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Boîte de Pandore

Boîte de Pandore

Dans la mythologie grecque, Prométhée vola le feu aux Dieux pour le donner aux hommes. Pour se venger, Zeus ordonna à Vulcain de créer une femme faite de terre et d’eau. Elle reçut des Dieux de nombreux dons : beauté, flatterie, amabilité, adresse, grâce, intelligence, mais aussi l’art de la tromperie et de la séduction. Ils lui donnèrent le nom de Pandore, qui en grec signifie “doté de tous les dons”. Elle fut ensuite envoyée chez Prométhée. Epiméthée, le frère de celui-ci, se laissa séduire et finit par l’épouser. Le jour de leur mariage, on remit à Pandore une jarre dans laquelle se trouvaient tous les maux de l’humanité. On lui interdit de l’ouvrir. Par curiosité, elle ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre. Seule l’espérance resta au fond du récipient, ne permettant donc même pas aux hommes de supporter les malheurs qui s’abattaient sur eux. C’est à partir de ce mythe qu’est née l’expression “boîte de Pandore”, qui symbolise la cause d’une catastrophe.

Et chez HOP, qui a ouvert la boîte de Pandore ?

En avril 2019, pour sceller le sort de 25 CDB ATR, Martine Selezneff a mis en place un procédé inédit et dangereux : déclasser quelques Cdb en OPL en leur promettant que ce serait provisoire et qu’ils repasseraient rapidement CDB, quelle que soit la conjoncture économique … Ben voyons ! Cette mauvaise blague avait été validée et orchestrée par le SNPL via un référendum interne historiquement honteux

La Direction était trop contente de tenir là un nouveau procédé de reclassement en défiant toutes les règles du code du travail et celles inscrites dans la convention. Trop tard, le mal était fait : la boîte de Pandore a été ouverte, dans l’indifférence générale ; seul le SPL avait tenté de réagir et de s’y opposer : on connait la suite puisque notre syndicat avait été exclu des négociations, en toute illégalité.

La Direction va ouvrir une nouvelle fois la boîte de Pandore !

Dans le cadre du projet de PDV/PSE, la Direction a présenté en CSE extra les 12 et 13 août, sa mesure de reclassement favorite : si un PNT n’entre pas dans le cadre d’un départ volontaire, elle va rouvrir la fameuse boîte : pour gérer le sureffectif inévitable des CDB HOP à l’horizon fin 2022, le reclassement de CDB en OPL est donc annoncé !!! Idem pour les PNC, le déclassement des CC en HST est également prévu dans le projet de la Direction ! Martine est partie mais le mal est fait… les complices de l’époque auront des comptes à rendre car de nombreux CDB vont en payer les pots cassés.

Dans la vraie vie, c’est comme dans la mythologie : l’espérance reste bloquée au fond du récipient. Rester optimiste chez Hop devient un exercice de style qui fait appel à des qualités surhumaines que seuls quelques livres de mythologie ont le secret.

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Boîte de Pandore

HOP.E sans espoir

Ces derniers jours, les annonces sur la stratégie de HOP sont tombées : le message d’Anne Rigail, la vidéo de PO Bandet, la com’ du DOA , les temps d’échange avec la Direction en visio se sont enchainés à un rythme endiablé. Les élus du CSE ont rejeté les orientations stratégiques de la Direction en boycotant le dernier CSE extraordinaire, la Direction poursuit donc seul sa stratégie de destruction.

Le compte à rebours est lancé, la mise à mort est programmée, nos dirigeants déroulent à la lettre les directives de leur chef. Ben Smith profite de la crise sanitaire et de la complicité du SNPL AF pour faire la peau du court courrier et de notre compagnie en particulier. Il la trouve depuis le début « trop compliquée » et a décidé de la réduire au maximum avant de fermer ? Face aux ordres de Ben, Pierre Olivier obéit, en bon petit soldat fidèle. Lorsque le nettoyage sera terminé, l’équipe entière des dirigeants de HOP détachés d’Air France rejoindra le bercail avec les félicitations du boss canadien.

Depuis son arrivée chez HOP, PO Bandet aura donc fermé trois secteurs, en moins de 18 mois, sans jamais chercher à construire, rebâtir, proposer une solution. Le nombre de charges avions sera passé par 64, puis 57, 50 et maintenant ce sera 29 charges! Gardons à l’esprit que le seuil de rentabilité était, selon ses propos, de 50 charges mini…

Si la « mono-flotte » chez HOP a du sens, le mode opératoire est insensé, la casse sociale maximale et la cible de 29 charges ridiculement basse. Seul secteur en sursis, l’Ejet semble déjà condamné avec l’arrivée des A220, présenté comme le sauveur du court courrier et la seule alternative écologique. Pourtant cet avion connait des débuts fort difficiles, avec des pannes moteur à répétition ; SWISS et Air Baltic ont bloqué au sol leur flotte à plusieurs reprises. Du côté d’Air France, Ben Smith travaille la main dans la main avec le SNPL, ils ont mis en place en moins de deux mois une rupture de contrat collective (RCC) pour dégraisser rapidement les hauts salaires, notamment ceux du secteur A380. Si cette RCC n’avait pas le succès attendu, il nous parait improbable de voir des PNT de HOP rejoindre Air France en janvier 2021 pour participer à la montée en puissance de Transavia.

Du côté de HOP c’est le marasme le plus complet : le protocole fin de secteur ERJ aura permis de recaser en urgence des PNT sur des bases qui n’existent déjà plus et sur un secteur dont l’avenir s’assombrit également ! Désormais HOP se résume à un mini « Régional » avec l’ obligation de dégager des bénéfices à l’horizon 2022 avec une trentaine d’avions contre cinquante en 2013 pour YS.

Négociations à venir

Que ce soit chez AF ou chez HOP, le mode opératoire reste le même : la Direction négocie en secret avec le SNPL et ignore les autres organisations syndicales. Le problème chez HOP est que le SNPL a vendu du rêve et n’est pas en odeur de sainteté chez AF ; de plus, après avoir sacrifié le secteur ATR, le SNPL vient d’orchestrer le départ forcé des PNT CRJ qui n’auraient plus comme seul espoir de rejoindre AF/TO pour sauver leur peau ???

Nous avions dénoncé ce scandale orchestré en début d’année : nous vous renvoyons à la motion du SPL annexée au Compte rendu de commission paritaire fin de secteur ERJ. Ces manœuvres ont été initiées en toute connaissance de cause et ce n’est pas la COVID qui en est responsable. Que chacun assume désormais ses responsabilités !

Les négociations vont donc débuter et les mauvaises habitudes reprennent déjà : les DS du SNPL, tous sur Ejet (ou en cours d’affectation), ont déjà accepté une bilatérale avec la Direction ; devant la gravité de la situation et le risque de licenciements massifs, l’intersyndicale et la cohésion serait pourtant de rigueur, c’est la raison pour laquelle la majorité des élus CSE et l’intersyndicale de HOP aspirent à des négociations transparentes, en séance plénière.

Il n’est pas question de bâcler en urgence le problème de sureffectif PNT mais de rétablir des bases de reclassement équitables et conventionnelles. Du côté du SPL, nous ne dévierons pas de notre ligne maitresse : sauvegarder l’emploi d’une majorité de PNT, quel que soit leur secteur d’origine. Nous avons dénoncé par avance les risques encourus pour les PNT CRJ et proposé à maintes reprises de repartir d’une feuille blanche en respectant la convention et la LCP et/ou l’ancienneté.

Dans l’immédiat, nous revendiquons l’ouverture de négociations pour allonger la période d’activité partielle et bénéficier de l’APLD. Le décret va bientôt sortir, le gouvernement veut minimiser les licenciements au sein des grandes entreprises comme Air France, Renault, Airbus …

Dans un second temps, nous souhaitons que les PNT soient reclassés au sein du Groupe AF KLM conformément à la C-PNT. Les besoins en PNT chez TO sont désormais connus, il n’est pas normal que le seul recrutement soit lié à la réussite de la sélection AF.

D’autres alternatives doivent être étudiées, notamment le détachement. Si HOP a un avenir, pourquoi ne pas détacher des PNT en sureffectif au lieu de les licencier ou de les inciter à partir ? Pendant ce temps, AF continue d’affréter des compagnies extérieures sur des OSP : exemple d’AMELIA (ex Regourd) qui fait ORY Tarbes en ERJ145. Cherchez l’erreur !

Notre compagnie ne peut plus refuser les détachements de PNT au sein de compagnies qui sont soit affrétées soit travaillent en codeshare pour AF !!!

Notre PDG, son dirigeant responsable, son DRH, la DRH du PS (en charge des relations sociales) sont les meilleurs (?) exemples de personnels détachés, sauf qu’ils viennent d’Air France …

Devoir démissionner et repartir avec une « ancienneté zéro » n’est pas la seule solution pour quitter HOP, ou alors il faudra que cela soit accompagné d’une indemnité compensatrice prenant en compte les préjudices et les risques encourus ?

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Boîte de Pandore

Comment la Justice remet l’église au centre du village

Lors de la dernière mandature, le SNPL avait demandé à la Direction de l’époque d’écarter le SPL de la deuxième phase de négociation sur la convention PNT, suite à 6 jours de grève orchestrée par le SNPL et le FUC.

Impuissants devant cette cogestion et malgré de nombreux avertissements de notre part sur l’illégalité de cette démarche qui ne respectait pas la représentativité syndicale, nous avons dû saisir le tribunal de Créteil afin de faire respecter le droit. C’est avec une certaine satisfaction que nous avons accueilli sa décision lundi dernier, dans un contexte économique et social très compliqué et à la veille d’une semaine décisive sur l’avenir de Hop et de ses 2780 salariés.

En effet, le jugement du 12 juin dernier rétablit la vérité et condamne la société HOP pour avoir écarté illégalement notre syndicat et négocié en aparté avec le SNPL et le FUC.

Voici quelques extraits de ce jugement* :

  • « des négociations bilatérales se sont tenues entre l’employeur et des syndicats concurrents »
  • « l’entrave à l’exercice du droit syndical est constituée par la seule absence d’invitation aux négociations »
    « le SPL-CFDT a subi un préjudice d’image résultant du fait que les autres syndicats représentatifs ont pu bénéficier
  • d’une position privilégiée dans les négociations »

Les répercussions sur les dernières élections auraient même pu remettre en cause notre représentativité et laisser le champ libre au SNPL, habitué à monopoliser le débat et à diriger la Compagnie.

Nous l’avons dénoncé devant les tribunaux, nous continuerons à faire valoir nos droits devant la justice s’il le faut.

Vous pouvez compter sur notre détermination pour poursuivre notre mission, faire en sorte que les différences de traitement disparaissent.

Nous ne sommes pas là pour vendre du rêve. Dans cette période difficile, juste avant de redémarrer un cycle de négociations cruciales pour votre avenir, le SPL compte bien peser dans les négociations ; avec la CFDT, nous sommes le premier syndicat inter-catégoriel de HOP.

Des échéances importantes arrivent, le SPL reste debout face aux tempêtes et maintiendra le cap, dans l’intérêt de tous les PNT de HOP.

Nous remercions nos fidèles adhérents et nos sympathisants qui nous ont permis de poursuivre notre mission malgré les tentatives de déstabilisation et les incohérences des équipes de Direction.

Pour tout contact, n’hésitez pas à nous consulter via notre site https://www.syndicat-spl.fr/hop/ *Référence du jugement N°RG18/03448 du 12 Juin 2020 Tribunal judiciaire de Créteil

Boîte de Pandore

Lettre ouverte sur l’avenir de HOP

Lettre ouverte

Nantes, le 29 avril 2020

Par courriel : pobandet@hop.fr

Objet : avenir de HOP

Monsieur Pierre-Olivier BANDET

Directeur Général Air France-HOP Aéroport Nantes Atlantique 44345 BOUGUENAIS Cedex

Monsieur le Directeur Général,

Nous avons bien pris acte de votre message du 25 avril, envoyé aux salariés de HOP à la suite de l’intervention de M. Ben SMITH et Madame Anne RIGAIL, le 23 avril 2020. Nous avons désormais conscience que l’avenir de HOP est très compromis. L’entreprise est en sursis puisque son périmètre d’activité passera inévitablement sous le seuil de rentabilité.

Nous regrettons que le PDG du Groupe AF KLM ne reparte pas d’une « copie blanche » pour construire un avenir meilleur pour HOP et déplorons la dépendance persistante d’Air France au SNPL, qui pèse toujours autant sur la politique du Groupe entier.

Quel avenir pour HOP ?

La flotte continue de se simplifier avec la fermeture du secteur ATR en 2019, et, prochainement, la fermeture accélérée du secteur EMBRAER 145. Le réseau de destinations s’est affranchi des lignes les moins rentables. La marque HOP a été supprimée pour consolider la marque historique. Malgré toutes ces transformations, le compte n’y est toujours pas ! Lorsque Ben SMITH a supprimé la marque HOP, vous avez tenté de nous rassurer en invoquant une garantie structurelle de rester à 51 coques (iso 76 charges à la création de HOP), quelle que soit la conjoncture, grâce au contrat d’affrêtement ACMI qui nous lie avec Air France. Ce contrat serait-il menacé lors des propos du 23 avril 2020 ?

Les PDV successifs et la suppression de nombreux postes n’ont pas suffi et, aujourd’hui, vous nous proposez un modèle à 35 coques sur CDG, sans aucune garantie. Nous gardons en tête que HOP n’était plus viable en-dessous de 55 charges ! De plus, depuis l’annonce du prêt de l’Etat consenti à Air France et des nombreuses compensations demandées, nous savons que HOP ne pourra pas s’y soumettre, notamment en matière d’écologie. En effet, l’arrivée des A220, plus économiques, ne concerne pas non plus HOP, conformément aux allégations du SNPL AF.

Le modèle KLM Cityhopper loué par Ben SMITH aurait-il plus de légitimité que celui de HOP, jugé « trop compliqué »? La future orientation stratégique de trente-cinq coques basées à CDG est-elle la seule ambition pour HOP ?

Pour l’ensemble des salariés de HOP, la question est posée : HOP a-t-elle un avenir à long terme au sein du Groupe Air France KLM ?

Les transformations à venir

Concernant les PNT, nous vous demandons de rétablir une politique d’évolution de carrière lisible et cohérente. Il faut tout remettre à plat, réviser les protocoles qui engendrent actuellement des inégalités de traitement. L’urgence est également de rétablir des conditions favorables identiques pour tous les départs à venir, sans risquer de nombreux recours judiciaires. Le seul secteur non menacé à ce jour est celui de l’EJET ; l’avenir de HOP à court terme passe donc par l’adaptation de sa population PNT et l’anticipation, tout en respectant les règles conventionnelles. Il n’est pas possible d’envisager d’y affecter des PNT sans respecter la LCP, nous avons tous en mémoire la jurisprudence tant redoutée par l’équipe de Direction précédente.

D’autant que l’intégration des PNT HOP chez Air France est impossible, le PDG du Groupe l’a une nouvelle fois confirmé.

Concernant le Personnel Sol, vous reconnaissez les lourds sacrifices déjà consentis par bon nombre de salariés, contraints à la mobilité géographique et/ou suppression de leur poste pour s’adapter aux plans successifs depuis la fusion. Aujourd’hui, il faut élaborer un scénario cohérent et ambitieux qui respecte leurs conditions et leurs compétences professionnelles. Selon les propos du 23 avril, l’avenir des fonctions supports serait au sein de la SNCF. Nous avons l’avantage de bien connaître le monde du rail à la CFDT et nous pouvons vous garantir que leur réseau est complétement saturé. La SNCF est également confrontée à la concurrence et le transfert du déficit de l’aérien vers le rail n’est pas crédible. Quid de nos personnels de maintenance ? Des différents sites régionaux ?

Concernant les PNC, si la transformation de Air France Hop devait avoir lieu prochainement, elle ne doit pas « étouffer » les efforts effectués et subis depuis la fusion, par les PNC :

  • renégociations de tous les accords collectifs PNC,
  • modification en profondeur des conditions de travail, généralisation des multi-qualifications avions PNC et mobilité géographique,
  • adaptation du produit business en vols sur le court-courrier en région et sur l’Europe. Aussi nous vous demandons dans les meilleurs délais des réunions de négociations regroupant les Directions et les organisations syndicales PNC de HOP et d’Air France afin de déterminer toutes les opportunités au sein du Groupe Air France.

    Position de la CFDT, de l’UNPNC et du SPL

    Les élus de la CFDT, UNPC et SPL sont conscients de la gravité de la situation mais les mauvaises orientations stratégiques ainsi que la crise sanitaire actuelle ne sont pas le fait des salariés.

    Nous avons regretté à plusieurs reprises, lors des CSE notamment, un « manque de courage managérial ». Dans cette période de crise et d’activité partielle, nous déplorons également le défaut de consultation. Nous vous l’avons fait savoir lors du dernier CSE extraordinaire en nous abstenant sur la prolongation à neuf mois de l’activité partielle.

    Il faut bâtir ensemble un nouveau modèle pour HOP, sans attendre les décisions imposées par le groupe AF KLM et son syndicat majoritaire !

    Les salariés sont tous impliqués et fiers de leur métier. Ils sauront encore une fois s’adapter pour bâtir un modèle rentable et viable pour HOP.

Nous comptons sur vous, vous pourrez compter sur nous.

 

La section CFDT HOP, SPASAF & UNPNC CFDT

Le bureau SPL HOP

Copie courriel :
Mme Anne RIGAIL
, Directrice Générale d’Air France – anrigail@airfrance.fr

Mr Le Secrétaire Général CFDT GROUPE AIR FRANCE

Boîte de Pandore

Covid-19 quel avenir pour HOP?

Le SPL dénonce des choix imminents menant à l’échec.

Face à cette crise inédite, la survie du Groupe Air France-KLM est conditionnée par les prêts garantis de l’État à court et à moyen terme. Mais ces garanties seront conditionnées par d’importantes contreparties, faute de quoi le plan de sauvetage tombera à l’eau : c’est dans ce contexte que nous avons pu écouter s’exprimer Ben Smith et Anne Rigail autour des questions légitimes des salariés de HOP.


Outre les hypothèses sur lesquelles sont bâties les réformes à venir, nonobstant le comportement des passagers difficile à prévoir à ce stade et en se calant sur un scénario optimiste d’un retour à 70 % de l’offre fin 2020 et 85 % fin 2021, voici les principales informations du PDG d’Air France-KLM.

Sur l’avenir de HOP

Les besoins d’alimentation du hub de CDG
ne sont pas pour le moment remis en cause, on peut le croire quand on voit le modèle néerlandais. En revanche, avec l’arrivée des A220 de 150 sièges et avec l’attrition probable 
du long-courrier, il y a fort à parier que ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut plus dans 18 mois !

Le risque de cannibalisation de notre réseau à CDG est réel, nous ne sommes pas intégrés, à la différence de KLM City Hoper, nous ne sommes qu’une société de location de coques. Pour rappel, nous nous sommes fait « dégager » des bases de province Marseille et Toulouse au motif que l’A320 était plus compétitif que nos F100 ! On connaît la suite…

Sur le Court-Courrier

Le compte à rebours est lancé pour le court-courrier sans correspondance et des vols au départ de la province. Le Covid-19 a mis en lumière les zones d’ombre maintes fois soulevées, sans qu’aucun plan ne puisse y remédier depuis 2015. Ben a fait le choix de récupérer les créneaux d’Orly de HOP et d’AF afin de les réorienter vers des coques TO.

Quid de tout le personnel au sol autour des A320 qui est lui aussi menacé ? Une piste de reclassement nous a été dévoilée : le train ! C’est toujours mieux que le car Macron… et aussi plus vert… Ben nous a rappelé que le modèle de HOP était « l’un des plus compliqués au monde, mais ce n’est pas de notre fait ni de celui du management » et que « le travail à faire pour essayer de le rendre rentable était immense ».

Sur les A220 chez HOP

Lutter à armes égales avec nos
concurrents – TGV et compagnies aériennes low-cost – était une question légitime. Mais la réponse ne s’est pas fait attendre : « jamais ! » C’est impossible à cause des accords AF / TO
et HOP : revoici la scope close sur la table ! Idem pour l’intégration des PNT de HOP chez AF, vendue en rêve par le SNPL HOP. Le sort de cette question et de celle de l’intégration est désormais gravé dans le marbre ! La réponse laconique du SNPL AF : « beaucoup à perdre, rien à gagner ! » a réglé irrémédiablement le sort des PNT de HOP ! La volonté initiale de Ben, perçue lors de sa première intervention, nous disait pourtant que « les guerres internes ne servent que la concurrence… » Il nous a fait rêver également, mais force est de constater qu’il a choisi une autre voie, dans la continuité de ses prédécesseurs. Contrairement aux propos récents de Ben, il n’y aura donc pas de « copie blanche » ni de « reconstruction », mais « des réductions et des transformations ».

Sur le Sureffectif

PDV, PSE, passerelles : vers où ?! Cela reste flou, à part une mobilité vers la SNCF… Nous allons questionner nos collègues de la CFDT Cheminots pour savoir ce qu’ils en pensent… l

Que retenir ?

Il n’y aura pas de réflexion globale, comme pour nos collègues partis bâtir TO en 2007 avec quatre avions. Devons-nous attendre la décision de la Direction d’AF, négociée en bilatérale avec le SNPL AF ? Ce n’est certainement pas le SNPL HOP qui nous contredira sur cette éventualité !
Cela sous-entend que le nouveau modèle de transformation du Groupe sera bâti selon l’ancien, en regardant dans le rétroviseur au lieu d’innover et de repartir de zéro ? La logique de coût est présentée comme étant le seul remède au mal. Pourtant, depuis 2012, cette logique n’a abouti qu’à la désertification des pavillons français sur les aéroports.

Quid de la CRPN à Court terme, véritablement menacée par ces transformations à venir ?

Nous dénonçons fermement un tel constat
d’échec, nous ne pouvons qu’être inquiets sur l’avenir de HOP et de ses salariés. Nous nous opposerons avec l’aide de la CFDT à toute tentative de destruction de ce type.

 

Boîte de Pandore

Communiqué HOP mars 2020

Quand la direction & le syndicat majoritaire réinventent la loi…

Protocole de Fin du secteur ATR I Protocole de Fin du secteur ERJ

MARS 2019

Le SNPL et la direction se sont mis d’accord et ont signé un protocole de fin de secteur ATR. L’appel d’offres qui s’en est suivi était ouvert à l’ensemble des PNT.

Malgré les protestations des PNT ATR et du SPL, la direction s’était retranchée derrière l’argument « la LCP est la seule règle applicable pour reclasser le personnel ».

Des OPL ATR anciens avaient dénoncé l’embauche de nouveaux pilotes externes directement sur réacteur, bafouant la règle de la LCP.

Pour minimiser le préjudice, le protocole leur octroyait une réévaluation de salaire via le changement de grille de rémunération. Aucun effort ne sera entrepris pour éviter, pour la première fois dans l’histoire de nos compagnies d’origine, de déclasser des CDB en OPL.

Le processus de déclassement a été appliqué en affirmant qu’il n’y aurait pas de perte de rémunération ! Faux ! Le SPL a démontré qu’il existait des préjudices. Les réajustements sont à l’étude au niveau du service paie. Avec la fin de secteur ATR, le SNPL avait réussi son hold-up électoral en sacrifiant, dans l’indifférence générale, 25 CDB ATR.

MARS 2020

Un an après, c’est le DOA qui réinvente de nouvelles règles pour favoriser le reclassement des pilotes de son secteur.

Une nouvelle fois, c’est validé par le SNPL, sans l’adhésion des autres OSR. La règle sacro-sainte de la LCP a bizarrement disparu.

Un appel d’offres spécifique réservé aux pilotes du secteur ERJ va être lancé ! Un choix élargi des bases est désormais offert. Le changement de grille salariale fait également partie du package.

Pour les PNT qui souhaitent quitter l’entreprise, les indemnités sont également réévaluées par rapport à celles en vigueur pour l’ATR. Selon ses propos, le DOA concède aux OSR que « les règles de reclassement sont très favorables aux PNT ERJ ! » C’est effectivement le cas et nous félicitons chaleureusement les heureux bénéficiaires.

Ce qui nous gêne beaucoup, ce sont les différences injustifiées et le manque de loyauté dans le traitement de cas similaires. Il ne vous échappera pas que des cadres du SNPL font partie du secteur ERJ.

Le SPL exige que l’équité soit rétablie !

Vos questions légitimes

Face aux augmentations de salaire induites par ce nouveau protocole, comment expliquer aux salariés de HOP des mesures NAO limitées seulement à 1 % ?

#1 Comment comprendre le changement
de cap
avec l’affectation définitive sur des bases sans avions ? Certains ont difficilement obtenu une base temporaire tant convoitée, après un long processus d’appel d’offres conventionnel sachant que la politique de la compagnie était de supprimer les bases province !

#2 Comment expliquer aux CDB ATR déclassés que la grille unique mise en place n’est pas pour eux ?

#3 Comment expliquer aux PNT CRJ que des places sont réservées sur Ejet hors appel d’offres sans tenir compte de la LCP ?

#4 Comment expliquer aux pilotes qui ont pris 48 mois de carence pour avoir changé de secteur sans changer de fonction qu’ils vont se voir dépasser par des collègues qui n’auront aucune carence ?

 

#5 Comment expliquer à un PNT en cessation d’activité qu’il existe deux types différents d’indemnisation selon son secteur d’origine

Le SPL reste le syndicat qui défend égalitairement tous les pilotes !

Protocole & coronavirus : quel impact sur notre compagnie ?

Face à la crise du Covid-19, le SPL avait demandé le report de la signature de ce protocole, validé le 19 mars par le SNPL. Nous avons dénoncé l’absence d’équité entre secteurs et sommes convaincus que si HOP survit à la crise du Covid-19, c’est avec l’ensemble des salariés que la compagnie pourra se redresser.

Boîte de Pandore

Communiqué HOP 01 janvier 2020

Le résultat des élections et l’ensemble des désignations sont disponibles sur Hop team, onglet rH
Dans le collège PNT, nous avons réussi à rester représentatifs, avec un score supérieur à 10 % ; nous visions beaucoup plus, la cible était de 30 % pour pouvoir peser sur les négociations.

C’est donc une déception. Le déficit de voies s’explique par le départ vers AF d’une bonne partie de nos adhérents, notamment dans la population ATR ; ce faible score s’explique aussi par la présence de la liste du SPNAC qui a clairement récupéré des voies de notre électorat et par le FUC qui a utilisé à outrance les adresses mail pro.
Le SNPL avait fait de l’intégration AF son cheval
de bataille et a largement communiqué pendant la campagne sur ce sujet : la déconvenue subie, suite
à la fin de non-recevoir du SNPL AF, est arrivée trop tard… À eux d’expliquer à leurs adhérents comment ils tiendront leurs promesses.
Nous avons respecté le processus électoral à la lettre et dénoncé en vain des irrégularités auprès de la DRH, en charge de la surveillance du scrutin ; si les résultats ne sont pas à la hauteur, ils nous permettent d’exister et nous en tirerons les conséquences.
Merci à tous ceux qui nous ont soutenus et aux PNT qui ont donné de leur temps pendant la campagne.

Vos élus SPL HOP

Vos représentants au CSE

  • Arthur Scherer (titulaire)
  • Carrie Hadj amar (suppléant)

Les délégués syndicaux en charge des négociations (DS)

  • Samuel Verdellet
  • Hervé Guibert

Le représentant de proximité (RP)

  • Bruno Migerel

Le représentant CSE (RS CSE)

  • Pascal Paris

Focus sur le Premier CSE

Tenu le jeudi 19 décembre 2019, c’était un CSE de mise en place acec comme ordre du jour la mise en place de la structure
Si la CFDT est bien le premier syndicat intercatégoriel issu du scrutin, c’est le SNPL qui a remporté avec son allié de toujours, la CGT, l’ensemble des postes à responsabilité du CSE. Cette manœuvre n’est pas nouvelle et montre bien la volonté de ce syndicat de verrouiller coûte que coûte l’ensemble des décisions de la compagnie.
Face aux manœuvres politiciennes de la CGT et du SNPL, nous resterons vigilants et intransigeants lors des commissions CSE de 2020. Qu’ils prennent leurs responsabilités ! Pour ceux qui aurait des scrupules sur notre affiliation à la CFDT, nous leur rappelons que la mise en œuvre d’avions de ligne ne peut se faire sans le personnel sol avec qui nous partageons les mêmes craintes sur l’avenir de la compagnie et considérons notre choix légitime.

 

Concernant la commission CSST, elle sera programmée une fois par trimestre
Le prochain CSE aura lieu le jeudi 30 janvier 2020 L’ordre du jour du prochain CSE n’est pas encore diffusé ; toutefois, nous avons dès la première réunion posé le problème d’utilisation des adresses mail professionnelles par les organisations syndicales afin de réglementer ce mode de communication.

Négociations soldées

Un avenant vient d’être signé

  • La rémunération et les conditions de travail des instructeurs.
  • Les hôtels.
  • Le e-learning CPDLC CRJ

Négociations en cours

Le protocole fin de secteur ERJ

Nous serons très vigilants sur les modalités
de reclassement des PNT ERJ et veillerons à dénoncer toute différence de traitement envers nos collègues ATR.

La filière pérenne des pilotes HOP vers AF

La sauvegarde de la prévoyance : notre assureur a perdu 2 000 000 € sur notre contrat perte de licence temporaire et définitive en 2019. Des modifications importantes du contrat sont à prévoir.

Concernant la commission rotation

Nous avons désigné Bruno Migerel pour nous représenter. Cette instance reste identique à celle qui était en place les années précédentes.

 

 

Vos questions

Le seul moyen de les faire remonter est de contacter vos élus et RP
Ils les transmettront à la direction via la procédure de la réclamation individuelle ou collective (RIC). Nous vous communiquerons la réponse de la direction qui sera également consultable sur HOP TEAM sous 21 jours maximum.

Organisation du SPL

Avec une équipe remaniée, le SPL restera l’organisation syndicale ouverte au dialogue

La réunion du bureau national se tiendra a priori chaque premier mardi de chaque mois, au siège de la FGTE CFDT, avenue Simon Bolivar. La tenue du bureau HOP se déroulera chaque troisième mardi du mois, à CDG. Chaque adhérent est bien évidemment invité à ces réunions, merci de vous rapprocher de vos représentants et élus pour faciliter ces rencontres.

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