bretons de British Airways qui, eux, ne s’embarrassent pas avec les détails : on vire environ 12 000 personnes, quitte à les réengager avec de nouveaux contrats… plus avantageux ?

Plus grave, parce que totalement voyou, l’attitude de ce « gros » industriel du tourisme, TUI.

Là, on ne s’embarrasse pas de circonvolutions, de « parler politiquement correct ». Cette crise est une aubaine pour la maison germaine qui va virer, en gros et pas à la louche, 600 personnes sur un total de 900 et des poussières en France. La faute à cette saleté de Covid ? Que nenni. Prétexte, certes opportun, mais prévu (pas la Covid, juste le PSE) de longue date.

Curieusement, moi qui suis justement un peu curieux (trop selon certains), le plan « social » prévu depuis maintenant plus d’un an comporte pratiquement les mêmes chiffres, importés de Germanie par ce bon Joussen, et qui avaient valu au patron France de l’époque, le Basque Bondissant, une « éviction volontaire » … Je remarque, au passage, que chez TUI France, le dernier membre du Comex français aura profité de la situation pour se tirer les flutes, vite fait, bien fait. Circulez, y’a plus rien à glaner !

TUI -et j’en veux un peu à mon vieux mentor Jacques Maillot, de même qu’à Hervé Vighier- a voulu rafler la mise, comptant s’emparer de Nouvelles Frontières, Marmara puis un peu plus tard de Look.

Ils ont investi des centaines de millions, viré plus d’un millier de personnes, pour ne rien comprendre au tourisme « normal », de populations qui veulent certes bronzer mais pas totalement idiot, qui veulent avant tout du plaisir, du désir.

Lamentable. Mais Herr Joussen pourra profiter, surement, d’une belle retraite, tandis que d’autres iront pointer chez Paul… emploi.

Et, du coup, je doute que le groupe Marietton veuille, finalement, se pencher à nouveau sur l’entreprise.

Sauf si on lui donne…

 

UE : réouverture prochaine des frontières extérieures avec une cinquantaine de pays

Air Journal 20/06/2020

L’Union européenne (UE), qui rouvrira progressivement ses frontières extérieures à partir du 1er juillet, va publier la semaine prochaine une première liste d’une cinquantaine de pays hors-UE avec lesquels les liaisons aériennes seront permises.

« On va finaliser cela en milieu de semaine prochaine », a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, sur France 2, en évoquant un « travail très intense » et « coordonné » entre Européens. « L’idée, c’est d’avoir peut-être une première liste d’une cinquantaine de pays qui ont maîtrisé l’épidémie et pour lesquels on ne met pas en jeu la sécurité sanitaire des Français, des Européens », a-t-il ajouté.

Cette liste sera établie à partir de « données très objectives épidémiologiques comme le taux d’incidence » (nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants) et réactualisée « tous les quinze jours », a indiqué Jean-Baptiste Lemoyne. Si le le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères n’a pas précisé quels seront les pays autorisés, il a laissé entendre en revanche que les voyages vers et en provenance de l’Amérique Latine, où l’épidémie est particulièrement forte en ce moment, seront toujours interdits.

Par ailleurs, le gouvernement britannique devrait annoncer le 29 juin prochain que des accords ont été trouvés avec un petit nombre de pays pour ouvrir des « couloirs aériens » afin d’éviter aux citoyens de ces pays une mise en quarantaine à leur arrivée sur le sol britannique. Selon le journal le Daily Telegraph, la France, l’Espagne, la Grèce et le Portugal feront partie des pays bénéficiant de ces « couloirs aériens ».

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 16 juin 2020 : • Le transport aérien repart à la hausse • Ryanair : 170 lignes en France en juillet…

Au sommaire :  

 

  • Le transport aérien repart à la hausse

  • SAS recapitalisée par la Suède et le Danemark

  • Ryanair : 170 lignes en France en juillet

  • BritishAirwaysRyanair et Easyjet attaquent en justice la quarantaine britannique

  • Reprise : pourquoi les compagnies de “hub” sont désavantagées par rapport aux low-cost

  • La Chine lance une nouvelle compagnie aérienne

  • Ryanair rétablit son programme de vols en France en juillet

  • TUI France : CSE extraordinaire ce 17 juin sur un “changement de modèle”

  • Déconfinement (acte 3) : ce qui change pour le tourisme

  • Tourisme : TUI France va présenter son plan de restructuration au personnel

 

 

Le transport aérien repart à la hausse

Déplacements Pros 16/06/2020

La capacité est en hausse sur tous les marchés régionaux. Les transporteurs d’Europe occidentale ont ajouté environ un million de sièges, soit une hausse de 30,6 % d’une semaine sur l’autre, et la capacité au Royaume-Uni a augmenté de 88 % d’une semaine sur l’autre. La capacité dans la région reste inférieure de 78,7 % à son niveau d’avant la crise de Covid-19.

Les transporteurs d’Asie du Nord-Est ont ajouté plus de 800 000 sièges cette semaine, et la capacité de la région n’est plus que de 34 % de son niveau de la mi-janvier, selon l’OAG.

L’Asie du Sud-Est a été la seule région à diminuer sa capacité cette semaine, soit une baisse de 5,9 %. Cette baisse s’explique en grande partie par les réductions de capacité des transporteurs indonésiens Lion Air et Batik Air, bien qu’elle ait été quelque peu compensée par la réouverture des services aux Philippines, selon l’OAG.

SAS recapitalisée par la Suède et le Danemark

L’antenne 15/06/2020

Le gouvernement suédois prévoit un plan de recapitalisation de SAS pouvant aller jusqu’à 474 millions d’euros. La compagnie aérienne scandinave annonce bénéficier également du soutien du Danemark, sans dévoiler le montant de l’aide envisagée. SAS estime avoir besoin d’1,7 milliard d’euros de nouveaux financements pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire. La compagnie dit aussi vouloir obtenir un soutien du gouvernement norvégien.
En mars, elle a mis en congé environ 90 % de ses salariés, puis a annoncé son intention de supprimer 1.900 postes à temps plein en Suède, 1.300 en Norvège et 1.700 au Danemark.

 

Ryanair : 170 lignes en France en juillet

Air Journal 16/06/2020

La compagnie aérienne low cost Ryanair opèrera le mois prochain en France plus de 170 lignes, notamment à BordeauxMarseille et Toulouse.

Alors qu’elle se prépare à relancer le mois prochain 40% des capacités initialement prévues sur 90% de son réseau pré-pandémie de Covid-19, la spécialiste irlandaise du vol pas cher a annoncé pour le 1er juillet 2020 le « rétablissement de son programme de vols » dans l’hexagone. Ryanair ne précise pas si l’ensemble des 27 aéroports français qu’elle fréquente habituellement seront desservis à cette date, mais annonce « plus de 170 liaisons » depuis et vers l’hexagone pour ce redémarrage des activités. Son retour à Lille depuis Marseille est par exemple annoncé dès le 23 juin ; elle prévoit d’opérer début juillet plus de 1000 vols quotidiens sur l’ensemble de son réseau.

Hélène Bégasse de Ryanair a déclaré dans un communiqué que ce retour inclura « certaines de nos lignes les plus populaires telles que Marseille-Porto, Bordeaux-Rome Ciampino et Toulouse-Lisbonne. Nous sommes fiers de desservir 27 aéroports en France et nous sommes impatients de réunir amis et familles et de faire venir des millions de touristes, ce qui contribuera à dynamiser les économies régionales et à protéger des milliers d’emplois ».

Pour célébrer la levée des restrictions de voyage et la reprise de plus de 170 lignes françaises, Ryanair a lancé une vente de sièges à partir de 19,99 € l’aller simple, pour voyager en juillet et en août 2020, disponible à la réservation jusqu’à jeudi (18 juin) à minuit. « Comme ces prix incroyablement bas seront vite happés, les clients doivent rapidement se connecter sur www.ryanair.com afin d’éviter de passer à côté de cette offre ».

Ce redémarrage est également selon la low cost « une opportunité pour les clients » dont les vols de printemps ont été annulés en raison des restrictions de voyage liées à la crise sanitaire, et qui « cherchent à échanger leurs bons Ryanair maintenant que l’Europe est ouverte pour les vacances ». La compagnie aérienne avait d’autre part annoncé la semaine dernière avoir supprimé les frais de changement de vol sur toutes les nouvelles réservations concernant des voyages en juillet et en aout.

Ryanair a déjà indiqué que cette reprise des vols se fera avec masque obligatoire et prise de température à l’aéroport, la distanciation physique à bord de ses Boeing 737-800 étant « encouragée lorsque ce sera possible ». Ces mesures comprennent pour les passagers « la réduction du nombre de bagages enregistrés, l’enregistrement en ligne, le téléchargement de la carte d’embarquement sur le téléphone du passager ». Les hôtesses de l’air et stewards de la low cost porteront des masques, et un « service limité de collations et de boissons préemballées » sera proposé à bord uniquement avec paiement sans contact. « Il sera également interdit de faire la queue pour aller aux toilettes à bord, bien que l’accès aux toilettes soit disponible pour les passagers individuels sur demande » ; et Ryanair « encourage les passagers à se laver les mains régulièrement et à utiliser des désinfectants pour les mains dans les terminaux des aéroports ».

British Airways, Ryanair et Easyjet attaquent en justice la quarantaine britannique

Les Echos 12/06/2020

British Airways, Ryanair et EasyJet estiment qu’aucun élément scientifique ne justifie une mesure aussi sévère. Si une enquête judiciaire venait à être ouverte, leurs avocats mettent le gouvernement au défi de se justifier.

British Airways, Ryanair et EasyJet ont joint le geste à la parole. Comme elles en avaient brandi la menace il y a une semaine , elles ont attaqué en justice, ce vendredi, la quarantaine de 14 jours imposée depuis lundi par le gouvernement britannique à tous les voyageurs arrivant de l’étranger. Les trois compagnies aériennes ont demandé que leur requête soit examinée le plus rapidement possible. 

La mesure, qui a suscité une décision analogue des autorités françaises à l’égard des voyageurs venant du Royaume-Uni au nom de la réciprocité, s’applique depuis lundi matin à tous les voyageurs arrivant sur le sol britannique, en particulier à ceux venant de France , qu’ils voyagent par avion, par ferry ou en train. Seules quelques exemptions sont prévues pour certaines professions, comme les chauffeurs routiers ou les scientifiques. La décision ne doit pas être réexaminée avant trois semaines, autrement dit avant le 29 juin. 

Un défi lancé au gouvernement

Pour les trois compagnies, un tel dispositif n’est pas seulement, comme le dit Willie Walsh , le patron de la maison mère de British Airways IAG, à la fois « irrationnel et disproportionné ». C’est un nouveau coup porté à leur activité, déjà mise à mal par la quasi-paralysie du trafic aérien causée par les mesures de confinements imposées pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. 

British Airways, Ryanair et EasyJet estiment surtout qu’aucun élément scientifique ne justifie une mesure aussi sévère. Si une enquête judiciaire venait à être ouverte, leurs avocats mettent le gouvernement au défi de se justifier en avançant les preuves scientifiques qui ont étayé sa décision.

Ce qui reste d’être difficile : le conseiller scientifique de Boris Johnson, Patrick Vallance, a déjà pris ses distances, en expliquant qu’une quarantaine était surtout efficace quand le taux de reproduction du virus était plus fort à l’étranger que sur le plan domestique. Or, la pandémie tarde à se résorber outre-Manche, alors même que la situation s’améliore sur le continent.

« Aucun élément concret sur les corridors aériens »

Le dispositif s’est non seulement mis en place dans la plus grande confusion, mais il vaut au gouvernement de Boris Johnson une volée de critiques. Le mécanisme est attaqué sur sa lourdeur bureaucratique, mais aussi sur son efficacité pratique, aucun système n’ayant réellement été prévu par le Home Office pour en contrôler l’application .

La quarantaine imposée par le Royaume-Uni donne aussi lieu à de vives inquiétudes parmi les députés, y compris conservateurs, qui redoutent que les Britanniques soient furieux de ne pouvoir voyager au soleil pour les vacances d’été.

Boris Johnson a chargé le ministre des Transports, Grant Shapps, de signer d’ici au 28 juin des accords de « corridors aériens » pour permettre aux touristes britanniques de se rendre dans leurs pays de destination préférée si la pandémie y est résorbée. Parmi eux pourraient figurer la Grèce, l’Italie, l’Espagne, voire la France. « Les compagnies n’ont pour l’instant constaté aucun élément concret sur les modalités et le calendrier de mise en place de tels couloirs touristiques », balayent d’un revers de main les trois compagnies dans leur communiqué.

Reprise : pourquoi les compagnies de “hub” sont désavantagées par rapport aux low-cost

La Tribune 15/06/2020

Après plus deux mois d’arrêt quasi-complet, les compagnies aériennes et les aéroports redémarrent progressivement leur activité. Comme c’est le cas partout sur la planète, cette reprise sera longue et lente et se fera par palliers : d’abord les vols domestiques en raison des restrictions au voyage vers les pays étrangers, ensuite les vols intra-zones et enfin les vols intercontinentaux. En Europe, après un redémarrage des vols intérieurs, les vols intra-européens vont commencer également à repartir, là aussi de manière très progressive, avec l’ouverture sélective des frontières ce lundi d’une large majorité des pays de l’Espace Schengen, puis suivra à partir de juillet une reprise des vols au compte-gouttes vers certains pays non communautaires.

Le long-courrier reprendra plus tard

Ce schéma de redémarrage se répète partout sur la planète avec des temporalités différentes en fonction de l’évolution de l’épidémie. De fait, il crée des différences entre les opérateurs qui sont spécialisés sur le long-courrier et ceux qui le sont sur le court et moyen-courrier. Et plus précisément en Europe entre les low-cost et les compagnies de “hub” comme Air France et Lufthansa. Disposant d’un réseau court et moyen-courrier destiné à alimenter un réseau long-courrier, ces compagnies de “hub” (moyen/long-courriers) sont de facto désavantagées par rapport aux compagnies spécialisées sur la desserte du marché intra-européen, comme c’est le cas des low-cost comme Ryanair et Easyjet. Pour ces dernières, en effet, l’ouverture des frontières intra-européennes leur permettra d’avoir la totalité de leur terrain de jeu ouvert beaucoup plus rapidement que celui des compagnies fortement exposées aux marchés long-courriers.

“Les low-cost vont bénéficier plus rapidement d’un retour des capacités et vont pouvoir obtenir plus rapidement des coefficients d’occupation corrects”, explique Yan  Derocles, analyste chez Oddo BHF.

Le peu de clients long-courriers pèsera sur le moyen-courrier

Remettant en ligne peu de capacités long-courriers du fait des restrictions de voyage mais aussi du choix des passagers de privilégier les destinations proches de chez eux cet été, les compagnies classiques (“legacy” airlines) vont mettre plus de temps pour retrouver un niveau d’offre proche de ce qui était prévu avant la crise. Par conséquent, elles vont se retrouver fragilisées sur le réseau intra-européen car elles seront privées des passagers qui utilisent habituellement les vols court et moyen-courriers pour prendre (ou revenir) sur un vol long-courrier en correspondance. Résultat, une compagnie low-cost comme Easyjet prévoit de remettre 75% de ses capacités d’ici à fin août quand Air France table sur 40%.

Le marché business plombé

A cette opposition entre les modèles s’en ajoute une autre : le type de clientèle ciblé. Le marché affaires étant pour l’heure complètement plombé, les compagnies spécialisées sur la clientèle professionnelle comme le sont les compagnies classiques sont désavantagées par rapport aux compagnies à vocation loisirs, comme les low-cost. Contrairement aux voyage d’affaires, le trafic loisirs pourrait, selon les experts, être moins impacté, notamment celui des personnes se rendant chez des membres de leur famille ou des amis (VFR, visit friends et relative).

 Cette différence de comportements entre les deux types de clientèle pourrait durer longtemps à cause des mesures d’interdiction de vols décidées par certaines entreprises pour des raisons sanitaires, mais aussi et surtout par la réduction des budgets voyages des sociétés et l’essor des visioconférences pendant le confinement.

“Sur les trois dernières crises, le marché loisirs est toujours revenu à son niveau d’avant crise, mais pas le marché business”, fait valoir Yan Derocles.

Parmi les low-cost, Easyjet est moins avantagée

Mais au sein des compagnies low-cost, il existe des différences. Certaines sont en effet plus focalisées que d’autres sur la clientèle affaires. C’est le cas d’Easyjet notamment qui, depuis sa création il y a près d’un quart de siècle, n’a cessé de courtiser cette clientèle. Le choix d’opérer au départ des grands aéroports dans le but de développer un réseau de destinations et de fréquences apprécié des voyageurs professionnels ainsi que  la mise en place de services dédiés lui ont  permis de séduire un grand nombre d’entreprises. Selon la compagnie, plus de 20% de sa clientèle est composée de voyageurs professionnels.

Plus exposée que d’autres low-cost à la chute du marché affaires, Easyjet sera également fragilisée par la lenteur de la reprise du trafic long-courrier. En effet, même si elle n’assure pas de vols longue distance, la compagnie britannique pourra moins compter pendant plusieurs mois sur les passagers qui empruntaient ses vols pour se rendre vers un aéroport intercontinental comme Roissy-Charles de Gaulle pour prendre leur correspondance sur un vol long-courrier.

 

La Chine lance une nouvelle compagnie aérienne

Déplacements Pros 15/06/2020

En dépit de l’importante baisse de la demande en matière de voyages, China Eastern (la deuxième compagnie aérienne chinoise) va lancer un nouveau transporteur. La nouvelle compagnie aérienne baptisée Sanya International Airlines se concentrera sur la destination insulaire de Hainan, qui compte huit millions d’habitants et qui est une plaque tournante du libre-échange.

Pour lancer cette nouvelle compagnie, China Eastern s’est associée à un certain nombre de partenaires, dont la plus grande agence de voyage en ligne de Chine, Trip.com. 

Certains se sont interrogés sur le calendrier du lancement, qui intervient alors que l’industrie aérienne lutte pour sa survie.

China Eastern, soutenue par le gouvernement, détiendra une part majoritaire de 51 % dans le nouveau transporteur, qui s’appellera Sanya International Airlines. Parmi les autres bailleurs de fonds figurent Juneyao Airlines, basée à Shanghai, et une unité de Trip.com, selon une annonce faite dimanche 14 juin à la Bourse de Hong Kong.

Aucun calendrier n’a été donné pour le lancement de la nouvelle compagnie aérienne, qui devra être approuvée par les autorités réglementaires.

Ryanair rétablit son programme de vols en France en juillet

Déplacements Pros 15/06/2020

La lowcost irlandaise assurera 170 liaisons au départ et à destination de la France.

Ryanair espère profiter de l’ouverture des frontières européennes et de l’attractivité touristique de la France pour remplir ses avions lors de la période estivale.

C’est pourquoi le transporteur a annoncé ce lundi qu’elle rétablira plus de 170 lignes depuis/vers la France à partir du 1er juillet, dans le cadre du programme de vols pour l’été 2020. Ryanair desservira 27 aéroports en France.

TUI France : CSE extraordinaire ce 17 juin sur un “changement de modèle”

Tourmag 15/06/2020

quid des conséquences sociales ?

Les choses se précisent-elles sur l’avenir de TUI France ? Comme le craignaient certains observateurs et le CSE de TUI France, un vaste plan social pourrait bien être en préparation. Une réunion extraordinaire du CSE a été convoquée ce mercredi 17 juin avec pour ordre du jour : changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales.

Nous alertions la semaine dernière sur l’urgence de la situation chez TUI France dont la situation financière suscite l’inquiétude.
Or, la Direction de TUI France vient de convoquer une réunion extraordinaire du Comité Social et Economique mercredi 17 juin 2020.
A l’ordre du jour : changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales.
Il semblerait donc que les choses se précisent et se précipitent pour la filiale du Groupe allemand qui a reçu une recapitalisation de l’Etat allemand à hauteur de 1,8 milliards d’euros.
Frédéric Joussen, PDG du Groupe n’a pas caché dernièrement qu’il cherchait à faire des économies. Il entend réduire de 30% ses charges et également annoncé la suppression de 8000 emplois, soit plus de 10% de ses 70 000 collaborateurs au niveau mondial.

Mi-mai nous avions contacté le secrétaire général du CSE de TUI France Lazare Razkallah qui réagissait à une communication du groupe bien décidé à couper les branches déficitaires : “Nous bénéficions des mesures de chômage partiel, et ce serait scandaleux que de profiter de l’argent du contribuable pour licencier.
Les pouvoirs publics doivent prendre des garanties. Si un tel cas se présente nous les alerterons. Il est urgent d’attendre pour voir comment la situation va évoluer”.
Un plan de sauvegarde de l’emploi pourrait également la condition sine qua none à une aide de TUI Group pour relancer la machine, mais aussi l’obtention d’un Prêt garanti par l’Etat.
La direction de TUI France nous avait alors précisé également mi-mai : “Comme tout actionnaire, le groupe TUI doit s’assurer de la rentabilité de ses investissements.
Dans ce cadre, et compte tenu de l’impact de la crise sur le secteur du tourisme et du rythme de la reprise, il est probable que le niveau d’activité d’avant crise ne soit pas atteint avant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Imaginer reprendre comme si rien n’avait changé, est impossible. Un ajustement des business plans et des coûts pourrait s’imposer. C’est bien le sujet des discussions actuelles avec la maison-mère.”

Déconfinement (acte 3) : ce qui change pour le tourisme

TourHebdo 15/06/2020

Emmanuel Macron a achevé plus tôt que prévu le déconfinement en annonçant, dès hier soir, le passage de toute la France en zone verte à l’exception de la Guyane et de Mayotte. Une décision qui entraîne, notamment, la réouverture très attendue des cafés et restaurants en Ile-de-France.

1/ Feu vert à la réouverture complète des restaurants et des campings en Ile-de-France 

 « Dès demain, tout le territoire, à l’exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement (…) passera dans (…) la zone verte, ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France », a déclaré le chef de l’Etat hier soir. Une décision très attendue par la profession. Contrairement au reste du territoire français, les bars et restaurants de la région parisienne n’ont pu rouvrir que leurs terrasses le 2 juin.

Cette fois, la machine est relancée même si les contraintes sanitaires s’appliquent toujours à l’ensemble des établissements avec la distanciation d’un mètre entre chaque client, la limitation des tablées à 10 personnes et l’obligation de porter le masque pour le personnel en salle comme en cuisine et pour les clients lorsqu’ils se déplacent dans l’établissement. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie demande un assouplissement de ces protocoles sanitaires, estimant à 60 % la perte maximale de capacité d’accueil. 

 2/ Les frontières rouvrent progressivement en Europe

Dès demain, il sera à nouveau possible de se déplacer entre les pays européens et à partir du 1er juillet nous pourrons nous rendre dans les Etats hors d’Europe, où l’épidémie sera maîtrisée“, a également indiqué Emmanuel Macron hier soir.

Après trois mois d’isolement à l’intérieur de leurs frontières nationales, les Européens retrouvent donc dès aujourd’hui la possibilité de voyager plus facilement d’un pays à l’autre, en raison du recul de la pandémie de coronavirus. Mais attention avant de boucler ses valises : le retour à la libre de circulation à l’intérieur du Vieux continent s’est fait en ordre dispersé et la carte de l’Europe présente une mosaïque de feux verts, orange et rouges, selon la provenance ou la destination.

Plusieurs pays sont en effet déjà accessibles comme l’Italie, qui a donné le signal dès le 3 juin en se rouvrant à tous les voyageurs alors que la plupart des Etats maintenaient des restrictions avec ce pays qui fut l’un des foyers de la pandémie en Europe. Autre pays pressé de sauver sa saison touristique, la Croatie a aussi devancé l’appel et rouvert ses frontières dès le 11 juin, tout comme la Pologne, accessible pour tous les citoyens européens depuis le 13 juin.

D’autres pays, comme la France, ont choisi la date du 15 juin pour lever leurs contrôles aux frontières. C’est notamment le cas de la Belgique, de la Grèce, de l’Allemagne et de l’Autriche.

Enfin, plusieurs pays se montrent encore frileux comme la Roumanie, qui ne donne aucune date précise de réouverture, l’Espagne, qui vient finalement d’avancer au 21 juin sa date de réouverture initialement prévue le 1er juillet, la Norvège, qui ne va rouvrir ses frontières qu’aux pays nordiques et le Danemark, tout aussi sélectif, en limitant à ce stade son accueil aux personnes venant d’Allemagne, de Norvège ou d’Islande.
 3/ Les pays en dehors de l’espace Shengen accessibles à partir du 1er juillet

La France “procédera à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet”, ont annoncé, le 12 juin, les ministres des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et de l’intérieur, Christophe Castaner, dans un communiqué. La décision, prise conformément aux recommandations de la Commission européenne, a été confirmée hier soir par Emmanuel Macron. 

Cette ouverture s’effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers, et conformément aux modalités qui auront été arrêtées au niveau européen d’ici là“, ont précisé les deux ministres.

Les étudiants internationaux seront autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et leurs modalités d’accueil seront favorisées. Leur demande de visas et de titres de séjour seront traitées en priorité.

 4/ Fin de l’attestation employeurs dans les transports en Ile-de-France

L’attestation employeurs ne sera plus obligatoire dans les transports en commun d’Ile-de-France aux heures de pointe à partir de demain, le 16 juin, a annoncé lundi la préfecture de région dans un communiqué. “A la suite du passage de l’Île-de-France en zone verte” annoncé dimanche soir par Emmanuel Macron et “conformément à l’avis formulé par Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités“, le préfet de la région d’Île-de-France Michel Cadot “a décidé de mettre fin au régime d’attestation dans les transports en commun” à compter de mardi, annonce la préfecture.

Mais le port du masque restera obligatoire sous peine d’une amende de 135 euros. Les usagers sont également “invités à respecter dans la mesure du possible les gestes barrière dans les transports“. 

Tourisme : TUI France va présenter son plan de restructuration au personnel

Les Echos 15/06/2020

La direction de la branche française du géant allemand du tourisme a convoqué ce mercredi 17 juin un CSE extraordinaire. A l’ordre du jour, une « information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales ». La filiale française de TUI a pourtant été renflouée l’an dernier par sa maison mère.

En suspens depuis des mois, la réorganisation de TUI France, la branche française du géant allemand du tourisme, se précise. Une réunion extraordinaire du Comité Social et Economique (CSE) est convoquée ce mercredi 17 juin avec pour ordre du jour « Information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales », révèle ce lundi un communiqué interne du secrétaire CGT du CSE, Lazare Razkallah. Interrogée par «Les Echos », la direction de TUI France confirme cette réunion et son objet.

Déficitaire

Ce poids lourd du tour-operating français, déficitaire depuis une vingtaine d’années, entre dans la vaste restructuration de sa maison mère allemande . A la mi-mai, TUI a en effet annoncé vouloir réduire ses coûts de 30 %, grâce notamment à 8.000 postes « non recrutés ou supprimés », sur un total d’employés de 70.000. Le président du directoire, Friedrich Joussen, a, en outre, précisé vouloir réduire la « présence » de TUI dans le monde. La crise sanitaire a, il est vrai, sévèrement bouleversé le secteur du voyage, et notamment les agents de voyages et tour-opérateurs. En France, la profession venait de surcroît tout juste sortir d’une période de turbulences avec le mouvement des «gilets jaunes», puis les grèves contre la réforme des retraites.

Réflexion stratégique

Avant même le choc du Covid-19, le groupe allemand était déjà, depuis des mois, en pleine réflexion stratégique à propos de sa filiale française. Dans ce cadre-là, TUI a mené des discussions avec le groupe touristique diversifié Marietton Développement.

Le secrétaire du CSE de TUI France s’étonne d’« une éventuelle restructuration » et s’inquiète d’un possible « lourd plan social ». L’entreprise compte 904 salariés en CDI, dont 590 au siège de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). « Pourquoi maintenant ? L’entreprise bénéficie du chômage partiel avec prise en charge à 100 % jusqu’en septembre. L’Europe est en train de se déconfiner. Nos concurrents ouvrent leurs clubs », argue Lazare Razkallah.

Recapitalisation

Un CSE ordinaire doit d’ailleurs se réunir ce mardi pour rendre son avis sur la réouverture d’une trentaine de clubs de vacances en Europe, ainsi que d’une trentaine d’agences en propre, soit la moitié du réseau en direct (67).

En outre, TUI France est censé avoir démarré son exercice 2019-2020 (clôture au 30 septembre) avec une situation financière assainie et 30 millions d’euros de fonds propres, après avoir fait l’objet d’une double opération financière l’an dernier, soit un renflouement à hauteur de 292 millions environ puis une réduction du capital social. A croire qu’elle a été vaine au bout de seulement quelques mois.

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 08 Juin 2020 : • KLM : 78% des destinations opérés en juillet • Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment • PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ? …

Au sommaire :  

 

  • KLM : 78% des destinations opérés en juillet

  • Les aéroports de Monastir et d’Enfidha ‘ Reday and Safe’ pour la reprise touristique

  • Londres-City : reprise des vols à partir de fin juin

  • L’aéroport de Marseille annonce la date de reprise des vols

  • Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment

  • Tunisair : Les passagers doivent se présenter à l’aéroport 4 heures avant le vol

  • Wizz Air reliera Beauvais et Bâle-Mulhouse à Tirana

  • Aéronautique : le gouvernement mobilisera jusqu’à 10 milliards d’aides

  • Aux Etats-Unis, le trafic aérien reprend doucement

  • American Airlines dévoile son programme de reprise

  • Polynésie française : réouverture du territoire aux touristes le 15 juillet

  • Union européenne : réouverture des frontières intérieures d’ici fin juin et des frontières extérieures en juillet

  • La relance Eco : A Pau, l’aéroport béarnais est prêt pour le retour des clients

  • PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ?

  • Finie la tranquillité pour les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique

 

 

KLM : 78% des destinations opérés en juillet

Air Journal – 8 Juin 2020

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines proposera le mois prochain entre 25% et 30% des vols initialement prévus, le nombre de décollages devant être en hausse de plus de 60% par rapport à juin pour un total d’environ 3000 départs vers 78% de ses destinations

En juillet 2020, la compagnie nationale néerlandaise basée à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol élargit son offre sur l’ensemble du réseau, « notamment en Europe du Sud ». Les destinations reprises incluent Alicante, Bilbao, Bologne, Ibiza, Istanbul, Nice, Porto, Catane et Split, pour un total de 73 destinations européennes proposées, contre 30 destinations en mai et 45 destinations prévues en juin.

Sur l’intercontinental, KLM a déjà prévu de relancer en juin des vols vers ArubaBonaireSint Maarten-Pincess JulianaParamaribo et Quito, vers les Caraïbes et l’Amérique du Sud donc. En juillet, elle prévoit d’ajouter six destinations supplémentaires, Jakarta et Denpasar en Indonésie, Washington et San Francisco aux Etats-Unis et Vancouver et Calgary au Canada ; elle renforcera en outre ses fréquences sur les lignes long-courrier déjà rouvertes.

Au total, la compagnie de l’alliance SkyTeam proposera en juillet 51 destinations LC, dont la moitié sont aujourd’hui réservées au transport de fret. « Dès que les autorités assoupliront les restrictions de voyage, KLM ouvrira également ces destinations pour la vente de billets passagers si possible », précise son communiqué.

Avec cette expansion du réseau en juillet, KLM desservira à nouveau 78% du nombre de destinations initialement prévu, avec plus de 3000 vols au départ de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol. « Nos clients veulent repartir. Nous élargissons donc lentement et soigneusement le réseau. Avec toutes les mesures d’hygiène prises à bord et au sol, nous le faisons de la manière la plus sûre possible », a déclaré le PDG de KLM Pieter Elbers.

Le réseau européen de KLM au départ d’Amsterdam devrait être le suivant en juillet :

Aalborg, Aberdeen, Alicante, Athènes, Barcelone, Bâle-Mulhouse, Bergen, Berlin-Tegel, Bilbao, Billund, Birmingham, Bucarest, Bologne, Bordeaux, Bristol, Budapest, Bruxelles, Cagliari, Catane, Dublin, Düsseldorf, Édimbourg, Florence, Francfort, Gdansk , Genève, Gênes, Glasgow, Göteborg, Hambourg, Hanovre, Helsinki, Ibiza, Inverness, Istanbul, Kiev, Copenhague, Cracovie, Leeds Bradford, Londres City, Londres-Heathrow, Lisbonne, LuxembourgLyon, Madrid, Malaga, Manchester, Montpellier, Moscou, Milan, Munich, Nuremberg, Newcastle, Nice, Oslo, Paris, Porto, Prague, Rome, Saint-Pétersbourg, Split, Stavanger, Stockholm, Stuttgart, Toulouse, Trondheim, Valence, Venise, Varsovie, Vienne, Zagreb et Zurich.

Les aéroports de Monastir et d’Enfidha ‘ Reday and Safe’ pour la reprise touristique

Espace manager.com – 6 Juin 2020

Dans la perspective de l’ouverture des frontières maritimes, terrestres et aériennes annoncée pour le 27 juin, les aéroports de Monastir et d’Enfidha, gérés par TAV Tunisie, se sont mis à niveau en termes de mesures sanitaires et de protection contre le COVID-19 tant bien pour les passagers que pour les employés et les parties prenantes dans les deux aéroports.

Étant les deux principaux points d’entrée de touristes en Tunisie, toutes les dispositions opérationnelles, procédurales et d’orientation des flux des passagers ont été prises dans le cadre du respect du protocole sanitaire du secteur touristique et des normes sanitaires internationales afin de pallier à tout risque de contaminations par le virus.

Aussi, plusieurs mesures sanitaires visant à renforcer la sécurité et l’hygiène des terminaux, des salles d’embarquement et de tri bagage, des comptoirs d’enregistrement et de contrôle de police et de douane ont été mise en place pour la matérialisation de la distance de sécurité à observer.

Afin de garantir la sécurité sanitaire, du gel hydroalcoolique sera mis à disposition en divers points et les mesures de nettoyage et de désinfection des zones accessibles aux passagers seront renforcées.

La société TAV a précisé dans ce cadre : « Nos aéroports sont des endroits propres et sûrs. Nous nous devons d’assurer un niveau de propreté et d’hygiène sans faille au sein de nos aéroports.

 C’est un engagement que nous avons toujours pris envers notre pays, nos passagers et nos collaborateurs »…

Ce dispositif de sécurité sera amené à évoluer au regard de la situation sanitaire en Tunisie et de la reprise du trafic aérien.

Londres-City : reprise des vols à partir de fin juin

La Tribune – 6 Juin 2020

L’aéroport Londres-City, fermé depuis fin mars en raison de la pandémie de Covid-19, annonce une reprise des vols commerciaux fin juin.

Les vols domestiques reprendront en premier, suivis début juillet par les vols internationaux mais le calendrier « peut dépendre de la quarantaine proposée des passagers arrivant au Royaume-Uni« , a précisé l’aéroport londonien dans un communiqué. En effet, à partir de lundi 8 juin, les voyageurs entrant au Royaume-Uni par terre, mer ou air, sauf certaines exceptions dont les personnes arrivant d’Irlande, devront observer quatorze jours de quarantaine, une mesure redoutée par les professionnels du tourisme et de l’aviation. Le maintien ou non de cette mesure sera examiné le 29 juin par les autorités sanitaires britanniques.

« Lorsque nos portes rouvriront à nouveau d’ici peu, notre ambition est de fournir la meilleure expérience aéroportuaire au Royaume-Uni à nos passagers en nous assurant de suivre les directives du secteur aérien à la lettre et en maintenant la réputation de l’aéroport« , a déclaré Robert Sinclair, PDG de l’aéroport de Londres-City. « En décrivant les mesures que nous prenons pour rendre l’aéroport sûr et en intégrant les points de vue de nos voyageurs réguliers dans nos plans, nous donnerons aux gens la confiance nécessaire pour voyager de notre aéroport vers des destinations à travers le Royaume-Uni et l’Europe« , a-t-il ajouté.

Situé à l’est de Londres, non loin du quartier financier de Canary Wharf, l’aéroport de Londres-City est utilisé surtout par une clientèle d’affaires. Il a accueilli l’an dernier plus de 5 millions de passagers.

L’aéroport de Marseille annonce la date de reprise des vols

Dzairdaily –5 Juin 2020

L’aéroport de Marseille Provence a annoncé hier, jeudi 4 juin dans un tweet sur son compte officiel, sa reprise des vols. Le statut sur twitter a confirmé que plusieurs dates et destinations seront au programme. La relance définitive du trafic aérien se fera à partir du mois courant.

En effet, cette déclaration annonce un remaniement enhardissant du transport aérien, pour la saison estivale de l’an 2020 au niveau de l’aéroport de Marseille Provence. Celle-ci implique dans un premier temps des vols domestiques, vers l’aéroport Paris CDG (Paris Charle de Gaulle); puis dans un second temps, des rotations vers divers territoires.

Par la même occasion,la direction générale de la structure, a indiqué les destinations qui seront au rendez-vous. Ainsi, Malte, l’Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni ou encore la République-Tchèque seront desservies à partir de l’aéroport marseillais.

Cependant, en vue des conditions de confinement actuelles dans certains pays, qui ont mené à la suspension du pont aérien ; des continents seront dispensés de cette projection. Entre autres, c’est l’Afrique du Nord qui s’affiche en tête de cette liste d’attente. De ce fait, l’Algérie et le Maroc n’enregistreront aucun survol, sous réserve de réouverture de leurs frontières respectives.

Plusieurs compagnies seront au rendez-vous

De nombreuses compagnies aériennes se démènent pour organiser un canevas, qui sera en toute adéquation avec les nouvelles dispositions entreprises par l’aéroport de Marseille Provence.

Et c’est dans une optique de maintien d’une cadence d’activité optimale, que cette initiative a été prise. Mais également, afin de satisfaire la demande de la clientèle. Les compagnies ayant répondu présentes à l’appel, sont entre autres; Air France, Air Corsica, Vueling Airlines, Brussels Airlines, Volotea et Ryanair.

Ryanair réactualise son statut d’activité

La compagnie aérienne irlandaise à bas-prix, Ryanair rejoint Air France et met à jour son programme de vol pour l’été 2020; en évoquant toutes les destinations augurées au départ de l’aéroport de Marseille. Rappelons que ce dernier, a rouvert ses portes après deux (2) mois d’inaction, suite aux mesures préventives appliquées contre le Covid-19.

En outre, la compagnie low-cost a mis en oeuvre un volume de rotation important, sectionné sur deux volets; nationaux et internationaux. La première section prendra effet à partir du 21 juin. Quant à la seconde, elle sera opérationnelle dès le début du mois de juillet. En sus, Ryanair n’a pas lésiné quant au débit organisé pour ce mois de juin, avec deux traversées hebdomadaires qui survoleront Brest, Lille et Nantes. Un réseau qui sera vite étendu vers d’autres contrées.

L’aéroport de Marseille corrobore son bouclier sanitaire

Afin de garantir à sa fidèle clientèle un périple dépourvu de risques sanitaires, l’aéroport de Marseille Provence a reconsidéré l’ensemble de son protocole préventif, qui a été exposé à une nouvelle mise à jour. De ce fait, des consignes ont été communiquées par la direction de l’aérogare marseillais, pour préserver la santé des passagers et du personnel.

Ces dernières abordent la notion des gestions barrières à respecter, sans oublier le port obligatoire du masque. Une obligation émise par le gouvernement français depuis le 11 mai dernier. A cela s’ajoute la procédure de désinfection à base de virucide assurée par les agents de nettoyage; ainsi que la consolidation du système de traitement de l’air pour évacuer tous les germes à caractère virulent.

Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment

ViaOccitanie –6 Juin 2020

L’aéroport de Montpellier vient d’annoncer la reprise de ses rotations aériennes dès le 15 juin avec Bordeaux de la compagnie Chalair.

Un redémarrage prudent de la part des différentes compagnies aériennes.

Initialement prévu en avril dernier, le projet de base de la compagnie Transavia avec ses 20 destinations est reporté en 2021. La compagnie low-cost d’Air France va reprendre dès le 26 juin ses vols vers la Grèce, le Portugal, l’Italie ou encore l’Espagne.

Tunisair : Les passagers doivent se présenter à l’aéroport 4 heures avant le vol

Webdo.tn –5 Juin 2020

Les passagers devraient se présenter à l’aéroport, 4 heures avant le vol prévu, annonce la compagnie Tunisair.

Le transporteur national a appelé les passagers à rejoindre les comptoirs 4 heures avant le vol, ajoutant qu’ils seront fermés 1h avant le décollage.

« Ceci leur permettra d’avoir le temps nécessaire pour procéder aux différentes opérations de contrôle douanier et sanitaire lié à l’épidémie du Coronavirus, ainsi que l’enregistrement, le dépôt des bagages et le contrôle de sûreté », ajoute-on. « Directement après l’enregistrement, le passager devra se diriger vers sa salle d’embarquement pour éviter les encombrements aux contrôles de police. »

Wizz Air reliera Beauvais et Bâle-Mulhouse à Tirana

Air Journal–6 Juin 2020

La compagnie aérienne low cost Wizz Air lancera le mois prochain deux nouvelles liaisons entre Tirana et la France, vers Paris-Beauvais et Bâle-Mulhouse, la capitale d’Albanie étant une nouvelle base.

A partir du 15 juillet 2020 si les restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19 sont levées, la spécialiste hongroise du vol pas cher proposera trois vols par semaine entre Tirana-Nënë Tereza et l’aéroport de Beauvais-Tillé, opérés en monocouloir Airbus. Les départs d’Albanie sont programmés lundi, mercredi et vendredi à 13h00 pour arriver à 15h30, les vols retour quittant la France à 21h45 pour s poser le lendemain à 0h25. Wizz Air sera en concurrence indirecte avec sur cette route Transavia, au départ d’Orly.

Michel Peiffer, Président du Directoire, a expliqué dans un communiqué que la reprise étant maintenant en vue « avec des conditions sanitaires satisfaisantes, nous sommes ravis de la confiance témoignée par nos partenaires, notamment par la compagnie Wizz Air, qui poursuit son développement au départ de l’aéroport avec l’ouverture de nouvelles lignes vers des pays jusqu’ici non desservis. L’Albanie et sa capitale Tirana est une destination que nous souhaitons proposer à nos clients depuis longtemps car la demande entre les deux pays est importante et en fort progrès ».

Le dirigeant ajoute qu’avec cette nouvelle ligne au départ de l’Aéroport Paris-Beauvais, Wizz Air « proposera la majorité des sièges offerts entre la France et l’Albanie. Nul doute que les habitants des Hauts-de-France, Ile-de-France et Normandie saisiront l’opportunité de découvrir ce trésor insoupçonné de la côte adriatique ».

Bâle-Mulhouse-Freiburg, la low cost hongroise affiche à compter du 18 juillet deux rotations hebdomadaires depuis Tirana : départs mardi et samedi à 7h15 pour arriver à 9h25, et retour de l’EuroAirport à 15h20 pour atterrir à 17h25. Wizz Air sera sans concurrence sur cet axe.

La nouvelle base de Wizz Air à Tirana accueillera également de nouvelles liaisons vers Charleroi en Belgique, Prague en République Tchèque, Berlin, Dortmund, Francfort-Hahn, Hambourg, Karlsruhe-Baden Baden en Allemagne, vers Héraklion et Rhodes en Grèce, vers neuf aéroports italiens et Eindhoven aux Pays-Bas. Elle dessert déjà la ville au départ de Budapest, Londres-Luton, Memmingen et Vienne, pour un total désormais de 25 destinations.

L’aéroport de Salzbourg-WA Mozart en Autriche sera une nouvelle destination pour Wizz Air, qui y proposera des routes depuis Larnaca (également une nouvelle base), Kiev, Bucarest, Belgrade, Tuzla et Skopje

Aéronautique : le gouvernement mobilisera jusqu’à 10 milliards d’aides

Les Echos – 6 Juin 2020

Le gouvernement devrait dévoiler ce mardi son plan de soutien à la filière aéronautique, gravement déstabilisée par l’effondrement des commandes d’avions civils. Ce plan, qui associe les poids lourds du secteur aux pouvoirs publics, mêle des mesures d’urgence pour préserver l’emploi à un soutien de plus long terme à la modernisation du secteur.

Le gouvernement doit annoncer ce mardi un plan massif d’aide au secteur aéronautique, un des rares secteurs industriels où la France excelle, avec quelque 195.000 salariés, dont plus de 47.000 pour Airbus. Avec l’arrêt du trafic aérien, la filière, en croissance depuis vingt ans, a été littéralement fauchée en plein envol. Les commandes d’avions ont brusquement cessé et les livraisons ont fondu. Au point que le président d’Airbus, Guillaume Faury, a alerté le premier sur des menaces pour sa « survie ». Et le retour au niveau d’avant la crise n’est pas attendu avant deux ou trois ans. D’où la nécessité pour la filière aéronautique de se restructurer en profondeur, avec l’aide des pouvoirs publics.

Après l’annonce d’un plan pour l’automobile de quelque 8 milliards d’euros et pour le tourisme de 18 milliards, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, accompagné de ses collègues des Transports et de la Défense, devrait donc dévoiler ce mardi, un plan qui pourrait approcher les 10 milliards d’euros pour l’aéronautique, mêlant des mesures générales en faveur de l’emploi et de l’obtention de crédits, à des mesures plus spécifiques, comme la création d’un fonds d’investissement dédié à la consolidation de la filière et un nouveau plan de soutien à l’innovation et à la recherche.

Priorité à la sauvegarde de l’emploi

Première urgence : éviter au maximum les licenciements, 30.000 postes étant considérés à risque dès cet été. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a ainsi confirmé vendredi le maintien d’un dispositif de chômage partiel pour certains secteurs en grave difficulté, comme l’aéronautique. Un système d’activité partielle de longue durée, qui pourrait aller potentiellement jusqu’à deux ans, devrait ainsi être mis en oeuvre au 1erjuillet, afin d’éviter une longue liste de plans de licenciements comme outre-Manche ou outre-Atlantique.

Chez Safran, par exemple, il est question de passer à la semaine de quatre jours, l’Etat compensant en partie la perte de pouvoir d’achat des salariés par un système de chômage partiel correspondant au cinquième jour. Le motoriste envisage une chute de l’ordre de 30 % de son activité, tandis qu’ Airbus évoque une baisse de 40 % !

Autre dispositif d’urgence, destiné cette fois à éviter une cascade d’annulation de commandes de la part des compagnies : un plan de soutien aux exportations aéronautique. En cas de difficultés financières d’un client clef d’Airbus, le gouvernement pourrait accorder sa garantie financière, en complément ou en prolongation du rôle joué par la Coface, afin de permettre à la compagnie de reporter ses commandes, plutôt que de les annuler. Un effort coûteux de potentiellement plus de 1 milliard qui restait encore vendredi en évaluation. De même que de possibles aides pour inciter à mettre à la casse les appareils de plus de vingt ans et à les remplacer par des neufs, afin de « verdir » les flottes.

Aides au financement

Le plan d’aide gouvernemental comprendra également deux volets spécialement dédiés au financement des sociétés aéronautiques. Le premier, désormais classique est une enveloppe d’environ 2,5 milliards d’euros de prêts garantis aux entreprises pour faire face aux urgences de trésorerie, à l’instar de ceux déjà accordés à Mecachrome et Daher. Le second volet, à plus long terme, est la création d’un nouveau fonds d’investissement dédié à l’aéronautique , dans la continuité des fonds « Aerofunds » lancés en 2003, 2009 et 2013, associant les grands « donneurs d’ordres », Airbus, Safran, Dassault et Thales, à l’Etat, via la banque bpifrance.

Ce fonds d’investissement, dont la gestion sera confiée par appel d’offres à un gestionnaire privé, aura pour mission de soutenir en fonds propres les petites et moyennes entreprises du secteur, pour éviter que certaines soient rachetées par des prédateurs étrangers. Les quatre principaux donneurs d’ordres, Airbus, Safran, Thales et Dassault doivent apporter ensemble plus de 250 millions d’euros, la banque publique d’investissement bpifrance abondant d’autant, le but étant d’élargir auprès d’autres investisseurs pour mobiliser autour de 1 milliard d’euros.

Des fonds pour « l’avion vert » et « l’usine 4.0 »

Le troisième grand volet du plan gouvernemental, qui devrait bénéficier de l’enveloppe la plus importante, concernera le financement de l’innovation. En période de crise, les entreprises sont tentées de sabrer dans leurs budgets de recherche. Pour éviter cet écueil qui pourrait inciter des ingénieurs à se tourner vers d’autres industries, le gouvernement devrait flécher de l’ordre de 1,5 milliard d’euros par an, sur cinq ans, pour financer la recherche et développement pour les deux chantiers prioritaires que sont l’avion vert « zéro émission » de CO2, espéré pour 2035 et la numérisation de l’outil industriel, avec « l’usine 4.0 ».

En coordonnant leurs efforts au sein du Conseil pour la recherche aéronautique civile (Corac), les industriels pourront ainsi cofinancer avec de l’argent public leurs « démonstrateurs », comme cela se pratique déjà depuis de nombreuses années. Ainsi le gouvernement inscrit aussi son soutien à l’aéronautique dans le cadre plus global des préoccupations écologiques, comme il l’a fait pour Air France-KLM.

Des commandes militaires

Enfin, de manière plus traditionnelle, des conversations se tiennent pour mobiliser la commande publique, notamment des Armées. Rue de Brienne, on étudie les possibilités d’accélérer la modernisation de certaines flottes d’appareils, sans trop faire déraper l’enveloppe budgétaire. L’Armée de l’Air aimerait ainsi obtenir davantage d’ avions ravitailleurs MRTT d’Airbus pour remplacer ses vieux Boeing C135, et souhaiterait remplacer rapidement ses vieux hélicoptères Puma par des Caracal H225M.

Elle rêve aussi d’accélérer la commande sans cesse reportée d’une cinquième tranche d’avions de chasse Rafale de Dassault et plaide aussi pour quelques nouveaux Falcon 900. De quoi donner du travail à de nombreux sous-traitants d’Airbus et de Dassault Aviation. L’un des atouts de nombreuses entreprises aéronautiques françaises est en effet de produire à la fois pour l’aéronautique civile et pour la défense, une dualité qu’il serait dommage de ne pas exploiter.

Aux Etats-Unis, le trafic aérien reprend doucement

Les Echos – 5 Juin 2020

Les actions American Airlines ont bondi en Bourse après l’annonce que la compagnie aérienne allait augmenter le nombre de vols circulant en juillet de 75 % par rapport à juin. Delta et United affichent elles aussi des objectifs de vols en hausse. Le nombre de vols prévu reste très inférieur à celui observé l’année dernière.

Après le confinement, les Américains recommencent à prendre l’avion. Les actions American Airlines ont bondi hier de plus de 41 % à la Bourse de New York, regagnant un peu du terrain perdu depuis le début de la pandémie de coronavirus qui a dévasté le secteur aérien . La compagnie aérienne prévoit d’augmenter le nombre de vols pendant le mois de juillet, de 75 % par rapport à juin. Ces derniers seront au nombre de 4.000 pendant les jours où le trafic sera le plus intense, contre 2.300 ce mois-ci.

Meilleur qu’attendu, ce nombre de vols reste loin des niveaux atteints l’année dernière. La capacité atteinte en juillet de cette année sera équivalente à 40 % de celle de 2019, au lieu de 30 % en juin. « Les gens ont envie, hâte de reprendre leur vie économique », a déclaré Vasu Raja, chargé de la stratégie réseau chez American. « Nous avons confiance dans notre choix de faire circuler beaucoup plus d’avions en juillet. »

American Airlines n’est pas la seule compagnie aérienne à afficher son optimisme pour les mois prochains. Les actions du secteur aérien rebondissaient de 41 % à la fermeture de la Bourse à New York. American est suivie de près par ses concurrents Delta et United.

Les bourses asiatiques ont suivi la tendance. Les actions des principales compagnies aériennes asiatiques ont également progressé de 4,6 % cette nuit, selon les estimations de Bloomberg. Les compagnies chinoises menaient la danse : China Southern Airlines Co. et Air China Ltd. ont gagné 7 % à la Bourse de Hong Kong.

Demande intérieure

Le taux de remplissage des avions d’American s’améliore : il est passé à 55 % la semaine dernière, au lieu de 15 % en avril. La compagnie veut remettre en circulation 450 avions qu’il avait retirés en avril, lorsque la pandémie faisait rage. Les revenus de la compagnie aérienne restent néanmoins très bas. Ils ont été réduits de 80 % par rapport à l’année dernière, au lieu de 90 % au plus fort de la crise.

Les concurrents d’American augmentent également leur offre de vols. Delta va ainsi doubler son offre en juillet par rapport à juin, a déclaré son PDG Ed Bastian. Prudent, United envisage d’opérer à 30 % de sa capacité de l’année dernière pour les vols domestiques aux Etats-Unis. American a prévu d’atteindre 55 % de sa capacité pour ce type de vols.

Malgré ces quelques signes encourageants, les perspectives du secteur aérien restent sombres. La demande de vols internationaux, les plus lucratifs pour les compagnies aériennes, reste réduite. Selon Moody’s, elle restera anémiée l’année prochaine et une vraie reprise attendra 2023.

American Airlines dévoile son programme de reprise

Air Journal – 7 Juin 2020

Pour cette  saison estivale, American Airlines proposera 55% des vols domestiques par rapport au programme de l’année dernière, et relancera des liaisons long-courriers principalement vers l’Amérique latine et l’Europe.

Les liaisons domestiques seront principalement au départ des hubs de Dallas-Fort Worth et de Charlotte-Douglas vers les destinations les plus demandées, notamment vers les principales villes de Floride, ainsi que Asheville (Caroline du nord), Savannah (Géorgie) et Charleston (Caroline du sud). Ce programme de vols domestiques sera disponible à la réservation à partir du 7 juin.

Sur le réseau international, American Airlines compte exploiter 20% des vols long-courriers par rapport à l’été dernier, vers l’Amérique latine et l’Europe, avec pour la majorité des routes une seule rotation par semaine. Depuis le 5 juin, elle opère ces liaisons régulières : Dallas-Fort Worth – Amsterdam; Dallas-Fort Worth – Paris; Dallas-Fort Worth – Francfort; Chicago-O’Hare – Londres-Heathrow; New York-JFK – Londres-Heathrow; Miami – Antigua; Miami – Guayaquil et Miami – Quito.

« Aujourd’hui American reprend son vol de Dallas-Fort Worth (DFW) à Paris-Charles de Gaulle (CDG), après une interruption imposée par les restrictions gouvernementales. La reprise du service entre CDG et DFW, notre plus grand hub, est un pas important dans la reconstruction de nos liaisons internationales. Nous travaillons en étroite collaboration avec les aéroports et les autorités locales pour continuer à assurer un service en toute sécurité à nos passagers. Conformément aux mesures de consolidation prisent par l’aéroport de CDG, American opèrera temporairement du Terminal 2E, comptoirs 2 et 3« , a déclaré Tom Lattig, vice-président, Europe, Middle East and Africa, lors de la reprise de la liaison Dallas-Paris qui a marqué le rtour de la compagnie américaine en France.

Polynésie française : réouverture du territoire aux touristes le 15 juillet

Air Journal – 7 Juin 2020

La Polynésie française rouvrira ses frontières le 3 juillet et allégera la quatorzaine en septaine aux nouveaux arrivants, avant de la supprimer le 15 juillet pour permettre la reprise du tourisme international, ont annoncé les autorités locales.

Dans la première quinzaine de juillet, seuls les résidents et résidentes polynésiennes, les étudiants et étudiantes qui souhaitent revenir en Polynésie et les passagers et passagères ayant un « motif impérieux » pourront embarquer à destination de la collectivité d’Outre-mer. Elles devront réaliser un test de dépistage du coronavirus 72 heures avant leur embarquement, être confinés sept jours à leur arrivée, puis subir un nouveau test.

Enfin, à partir du 15 juillet, la collectivité ultramarine acceptera de nouveau les touristes en provenance de l’Europe et des Etats-Unis, ses principaux marchés. Elle exigera une assurance de voyage international pour tous les passagers non-résidents, ainsi qu’un test de dépistage du covid-19 avant le départ et un autre, pour certains visiteurs et visiteuses, au cours de leur séjour.

La Polynésie a interrompu les vols internationaux en mars, ce qui lui a permis de contenir l’épidémie : seuls 60 cas ont été détectés et elle ne déplore aucun mort du covid-19. La France finance trois vols de continuité territoriale entre Paris et Papeete par mois pour acheminer du fret sanitaire et ramener les Polynésiens bloqués en métropole, mais aucun touriste n’a débarqué en Polynésie depuis près de trois mois. L’économie polynésienne, fondée sur le tourisme, est donc au point mort. Tous les hôtels sont fermés, et deux ont annoncé qu’ils ne rouvriraient pas. Le secteur milite depuis plusieurs semaines pour un redémarrage des vols et un assouplissement de la quatorzaine, cette quarantaine de quatorze jours qui provoque l’annulation de la plupart des séjours touristiques prévus cet été.

« Nous allons ouvrir encore plus notre pays pour sauver les emplois », a déclaré le président polynésien Edouard Fritch. Près de 19.000 Polynésiens travaillent selon lui dans le tourisme ou exercent un emploi lié à ce secteur. « Nous ne sommes plus dans l’urgence sanitaire, par contre nous sommes dans l’urgence économique et sociale », a ajouté Nicole Bouteau, ministre du Tourisme et de l’Emploi dans le gouvernement local.

Union européenne : réouverture des frontières intérieures d’ici fin juin et des frontières extérieures en juillet

Air Journal – 6 Juin 2020

L’Union européenne (UE) rouvrira complètement ses frontières intérieures d’ici fin juin et devrait commencer début juillet à lever les restrictions de voyages à destination ou en provenance de l’extérieur de l’UE, a annoncé hier la Commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

S’exprimant devant la presse après une visioconférence entre les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept, Ylva Johansson a précisé que la plupart des pays de l’UE (c’est le cas de la France) lèveraient d’ici au 15 juin les contrôles aux frontières entre pays membres mais que certains (comme par exemple l’Espagne) attendraient néanmoins la fin du mois. « Cela signifie donc que les contrôles intérieurs aux frontières seront levés d’ici fin juin, j’imagine. Nous devrions envisager la levée progressive des restrictions aux voyages non-essentiels vers l’UE début juillet« , a-t-elle dit.

L’interdiction des voyages non essentiels a été mise en place le 17 mars dernier entre les États membres et la Commission européenne pour lutter contre la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus, et prolongée à deux reprises jusqu’au 15 juin. Une nouvelle prolongation « a été proposée jusqu’à la fin juin pour permettre de bien préparer une ouverture progressive ensuite » des frontières extérieures, a déclaré la secrétaire d’État croate Terezija Gras, dont le pays exerce la présidence semestrielle de l’UE. Pour sa part, la France avait évoqué la semaine dernière l’idée d’une réouverture des frontières extérieures au 1er juillet assortie de restrictions pour les voyageurs en provenance de certains pays où l’épidémie du coronavirus continue encore à progresser.

La relance Eco : A Pau, l’aéroport béarnais est prêt pour le retour des clients

France Bleue – 8 Juin 2020

Les premiers vols pour Paris vont reprendre cette semaine. L’aéroport de Pau Pyrénées est prêt pour un retour de la clientèle et des touristes.

Clientèle d’affaires ou touristes, ils vont bientôt faire leur retour dans les halls d’arrivée et de départ de l’aéroport de Pau Pyrénées. Dès ce mercredi 10 juin, les premiers vols reliant le Béarn à Paris vont permettre au site aéroportuaire de reprendre son activité.

« On reprend en douceur avec un avion par jour. On est tous contents de reprendre notre travail. Ces liaisons pour Paris sont importantes pour le territoire », explique Thierry Souchet, le directeur général de l’aéroport de Pau Pyrénées.

Masque dans l’avion, un temps d’attente plus longue à l’embarquement, et parfois même une attestation pour certaines compagnies, prendre l’avion ne sera pas tout à fait comme avant. « Le traitement des clients va être un peu plus long. Et les passagers ne pourront pas être accompagnés au premier étage. Les parents d’enfants pourront y aller, tout comme les accompagnants de personnes handicapées », ajoute le directeur général de l’aéroport palois.

Quant aux commerces présents dans l’aéroport, ils rouvriront leurs portes pour le lundi 15 juin. « On a un gros challenge : redonner confiance à nos clients. Et cette reprise, c’est aussi un trait d’union pour nos entreprises avec Paris et Lyon. En attendant la réouverture des frontières. »

PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ?

Radio Scoop – 8 Juin 2020

Alors que le trafic aérien reprend ce lundi, des riverains de l’aéroport lyonnais réclament un couvre-feu sur les vols de nuit.

Jour-J à Saint-Exupéry ! Ce lundi, les vols reprennent à l’aéroport de Lyon. Une reprise progressive du trafic après plus de deux mois et demi d’arrêt. Deux et mois demi de tranquillité pour les riverains.
Des habitants qui avaient pris l’habitude d’un réveil paisible et de nuits réparatrices. Alors pour éviter de retrouver les nuisances quotidiennes, ils réclament désormais un couvre-feu aérien sur les vols de nuit.
“Ce couvre-feu obligerait la suppression de 25 appareils entre minuit et 5h00”, note Francis Huet, membre de l’Association contre l’extension et les nuisances de l’Aéroport Lyon-Saint-Exupéry (Acenas).
“C’est un rythme qui s’accroît, ajoute-t-il. On était à 17 il y a quatre ans, maintenant à 25, et il y en aura encore davantage. Et si on compte les vols depuis 22h00, on serait à 33. On pense qu’il doit être possible d’intégrer ces avions aux 330 avions journaliers qui arrivent ou partent de l’aéroport de Saint-Exupéry”.
Une demande transmise à la direction de l’aéroport, mais la décision sera prise au niveau européen.
Premiers vols ce lundi

En attendant, le trafic reprend donc très progressivement à Saint-Exupéry, avec des vols ce lundi à destination de Nantes, Bordeaux et Toulouse. Il faudra attendre mardi pour Paris Charles-de-Gaulle. Pour l’étranger, de nombreuses lignes reprendront lundi prochain.

Finie la tranquillité pour les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique

France Inter – 8 Juin 2020

Depuis le 15 mars, depuis que les vols commerciaux sont à l’arrêt, l’agglomération nantaise est épargnée par le bruyant survol des avions. Et ceux qui habitent aux abords des pistes viennent de vivre une période de calme inédite.

Le paradis se referme ce lundi 8 juin au matin, avec la reprise des vols d’Air France d’abord, vers Lyon et Roissy, puis ceux des compagnies lowcost dans les jours qui viennent. “Les petits oiseaux, plein de papillons… La nature avait repris ses droits, sans un bruit. Oui, ça va être dur”, prévoit Claire. “On va en souffrir et en pâtir”, ajoute David.

David et Claire habitent à Saint-Aignan-Grandlieu, une maison en pleine campagne achetée là parce que l’aéroport devait déménager vers Notre-Dame-des-Landes. Raté… Le référendum du 26 juin 2016 qui donnait une majorité de voix en faveur de ce transfert, a été définitivement enterré en janvier 2018 par le Premier ministre Édouard Philippe, brisant leurs rêves de tranquillité.

Des avions au dessus de la tête

“Là, nous sommes dans la rue qui donne le plus près de l’entrée de piste” montre David. Les avions atterrissent ou décollent 200 mètres plus loin, de 6h du matin à plus de 20h le soir. Ils sont alors à une centaine de mètres au dessus des habitations. Les riverains ont droit aux effluves de kérosène, et – évidemment – au bruit infernal des réacteurs. Le quotidien des familles du secteur est littéralement pourri par ces nuisances qui auraient dû cesser.

Depuis trois mois, l’enfer est devenu paradis. Et c’est le coq qui réveille David. “Il peut chanter, il est à sa place, lui”, sourit l’ancien cadre aéronautique. “L’aéroport ne devrait plus être ici”, soupire t-il avec regret. “Le confinement nous a offert ce que nous devrions avoir : une vie de campagne, très agréable,  la nature, les oiseaux… La belle vie !”

Le couple hésite aujourd’hui entre fatalisme – “la population n’a pas été écoutée, on ne l’écoutera pas plus maintenant”, pour David ; et espoir de voir le trafic aérien se réduire un peu : “Si on peut effectivement diminuer le nombre de vols par jour, tous les riverains seraient très heureux.”

Une vingtaine de compagnies aériennes proposaient des vols au départ de Nantes il y a trois mois. Elles seront cinq seulement d’ici la fin du mois de juin. Après Air France ce lundi, les avions d’EasyJet, Volotéa, Transavia et Ryanair repartiront ensuite vers des destinations françaises et européennes.

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 25 Mai 2020 : • Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie •Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin • La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus…

Au sommaire :  

 

  • Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie

  • Belgique : l’aéroport de Charleroi annonce sa réouverture le 15 juin

  • SWISS reprendra ses vols à la mi-juin à Genève Aéroport

  • Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin

  • L’Outre-mer, premier espoir de relance du transport aérien français

  • Espagne : réouverture des frontières aux touristes en juillet

  • Transport aérien : une sanglante guerre des prix se profile avant une consolidation du marché

  • La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus

  • Lufthansa : Berlin devrait prendre 20% du capital en contrepartie d’une aide de 9 milliards d’euros

  • Volotea relance des dessertes de la Corse depuis Rennes et Montpellier

 

Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie

Les Echos  24/05/2020

Le fondateur et premier actionnaire de la compagnie aérienne britannique à bas coût, Stelios Haji-Ioannou, réclamait le départ des dirigeants d’EasyJet. Il leur reprochait d’avoir maintenu une commande de 107 avions Airbus malgré la pandémie de coronavirus. Appelés à les départager lors d’une assemblée générale, les actionnaires ont rejeté la proposition de Stelios Haji-Ioannou.

Les actionnaires d’EasyJet ont tranché et leur sentence – pour l’heure – est irrévocable. À l’occasion d’une assemblée générale de la compagnie aérienne britannique à bas coût, ils ont débouté le fondateur de l’entreprise : Stelios Haji-Ioannou.

A la demande de ce dernier, ils étaient appelés à voter pour ou contre le départ de quatre des dirigeants d’EasyJet : le directeur général Johan Lundgren, le président du conseil d’administration John Barton, le directeur financier Andrew Findlay et un directeur non-exécutif indépendant, Andreas Bierwirth. Avec environ 57,6 % des voix contre et 42,4 % pour, les actionnaires ont choisi de maintenir leur confiance dans l’équipe actuelle.

Une « fraude »

« Au nom du conseil d’administration, je tiens à remercier les actionnaires pour leur soutien », a d’ailleurs déclaré John Barton dans le communiqué de presse diffusé à l’issue du vote. « L’industrie du transport aérien est confrontée à des défis sans précédent et la priorité immédiate du conseil d’administration a été de prendre les mesures nécessaires pour guider avec succès easyJet à travers cette période d’incertitude (liée à la pandémie de coronavirus, NDL) », a-t-il ajouté.

Depuis fin mars, Stelios Haji-Ioannou mène la vie dure à l’équipe dirigeante de la compagnie aérienne à bas coût, dont il détient 11 % à lui seul et même 34 % avec le reste de sa famille. Il leur reproche notamment de ne pas avoir annulé une commande de 107 avions Airbus d’un montant de 4,5 milliards de livres sterling (environ 5 milliards d’euros), malgré l’épidémie.

Reprise des vols et cyberattaque

Le fondateur d’EasyJet conteste même la régularité du vote de l’assemblée générale, estimant qu’il s’agit d’une « fraude ». Selon lui, une partie des actions du groupe est contrôlée indirectement par Airbus, ce qui l’a mis en échec. Sa campagne promettant 5 millions de livres à quiconque lui fournirait des informations pouvant faire échouer l’accord avec Airbus « a déjà donné de très bons résultats », a-t-il également précisé. Il suggère au passage de possibles irrégularités dans la négociation du contrat avec l’avionneur français.

De son côté, John Barton « espère pouvoir renouer un dialogue constructif avec Sir Stelios ». Le conseil d’administration se concentre, selon son président, « sur la conservation de la trésorerie et la garantie qu’EasyJet émerge de la crise de Covid-19 dans une position concurrentielle solide ». Une réponse directe aux accusations de Stelios Haji-Ioannou. Ce dernier affirmait notamment que les décisions de l’équipe dirigeante menaçaient la compagnie aérienne à bas coût de faillite.

Le soutien des actionnaires arrive également à point nommé, au moment où EasyJet annonce une reprise progressive de ses vols à partir du 15 juin. Mais aussi alors que la compagnie a révélé avoir subi en début d’année une cyberattaque ayant affecté les données personnelles de 9 millions de clients.

Belgique : l’aéroport de Charleroi annonce sa réouverture le 15 juin

Air Journal 24/05/2020

L’aéroport de Charleroi, plateforme dédiée principalement aux vols low cost, rouvrira ses portes aux voyageurs et reprendra ses activités commerciales le 15 juin prochain.

« Nous attendons encore les dernières confirmations de Wizzair, qui dépendent notamment des décisions d’ouverture des frontières ou d’éventuelles quarantaines, avant de pouvoir confirmer la liste des vols qui pourront reprendre », a déclaré Vincent Grassa, porte-parole d’Aéroport de Charleroi Bruxelles Sud (le nom commercial de la plate-forme), au site Le Soir. De son coté, Ryanair, principale compagnie à opérer à Charleroi, a déjà annoncé qu’elle devrait commencer à reprendre ses vols début juillet.

Différentes mesures sanitaires seront d’application afin de garantir la sécurité du personnel et des usagers à sa réouverture. Le port d’une protection bucco-nasale sera obligatoire dans l’enceinte de l’aéroport, tout comme le respect d’une distance de sécurité entre les personnes. Une tente de pré-contrôle sera installée avant l’entrée dans le terminal et la température des personnes souhaitant pénétrer au sein du bâtiment sera prise par la Croix-Rouge. Venir chercher quelqu’un à son arrivée sera possible, mais le parking P3 restera fermé dans un premier temps.

Confronté à une baisse de son activité due à la crise du coronavirus et à la suspension temporaire des liaisons par les compagnies aériennes, Aéroport de Charleroi Bruxelles Sud avait pris la décision de suspendre l’ensemble de ses activités commerciales à partir du 24 mars. Il avait tablé sur un redémarrage progressif le 4 mai, échéance qui avait ensuite été repoussée à début juin, et finalement à la mi-juin.

SWISS reprendra ses vols à la mi-juin à Genève Aéroport

Air Journal 24/05/2020

SWISS reprendra partiellement ses activités aériennes à la mi-juin au départ de sa base de Genève Aéroport.

Son programme de vols est établi dès le 15 juin jusqu’au 30 août 2020 avec une montée progressive en fréquences et en destinations dans cet intervalle post-confinement. Au total, 14 destinations sont prévues dès le 15 juin depuis Genève pour atteindre 34 destinations dès le 29 juin.

À partir du 15 juin, plusieurs destinations méditerranéennes seront de nouveau desservies par SWISS : au Portugal (Lisbonne, Porto, Faro), en Grèce (Athènes, Héraklion), en Espagne (Malaga, Palma), en France (Nice) et au Kosovo (Pristina). La compagnie suisse intégrera également d’autres métropoles européennes à son programme, tels que Londres, Dublin, Francfort, Prague et Moscou.

Dès le 29 juin, les fréquences seront augmentées sur la plupart de ces liaisons. Par ailleurs, de nouvelles destinations seront proposées, avec la réouverture des vols vers l’Italie, la Turquie, la Croatie et Chypre. Des nouvelles villes et lieux touristiques seront ajoutés au réseau en Espagne et Grèce (vols directs vers de nombreuses îles). Au total, au début de la saison estivale, SWISS proposera au départ de Zurich et de Genève quelque 190 vols vers 41 destinations européennes.

Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin

Air Journal 23/05/2020

Les voyageurs arrivant au Royaume-uni devront rester en quarantaine pendant une durée de 14 jours à compter du 8 juin, a annoncé hier la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel.

Cette mesure, qui sera réexaminée « toutes les trois semaines« , doit accompagner le déconfinement progressif du Royaume-uni. Les voyageurs en quarantaine, à leur domicile ou à l’hôtel, feront l’objet de contrôles aléatoires et les contrevenants s’exposeront à une amende de 1.000 livres (environ 1.117 euros), selon la presse britannique.

Des exceptions sont toutefois prévues pour les transporteurs routiers et des personnels médicaux, ainsi que pour les Irlandais, mais pas pour les voyageurs arrivant de France, comme Londres et Paris avaient récemment laissé entendre. Aussi, la France est prête à mettre en oeuvre des mesures de réciprocité lorsque le dispositif de quarantaine sera mis en oeuvre outre-Manche, a déclaré hier le ministère de l’Intérieur français cité par l’AFP : « Paris prend note et regrette la décision de londres de soumettre les arrivants sur le sol britannique à un régime de quarantaine« .

L’aérien britannique dénonce cette mesure de quarantaine qui empêchera, selon lui, tout le secteur à redécoller. Le patron de la compagnie low cost Ryanair, Michael O’Leary, l’a qualifiée d’« idiote » et « impraticable ». L’association sectorielle Airlines UK a estimé qu’une quarantaine « tuerait effectivement » les voyages internationaux vers le Royaume-uni, sutour que Londres est le premier hub européen des vols transatlantiques. John Holland-Kaye, le directeur général de l’aéroport de Londres-Heathrow, le plus fréquenté en Europe, a estimé qu’une quarantaine devait être « limitée dans le temps ».

L’Outre-mer, premier espoir de relance du transport aérien français

Les Echos  22/05/2020

Avec la levée annoncée des restrictions aux déplacements en France, les Antilles françaises et La Réunion devraient être les premières destinations long-courriers de nouveau accessibles dès le mois prochain. Pour les compagnies aériennes françaises, ce sera une première grande bouffée d’air.

Pour les compagnies aériennes françaises, les départements d’Outre-mer seront les destinations phare de l’été 2020. Alors que de nombreuses incertitudes planent encore sur la réouverture des frontières et la reprise du trafic aérien international, les Antilles françaises et La Réunion devraient être les premières destinations long-courriers à bénéficier de la levée des restrictions sur le tourisme en France, annoncées par le Premier ministre . De quoi redonner un peu d’air à Air France, Air Austral, Air Caraïbes, French bee et Corsair, dont la majorité des avions long-courriers est clouée au sol depuis la fin mars.

Air Caraïbes, dès le 12 juin

Chez Air Caraïbes et French bee, dont l’activité se limite à quelques vols cargo , le redémarrage des vols passagers devrait se faire «en deux séquences, avec pour priorité la sécurité sanitaire », explique Marc Rochet, en charge des deux compagnies du groupe Dubreuil. « Dès le 12juin, nous allons opérer des vols cargo au départ de Roissy-CDG pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Saint-Denis de La Réunion, avec quelques passagers à bord. Cela nous permettra de roder les procédures sanitaires, explique-t-il. Et à partir du 26juin, nous devrions reprendre des vols quotidiens au départ d’Orly, pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint Martinet Cayenne avec Air Caraïbes, et vers Saint-Denis de La Réunion avec French bee, avec une montée en charge progressive jusqu’au 12juillet ».

Air France monte en puissance

Chez Air France aussi, la relance se fera en deux phases. La compagnie, qui a maintenu deux vols par semaine sur les Antilles et un par semaine pour La Réunion, prévoit de remonter à un vol quotidien sur Fort-de-France et Pointe-à-Pitre et cinq vols par semaine sur La Réunion et Cayenne, d’ici au 30 juin. Toutefois, le redémarrage en grand sera pour le mois de juillet, avec 16 vols prévus par semaine depuis Orly pour Pointe-à-Pitre, 14 vols pour Fort-de-France, 10 vols par semaine pour Cayenne, 14 vols hebdomadaires pour La Réunion, trois vols par semaine depuis Paris-CDG pour Tahiti, via Los Angeles, et sept vols par semaine pour Nouméa, via le Japon en coopération avec Air Calin.

Du côté de Corsair , le programme n’est pas encore arrêté, mais l’objectif est également de revenir rapidement à des départs quotidiens pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et La Réunion à partir du 26 juin. Quant à Air Austral, la compagnie réunionnaise a assuré sa survie, en obtenant pour 86 millions d’euros de prêts (30 millions de son actionnaire principal, la SEMATRA et 56 millions de prêts garantis par l’Etat) et a également pour objectif de reprendre ses vols passagers à compter du 26 juin. Mais son programme estival n’est pas encore disponible.

Trois à quatre vols quotidiens fin juin

Si tout se passe bien, les départements ultramarins devraient donc retrouver, dès le 26 juin, trois à quatre liaisons quotidiennes avec la capitale. Cependant, des incertitudes demeurent. Si la réouverture de l’aéroport d’Orly semble en bonne voie, les compagnies attendent toujours une confirmation officielle du gouvernement et d’ADP, « probablement pas avant fin mai », précise-t-on, de source proche du dossier. Pour lever les réticences d’ADP, les compagnies ont notamment dû s’engager à « lisser » leur programme de vols à Orly.

Des incertitudes demeurent

La principale incertitude reste toutefois l’évolution de la situation sanitaire et les contraintes afférentes. Si l’Agence européenne de sécurité aérienne a désormais établi des règles en matière de sécurité sanitaire, dont le port du masque obligatoire en vol, la levée des mesures de « quatorzaine » est un préalable à la reprise du tourisme international. Par ailleurs, un afflux massif de passagers pourrait relancer l’épidémie dans les « Dom », où une partie de la population ne cache pas son hostilité à un retour trop rapide des touristes.

« Nous devons en tenir compte », souligne Marc Rochet. « C’est d’ailleurs pourquoi le redémarrage doit se faire de façon progressive. Nous ferons en sorte de permettre aux ‘domiens’ de rentrer chez eux, avec notamment des tarifs réduits pour les étudiants ultramarins, mais il n’est pas question pour nous de faire des Dom, une destination de report pour tous les touristes qui n’auront pas pu partir à l’étranger », assure le patron d’Air Caraïbes et French bee.

Le retour à la normale n’est pas pour cet été

Même si toutes les compagnies notent une reprise des réservations depuis les annonces du Premier ministre, le retour au niveau de trafic d’avant la crise n’est donc pas pour cet été. Les programmes de vols de juillet et août seront probablement encore allégés en fonction de l’évolution du trafic, avec des annulations de vols à prévoir. C’est notamment la raison pour laquelle Air France et Air Caraïbes ont finalement annoncé le rétablissement des règles de remboursement en cas d’annulations, afin de ne pas inciter la clientèle à réserver au dernier moment.

Espagne : réouverture des frontières aux touristes en juillet

Air Journal 24/05/2020

« Je vous annonce qu’à partir du mois de juillet, l’entrée de touristes étrangers en Espagne reprendra en toute sécurité. Les touristes étrangers peuvent donc planifier dès maintenant leurs vacances dans notre pays« , a annoncé hier le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

« Nous garantirons que les touristes ne courent aucun risque et qu’ils n’apportent pas non plus de risques à notre pays« , a-t-il souligné. La réouverture des frontières est cruciale pour l’Espagne, deuxième destination touristique mondiale (derrière la France), où le secteur pèse 12% du PIB. Déjà, à partir du 22 juin, le gouvernement de Madrid mettra en place des « corridors de sécurité » pour relier les régions d’Espagne qui sont passées à la phase 3 de la « désescalade » (déconfinement en Espagne) à certaines villes européennes.

Un arrêté ministériel publié hier autorise la réouverture de huit aéroports espagnols : Séville, Minorque, Ibiza, Lanzarote-César Manrique, Fuerteventura, Tenerife Sur, Alicante-Elche et Valence. Ils s’ajoutent à ceux déjà en service -Josep Tarradellas Barcelona-El Prat, Gran Canaria, Adolfo Suárez Madrid-Barajas, Málaga-Costa del Sol et Palma de Mallorca.

Les pays d’Europe du sud s’ouvriront donc à temps pour la saison estivale. L’Italie, pour sa part, rouvrira ses frontières le 3 juin prochain, date à laquelle tous les aéroports italiens pourront accueillir des voyageurs de l’Union européenne sans leur imposer une quarantaine. La Grèce, elle, a fixé au 15 juin le début de la saison estivale dans le pays, avec des vols qui reprendront dès le 1er juillet. Le Portugal et l’Espagne discutent actuellement sur une réouverture de leur frontière terrestre commune le 8 juin. Les aéroports portugais ne sont pas fermés pour les vols arrivant de l’UE, notamment de la France, mais ils sont restreints aux conditions imposées par les autorités françaises.

Transport aérien : une sanglante guerre des prix se profile avant une consolidation du marché

La Tribune  22/05/2020

Une guerre des prix redoutable au moment de la reprise du transport aérien. Pas tant pour celle qui se profile cet été laquelle, au regard de la faible capacité mise en ligne sur les marchés, restera encore limitée. Mais plutôt au moment où les frontières intercontinentales commenceront à s’ouvrir davantage, peut-être à partir de cet automne s’il n’y a pas de deuxième vague d’épidémie, et au moment où les Etats “débrancheront” leurs aides à l’économie poussant ainsi les compagnies à mettre davantage d’offre sur le marché.

“Des prix en dessous du prix réel”

Quel que soit le calendrier ailleurs dans le monde, c’est le scénario que redoute la directrice générale d’Air France, Anne Rigail. Lors d’une audition au Sénat fin avril, elle partageait sa crainte avec les sénateurs que “l’après-crise se traduise par une guerre tarifaire avec des prix en dessous des prix réels”. Marc Rochet, président de French Bee et vice-président du conseil de surveillance d’Air caraïbes, ainsi que Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, sont convaincus aussi qu’il y a aura une guerre des prix, en raison d’une surcapacité et d’une concurrence exacerbée.

L’exemple chinois montre bien que le redémarrage passe par une forte baisse des prix. Premier pays touché par le Covid-19 et premier pays à avoir redémarré, la Chine a constaté une chute de 40% des tarifs depuis la réouverture des vols intérieurs mi-février.

La guerre éclair de Ryanair

Tous les ingrédients sont en effet en place pour une telle guerre tant sur les vols long-courriers que sur les moyen-courriers. Après un arrêt des opérations, les compagnies aériennes vont essayer de se “refaire”. En septembre, les compagnies les plus fragiles, celles qui auront passé la crise sanitaire sans aide de l’Etat, seront tentées de vendre des billets coûte que coûte pour engranger du cash avant l’hiver, qui pourrait être leur dernier. Et les plus solides des grandes low-cost comme Ryanair ou Wizzair risquent de mener une guerre éclair non pas pour survivre mais pour gagner des parts de marché en quelques mois.

D’autant plus que le faible niveau du prix du baril de pétrole permettra de soutenir ces bas tarifs. Cette forte baisse de prix sera par ailleurs entretenue par une surcapacité chronique, en raison de la faiblesse de la demande à la fois professionnelle et touristique du fait de la récession de l’économie.

Par ailleurs, la distanciation physique dans les avions ne devant pas être obligatoire, les compagnies ne seront pas contraintes d’augmenter le prix des billets pour compenser la neutralisation d’un siège entre chaque passager.

Ce mouvement de prix bas pourrait s’étaler sur une grande partie de l’année 2021 en raison de la lenteur de la reprise qui se profile. Ceux qui n’auront pas les reins suffisamment solides et ceux qui ne parviendront pas se recapitaliser ne survivront pas. Cette guerre des prix sera probablement le prélude à un mouvement de concentration de grande ampleur. Avec une hausse des prix à la clé.

La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus

Les Echos  22/05/2020

Tandis que le gouvernement doit préciser cette semaine la phase 2 du déconfinement, et plus particulièrement ses décisions concernant les professionnels du tourisme, ces derniers sont dans les starting-blocks pour démarrer la saison estivale. Ils espèrent sauver ce qui peut l’être.

Confinés pendant deux mois sur ordre gouvernemental, afin d’endiguer l’épidémie de Covid-19, les Français voudront-ils prendre un grand bol d’air pour leurs vacances d’été ou préféreront-ils limiter les risques de s’exposer à une nouvelle vague de la maladie ? Cette question taraude les professionnels du tourisme en France depuis que le Premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré jeudi 14 mai au sortir du Comité interministériel sur le tourisme : «Les Français pourront partir cet été en vacances. »

Malgré le contexte anxiogène, et pour peu qu’ils puissent rouvrir dans de bonnes conditions, hôteliers, gérants de camping, de villages de vacances, de gîtes à la mer, à la montagne ou à la campagne, restaurateurs, parcs de loisirs et autres attractions touristiques pourraient néanmoins bénéficier d’une circonstance exceptionnelle : l’ampleur de la pandémie a conduit nombre de pays à fermer leurs frontières – même si certains, comme l’Italie, s’apprêtent à les rouvrir – et les compagnies aériennes ne vont reprendre que très progressivement leurs vols.

Destinations sécurisées

En clair, pour ceux des ménages français qui ont les moyens de partir en vacances, la première destination, cet été, sera l’Hexagone. La SNCF, qui a lancé les réservations dans ses TGV dès le lendemain de la déclaration d’Edouard Philippe, a pu constater un afflux de demande, mais pas une ruée. Du vendredi 16 au dimanche 18 mai, la compagnie ferroviaire a en effet enregistré 140.000 ventes de billets grandes lignes, TGV et Intercités, notamment pour la période juillet-août.

Pour ce grand retour sur le site de vente Oui.SNCF, les destinations les plus demandées ont été la région Sud (ex-PACA), pour un quart des ventes, suivie de l’axe Sud-Ouest (14 %), de la Bretagne (12 %) et du Languedoc (11 %). Sans doute, ceux de ces voyageurs qui ont réservé des billets pour leurs vacances privilégieront d’abord, quand ils le pourront, la résidence secondaire ou l’hébergement chez des parents ou amis, dans un environnement qu’ils supposeront plus sécurisés.

Les zones vertes vont donner le La

D’ailleurs, le 17 mai, les locations de vacances figuraient encore au même niveau de préoccupation que le 22 mars, d’après le panorama brossé par Weborama, entreprise spécialisée dans les « data science » et la connaissance client. Une société dont le travail est fondé sur l’intelligence artificielle sémantique et la relation entre les mots. Chez Airbnb , on notait toutefois, avant même le feu vert, aux vacances des Français donné par le Premier ministre, que du 15 avril au 15 mai, sur les 21,2 millions de recherches effectuées, la moitié concernait la période estivale, avec trois départements gagnants durant ce mois, à savoir les Alpes-Maritimes, le Var et la Gironde.

Les annonces de reprise de trafic ou d’activités se multiplient. Après un peu plus de deux mois d’arrêt, le trafic aérien passager reprendra ainsi progressivement à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, à partir du 8 juin, sur onze destinations hexagonales, a annoncé son concessionnaire, Vinci Airports. Air France relancera d’abord ses vols vers Nantes, Bordeaux et Toulouse, puis vers Brest, Biarritz, Nice ou Strasbourg et Pau. Côté parcs de loisirs, Le Puy du Fou entend rouvrir le 11 juin, a-t-il fait savoir jeudi 21 mai. Le gouvernement devrait en effet annoncer cette semaine l’autorisation d’ouverture des équipements touristiques dans les « zones vertes » dès le 2 juin. Date à laquelle la chaîne des douze Campings Paradis prévoit, elle, d’accueillir ses premiers vacanciers.

Retrouver la France

En outre, les campagnes de communication destinées à inciter les Français à partir se multiplient. Ainsi, Voies navigables de France, le gestionnaire du réseau fluvial de l’Hexagone, vante ses cours d’eaux qui, « loin de la foule, proposent des espaces de respiration peu fréquentés ». Et pour ceux qui préfèrent le tourisme citadin, la marque Adagio, du groupe Pierre & Vacances Centers Parcs, vante ses appart’hôtels comme « solution d’hébergement idéale pour l’été 2020 ».

Mais parce que la crise aura fragilisé financièrement beaucoup de ménages, un collectif de marques – Appart’City, Camara, Feu Vert, Gîtes de France, TBS, Ucar et Vinci Autoroutes – se mobilise et lance l’opération « Retrouvons-nous en France », soutenue par la Direction Générale des Entreprises et l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances. Elle a pour ambition d’aider les Français à partir en vacances cet été grâce à des offres commerciales généreuses, ou en comblant le coût restant à charge de familles fragilisées en partenariat avec l’association Vacances & Familles. En fin de compte, les vacanciers n’ont que l’embarras du choix pour découvrir ou redécouvrir la France.

Lufthansa : Berlin devrait prendre 20% du capital en contrepartie d’une aide de 9 milliards d’euros

La Tribune  21/05/2020

Le gouvernement allemand et Lufthansa pourraient officialiser dès ce jeudi, le plan de sauvetage du premier groupe européen de transport aérien. L’Etat allemand devrait apporter 9 milliards d’euros pour soutenir la compagnie, qui emploie près de 140.000 salariés dans le monde. Selon le Handelsblatt, Berlin compte notamment prendre une participation de 20% du capital et ainsi détenir des parts de la compagnie pour la première fois depuis sa privatisation totale en 1997. Il doit aussi détenir une obligation convertible lui permettant d’augmenter sa part au capital de 5% plus une action supplémentaire, afin d’atteindre une minorité de blocage. Objectif, selon le Handelsblatt: empêcher toute tentative d’OPA hostile à un moment où la compagnie est fragilisée financièrement. Elle ne vaut plus qu’environ 4 milliards d’euros en Bourse actuellement.

Compromis difficile

Ce montage en deux temps est le résultat d’un difficile compromis politique trouvé au sein de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel, entre conservateurs et sociaux-démocrates, ainsi qu’avec la compagnie. Les sociaux-démocrates du SPD demandaient une minorité de blocage d’emblée, et donc une nationalisation partielle, afin d’avoir leur mot à dire sur les décisions du groupe. Les conservateurs de la chancelière, soutenus par Lufthansa, ont refusé, d’où le seuil de départ fixé à 20%. Dans le cadre du compromis final, l’Etat devrait disposer de deux sièges au conseil de surveillance.

Mais ils seront occupés par des professionnels du monde de l’entreprise, comme dans le modèle Airbus, et non par des responsables politiques ou des hauts fonctionnaires, indique le Handelsblatt.

Ce soutien s’ajoute à celui obtenu en Suisse et en Autriche où sont basées des compagnies membres du groupe (Swiss et Austrian Airlines). L’État helvète va en effet garantir 1,2 milliard d’euros de prêts à Swiss et Edelweiss, tandis qu’en Autriche, Austrian a demandé une aide publique de 767 millions d’euros.

Par ailleurs, la filiale autrichienne de Lufthansa, Austrian Airlines, a indiqué mercredi avoir trouvé un accord avec son personnel navigant sur des réductions de salaire et une réduction du temps de travail, susceptible de permettre une reprise des vols en juin, selon l’agence APA.

Volotea relance des dessertes de la Corse depuis Rennes et Montpellier

Déplacements Pros  22/05/2020

Volotea va opérer Rennes- Ajaccio du 4 juillet au 31 octobre (tous les mardis et samedis), Rennes-Bastia du 3 juillet au 25 octobre (tous les vendredis et dimanches) et Rennes-Figari du 4 juillet au 31 octobre (tous les mardis et samedis). La low-cost espagnole va par ailleurs lancer cet été la desserte entre Montpellier et Figari, dans le sud de la Corse, à raison de deux vols par semaine.

De Rennes, elle va aussi opérer sur Biarritz du 6 juillet jusqu’au 29 octobre (tous les lundis et jeudis) et sur Marseille à raison de 4 fréquences par semaine en juillet puis 6 vols hebdomadaires d’août à octobre.

A signaler que Volotea va relancer ses opérations à l’aéroport de Beauvais, et reprendre son service de navette Airbus entre Toulouse et Hambourg le 16 juin.

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 11 mai 2020 : • Liste noire européenne : 115 compagnies interdites d’exploitation • Pourquoi l’aéroport d’Orly risque de ne pas rouvrir avant l’automne • Lufthansa mettra en service 80 avions supplémentaires en juin…

Au sommaire :  

 

  • Liste noire européenne : 115 compagnies interdites d’exploitation

  • L’Aéroport de Castres-Mazamet fin prêt pour une reprise

  • Amérique latine : Avianca au bord de la faillite

  • Djebbari juge possible la réouverture d’Orly fin juin mais pose ses conditions

  • Pourquoi l’aéroport d’Orly risque de ne pas rouvrir avant l’automne

  • Emirates : bénéfice annuel de 288 millions de dollars, mais pas de retour à la normale avant 2021

  • Première perte depuis presque vingt ans pour Fraport

  • Le Groupe ADP annonce la signature d’un accord  par TAV Airports pour l’acquisition de l’aéroport international d’Almaty au Kazakhstan

  • AENA emprunte plus de 1,8 milliard d’euros pour faire face à l’impact du coronavirus

  • Orly : après les compagnies, les assistants en escale demandent aussi une réouverture fin juin

  • Lufthansa mettra en service 80 avions supplémentaires en juin

  • Royal Air Maroc n’a pas signé pour la réouverture de l’aéroport d’Orly

  • Lufthansa note “un intérêt croissant pour les voyages aériens” et doublera sa flotte en service en juin

  • Reprise du trafic, masques, désinfection… L’aéroport de Toulouse prépare son déconfinement

 

 

Liste noire européenne : 115 compagnies interdites d’exploitation

Air Journal  11/05/2020

L’Union Européenne a actualisé lundi sa liste noire des compagnies aériennes faisant l’objet d’une interdiction ou d’une restriction d’exploitation dans son espace aérien. 115 transporteurs font l’objet d’une interdiction de vol vers les aéroports de l’UE, mais plus ceux du Gabon. L’Arménie est en revanche placée sous contrôle renforcé.

« Bonne nouvelle pour le Gabon », a annoncé le 9 décembre 2019 la Commission européenne : toutes les compagnies aériennes certifiées dans le pays ont été retirées de la liste « à la suite des améliorations apportées à la sécurité aérienne ». Le Gabon figurait sur cette liste depuis 2008 ; Nationale Régionale Transport (NRT), Solenta Aviation Gabon, et Tropical Air-Gabon étaient interdites de vol dans l’espace aérien de l’UE, tandis qu’Afrijet Business Service était soumise à des restrictions d’exploitation. « Nous nous félicitons donc de pouvoir reconnaître les efforts accomplis par les autorités responsables de la sécurité aérienne au Gabon », a déclaré dans un communiqué Mme Vălean, membre de la Commission chargée des transports. La décision annoncée hier « illustre nos efforts constants pour offrir le plus haut niveau de sécurité. Non seulement pour les voyageurs européens, mais aussi pour les voyageurs du monde entier, car la sécurité aérienne ne connaît pas les frontières et ne distingue pas les nationalités ». En revanche, le comité de l’aviation civile en Arménie a été placé sous un contrôle renforcé « en raison de signes d’une baisse de la supervision de la sécurité ».

Désormais, 115 compagnies aériennes au total font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’Union européenne :

109 compagnies aériennes certifiées dans 15 pays : « en raison d’un manque de surveillance de la sécurité par les autorités de l’aviation de ces pays » : Afghanistan, Angola (à l’exception de deux compagnies aériennes), Djibouti, Érythrée, Guinée équatoriale, République kirghize, Liberia, Libye, Népal, Moldavie (à l’exception de trois compagnies aériennes), République du Congo, République démocratique du Congo, São Tomé-et-Principe, Sierra Leone et Soudan

Six compagnies, « en raison de préoccupations en matière de sécurité concernant les compagnies elles-mêmes » : Avior Airlines (Venezuela), Iran Aseman Airlines (Iran), Iraqi Airways (Iraq), Blue Wing Airlines (Suriname), Med-View Airlines (Nigeria) et Air Zimbabwe (Zimbabwe).

Trois autres compagnies font l’objet de restrictions d’exploitation et ne peuvent effectuer de vols à destination de l’UE « que si elles utilisent des types d’aéronefs particuliers » : Air Koryo (République populaire démocratique de Corée), Air Service Comores (Comores) et Iran Air (Iran).

La liste des compagnies aériennes interdites dans l’UE « n’a pas uniquement pour objet de maintenir des niveaux de sécurité élevés dans l’UE, elle contribue également à aider les compagnies aériennes et les pays concernés à améliorer leurs niveaux de sécurité dans le but ultime de ne plus figurer sur la liste. Elle est, en outre, devenue un outil majeur de prévention, car elle incite les pays ayant des déficiences en matière de sécurité à y remédier avant d’être frappés d’une interdiction ».

La mise à jour de la liste effectuée lundi « est fondée sur l’avis unanime des experts en matière de sécurité aérienne des États membres, qui se sont réunis les 20 et 21 novembre 2019 sous les auspices du Comité de la sécurité aérienne de l’UE. Ce comité est présidé par la Commission européenne, assistée de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). La mise à jour a également reçu le soutien de la commission des transports du Parlement européen. Les évaluations portent sur le respect des normes internationales de sécurité, notamment les normes adoptées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). La Commission cherche constamment à améliorer la sécurité aérienne, notamment grâce à des efforts de collaboration avec les autorités de l’aviation au niveau mondial pour relever les normes de sécurité mondiales. Dans cette optique, la Commission mettra en œuvre en 2020, via l’AESA, deux projets de coopération visant à aider l’Angola et le Mozambique à améliorer encore leurs systèmes de supervision de la sécurité ».

L’Aéroport de Castres-Mazamet fin prêt pour une reprise

La Semaine de Castres et du Tarn  10/05/2020

Suite à l’évolution sanitaire du COVID-19 et aux mesures prises par le gouvernement limitant au maximum les déplacements, la Compagnie Air-France a décidé de suspendre tous ses vols au départ et à l’arrivée de l’Aéroport de Castres-Mazamet.

Les autres activités de l’aéroport telles que les écoles de pilotage, l’aviation d’affaires et de loisirs étant également interdites, en accord avec les services de la Préfecture du Tarn et ceux de l’Aviation Civile, l’Aéroport de Castres-Mazamet a été fermé le 23 mars dernier.

Néanmoins et si nécessaire l’ouverture de l’aéroport de Castres-Mazamet restait possible pour des évacuations sanitaires ou des vols militaires.

De plus, dès le début du confinement, conscient que le virus ne serait pas éradiqué aussi simplement, l’Aéroport de Castres-Mazamet a mis tout en œuvre pour respecter les consignes gouvernementales et assurer la sécurité sanitaire de son personnel et de ses usagers.

Les comptoirs de réservation et les postes d’enregistrement ont été équipés de plexiglas ; des gels hydroalcooliques, des masques en quantité suffisante et des thermomètres frontaux ont été commandés et livrés; l’Aéroport de Castres-Mazamet est donc fin prêt pour une reprise.

Même si les vols commerciaux, assurés par Air France, ne reprendront pas dans l’immédiat, l’aéroport ré-ouvrira ses portes dès le 11 mai afin d’accueillir les aéro-clubs, les écoles de pilotage et les avions militaires.

Amérique latine : Avianca au bord de la faillite

Air Journal  11/05/2020

Le Groupe Avianca a annoncé la nuit dernière s’être mis sous protection contre les créanciers face à l’impact de la pandémie de Covid-19. Avec l’espoir re redécoller une fois ses problèmes financiers réglés.

Basé à l’aéroport de Bogota-El Dorado, la compagnie colombienne avait suspendu tous ses vols fin mars ; elle a demandé le 10 mai 2020 à un tribunal de New York à être placée sous la loi de protection contre les faillites (Chapter 11). Son communiqué précise qu’Avianca « et certaines de ses filiales et associées » cherche ainsi à « préserver et réorganiser les activités » du groupe : la demande a été rendue nécessaire par « l’impact imprévisible de la pandémie », qui a entraîné une baisse de 90% du trafic mondial de passagers et « devrait réduire les revenus de l’industrie dans le monde entier 314 milliards de dollars, selon l’IATA ». Depuis la mi-mars, les vols réguliers et ses 142 avions sont cloués au sol, « réduisant de plus de 80% le chiffre d’affaires consolidé et exerçant une pression importante sur ses réserves de trésorerie ». LifeMiles, le programme de fidélité du groupe, est administré par une société distincte et ne fait pas partie du recours au Chapter 11.

Avianca a déjà prévu la mise en congé sans solde de 12.000 de ses 20.000 salariés pour des durées allant d’un à six mois. Elle avait enregistré l’année dernière une perte nette de 894 millions de dollars, contre un profit de 1,1 million de dollars en 2018.

Le groupe prévoit également de « continuer à rembourser les billets et à honorer les coupons de voyage et paiements ou crédits associés aux bagages ou aux réclamations de service, conformément à ses politiques actuelles ». Compte tenu de l’impact de COVID-19 sur les projets de voyage, Avianca continuera de renoncer aux frais de modification et autres pénalités associés aux modifications des plans de voyage des clients pour les billets d’avion achetés jusqu’au 31 octobre 2020.

Avec cette mesure, la compagnie de Star Alliance entend « protéger et préserver les opérations » afin qu’Avianca puisse continuer à servir ses clients « selon les protocoles de biosécurité les plus stricts » ; assurer la connectivité et « stimuler l’investissement et le tourisme » en continuant d’être le fleuron de la Colombie où elle représente plus de 50% du marché intérieur, et fournir des services sans escale à travers l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et les marchés européens (le trafic de fret continue) ; et « restructurer le bilan et les obligations de la Société » pour lui permettre de traiter de manière exhaustive les passifs, les baux, les avions en commande et « autres engagements ».

Djebbari juge possible la réouverture d’Orly fin juin mais pose ses conditions

La Tribune  10/05/2020

Fermé depuis début avril à cause du coronavirus, l’aéroport d’Orly pourrait rouvrir le 26 juin si la situation sanitaire s’améliore et que le secteur y est bien préparé, a déclaré dimanche le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

 Mercredi, neuf compagnies aériennes basées sur l’aéroport du sud de la région parisienne ont demandé à l’Etat, dans une lettre ouverte, de fixer dès maintenant au vendredi 26 juin la date de réouverture de l’aéroport.

Dimanche, M. Djebbari a fixé plusieurs “préalables à la réouverture”.

“Un, c’est que la situation sanitaire s’améliore et continue de s’améliorer”, a-t-il expliqué au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

“Deux, c’est que nous trouvions ou que nous harmonisions les mesures sanitaires avec nos voisins européens et méditerranéens. Chacun comprend que si chacun a sa mesure dans son coin, ça ne marchera pas”, a poursuivi le secrétaire d’Etat aux Transports.

Il a ajouté que les opérateurs devaient enfin proposer “un programme de vol solide”. “Je leur ai demandé de produire un programme de vol pour le 15 juin”, a-t-il souligné.

“A ces conditions (…), nous devrions être en mesure de rouvrir Orly le 26 juin mais, je le dis, c’est si l’ensemble de ces conditions sont réalisées”, a prévenu M. Djebbari.

Décision prise fin mai

Interrogé sur le moment à partir duquel les Français pourront réserver des billets d’avion au départ ou à l’arrivée d’Orly, dans l’hypothèse où l’aéroport rouvrirait le 26 juin, il a simplement répondu que les autorités auraient “fin mai début juin une vision beaucoup plus claire de la situation sanitaire et des projections que nous pourrons faire pour le mois de juin et l’été”.

“Donc rendez-vous fin mai début juin pour prendre toutes ces décisions” qui intéressent notamment les candidats aux départs en vacances d’été, a conclu M. Djebbari.

Aéroport centenaire du sud de Paris, Orly a été mis en sommeil le 1er avril, au moment où le secteur aérien est frappé de plein fouet par les restrictions aux voyages et précautions sanitaires liées à l’épidémie de coronavirus.

Le principal aéroport francilien et français, Roissy-Charles de Gaulle, situé au nord-est de la capitale, est pour sa part resté ouvert, mais fonctionne à un rythme très réduit.

Pourquoi l’aéroport d’Orly risque de ne pas rouvrir avant l’automne

Challenges  7/05/2020

INTERVIEW – Fermé depuis le 31 mars du fait de l’effondrement du trafic aérien, Orly, l’aéroport du sud de Paris pourrait le rester jusqu’à l’automne. Les dirigeants d’Air Caraïbes, Air Corsica, French bee et de Transavia ont écrit au gouvernement pour réclamer une réouverture dès le 26 juin. Le directeur général exécutif du groupe ADP, Edward Arkwright, explique à Challenges pourquoi cela risque de ne pas être possible.

Challenges – Pourquoi ne pas rouvrir l’aéroport dès cet été comme le réclament les compagnies basées à Orly?

Edward Arkwright – Nous aimerions évidemment qu’Orly rouvre le plus tôt possible. Mais pour cela, il faudrait qu’il y ait un trafic suffisant. Or, il n’y a pas encore de visibilité sur le niveau de la reprise des vols qui va dépendre à la fois de la demande des passagers mais aussi du rythme de réouverture des frontières en Europe et à l’international, sans doute beaucoup plus tardivement. Cela n’aurait aucun sens économique et financier de faire redémarrer une plateforme de la taille d’Orly, qui accueille en temps normal entre 80.000 et 100.000  passagers par jour, pour seulement quelques vols. D’autant que cela risquerait aussi d’alourdir les coûts pour les compagnies. Ces dernières peuvent transférer leurs vols à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle sans aucun problème.

Y-a-t-il cependant une chance que l’aéroport reprenne ses activités plus tôt?

On devrait connaître fin mai comment les autorités françaises et européennes envisagent la réouverture des frontières de l’espace Schengen. Si l’on observe une montée en puissance de l’activité des compagnies, il sera alors possible de s’adapter. La remise en route des activités de la plateforme peut se faire en quelques jours. L’aéroport a été fermé au trafic commercial mais il n’a pas été mis à l’arrêt. Il y a notamment près de 90 avions stockés sur les pistes qu’il faudra déplacer.

Roissy a également réduit sa voilure et serait prêt à accueillir les compagnies basées à Orly?

Tout à fait. Le trafic a en effet également fortement diminué à Roissy. Aujourd’hui, nous enregistrons près de 5.000 passagers contre 200.000 habituellement. Dans ce contexte, nous avons déjà regroupé les opérations sur les terminaux 2A, 2F et le 2 E porte K, et envisageons un nouveau resserrement. Cela permettrait d’optimiser les opérations et de faciliter le renforcement des mesures sanitaires pour les passagers et les salariés qui travaillent sur la plateforme.

Quelles sont les mesures sanitaires mises en place en préparation de la reprise?

Outre les mesures classiques prises dès le début (distanciation, masque obligatoire pour les personnels et distributeurs de gel hydroalcoolique), nous avons fermé les installations non-essentielles, comme les espaces de jeux et les zones fumeurs. Des caméras thermiques sont à l’essai à la sortie de la zone de livraison des bagages du terminal 2E, afin d’être en mesure de repérer les passagers potentiellement contaminés si l’Etat le décide. L’aviation civile a aussi décidé de supprimer les palpations aux contrôles de sécurité. En cas de doute, le passager repasse plusieurs fois par le portique de détection. Pour embarquer dans les avions, les passagers du fond de l’avion embarquent désormais les premiers. Nous avons aussi proposé aux compagnies des technologies permettant l’appel personnalisé des passagers, mais c’est à elles d’en décider.

Emirates : bénéfice annuel de 288 millions de dollars, mais pas de retour à la normale avant 2021

Air Journal  10/05/2020

Emirates Airlines estime qu’il faudrait au moins 18 mois avant que la demande de voyages ne retrouve « un semblant de normalité« , tout en annonçant un résultat annuel en hausse pour la période d’avant la crise du nouveau coronavirus.

La compagnie de Dubaï a enregistré 288 millions de dollars de bénéfices nets pour l’année fiscale se terminant fin mars 2020, contre 237 millions de dollars l’année précédente, a-t-elle indiqué aujourd’hui dans un communiqué. C’est la 32e année consécutive de bénéfices pour Emirates qui exploite une flotte de 115 Airbus A380 et 155 Boeing 777. La compagnie a suspendu ses vols le 22 mars avant de reprendre progressivement un programme réduit et développer des opérations de fret pour compenser un tant soi peu les pertes du trafic passager.

Ses bénéfices de l’année fiscale avril 2019-mars 2020 ont été stimulés par une baisse de 15% des coûts de carburant, qui ont atteint 7,2 milliards de dollars, soit 31% des coûts d’exploitation. Cependant, Emirates Airlines a vu son revenu annuel diminuer de 6%, à 25,1 milliards de dollars, en raison de la pandémie du coronavirus et de la fermeture, pour entretien, d’une piste de l’aéroport de Dubaï. Au cours de l’année fiscale, elle a transporté 56,2 millions de passagers, soit une baisse de 4% par rapport à la période précédente, et son fret a diminué de 10% à 2,4 millions de tonnes.

Emirates Airlines avait réalisé une forte performance au cours des 11 premiers mois de l’année fiscale. « Toutefois, à partir de la mi-février, les choses ont rapidement changé, la pandémie du covid-19 a déferlé sur le monde entier provoquant une chute soudaine et énorme de la demande de voyages aériens internationaux, les pays ayant fermé leurs frontières et imposé de strictes restrictions aux voyages« , a commenté son président et directeur général, Cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum. « Nous prévoyons qu’il faudra au moins 18 mois avant que la demande de voyages ne revienne à un semblant de normalité ».

Première perte depuis presque vingt ans pour Fraport

L’antenne  6/05/2020

Le gestionnaire aéroportuaire allemand Fraport a essuyé au premier trimestre sa première perte nette depuis son introduction en Bourse en 2001.

Alors que le secteur aérien affronte avec le coronavirus une chute sans précédent, Fraport, le groupe aéroportuaire de Francfort, subit lui aussi le contrecoup de de la situation sanitaire. “Nous vivons la pire crise de l’histoire de l’aviation”, a expliqué le patron du groupe Fraport, Stefan Schulte.
“Il n’y avait pratiquement pas de passagers à l’aéroport de Francfort au cours des six dernières semaines”, ajoute-t-il.
Conséquence des restrictions de voyage imposées en raison de la pandémie, le nombre de passagers était en baisse de 62 % sur un an en mars dans le plus grand aéroport allemand, avec – 90 % pour la dernière semaine du mois et même – 97 % début avril.
Le chiffre d’affaires trimestriel a baissé de 17,8 % à 661 millions d’euros et le résultat net était de – 36 millions d’euros contre un bénéfice de 28 millions sur cette période en 2019.
L’ensemble des sociétés du groupe, à l’exception de l’aéroport de Lima au Pérou, ont affiché une perte sur cette période, indique Fraport, qui opère 31 aéroports dans le monde dont la première plaque tournante allemande, Francfort, avec quelque 70 millions de passagers annuels en temps normal.
Deux pistes fermées et un terminal inoccupé
À Francfort, plus de 18.000 des 22.000 employés de l’aéroport sont au chômage partiel; deux pistes ont été fermées et un terminal entier n’accueillera pas de passagers “jusqu’à nouvel ordre”.
Côté réserves financières, Fraport “peut résister à la situation actuelle encore plusieurs mois si besoin” avec plus de 2,2 milliards d’euros en liquidités.
Hormis l’annonce d’un résultat négatif pour l’année 2020, le groupe n’a pas détaillé ses prévisions, en raison du “haut niveau d’incertitude” et s’attend simplement à une “forte baisse” de “tous les principaux indicateurs”. “L’aviation continuera de jouer un rôle majeur pour la croissance économique sur le long terme”, explique Stefan Schulte, mais “cela nous prendra certainement plusieurs années de revenir aux chiffres de passagers de 2019”.

Le Groupe ADP annonce la signature d’un accord  par TAV Airports pour l’acquisition de l’aéroport international d’Almaty au Kazakhstan

Zone Bourse 8/05/2020

Le consortium formé par TAV Airports (dont le capital est détenu à 46,12% par le Groupe ADP) et VPE Capital, a signé le 7 mai 2020 un accord portant sur le rachat d’une participation de 100% de l’aéroport d’Almaty, et des activités connexes de carburant et de services, pour une valeur de 415M$.

La participation de TAV Airports dans le consortium ne sera pas inférieure à 75% et le transfert des parts aura lieu après la clôture de la transaction, qui devrait avoir lieu au cours des prochains mois, après réalisation des procédures légales nécessaires. L’aéroport sera consolidé en intégration globale dans les comptes de TAV Airports.

L’aéroport d’Almaty, capitale économique du Kazakhstan, est le plus grand aéroport d’Asie Centrale : il a accueilli environ 6,4 millions de passagers en 2019 dont un peu moins de la moitié sur des liaisons internationales. Le Kazakhstan, plus grand pays enclavé du monde avec 2,7 millions de km2 est le moteur de la croissance économique de la région et représente 60% du PIB de l’Asie Centrale.

Le Groupe ADP aménage et exploite des plates-formes aéroportuaires parmi lesquelles Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget. En 2019, le groupe a accueilli sous sa marque Paris Aéroport, plus de 108 millions de passagers sur Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, 2,2 millions de tonnes de fret et de courrier et près de 127 millions de passagers au travers d’aéroports gérés à l’étranger. Bénéficiant d’une situation géographique exceptionnelle et d’une forte zone de chalandise, le groupe poursuit une stratégie de développement de ses capacités d’accueil et d’amélioration de sa qualité de services et entend développer les commerces et l’immobilier. En 2019, le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 4 700 millions d’euros et le résultat net à 588 millions d’euros.
Aéroports de Paris SA au capital de 296 881 806 euros. Siège social : 1 rue de France, Tremblay-en-France 93290. RCS Bobigny 552 016 628.
groupeadp.fr

 

AENA emprunte plus de 1,8 milliard d’euros pour faire face à l’impact du coronavirus

Air Journal 10/05/2020

Le gestionnaire aéroportuaire espagnol AENA (Aeropuertos Españoles y Navegación Aérea) a annoncé avoir obtenu  de nouveaux prêts à hauteur de 851 millions d’euros pour renforcer sa trésorerie, portant à plus de 1,8 milliard d’euros le montant des emprunts contractés pour faire face à l’impact économique de la pandémie du coronavirus.

Premier gestionnaire mondial d’aéroports détenu à 51% par l’Etat espagnol, AENA a indiqué mercredi dans un communiqué « avoir procédé à la signature de prêts avec diverses entités financières pour un montant global de 851 millions d’euros« , dont 300 millions d’euros provenant de l’Etat espagnol et 76 millions de la Banque européenne d’investissement (BEI). Début avril, le groupe avait déjà annoncé avoir obtenu un milliard d’euros de la part de plusieurs banques.

Avec l’ensemble des emprunts représentant plus de 1,8 milliard d’euros, AENA, qui gère 46 aéroports en Espagne, « considère avoir rempli l’objectif de son plan de renforcement de la liquidité en réponse à l’impact lié à la propagation du covid-19″.

Au premier trimestre 2020, AENA a accusé une chute de plus de 80 % de son bénéfice net, à 23 millions d’euros. Seulement 42 millions de passagers ont été comptabilisés en Espagne entre début janvier et fin mars, contre près de 53 millions à la même époque l’an dernier, soit une baisse de 20,4 %. En prenant en compte l’aéroport Londres-Luton et les six aéroports brésiliens gérés par le groupe espagnol, le recul est de 19,8 % à 48,3 millions de passagers.

« La baisse du trafic a démarré avec un ralentissement la dernière semaine de février, qui s’est concrétisé en mars avec une chute de 59,3 %« , alors que le strict confinement de l’Espagne a été décrété le 14 mars, a expliqué le groupe. Son chiffre d’affaires a reculé de 13% à 782 millions d’euros au premier trimestre, et ses revenus commerciaux (duty-free, restaurants, parkings…) ont chuté de 16 % en raison de la « paralysie presque totale » de ces activités dans les aéroports.

La tendance à la baisse est « encore plus importante au mois d’avril« , a annoncé AENA. L’aéroport Madrid-Barajas, par exemple, ne compte plus qu’un seul terminal en fonctionnement contre quatre habituellement. Les modalités de reprise de l’activité aérienne -alors que le déconfinement de l’Espagne (deuxième destination touristique mondiale derrière la France) se profile- « seront établies par le gouvernement espagnol en fonction des exigences sanitaires« .

Orly : après les compagnies, les assistants en escale demandent aussi une réouverture fin juin

La Tribune 8/05/2020

Après les compagnies aériennes, les assistants en escale (qui effectuent les services au sol des transporteurs aériens dans les aéroports) montent eux aussi au créneau pour demander une réouverture de l’aéroport d’Orly avant l’été, alors qu’ADP, le gestionnaire des aéroports parisiens, envisage une réouverture cet automne, en raison de la faiblesse prévue du trafic. Ce qui pousserait les compagnies aériennes basées à Orly à transférer leurs vols à Roissy.

“Les surcoûts pour tous les opérateurs d’Orly d’un transfert vers Paris Charles de Gaulle limiteraient d’autant leur activité et augmenteraient le prix des billets d’avion, avec un impact direct sur le maintien de l’emploi dans le Val de Marne, et interdiraient aussi à de nombreuses familles de revoir leurs proches hors de France, avec la raréfaction des vols et la hausse du prix des billets”, explique la Chambre Syndicale et l’Assistance en Escale (CSAE), qui demande la  “réouverture d’Orly au plus tard fin juin”.

“Nous comprenons les enjeux économiques pour les gestionnaires d’infrastructure à concentrer l’ensemble de l’activité aéroportuaire sur un seul site, mais sachant que les services techniques (contrôle aérien, sécurité incendie, sûreté…) restent mobilisés sur la plateforme d’Orly pour assurer les vols sanitaires, il nous semble important de permettre à l’ensemble des acteurs économiques d’y reprendre leur activité, et ainsi éviter de prolonger l’attrition. Le chômage partiel ne pourra pas suffire à faire face à un arrêt total de l’activité de 6 mois ou plus, et l’impact économique direct et indirect serait alors majeur pour tous les personnels et les acteurs économiques de l’aéroport et de la région”, ajoute la CSAE.

Les compagnies peuvent transférer leurs vols à CDG sans problème (ADP)

Dans une interview dans Challenges, Edward Arkwright, directeur général exécutif d’ADP explique la position du gestionnaire d’aéroport, lequel, au regard de la faiblesse du trafic attendue, préfère concentrer les activités à Roissy plutôt que d’opérer deux aéroports accueillant chacun peu de passagers

“Nous aimerions évidemment qu’Orly rouvre le plus tôt possible. Maispour cela, il faudrait qu’il y ait un trafic suffisant. Or, il n’y a pas encore de visibilité sur le niveau de la reprise des vols qui va dépendre à la fois de la demande des passagers mais aussi du rythme de réouverture des frontières en Europe et à l’international, sans doute beaucoup plus tardivement. Cela n’aurait aucun sens économique et financier de faire redémarrer une plateforme de la taille d’Orly, qui accueille en temps normal entre 80.000 et 100.000  passagers par jour, pour seulement quelques vols. D’autant que cela risquerait aussi d’alourdir les coûts pour les entreprises. Ces dernières peuvent transférer leurs vols à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle sans aucun problème”.

 Edward Arkwright précise que la façon dont les autorités françaises envisagent la réouverture de l’espace Schengen sera connue fin mai et assure que “si l’observe une montée en puissance de l’activité des compagnies, il sera alors possible de s’adapter”.

“La remise en route des activités de la plateforme peut se faire en quelques jours”, a-t-il dit à Challenges, en rappelant que l’aéroport a été certes fermé au trafic commercial le 31 mars, mais qu’il n”était pas à l’arrêt.

Lufthansa mettra en service 80 avions supplémentaires en juin

Air Journal 9/05/2020

La compagnie aérienne allemande Lufthansa, qui opère actuellement un programme réduit avec 80 appareils, mettra en service 80 appareils supplémentaires pour desservir des « destinations touristiques« , opérant au total une flotte de 160 avions pour desservir 106 destinations en juin.

Le groupe aérien allemand, qui comprend la compagnie Lufthansa et les filiales Austrian Airlines, Brussels Airlines et Swiss International Air Lines, a expliqué qu’il entendait répondre ainsi à une demande croissante de clients en Allemagne et dans d’autres pays comme l’Autriche où la phase de déconfinement est déjà bien engagée.

« Nous sentons un grand désir de voyager de nouveau, les hôtels et les restaurants rouvrent progressivement et les visites à des amis et à la famille sont, dans certains cas, de nouveau autorisées« , a souligné hier Harry Hohmeister, membre du directoire du groupe aérien allemand, sans préciser si les avions remis en service seront des courts ou moyens ou longs-courriers.

Les frontières de Schengen étant toujours fermées jusqu’à nouvel ordre en raison de la pandémie du coronavirus, il sera fort probable que Lufthansa desservira principalement en juin des destinations intra-européennes.

Royal Air Maroc n’a pas signé pour la réouverture de l’aéroport d’Orly

Bladi.net 8/05/2020

Alors qu’une dizaine de compagnies ont signé une correspondance pour la réouverture de l’aéroport d’Orly, fermée depuis le 31 mars dernier pour cause de covid-19, Royal Air Maroc s’est abstenue d’apposer sa signature.

Dans le cadre de cette demande, une correspondance devrait atterrir ce vendredi sur le bureau du secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, rapporte la presse française. Air Caraïbes, Air Corsica, Amelia, Chalair, Corsair, Frenchbee, La Compagnie, Level et Transavia ont pris cette décision parce qu’elles ont besoin de visibilité pour relancer leurs activités, bloquées depuis la fermeture des espaces aériens de certains pays.

D’après la même source, les signataires de la lettre ne veulent pas être obligés de transférer leurs vols à Roissy, une option entre-temps envisagée. Ces compagnies craignent les coûts liés au déménagement. Cette option n’est pas également du goût de Transavia, filiale d’Air France.

Premier transporteur au départ d’Orly, la low-cost française n’a pas renoncé à voler en Europe cet été, à condition que l’Italie, l’Espagne et le Portugal ouvrent leurs frontières. Tout trafic étant compromis au-delà de la Méditerranée, Royal Air Maroc n’a pas signé cette correspondance.

Avec toute sa flotte clouée au sol et face à ses multiples dettes, due en partie à la crise du covid-19, RAM peine à sortir du gouffre financier dans lequel il s’est embourbé. Même l’État marocain, qui est censé lui venir en aide, invite à la patience, en attendant de régler les priorités de l’heure.

Lufthansa note “un intérêt croissant pour les voyages aériens” et doublera sa flotte en service en juin

La Tribune 8/05/2020

En pleine négociation avec l’Etat allemand pour bénéficier d’une aide d’Etat de 9 milliards d’euros, le groupe Lufthansa prépare la reprise de ses vols. Alors que seuls 80 de ses 760 avions sont en service, le groupe prévoit d’opérer 160 appareils à partir de juin pour desservir 106 destinations, principalement en Allemagne et en Europe.

Intérêt croissant pour les voyages aériens

Lufthansa justifie la reprise partielle des vols par “l’intérêt croissant des clients pour les voyages aériens” au moment où les hôtels et restaurants rouvrent lentement et les visites sont autorisées à nouveau après des semaines de confinement.

“Avec toute la diligence requise, nous permettons maintenant aux gens de rattraper leur retard et de vivre ce dont ils ont dû se passer pendant longtemps”, explique Harry Hohmeister, membre du directoire de Lufthansa.

Pour autant, les perspectives pour le transport aérien ne sont pas brillantes: le groupe s’attend à un “redémarrage notable au plus tôt au printemps” et un retour à un “niveau normal” pas avant 2023, a expliqué cette semaine le patron Carsten Spohr. Il a lancé une restructuration visant à réduire la flotte de près de 100 avions, menaçant environ 10.000 emplois.

Bruxelles veut la fermeture des frontières jusqu’à mi-juin

Vendredi, la Commission européenne a souhaité que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

Entrée en vigueur à la mi-mars, la mesure devait éviter la fermeture des frontières entre les 26 Etats membres de l’Espace Schengen, mais 17 ont pris des mesures diverses pour limiter les déplacements à l’étranger.

“Les restrictions à la libre circulation et les contrôles aux frontières intérieures devront être levés progressivement avant que nous puissions supprimer les restrictions aux frontières extérieures et garantir l’accès à l’UE aux non-résidents pour des déplacements non-essentiels”, dit Ylva Johansson, commissaire européenne aux Affaires intérieures, dans un communiqué publié vendredi.

 

Reprise du trafic, masques, désinfection… L’aéroport de Toulouse prépare son déconfinement

Actu.fr 8/05/2020

Même si le trafic aérien reste toujours extrêmement limité, l’aéroport de Toulouse-Blagnac se met en ordre de marche pour préparer le déconfinement, lundi 11 mai 2020.

Garantir la sécurité sanitaire des passagers de l’aérogare jusqu’aux avions. L’aéroport de Toulouse-Blagnac vient de dévoiler les mesures mises en place à partir du lundi 11 mai 2020, pour le déconfinement.

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 10 Avril : • L’UE veut prolonger la fermeture des frontières extérieures jusqu’au 15 mai • Air France-KLM : Djebbari confirme les négociations de prêts de six milliards d’euros • Trafic Air France-KLM : – 56,6% en mars…

Au sommaire :  

 

  • L’UE veut prolonger la fermeture des frontières extérieures jusqu’au 15 mai

  • Transport aérien : 65,5 millions d’emplois directs et indirects menacés dans le monde

  • Air France-KLM : Djebbari confirme les négociations de prêts de six milliards d’euros

  • Faillite compagnies aériennes : 100 députés français demandent la création d’un “fond passagers”

  • Trafic Air France-KLM : – 56,6% en mars

  • Le nombre de passagers d’Air France-KLM s’est effondré en mars

  • Lufthansa arrête les opérations de Germanwings

  • Coronavirus: Korean Air met 70% de son personnel en congé

  • Malaysia Airlines : une offre de 2,5 milliards de dollars

  • Non au sauvetage inconditionnel du secteur aérien!

  • Les Français pourront-ils partir en vacances cet été? 

 

L’UE veut prolonger la fermeture des frontières extérieures jusqu’au 15 mai

La Tribune du 08/04/2020

La Commission européenne a invité les Etats membres à prolonger jusqu’au 15 mai l’interdiction des voyages non essentiels vers l’UE, qui avait été décidée le 17 mars pour un mois en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

La reprise du transport aérien n’est pas pour demain. La Commission européenne a invité mercredi les Etats membres à prolonger jusqu’au 15 mai l’interdiction des voyages non essentiels vers l’UE, qui avait été décidée le 17 mars pour un mois en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

“L’expérience des Etats membres et d’autres pays exposés à la pandémie montre que les mesures en oeuvre pour combattre la propagation du virus requièrent plus que 30 jours pour être efficaces”, a indiqué la Commission dans un communiqué.

Un certain nombre d’exceptions

Cette fermeture des frontières extérieures de l’UE compte un certain nombre d’exceptions (ressortissants européens et leur famille, résidents de longue date, diplomates, personnel soignant, chercheurs, transfrontaliers…). Les ressortissants britanniques, dont le pays a quitté l’UE le 31 janvier, sont une autre exception et ne sont pas concernés par la mesure.

Le Royaume-Uni, qui ne fait pas partie de l’espace Schengen, ne s’est pas rallié à cette fermeture des frontières extérieures, pas plus que l’Irlande.

 

Transport aérien : 65,5 millions d’emplois directs et indirects menacés dans le monde

Tourmag du 08/04/2020

Dans sa conférence de ce mardi 7 avril, Alexandre de Juniac a dressé un constat catastrophique de la situation du transport aérien. Quelque 61 milliards de dollars pourraient disparaître des réserves de liquidités au cours du deuxième trimestre seulement. La demande est en chute libre. Dans le monde, il est en baisse de 70% par rapport à l’année dernière – 90% en Europe. Et cela pourrait même empirer. 25 millions d’emplois directs et indirects menacés dans le monde. Extraits.

Si les avions ne volent pas, la viabilité de bon nombre de ces emplois disparaît, a averti Alexandre de Juniac lors de la conférence de presse de l’IATA ce mardi sur le COVID-19. “Nous estimons qu’environ 25 millions d’emplois sont menacés jusqu’à ce que le secteur de l’aviation fonctionne à nouveau, a-t-il mis en garde.
25 millions de personnes équivaut à l’ensemble de la main-d’œuvre italienne et supérieur à la main-d’œuvre des principaux pays industrialisés comme l’Espagne ou le Canada. (…) Les gouvernements doivent accorder d’urgence une aide financière aux compagnies aériennes.

“Faire de la viabilité des compagnies aériennes une priorité…”

Nous continuons de demander aux gouvernements: (un) Soutien financier direct; (des) Prêts, garanties de prêts et soutien au marché des obligations de sociétés par le gouvernement ou les banques centrales, et Allégement fiscal. (…) Nous pensons que les gouvernements doivent faire de la viabilité des compagnies aériennes une priorité.
La vitesse est essentielle. Les compagnies aériennes disposent en moyenne de deux mois de liquidités. Et de nombreuses compagnies aériennes sont déjà dans la troisième semaine de fermetures majeures de leurs activités. (…) Les compagnies aériennes ont été largement fermées pendant quelques mois, le redémarrage est une chose compliquée. Les licences peuvent avoir expiré ou les dates d’audit de sécurité être passées. Les certificats de navigabilité peuvent ne plus être valides. Les avions auront besoin de quelques travaux de maintenance… (…)
Nous n’avons jamais fermé l’industrie à l’échelle mondiale auparavant. Ce sera donc une première pour une réouverture.(…)

 

Air France-KLM : Djebbari confirme les négociations de prêts de six milliards d’euros

La Tribune du 08/04/2020

Les informations selon lesquelles Air France-KLM pourrait avoir besoin d’une ligne de crédit de six milliards d’euros pour faire face à la crise du coronavirus sont réalistes, a jugé mercredi le secrétaire d’Etat français aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. “Tout est envisageable et tout est prêt”, a ajouté Bruno Le Maire au sujet des aides de l’Etat à Air France et à Renault.

L’Etat se tient prêt à renflouer le capital d’Air France et de Renault face à la crise du coronavirus, a indiqué mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

“Je vais être très bref, tout est possible, tout est envisageable, tout est prêt”, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à la sortie du conseil des ministres.

Ce matin, le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari a confirmé sur LCI les six milliards d’euros environ dont a besoin le groupe d’Air France-KLM pour survivre.  Dévoilé par Reuters la semaine dernière, cet ordre de grandeur avait été confirmé à La Tribune par un connaisseur du dossier.

“C’est à peu près ces horizons financiers. C’est en discussion. Vous annoncez un volume qui n’est pas irréaliste, donc je peux le confirmer”, a déclaré Jean-Baptiste Djebbari.

Soutien des deux Etats

Négociés avec des banques françaises et néerlandaises, ce montant serait couvert par deux prêts. L’un à hauteur de 2 milliards d’euros environ pour KLM, et l’autre de 4 milliards d’euros pour Air France. Celui de la compagnie néerlandaise sera garanti par l’Etat néerlandais, celui d’Air France par l’Etat français. Pour rappel, la France et les Pays-Bas sont les deux principaux actionnaires d’Air France-KLM, à hauteur de 14,3% et 14% respectivement.

“C’est en discussion évidemment avec les services de Bercy, l’agence des participations de l’Etat et nos homologues néerlandais”, a ajouté Jean-Baptiste Djebbari.

 

Faillite compagnies aériennes : 100 députés français demandent la création d’un “fond passagers”

Tourmag du 09/04/2020

Sous l’impulsion de Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe et co-présidente du groupe d’étude « Tourisme » à l’Assemblée Nationale, 100 députés ont écrit à la présidente de la Commission Européenne pour l’inciter à créer un “fond passagers” garantissant aussi bien les voyageurs que les agents de voyages en cas de faillite de la compagnie.

Un courrier signé par 100 députés et écrit à l’initiative de Pascale Fontenel-Personne, péputée de la Sarthe et co-présidente du groupe d’étude « Tourisme » à l’Assemblée Nationale a été envoyé à la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen afin de la sensibiliser aux pratiques de IATA qualifiées d’abusives par les agences de voyages. Pascale Fontenel-Personne a reçu le 3 avril dernier le CEDIV, les Entreprises du Voyages, le SNRT, le SETO ainsi que d’autres entreprises du tourisme afin de lancer ce courrier d’initiative parlementaire. Objectif : inciter la commission européenne à appliquer le règlement européen 261/2004 qui prévoit de rembourser les billets non volés et annulés aux passagers et aux agences de voyages.
“Cette position a été réaffirmée par la Commission Européenne dans son communiqué du 18 mars 2020. Alors appliquons-la.” indique le courrier signés des 100 parlementaires qui demandent surtout la mise en place d’urgence d’un “fond passagers” garantissant aussi bien les voyageurs que les agents de voyages en cas de faillite de la compagnie.

Comme le précise la député de la Sarthe, “la mise en place d’une garantie financière sur le transport aérien est un serpent de mer de la vie politique. À chaque faillite, l’idée et le débat resurgissent”.
L’objectif est de “trouver le compromis permettant de protéger toute la chaîne commerciale : du consommateur au producteur comme l’agent de voyages.”
“Cette fois-ci, nous ne pouvons y échapper. C’est l’une des conditions essentielles du rebond économique commun du secteur touristique et aérien qui permettra de rassurer durablement la filière” souligne Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe. La co-présidente du groupe d’études « Tourisme » de l’Assemblée nationale avait déjà condamné le 18 mars dernier les tarifs excessifs de certaines compagnies aériennes lors des rapatriements des Français bloqués à l’étranger.

 

Trafic Air France-KLM : – 56,6% en mars

Air journal du 09/04/2020

Pandémie de Covid-19 oblige, le trafic du groupe aérien franco-néerlandais a chuté de 56,6% en mars avec 3,597 millions de passagers. Air France affiche -58,8%, quand KLM Royal Dutch Airlines perd 54% et la low cost Transavia 56,6%,

Les statistiques d’Air France-KLM pour mars 2020 sont « fortement impactées par le COVID-19, reflétant l’extension progressive des réductions de capacité suite à l’expansion mondiale du virus ». Des vols spéciaux ont été opérés par Air France, KLM et Transavia pour rapatrier les citoyens dans leur pays d’origine, en étroite collaboration avec les gouvernements français et néerlandais, précise le communiqué du groupe. Pour avril et mai 2020, le Groupe prévoit que « plus de 90% de la capacité prévue sera suspendue en raison des restrictions de voyage imposées au niveau mondial » pour contrer la propagation du coronavirus ; Air France et KLM ont l’intention de continuer à desservir des paires de villes clés à partir de leurs hubs respectifs sous forme d’opérations réduites. Au-delà de mai 2020, le groupe n’est actuellement « pas en mesure de fournir des informations en raison du niveau élevé d’incertitude sur la durée de la crise » ; il suit l’évolution de la situation au quotidien « en évaluant en conséquence si des ajustements complémentaires sont nécessaires sur le réseau ».

En mars 2020, Air France-KLM affiche une baisse de 50,6% du trafic en PKT (passager kilomètre transporté), sur des capacités en SKO (siège kilomètre offert) en recul de 35,5. Le coefficient d’occupation global du groupe, toutes filiales comprises, recule de 20,5 points de pourcentage à 67,1%. La recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) n’est pas mentionnée dans le communiqué publié ce jeudi matin.

L’activité passage réseaux, regroupant les compagnies aériennes Air France (HOP incluse) et KLM, a accueilli 3,065 millions de passagers en mars, un résultat en baisse de 56,9% par rapport au même mois l’année dernière. Le trafic en PKT recule de 51,0% sur des capacités en SKO baissant de 34,8%, pour un coefficient d’occupation à 65,4% (-21,6 points). Le nombre de voyageurs sur le seul long-courrier recule de 48,6% (1,166 million de passagers), et en particulier de 49,5% sur l’Amérique du nord, de 37,7% sur l’Amérique latine et de 65,8% vers l’Asie ; il est également en baisse de 41,8% sur l’Afrique et le Moyen-Orient et de 38,2% vers les Caraïbes-Océan Indien. Le coefficient d’occupation moyen sur le long-courrier est de 66,7% (-21,0 points). L’activité court et moyen-courrier est en baisse de 60,8% avec 1,899 million de passagers, et une occupation à 58,8% (-25,5 points).

Air France (incluant désormais sa filiale régionale HOP) a accueilli en mars 1,795 million de passagers, un résultat en baisse de 58,8%. Le trafic en PKT recule de 52,5% sur des capacités en SKO en baisse de 37,0% ; le coefficient d’occupation a perdu 21,3 points de pourcentage à 65,3%. Le court et moyen-courrier affiche 1,109 million de passagers (-62,9%), avec une occupation à 59,6% (-23,4 points) ; le long-courrier a transporté 686.000 voyageurs (-49,7%), avec une occupation moyenne à 66,4% (-21,1 points).

KLM Royal Dutch Airlines a de son côté accueilli 1,271 million de passagers le mois dernier (-54,0%), avec un  trafic en PKT à -48,9% sur des capacités en SKO à -31,6% ; le coefficient d’occupation s’établit à 65,4% (-22,1 points). Le court et moyen-courrier affiche 790.000 passagers (-54,7%), avec une occupation à 57,8% (-28,5 points) ; le long-courrier a transporté 480.000 voyageurs (-46,9%), avec une occupation en baisse de 20,9 points à 67,0%.

Transavia, la filiale low cost du groupe de l’alliance SkyTeam, a accueilli le mois dernier 532.000 passagers (-54,6%), avec une baisse de capacité (-43,3%) inférieure à celle du trafic en PKT (-46,3%) ; le coefficient d’occupation recule de 4,9 points par rapport à mars 2019, à 89,3%.

Enfin l’activité fret d’Air France-KLM a vu son trafic mensuel en TKT (tonne kilomètre transporté) baisser de 28,8% le mois dernier, sur des capacités en baisse de 27,8% ; le taux de remplissage recule de 0,8 point de pourcentage à 61,5%. Dans le détail, le cargo Air France voit son taux de remplissage chuter en mars de 2,0 point à 55,2%, sur un trafic en TKT en baisse de 22,5%, quand le taux de remplissage du cargo KLM perd 0,2 point à 67,3% sur un trafic en TKT en baisse de 24,7%.

Sur les trois premiers mois de l’année 2020, Air France-KLM a vu son trafic reculer de 20,1% avec 18,111 millions de passagers transportés, et un coefficient d’occupation en baisse de 6,1 points de pourcentage à 80,7%.

 

Le nombre de passagers d’Air France-KLM s’est effondré en mars

Les Echos du 09/04/2020

Le groupe franco-néerlandais a fait état d’une chute de 56,6 % du nombre de passagers en mars par rapport à mars 2019. S’il maintiendra certaines dessertes, il a précisé qu’il ne donnerait plus de prévisions au-delà du mois de mai, compte tenu des incertitudes sur la durée de la crise du coronavirus.

La crise du coronavirus vide le secteur aérien de ses passagers. Ce jeudi, le groupe Air France-KLM a annoncé que son nombre de clients transportés s’est effondré de 56,6 % en mars, par rapport à la même période l’an dernier.

La zone Asie, berceau de la pandémie de Covid-19 , a enregistré le plus fort recul, avec un plongeon de 65,7 %. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (-48,9 %) et la zone Afrique-Moyen Orient (-40 %). La desserte des destinations court et moyen-courrier s’est, elle, effondrée de près de 61 %.

« Niveau élevé d’incertitude sur la durée de la crise »

Pour avril, le transporteur anticipe même « que plus de 90 % de la capacité prévue sera suspendue », en raison des mesures de confinement et des restrictions de voyages mises en place dans de nombreux pays. Air France-KLM compte toutefois « continuer à desservir des paires de villes clés à partir des hubs » d’Amsterdam-Schipol et Paris-Charles-de-Gaulle, avec des opérations réduites.

Le groupe précise qu’il n’est pas en mesure de fournir des prévisions au-delà du mois de mai, « en raison du niveau élevé d’incertitude sur la durée de la crise ». Il ajoute qu’il « suit l’évolution de la situation au quotidien, en évaluant en conséquence si des ajustements complémentaires sont nécessaires ». Il suspend également la publication des communiqués de trafics mensuels « jusqu’à nouvel ordre », « en raison des fortes réductions de capacité liées au Covid-19 ».

Air France-KLM, comme l’ensemble des compagnies aériennes dans le monde, est frappé de plein fouet par la crise du coronavirus. Celle-ci pourrait, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), coûter au secteur 259 milliards de dollars en 2020.

Lundi, la directrice générale d’Air France, Anne Rigail, avait indiqué qu’Air France-KLM aurait besoin d’un soutien financier rapide, précisant que le groupe disposait « d’une trésorerie de 6 milliards d’euros ». Le ministre de l’Economie français, Bruno Le Maire, a assuré mercredi soir qu’Air France bénéficiera d’un « soutien massif » de la part de l’Etat, après avoir indiqué un peu plus tôt que la France se tenait prête à renflouer son capital ainsi que celui du groupe Renault.

 

Lufthansa arrête les opérations de Germanwings

Tourmag du 08/04/2020

Le groupe Lufthansa poursuit sa restructuration. Le transporteur a annoncé le retrait définitif de plusieurs appareils de sa flotte sur les différentes compagnies du groupe et l’arrêt des opérations de Germanwings. Le groupe va entamer des discussions avec les syndicats et comités d’entreprise.

Chez Lufthansa, six Airbus A380 et sept A340-600 ainsi que cinq Boeing 747-400 seront définitivement mis hors service. En outre, onze Airbus A320 seront retirés des opérations court-

Le Conseil d’Administration de Deutsche Lufthansa AG ne s’attend pas à ce que l’industrie aéronautique retrouve très rapidement les niveaux d’avant crise du coronavirus.
Selon lui, il faudra “des mois avant que les restrictions mondiales sur les voyages soient complètement levées et des années avant que la demande mondiale ne revienne aux niveaux d’avant crise”. Sur la base de cette évaluation, le Conseil d’Administration a décidé aujourd’hui de prendre des mesures de grande envergure pour réduire la capacité des opérations aériennes et de l’administration à long terme. La vente des six A380 à Airbus était déjà prévue pour 2022. La décision d’éliminer progressivement sept A340-600 et cinq Boeing 747-400 a été prise sur la base des inconvénients environnementaux et économiques de ces types d’avions, indique un communiqué de presse. Avec cette décision, Lufthansa va réduire la capacité de ses hubs de Francfort et de Munich.

Les opérations de vol de Germanwings seront interrompues

De plus, Lufthansa Cityline retirera également du service trois Airbus A340-300. Depuis 2015, le transporteur régional assure des vols vers des destinations touristiques long-courriers pour Lufthansa. Sur le segment des vols court-courriers, dix Airbus A320 supplémentaires devraient être progressivement retirés du marché. Les activités long-courriers d’Eurowings, qui sont gérées sous la responsabilité commerciale de Lufthansa, seront également réduites. En complément, l’objectif d’Eurowings de regrouper les opérations aériennes en une seule unité, qui avait été défini avant la crise, va maintenant être accéléré. Les opérations de vol de Germanwings seront interrompues.
Les programmes de restructuration déjà engagés chez Austrian Airlines et Brussels Airlines seront intensifiés en raison de la crise du coronavirus. Les deux compagnies s’emploient notamment à réduire leur flotte. SWISS International Air Lines adaptera également la taille de sa flotte en retardant les livraisons de nouveaux avions court-courriers et envisagera le retrait progressif des avions plus anciens. De plus, les compagnies aériennes de Lufthansa Group ont déjà résilié presque tous les accords de « wet lease » avec d’autres compagnies aériennes. Le groupe a entamé des discussions avec les syndicats et les comités d’entreprise pour trouver “de nouveaux modèles d’emploi.”

 

Coronavirus: Korean Air met 70% de son personnel en congé

Challenges du 08/04/2020

La compagnie aérienne sud-coréenne South Korean a annoncé la mise en congé de 70% de ses 19.000 employés en raison de la crise liée à la pandémie de coronavirus qui frappe durement le transport aérien.

De nombreuses compagnies aériennes internationales ont été contraintes de clouer au sol la quasi-totalité de leur flotte en raison des restrictions de circulation liées au Covid-19. Ce secteur est l’un des plus durement touchés par la crise financière liée au nouveau coronavirus.

Korean Air, l’une des plus grandes compagnies au monde, est le fleuron de Hanjin group, un des plus vastes conglomérats familiaux, appelés “chaebols”, qui dominent l’économie sud-coréenne, la 12e mondiale. La majorité de son personnel sera mise en congé pour six mois à compter du 16 avril en réponse à la “détérioration des conditions commerciales”, a déclaré Korean Air dans un communiqué.

Conformément aux usages en Corée du Sud, les employés percevront 70% de leur salaire habituel, dont la majeure partie – jusqu’à 90% selon certaines sources – sera financée par un plan gouvernemental en faveur des entreprises nécessitant un soutien financier pour faire face à la crise liée au coronavirus.

Le syndicat de Korean Air a accepté cette mesure qui vise à “partager les charges”, a déclaré la compagnie dont les dirigeants ont également consenti à des réductions de salaire. Cette mesure intervient après des mois de conflit au sein de la famille Cho concernant la prise de contrôle de la compagnie. Depuis des années, cette famille, mêlée à de multiples scandales, a défrayé la chronique.

L’aînée de la famille, Cho Hyun-Ah, avait notamment fait la une des journaux en 2014 après avoir forcé deux membres d’équipage à se mettre à genoux pour demander pardon après s’être vue servir des noix de macadamia dans leur sachet et non dans un bol.  Dernièrement, elle a cherché à évincer son frère Cho Won-tae de la présidence de Korean Air. Ce dernier a finalement obtenu, le mois dernier, le soutien des actionnaires. Avant même la crise liée au coronavirus, le groupe Hanjin était en difficulté.

Sa filiale Hanjin Shipping, premier armateur sud-coréen et septième mondial, avait fait faillite en 2017.

 

Malaysia Airlines : une offre de 2,5 milliards de dollars

Air journal du 08/04/2020

Une société privée malaisienne a présenté une offre de 2,5 milliards de dollars pour racheter intégralement la holding possédant la compagnie aérienne Malaysia Airlines. L’unique actionnaire, le fonds souverain Kazanah Nasional BhD, est sceptique sur sa réalité financière, surtout en pleine pandémie de coronavirus.

Afin de reprendre intégralement la société holding Malaysia Aviation Group (MAG) propriétaire de la compagnie nationale malaisienne, Golden Skies Ventures Sdn Bhd (GSV) a affirmé le 7 avril 2020 avoir obtenu « plus de 2,5 milliards de dollars » auprès d’une banque européenne non précisée. Interrogé par Reuters, le CEO de GSV Shahril Lamin a estimé qu’il lui faudra « trois ou quatre mois » pour obtenir le financement à long terme, une « société japonaise de capital-investissement » étant prête à injecter des fonds « immédiats » dans le groupe Malaysia Airlines « par le biais d’un accord de participation ». Des pourparlers seraient également en cours avec « d’autres banques étrangères et sociétés de capital-investissement pour un financement supplémentaire ». Les montants évoqués permettraient à la compagnie aérienne de « tenir confortablement » pendant 18 mois.

L’objectif serait de poursuivre son activité LC premium tout en maximisant l’utilisation de la flotte de 81 avions ; les activités de fret, de maintenance et les filiales régionales seraient conservées. Selon le directeur général adjoint Ravindran Devagunam, « nous ne licencierons pas les 13 000 employés de première ligne » ; et quelle que soit la durée de la pandémie de Covid-19 cette année, « nous envisageons une augmentation de l’activité à partir de l’été 2021 » – avec pour but un bénéfice net d’ici trois ans.

Fondé par d’anciens responsables de Malaysia Airlines et des professionnels ayant une expérience de l’aviation, GSV aurait soumis il y a un mois sa proposition à la banque Morgan Stanley, embauchée par Kazanah pour gérer la vente de la compagnie qui ne s’est jamais remise de la perte successive de deux avions en 2014 – un disparu dans l’Océan indien (vol MH370) et l’autre abattu au-dessus de l’Ukraine (vol MH17). Ces derniers mois, les rumeurs se sont succédées sur un possible intérêt de Japan Airlines, des low cost AirAsia et Lion Air, voire d’Air France-KLM.

Khazanah Nasional Bhd n’est pas convaincu par l’offre : selon le Daily Express, le fonds souverain est sceptique sur la proposition, affirmant que Golden Skies « n’a pas été en mesure de prouver sa source de financement ». Selon son directeur général Shahril Ridza Ridzuan, il serait « prudent » de savoir si l’offre a été faite avec un soutien financier, compte tenu de la crise mondiale des compagnies aériennes et de l’aversion au risque de crédit en cette période. « De plus, leur proposition initiale repose à 100% sur le financement par emprunt de tiers. Ils n’ont pas de capitaux propres », a-t-il souligné.

Depuis la mi-mars, Malaysia Airlines a suspendu plus de 4000 vols et prévu de conserver une capacité réduite jusqu’à la fin juin, supprimant en particulier tous les vols hors Jakarta en Asie du Sud-est et la plupart de ses rotations vers Londres. Elle a aussi demandé à ses employés de prendre trois mois de congés sans solde. 

 

Non au sauvetage inconditionnel du secteur aérien!

Mediapart du 07/04/2020

Par Maxime Combes

A l’heure où la France & les Pays-Bas envisagent d’injecter des milliards d’euros dans le sauvetage inconditionnel d’Air France – KLM, 250 organisations du monde entier appellent justement les gouvernements à conditionner leurs aides à une série de conditions pour que l’argent public ne soit pas dilapidé pour sauver ce monde d’avant, insoutenable tant sur le plan social qu’écologique.

A défaut de masques, de respirateurs et de tests en nombre suffisants, la France est sur le point de débloquer des milliards d’euros pour sauver Air France KLM, en lien avec les Pays-Bas. Alors que l’activité des compagnies aériennes est réduite à portion congrue, Paris et La Haye seraient d’accord, selon Reuters, pour engager la garantie des Etats pour des prêts de 6 milliards d’euros (4 milliards pour la France). Une injection de capital directe de capital est également dans les tuyaux, et l’hypothèse d’une renationalisation d’Air France – KLM n’est pas exclue comme l’a récemment confirmé Edouard Philippe : la France et les Pays-Bas détiennent 14% chacun de la holding. Avec Lufthansa, les principales compagnies américaines, ce sont toutes les entreprises aériennes qui vont être mises sous perfusion d’argent public – alors que les hôpitaux manquent de tout – dans les jours à venir.

Plus de 250 syndicats et ONG publient ce mardi 7 avril une lettre ouverte adressée aux gouvernements pour dire “Non au sauvetage inconditionnel du secteur aérien !”. Tout renflouement des entreprises du secteur aérien doivent être conditionnées à la reconversion du secteur, avec une réduction des émissions de gaz à effet de serre : jusqu’à présent, l’aviation civile, qui n’est pas couverte par l’Accord de Paris, a pu éviter toute contrainte climatique internationale : il serait aujourd’hui totalement infondé que les gouvernements les sauvent de la banqueroute sans leur imposer des conditions strictes et drastiques pour faire décroître rapidement et considérablement l’impact climatique et écologique de l’aviation. Depuis des décennies, l’industrie aéronautique a également œuvré pour que les exonérations de taxes sur les carburants ou les billets perdurent, permettant de fait au secteur de se développer avec un soutien massif des pouvoirs publics et sans remplir les caisses de l’Etat. Cela ne peut plus durer. 

Au milieu de la crise du Covid-19, alors que le monde entier lutte contre le virus et que d‘innombrables travailleur.euse.s perdent leurs revenus, le secteur aérien exige des renflouements massifs et inconditionnels garantis par les contribuables. Et ce, alors que ces dernières années, les compagnies aériennes se sont fermement op- posées à toute tentative de mettre fin à leurs exonérations fiscales inéquitables et ont refusé de contribuer aux objectifs globaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre – objectifs qui nécessiteraient de réduire de manière significative l’activité du transport aérien.

Non seulement celui-ci est déjà responsable de 5 % à 8 % de l‘impact climatique mondial, essentiellement du fait d’une minorité aisée de grand.e.s voyageur.euse.s, mais le secteur prétend également qu‘il peut continuer à croître. D‘énormes profits ont été réalisés au cours des dernières décennies sur le dos de travailleurs à bas salaire et au détriment du climat.

Les travailleur.euse.s touché.e.s par la crise actuelle ont besoin de soutien, mais nous ne devons pas laisser l‘industrie aéronautique continuer à privatiser ses bénéfices et à combler ses pertes avec l’argent public. Si nous ne nous attaquons pas aux problèmes structurels qui ont rendu nos sociétés et nos économies si vulnérables à des crises comme celle-ci, nous serons encore plus vulnérables face aux prochaines, car les inégalités entre les pays et à l‘intérieur de ceux-ci continuent à se creuser et les crises écologiques et climatiques s‘aggravent.

Le sauvetage financier des compagnies ne doit pas permettre au secteur aérien de reprendre ses activités habituelles une fois la crise du Covid-19 terminée. L’argent public doit être utilisé en priorité pour les travailleur.euse.s et le climat.

NOUS DEMANDONS :

1. PRIORITE AUX EMPLOYES

Au lieu de voler au secours des cadres dirigeants et des actionnaires, toute aide financière devrait faire bénéficier les travailleur.euse.s de solides protections en matière de travail et de santé et assurer un revenu de base suffisant au personnel de bord, au sol, dans les services de restauration ainsi qu’aux pilotes et à tou.te.s les autres travailleur.euse.s touché.e.s.

2. UNE TRANSITION JUSTE VERS UNE MOBILITE RESPECTUEUSE DU CLIMAT

Tout soutien public doit s’assurer que l‘industrie aéronautique s‘aligne sur une trajectoire de 1,5 °C. Les réductions d‘émissions doivent être réelles et ne pas faire appel à des mécanismes comptables douteux, tels que la compensation carbone, ni reposer sur des biocarburants qui nuisent à l‘environnement, à la sécurité alimentaire et aux droits fonciers. L’aviation verte est une illusion, les voyages en avion doivent donc être réduits. Pour qu’une sortie de crise se fasse de manière juste, elle doit s’appuyer sur la prise de décision démocratique et l’appropriation publique. Les gouvernements doivent soutenir une transition juste : modifier les réseaux de trans- port de façon systémique, garantir l‘accès à des alternatives abordables (telles que le transport ferroviaire) et permettre aux travailleur.euse.s de quitter les emplois dépendant des combustibles fossiles pour des emplois décents et compatibles avec le climat.

3. PAS DE SAUVETAGES SANS UNE FIN DES EXEMPTIONS FISCALES

Il n‘est pas juste de sauver le secteur aérien avec l’argent des contribuables alors que celui-ci ne paie presque pas de taxes, lui donnant ainsi un avantage injustifié sur les modes de transport à faibles émissions. Il faut donc mettre un terme aux exonérations fiscales : obliger les compagnies aériennes à payer une taxe sur le kérosène et remplacer les programmes de fidélité qui incitent à prendre davantage l’avion, par des taxes équitables et progressives qui pénalisent ceux qui le prennent souvent.

Il s’agit de profiter de la pause involontaire du trafic aérien pour construire un secteur des transports respectueux du climat et résilient face aux crises futures. 

Ces demandes sont soutenues par plus de 250 organisations de la société civile :

Stay Grounded (international) | Am Boden bleiben (GE) | Aterra (PT) | Bevar Jordforbindelsen (DK) | Biofuelwatch (UK) | Coordinadora de Pueblos y Organizaciones del Oriente del Estado de México en Defensa de la Tierra, el Agua y su Cultura (MX) | Ecologistas en Acción (ES) | Fairosene (EU) | Flight Free Australia | PCS Public and Commercial Services Union (UK) | Réseau Action Climat (FR) | Schipholwatch (NL) | Umverkehr (CH) | Peris- kop (AU) | Possible (UK) | WEIT (GE) | Zomer Zonder Vliegen (BE) | 350 Denmark | ActionAid (IE) | Alternatiba (FR) | Amigos de la Tierra (ES) | ASEED (NL) | Attac (GE) | Attac (FR) | Back on Track (Europe) | BBI Bündnis der Bürgerinitiativen (GE) | BUNDjugend (GE) | Carbon Market Watch (interna- tional) | Center for Biological Diversity (US) | CommunityAIR (CA) | Ecomuni- dades (MX) | EDGE Funders Alliance (international) | European Environmental Bureau (EU) | Fern (BE) | Federación Nacional de Energías Renovables (CO) | Fridays for Future (several cities) | GLOBAL 2000 / Friends of the Earth (AU) | Global Forest Coalition (international) | Greenpeace (international) | Guerrilla Foundation (GE) | ICTA UAB (ES) | Jordens Vänner / Friends of the Earth (SE) | International Climate-Safe Travel Institute ICSTI (NZ) | Klima*Kollektiv (GE) | Land over Landings (CA) | Mouvement Ecologique (LU) …

 

Les Français pourront-ils partir en vacances cet été? 

Tourmag du 08/04/2020

Le secrétaire d’Etat aux Transports a demandé aux Français de patienter avant d’effectuer leurs réservations pour cet été … L’enjeu est pourtant de taille pour les professionnels du tourisme, qui n’enregistrent plus une seule vente depuis trois semaines.

Après des vacances de Pâques sans vacancier, le scénario va-t-il se répéter pour les vacances d’été ? S’il est impossible pour l’heure de savoir si les Français seront encore confinés à leur domicile dans trois mois, la prise de parole mardi de Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux Transports, n’est pas très rassurante pour les acteurs du tourisme. « Il y aura un après-coronavirus. Mais pour l’instant (…) je conseille aux Français la plus grande prudence sur la préparation de leurs voyages car la situation aujourd’hui est encore trop incertaine », a-t-il indiqué sur Franceinfo. « Je leur dis d’attendre ».

« Jean-Baptiste Djebbari sait-il combien de temps va durer la crise sanitaire ? Si, comme tout le monde, il l’ignore, alors il a dit une bêtise », réagit jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage (Edv), aux propos du secrétaire d’Etat, et qualifie ses conseils de « prématurés ».

Interrogée mardi soir lors d’une audition de la commission des Affaires économiques du Sénat, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, a affirmé que les propos de Jean-Baptiste Djebbari portaient sur « les vols à l’étranger ». 

« Pas le moment d’acheter un billet »

Il n’était « pas en train de dire que les Français ne pourraient pas partir en vacances cet été« , a déclaré Elisabeth Borne. « Le point de vigilance que soulignait Jean-Baptiste Djebbari, c’est qu’aujourd’hui ce n’est pas le moment d’acheter un billet pour partir à l’autre bout de la planète avec toutes les incertitudes qu’on peut avoir sur ce que sera l’état de l’épidémie » en France et dans le monde, a-t-elle précisé.

Une prise de position qui fait bondir le président des Edv. « Si les conditions sanitaires sont réunies, je ne vois pas pourquoi les Français ne pourraient pas partir à l’étranger cet été », affirme Jean-Pierre Mas. Elisabeth Borne a rappelé que ces dernières semaines, le gouvernement a « accompagné le rapatriement de 150 000 Français qui étaient en déplacement à l’étranger ». Elle invite, en revanche, les Français à « profiter de notre beau pays pour les prochaines vacances, ce qui aidera aussi le secteur du tourisme ». Selon le cabinet Protourisme, les réservations pour juillet-août sont « correctes » avec, début avril, « seulement 7% d’annulation ». « Bon nombre ont déjà réservé leurs vacances, d’autres sont dans l’attente », estime Didier Arino, le directeur du cabinet.

« S’ils le peuvent, il y a fort à parier que les Français voudront se changer les idées et partir en vacances. La France sera comme chaque année privilégiée et cela va même s’accentuer cet été », affirme Jean-Pierre Mas. 

Des prévisions « extrêmement noires »

« Nous avons besoin d’un tourisme franco-français, domestique, de proximité. C’est très important pour les acteurs du tourisme sinon cela sera plus de 40 milliards d’euros de pertes pour l’été et des centaines de milliers d’emplois qui seront détruits », avance Didier Arino, qui regrette pour l’heure « le flou total » dans lequel sont plongés les professionnels. « Les acteurs du tourisme aimeraient qu’on leur dise : vous ne serez pas ouverts avant telle date, cela leur permettrait de différer les séjours et d’éviter de repousser de 15 jours en 15 jours les réservations », a-t-il indiqué le 8 avril sur BFM TV. Mais est-ce si simple ? Avant la crise sanitaire, les réservations pour cet été étaient supérieures à l’an dernier mais depuis trois semaines elles se sont littéralement effondrées.

« Seulement 50% des réservations sont maintenues par rapport à une année normale et ça va continuer à baisser », note Jean-Pierre Mas, qui révèle des prévisions « extrêmement noires », de l’ordre de -90% pour le deuxième trimestre et de -60% pour cet été.

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Revue de presse 8 Avril : • L’incroyable descente aux enfers du transport aérien • Orly : «La fermeture de l’aéroport est une catastrophe économique»…

Au sommaire :  

 

  • Coronavirus : l’incroyable descente aux enfers du transport aérien

  • Coronavirus : quand les Etats font office de parachute pour le transport aérien

  • Coronavirus : comment Air France s’y prend pour stocker 180 avions inutilisés

  • A contre-courant, les grandes compagnies low-cost européennes remboursent les billets des vols annulés pour cause de Covid-19

  • Après la crise, « il faudra baisser la fiscalité sur les billets d’avion », dit le représentant des aéroports français

  • Delta Air Lines table sur une chute de 90% de son chiffre d’affaires au second trimestre

  • Coronavirus: ADP perd 3 mlns d’euros de CA par jour 

  • Orly : «La fermeture de l’aéroport est une catastrophe économique pour tout le bassin d’emploi»

  • Covid-19 : -48% pour Ryanair, -61% pour Norwegian en mars

  • Heathrow ferme une piste et réduit ses activités 

  • Air France-KLM : rapatriements, argent et problèmes de parking

  • Brussels Airlines : pas de vol avant le 15 mai

  • Voyages à forfait : les nouvelles conditions d’Air France KLM vis-à-vis des TO

  • Coronavirus : Accor est contraint de fermer les deux tiers de ses hôtels dans le monde

  • Crise Coronavirus : “small is beautiful”… Vers l’éclatement des grands Groupes ?

 

Coronavirus : l’incroyable descente aux enfers du transport aérien

Les Echos 7/04/2020

Depuis début avril, la plupart des compagnies aériennes européennes sont quasiment à l’arrêt et le ciel français est presque vide. Le transport aérien n’avait pas connu pareil coup de frein depuis 1940. Et le retour à la normale n’est pas attendu avant 2021, voire 2022.

Pour mesurer l’énormité de la crise qui bouleverse le transport aérien, il suffit de jeter un oeil sur les sites de suivi des vols en temps réel. Lundi matin, vers 10 h, seulement 7 avions de passagers volaient dans ciel français, dont deux à destination de Paris-CDG, contre plus d’une centaine en temps ordinaire.

Air France et KLM n’avaient que 18 vols en cours à travers le monde, contre près de 2.000 par jour l’an dernier à la même époque. Qatar Airways alignait plus de vols au départ de l’Europe qu’Air France. Et vendredi dernier, la première compagnie européenne n’était plus Ryanair, mais la petite compagnie régionale norvégienne Wideroe – avec 192 vols prévus ce jour-là, contre vingt pour la low cost irlandaise et 109 pour le groupe Lufthansa.

15 années de croissance perdues

Et c’est partout pareil ! En un mois, le trafic aérien mondial est passé de près de 110.000 vols commerciaux par jour à 26.000 vols en ce début de semaine. Soit l’équivalent de 15 ans de croissance effacée en quelques semaines. Et le transport aérien n’a probablement pas encore touché le fond. Car si l’Europe est aujourd’hui la plus touchée, avec plus de la moitié de ses compagnies aériennes à l’arrêt et un effondrement du trafic de 86 %, la crise ne fait, semble-t-il, que commencer aux Etats-Unis, où la baisse de trafic n’était encore « que » de 21 % en fin de semaine dernière.

Le transport aérien est coutumier des crises. Mais aucune n’avait approché, même de loin, une telle ampleur, depuis le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale. Le 11 septembre 2001 s’était seulement traduit par une baisse du trafic de 6 %. Au pire de la crise du SRAS, en avril 2003, le trafic mondial avait chuté de 15 % à 25 %, pour terminer l’année en recul de 1 % seulement. En 2009, le virus H1N1, ajouté à la crise financière de 2008, s’étaient traduit par une baisse de 3,5 %. Mais cette fois, la baisse du trafic mondial sur l’année 2020, pourrait atteindre 38 %, selon la dernière estimation de l’association internationale du transport aérien (IATA) et même 43 % en Europe.

Des pertes abyssales

Les pertes des compagnies aériennes s’annoncent tout aussi abyssales. Pour l’heure, aucune estimation n’est encore disponible. L’IATA évoque un manque à gagner qui devrait atteindre 252 milliards de dollars en 2020, soit environ 30 % du chiffre d’affaires de 2019 ( 883 milliards de dollars ). Mais le précédent record de 2008 , qui s’était soldé par une perte nette cumulée de 16,8 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires en recul de 17 %, sera sans aucun doute pulvérisé.

Selon l’IATA, la différence entre ce qui reste de recettes aux compagnies aériennes et leurs coûts résiduels se traduirait déjà par une perte nette de 39 milliards de dollars pour le seul deuxième trimestre 2020. La perte du deuxième trimestre s’élèverait même à 61 milliards de dollars, en intégrant les dépréciations d’actifs et la dette virtuelle de 35 milliards de dollars que représente l’ensemble des billets d’avion des vols annulés, non-utilisés mais non remboursés par les compagnies aériennes. Soit dix milliards de plus que la totalité des pertes cumulées du secteur de 2001 à 2009.

La crise jusqu’à quand ?

Reste à savoir quelle sera la durée la crise. De toute évidence, l’impact sur l’économie mondiale durera plus longtemps que la pandémie de coronavirus. L’IATA estime que si l’épidémie en Europe prenait fin d’ici à un ou deux mois avec le retour des beaux jours, le trafic aérien resterait en baisse de 45 % au troisième trimestre et de 10 % au quatrième trimestre. Même chose dans les autres régions du globe, où le trafic ne devrait pas retrouver son niveau d’avant crise avant 2021.

Certains analystes sont moins optimistes. Dans sa note du 1er avril, UBS ne prévoit pas de retour à la normale avant 2022. De son côté, HSBC a imaginé trois scénarios pour les compagnies européennes. Le plus optimiste table sur une offre quasi-nulle en avril et en mai, avec une reprise à 50 % en juin et en juillet, à 70 % d’août à novembre et un retour au niveau d’avant la crise en décembre. Mais dans le scénario le plus sombre, la période d’hibernation se prolongerait jusqu’en juillet inclus, suivie par une reprise à 30 % d’août à octobre et à 50 % en novembre et décembre.

Le trafic « affinitaire » sera le moteur de la reprise

Un sondage informel réalisé par le cabinet d’étude spécialisé dans le voyage OAG auprès de 5.000 participants à ses deux récentes web-conférences sur l’impact de la crise, apporte une vision intermédiaire. La majorité de ces professionnels et experts du secteur ne voit pas de retour à la normale du voyage d’affaires, coeur de cible des compagnies, avant au mieux, l’an prochain, du fait des conséquences économiques globales de la pandémie. En revanche, une petite majorité des sondés mise sur un retour plus rapide du trafic loisir, basé sur le trafic « affinitaire » et les promotions tarifaires qui ne manqueront pas de se multiplier à la reprise.

Toutefois, même dans les scénarios les plus sombres, personne ne veut croire que la croissance du transport aérien serait durablement enrayée. L’hypothèse d’un doublement du trafic aérien sur les 15 prochaines années n’a pas été démentie à ce stade. Quant aux conséquences financières de la crise, il faut se souvenir que dans le transport aérien, les remontées sont souvent aussi rapides que les descentes. Les pertes records de 2008 et 2009 avaient ainsi été suivies par un bénéfice record en 2010.

 

Coronavirus : quand les Etats font office de parachute pour le transport aérien

Les Echos 6/04/2020

A l’instar d’Air France-KLM, qui devrait faire l’objet d’une aide financière massive de la part de la France et des Pays-Bas, les compagnies aériennes du monde entier se sont tournées vers leurs gouvernements. Les plus grands gagnants sont, pour l’heure, les compagnies américaines. Mais les mesures générales de chômage partiel ont également permis aux compagnies européennes d’éviter le pire.

Pour les compagnies aériennes du monde entier, la question n’est pas de savoir si elles auront besoin de l’aide de leurs gouvernements, mais plutôt quand et comment se concrétisera cette aide. Face à une crise sans précédent, même les plus hostiles aux aides publiques se sont en effet convertis à l’interventionnisme étatique.

L’exemple le plus spectaculaire de cette conversion est donné par les compagnies américaines , qui ont été les premières à appeler à l’aide et qui sont aussi, pour l’heure, les mieux servies. Le plan de soutien à l’économie américaine voté la semaine dernière prévoit de leur octroyer 25 milliards de dollars d’aide directe pour payer les salaires et les pensions, ainsi que des garanties de prêts pour 25 milliards supplémentaires.

Aides sous conditions

Ces aides sont conditionnées à l’acceptation de certaines contraintes, comme l’interdiction des plans de licenciements d’ici au 30 septembre et le maintien des lignes intérieures pendant les deux prochaines années. Mais les montants en jeu devraient permettre aux transporteurs de laisser passer la crise. Selon son directeur général, American Airlines serait ainsi éligible à une enveloppe totale – aides et prêts garantis -, de 12 milliards de dollars, soit près de dix fois son bénéfice net de 2019 et plus de trois mois de chiffre d’affaires. Le partenaire et actionnaire d’Air France-KLM, Delta Air Lines, pourrait toucher jusqu’à 11 milliards de dollars.

Mais les Américains ne sont pas les seuls à sortir le chéquier pour le transport aérien. En Asie, Singapore Airlines a obtenu de son principal actionnaire, le fonds souverain singapourien Temasek, l’autorisation de lever jusqu’à 9,6 milliards d’euros (15 milliards de dollars singapouriens) sous forme d’actions nouvelles (pour 3,4 milliards d’euros) et d’obligations convertibles (6,2 milliards d’euros), assorti d’un prêt-relais de 2,5 milliards d’euros. Par ailleurs, 75 % des salaires des employés de SIA mis au chômage partiel sont financés par le gouvernement. La compagnie, qui a cloué au sol la quasi-totalité de sa flotte jusqu’à fin avril, explique avoir ainsi de quoi faire à la crise et « saisir les opportunités » à la sortie.

Dans la même région Asie-Pacifique, la Chine, Hong Kong, la Corée, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, ont annoncé des aides d’Etats, sous forme de prêts et d’exonérations de taxes et redevances. Au Moyen-Orient, l’émir de Dubaï a promis une « injection de capital » à Emirates.

En Europe, en revanche, les aides spécifiques accordées au transport aérien sont encore modestes. Plusieurs gouvernements ont annoncé des mesures fortes, comme la renationalisation d’ Alitalia ou de Brussels Airlines. Mais le premier membre de l’Union européenne à avoir demandé et obtenu le feu vert de la Commission européenne pour une aide d’Etat à ses compagnies aériennes est la France. Et cette aide se limite au report de paiement de trois taxes et redevances (taxe de l’aviation civile, taxe de solidarité sur les billets et redevances sur les services de navigation aérienne), pour la période de mars à décembre, dont le règlement pourra être étalé sur 2021-2022.

Prêts garantis et injection de capital

Cependant, Air France-KLM comme les autres compagnies ont largement bénéficié des mesures générales de chômage partiel, qui leur ont permis de réduire de 80 % leur principal poste de dépense. Ce mécanisme n’existe pas aux Etats-Unis. Par ailleurs, les gouvernements français et néerlandais ont mis leurs dissensions de côté pour étudier ensemble différentes aides financières à Air France-KLM. La première devrait se concrétiser sous la forme de crédit garantis par les deux Etats , pour un total de 6 milliards d’euros, dont quatre milliards pour la France. Mais une injection directe de capitaux dans Air France-KLM par les deux Etats reste envisagée à moyen terme pour accompagner la reprise.

Cela sera-t-il suffisant pour assurer l’avenir d’Air France-KLM dans le monde d’après ? Les taxes reportées et les prêts contractés, ainsi que le chômage partiel, permettent d’éviter des faillites à court terme en soulageant la trésorerie des entreprises. Mais ils devront être remboursés. Ce qui suppose que l’activité revienne rapidement à un niveau suffisant pour le permettre. Plutôt que des reports de taxe, les professionnels français du transport aérien auraient donc préféré des baisses durables, afin de réduire l’écart de compétitivité.

 

Coronavirus : comment Air France s’y prend pour stocker 180 avions inutilisés

Les Echos 6/04/2020

Avec seulement 5 % de son programme de vol maintenu, Air France a entrepris de stocker l’essentiel de sa flotte long et moyen-courrier pour une durée d’au moins un mois. Une opération totalement inédite à cette échelle, qui mobilise un millier d’employés des services de maintenance.

Chez Air France, il n’y a pas que les salariés qui sont confinés. Les avions aussi ! Avec l’arrêt de 95 % des vols , la compagnie a en effet dû immobiliser 180 avions sur 224, pour ne conserver que le strict nécessaire aux vols de rapatriements, à quelques lignes essentielles et au transport de fret. Un défi sans précédent pour les services de maintenance d’Air France, qui ont dû préparer les appareils à un sommeil de plusieurs semaines, comme le raconte le directeur général adjoint « engineering & maintenance » d’Air France, Géry Mortreux.

« On distingue trois niveaux de stockage selon la durée, explique-t-il : le parking normal, pour une durée de 2 à 4 semaines, le stockage actif, pour un à trois mois, et le stockage prolongé, au-delà de trois mois ». Avec, dans chaque cas, des recommandations à appliquer des avions et des motoristes, plus ou moins longues et complexes. « Pour un stockage actif, il faut compter environ 150 heures de main-d’oeuvre selon le type d’avion, en incluant le temps nécessaire pour sa remise en service, précise Géry Mortreux. Pour un stockage prolongé, il faut compter environ 800 heures ». Au total, un millier de salariés de la maintenance Air France restent ainsi mobilisés sur le terrain essentiellement pour ces opérations.

Un à trois mois de stockage

Air France n’en est heureusement qu’à la phase deux, de stockage actif. « Nous préparons nos appareils pour un arrêt complet d’un à trois mois, indique Géry Mortreux. Nous avons commencé il y a 15 jours et nous devrions avoir fini vers la fin de la semaine prochaine ». Sur les 180 appareils longs et moyen-courriers, 125 sont à Roissy-CDG, 37 à Orly et 10 au centre de maintenance de Toulouse.

« Nous avons aussi huit appareils qui étaient partis chez des sous-traitants pour des opérations de maintenance ou de peinture et qui y sont encore », précise-t-il. La crise sanitaire a en effet interrompu tous les travaux de maintenance et de réaménagement des cabines, afin de ne pas exposer inutilement les salariés.

Les préparatifs de stockage commencent, comme pour le simple parking, par la mise en place des protections sur toutes les ouvertures, comme les entrées d’air des moteurs et les sondes, ainsi que sur les roues, les pneus et les freins. « Nous procédons également au nettoyage de certaines zones, comme les trains d’atterrissage, ainsi qu’à une inspection générale de l’avion ».

10 % à 20 % de carburant dans les réservoirs

A ces opérations de base s’ajoutent, en cas de stockage actif, des opérations de « sécurisation » des commandes de vols, des éléments de voilure, du système de conditionnement d’air et du système hydraulique. « Nous réalisons aussi des opérations de graissage des commandes de vol et des éléments de voilure, ainsi que des mesures destinées à lutter contre la corrosion, en commençant par vérifier les drains », détaille le directeur de la maintenance d’Air France. « Nous plaçons des déshumidificateurs dans les cabines et nous recouvrons de protection certaines zones non peintes ». Autre mesure de précaution importante : les réservoirs de carburant sont remplis à 10 % ou 20 %, « afin d’éviter l’assèchement des joints, qui peut occasionner des fuites ».

Une fois mis sous cocon, les appareils ne restent pas livrés à eux-mêmes. « Une visite de vérification des protections est faite tous les 7 à 15 jours selon les flottes, avec un test du conditionnement d’air et des drains. Et tous les 15 à 30 jours, nous procédons à des tests des commandes de vols, des systèmes électriques et hydrauliques ainsi que des moteurs et de l’APU ».

Anticiper la reprise

Les opérations de déstockage sont globalement plus rapides – de l’ordre d’une cinquantaine d’heures, voire plus selon les types d’avions et la durée de stockage -, mais doivent être anticipées. « Avant de remettre l’avion en service, nous devons nous assurer que les tâches d’entretien réglementaires ont été réalisées, afin de ne pas avoir à l’arrêter quelques jours après », explique Géry Mortreux. Compte tenu de ces contraintes, le déstockage des premiers appareils commencera probablement dès la fin du mois d’avril, pour un retour en service en mai.

Reste à savoir si tous ces avions reprendront la voie des airs. « Aucun stockage prolongé n’est prévu », affirme Géry Mortreux. Mais certains s’interrogent sur une éventuelle sortie anticipée des A340 et de certains A380, en cas de reprise trop lente du trafic, qui nécessiterait une réduction durable de la capacité.

 

A contre-courant, les grandes compagnies low-cost européennes remboursent les billets des vols annulés pour cause de Covid-19

La Tribune 6/04/2020

Impossible de rembourser des billets d’avion qui ne pourront pas être utilisés au cours des prochaines semaines en raison des annulations de vols pour cause de Covid-19 ? Pas pour tout le monde visiblement. Alors que la plupart des compagnies aériennes comme Air France, Lufthansa ou British Airways proposent à leurs clients des reports de voyage ou des “avoirs” plutôt que des remboursements, certains transporteurs offrent la possibilité de rembourser. C’est en particulier le cas de plusieurs low-cost européennes puisque Ryanair, Easyjet, Vueling, Wizzair, Volotea, et même Nowegian, pourtant en grande difficulté financière, ont fait le choix de respecter les règles européennes obligeant les compagnies à proposer l’option du remboursement.

Règles européennes

Evidemment, ces compagnies n’en font pas une grande publicité. Elles n’ont pas intérêt à avoir trop de remboursements à effectuer. Comme tous les transporteurs, leur trésorerie est déjà sous tension en raison d’une absence totale de recettes du maintien de certains coûts fixes. C’est pour cette raison que la plupart des transporteurs se disent incapables de rembourser leurs clients.

“Nous sommes conscients des inconvénients (le non remboursement, NDLR) que cela peut représenter pour les passagers, mais c’est une question de survie pour les compagnies aériennes qui ont un énorme problème de cash devant elles”, a déclaré la semaine dernière Alexandre de Juniac, le directeur général de l’IATA.

Le montant des billets émis pour les trois prochains mois s’élève à 35 milliards de dollars au niveau mondial et à 10 milliards pour les compagnies aériennes européennes.

Les low-cost ne proposent pas toutes le remboursement des billets. C’est le cas de Transavia, Eurowings, respectivement filiales d’Air France-KLM et Lufthansa.

 

Après la crise, « il faudra baisser la fiscalité sur les billets d’avion », dit le représentant des aéroports français

Les Echos 7/04/2020

Le président de l’Union des aéroports français, Thomas Juin, plaide pour une action proactive des Pouvoirs publics, afin de permettre aux compagnies aériennes et aux aéroports français d’affronter une concurrence accrue lors de la reprise du trafic aérien.

Quel est le niveau d’activité des aéroports français ?

Roissy-CDG, Nice, Toulouse, Lyon et Marseille maintiennent encore un semblant d’activité, mais il s’agit essentiellement de vols cargo et de rapatriements. D’autres, comme Orly, n’ont plus de vol commercial, mais conservent une activité liée à la gestion de la crise, pour des vols sanitaires ou gouvernementaux. D’autres, enfin, sont fermés, mais ont la possibilité de rouvrir en une ou deux heures, si besoin.

Quel pourrait être l’impact financier de la crise ?

Si l’on se réfère à l’an dernier, la perte de trafic est de 18,7 millions de passagers pour le seul mois d’avril. Les aéroports se sont rapidement efforcés de réduire leurs dépenses. Mais les coûts fixes sont très importants, de l’ordre de 80 % des coûts globaux. Même avec le recours au chômage partiel, les pertes resteront abyssales. Pour un grand aéroport régional, on peut s’attendre à plus de 30 millions de perte nette dans l’hypothèse d’une reprise d’activité à l’été. A l’échelle nationale, le manque à gagner pour les aéroports et leur écosystème se chiffrera en milliards d’euros.

Les mesures gouvernementales de soutien au transport aérien sont-elles satisfaisantes ?

Les reports de paiement de taxes et de redevances vont un peu soulager la trésorerie des compagnies aériennes. C’est une bonne chose, mais cela n’aura aucun impact sur les coûts de touchée (temps d’immobilisation au sol, NDLR). En particulier, la fiscalité sur les billets d’avion reste inchangée. Par ailleurs, avec la baisse du trafic, le financement de la sûreté qui, en France, est à la charge des passagers, n’est plus assuré. Pour rétablir l’équilibre, il faudrait augmenter les redevances. A la reprise des vols, les compagnies françaises risquent donc de se retrouver avec des coûts de touchée plus élevés, mais avec moins de passagers et moins de recettes, dans un contexte de concurrence accrue.

Comment voyez-vous la sortie de crise ?

Une crise d’une telle ampleur sera nécessairement suivie d’une baisse de la connectivité aérienne en Europe. Au redémarrage, les compagnies se concentreront sur les lignes les rentables. Or le niveau de connectivité à une incidence directe sur l’attractivité économique d’un pays. Il faudrait donc que le gouvernement baisse la fiscalité sur le transport aérien, afin d’encourager les compagnies à reprendre leurs programmes de vols aussi largement que possible. Quand le transport aérien lutte pour sa survie, il serait choquant que le gouvernement maintienne des taxes comme taxe dite de « solidarité » et « l’éco-contribution » , destinées à financer d’autres secteurs.

 

Delta Air Lines table sur une chute de 90% de son chiffre d’affaires au second trimestre

La Tribune 6/04/2020

Dans un courriel à tout le personnel, Edward Bastian a également annoncé le dépôt d’un dossier de demande d’aide d’urgence auprès du Trésor tout en prévenant que sans des mesures d’économies drastiques prises en interne et de nouveaux financement l’argent public “ne mènerait la compagnie que jusqu’en juin”.

Situation grave

Pour souligner à quel point la situation était grave, M. Bastian a indiqué que samedi dernier Delta a transporté 38.000 passagers, alors qu’un samedi normal de fin mars ce sont 600.000 personnes qui prennent les avions de la compagnie.

“Tous les jours Delta brûle 60 millions de dollars de trésorerie”, a-t-il aussi indiqué, et il en a profité pour lancer un appel pour qu’un plus grand nombre d’employés prenne des congés sans solde, alors que 30.000 ont déjà choisi de le faire pour aider l’entreprise. Delta employait environ 90.000 personnes en 2019.

Congés sans solde

M. Bastian a rappelé que l’entreprise encourageait désormais ses employés à prendre 3, 6 ou même 12 mois de congés sans solde. “Je vous en pris demandez vous si un congé prolongé peut être intéressant pour vous et votre famille”, a-t-il écrit.

Il a aussi insisté sur le fait que l’entreprise économisait des milliards de dollars en retardant des projets d’investissements, en rationalisant ses installations aéroportuaires, en retardant les travaux d’entretien et en passant en revue toutes les dépenses dans tous les domaines.

 

Coronavirus: ADP perd 3 mlns d’euros de CA par jour

L’Usine Nouvelle 7/04/2020

 Le groupe Aéroports de Paris (ADP) perd chaque jour plus de trois millions d’euros de chiffre d’affaires en raison de l’épidémie de coronavirus qui a cloué les avions au sol et conduit à la fermeture de l’aéroport d’Orly, a déclaré mardi son PDG, Augustin de Romanet.

“Nos pertes de chiffre d’affaires par jour c’est plus de trois millions d’euros”, a-t-il déclaré sur France Inter tout en précisant que “l’exigence” pour le groupe était “de ne pas demander d’aide à l’Etat au-delà du chômage partiel”.

 

Orly : «La fermeture de l’aéroport est une catastrophe économique pour tout le bassin d’emploi»

Le Parisien 6/04/2020

La maire d’Orly est à l’unisson de tous les élus du secteur. Avec la fermeture de l’aéroport d’Orly, ce sont 90 000 emplois directs et indirects de la plateforme qui sont aussi concernés.

L’ aéroport d’Orly a fermé mardi dernier à 23h59 et depuis mercredi, les 80 avions stationnés sur la plateforme voient s’envoler les hélicoptères de l’armée de l’air, de la protection civile et du Samu et avions civils et militaires médicalisés.

Vidé de ses 80 000 voyageurs quotidiens et de ses 25 000 salariés, parmi lesquels ceux des 150 commerces et restaurants qui ont baissé le rideau, Orly est devenu la tête de pont de l’ évacuation sanitaire des patients gravement atteints du coronavirus vers les hôpitaux de province.

Une fermeture inédite décidée par Aéroport de Paris (ADP) pour permettre une reprise « le plus tôt possible » de l’activité aéroportuaire qui avait chuté de 80 % depuis le début de la pandémie.

« Une catastrophe économique » pour les 90 000 emplois directs et indirects, dont 42 000 emplois dans le secteur de la logistique, du bassin d’Orly qui inquiète les élus du territoire.

«Tout ce que l’on peut espérer c’est la réouverture rapide»

« Après la catastrophe sanitaire, cette fermeture est une véritable catastrophe économique qui va avoir un impact sur l’ensemble des entreprises sous-traitantes et l’ensemble de la plateforme. Certains se réjouissent d’entendre le chant des oiseaux, c’est sans compter les dégâts collatéraux pour les PME, les petits commerçants, les artisans qui seront les premiers touchés. Tout ce que l’on peut espérer c’est la réouverture rapide de la plateforme », alerte Christine Janodet, maire DVG d’Orly et membre du conseil d’administration d’ADP.

Premier pôle économique du Sud Francilien, troisième de la métropole du Grand Paris, la dynamique de l’aéroport rayonnant du bassin d’emploi d’Orly, au Min de Rungis, au centre commercial Belle-Epine jusqu’en Essonne et dans les Hauts-de-Seine, il est difficile de projeter en chiffre les pertes économiques liées à sa fermeture.

« Tout ce que l’on peut dire aujourd’hui c’est que le tissu économique est en grande difficulté, c’est une catastrophe pour notre région et l’on ne peut avoir que de sombres perspectives si le confinement dure », constate Richard Dell’ Agnola (LR), vice-président délégué à la stratégie économique au territoire Grand Orly Seine Bièvres et maire de Thiais.

«Reprise normale à la fin de l’été»

D’autant qu’il faudra plusieurs jours à l’aéroport pour retrouver son activité une fois la réouverture décidée sans que l’on ne sache quand celle-ci sera possible. Le numéro deux du groupe ADP Edward Arkwright avançait ce mercredi une reprise « échelonnée en fonction des destinations » pour une « reprise normale à la fin de l’été ».

Inquiet pour « les dizaines de milliers d’emplois qui sont concernés », notamment pour « les nombreux intérimaires qui ne seront probablement pas concernés par les mesures de chômage partiel et pour qui l’impact va être catastrophique », le président du conseil départemental du Val-de-Marne Christian Favier (PCF) l’est aussi pour la santé d’ADP qui emploie 1 350 salariés sur la plateforme d’Orly.

Des compagnies aériennes déjà fragiles

« ADP n’a plus de recettes tandis qu’il faut assurer les dépenses de gardiennage et de maintenance pour le moment venu redémarrer l’activité. Les compagnies aériennes elles aussi vont être en difficulté, on sait que plusieurs d’entre elles sont fragiles, on se souvient de la faillite d’Aigle Azur l’année dernière. L’activité est marquée par la période de l’été qui va être en grande partie sacrifiée », pointe le président.

Premier employeur privé d’Ile-de-France, le groupe Air France y génère plus de 230 000 emplois directs, indirects et induits. Dont 7 000 emplois directs dans le secteur du Grand Orly, répartis entre Air France et ses filiales Transavia et Bluelink.  « L’ensemble des salariés sont en activité partielle, à un taux variable en fonction de la nature de leur activité. Il est aujourd’hui trop tôt pour connaître l’impact de la fermeture d’Orly », indique-t-on chez Air France.

Tandis que 37 avions long et moyen-courriers sont actuellement stockés sur la plateforme d’Orly. Les équipes de maintenance se relayent pour assurer les opérations d’entretien de ces avions et permettre leur retour rapide en exploitation une fois la crise terminée.

 

Covid-19 : -48% pour Ryanair, -61% pour Norwegian en mars

Air Journal 6/04/2020

Le trafic aérien en mars 2020 a été considérablement affecté par la pandémie de coronavirus, comme l’attestent les chiffres publiés par les compagnies aériennes low cost Ryanair et Norwegian Air Shuttle.

Alors qu’elle maintient jusqu’à jeudi un programme de vols limités, Ryanair affiche pour le mois dernier une chute de trafic de 48%: le groupe a transporté 5,7 millions de passagers, avec un coefficient d’occupation de 91%, contre 10,9 millions durant le même mois l’année dernière. Ryanair en Irlande, au Royaume Uni, en Pologne et à Malte affichent 5,5 millions de clients, tandis que Lauda en Autriche en a enregistré 200.000 (-50%).

La low cost précise qu’elle a exploité plus de 33.000 vols réguliers en mars, dont « un certain nombre de vols de sauvetage et médicaux pour le compte de divers gouvernements de l’Union européenne ». Mais en raison des interdictions et des restrictions généralisées des vols des gouvernements de l’UE, Ryanair « prévoit de transporter un trafic minimal voire inexistant au cours des mois d’avril et de mai ».

Sur 12 mois en trafic glissant, Ryanair a transporté 146,8 millions de clients, soit une hausse de 4% par rapport à la même période à fin mars 2019 ; le coefficient d’occupation s’établit en moyenne à 96%.

En Norvège, la low cost Norwegian évoque « une baisse spectaculaire de la demande » suite aux restrictions imposées par le gouvernement en matière de voyages et à une baisse générale des voyages. En mars 2020, elle affiche 1,153 million de passagers (-61%), expliquant avoir « immédiatement réagi » et adapté son programme de vols à plusieurs reprises au cours du mois. La première étape a consisté à réduire d’environ 15% de la capacité prévue le 10 mars, puis à 85% de la capacité prévue à partir du 16 mars, « la plupart des annulations commençant à partir du 25 mars ». La capacité était de 40% inférieure à celle prévue tandis que les vols exploités avaient un coefficient d’occupation de 72%, en baisse de 13,8 points de pourcentage par rapport au même mois l’année précédente. Par rapport à mars 2019, la capacité totale (ASK) de Norwegian a diminué de 53% tandis que le trafic total de passagers (RPK) a diminué de 60%.

En mars, Norwegian a exploité 77% des vols réguliers, « plusieurs vols de sauvetage et a continué de maintenir une infrastructure de vol régionale essentielle ». Pour le CEO Jacob Schram, « la vitesse de l’épidémie mondiale de COVID-19 tout au long du mois de mars a eu un impact profond sur l’ensemble du réseau de Norwegian, car les annulations, conformément aux conseils de voyage mondiaux et à la baisse de la demande, ont été mises en œuvre tout au long du mois ». Norwegian a effectué « plusieurs vols de sauvetage pour le compte du gouvernement afin de garantir que des milliers de passagers scandinaves puissent rentrer chez eux en toute sécurité. Je profite de cette occasion pour remercier tous nos collègues dévoués, nos clients et les membres du public pour leur soutien continu », a ajouté le dirigeant.

 

Heathrow ferme une piste et réduit ses activités

La Presse 6/04/2020

(Londres) L’aéroport d’Heathrow, le plus grand du Royaume-Uni et l’un des principaux « hubs » du transport aérien mondial, va fermer l’une de ses deux pistes et suspendre l’activité liée aux passagers dans deux terminaux face à la chute du trafic en pleine crise du coronavirus.

L’aéroport reste ouvert notamment pour permettre l’acheminement des équipements médicaux et des produits alimentaires au Royaume-Uni, et pour permettre le rapatriement des Britanniques coincés à l’étranger à cause de la pandémie et des fermetures de frontières ou des mesures de confinement, précise Heathrow dans un communiqué reçu lundi.

« C’est notre devoir […] de rester ouverts et de fonctionner d’une manière sure », précise le communiqué, tout en ajoutant que ces mesures de réduction du périmètre de son activité vont lui permettre de diminuer ses coûts pendant la crise sanitaire, qui annihile une grande partie de ses revenus.

À cet effet, à compter de ce lundi, « nous allons passer à des opérations sur une seule piste » d’atterrissage et décollage et « dans les prochaines semaines nous allons temporairement transférer les activités impliquant des passagers des terminaux 3 et 4 vers les terminaux 2 et 5 », détaille le communiqué.

Il précise que la « réduction importante du trafic de passagers assure que ces derniers sont en mesure de respecter les directives gouvernementales de distanciation sociale ».

Dans un autre communiqué datant de vendredi et posté sur son site, l’aéroport précise que « le nombre de vols de passagers partant de Heathrow a chuté de 75 % » à cause de la pandémie.

À Londres, l’aéroport de Gatwick, le deuxième de la capitale britannique, a déjà fermé un terminal et réduit ses activités de façon importante.

London City Airport, situé dans l’est de la capitale non loin du quartier financier de Canary Wharf, a suspendu les siennes et de nombreux aéroports de province se retrouvent quant à eux menacés de faillite.

 

Air France-KLM : rapatriements, argent et problèmes de parking

Air Journal 7/04/2020

Il resterait encore environ 5000 Français coincés à l’étranger en raison de la pandémie de Covid-19, et le groupe Air France-KLM continue d’opérer des vols de rapatriement au gré des autorisations locales. Mais avec environ 5% des vols habituels opérés par les deux compagnies aériennes, il faut trouver de l’espace pour garer les avions inutilisés.

Depuis le 15 mars 2020 et le début du confinement en France, quelque 130.000 Français ont été rapatriés dans l’hexagone depuis 140 pays selon le Quai d’Orsay – un « exploit » selon les sénateurs pour la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères. La plupart l’ont été à bord de vols Air France, comme par exemple dimanche au départ de Cotonou puis de Libreville qui a ramené du Gabon « 367 passagers dont 280 compatriotes, Français de passage ou personnes vulnérables résidant au Gabon ; 87 étrangers de passage (dont 67 Européens), pour partie conjoints de compatriotes de passage » selon l’ambassade de France au Gabon. Parmi ces passagers, 154 venaient de Port-Gentil par quatre vols organisés le même jour par l’ambassade de France en liaison avec Afrijet. Un nouveau vol AF entre Libreville et Paris-CDG est à l’étude. La compagnie française a également opéré hier un vol spécial depuis Ho Chi Minh Ville au Vietnam, et prévu pour demain un vol de rapatriement au départ de Buenos Aires en Argentine.

Interrogée dans Le Figaro, la directrice générale d’Air France Anne Rigail a rappelé que depuis la mi-mars, 240.000 ressortissants français et européens ont été rapatriés depuis 82 pays. La crise vécue par la compagnie aérienne, qui « se différencie de toutes les précédentes par sa brutalité et son ampleur », s’est déroulée en trois étapes : le 30 janvier « avec l’arrêt de nos vols vers la Chine, décidé volontairement afin de protéger nos salariés et nos clients » ; le 12 mars avec l’interdiction par Donald Trump des voyages aux États-Unis pour les étrangers ; et le 16 mars avec la décision de confinement en France. « Nous avons alors perdu en quelques jours 95 % de notre activité, avec la fermeture de beaucoup de pays que nous desservons », souligne la dirigeante, pour qui au-delà des vols de rapatriements « il nous semble aussi important de maintenir une ligne de vie pour assurer la continuité territoriale ».

Anne Rigail n’a pas confirmé le montant d’un éventuel emprunt de 6 milliards d’euros par Air France-KLM, qui serait garanti par la France et les Pays-Bas. Mais elle s’est félicitée de la promesse d’aide de la part des deux Etats ; « le groupe dispose d’une trésorerie de 6 milliards d’euros, mais nous aurons besoin rapidement d’un soutien financier » pour passer la crise et « se préparer au redémarrage de l’activité en 2021 ou 2022 qui s’accompagnera d’une consolidation dans le secteur ». Sans moyens conséquents, Air France-KLM serait marginalisé face à des acteurs comme Singapore Airlines, qui vient d’être renflouée à hauteur de 13 milliards de dollars. Mais il faudra « rembourser cette somme sur une durée de quatre ans, voire six maximum, ce qui signifie 800 millions à 1 milliard à sortir chaque année. Vu les perspectives de reprise, ce ne sera pas chose facile », a expliqué une source de l’entreprise proche du dossier à Libération.

En attendant, Air France comme KLM doivent gérer le stationnement à long terme de leurs avions inutilisés. Pour la première, l’immobilisation de 180 avions pour au moins un mois mobilise un millier d’employés de la maintenance ; le directeur général adjoint Engineering & Maintenance Géry Mortreux a détaillé les trois niveaux de stockage envisagés dans Les Echos : « le parking normal, pour une durée de 2 à 4 semaines, le stockage actif, pour un à trois mois, et le stockage prolongé, au-delà de trois mois ». Pour un stockage actif, « il faut compter environ 150 heures de main-d’œuvre selon le type d’avion, en incluant le temps nécessaire pour sa remise en service », tandis que dans le cas du stockage prolongé, « il faut compter environ 800 heures », a-t-il précisé.

A l’aéroport d’Amsterdam, KLM Royal Dutch Airlines n’est pas en reste : plus de 200 avions sont désormais parqués à Schiphol. Les destinations qu’elle continue de desservir dans le cadre de son « calendrier restreint » sont exploitées à l’aide d’Embraer 190 et Boeing 737 et 777-300ER, les vols de rapatriement étant parfois opérés à l’aide des 777-200ER, 787-9 et 787-10 (les 747 sont désormais sortis de la flotte). La piste 18L-36R (« Aalsmeerbaan ») est entièrement dédiée au stockage des avions inutilisés par KLM et sa filiale low cost Transavia, tout comme 4 des 6 jetées de Schiphol (seules les D et E sont encore utilisés par les passagers).

La compagnie néerlandaise décrit dans son blog le « Great Big Schiphol Parking Puzzle, car chaque position ou stand ne convient pas à chaque type d’avion. C’est tout un défi de garer tous les avions à leur place. Plusieurs aspects sont impliqués dans cette opération. La taille d’un avion est bien sûr un facteur clé. Vous devez empêcher les avions de bloquer les autres, par exemple, si vous devez les remorquer pour l’entretien. Par conséquent, l’un des critères de stationnement est qu’il devrait y avoir suffisamment d’espace entre les aéronefs, afin qu’ils puissent être facilement déplacés pour inspection. Cependant, tous les types d’avions doivent être regroupés aussi étroitement que possible, afin de garantir que le stationnement et la maintenance peuvent être effectués aussi efficacement que possible. Ce sont tous des facteurs qui doivent être pris en compte ».

 

Brussels Airlines : pas de vol avant le 15 mai

Air Journal 7/04/2020

Clouée au sol depuis la mi-mars en raison de la pandémie de Covid-19, la compagnie aérienne Brussels Airlines a reporté au 15 mai au plus tôt la reprise de ses vols. Ses 4200 employés resteront donc au chômage partiel.

Ayant suspendu ses opérations le 20 mars 2020, la compagnie nationale belge avait initialement programmé son retour dans les airs pour le 20 avril. Sans surprise, cela ne sera pas le cas : elle a reporté cette date lundi au 15 mai au plus tôt « en raison des circonstances exceptionnelles causées par la crise mondiale du Coronavirus ». Brussels Airlines assure à ses clients que « la valeur de votre billet reste valable pour de futurs voyages et nous gardons votre billet d’origine en attente ».

Si vous êtes détenteur d’un billet de Brussels Airlines (numéro de billet commençant par 082), nous vous offrons la possibilité de recevoir un bon de réduction de 50 € par invité pour une nouvelle réservation ultérieure. Une fois que vous avez demandé ce bon, vous avez jusqu’au 31 août 2020 pour effectuer une nouvelle réservation pour une date de voyage au plus tard le 31 décembre 2020. Vous pouvez également réserver votre vol pour un voyage entre le 1er janvier 2021 et le 30 avril 2021, mais la réduction ne sera pas appliquée.

En attendant, la compagnie de Star Alliance conserve « une capacité de vol minimale » disponible pour les vols de rapatriement du gouvernement et le transport de fret humanitaire. Visant une « offre de vol stable » dès la reprise des opérations, Brussels Airlines travaille actuellement sur un réseau réduit répondant selon son communiqué « aux besoins des voyageurs d’affaires et de loisirs ». Dès le redémarrage de ses activités, la compagnie aérienne va progressivement étendre son offre de réseau « en fonction de la demande et des besoins des marchés qu’elle dessert ».

Brussels Airlines prolonge en outre l’intégralité du chômage temporaire pour l’ensemble de la compagnie. Des exceptions sont prévues pour les employés qui couvrent les vols de rapatriement, maintiennent la flotte ou préparent le redémarrage des opérations.

« Tout comme l’ensemble du secteur mondial de l’aviation et du tourisme, Brussels Airlines est également fortement impactée par cette crise sans précédent. À côté de nos passagers et de nos employés, nous ne devons pas oublier les milliers d’emplois indirects créés en Belgique à la suite de nos opérations avec Brussels Airlines. Ces entreprises souffrent également. Je profite de l’occasion et remercie l’incroyable solidarité au sein du secteur. Je suis convaincu qu’ensemble, nous pouvons sortir de cette crise en tant que communauté encore plus forte », a déclaré Dieter Vranckx, CEO de Brussels Airlines.

 

Voyages à forfait : les nouvelles conditions d’Air France KLM vis-à-vis des TO

Tour Hebdo 6/04/2020

Le Seto et la compagnie aérienne ont signé un accord vendredi portant sur les conditions accordées par la compagnie à l’ensemble des membres du syndicat, incluant les groupistes, le MICE et les spécialistes des voyages scolaires.

Le courrier adressé vendredi 3 avril aux adhérents du Seto par le président du syndicat, René-Marc Chikli, est porteur d’une bonne nouvelle. Le Seto a en effet réussi à trouver un accord avec Air France KLM portant sur les conditions accordées par la compagnie à l’ensemble des membres (des groupistes au MICE en passant par les voyages scolaires) pendant la crise sanitaire.

Nous nous félicitons d’avoir obtenu cet accord exceptionnel applicable dès à présent. Ces conditions devraient être reprises par Transavia, mais également par un ensemble de compagnies opérant en France, avec votre aide“, indique René-Marc Chikli dans le courrier.

Pour les voyages à forfait en Groupe dans le cadre de vols annulés entre le 1er mars 2020 et le 15 septembre du fait du COVID 19, Air France KLM s’engage à ce que le TO ait “la liberté de réserver un nouveau groupe dans les 12 mois (à partir de la date de voyage initiale) ou se faire rembourser après 12 mois (à partir de la date de voyage initiale). Le changement de nom est déjà couvert par les conditions Groupe actuelles“, précise dans l’accord Sébastien Guyot, directeur des Ventes Entreprises et Agences chez Air France KLM.

Pas de pénalité d’annulation pour les groupes

Davantage dans le détail, pour les départs jusqu’au 30 juin 2020, les groupes déjà réservés, acomptés ou avec des billets émis au 1er avril 2020, n’auront pas de pénalité d’annulation. Pour les départs du 1er juillet jusqu’à 31 août 2020, il n’y aura pas non plus de pénalité d’annulation si l’annulation est effectuée 60 jours avant le départ. Enfin, pour les départs du 1er jusqu’au 15 septembre 2020, la compagnie ne procédera à aucune pénalité d’annulation si elle est effectuée avant le 1er juillet 2020. Dans tous les cas, les TO auront la possibilité d’effectuer le report de l’EMD d’acompte sur un nouveau groupe pour un départ jusqu’à 12 mois après la date de voyage initiale. De plus, si le report du groupe est involontaire (annulation par Air France), l’EMD pourra être remboursé 12 mois après la date de voyage initiale.

Pour les voyages à forfait en Allotement dans le cadre de vols annulés entre le 1er mars et le 15 septembre 2020 du fait du COVID 19, la compagnie s’engage à ce que le TO/agence ait la liberté de demander une nouvelle quotation ou de se faire rembourser via le BSP Link.

Enfin, pour les voyages à forfait en TOI dans le cadre de vols annulés entre le 1er mars et le 15 septembre 2020 du fait du COVID 19, le TO/agence a la possibilité d’émettre un EMD à valoir sur une nouvelle réservation réalisée dans un délai de 12 mois avec un changement de nom possible. Il peut se faire rembourser 12 mois après l’émission de l’EMD (en cas de report involontaire). 

Pour les voyages à forfait en tarif public, dans le cadre de vols annulés, les conditions particulières et évolutives liées à la crise COVID 19 s’appliquent.

 

Coronavirus : Accor est contraint de fermer les deux tiers de ses hôtels dans le monde

Tour Hebdo 6/04/2020

Alors que la moitié des établissements sont déjà fermés, 200 000 collaborateurs du géant hôtelier se retrouvent au chômage partiel ou sans travail. Un fonds va être créé pour aider les salariés en grandes difficultés financières.

L’épidémie de coronavirus touche de plein fouet le groupe hôtelier français. Son PDG Sébastien Bazin vient d’annoncer la fermeture prochaine des deux tiers de ses hôtels dans le monde. “Notre activité est très très fortement impactée” par le Covid-19, a-t-il déclaré. Ajoutant que “Accor a demandé de ne pas être là le 2 avril” aux deux tiers de ses 300 000 collaborateurs travaillant dans les quelque 5 000 hôtels sous enseignes dans le monde. Ceux-ci sont au chômage partiel ou sans travail, a indiqué le dirigeant. “Car malheureusement nous n’avons pas de clients, et les hôtels ferment.”

En parallèle, le groupe, dont la moitié du parc est déjà fermé, va “allouer 25% du dividende prévu, soit 70 millions d’euros“, à un fonds destiné à ses salariés et “préserver” les 210 millions d’euros restants. Ce fonds pourra aider “au cas par cas” les collaborateurs se trouvant “en grandes difficultés financières suite à des mesures de chômage technique” et prendre en charge leurs frais d’hospitalisation lorsqu’ils “ne bénéficient pas d’une couverture sociale“, a précisé Sébastien Bazin.

Il pourra aussi éventuellement bénéficier à des “partenaires individuels en grande difficulté financière” ou à des “initiatives solidaires en soutien des personnels soignants et d’organisations caritatives” luttant contre le Covid-19.

Reprise progressive de l’activité en Chine

On est face à une crise sans précédent, on prend des mesures extraordinairement contraignantes et brutales pour un ensemble de collaborateurs dans le monde (…) il faut se montrer solidaire et disponible” envers eux, a-t-il affirmé. Et “il faut sauvegarder le plus de trésorerie possible parce qu’on va en avoir bien besoin”. Le groupe est néanmoins confiant car il “a commencé l’année avec 2,5 milliards d’euros de trésorerie“, grâce à la cession de 65% de son pôle immobilier AccorInvest.

En Chine, où Accor compte 25 000 collaborateurs jusqu’ici confinés à leur domicile, l’activité reprend puisque “80% d’entre eux sont retournés dans les hôtels qui sont en fonctionnement pour accueillir des clients“. “La reprise est lente” dans le pays, “elle se fait surtout par le segment économique” avec “50% de taux d’occupation” dans les hôtels à l’heure actuelle et une clientèle “très locale, chinoise“, a encore précisé le PDG du géant hôtelier.

 

Crise Coronavirus : “small is beautiful”… Vers l’éclatement des grands Groupes ?

TourMag 6/04/2020

La chronique de Jean-Louis Baroux

La situation actuelle bouleverse toute l’organisation du transport aérien, sans compter celle de tout notre système économique. En gros, elle montre les limites de la mondialisation effrénée dans laquelle nous nous étions tous engouffrés. C’est ainsi que les compagnies aériennes ont créé des groupes gigantesques pour contrôler un maximum de marchés…

IAG qui regroupe British Airways, Iberia, Vueling, Aer Lingus, Level et Air Europa réalise un chiffre d’affaires de 23 milliards d’euros avec 600 appareils, lesquels desservent 280 destinations en transportant plus de 100 millions de passagers.
Lufthansa et ses filiales : Eurowings, Germanwings, Swiss, Edelweiss, Austrian Airlines, Brussels Airlines et LH cargo fait voyager plus de 145 millions de passagers dans ses 763 appareils, le tout pour un chiffre d’affaires de plus de 36 milliards d’euros.
Enfin le groupe Air France/KLM et ses filiales Transavia Holland, Transavia France et Martinair, pèse plus de 26 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisé avec 590 appareils, lesquels ont transporté plus de 100 millions de passagers vers 312 destinations.

Pendant ce temps-là, les leasings et locations continuent à courir

Les chiffres donnent le tournis. Rajoutez à cela que les trois groupes ensemble emploient 286 000 salariés, et vous aurez une idée de leur puissance.
Sauf que tout cela s’est effondré sous les coups sournois d’un minable virus importé de Chine, on ne sait trop comment.
Ainsi la quasi-totalité de presque 2 000 appareils a été clouée au sol. Les personnels sont mis massivement en chômage technique.
Les seuls appels en réservation sont pour annuler des voyages. Et il faut maintenant rembourser les clients qui réclament leur argent car ils ont acheté, souvent longtemps à l’avance, des billets pour des vols qui ont dû être annulés, certes en dehors de la volonté des transporteurs, soumis aux règles de fermeture des frontières édictés par les Etats.
Et pendant ce temps-là, les leasings et locations continuent à courir.
Oh bien sûr, il y aura des accommodements avec les propriétaires d’avions, mais ces derniers doivent percevoir leurs loyers pour payer les considérables emprunts qu’ils ont levés auprès des établissements bancaires et des fonds d’investissement.

Plus les groupes sont importants et plus ils deviennent fragiles

Alors, plus les groupes sont importants et plus ils deviennent fragiles. Et toutes les compagnies crient à l’aide auprès de leurs gouvernements.
Ce n’est d’ailleurs pas le cas des seuls transporteurs européens, les gros américains et les transporteurs du Golfe en ont fait autant, avec d’ailleurs plus de réactivité de la part de leurs pays que celle observée en Europe.
C’est maintenant que les Etats se rendent compte de l’importance stratégique du transport aérien.
Chaque pays a besoin de son drapeau et aucun gouvernement ne souhaite voir le destin de sa compagnie majeure rester aux mains des grands groupes si fragilisés.
La Commission Européenne a modifié largement sa doctrine libérale et a commencé à autoriser l’Italie à nationaliser Alitalia, en fermant les yeux sur les ratios d’endettement et de déficit du pays.
Cela ne s’arrêtera pas là. La Belgique a fait savoir qu’elle était prête à nationaliser elle aussi Brussels Airlines. Il n’y a pas de raisons pour que la Suisse et l’Autriche n’en fassent pas autant.

Les Etats ne laisseront pas tomber leurs compagnies nationales

Dans cette hypothèse, le Groupe Lufthansa serait ramené aux seuls transporteurs allemands.
Du côté franco-néerlandais, ne va-t-on pas assister aussi à la séparation de KLM et d’Air France, chaque pays se préoccupant d’abord de sauver son transporteur avant de s’occuper du voisin ?
Si cela devait arriver, l’affaire serait d’ailleurs très compliquée car le groupe appartient en grande partie à des compagnies étrangères : Delta Airlines, China Eastern ainsi qu’aux Etats français et néerlandais.
Mais d’un autre côté, les cours de bourse s’étant effondrés, toutes les transactions deviennent possibles.
D’ailleurs, il pourrait arriver aussi le même scénario au groupe IAG, d’autant plus que la partie majoritaire britannique redevient hors européenne sous le coup du Brexit. Seulement, Qatar Airways possède 25% des actions, ce qui en fait un partenaire incontournable.
La grande leçon à tirer de la situation actuelle est que les Etats ne laisseront pas tomber leurs compagnies nationales et que pour ce faire, ils sont disposés à les racheter, quitte à faire exploser les groupes auxquelles elles appartiennent.
Va-t-on revenir 20 ans en arrière ? Et cela serait-il si désastreux ?

Adhérer au SPL

Adhésion facile en ligne.

Accédez à votre section d'entreprise

Une idée ?

Vous avez des suggestions pour améliorer le dialogue ?

Service juridique

Faites appel à notre service