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Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Au sommaire :

  • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre

  • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen

  • Qatar Airways se lance dans la compensation carbone

  • UNCAF : les petites compagnies françaises ont besoin de soutien

  • Ryanair : trafic à -70% et compensations des 737 MAX

  • Confinement : Tahiti reste ouverte aux touristes de l’hexagone

  • Ryanair : pas de remboursement en novembre ?

 

Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre

Air-Journal.fr – 5 Novembre 2020

Le plus optimiste des trois scénarios présentés hier par Eurocontrol sur les prévisions de croissance du trafic aérien, en fonction de la disponibilité de vaccins, évoque pour 2024 au plus tôt un retour aux niveaux de l’année dernière. L’impact de la pandémie de Covid-19 a entrainé en septembre selon l’IATA une baisse de la demande de 72,8% par rapport au même mois l’année dernière.

Les nouvelles prévisions pour les cinq prochaines années du gestionnaire du contrôle aérien en Europe, présentées le 4 novembre 2020, ne sont pas plus optimistes que les précédentes : le trafic aérien n’atteindra pas les niveaux de 2019 avant 2024 au plus tôt. Et dans le deuxième scénario (« le plus probable » selon Eurocontrol), le trafic de 2024 ne représenterait que 92% du chiffre de 2019. Dans le troisième scénario, le trafic en 2024 représenterait 75% du chiffre de 2019, et « n’atteindrait pas les chiffres observés en 2019 jusqu’en 2029 ». La prévision est basée sur trois scénarios principaux :

Scénario 1 – Vaccin été 2021 : Vaccin largement disponible pour les voyageurs (ou en fin de pandémie) d’ici l’été 2021, le trafic ne revenant qu’aux niveaux de 2019 d’ici 2024.

Scénario 2 – Vaccin été 2022 : Vaccin largement disponible pour les voyageurs (ou en fin de pandémie) d’ici l’été 2022, le trafic ne revenant qu’aux niveaux de 2019 d’ici 2026.

Scénario 3 – Vaccin inefficace : infection persistante et faible confiance des passagers, le trafic ne revenant qu’aux niveaux de 2019 d’ici 2029.

Ces prévisions montrent que l’évolution du secteur de l’aviation « dépend fortement de la rapidité avec laquelle un vaccin efficace sera largement disponible », et du niveau de confiance du public. Pour Eamonn Brennan, directeur général d’Eurocontrol, « même dans le scénario le plus positif, nous ne prévoyons pas une reprise aux niveaux de 2019 avant 2024. Il y a une très réelle perspective que cette reprise pourrait prendre encore plus de temps, peut-être aussi loin que 2029. C’est un tableau catastrophique pour l’industrie aéronautique », qui selon lui « montre clairement pourquoi il est si important que les États prennent des mesures cohérentes pour soutenir l’industrie aéronautique et faire en sorte que les passagers se sentent à nouveau en sécurité ».

Tout en reconnaissant que faire des prévisions de trafic actuellement est « un défi encore plus grand en raison de l’environnement très volatil », Eurocontrol rappelle qu’entre mars et octobre, le nombre de vols dans les aéroports européens était en baisse de 65% par rapport à la même période en 2019. Et que des risques additionnels existent, dont le Brexit (la continuité est assumée dans les scénarios), la reprise fragile de l’économie – et les décisions des compagnies aériennes en termes de réseau comme des pays en termes de gestion de leur espace aérien (les prévisions ne tiennent pas compte de ces deux derniers points).

L’Organisation du transport aérien international (IATA) a de son côté dévoilé hier ses statistiques de trafic dans le monde en septembre, un peu meilleures que celles du mois précédent : mais la demande totale (mesurée en passagers-kilomètres payants ou RPK) était encore de 72,8% inférieure aux niveaux de septembre 2019, contre 75,2% en août. La capacité a baissé de 63% par rapport à il y a un an, et le coefficient d’occupation des compagnies aériennes a chuté de 21,8 points de pourcentage à 60,1%.

La demande de passagers internationaux en septembre a plongé de 88,8% par rapport à septembre 2019, pratiquement inchangé par rapport à la baisse de 88,5% enregistrée en août. La capacité a chuté de 78,9% et le coefficient d’occupation a fléchi de 38,2 points de pourcentage à 43,5%. La demande intérieure en septembre a diminué de 43,3% par rapport à l’année précédente, après une baisse de 50,7% en août. Par rapport à 2019, la capacité a chuté de 33,3% et le coefficient d’occupation a baissé de 12,4 points de pourcentage à 69,9%.

« Nous sommes rentrés dans un mur en ce qui concerne la reprise de l’industrie », a commenté le PDG de l’IATA Alexandre de Juniac. Une résurgence des épidémies de Covid-19, en particulier en Europe et aux Etats-Unis, « combinée à la dépendance des gouvernements à l’instrument brutal de la quarantaine en l’absence de régimes de test alignés à l’échelle mondiale, a stoppé l’élan vers la réouverture des frontières pour voyager ». Et si les marchés intérieurs se portent mieux, « cela est principalement dû aux améliorations en Chine et en Russie. Et le trafic intérieur ne représente qu’un peu plus d’un tiers du trafic total, il ne suffit donc pas pour soutenir une reprise générale », a-t-il ajouté.

Marchés internationaux :

La demande des transporteurs européens en septembre s’est effondrée de 82,5% par rapport à il y a un an, ce qui était un recul par rapport à une baisse de 80,5% en août. L’Europe a été la seule région à connaître une détérioration du trafic par rapport au mois d’août, en raison d’une recrudescence des infections qui a conduit à une vague de fermetures de frontières. La capacité s’est contractée de 70,7% et le coefficient d’occupation a baissé de 35,1 points de pourcentage à 51,8%.

Le trafic des compagnies aériennes en Afrique a chuté de 88,5% en septembre, après une baisse de 88,7% en août. La capacité s’est contractée de 74,7% et le coefficient d’occupation a chuté de 39,4 points de pourcentage pour s’établir à 32,6%, soit le deuxième plus bas parmi les régions.

Les compagnies aériennes du Moyen-Orient ont affiché une baisse du trafic de 90,2% en septembre, après une baisse de la demande de 92,3% en août. La capacité a chuté de 78,5% et le coefficient d’occupation a chuté de 40,9 points de pourcentage à 34,4%.

Les transporteurs nord-américains ont vu leur trafic diminuer de 91,3% en septembre, une légère amélioration par rapport à une baisse de 92,0% en août. La capacité a chuté de 78,3% et le coefficient d’occupation a chuté de 49,8 points de pourcentage à 33,4%.

Les compagnies aériennes d’Amérique latine ont fait face à une baisse de la demande de 92,2% en septembre, par rapport au même mois de l’année dernière, contre 93,4% en août par rapport à août 2019. La capacité a chuté de 87,9% et le coefficient de remplissage a chuté de 29,3 points de pourcentage à 53,3%, le plus élevé parmi les régions.

Enfin le trafic des compagnies aériennes d’Asie-Pacifique en septembre a chuté de 95,8% par rapport à l’an dernier, pratiquement inchangé par rapport à une baisse de 96,2% en août. La région a continué de souffrir de la plus forte baisse du trafic, les restrictions de vol étant restées strictes avec une faible réouverture des frontières. La capacité a chuté de 89,6% et le coefficient d’occupation a reculé de 46,8 points de pourcentage pour s’établir à 31,7%, le plus bas parmi les régions.

Sur les marchés domestiques, l’IATA met en avant l’Australie, où il a diminué de 88,7% par rapport à septembre 2019 et est resté pratiquement inchangé par rapport à août (-88,8%) « dans un contexte de mesures de confinement strictes ». Mais le trafic intérieur du Brésil a diminué de 55,3% en septembre, soit une amélioration de 11,7 points de pourcentage par rapport à août.

La semaine dernière, « nous avons fourni une analyse montrant que le secteur aérien ne peut pas réduire les coûts assez rapidement pour compenser l’effondrement de la demande de passagers provoqué par le COVID-19 et les fermetures et quarantaines des frontières gouvernementales. Quelque 4,8 millions d’emplois dans le secteur de l’aviation sont en péril, tout comme 46 millions de personnes au total dans l’économie au sens large dont les emplois sont soutenus par l’aviation », a rappelé Alexandre de Juniac. Pour « éviter cette catastrophe économique, les gouvernements doivent s’aligner sur les tests comme moyen d’ouvrir les frontières et permettre les déplacements sans quarantaine; et fournir d’autres mesures de secours pour soutenir l’industrie pendant l’hiver sombre à venir. Une reprise économique plus large n’est possible que grâce à la connectivité fournie par l’aviation », a conclu le dirigeant de l’IATA.

Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen

LesEchos.fr – 4 Novembre 2020

Selon les dernières prévisions d’Eurocontrol, le trafic aérien européen ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant 2024 dans le meilleur des cas. Dans le pire des scénarios, la crise pourrait même se prolonger jusqu’en 2029.

Après un bref intermède estival, le transport aérien européen a replongé dans la crise cet automne. Et à en croire Eurocontrol, il n’est pas près d’en sortir.

D’après les dernières prévisions de l’organisme qui supervise la gestion du ciel européen, le trafic aérien en Europe ne reviendra pas à son niveau de 2019 avant 2024, dans le meilleur cas. Et dans le pire des scénarios – celui d’un vaccin peu ou pas efficace -, la crise pourrait même se prolonger jusqu’en 2029.

Trois scénarios

Eurocontrol a élaboré trois scénarios pour les cinq prochaines années. Dans le scénario le plus favorable – celui d’un retour à la normale en 2024 -, un vaccin met un terme à l’épidémie dès l’été prochain, la majorité des passagers reprend le chemin des aéroports et les compagnies ont encore les moyens de remettre un maximum d’avions en vol. Malgré cela, Eurocontrol estime qu’il faudrait au moins quatre ans au trafic aérien européen pour rattraper les quelque 6 millions de vols perdus en 2020.

Dans le deuxième scénario, l’hypothétique vaccin ne devient largement disponible pour les voyageurs qu’à partir de l’été 2022. Le trafic repart plus ou moins vite selon l’état des compagnies, mais le retour au niveau d’avant crise n’intervient pas avant 2026.

Quant au troisième scénario (celui d’une absence de vaccin considéré comme fiable et d’une épidémie devenue chronique), il permettrait une lente remontée du trafic aérien, à 50 % en 2021, 58 % en 2022, 67 % en 2023 et 74 % en 2024, avec d’importantes variations et des rechutes d’une région à l’autre. Eurocontrol ne précise pas comment les transporteurs y survivraient.

40 % du niveau de 2019

En juin dernier, l’Europe était pourtant la région du monde où le rebond du trafic international semblait le mieux engagé . Grâce à la réouverture des frontières intra-européennes et au volontarisme des compagnies européennes, le trafic international était remonté. Mais la situation s’est brutalement retournée à la rentrée, avec la fin des vacances scolaires et le retour en force de l’épidémie. Les voyageurs d’affaires n’ont pas pris le relais des touristes. Résultat, mardi, le nombre total de vols en Europe était retombé au niveau d’avant l’été, avec pas plus de 11.000 vols dans la journée selon Eurocontrol, soit 39,8 % du niveau de 2019.

Aucun pays européen n’échappe à cette rechute. La plus forte baisse de ce mardi 3 novembre est sans surprise pour l’aéroport de Roissy-CDG, en recul de 18 % d’une semaine sur l’autre, après l’instauration du reconfinement. L’aéroport parisien se retrouve ainsi relégué à la troisième place, derrière Amsterdam-Schiphol et Londres-Heathrow (qui ne devrait pas tarder à ressentir les effets du reconfinement britannique).

Le fret aérien marche bien

Seul point positif, souligné mercredi par l’Association du transport aérien international (IATA) lors de son point presse hebdomadaire : le marché du fret, dont c’est la haute saison, a retrouvé son niveau d’avant crise. Contrairement au trafic passager, le marché du cargo souffre même d’un manque de capacités disponibles, du fait de l’arrêt de nombreux avions passagers – dont les soutes transportent habituellement 50 % du fret aérien mondial. Les tarifs du fret se sont envolés et la contribution du cargo au chiffre d’affaires de certaines compagnies bien positionnées sur ce marché, comme Air France et KLM , a plus que doublé.

Qatar Airways se lance dans la compensation carbone

Air-Journal.fr – 4 Novembre 2020

La compagnie aérienne Qatar Airways a officiellement lancé son programme de compensation carbone, les passagers ayant la possibilité lors de la réservation de compenser volontairement les émissions liées à leur voyage.

Le programme de la compagnie basée à l’aéroport de Doha lancé le 3 novembre 2020 repose sur un partenariat avec le programme de compensation carbone de l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA). Il offre aux passagers « l’assurance que les crédits achetés pour compenser l’empreinte carbone sont alloués à des projets réduisant véritablement les émissions carbone et contribuant à des améliorations sociales et environnementales plus larges ». Ces critères sont par ailleurs contrôlés de manière indépendante, déclare Qatar Airways dans un communiqué.

C’est au moment de la réservation de leurs billets sur le site web et l’application mobile de Qatar Airways que les voyageurs peuvent opter pour le programme de compensation carbone de la compagnie. Les informations relatives à la réservation, notamment celles sur le programme de compensation carbone, sont disponibles en plusieurs langues, notamment en français.

Les émissions seront compensées par l’entreprise ClimateCare, experte en matière de climat et de développement durable, dans le cadre du projet de parc éolien de Fatanpur en Inde. Ce projet « a permis d’installer des générateurs à turbine éolienne d’une puissance combinée de 108 megawatts pour produire et fournir de l’électricité propre au réseau national indien. Le projet se compose de 54 éoliennes installées dans et autour des villages de Taluk Dewas, Tonkkhurd et Tarana Taluk dans les districts de Dewas et Ujjain du Madhya Pradesh. Les turbines déplacent l’électricité produite à partir de sources de combustibles fossiles du réseau indien, réduisant ainsi l’intensité globale en carbone et entraînant une réduction des émissions. Ce projet permet d’éviter une émission de 210 000 tonnes de gaz à effet de serre par an », précise la compagnie de l’alliance Oneworld.

Akbar Al Baker, PDG du groupe Qatar Airways, a déclaré : « Nous sommes heureux de pouvoir offrir à nos clients la possibilité de compenser les émissions carbone liées à leurs voyages. En tant que compagnie aérienne respectueuse de l’environnement, nous possédons une flotte moderne d’appareils à la pointe de la technologie, ainsi qu’un programme de réduction de la consommation de carburant, qui se combinent pour optimiser les performances de nos appareils et réduire l’impact de nos vols sur l’environnement. Nos passagers peuvent désormais contribuer à réduire davantage leur empreinte écologique en choisissant de participer à notre programme de compensation ».

Pour l’IATA, Alexandre de Juniac a souligné que « l’engagement de la compagnie souligne la détermination de notre industrie à réduire notre impact sur l’environnement, tout en donnant aux passagers de Qatar Airways la possibilité de réduire l’impact de leurs propres voyages. Il n’y a pas d’alternative au transport aérien pour les voyages longue distance et la compensation carbone est un moyen immédiat, direct et pragmatique de limiter l’impact du changement climatique ».

UNCAF : les petites compagnies françaises ont besoin de soutien

Air-Journal.fr – 4 Novembre 2020

L’Union Nationale des Compagnies Aériennes Françaises (UNCAF) a lancé mardi un appel à l’Etat pour qu’il lance un plan de soutien aux petites compagnies aériennes du pays, face à l’impact de la pandémie de Covid-19.

Pour l’association lancée en avril 2019, les mesures de confinement annoncées en France jusqu’au 1er décembre au plus tôt vont « définitivement anéantir les compagnies aériennes qui sont actuellement devant une montagne de dettes absolument impossible à rembourser… » L’UNCAF reconnait que les mesures sanitaires étaient nécessaires, mais demande à l’Etat de « prendre les bonnes mesures d’accompagnement qui vont avec », changer de concept » et envoyer un signal fort vers l’ensemble de l’industrie du transport aérien.

« Pour pallier la faillite immédiate de certaines entreprises, l’Etat a orienté son aide vers les compagnies dont il est directement ou indirectement propriétaire au travers des collectivités, alors que maintenant, le défi de la juste réponse est de trouver le concept le plus adéquat par rapport à la situation économique et non par rapport à la situation spécifique de telle ou telle compagnie », a déclaré Olivier Manaut, Président de l’UNCAF et patron de Twin Jet.

L’UNCAF réclame donc 6 mesures de protection de l’emploi et de soutien des petites compagnies régionales afin qu’elles puissent résister à la crise :

  • Décalage du remboursement du PGE de 5 à 15 ans.
  • Maintien de l’Activité partielle au taux de 84% du salaire net.
  • Accès à l’APLD mais avec une activité des salariés pouvant être réduite à 20%.
  • Exonération des charges sociales et patronales sur les compléments de salaire jusqu’au 31 décembre 2021.
  • Année 2021 blanche de charges et taxes sur le transport aérien.
  • Aide directe de 800.000 euros à toutes les entreprises qui réalisaient moins de 50 millions d’euros de CA en 2019 et dont le CA, subventions d’exploitation incluses, a chuté de plus 60 % à la fin décembre 2020.

« La situation est exceptionnelle et les mesures doivent être exceptionnelles, fortes, rapides, lisibles et offrant un cadre de travail adapté et une vision moyen terme pour que les chefs d’entreprises puissent organiser la reconstruction de leur modèle économique et sauver l’emploi. Sinon, tout ce qui a été actuellement fait risque de n’avoir servi à rien… » conclut le président de l’UNCAF.

Ryanair : trafic à -70% et compensations des 737 MAX

Air-Journal.fr – 5 Novembre 2020

Le groupe aérien low cost Ryanair a enregistré le mois dernier 4,1 millions de passagers, soit un million de moins qu’en septembre. Les compensations payées par Boeing pour le retard de livraison de ses premiers 737 MAX auraient atteint 250 millions d’euros.

En octobre 2020, la spécialiste irlandaise du vol pas cher a vu son trafic s’établir à 30% de ce qu’il était au même mois l’année dernière, avec 4,1 millions de clients pour l’ensemble de ses filiales (contre 13,8 millions en octobre 2019). Un résultat en recul par rapport à septembre, quand Ryanair avait accueilli 5,1 millions de passagers.

Le groupe a opéré en octobre à environ 40% des capacités initialement prévues, avec un coefficient d’occupation de ses Boeing 737-800 (et Airbus A320 en Autriche) à 73%. Toutes ses statistiques sont les plus basses pour Ryanair depuis la reprise des vols en juillet, après près de trois mois de quasi-hibernation pour cause de pandémie de Covid-19.

Sur les douze derniers mois en trafic roulant, Ryanair a transporté 70,3 millions de passagers, une baisse de 53% par rapport à la même période en 2019 (151,0 millions) ; son coefficient d’occupation moyen était de 86% sur les douze derniers mois.

La low cost a déjà ramené à 38 millions de passagers ses prévisions de trafic sur l’année se terminant en mars prochain, alors qu’il y a un an elle en espérait 148 millions.

Lors de la présentation de ses résultats financiers lundi (une perte nette de 197 millions d’euros au premier semestre), Ryanair rappelait que cela fait plus de 18 mois qu’elle devait prendre livraison de son premier Boeing 737 MAX-200. Selon The Irish Times, l’avionneur lui a « remboursé » 250 millions d’euros plus tôt cette année pour compenser ces retards de livraison, un total marqué « remboursements fournisseurs » dans les documents concernant le deuxième trimestre (juillet-septembre). Les discussions sur la compensation « ne seront ni finalisées ni conclues avec Boeing tant que le MAX ne sera pas remis en service et que les calendriers de livraison révisés n’auront pas été finalisés et convenus », précisait dans son communiqué la low cost qui en attend 135 fermes (et pourrait en recommander).

Boeing s’attend à un retour en service du 737 MAX au quatrième trimestre, Ryanair attendant son premier -200 « début 2021 », avec 30 exemplaires livrés avant le pic de l’été prochain.

Confinement : Tahiti reste ouverte aux touristes de l’hexagone

Air-Journal.fr – 5 Novembre 2020

Les compagnies aériennes Air Tahiti, Air France et French bee se sont vu confirmer que les vols entre la métropole et Papeete restent ouverts à tous y compris aux touristes, malgré l’imposition en France d’un nouveau confinement lié à la pandémie de Covid-19 jusqu’au 1er décembre au plus tôt.

Un représentant du gouvernement polynésien a confirmé selon Radio1 aux trois transporteurs que pour les vols entre Paris et l’aéroport de Papeete-Faa’a que le motif de « l’impératif de reprise économique » (et donc le tourisme) s’ajoutent à la liste de ceux valables en métropole (raisons personnelles, familiales ou de santé relevant de l’urgence, voyages professionnels ne pouvant être différés…). Les déplacements « en faveur de l’investissement » et touristiques restent donc autorisés vers le territoire, a précisé le 3 novembre 2020 Dominique Sorain devant leurs représentants.

Il a également entendu les doléances des compagnies aériennes, qui connaissent de nombreuses annulations de vol et un ralentissement des réservations. Le PDG d’Air Tahiti Nui Michel Monvoisin explique par exemple qu’entre la Covid-19, le terrorisme, la diminution des vols domestiques d’Air France et annulations de trains par la SNCF, « c’est plus difficile de se rendre à Paris pour les passagers » et a fortiori jusqu’à Papeete. Il n’a en revanche pas observé de changement dans les réservations depuis les USA, malgré l’imposition d’un couvre-feu à Tahiti et Moorea.

La suggestion de Michel Monvoisin ? Que les trois compagnies aériennes « s’adaptent » et « peut-être régulent » les vols depuis Paris pour faire face au manque de passagers…

Ryanair : pas de remboursement en novembre ?

Air-Journal.fr – 4 Novembre 2020

Suite à l’annonce de mauvais résultats financiers pour le deuxième trimestre et à celle d’un nouveau confinement au Royaume Uni débutant jeudi, la compagnie aérienne low cost Ryanair a prévenu qu’elle ne prévoyait aucun remboursement en novembre. De quoi remettre en cause la confiance des passagers, prévient une étude.

Le S1 2020 de la spécialiste irlandaise du vol pas cher a été marqué par une perte nette de 197 millions d’euros en raison de l’effondrement du trafic dû à la pandémie de Covid-19, et elle prévoit un deuxième semestre encore pire. Mardi, le CEO de Ryanair Holdinss Michael O’Leary a prévenu sur la BBC à propos des nouvelles restrictions de voyage : « Si un vol est opéré, alors non, nous ne proposerons pas de remboursement. Mais ce dont les clients peuvent profiter, c’est notre possibilité de modification dont les frais ont été supprimés. Ainsi, ceux qui ont réservé en novembres peuvent changer leur réservation et la déplacer en décembre ou janvier si nécessaire. Mais il n’y aura pas de remboursement pour les vols en service ». Et il a ajouté que Ryanair avait déjà remboursé « tous les vols annulés plus tôt cette année » en raison de la crise sanitaire.

Pour Johanna Bonhill-Smith, analyste en voyages et tourisme chez GlobalData, cette déclaration n’est pas surprenante : Ryanair « est célèbre pour sa stratégie optimiste et sans fioritures, les voyageurs obtenant simplement ce pour quoi ils paient ». Mais elle sera peut-être « un pas trop loin pour les consommateurs » et ne va pas aider « la réputation ou la crédibilité de la marque », « d’autant plus que, malgré les préoccupations sanitaires, 25% des consommateurs britanniques prévoyaient toujours le mois dernier de voyager d’ici 2020 » (étude menée auprès de 500 personnes britanniques entre le 7 et le 11 octobre).

L’analyste rappelle que la low cost a maintenu ses prévisions de transport à 38 millions de passagers pour cet exercice se terminant en mars 2021, des prévisions qui « pourraient être révisées à la baisse si les gouvernements de l’UE continuent de mal gérer les voyages aériens et imposent plus de restrictions de voyage non coordonnées ou verrouillent cet hiver » selon le communiqué de Ryanair lundi. « Bien que cela affectera sans aucun doute la demande », le refus des remboursements a selon Johanna Bonhill-Smith également « le pouvoir de décimer davantage la confiance future – une décision qui entraînera probablement de nouveaux vents contraires pour l’opérateur ».

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 28 OCTOBRE 2020 : • Transport aérien : choc social en vue sans nouvelles aides d’Etat (IATA) • Lufthansa pose 125 avions de plus que prévus cet hiver …

Au sommaire :  

  • Transport aérien : choc social en vue sans nouvelles aides d’Etat (IATA)

  • IATA et ACI pessimistes pour l’avenir du transport aérien

  • Covid-19 : Les low-cost ont mieux résisté que les compagnies aériennes traditionnelles

  • Lufthansa pose 125 avions de plus que prévus cet hiver

  • L’aéroport de Marseille déploie les tests antigéniques

  • Aéroport Brest Bretagne : des lignes vers Strasbourg et Toulon pour les fêtes de fin d’année

  • Aéroport de Bruxelles : 120 destinations au programme cet hiver

  • Air Mauritius repart en Afrique du sud

  • Coronavirus : le tourisme mondial en baisse de 70 % entre janvier et août

 

 

Transport aérien : choc social en vue sans nouvelles aides d’Etat (IATA)

La Tribune du 27/10/2020

La seconde vague du Covid-19 accentue le marasme dans lequel se trouvent les compagnies aériennes depuis le début de la crise sanitaire. Pour atteindre l’équilibre financier en 2021, elles devraient baisser leurs coûts unitaires de 30%, une réduction jamais observée dans l’histoire de l’aviation. A titre de comparaison, en 2019, Air France-KLM avait baissé ses coûts unitaires de 0,9%. Pour réaliser de telles baisses, il faudrait réduire les coûts unitaires des employés de 50% par rapport au troisième trimestre 2020 .

La seconde vague du Covid-19 enfonce encore un peu plus les compagnies aériennes, déjà complètement exsangues depuis huit mois. Période traditionnellement difficile pour le secteur, l’hiver sera catastrophique et le reste de l’année 2021 est complètement incertaine, avec peu d’espoir d’une reprise digne de ce nom. Pour fin 2021, l’association internationale du transport aérien (IATA) ne table plus sur un chiffre d’affaires en recul de 29% par rapport à 2019, mais de 46% ! Les prévisions de pertes financières n’ont quant à elles pas encore été réévaluées. Elles seront évidemment supérieures aux 86 milliards de dollars prévus en juin à un moment où les compagnies tablaient sur une reprise en septembre, certes timide, mais sans le retour d’une  deuxième vague. Déjà insuffisantes, malgré leur ampleur, pour stopper l’hémorragie de cash, les baisses des coûts engagés depuis le début de la crise ne permettront pas de compenser la totalité de la chute des recettes. Pour rappel, après avoir brûlé autour de 80 milliards de cash en 2020, les compagnies devraient encore consommer entre 60 et 70 milliards de dollars l’an prochain.

“Bien que les compagnies aériennes aient pris des mesures drastiques pour réduire les coûts, environ 50 % de leurs coûts sont des coûts fixes ou semi-fixes, du moins à court terme. Il en résulte que les coûts n’ont pas diminué aussi vite que les recettes. Par exemple, la baisse des coûts d’exploitation au deuxième trimestre a été de 48 % par rapport à l’année précédente, alors que les recettes d’exploitation ont diminué de 73 %, sur la base d’un échantillon de 76 compagnies aériennes”, explique l’IATA.

Baisse de coûts colossale

Résultat, pour atteindre l’équilibre financier l’an prochain, les compagnies aériennes devraient réaliser des efforts titanesques : baisser leurs coûts unitaires de 30% par rapport à 2020 ! Une baisse qu’elles n’ont jamais réalisée. A titre de comparaison, en 2019, Air France-KLM a baissé les siens de 0,9%.

Surtout, après avoir reporté les livraisons d’avions neufs, sorti leurs avions les plus anciens, négocié à la baisse le loyer de leurs avions, alors que le prix du pétrole et des redevances aéroportuaires et de navigation aériennes est attendu à la hausse, “la seule option envisageable” pour réduire suffisamment les coûts est de réduire le coût du travail, explique IATA. 

“Pour maintenir le niveau de productivité de la main-d’œuvre (sièges kilomètres offerts par employé) de l’année dernière, il faudrait réduire l’emploi de 40 %. D’autres pertes d’emplois ou réductions de salaires seraient nécessaires pour ramener les coûts unitaires du personnel au point le plus bas de ces dernières années, soit une réduction de 52 % par rapport aux niveaux du troisième trimestre 2020”, a expliqué Alexandre de Juniac, le directeur général de l’IATA, en se défendant de suggérer aux compagnies de licencier.

Appel à de nouvelles aides d’Etat

Néanmoins, en brandissant cette menace, l’IATA demande une nouvelle fois l’aide des gouvernements qui, jusqu’ici, ont déjà apporté 160 milliards de dollars de soutien à l’échelle de la planète. Outre de nouvelles aides pour passer l’hiver, les compagnies aériennes demandent des mesures pour relancer le trafic, comme la mise en place de tests antigéniques dans les aéroports pour les passagers au départ.

“Pour chaque jour que dure la crise, le potentiel de pertes d’emplois et de dévastation économique augmente. Si les gouvernements n’agissent pas rapidement, quelque 1,3 million d’emplois dans le secteur aérien sont menacés. Et cela aurait un effet domino mettant en péril 3,5 millions d’emplois supplémentaires dans le secteur de l’aviation ainsi qu’un total de 46 millions de personnes dans l’économie au sens large dont les emplois sont soutenus par l’aviation”, a déclaré Alexandre de Juniac.

 

IATA et ACI pessimistes pour l’avenir du transport aérien

Air journal du 28/10/2020

Le chiffre d’affaires des compagnies aériennes sera encore en baisse de 46% l’année prochaine selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), qui prévoit déjà un recul de 40 à 50% de l’emploi dans le secteur. Pour ACI Europe, près de 200 aéroports du Vieux continent sont au bord de l’insolvabilité.

Des prévisions de retour à la normale revues à la baisse par l’IATA, notamment face à la recrudescence de la pandémie de Covid-19 et des restrictions de voyage, « y compris la fermeture des frontières et les mesures de quarantaine » : sa dernière analyse présentée le 27 octobre 2020 appelle de nouveau les gouvernements à venir en aide aux compagnies aériennes, incapables selon l’association de « réduire suffisamment les coûts pour neutraliser une grave consommation de trésorerie, afin d’éviter les faillites et préserver les emplois en 2021 ». Les revenus totaux de l’industrie en 2021 devraient chuter de 46% par rapport au chiffre de 838 milliards de dollars en 2019, alors que l’analyse précédente de l’IATA évoquait une baisse d’environ 29% (elle était basée sur une reprise du trafic au quatrième trimestre, désormais oubliée). L’IATA s’attend à ce que le trafic aérien pour l’année 2020 soit en baisse de 66% par rapport à 2019, avec une demande au moins de décembre de -68%.

« Le quatrième trimestre de 2020 sera extrêmement difficile et il y a peu d’indications que le premier semestre de 2021 sera nettement meilleur, tant que les frontières resteront fermées et / ou que les quarantaines d’arrivée resteront en place. Sans aide financière supplémentaire des gouvernements, les compagnies aériennes ne disposent en moyenne que de 8,5 mois de liquidités aux taux de dépenses actuels. Et elles ne peuvent pas réduire les coûts assez rapidement pour rattraper la baisse des revenus », a déclaré dans un communiqué Alexandre de Juniac, directeur général de l’IATA.

Bien que les compagnies aériennes aient pris des mesures drastiques pour réduire leurs coûts, environ 50% des coûts des compagnies aériennes sont fixes ou semi-fixes, du moins à court terme. Le résultat est selon l’IATA que les coûts n’ont pas baissé aussi vite que les revenus. Par exemple, « la baisse d’une année sur l’autre des coûts d’exploitation pour le deuxième trimestre était de 48% comparativement à une baisse de 73% des revenus d’exploitation, sur la base d’un échantillon de 76 compagnies aériennes ». De plus, comme elles ont réduit leur capacité en réponse à l’effondrement de la demande de voyages, les coûts unitaires ont augmenté, d’environ 40%  selon les résultats préliminaires du troisième trimestre.

« Pour chaque jour que la crise continue, le potentiel de pertes d’emplois et de dévastation économique augmente », poursuit Alexandre de Juniac, pour qui à moins que les gouvernements n’agissent rapidement « quelque 1,3 million d’emplois dans les compagnies aériennes sont menacés. Et cela aurait un effet domino mettant en péril 3,5 millions d’emplois supplémentaires dans le secteur de l’aviation, ainsi qu’un total de 46 millions de personnes dans l’économie au sens large dont les emplois sont soutenus par l’aviation ». De plus, la perte de connectivité aérienne aura « un impact dramatique sur le PIB mondial, menaçant 1800 milliards de dollars d’activité économique. Les gouvernements doivent prendre des mesures fermes pour éviter cette catastrophe économique et sociale imminente. Ils doivent aller de l’avant avec des mesures supplémentaires de secours financier. Et ils doivent utiliser des tests COVID-19 systématiques pour rouvrir en toute sécurité les frontières sans quarantaine », conclut le dirigeant de l’IATA.

Le ton n’était hier pas plus optimiste chez ACI Europe, selon qui il existe un « risque fondamental à la continuité des activités » auquel environ 193 aéroports sont confrontés : ils risqueraient l’insolvabilité « dans les prochains mois » si le trafic passagers ne commence pas à remonter d’ici la fin de l’année. Ces aéroports représentent 277.000 emplois, et contribuent pour 12,4 milliards d’euros de PIB européen, et leur fermeture signifierait pour l’Europe « la perspective de l’effondrement d’une partie importante de son système de transport aérien » – sauf si là encore les gouvernements renforcent leurs aides – ce que « peu ont fait » jusqu’à présent.

Les aéroports confrontés à l’insolvabilité sont principalement des aéroports régionaux qui desservent – et font partie intégrante – des communautés locales. « L’effet d’entraînement potentiel » sur l’emploi et l’économie est clair, prévient ACI : « le soutien financier du gouvernement est crucial pour éviter l’augmentation des inégalités géographiques et endommager la cohésion sociale ». Dans le même temps, les grands aéroports et hubs européens « ne sont pas à l’abri du risque financier critique » : ils ont réduit les coûts « jusqu’à l’os » et ont eu recours aux marchés financiers pour consolider leurs bilans et  trésoreries, mais cette soudaine augmentation de la dette (« 16 milliards d’euros supplémentaires » pour les 20 premiers aéroports européens) représente près de 60% de leur revenus dans une année normale ») et « met en péril leur avenir » alors qu’ils ont déjà supprimés des milliers de postes.

Les données publiées mardi par ACI Europe indiquent une baisse de 73% du trafic passagers par rapport à l’année dernière, avec la perte de 172,5 millions de passagers supplémentaires (et 1,29 milliard depuis janvier 2020). À la mi-octobre, le trafic passagers était en chute de 75% en moyenne, « atteignant une baisse de 80% pour les aéroports de la zone UE / EEE / Suisse / Royaume-Uni ». Le maintien des restrictions aux voyages transfrontaliers durant la période hivernale « a considérablement dégradé les perspectives de trafic » et de nombreuses compagnies aériennes ont réduit leurs perspectives de capacité, rappelle ACI citant les groupes Air France-KLM, IAG, Lufthansa mais aussi Finnair ou la low cost Ryanair.

Covid-19 : Les low-cost ont mieux résisté que les compagnies aériennes traditionnelles

Déplacementspro du 27/10/2020

Les compagnies aériennes à bas prix ont pu mieux s’adapter à ce panorama d’incertitudes car elles sont moins exposées au trafic international longue distance, qui a été sérieusement altéré par la crise sanitaire, selon une étude de l’UOC (Université Ouverte de Catalogne) analysant les effets à long terme des compagnies aériennes à bas prix sur les aéroports européens.

Les données montrent qu’au deuxième trimestre de cette année, la baisse des recettes des compagnies aériennes a atteint 80 % par rapport à 2019, avec un arrêt presque total de la flotte de passagers, selon les chiffres de l’Association internationale du transport aérien (IATA).

« COVID-19 a provoqué la plus grande crise de l’histoire de l’aviation. Pour 2020, l’industrie aérienne connaîtra une baisse de plus de 50 % de l’offre de sièges, près de 3 000 millions de passagers en moins et 400 000 millions de dollars de pertes de revenus« , estime Pere Suau-Sánchez, chercheur principal du groupe SUMA (Sustainability and Management Research Group), du département d’études économiques et commerciales de l’Universitat Oberta de Catalunya (UOC), et expert en transport aérien interrogé par EuropaPress.

Bien que ces données concernent l’ensemble du secteur, les compagnies aériennes à bas prix ont prouvé qu’elles s’adaptaient mieux à ce panorama d’incertitudes. Selon l’étude, ces compagnies aériennes ont été plus résistantes que les compagnies traditionnelles, car elles sont moins exposées au trafic international longue distance, qui a été sérieusement altéré par la crise sanitaire.

En fait, la diminution des sièges offerts en mars et avril 2020 a été beaucoup plus prononcée dans les compagnies aériennes traditionnelles que dans les compagnies à bas prix, tandis que la tendance à la reprise, suite à la levée des restrictions de voyage, est similaire dans les deux types de compagnies.

« Les compagnies aériennes à bas prix opèrent sur des marchés régionaux (intracontinentaux) et sont donc moins exposées à la dynamique des marchés à long terme (intercontinentaux), qui ont été les premiers à fermer début février et ont été les plus inactifs dans la reprise en raison des restrictions imposées par le gouvernement », explique le chercheur de l’UOC.

 

Lufthansa pose 125 avions de plus que prévus cet hiver

L’Echo touristique du 26/10/2020

Le groupe Lufthansa se prépare à mettre au sol plus d’avions que prévu et à réduire les heures de travail pendant l’hiver.

Lufthansa et ses filiales Eurowings, Swiss, Austrian et Brussels Airlines, se préparent à suspendre davantage de vols cet hiver. Le groupe souligne que la pandémie continue à peser et à dissuader les gens de voyager.

«Il est inévitable de réduire encore davantage les opérations pendant l’hiver 2020/21 et de mettre autant de zones que possible en hibernation à partir de la mi-décembre», souligne le directeur général Carsten Spohr dans une lettre au personnel, consulté par les médias allemands. «L’hiver sera un défi encore plus grand», selon la lettre signée par Carsten Spohr et ses collègues membres du conseil. «Nous avons réussi à réduire la perte de trésorerie d’un million d’euros par heure lorsque la pandémie a commencé à ‘seulement’ un million d’euros toutes les deux heures maintenant. Pourtant, cela n’a pas changé le drame de la situation. » 

Lufthansa accuse 3 milliards de pertes

Au total, 125 avions de Lufthansa et de ses filiales (Eurowings, Swiss, Austrian et Brussels Airlines) viennent se rajouter à ceux qui allaient déjà rester au sol pendant l’hiver, annonce le directeur général. « Nos plans initiaux étaient d’offrir à nouveau une capacité de 50% d’ici la fin de l’année. Ce n’est plus réalisable », explique-t-il.

La branche low-cost Eurowings pilotera moins de 30 jets en hiver et abandonnera ses bureaux à Düsseldorf. La plupart du personnel administratif du groupe bénéficiera d’un programme d’heures réduites financé par le gouvernement, a-t-il ajouté.

Carsten Spohr affirme que son intention est de préserver au maximum 100 000 des 130 000 emplois du groupe. Lufthansa avait déjà annoncé qu’elle ne volerait au quatrième trimestre qu’à 25% de sa capacité. Elle faisait alors état d’une perte d’exploitation de 1,26 milliard d’euros au troisième trimestre, pour une perte nette de 3 milliards d’euros.Mais avec plus de 10 milliards d’euros de liquidités à portée de main, le transporteur s’est déclaré convaincu qu’il pouvait survivre à l’épidémie mondiale qui a ravagé l’industrie aéronautique.

 

L’aéroport de Marseille déploie les tests antigéniques

Déplacementspro du 27/10/2020

L’aéroport de Marseille déploie les tests antigéniques afin de dépister la COVID-19. Une première en France. 

Selon nos confrères de l’Echo Touristique, ces tests sont proposer aux passagers gratuitement et sur la base du volontariat. Les tests devraient aussi être déployés à Nice prochainement. A Paris, les tests antigéniques sont actuellement disponibles à Orly depuis le 26 octobre. 

À Marseille, le centre de dépistage est placé au Terminal 1 Hall A, au niveau du bureau Information de l’aéroport. Les personnes souhaitant bénéficier du test peuvent se présenter avant de prendre leur vol ou à leur débarquement. Les résultats leurs sont communiqués en moins de 20 minutes. Les tests sont exclusivement réservés aux passagers de l’aéroport, il faut donc présenter un justificatif de réservation ou une carte d’embarquement afin de pouvoir en bénéficier. Ce dispositif complète, sans le remplacer, le dispositif de tests RT-PCR obligatoires, déjà en place depuis le 1er août, pour les passagers revenant des 24 pays dans lesquels le virus circule très activement.

 

Aéroport Brest Bretagne : des lignes vers Strasbourg et Toulon pour les fêtes de fin d’année

Tourmag du 27/10/2020

Cet automne-hiver, 14 destinations seront accessibles au départ de l’aéroport Brest Bretagne.

L’aéroport Brest Bretagne vient de dévoiler le programme de vols de sa saison hiver 2020-2021, avec 14 lignes, dont 13 en France. Parmi elles, deux nouvelles destinations : Strasbourg et Toulon pour les fêtes de fin d’année avec Air France, les 19 décembre, 26 décembre et 2 janvier 2021, à bord d’un CRJ700 de 72 sièges. Voici les horaires par destination :

§  Brest – Toulon : 17h-18h25

§  Toulon – Brest : 19h05 – 20h30

§  Strasbourg – Brest : 14h45 – 16h25

§  Brest – Strasbourg : 12h25 – 14h05

Pour rappel, quatre autre destinations seront desservies pour les fêtes de fin d’année avec Transavia entre le 17 décembre et le 3 janvier :

§  Marseille, 11 vols : 23 et 24 octobre prochains, 18, 19, 20, 25, 26 et 30 décembre, 1er, 2 et 3 janvier 2021.

§  Montpellier, 5 vols : 19, 23, 26 et 30 décembre prochains, 2 janvier 2021.

§  Nice, 6 vols : 19, 20, 23, 26 et 27 décembre prochains et le 3 janvier 2021.

§  Toulouse, 8 vols : 18, 20, 21, 26, 27 et 28 décembre prochains, 1er et 3 janvier 2021.

Mais aussi deux destinations en Corse avec Volotea :

§  Ajaccio : jusqu’au 31 octobre 2020, un vol par semaine

§  Figari : jusqu’au 31 octobre 2020, un vol par semaine

Et puis :

§  Bordeaux : jusqu’à 7 vols par semaine avec Chalair

§  Lyon : de 12 à 22 vols par semaine avec Air France et de 1 à 6 vols par semaine avec Easyjet

§  Marseille : de 2 à 7 vols par semaine avec Ryanair

§  Montpellier : de 1 à 4 vols par semaine avec Volotea

§  Nice : jusqu’au 4 janvier 2021, de 1 à 3 vols par semaine avec Volotea

§  Ouessant : toute l’année avec la Finist’Air

§  Paris-Orly : de 8 à 37 vols par semaine avec Air France et un à deux vols par semaine avec Vueling

§  Paris-Roissy Charles-de-Gaulle : de 12 à 21 vols par semaine avec Air France

§  Toulon : un à deux vols par semaine avec TUI Fly

Et enfin, une destination à l’étranger : Porto, avec un à deux vols par semaine avec Ryanair.

 

Aéroport de Bruxelles : 120 destinations au programme cet hiver

Air journal du 28/10/2020

L’aéroport de Bruxelles-Zaventem propose durant la saison hivernale 120 destinations « européennes et extra-européennes » avec 40 compagnies aériennes, malgré la recrudescence de la pandémie de Covid-19 et des restrictions de voyage.

Depuis le 25 octobre 2020 et jusqu’au 25 mars 2021, pas moins de 40 compagnies aériennes opèrent environ 450 vols au départ par semaine vers 120 destinations au départ de l’aéroport de la capitale belge. Même si cette année est « très particulière », l’offre à Brussels Airport « est variée » pour des voyages que le gestionnaire « veut avant sûrs, grâce notamment au testing avant le départ exigé pour de nombreuses destinations ». Les plannings de vols sont adaptés pour accueillir les passagers « pour des vacances, pour visiter la famille ou les amis ou encore pour raisons professionnelles ».

Premier opérateur à Zaventem, Brussels Airlines propose 50 destinations, dont 16 intercontinentales. TUI fly opère sur plus de 30 destinations et Ryanair sur 14 destinations.

Du côté des vols long-courrier, « de plus en plus de compagnies aériennes sont à nouveau actives à Brussels Airport » telles qu’Air Canada, United Airlines, Emirates Airlines, Etihad Airways, Qatar Airways, Hainan Airlines, Ethiopian Airlines et RwandAir.

« En fonction des développements épidémiologiques », de nouvelles destinations devraient rejoindre l’offre au départ de Bruxelles cet hiver. Côté destinations de ski, TUI fly volera vers Kittila et Kuusamo en Finlande, Finnair également vers Kittila, tandis que Transavia volera vers Innsbruck en Autriche.

Même dans le contexte de crise actuel, souligne le gestionnaire de Brussels Airport, voyager « reste agréable et sûr. De nombreuses mesures ont été prises à Brussels Airport pour respecter la distanciation sociale et garantir l’hygiène. Durant le vol aussi, les compagnies aériennes utilisent des filtres HEPA, entre autres, pour renouveler l’air toutes les deux à trois minutes. Voyager en avion signifie donc qu’il n’y a pas de risque accru pour ceux qui suivent et appliquent les mesures sanitaires ».

Pour un nombre croissant de destinations, il faut fournir un certificat de test négatif. Les passagers peuvent se faire tester (test PCR) directement au COVID Test Centre de Brussels Airport pour obtenir le certificat exigé. Au-delà de ces restrictions de voyages, l’application de précautions pendant le voyage et à destination « reste la condition la plus importante pour des vacances sans soucis » : les derniers conseils aux voyageurs belges et les restrictions de voyage sont disponibles ici.

 

Air Mauritius repart en Afrique du sud

Air journal du 28/10/2020

La compagnie aérienne Air Mauritius relance dimanche un premier vol régulier entre l’Ile Maurice et Johannesburg, une ligne suspendue pour cause de pandémie de Covid-19.

Alors qu’elle doit poursuivre ses rotations vers Paris, La Réunion et Rodrigues, la compagnie nationale mauricienne a prévu pour le 1er novembre 2020 une rotation entre sa base à Port Louis- Sir Seewoosagur Ramgoolam et l’aéroport de Johannesburg-OR Tambo, opérée en Airbus A330-200 pouvant accueillir 24 passagers en classe Affaires et 251 en Economie. Le départ du vol MK851 est programmé à 7h40 pour arriver à 10h15, le vol retour MK852 quittant l’Afrique du Sud à 12h00 pour se poser à 18h00. Cette route a été empruntée par Air Mauritius à trois reprises durant les sept derniers jours selon Flightradar24, avec des vols spéciaux en A330-200, A330-900 ou en A340-300 ; son site n’indique pas de réservation  possible pour le deuxième dimanche d’octobre.

La compagnie mauricienne rappelle que les frontières de l’Afrique du Sud sont ouvertes aux voyages internationaux depuis le 1er octobre, à l’exception de ceux en provenance de pays à haut risque – dont Maurice ne fait pas partie (la liste complète, incluant la France, est disponible sur le site du ministère de l’Intérieur sud-africain). Plus de détails sur les restrictions concernant les déplacements entre l’Afrique du Sud et Maurice (tests, assurance, appli de dépistage etc.) sont disponibles sur le site d’Air Mauritius.

Air Mauritius rappelle que les ressortissants mauriciens, résidents et touristes sont éligibles à se rendre à Maurice pour de longs séjours également depuis le 1er octobre. Tous les passagers (y compris les enfants et les nourrissons) voyageant vers Maurice pour les mois d’octobre et de novembre 2020 doivent avoir en leur possession les documents suivants :

§  Un certificat de test PCR négatif émis pas plus de 7 jours avant le dernier point d’embarquement. Seuls les passagers dont les tests sont négatifs seront autorisés à monter à bord des vols à destination de Maurice. Le certificat original doit être présenté à l’enregistrement, à l’embarquement et à l’arrivée. Pour les passagers en provenance de l’Inde, seuls les tests PCR effectués dans les laboratoires autorisés par les autorités mauriciennes seront acceptés. Les travailleurs indiens voyageant vers Maurice doivent consulter ce document du Ministère de la Santé et du Bien-être de Maurice.

§  Un billet d’avion valable pour Maurice. Afin de mieux vous communiquer les informations mises à jour, veuillez nous transmettre votre adresse courriel et votre numéro de téléphone au moment de votre réservation auprès de notre réseau de distribution.

§  Un justificatif d’achat d’un forfait de voyage comprenant l’hébergement en pension complète dans un hôtel approuvé pour une quarantaine obligatoire de 14 jours en chambre.

§  Les fiches ‘Passenger Health Self-Declaration Form’  et le ‘Public Health Passenger Locator Form  doivent être remplies et présentées aux comptoirs d’enregistrement a l’aéroport de départ et également aux autorités sanitaires à l’arrivée à l’aéroport international SSR.

 Forfait d’hébergement de quarantaine

Une quarantaine de 14 jours dans un hôtel approuvé par les autorités est obligatoire pour tous les passagers à leur arrivée. Le forfait d’hébergement de quarantaine destiné aux passagers est disponible en ligne et comprend en autres, l’hébergement en pension complète pour la quarantaine de 14 jours en chambre. Pour plus d’informations sur le forfait d’hébergement de quarantaine disponible, consulter la plate-forme de réservation centrale du site web de l’Office du Tourisme de Maurice (MTPA) :

Tous les passagers doivent se soumettre au test PCR COVID-19 le jour de leur arrivée, le 7ème jour et le 14ème jour après leur arrivée.

Les passagers testés positifs au COVID-19 à leur arrivée seront transférés dans un établissement médical public pour des traitements appropriés. 

Coronavirus : le tourisme mondial en baisse de 70 % entre janvier et août

Les Echos du 27/10/2020

Cette chute représente 700 millions d’arrivées de touristes en moins, et une perte de 730 milliards de dollars pour le secteur touristique mondial, « soit plus de huit fois la perte enregistrée après la crise financière mondiale de 2009 », selon l’Organisation mondiale du tourisme.

Comme pressenti, le tourisme mondial est l’une des principales victimes de la pandémie de coronavirus. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié ce mardi les chiffres du secteur sur les huit premiers mois de l’année. Résultat : les arrivées de touristes internationaux ont chuté de 70 % dans le monde sur cette période comparé à l’année précédente.

Les mois d’été, habituellement haute saison touristique dans l’hémisphère nord, ont été catastrophiques : – 81 % de touristes en juillet sur un an, et – 79 % en août. Cette chute représente 700 millions d’arrivées de touristes en moins, et une perte de 730 milliards de dollars pour le secteur touristique mondial, « soit plus de huit fois la perte enregistrée après la crise financière mondiale de 2009 », précise l’OMT dans son communiqué.

Rebond probable en 2022

L’Asie-Pacifique, atteinte en premier par la pandémie, est la plus durement frappée (-79 %), suivie par l’Afrique et le Moyen-Orient (-69 %), l’Europe (-68 %) et le continent américain (-65 %). La chute des arrivées estivales en Europe a été légèrement moins forte qu’ailleurs (-72 % en juillet et -69 % en août), mais « cette reprise a été de courte durée car de nouvelles restrictions de voyage ont été réintroduites sur fond de rebond des contagions », souligne l’OMT.

Pour l’ensemble de 2020, l’OMT table sur un recul de 70 % sur un an des arrivées de voyageurs, et ne prévoit pas de rebond avant la fin 2021. Environ 20 % des experts interrogés par l’agence envisagent un rebond « seulement en 2022 ». Pour l’OMT, ce plongeon du tourisme est à mettre sur le compte de la lenteur à endiguer le virus, du manque de réponse coordonnée des différents pays pour la mise au point de protocoles communs ainsi que de la détérioration du contexte économique.

En 2019, le tourisme mondial avait connu une croissance de 4 % des arrivées. La France avait été la destination numéro un devant l’Espagne et les Etats-Unis.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 26 OCTOBRE 2020 : • ADP ferme de nouvelles infrastructures, vise une reprise en avril 2021 • Nice : pas de retour à la normale avant 2023-2024…

Au sommaire :  

  • Austrian Airlines lance des tests rapides à Vienne

  • ADP va fermer de nouvelles infrastructures à Roissy et Orly et vise une reprise à partir d’avril 2021

  • Brest. Une nouvelle ligne de bus vers l’aéroport

  • Emirates Airlines : retour à Lyon et A380 à Amman

  • Nice-Côte d’Azur : pas de retour à la normale avant 2023-2024

  • Covid-19 : jusqu’à 70% de trafic aérien en moins pour Aéroports de Paris cette année

  • Qatar Airways réceptionne trois nouveaux Airbus A350-1000

  • Paris Aéroport table sur une baisse du trafic de 65% à 70% sur 2020

  • Arrêt du trafic aérien en Algérie : Les lourdes pertes des aéroports

  • Sauvetage (incroyable) de Corsair : les repreneurs se dévoilent

  • 3 questions à… Pierre-Hughes Schmit (VINCI Airports) : «il faut systématiser les tests au départ»

  • IATA – « Les tests Covid-19 et les aides d’Etat sont essentiels pour sauver l’aérien »

  • L’agence de voyages dans le monde d’après (4/4) : l’évolution de la TMC pour mieux accompagner les futurs voyageurs

  • TUI France : la direction appelée à améliorer son plan social   

  • Costa Croisières : les passagers français interdits d’embarquer jusqu’à fin novembre

  • La compagnie Flybe pourrait faire son retour dès 2021

  • Dernier vol pour les 747 de KLM

  • Emirates implémente un parcours biométrique à l’aéroport de Dubaï

  • SAS boucle son plan de recapitalisation avec l’aide de la Suède et du Danemark

  • Rhônexpress : baisse des tarifs pour les employés de l’aéroport mais pas pour le grand public

  • Ryanair relance son programme de vols au Maroc

  • Air Caraïbes et French bee : 90% des demandes de remboursement effectuées

 

Austrian Airlines lance des tests rapides à Vienne

Air Journal 26/10/2020

La compagnie aérienne Austrian Airlines expérimente pendant deux semaines avec l’aéroport de Vienne des tests antigéniques de dépistage de la Covid-19, gratuitement, sur base volontaire et initialement sur une seule route vers Berlin.

Depuis vendredi et jusqu’au 8 novembre 2020, la compagnie nationale autrichienne filiale du Groupe Lufthansa mène des essais de dépistage rapide. Dans la phase initiale, tous les passagers du vol OS229 à destination de Berlin ont la possibilité de passer de test avant le départ, gratuitement et sur une base de volontariat. Ils reçoivent leurs résultats « dans les 10 à 15 minutes », soit par SMS ou sur demande personnelle. La carte d’embarquement « n’est activée que si les résultats du test sont négatifs » selon Austrian Airlines, permettant au passager d’accéder à la zone de contrôles de sécurité et à la porte d’embarquement. Si les résultats du test sont positifs, le passager concerné « sera pris en charge par le service médical de l’aéroport afin de clarifier pleinement son état de santé » ; il pourra re-réserver ou annuler gratuitement son vol Austrian Airlines.

L’aéroport de Vienne-Schwechat a mis en place un centre de test dans la zone d’enregistrement du terminal 3. « L’avion est déjà le moyen de transport le plus sûr dans le secteur des transports publics. Néanmoins, nous voulons aller plus loin et rendre les voyages en avion encore plus sûrs », a déclaré le directeur des opérations d’Austrian Airlines Jens Ritter. Les résultats issus des opérations de test à Vienne seront intégrés dans le projet global mis en œuvre par le groupe Lufthansa. « Nous devons démanteler les barrières créées par le coronavirus au cours des derniers mois, Pour l’avenir, notre objectif est de parvenir à un assouplissement correspondant des restrictions de voyage. Cependant, nous cherchons d’abord à montrer comment un programme de tests ciblés peut fonctionner », a-t-il ajouté. Si les essais sont bien établis, les tests pourraient être proposés à plus grande échelle.

Le groupe de Star Alliance « travaille avec des partenaires sur des processus permettant la mobilité intercontinentale et la liberté de voyager, également pendant la pandémie de coronavirus, tout en maintenant la protection de la santé ». Julian Jäger, membre du conseil d’administration du gestionnaire Flughafen Wien AG, ajoute : « l’ensemble de l’industrie du tourisme et du voyage a un besoin urgent de solutions pérennes pour sortir de la crise. Les tests antigéniques rapides fournissent un résultat rapide et peuvent être utilisés à l’échelle nationale dans les aéroports et par les compagnies aériennes, dans le cadre d’un régime de test uniforme à l’échelle européenne pourrait permettre aux passagers de voyager librement ».

À l’heure actuelle, le test rapide de l’antigène Covid-19 ne remplace pas les tests PCR mandatés par les autorités sanitaires : cela signifie que tous les passagers doivent continuer à respecter les réglementations locales d’entrée. L’obligation de porter des masques à bord des vols d’Austrian Airlines ainsi que dans les aéroports reste en vigueur, à l’exception des enfants de moins de six ans et des passagers qui peuvent présenter la déclaration médicale appropriée ainsi qu’un test PCR négatif (avec les résultats non plus de 48 heures).

Rappelons que les tests antigéniques dans les aéroports français sont officiellement autorisés ; ADP, gestionnaire des aéroports de Paris CDG et Orly, doit les mettre en place dès cette semaine.

ADP va fermer de nouvelles infrastructures à Roissy et Orly et vise une reprise à partir d’avril 2021

La Tribune 24/10/2020

En entrant ce week-end dans la saison hiver aéronautique, le transport aérien s’enfonce dans un long tunnel dont il espère voir le bout au printemps. Le trafic aérien s’écroule en effet avec la deuxième vague de la pandémie de Covid-19, et certains acteurs du secteur, comme ADP, n’envisagent pas de reprise avant la saison d’été 2021, qui commencera fin mars-début avril.

“Nous n’espérons pas de reprise du trafic avant fin mars”, a expliqué ce vendredi Philippe Pascal, le directeur général adjoint Finances, Stratégie et Administration d’ADP, lors d’une conférence avec des analystes financiers.

Après une petite reprise cet été, le trafic à Paris accuse en effet une baisse de 75% depuis septembre, poussant le groupe aéroportuaire à revoir à la baisse ses hypothèses de trafic en 2020. ADP ne table plus sur une baisse de trafic de 63% par rapport à 2019, mais sur un recul compris entre 65% et 70%. Résultat, la prévision de chiffre d’affaires est également revue.

“Notre prévision pour le chiffre d’affaires consolidé pour l’année 2020 est en conséquence située dans une fourchette de – 2,3 à – 2,6 milliards d’euros par rapport à 2019”, a ajouté le PDG du groupe, Augustin de Romanet, dans un communiqué.

Orly fait mieux que Roissy !

Face à cette deuxième vague, ADP s’apprête à fermer de nouvelles infrastructures au cours des prochaines semaines, tant à Roissy-Charles de Gaulle qu’à Orly, alors que les capacités ouvertes sont déjà limitées aux terminaux 2E (porte K), 2F et 2C pour CDG, et aux zones 3 et 4 pour Orly.

“La baisse de trafic est forte. Nous devons adapter toutes nos infrastructures pour baisser nos coûts entre aujourd’hui et fin mars pour attendre la reprise”, a indiqué Philippe Pascal.

Si la fermeture d’un hall a été évoquée à Orly, pas question néanmoins pour ADP de fermer complètement l’aéroport comme ce fut le cas au printemps pendant la période du confinement. A l’heure où le peu de trafic qui résiste encore se concentre sur les vols intérieurs et l’Outre-Mer, Orly, dont une partie importante de son activité est centrée sur ces axes, tire davantage son épingle du jeu que Roissy, spécialisé sur les vols internationaux et les vols en correspondance. La semaine dernière, le trafic d’Orly a même dépassé celui de Roissy, a indiqué Philippe Pascal, alors que l’aéroport du sud francilien accueillait près de deux fois moins de passagers avant la crise. Aujourd’hui, explique le directeur financier du groupe, le trafic global d’ADP à Paris serait plus faible si Orly était fermé. La situation de Roissy-Charles de Gaulle à plus de 30 kilomètres au nord de Paris dissuaderait, selon lui, tous les passagers du sud et de l’est parisien qui constituent le coeur du marché de la capitale.

L’effet positif sur le trafic des tests antigéniques est attendu l’été prochain

Prévus d’ici à fin octobre, les tests antigéniques dans les aéroports pour les passagers au départ ne permettront pas de relancer le trafic à court terme. Ses effets positifs sur le trafic sont espérés l’été prochain, a expliqué Philippe Pascal. Il faut en effet convaincre d’ici-là les autres pays de reconnaître ce type de tests qui, s’ils ont l’immense avantage de donner un résultat en 20 minutes, ne sont pas aussi fiables que les tests PCR, lesquels font aujourd’hui foi à l’étranger, à condition qu’il soit réalisé 48 ou 72 heures avant le départ. Problème, les longues files d’attente dans les laboratoires et la durée parfois tardive de la délivrance des résultats dissuadent les passagers de prendre l’avion. Aussi, si les tests antigéniques seront une bonne chose pour les vols vers les DOM TOM, ADP bataille pour pouvoir effectuer des tests PCR à Roissy. Un partenariat avec un laboratoire a été noué pour les mettre en place. Cette solution, qui doit être validée par les autorités sanitaires, permettrait de garantir aux passagers un test avant le départ. Elle resterait néanmoins contraignante puisqu’elle nécessiterait de se déplacer à l’aéroport quelques jours avant le vol.

Brest. Une nouvelle ligne de bus vers l’aéroport

Ouest France 26/10/2020

Elle partira du terminus de tram « Portes de Gouesnou », près de Brest et empruntera la RN12. Ses horaires ont été définis pour coller à ceux des décollages et atterrissages d’avions.

Jusqu’ici, la ligne desservant l’aéroport de Brest – Bretagne partait du terminus du tram Portes de Gouesnou. À partir du 4 janvier 2021, elle sera remplacée par la ligne 20 qui partira, elle, de l’arrêt Portes de Gouesnou. Elle ralliera l’aéroport en empruntant une petite portion de la voie express – Brest – Rennes. En semaine, vingt allers et autant de retours sont prévus, à partir de 5 h du matin pour l’aller et jusqu’à 23 h 30 pour le retour, de façon à coller aux horaires de décollage et d’atterrissage des avions. La fréquence sera moindre les samedis et dimanches.

La création de cette ligne fait partie des modifications qui entreront en vigueur le 4 janvier sur le réseau de transport en commun de Brest métropole.

Emirates Airlines : retour à Lyon et A380 à Amman

Air Journal 26/10/2020

La compagnie aérienne Emirates Airlines relance dans dix jours ses vols réguliers entre Dubaï et Lyon, portant à 31 le nombre de destinations européennes disponibles malgré la recrudescence de la pandémie de Covid-19. Amman en Jordanie sera la sixième destination à retrouver ses Airbus A380.

A partir du 4 novembre 2020, la compagnie émiratie propose deux vols par semaine entre sa base à Dubaï et l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, opérés en Boeing 777-300ER. Les départs sont programmés mercredi et samedi à 9h00 (arrivée à 13h15), les vols retour quittant la France à 14h45 (arrivée le lendemain à 0h05). Quatre rotations hebdomadaires devraient être proposées à partir de décembre et durant le reste de la saison hivernale. Emirates Airlines reste sans concurrence sur cette route, sa troisième vers l’hexagone après Paris (où elle est revenue en mai ) et Nice (où elle serait de retour a priori début décembre) ; Qatar Airways a en effet reporté sine die le lancement de son Doha – Lyon pour cause de pandémie de Covid-19.

Emirates rappelle dans un communiqué qu’elle a été le premier transporteur aérien à relier Lyon aux Émirats arabes unis « et plus largement au Moyen-Orient, à l’Asie et aussi à l’Afrique via son hub de Dubaï », lorsqu’elle a introduit des vols directs vers et depuis Lyon en 2012. En février dernier, la compagnie aérienne a renforcé sa présence dans la ville en signant un partenariat de 5 ans avec l’Olympique Lyonnais pour devenir le sponsor maillot du club de football. Par ailleurs, Emirates « en tant qu’acteur majeur de la région Auvergne Rhône-Alpes, réaffirme son engagement régional et contribue à sa croissance économique en rétablissant des liaisons de fret avec des vols passenger-freighter au départ et à destination de Lyon ».

Après la relance le 1er novembre de rotations vers  Bologne, Düsseldorf et Hambourg, Lyon sera la 31ème destination européenne à retrouver les avions d’Emirates Airlines, et la 99eme dans le monde.

Egalement le 4 novembre, Emirates Airlines déploiera de nouveau un Airbus A380 vers l’aéroport d’Amman-Queen Alia en Jordanie, sur trois des dix rotations hebdomadaires qui seront alors proposées au départ de Dubaï (départs du superjumbo mercredi, jeudi et vendredi). Les horaires de vol ont été prévus « pour faciliter des liaisons plus efficaces vers des destinations aux États-Unis, ainsi que des liaisons vitales vers des points européens appréciés des voyageurs jordaniens », a commenté la compagnie aérienne.

Emirates Airlines exploite actuellement l’A380 vers Paris-CDG, Londres Heathrow, Le Caire, Guangzhou et Moscou.

Nice-Côte d’Azur : pas de retour à la normale avant 2023-2024

Air Journal 25/10/2020

Le trafic aérien de l’aéroport de Nice-Côte d’Azur ne devrait pas revenir à la normale avant 2023 ou 2024, a indiqué Franck Goldnadel, président d’Aéroports de la Côte d’Azur (ACA), la seconde plateforme aéroportuaire de France après celle de Paris Aéroport.

« À ce stade, on table sur une reprise du trafic pour 2023-2024« , a indiqué Franck Goldnadel, nouvellement nommé à la tête du directoire d’ACA qui regroupe les aéroports de Nice, Cannes et Saint-Tropez. « Mais on peut être dans le peloton de tête des aéroports qui vont recouvrer un peu plus rapidement leur activité, du fait de l’attractivité du territoire et du trafic réparti entre vols domestiques, passagers en provenance de grandes capitales européennes et trafic international pur« , a-t-il ajouté.

En 2020, l’aéroport de Nice-Côte d’Azur devrait à peine enregistrer le tiers de son activité de 2019, soit 5 millions de passagers contre 14,8 millions, en raison de l’arrêt du trafic international et des restrictions au trafic européen. « Ici il y a peu d’alternatives à l’avion pour rejoindre les autres grandes capitales régionales, voire Paris, donc on a un trafic domestique plutôt dynamique« , qui représentera 90 % du trafic de l’année, a souligné le dirigeant.

Du fait de cette baisse d’activité, ACA, qui est un groupe privé détenu majoritairement par le consortium Azzurra depuis 2016, va enregistrer des pertes importantes en 2020. Le groupe a déjà fait appel à un prêt garanti par l’État (PGE) pour un montant non communiqué, effectué des économies de fonctionnement et usé du dispositif de chômage partiel à hauteur de 30 % de l’activité de ses 520 employés. En temps normal, Nice-Côte d’Azur emploie 8.000 personnes au total.

Terminal T1 toujours fermé
À ce stade Franck Goldnadel n’a pas souhaité se prononcer sur la réouverture du terminal T1, fermé depuis la crise sanitaire, indiquant attendre les prévisions de vols des compagnies aériennes pour 2021. S’agissant du dossier de l’extension du terminal T2, engagé avant la crise sanitaire, il persiste à penser qu’elle sera « nécessaire d’ici trois ou quatre ans, quand on aura retrouvé le trafic de 2019. Or, rien qu’avec le trafic de 2019, cette extension aurait été nécessaire« , a-t-il estimé, concédant seulement un « décalage » des travaux. Contestée en justice par des associations de défense de l’environnement, cette extension doit notamment permettre la construction de six salles d’embarquement supplémentaires.

Covid-19 : jusqu’à 70% de trafic aérien en moins pour Aéroports de Paris cette année

France Info 23/10/2020

La situation est encore pire que ce qui était annoncé initialement. ADP, qui revoit à la baisse ses prévisions en raison de la recrudescence de l’épidémie, affirme que le trafic pour le groupe ne devrait pas retrouver son niveau atteint en 2019 avant 2024.

Face à la recrudescence de l’épidémie de coronavirus, Aéroports de Paris revoit ses prévisions à la baisse. Le groupe, qui publie ce vendredi 23 octobre ses résultats, annonce que la chute du trafic pour ADP, jusqu’ici prévue autour de -63 %, pourrait atteindre fin 2020 une fourchette de -65 % à -70 % par rapport à l’année dernière.
A ce stade, sur les neuf premiers mois de l’année, le trafic du groupe a baissé de 61,8 %, avec 72,3 millions de passagers, par rapport à la même période en 2019.
Et la situation n’est pas près de s’arranger. ADP explique en effet que le trafic “pourrait revenir au niveau atteint en 2019 à la fin de la période comprise entre 2024 et 2027“.

A titre d’exemple, entre le 1er et le 20 octobre dernier, la baisse estimée du trafic des passagers sur les plates-formes parisiennes atteint 75,9 %, par rapport à 2019. Sur la même période, le nombre de mouvements avions est en baisse de 60,1 %.

Une reprise du trafic “très progressive”

Pour ce qui est du chiffre d’affaires du groupe, on constate également une chute. ADP annonce en effet une baisse de 52,7 % (à 1 669 millions d’euros) sur les 9 premiers mois de 2020 par rapport à la même période en 2019.

La crise liée à l’épidémie de Covid-19 continue d’affecter le secteur aéronautique

La crise liée à l’épidémie de Covid-19 continue d’affecter le secteur aéronautique et de peser sur la reprise du trafic aérien, déplore Augustin de Romanet, le PDG du groupe ADP. Toutefois, il précise par ailleurs que malgré “un contexte très perturbé”, le groupe ADP “conserve une trésorerie solide lui assurant un niveau de liquidité suffisant“.
Pour rappel, le transport aérien a été presque mis à l’arrêt d’avril à juin dernier, en raison des mesures de confinement et de fermetures des frontières mises en place contre la pandémie. Depuis, “la reprise du trafic est (…) très progressive et se fait en fonction de la levée des mesures de restriction à la mobilité applicables dans chaque pays“, rappelle le groupe ADP.

Qatar Airways réceptionne trois nouveaux Airbus A350-1000

Air Journal 24/10/2020

Qatar Airways a réceptionné hier trois nouveaux Airbus A350-1000, réaffirmant ainsi sa position de premier exploitant du long-courrier de l’avionneur européen avec 52 appareils dans sa flotte.

Les trois nouveaux seront exploités sur des lignes long-courriers au départ de l’aéroport international Hamad de Doha, le hub de Qatar Airways, vers l’Afrique, les Amériques, l’Asie-Pacifique et l’Europe. La compagnie qatarie a réalisé un benchmark comparant l’A380 à l’A350 sur les lignes de Doha à Londres, Guangzhou, Francfort, Paris, Melbourne, Sydney et New York. Sur un vol aller simple typique, elle a constaté que l’A350 permettait d’économiser au moins 16 tonnes de dioxyde de carbone par heure-bloc par rapport à l’A380.

Selon Qatar Airways, son benchmark a révélé que l’A380 émettait plus de 80 % de CO2 de plus par bloc-heure que l’A350 sur chacune de ces liaisons. Dans les cas de Melbourne et New York, l’A380 a émis 95 % de CO2 de plus par bloc horaire, tandis que l’A350 a permis d’économiser environ 20 tonnes de CO2 par bloc horaire. « Jusqu’à ce que la demande des passagers retrouve des niveaux appropriés, Qatar Airways continuera à maintenir ses A380 au sol et à exploiter des appareils commercialement et écologiquement responsables« , indique-t-elle.

La compagnie qatarie rappelle qu’à bord de ses A350-1000, les passagers peuvent profiter de :
-Une cabine parmi les plus spacieuses avec des fenêtres plus grandes qui donnent une impression d’espace supplémentaire;
-Les sièges les plus larges de tous les appareils de sa catégorie avec un espace généreux dans toutes les classes;
-Une technologie avancée de système d’aération comprenant des filtres HEPA, offrant une qualité d’air de cabine optimale et qui renouvellent l’air toutes les deux ou trois minutes pour plus de confort;
-Un éclairage d’ambiance par LED qui imite un lever et un coucher de soleil naturels pour aider à réduire les effets du décalage horaire;
-Une cabine parmi les plus silencieuses qui comprend un système de circulation d’air sans courant d’air, ce qui permet d’obtenir un faible niveau de bruit ambiant dans la cabine pour un voyage plus paisible.

Paris Aéroport table sur une baisse du trafic de 65% à 70% sur 2020

Tourmag 23/10/2020

prévisions revues à la baisse

Paris Aéroport qui accuse un recul de – 66,3 % de son trafic sur 9 mois a revu ses prévisions à la baisse sur l’année 2020. La baisse pourrait atteindre entre 65% et 70% par rapport à 2019.

Sur les 9 premiers mois de l’année, le trafic du groupe ADP accuse une baisse de 61,8 % à 72,3 millions de passagers par rapport à la même période en 2019 (hors trafic d’Istanbul Atatürk et hors trafic des aéroports de GMRen 2019).
Le chiffre d’affaires consolidé recule de 52,7 % à 1 669 millions d’euros sur la période par rapport à la même période en 2019 du fait de l’impact de la crise liée à l’épidémie de CoVid-19.
Pour Paris Aéroport (Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly), le trafic chute également de – 66,3 % à 27,8 millions de passagers.
Dans le contexte actuel, le groupe a revu à la baisse ses prévisions annuelles de trafic pour ses aéroports parisiens et passe de -63% à une fourchette comprise entre – 65 % et – 70 % pour l’année 2020 par rapport à 2019.
Par ailleurs, le groupe confirme que sur Roissy et Orly pourraient revenir au niveau atteint en 2019 à la fin de la période comprise entre 2024 et 2027.

Dans ces conditions, l’impact sur le chiffre d’affaires consolidé du groupe en 2020 serait d’environ – 2,3 à – 2,6 milliards d’euros.
Le Groupe ADP rappelle par ailleurs qu’il a engagé un important plan d’optimisation opérationnel et financier avec un objectif de réduction des charges courantes du groupe pour l’année 2020 d’environ 550 M€6 au total : cet objectif est revu à la hausse à une fourchette comprise entre 650 M€ et 700 M€ au total.
Concernant l’endettement financier, le Groupe ADP confirme l’objectif d’un ratio dette nette / EBITDA de l’ordre de 6x à 7x d’ici fin 2022.
Augustin de Romanet, Président-directeur général d’Aéroports de Paris – Groupe ADP, a déclaré : “La crise liée à l’épidémie de CoVid-19 continue d’affecter le secteur aéronautique et de peser sur la reprise du trafic aérien. La recrudescence de l’épidémie en France et en Europe nous amène à revoir à la baisse nos hypothèses de trafic (…)
Le Groupe ADP conserve une trésorerie solide lui assurant un niveau de liquidité suffisant. Dans un contexte très perturbé, marqué par la poursuite des incertitudes sanitaires, le Groupe ADP reste mobilisé pour maintenir son équilibre opérationnel et financier et adapter son modèle économique et social afin de permettre à l’entreprise de renouer avec une croissance rentable et durable.”

Arrêt du trafic aérien en Algérie : Les lourdes pertes des aéroports

ObservAlgérie 24/10/2020

Les conséquences du coronavirus sur les aéroports algériens sont dramatiques. Ces derniers ont perdu plus de la moitié de leur chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de l’année à cause de la pandémie. Les experts ne s’attendent pas à un retour à la normale avant 2024.

L’impact de l’arrêt du trafic aérien sur le chiffre d’affaires consolidé des sociétés de Gestion des infrastructures aéroportuaires en Algérie avoisinerait le milliard d’euros d’ici la fin de l’année 2020.

Sur les neuf premiers mois de l’année, la baisse du trafic de l’ensemble des aéroports du pays a atteint les 90%. Hormis quelques vols de rapatriement opérés principalement au départ et à l’arrivée de l’aéroport international d’Alger, les autres infrastructures aéroportuaires sont quasiment à l’arrêt. La chute des vols de passagers entraînera pour les services aéroportuaires un manque à gagner qui se situera entre 1 et 1,5 milliard de dollars en 2020.

En effet, le secteur du transport aérien est l’un des plus affectés par la crise sanitaire. Il a été quasiment mis à l’arrêt depuis le mois de mars. Pire encore, les mesures de confinement et la fermeture des frontières décidées par les autorités algériennes risquent de durer. Le PDG de l’aéroport international d’Alger, Tahar Allache, a d’ailleurs, prévu le pire en raison du prolongement du confinement et l’incertitude qui entoure la reprise des vols.

A noter que les aéroports ont essentiellement trois sources de revenus : les frais payés par les transporteurs, ceux payés par les passagers et la redevance des commerces liés à l’aéroport, comme les hôtels, les magasins et les restaurants.

Les restrictions sur le transport aérien international et la diminution de vols intérieurs ont mis à l’arrêt ces trois activités. Quant au fret, il ne permettra pas de compenser les pertes.

Sauvetage (incroyable) de Corsair : les repreneurs se dévoilent

La Tribune 22/10/2020

Recentrage sur les DOM

Aujourd’hui, certains de ces investisseurs se dévoilent. Selon des sources concordantes, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu ce jeudi, trois d’entre eux ont présenté le projet de reprise du consortium. Le premier est Eric Kourry, fondateur d’Air Caraïbes, président de K Finance et mais aussi du groupe GAI, qui détient Air Antilles et Air Guyane. Le deuxième est Patrick Vial-Collet, Président de la chaîne hôtelière “Des hôtels et des îles”, et président de la Chambre de Commerce et d’industrie (CCI) de la Guadeloupe. L’identité du troisième n’était pas encore confirmée à l’heure où nous mettions en ligne. Leur objectif est clair : disposer une compagnie recentrée sur les DOM pour maintenir un niveau de concurrence suffisant permettant d’éviter une inflation des prix. Une volonté que la crise du transport aérien n’a pas remis en cause. Selon nos informations, les membres du consortium ont signé une lettre engageante qui lance le reste du processus de sauvetage. Celui-ci s’apparente à un véritable puzzle.

L’Etat, l’autre pièce maîtresse

L’Etat, par le biais du comité interministériel de restructurations industrielles (Ciri), constitue l’autre pièce maîtresse de ce dossier. Selon nos sources, le Ciri est prêt à accorder plus de 100 millions d’euros à la compagnie, essentiellement via des prêts. De quoi compenser le trou de trésorerie que connaîtra immanquablement la compagnie sur la durée de la crise. Des prêts bienvenus. Pour rappel, au printemps dernier, faute de fonds propres suffisants malgré une trésorerie confortable, Corsair s’était vu refuser un prêt garanti par l’Etat (PGE). Dans la foulée, Bruno Le Maire, le ministre des finances, avait indiqué que l’Etat apporterait son aide à condition que les actionnaires actuels mettaient la main à la poche. Sans surface financière, Intro Aviation, l’actionnaire majoritaire de la compagnie, est hors jeu depuis longtemps. En revanche, même s’il est lui aussi frappé de plein fouet par la crise, TUI est en première ligne. Seul actionnaire de 2002 à 2019 avant de commencer à se désengager, le groupe touristique allemand entend contribuer au plan sans rester au capital. Un solde de tout compte en quelque sorte. Ca Les discussions sont toujours en cours sur le montant. TUI voudrait notamment donner à Corsair un A330, mais la valeur d’un tel actif s’est effondrée avec la crise. Corsair espère finaliser l’opération de cession d’ici à la fin de l’année après un protocole d’accord avec l’Etat et les actionnaires actuels.

La quasi-totalité des accords sociaux remis à plat.

En pertes chroniques depuis des années, Corsair a les moyens de devenir une compagnie compétitive face à la concurrence féroce d’Air France, et d’Air Caraïbes sur les Antilles et sur la Réunion d’Air France toujours, de French Bee, et d’Air Austral.

La sortie en juin de ses Boeing 747-400 pour se concentrer sur une flotte unique d’A330 permettait déjà de faire des économies colossales. Aujourd’hui, elle va réduire ses coûts sociaux et gagner en productivité. Les syndicats apportent en effet leur pierre à l’édifice. Après la dénonciation de 134 accords et usages d’entreprise par la direction, ils ont signé de nouveaux accords permettant de réduire la masse salariale des pilotes et des hôtesses et stewards. Les navigants ont notamment accepté de baisser de moitié leur majoration salariale pour les heures de nuit, de réduire leurs jours de congés. Au total, la baisse des coûts est de 10 à 15%. Par ailleurs, une rupture collective conventionnelle (RCC) est prévue pour les PNC. Elle devrait porter sur une centaine de personnes.

L’idée est d’assurer le programme avec une dizaine d’A330 quand la situation sera stabilisée. Aujourd’hui Corsair opère 5 exemplaires. Le calendrier de livraisons et le prix des cinq A330 Neo commandés sont en cours de négociation.

3 questions à… Pierre-Hughes Schmit (VINCI Airports) : «il faut systématiser les tests au départ»

Déplacements Pros 25/10/2020

VINCI Airport assure le développement et l’exploitation de 45 aéroports dans le monde. Avec les mesures sanitaires prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le leader mondial des concessions aéroportuaires affirme que ses plateformes sont des lieux sûrs. Son directeur commercial et marketing, Pierre-Hughes Schmit, souligne l’efficacité des mesures, salue la mise en place progressive de tests antigéniques dans les aéroports français, et revient sur la reconnaissance faciale actuellement testée à Lyon Saint-Exupéry. Interview.

Quelles mesures avez-vous prises aujourd’hui, dans vos aéroports, face à l’épidémie de Covid-19 ?
Pierre-Hugues Schmit : Nous avons mis en place des mesures sanitaires pour les passagers, nos salariés et l’ensemble de nos partenaires. Avec les masques, le gel hydro-alcoolique, l’aération et désinfection permanente des terminaux passagers, nos aéroports sont des lieux sûrs. Cette démarche inclut l’ensemble de nos services. Les commerces, lieux de restauration et loueurs de voitures sont ouverts dans le plus strict respect des protocoles sanitaires. Les passagers bénéficient ainsi d’une expérience de voyage proche de la normale. Nous avons en outre déployé des innovations pour améliorer l’information, par exemple sur la disponibilité des places assises en restaurant, sur le mode d’embarquement ou la fréquentation des toilettes, afin d’assurer un respect permanent des gestes barrières.

Avez-vous un retour sur l’efficacité de vos mesures ?
Sur le plan opérationnel, elles ont été reconnues pour leur efficacité. Le Bureau Veritas a délivré dès fin août une attestation de conformité à l’ensemble des aéroports de notre réseau en France, au Portugal et au Royaume-Uni. Nous avons été le premier opérateur dont les mesures sanitaires ont été auditées et validées sur un réseau international. Hors d’Europe, l’aéroport de Guanacaste au Costa Rica, ou encore les aéroports que nous opérons en République Dominicaine, se sont vus récemment décerner par l’ACI (Airport Council International) l’accréditation AHA (Airport Health Accreditation) après une évaluation complète des mesures sanitaires.

Ces dernières s’inscrivent dans notre campagne internationale «Protecting Each Other» que nous portons sur l’ensemble de nos aéroports. Cette campagne s’appuie sur les recommandations sanitaires émises par l’OMS et les agences des Nations Unies comme l’OACI. Elle comporte un volet important de communication auprès des passagers, ce qui nous permet d’assurer la bonne compréhension et l’adhésion de tous.

Pour amplifier ce choc de confiance, VINCI Airports plaide pour une mise en place systématisée des tests au départ. Et nous saluons la mise en place progressive de tests antigéniques dans les aéroports français, dont les résultats pourront être connus dans un délai de 30 minutes.

Vous testez la reconnaissance faciale à Lyon Saint-Exupéry…
Les voyages en avion peuvent être stressants du fait des contrôles de sécurité et des files d’attente. Nous avons donc cherché la meilleure solution pour faciliter et fluidifier l’expérience utilisateur, en ayant recours à la reconnaissance faciale. Ainsi est né MONA, le compagnon de voyage biométrique développé par VINCI Airports. Nous venons de le mettre en service pour une période d’expérimentation d’un an à l’aéroport Lyon-Saint Exupéry, en liaison avec les compagnies Transavia pour les vols vers Porto, et TAP Air Portugal pour ceux vers Lisbonne. C’est une bonne manière d’accompagner la ré-ouverture des frontières entre la France et le Portugal, et demain vers d’autres pays.

Concrètement, c’est un service 100% gratuit qui permet un parcours dédié et personnalisé au sein de l’aéroport. Une fois abonné (1), le passager franchit les différents points de contrôle aéroportuaire sans contact physique et sur simple présentation de son visage à une caméra. Pour lui, c’est un gain de temps et bien plus :  MONA permet de planifier en amont son passage dans l’aéroport et de profiter, une fois sur place, de services particuliers.

Soumis à l’examen de la CNIL, ce nouveau service a bénéficié des dernières recommandations formulées par l’autorité à ce jour, destinées à garantir aux passagers la protection de leurs données et de leurs droits (2). Par ailleurs, il a fait l’objet d’un travail de concertation étroit avec la DGAC, dans le cadre de son programme d’innovation « Vision sûreté 2 ».

(1) Le voyageur, pour être abonné à MONA, doit créer un compte client depuis son domicile via l’application smartphone de Lyon Aéroports, ou sur une borne à l’aéroport.

(2) L’identité biométrique des passagers (photo du document d’identité, photographie du visage) est temporairement stockée dans le container sécurisé et chiffré de l’application mobile Lyon Aéroport, afin de créer un « gabarit » biométrique du passager. Ce gabarit, qui permet une reconnaissance faciale ultra-fiable, est supprimé instantanément au décollage de l’avion du passager, ou si le vol est annulé. Par ailleurs, le client peut à tout moment supprimer ses données biométriques d’identité, directement depuis l’application. Le passager garde ainsi le contrôle sur ses données de bout en bout.

IATA – « Les tests Covid-19 et les aides d’Etat sont essentiels pour sauver l’aérien »

Déplacements Pros 23/10/2020

Les restrictions aux frontières, en particulier les mesures de quarantaine, ont sapé l’une des pierres angulaires du développement européen, la libre circulation des personnes. En conséquence, la demande des passagers a chuté et le nombre de passagers devrait diminuer d’au moins 70 % d’ici 2020 par rapport à 2019 pour les voyages à destination, en provenance et à l’intérieur de l’Europe. Seuls 340 millions de voyageurs dans la région devraient voyager en 2020, contre environ 1,2 milliard en 2019.

Cet effondrement du trafic aérien a eu un impact dévastateur dans le monde entier sur l’aviation et sur les millions de travailleurs du secteur. Les recherches du groupe d’action sur le transport aérien estiment que quelque 4,8 millions d’emplois directement liés au transport aérien sont menacés.

« Les compagnies aériennes brûlent à 300 000 dollars par minute dans la seconde moitié de 2020. Et une grande partie de l’aide gouvernementale qui leur a permis de rester viables s’épuise. La perspective de pertes d’emplois catastrophiques est très réelle. Un soutien financier continu est désespérément nécessaire jusqu’à ce que le secteur puisse se remettre sur pied« , a déclaré, vendredi 23 octobre, Rafael Schvartzman, vice-président régional de l’IATA pour l’Europe.

L’agence de voyages dans le monde d’après (4/4) : l’évolution de la TMC pour mieux accompagner les futurs voyageurs

Déplacements Pros 22/10/2020

Les différents acteurs du secteur s’accordent sur un point : la reprise n’est pas pour tout de suite. Si le trafic domestique, qu’il soit aérien ou ferroviaire, est en hausse par rapport au second trimestre 2020, le trafic international, lui, est en berne. En cause : des législations et conditions de voyages non uniformisées quelque soit le pays ou le continent. Les tests PCR, les mises en quarantaines ou bien encore la peur d’une contamination durant un déplacement rendent aujourd’hui le voyage d’Affaires (presque) impossible. Mais pour que le marché reprenne il faut que chacun des acteurs fassent preuve de solidarité entre eux. SBT, TMC, compagnies aériennes, GDS ou bien encore gouvernements, il en va de la survie d’un marché d’ores et déjà en grande difficulté. 

Une digitalisation forcée mais obligatoire

Pour les agences spécialisées dans le Business Travel, la digitalisation semble désormais inévitable voire essentielle pour répondre aux besoins des entreprises et des futurs voyageurs. Les SBT de leur côté auront pour rôle d’accompagner ces TMC dans leur transition digitale et aider celles qui en ont besoin à repenser leur modèle. Si les économies de coûts feront évidemment parties des priorités, le duty of care, le bien-être du voyageur et la responsabilité écologique de l’entreprise seront également mis au cœur des nouveaux défis en matière de politique voyages. Résultat : ces politiques devront être modifiées et seront amenées à évoluer de façon constante pour de nouveau permettre une certaine mobilité des collaborateurs. Concernant la gestion des risques, l’approche se devra rationnelle tout en étant réaliste afin d’éviter de mettre en danger les travailleurs en déplacement. Une bonne communication sera également essentielle et le leakage, lui, s’apprête à être formellement proscrit afin de minimiser tout risque de contamination ou de déconvenue une fois sur place.

Le lien humain restera irremplaçable 

Malgré une reprise en demi-teinte et des perspectives encore floues pour les mois à venir, tous s’accordent à dire que les déplacements n’en seront pour le moins essentiels à la reprise économique, et non pas uniquement concernant le marché du Business Travel. Si les réunions d’une heure ou deux à l’étranger ou un un simple rendez-vous client se transformeront plus régulièrement en visioconférence, les contrats d’affaires auront toujours besoin de contact humain pour créer un lien de confiance.  Les TMC auront ainsi un rôle à jouer dans la redéfinition même de ce qu’est le voyage d’Affaires aujourd’hui. Il se pourrait que demain, le voyage d’Affaires se résume pour certains à des trajets hebdomadaires entre la région et la capitale grâce à la mise en place du télétravail ou bien encore à de ponctuelles réunions d’équipes à l’étranger pour les entreprises internationales.

Forte d’une grande responsabilité, la TMC devra également éduquer, rassurer et accompagner les entreprises à revoir leur politique voyages en valorisant davantage l’aspect RSE afin de répondre à de nouvelles attentes et séduire de nouveaux profils de collaborateurs. Démontrer également qu’écoresponsabilité est capable de rimer avec voyager. Voyager, oui, mais mieux et (bien) accompagné. 

TUI France : la direction appelée à améliorer son plan social   

Tour Hebdo 22/10/2020

La Direccte des Hauts-de-Seine a adressé un courrier au voyagiste TUI France lui demandant de revoir certaines modalités de son plan de sauvegarde de l’emploi, qui prévoit notamment la suppression de 583 postes.  

Les recommandations seront-elles suivies ? La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) des Hauts-de-Seine a demandé au voyagiste TUI France de revoir certaines modalités de son plan social, qui prévoit notamment la suppression de 583 postes, ce qui pourrait conduire à sa non-homologation, a appris l’AFP mercredi de source syndicale.

Les « observations » de la Direccte visent à « suggérer des pistes d’amélioration » au plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et devront faire l’objet d’une « réponse motivée » de la part de l’entreprise, souligne l’administration dans un courrier dont l’agence de presse a eu copie.

Un congé de reclassement trop court 

Parmi les éléments pointés du doigt par la Direccte, figurent notamment la durée, jugée trop courte, du congé de reclassement pour les salariés licenciés, ou le délai de 48 heures, lui aussi jugé trop cour, laissé aux salariés pour signer une rupture amiable.

« Nous avions attiré l’attention de l’administration sur les manquements du plan et nous avons été entendus par la Direccte », s’est félicité Lazare Razkallah, secrétaire (CGT, majoritaire) du Comité Social et Économique (CSE). Pour la direction, il y a un risque que le plan social ne soit pas validé par l’administration, ce qui la contraindrait à reprendre le plan à zéro en recommençant ses consultations. On pourrait ainsi gagner du temps, et améliorer les modalités ».

De son côté, la direction fait savoir que ces observations font partie du « processus habituel »« Que la Direccte ait des recommandations concernant le PSE de TUI France fait partie du processus habituel à son bon déroulement et cela cadre dans les échanges réguliers que nous avons avec eux. Nous continuerons en effet nos discussions avec la Direccte afin d’arriver à un plan social final », a-t-elle réagi auprès de Tour Hebdo.

La reprise de 42 agences sur 65 

Mardi s’est tenu un CSE extraordinaire, qui devait permettre à la direction de détailler plus précisément son plan de sauvegarde de l’emploi, prévoyant la suppression de 583 postes et la fermeture des 65 agences intégrées. Pour ces dernières, TUI France a annoncé avoir reçu une offre sérieuse de reprise pour 42 agences sur 65. La majorité des offres émanant des mandataires et employés actuels, mais aussi de deux partenaires du tour-opérateur, les groupes Saint Claire et Palomino. La direction a également précisé que ces agences adopteront le modèle des mandataires, garderont l’enseigne TUI et vendront majoritairement des produits du TO. 

Rien n’a toutefois encore été annoncé concernant le nombre d’emplois préservés grâce à ces reprises. Si l’administration retoque le plan de sauvegarde de l’emploi comme souhaité par la Direccte, « notre direction devra se retourner vers la maison mère pour réclamer des moyens supplémentaires » et améliorer ainsi les conditions de départ, espère de son côté Lazare Razkallah. 

Costa Croisières : les passagers français interdits d’embarquer jusqu’à fin novembre 

Tour Hebdo 23/10/2020

Costa Croisières a annoncé que les nationalités dont le taux d’infection est supérieur à celui de l’Italie, ce qui est le cas de la France, ne pourront plus embarquer sur ses navires jusqu’à fin novembre. 

Mauvaise nouvelle. La compagnie Costa Croisières vient d’annoncer restreindre l’embarquement aux nationalités dont le taux d’infection est supérieur à celui de l’Italie, en s’appuyant sur les données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). La France étant de celles-là, les voyageurs de l’Hexagone ayant prévu prochainement de monter à bord d’un navire de la compagnie de croisières vont donc devoir revoir leurs plans. Au moins jusqu’à fin novembre. 

« Nous opérons nos croisières de la manière la plus responsable possible pour nos passagers, nos membres de l’équipage et les habitants des communautés visitées par nos navires. Nous avons analysé avec attention la situation actuelle et il n’est pas exclu que son évolution conduise à des mesures restrictives supplémentaires, ce qui aurait un impact sur le retour en toute sécurité de nos passagers dans leur pays d’origine. C’est pourquoi nous avons décidé de manière responsable de restreindre l’embarquement, jusqu’à la fin novembre, des nationalités dont le taux d’infection est supérieur à celui de l’Italie, selon la source officielle du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) », fait savoir Costa Croisières. 

Des alternatives proposées aux clients concernés 

Si aucune indication n’a été apportée sur le nombre de passagers français concernés par ces nouvelles restrictions, Costa Croisières précise néanmoins s’activer pour leur trouver des solutions. « Nous informons actuellement nos passagers concernés par ce changement et leur proposons des alternatives appropriées. Si la situation devait encore évoluer, Costa adapterait à nouveau son fonctionnement, en parfaite transparence vis-à-vis de ses passagers », ajoute la compagnie.

Après plusieurs mois d’arrêt complet de ses activités, la compagnie a redémarré progressivement ses croisières en septembre avec le Deliziosa, puis avec le Diadema. Concernant le marché français, les chiffres se voulaient d’ailleurs encourageants, avec 612 passagers français enregistrés sur le Diadema au départ de Gênes le 19 septembre dernier. 

La compagnie Flybe pourrait faire son retour dès 2021

Quotidien du Tourisme 20/10/2020

Après avoir déposé le bilan en mars dernier, la compagnie aérienne britannique va être rachetée par l’entreprise Thyme Opco. Et pourrait bien être de retour dans les airs dès début 2021. 

Une renaissance. La compagnie aérienne britannique Flybe, en faillite, est en passe de retrouver le ciel début 2021 après l’annonce lundi de sa reprise par Thyme Opco, une entreprise contrôlée par le fonds d’investissement Cyrus Capital. Début mars, la compagnie aérienne régionale britannique avait annoncé avoir cessé ses activités « avec effet immédiat ». Le transporteur se trouvait en effet à court de liquidités et était, par conséquent, incapable de faire face à la crise liée à l’épidémie de coronavirus. 

Le cabinet EY, qui a été nommé administrateur de la société, annonce dans un communiqué qu’un accord a été trouvé pour son rachat par Thyme Opco, sans dévoiler le montant de l’opération. Thyme Opco est affiliée à Cyrus Capital, qui faisait partie d’un consortium mené par la compagnie Virgin Atlantic et qui avait tenté l’an dernier de sauver Flybe, dont les difficultés précédaient la pandémie.

Une taille plus petite qu’avant  

EY précise que la transaction est soumise à certaines conditions qui restent confidentielles, mais l’objectif est de relancer l’activité de Flybe au Royaume-Uni début 2021. « Le nouveau départ de cette marque emblématique, qui était autrefois la plus grande compagnie régionale d’Europe, va soutenir l’emploi, la desserte régionale et les économies locales », veut croire Simon Edel, associé chez EY.

Avant sa faillite, Flybe transportait environ 8 millions de passagers par an et opérait dans 81 aéroports au Royaume-Uni et en Europe. La compagnie employait plus de 2000 personnes et il n’est pas précisé combien de postes seront préservés par le nouveau propriétaire. Un porte-parole de Thyme Opco s’est contenté de dire que Flybe va être « relancée avec une taille plus petite qu’avant ».

La reprise de la compagnie constitue une rare bonne nouvelle pour un secteur aérien britannique décimé par la crise sanitaire, qui a poussé les grandes compagnies à supprimer des milliers de postes et à lever des fonds pour assurer leur survie. « Toutefois, Flybe s’est effondrée avant que la pandémie ne frappe et il sera particulièrement ardu pour les nouveaux propriétaires d’assurer sa viabilité », souligne Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown. Alors que de nombreuses compagnies revoient leurs programmes de vols à la baisse, la tâche s’annonce en effet très compliquée. 

Dernier vol pour les 747 de KLM

Air Journal 26/10/2020

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines a effectué hier son dernier vol en Boeing 747-400 entre Shanghai et Amsterdam, sept mois après l’arrêt de leurs vols commerciaux en raison de la pandémie de Covid-19 et près de cinq ans après ceux de sa sœur Air France.

La Reine des Cieux, dont la sortie de flotte était initialement prévue l’année prochaine par la compagnie nationale néerlandaise, s’est posée pour la dernière fois en livrée bleu et blanc le 25 octobre 2020 à 21h09 dans sa base d’Amsterdam-Schiphol, en provenance de l’aéroport de Shanghai-Pudong. Le 747-400M Combi immatriculé PH-BFW, baptisé « City of Shanghai » et configuré pour accueillir 35 passagers en classe Affaires, 36 en Premium et 197 en Economie, a d’ailleurs vu symboliquement son numéro de vol KL896 se transformer en KL747 une fois entré dans l’espace aérien des Pays-Bas. Quatre heures auparavant, un autre 747-400M (PH-BFV) avait atterri en provenance de la même ville.

Le dernier vol commercial des 747 de la compagnie de l’alliance SkyTeam restera donc celui opéré fin mars entre Mexico et Amsterdam. Le départ en retraite des Jumbo Jet était initialement prévu vers le milieu de l’année prochaine (pour leur 50 ans de présence dans la flotte de KLM), mais la crise sanitaire a tout changé. Six 747 (trois combi et trois cargo) avaient continué d’opérer entre les deux villes dans le cadre d’un pont aérien pour le transport de matériel sanitaire.

La liaison entre Amsterdam et Shanghai continuera bien sûr d’être proposée, mais en Boeing 777-330ER. Rappelons que les Jumbo Jets ont déjà quitté les flottes de Corsair, de British Airways, de Virgin Atlantic et de Qantas cette année ; la production du 747 doit être arrêtée en 2022.

Emirates implémente un parcours biométrique à l’aéroport de Dubaï

Air Journal 25/10/2020

Ce parcours biométrique intégré permettra aux passagers de voyager en toute fluidité, depuis l’enregistrement jusqu’au aux portes d’embarquement, ce qui optimisera les flux dans l’aéroport en réduisant les contrôles de documents et les files d’attente.

En outre, l’expérience sans contact permet de réduire les interactions humaines, pour préserver la santé et la sécurité de tous.

Grâce à une technologie biométrique combinant reconnaissance faciale et de l’iris, les passagers d’Emirates peuvent désormais s’enregistrer pour leur vol, remplir les documents d’immigration, entrer dans le lounge Emirates et embarquer, dans le plus grande simplicité. Les points de contact biométriques sont actuellement installés à certains comptoirs d’enregistrement des classes Economique, Affaires et Première, au terminal 3 de l’aéroport international de Dubaï; aux portes d’immigration, y compris à l’entrée d’un « tunnel intelligent » ; à l’entrée premium du lounge d’Emirates au hall B ainsi qu’à certaines portes d’embarquement. Les zones où des équipements biométriques sont installés sont clairement signalées et des unités supplémentaires seront installées à chaque point de contact à l’avenir.

Ce « tunnel intelligent« , un projet de la Direction générale de la résidence et des affaires étrangères à Dubaï (GDRFA) en collaboration avec la compagnie Emirates, est une première mondiale en matière de contrôle des passeports : les passagers empruntent simplement un tunnel, sans nécessiter une quelconque intervention des autorités d’immigration ou un tampon sur le passeport.

Emirates est également la première compagnie aérienne hors des frontières américaines à recevoir l’approbation de l’embarquement par voie biométrique de la part du service américain des douanes et de la protection des frontières (CBP). Les clients voyageant de Dubaï vers les États-Unis pourront choisir la technologie de reconnaissance faciale aux portes d’embarquement.

Le parcours biométrique est la dernière innovation en date d’Emirates pour simplifier l’expérience de voyage et renforcer les mesures sanitaires  à l’heure de la pandémie du coronavirus. Au cours du mois dernier, la compagnie aérienne a introduit d’autres services, notamment des bornes d’enregistrement automatique et de dépose bagages à Dubaï.

SAS boucle son plan de recapitalisation avec l’aide de la Suède et du Danemark

Air Journal 25/10/2020

SAS Scandinavian Airlines a réussi à boucler son plan de recapitalisation de presque 1,2 milliard d’euros grâce à une participation renforcée de la Suède et du Danemark à son capital.

Comme prévoit ce plan de recapitalisation lancé en août, qui repose principalement sur des conversions de titres de dette en actions, l’État suédois et l’État danois possèdent désormais chacun 21,8% de SAS, a indiqué vendredi la compagnie scandinave dans un communiqué. Avant la crise, leurs parts respectives étaient de 14,8% et 14,2%.

Comme de nombreuses compagnies aériennes, SAS souffre lourdement des effets du Covid-19 : elle a enregistré de lourdes pertes et a lancé fin avril un plan de suppression de 5.000 postes, soit 40% de son personnel, principalement dans les trois pays scandinaves (Danemark, Norvège et Suède). Les négociations de ce plan social «ont maintenant été finalisées et en conséquence 5.000 employés ont reçu des notifications» de licenciement, a confirmé une porte-parole à l’AFP.

Après être tombée à pratiquement zéro en avril, l’activité de SAS a affiché encore un recul considérable : en septembre, son chiffre d’affaires mensuel était ainsi en recul de plus de 85%, à 448 millions de couronnes, soit à peine 43 millions d’euros.

«Je suis reconnaissant du soutien affiché par nos principaux actionnaires, le gouvernement suédois, le gouvernement danois et la Fondation Knut et Alice Wallenberg, à travers le processus de recapitalisation», a déclaré le PDG de SAS, Rickard Gustafson. «Pour la suite, notre objectif est de mener à bien notre business plan destiné à adapter SAS à un marché avec une moindre demande, et de redevenir une compagnie rentable et plus durable quand le monde se remettra de la pandémie de Covid-19», a-t-il ajouté.

Rhônexpress : baisse des tarifs pour les employés de l’aéroport mais pas pour le grand public

Air Journal 24/10/2020

En reprenant l’exploitation du Rhônexpress à VINCI, le Systral (Syndicat Mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération lyonnaise) annonce une baisse des tarifs pour les employés de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry mais pas pour le grand public.

A partir du 6 novembre prochain à minuit, date à laquelle le Sytral reprendra le contrat d’exploitation et de maintenance de la navette entre Part-Dieu et Saint-Exupéry, le billet aller-retour passera de 10,10 euros à 5 euros. De même, les abonnements hebdomadaire et mensuel seront facturés moitié moins pour cette catégorie d’usagers.

« Cette réduction tarifaire vise à promouvoir l’utilisation des transports publics en offrant une solution de déplacement efficace, économiquement avantageuse et une réelle alternative à la voiture individuelle à destination des 5 650 salariés de la plateforme aéroportuaire. 28 000 voyages supplémentaires sont ainsi attendus en 2021, soit une augmentation de 30 % », a indiqué le Sytral dans un communiqué.

Mais pour le grand public, le prix de l’aller-retour restera le même -soit 26,70 euros-, contrairement à ce qui avait été annoncé par l’ancien exécutif de la métropole de Lyon et le Sytral en décembre dernier lors de la rupture du contrat d’exploitation avec VINCI. Toutefois, de futures baisses seront mises en place pour « les 12- 25 ans et les voyageurs en possession d’un billet SNCF au départ ou à destination de la gare TGV de Lyon Saint-Exupéry », selon le Systral.

Ryanair relance son programme de vols au Maroc

Air Journal 24/10/2020

Ryanair a annoncé hier qu’elle allait relancer son programme de la saison hiver 2020/2021 au Maroc, à la suite de la levée des restrictions de voyage décidée par le gouvernement marocain.

A partir du 25 octobre 2020, la low cost irlandaise rétablira ainsi un total de 58 vols hebdomadaires sur 45 lignes vers et en provenance de la Belgique, de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie, de l’Allemagne, de l’Espagne et du Portugal.

Les Marocains pourront ainsi planifier une escapade en Europe avec un nouvel ensemble de mesures sanitaires que Ryanair a déployées pour protéger ses clients et ses équipages. De leur côté, les voyageurs européens pourront aussi prendre la direction d’Agadir, Essaouira, Fès, Nador, Oujda, Marrakech, Rabat et Tanger.

« Nous sommes très heureux de ce premier pas. C’est une première bouffée d’oxygène et j’espère que nous pourrons en avoir d’autres, dans les prochaines semaines, avec Ryanair mais également d’autres compagnies, grâce à l’appui et l’accord des pouvoirs publics. Nous mettons tout en œuvre pour cela », s’est félicité l’ONMT, l’office  du tourisme marocain.

 

Air Caraïbes et French bee : 90% des demandes de remboursement effectuées

Air Journal 23/10/2020

A la suite à notre article sur les compagnies aériennes qui tardent à rembourser les billets des vols annulés liés à la crise sanitaire, Air Caraïbes et French bee indique qu’elles ont remboursé à ce jour 90% des demandes des clients.

A la fermeture de Paris-Orly entre mars et juin, Air Caraïbes et French bee ont rapidement proposé aux clients concernés de reporter leur vol à une date ultérieure ou de bénéficier d’un avoir valable jusqu’au 31 décembre 2020.

« Les mesures prises par les Autorités publiques nationales et internationales suite à l’évolution de la pandémie du Covid-19 ne permettant pas le retour à un trafic aérien normal, Air Caraïbes et French bee ont décidé de procéder aux remboursements des billets de leurs clients le souhaitant dès le 1er juin 2020. A ce jour, 90% des remboursements demandés ont été effectués. Les délais pour obtenir un remboursement ont pu être longs en particulier pour les demandes antérieures au 1er juin, cependant le remboursement des nouvelles demandes est désormais très rapidement effectué. Face à cette situation inédite, Air Caraïbes et French bee ont mis tout en œuvre pour accélérer le traitement de ces opérations et répondre aux attentes de leurs clients« , expliquent dans un communiqué les deux compagnies du groupe Dubreuil.

Toutefois, les deux compagnies ne remboursent pas les clients dont les vols ont été opérés mais proposent des avoirs si leurs billets sont annulés avant le départ du vol. Par ailleurs, les clients ayant acheté un package / séjour via un tour-opérateur ou leur billet en agence de voyages, doivent contacter leur agence de voyages ou tour-opérateur pour toute demande concernant leur voyage. Depuis deux mois Air Caraïbes permet aux agences de voyage de procéder au remboursement intégral et automatique des billets de leurs clients ayant effectué une demande.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 23 OCTOBRE 2020 : •France : le trafic aérien à 25,2% en septembre• L’aéroport de Brest a perdu 60% de passagers…

Au sommaire :  

  • France : le trafic aérien à 25,2% en septembre

  • Etats-Unis – Le trafic aérien en forte hausse

  • Selon l’UAF, la France doit mettre en place des corridors aériens sanitaires

  • Corsair : repreneurs dévoilés, coûts abaissés

  • “Victime de la crise” et de l’arrêt annoncé des vols Air France, l’aéroport de Lorient ferme partiellement

  • Crise du coronavirus. L’aéroport de Brest a perdu 60 % de ses passagers en 2020

  • Nice : L’extension de l’aéroport est-elle toujours nécessaire ? « Oui », mais la plateforme veut « se laisser du temps »

  • Alger : sans Transavia mais avec Vueling

  • Expedia : après avoir licencié 12% de ses salariés, des nouvelles coupes sont annoncées

France : le trafic aérien à 25,2% en septembre

Air Journal – 23/10/2020

Le trafic aérien dans les aéroports français s’est établi en septembre 2020 à 25,2% de celui du même mois l’année dernière.

Le trafic aérien dans les aéroports français s’est établi en septembre 2020 à 25,2% de celui du même mois l’année dernière, en net recul par rapport à aout.

Après 33% en aout 2020, l’indice Tendanciel de la DGAC affiche pour le mois de septembre un trafic aérien au quart du niveau de l’année dernière, conséquence attendue de la recrudescence de la pandémie de Covid-19. Le taux de trafic résiduel s’établit à 25,2% en septembre, avec une « tendance au tassement » tout au long de la période : 27,3% les sept premiers jours du mois, 24% les sept derniers.

Le trafic intérieur reste le marché le mieux orienté (57,8% de trafic résiduel), « ses diverses composantes affichent une sensibilité inégale à l’évolution de la conjoncture » : le trafic reliant la Métropole aux Outre-mer enregistre -6,0 points par rapport à août, tandis que les lignes transversales métropolitaines affichent -21,4 points.

Le trafic international demeure « atone » (18,2% de trafic résiduel). Il se maintient à des niveaux très réduits avec l’Amérique (7,1%) et l’Asie (9,8%), il fait montre d’une « meilleure résistance » sur les liaisons avec l’Afrique (20,6%) grâce aux destinations d’Afrique de l’Ouest et de Tunisie.

Sur les neuf premiers mois de l’année, la France a accueilli 45,8 millions de passagers, dont 12,3 millions sur les lignes intérieures et 33,5 millions sur les routes internationales. Soit un niveau de trafic à 33,1% de ce qu’il était en septembre 2019.

 

 

Etats-Unis – Le trafic aérien en forte hausse

Déplacements pros – 20/10/2020

La TSA (l’administration de la sécurité des transports) annonce qu’elle a contrôlé plus d’un million de passagers pour la seule journée de lundi 19 octobre, son plus grand nombre depuis le 17 mars. La TSA a également contrôlé plus de 6 millions de passagers la semaine dernière, son plus grand nombre hebdomadaire depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Des chiffres encourageants, même si c’est moins de la moitié du nombre de passagers contrôlés par la TSA le même jour l’année dernière, lorsque plus de 2,6 millions de passagers sont passés par les points de contrôle américains.

Madhu Unnikrishnan, rédacteur en chef du Skift Airline Weekly, a déclaré que ces chiffres sont en constante augmentation depuis les pires jours d’avril, lorsque la TSA contrôlait moins de 100 000 personnes certains jours.

Il a noté que les personnes qui prennent l’avion sont principalement des voyageurs de loisirs, y compris des personnes qui prennent des vacances et rendent visite à des amis et à la famille. Il a ajouté que les aéroports côtiers de villes comme New York, San Francisco et Los Angeles connaissent un faible trafic parce que les voyages internationaux sont en baisse.

Bien que les voyages d’agrément aient repris pour le moment, les voyages d’affaires ne représentent toujours qu’une fraction de ce qu’ils étaient avant la pandémie.

Alors que le nombre des voyages progresse, l’annonce de la TSA intervient au moment où les États-Unis se trouvent dans la troisième vague du coronavirus. Il y a maintenant plus de 8 millions de cas dans le pays, avec près de 220 000 décès. L’évolution de la pandémie au cours des prochaines semaines sera déterminante. Il n’y aura, de toutes façons, pas de réelle reprise tant qu’un vaccin ou une thérapie pour lutter contre le Covid-19 ne seront pas disponibles.

 

 

Selon l’UAF, la France doit mettre en place des corridors aériens sanitaires

Déplacements Pros – 22/10/2020

L’Union des Aéroports Français a publié une note de trafic catastrophique pour le premier semestre. Et l’automne ne sera pas plus brillant sans la mise en place d’un protocole sanitaire européen et la généralisation des tests antigéniques.

Le trafic aérien français a chuté de -62,9% sur les six premiers mois de l’année en cours… et de -81,1% si l’on prend la période marquée par la Covid-19, du 1er mars au 30 août. En mars et avril, le trafic a été quasi-nul, et très faible en juin. Les prévisions de trafic aérien en Europe sont tout aussi désastreuses: selon l’Airports Council International (ACI) Europe : le trafic devrait chuter en 2020 de -69% par rapport à 2019, de -48% en 2021 (par rapport à 2019). Il faudrait attendre 2024 voire 2025 pour espérer retrouver les niveaux de trafic de l’année 2019.

L’automne sera catastrophique, prévient déjà l’UAF. A la lecture des prévisions de trafic, Thomas Juin, son président, est catégorique :«Les quarantaines stoppent toute reprise du trafic aérien. Nous ne pouvons plus attendre que l’épidémie disparaisse. Le transport aérien a besoin dans l’urgence d’un mode opératoire qui nous permette de fonctionner avec un virus actif tout en prévenant les risques et en assurant la sécurité sanitaire des passagers ». L’UAF attend donc, plus que jamais une initiative européenne de mise en œuvre d’un protocole sanitaire européen de test COVID-19 simple, efficace et peu coûteux pour le voyageur.. Sans attendre, la France doit,dès à présent,prendre les devants et passer des accords bilatéraux avec d’autres pays européens volontaires, pour mettre en place des corridors sanitaires.

Augustin de Romanet, le Pdg d’Aéroports de Paris (ADP), la semaine dernière sur Bfm Business, avait lui aussi sonné l’alarme et appelé à mieux harmoniser les recommandations pour les déplacements au sein de l’Union européenne.

Les interpellations des différents acteurs du transport aérien devraient porter leurs fruits. L’agence européenne de sécurité aérienne (EASA) proposerait bientôt un protocole sanitaire permettant de supprimer les quarantaines. Le gouvernement français, de son côté, a annoncé que des tests antigéniques rapides allaient être mis en place à compter du 26 octobre, au départ des aéroports parisiens de Roissy CDG et Orly, gérés par ADP.

Il existe en effet, à côté des tests RT-PCR, différents types de tests qui connaissent des améliorations constantes et rapides, à l’image par exemple des tests antigéniques, confirme l’UAT.

Avec près de 150 adhérents, l’Union des Aéroports Français est l’organisation professionnelle des aéroports français, quelles que soient leur taille et leur spécialité. Elle a pour principale mission de défendre et de promouvoir les intérêts de la communauté aéroportuaire française auprès des décideurs français et européens. L’UAF est membre associé de la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM) et de l’Airports Council International Europe.

 

 

Corsair : repreneurs dévoilés, coûts abaissés

Air Journal – 23/10/2020

La compagnie aérienne Corsair International pourrait enfin tenir ses repreneurs, un consortium d’entrepreneurs et de collectivités territoriales qui a présenté aux salariés un plan visant à recentrer ses opérations vers l’Outre-mer. Elle aurait signé avec les navigants des accords permettant une baisse des coûts pouvant atteindre 15%.

L’opération de rachat à 100% de la compagnie basée à l’aéroport de Paris-Orly devrait « sauf coup de théâtre » être finalisée d’ici la fin de l’année selon La Tribune, suite à la présentation aux employés le 22 octobre 2020 du plan des investisseurs privés et publics, dont Eric Kourry, fondateur d’Air Caraïbes et président du groupe détenant Air Antilles et Air Guyane, et Patrick Vial-Collet, entre autres président de la CCI de Guadeloupe. Le consortium serait prêt à investir « plusieurs dizaines de millions d’euros » dans Corsair, un protocole d’accord devant d’abord être signé avec les actionnaires actuels.

On savait déjà que l’actionnaire principal depuis mars 2019 Intro Aviation n’avait pas les moyens de renflouer la compagnie aérienne, mais des « négociations » seraient toujours en cours avec le groupe TUI (propriétaire historique et toujours présent avec 27% du capital). Le journal économique croit en outre savoir que l’aide de l’Etat, évoquée en aout par le PDG de Corsair Pascal de Izaguirre, devrait dépasser les 100 millions d’euros, « sous forme de prêts essentiellement ». Un PGE (prêt garanti par l’Etat) avait pourtant été refusé au printemps, le dirigeant en trouvant les conditions trop restrictives – et faute de geste des actionnaires selon le gouvernement.

L’objectif affiché par les nouveaux repreneurs de la compagnie aérienne serait clairement un recentrage sur les DOM, « pour maintenir un niveau de concurrence suffisant permettant d’éviter une inflation des prix ». Ce qui entrainerait l’abandon des lignes vers Abidjan et Montréal, et le renoncement à celle vers New York déjà reporté au printemps prochain.

Côté social, Corsair a déjà entamé avec les syndicats un programme de réduction des coûts qui devrait atteindre « 10 à 15% » selon La Tribune : les 1200 salariés, qui détiennent 20% du capital, se sont vu annoncer « la dénonciation de 134 accords et usages d’entreprise par la direction » et de nouveaux accords « permettant de réduire la masse salariale des pilotes et des hôtesses et stewards ». Les navigants ont « notamment accepté de baisser de moitié leur majoration salariale pour les heures de nuit » et de réduire leurs jours de congés. Par ailleurs, une rupture collective conventionnelle (RCC) pour les PNC devrait porter sur une centaine de personnes, ajoute La Tribune.

Rappelons que Pascal de Izaguirre mettait en avant en aout, alors que la pandémie de Covid-19 semblait connaitre un répit (aujourd’hui oublié), une « meilleure situation financière » de Corsair, notamment après la vente d’un Airbus A330-200 en février et celle des Boeing 747-400 en juillet. Sa flotte compte actuellement un A330-200 et quatre A330-300, l’entrée en service du premier des cinq A330-900neo commandés étant pour l’instant prévue « pas avant décembre ». D’ici 2023, Corsair devait opérer de 13 Airbus, mais ce nombre serait désormais réduit par les futurs actionnaires à « une dizaine quand la situation sera stabilisée ».

 

 

“Victime de la crise” et de l’arrêt annoncé des vols Air France, l’aéroport de Lorient ferme partiellement

France 3 Région – 21/10/2020

Fin août dernier, Air France ne reconduisait pas son plan de vol entre Roissy et Lorient. Faute de trafic, l’aéroport de Lorient Bretagne Sud est contraint de réduire ses activités et de fermer partiellement.

Le départ définitif d’Air France du tarmac lorientais pourrait être fatal à l’aéroport de Lorient Bretagne Sud. Au sortir du confinement, la compagnie aérienne française, ébranlée par la crise sanitaire, y réduisait le nombre de ses rotations en provenance et à destination de Roissy-Charles-de-Gaule de 2 par jour à 4 par semaines. Elle arrêtait même la liaison vers Lyon. Et n’avait été établi aucun plan de vol à partir de mars 2021. En clair, Air France quitte Lorient au printemps prochain.

Ouvert uniquement pour les vols Air France

Une décision difficile à surmonter pour l’aéroport breton, fortement dépendant d’Air France. Un “cataclysme sans précédent dans son histoire” qui contraint l’équipement géré par la Chambre de commerce et d’industrie du Morbihan à réduire son activité et à fermer partiellement, excepté les lundi, mercredi, vendredi et dimanche après-midis “uniquement pour assurer les vols vers Roissy, et le samedi pour garantir les déplacements du Football club de Lorient”, précise Pierre Montel, le président de la CCI, dans un communiqué. L’aéroport ne sera en effet ouvert que lors des vols départ et arrivée d’Air France.

L’emploi en question

En 2019, l’aéroport de Lorient avait dépassé la barre des 100 000 passagers. Plus de la moitié voyageait sur la ligne Lorient/Paris CDG. 28 salariés travaillent actuellement à l’aéroport de Lorient. La fermeture partielle de l’activité “implique une réorganisation des services et un fonctionnement réduit”. L’impact sur l’emploi est pour le moment “en réflexion”.

Crise du coronavirus. L’aéroport de Brest a perdu 60 % de ses passagers en 2020

Ouest France – 20/10/2020

À Brest (Finistère), le premier aéroport de Bretagne navigue à vue : si l’impact de la crise semble moins important que dans le reste de la France, le Covid-19 a profondément modifié le transport aérien. Le chômage partiel perdure, dans un climat social houleux.

14 destinations seront accessibles cet automne et hiver au départ de Brest.

Une situation inédite à plein d’égards, couplée à un changement de modèle profond : au sein du premier aéroport de Bretagne, à Brest (Finistère), bien malin qui saura dire de quoi sera fait l’avenir, tant la situation évolue chaque jour. Les compagnies ont su s’adapter rapidement à des besoins différents, salue Loïc Abjean, directeur d’exploitation de l’aéroport. Comparé aux autres aéroports français, celui de Brest s’en sortirait même plutôt bien : Depuis cet été, on a retrouvé la plupart de nos lignes domestiques, indique-t-il.

 

Nice : L’extension de l’aéroport est-elle toujours nécessaire ? « Oui », mais la plateforme veut « se laisser du temps »

20 Minutes – 20/10/2020

Les travaux sont ajournés mais « il y aura bien besoin de cet agrandissement », assure Franck Goldanel, le nouveau président du directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur

Le projet d’extension de l’aéroport de Nice, qui prévoit 25.000 m2 supplémentaires, est ajourné dans le contexte sanitaire actuel.

« Mais il y aura bien besoin de cet agrandissement », assure Franck Goldanel, le patron de la plateforme azuréenne.

Un trafic réduit de 65 %, le terminal 1 toujours fermé et des perspectives de retour à la normale pas avant « trois à quatre ans ». Même s’il s’en sort « beaucoup mieux que d’autres aéroports de province », selon son nouveau patron, celui de Nice navigue toujours à vue dans la crise du Covid-19 et « va se laisser du temps » pour bien travailler son projet – contesté – d’extension. « Climaticide » selon une association, il s’inscrit désormais dans un contexte sanitaire qui a peut-être fait bouger les lignes. En fin d’été, Christian Estrosi expliquait lui-même : « Le tourisme de masse, ce n’est pas notre cible. »

En attendant, l’agrandissement du terminal 2, dont les travaux devaient commencer en 2021, est ajourné. C’est ce qu’a annoncé, mardi à la presse, Franck Goldanel, nommé le 21 septembre président du directoire de la société Aéroports de la Côte d’Azur (ACA).

« Travailler notre communication »

« Mais il y aura bien besoin de cette extension, a-t-il aussi assuré. Rien que pour traiter correctement le trafic de l’été 2019, quand nos installations étaient sursaturées, elle aurait été nécessaire. Je défendrai le dossier devant les actionnaires. » Après une fréquentation record de 14.485.423 passagers l’an dernier, l’aéroport de Nice devrait clôturer cette si particulière année 2020 sur un total de 5,5 millions de visiteurs.

« Le trafic va revenir à la normale d’ici trois à quatre ans. Et la crise actuelle va nous laisser du temps pour bien travailler le fond du sujet et notre communication autour de ce projet », a-t-il également avancé, sans vouloir préciser de nouveau calendrier.

Un recours contre le permis de construire

Ce « temps », le nouveau responsable de la plateforme voudrait notamment l’utiliser pour convaincre les détracteurs de cette extension de 25.000 m2 imaginée pour accompagner la hausse de la fréquentation. Elle devrait permettre à la plateforme d’accueillir jusqu’à 18 millions de passagers chaque année.

« Un projet anachronique et climaticide », dénonce encore ce mardi le collectif citoyen 06, en guerre contre cet agrandissement, y compris devant la justice. Le tribunal administratif de Marseille doit toujours statuer sur un recours formé contre le permis de construire, accordé fin 2019 par le préfet des Alpes-Maritimes.

La métropole se fait plus discrète sur le sujet

En attendant, Christian Estrosi, qui avait soutenu le projet avant la crise sanitaire, se fait désormais plus discret sur le sujet. Interrogée lundi par 20 Minutes, sur la nécessité de cet agrandissement, la métropole niçoise, qui conserve 1 % de ACA, n’a pas souhaité répondre. Fin août, à l’occasion d’un premier bilan de la saison touristique estivale, le maire de Nice avait décrit « le tourisme d’affaires, culturel et vert » comme « les dominantes qui vont l’emporter », assurant également que « le tourisme de masse, ce n’est pas notre cible ».

La CCI de Nice, actionnaire à 25 % de la société Aéroports de la Côte d’Azur, privatisée en 2016 et détenue en majorité (64 %) par le consortium Azzurra Aeroporti, elle, continue à défendre ouvertement le projet. « L’aéroport international Nice Côte d’Azur est un équipement structurant pour le département des Alpes Maritimes et son attractivité touristique », avance son président Jean-Pierre Savarino, vantant la « conception durable » et les « normes environnementales » retenues pour l’extension.

« L’aménagement du terminal 2 permettra de prendre en compte et d’anticiper l’évolution du trafic aérien tout en assurant le meilleur accueil et niveau de service aux passagers », dit-il.

 

Alger : sans Transavia mais avec Vueling

Air Journal – 21/10/2020

La compagnie aérienne low cost Transavia France a suspendu jusqu’au printemps prochain tous ses vols vers Alger, en raison de la fermeture continue des frontières face à la pandémie de Covid-19, tandis que Vueling prépare pour novembre son retour entre Barcelone et la capitale algérienne.

Alors qu’elle prévoyait fin septembre de renforcer ses fréquences entre l’aéroport de Paris-Orly et l’Algérie, la filiale d’Air France spécialisée dans le vol pas cher a annoncé la semaine dernière que tous les vols à destination de l’Algérie sont annulés jusqu’au 31 mars 2021 inclus. Le site de Transavia précise que la décision a été prise « en raison des restrictions mises en place par les autorités »; mercredi soir, elle indiquait cependant conserver dans le sens Oran – Orly des vols les vendredis et dimanche du 6 novembre au 4 janvier prochain, au prix unique de 79 euros.

Depuis le début de la crise sanitaire, la low cost a opéré des vols de rapatriement entre sa base à Paris-Orly et les aéroports d’Alger et Oran en particulier ; en temps normal, elle dessert la capitale algérienne au départ également de Lyon et Nantes, celui d’Oran au départ de ces trois villes plus Montpellier, ainsi que ceux de Bejaia, Constantine, Sétif et Tlemcen.

A Barcelone-El Prat, la low cost Vueling prévoit pour le 5 novembre la relance de deux rotations hebdomadaires jeudi et samedi vers l’aéroport d’Alger-Houari Boumediene, selon son site de réservation. La filiale du groupe IAG rappelle de manière générale que le statut des vols reste tributaire des restrictions de voyage mises en place par les pays de destination.

Fermées depuis plus de huit mois pour cause de crise sanitaires, les frontières de l’Algérie voient s’éloigner la perspective d’une réouverture, notamment en raison de la recrudescence de l’épidémie en Europe – son premier marché aérien. Air Algérie continue de proposer des vols de rapatriement, dont un demain jeudi entre Alger et Paris ; ASL Airlines continue de proposer des vols spéciaux vers l’Algérie en ce mois d’octobre, tandis qu’Air France a prévu de revenir à Alger et Oran en novembre et décembre.

 

 

Expedia : après avoir licencié 12% de ses salariés, des nouvelles coupes sont annoncées
Tourmag – 22/10/2020

Un mail a été envoyé aux équipes annonçant la nécessité d’accélérer la rationalisation des opérations

Les acteurs du tourisme qu’ils soient en ligne ou pas, connaissent une baisse drastique des réservations. Malgré son statut d’incontournable, Expedia n’est pas mieux logé que ses concurrents. Après avoir annoncé une baisse de 12% de ses effectifs, cette coupe devrait s’accélérer dans les semaines à venir.

La crise touche tous les pans du tourisme, et si vous pensiez que les acteurs en ligne sont en bien meilleur posture que ceux physiques, vous vous trompez.

En effet, après avoir annoncé une réduction de ses effectifs mondiaux de 12%, quelques jours avant la crise mondiale et l’arrêt du tourisme, Expedia a écrit à ses salariés pour dire qu’il faudra aller plus loin.

D’autres licenciements sont prévus, ils devraient s’ajouter aux 2 900 salariés restés sur le carreau lors de la première vague, rapportent nos confrères de Skift (SOURCE).

Ces derniers ont pu consulter un mail un e-mail que le président du groupe Travel Partners Group, Cyril Ranque, a envoyé à son équipe. Celui le patron, des rationalisations sont prévues pour permettre à Expedia d’être plus compétitif.

“i[[…] comme toutes les agences de voyages, nous avons subi une réduction importante des réservations suite à l’apparition du Covid-19.

Bien que nous ayons travaillé dur pour sauver des emplois, les changements proposés annoncés cette semaine dans notre groupe de partenaires de voyage sont une continuation de nos efforts de rationalisation alors que nous nous recentrons sur la création de la plus grande valeur pour nos clients et partenaires, tout en nous adaptant aux réalités prévisibles du marché du voyage,]i” explique Cyril Ranque.

Pour le moment aucune information concernant la France…

Pour Expedia, la tendance est aux villes moyennes dans le tourisme en France

Toujours selon l’e-mail, les réductions de postes varieront selon les pays, en fonction des projets et missions de chacun.

“Dans les endroits où nous savons clairement les changements que nous souhaitons apporter, nous commencerons à communiquer avec les employés concernés cette semaine,” a écrit Cyril Ranque dans son mail.

“Dans d’autres pays, nous définissons toujours la voie à suivre, souvent en consultation avec nos employés et leurs représentants. En tant que tel, le rythme du changement et la quantité de détails que nous pouvons partager varieront.”

A l’heure actuelle, aucun ordre de grandeur de la réduction des effectifs n’a été dévoilé, tout comme rien ne dit que la France soit concernée par cette 2nde vague de licenciement.

Les temps sont durs pour le tourisme que ce soit pour les petits ou les gros…

La réponse d’Expedia France :

“Nous consulterons et travaillerons officiellement avec les organes de représentation du personnel dans les pays concernés pour tenter de définir et de finaliser nos propositions avant de prendre toute décision”.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 22 OCTOBRE 2020 : •Pandémie : 100 millions de passagers perdus en France selon Eurocontrol• …

Au sommaire :  

  • Pandémie : 100 millions de passagers perdus en France selon Eurocontrol

  • EasyJet comme Emirates s’attendent à une reprise forte – quand elle sera là

  • Cathay Pacific réduit ses effectifs d’un quart et ferme une filiale

  • Aéroport de Nice : pas de retour à la normale avant 2023 ou 2024 (président)

  • Oneworld recrute deux autres filiales de Japan Airlines

  • Air France ouvre deux lignes à Brest pour les fêtes de fin d’année

 

Pandémie : 100 millions de passagers perdus en France selon Eurocontrol

Air-Journal.fr – 22 Octobre 2020

Eurocontrol estime que la France a perdu depuis le 1er mars 2020 et le début de la pandémie de Covid-19 quelque 700.000 vols, avec à la clé un recul de 78% du nombre de passagers ayant transité par les aéroports français.

L’organisation européenne pour la navigation aérienne a publié le 20 octobre 2020 une note d’information portant sur l’impact du nouveau coronavirus dans l’hexagone, indiquant que 100 millions de passagers ont été perdus (-78%) alors que les compagnies aériennes supprimaient de leur programme environ 700.000 vols (-64%). Le PIB français devrait baisser de 9% en 2020, Eurocontrol rappelant les prévisions de l’INSEE sur l’emploi qui évoquent 840.000 suppressions de postes pour l’année en cours.

Parmi les conséquences figurant une baisse de trafic de 62% à Paris-CDG la semaine dernière, Air France en recul de 52% mais s’en sortant mieux qu’easyJet ou Ryanair, une chute similaire de 60% pour les compagnies aériennes traditionnelles et les low cost – et le fait que les vols intérieurs ont bien résisté à -23%.

  • Trafic : Le trafic était au plus bas à la mi-avril (-93 % par rapport à 2019). Depuis, le trafic a repris et s’est stabilisé autour de -45% en août avec un pic à 2976 vols au départ / à l’arrivée le 31 août. Après une baisse en septembre, le trafic a légèrement repris la semaine dernière. La France se classe au 4e rang des pays les plus touchés en Europe (après le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne), avec -700.000 vols et -100.000.000 passagers par rapport à 2019.
  • Aéroports : Paris CDG, premier aéroport français, a enregistré en moyenne 544 mouvements par jour la semaine dernière (soit -62% par rapport à la même période en 2019). La baisse est similaire dans les autres grands aéroports.
  • Exploitants d’aéronefs : Air France est la moins touchée des grandes compagnies aériennes, avec -52% la semaine dernière contre -83% pour easyJet et -69% pour Ryanair. Air France était aussi la première compagnie aérienne à reprendre progressivement ses activités depuis mai, avec une forte hausse en juillet-août et un pic d’activité début septembre, suivi d’une baisse depuis lors. Les vols d’easyJet ont également nettement augmenté en juillet-août, avant une forte baisse en septembre et octobre.
  • Segments de marché : Le trafic des vols tout-cargo est resté stable. Les vols non réguliers ainsi que les vols d’affaires ont été fortement touchés par la crise, mais moins que ceux des compagnies traditionnelles ou à bas coût. L’aviation d’affaires a quant à elle repris plus rapidement ses activités, qui ont cependant baissé au mois de septembre.
  • Flux de trafic : La prédominance du trafic intérieur a été fortement accentuée par la crise (seulement -23% par rapport à 2019), contre -50 à -77% pour les autres principaux flux depuis et vers la France. Enfin, les principaux flux non européens relient la France à l’Afrique du Nord (-68% la semaine dernière), l’Atlantique Nord (-65%) et l’Afrique australe (-29%).

Le directeur général d’Eurocontrol Eamonn Brennan a résumé dans un communiqué : « avec approximativement 700.000 vols de moins qu’en 2019, le secteur du transport aérien français est très fortement touché par la pandémie. Les vols à destination et en provenance de la France ainsi que les vols intérieurs ont baissé de plus de 64% par rapport à l’année dernière, et le nombre de passagers a chuté de 78%. Bien que le trafic ait quelque peu repris pendant l’été, il est à nouveau en recul ».

 

EasyJet comme Emirates s’attendent à une reprise forte – quand elle sera là

Air-Journal.fr – 21 Octobre 2020

Malgré un hiver prévu « très très difficile » pour cause de pandémie de Covid-19, le patron de la compagnie aérienne low cost easyJet table sur un retour à la normale en 2023 – et un rebond « exceptionnel et fort » quand il se produira. Un sentiment partagé par son homologue chez Emirates Airlines, qui lui aussi croit à un retour éventuel du trafic aérien à ses niveaux d’avant la crise, et même plus.

Lors d’un long entretien exclusif accordé à La Tribune, le CEO de la spécialiste britannique du vol pas cher Johan Lundgren a expliqué s’attendre à un retour à la normale en 2023 : et « il n’y a aucun doute que le rebond, lorsqu’il se produira, sera exceptionnel et fort. Il y a une énorme demande pour prendre l’avion pour voyager, pour aller voir ses amis et sa famille. Nous savons que le trafic reviendra ». Le dirigeant d’easyJet souligne que ces prévisions dépendront « de la propagation de la pandémie et de la capacité qu’auront les populations à vivre avec ce virus, ce qui revient à la question du dépistage et des tests, mais aussi à la capacité d’anticiper la propagation du virus ». Ce qui rend indispensable selon Johan Lundgren de « prendre les mesures nécessaires pour survivre et anticiper la reprise quand la pandémie sera sous contrôle et les restrictions de voyages assouplies ».

A plus court terme, easyJet a déjà annoncé que seulement 25% des vols initialement prévus seront opérés d’ici la fin de l’année, le CEO reconnaissant qu’elle fait face à une « situation très incertaine » et que son « manque de visibilité » est le même que pour le reste du secteur aérien. « Ce sera un hiver très très difficile », souligne Johan Lundgren, après avoir cloué sa flotte au sol durant 11 semaine au printemps puis atteindre durant l’été une capacité maximale de 40% de la normale (et avoir reporté dès avril la livraison de 24 Airbus).

Et la guerre des prix traditionnelle pendant la saison hivernale n’aura aucun effet sur le trafic, prédit-il : « quel que soit le prix des billets d’avion aujourd’hui, les gens ne voyageront pas car ils craignent d’être mis en quarantaine à leur arrivée à destination ou à leur retour ». Et de se dire favorable à la mis en place de tests rapides dans les aéroports (tels qu’ils devraient débuter la semaine prochaine à Paris), « dans les  régions classées en zone rouge ou dans celles où la circulation du virus s’accélère » – et surtout dans le cadre d’une approche coordonnée à l’échelle des régions et non des nations. Johan Lundgren souligne cependant qu’ils devront être « fiables et peu coûteux » : les voyageurs « ne se feront pas tester pour prendre l’avion » si le prix est supérieur à celui d’un billet d’avion.

Cet optimisme – prudent – sur une reprise forte rejoint celui exprimé par le président sortant d’Emirates Airlines la semaine dernière lors d’une conférence en ligne de CAPA : selon Tim Clark, la pandémie n’est « qu’un pépin » dans l’histoire de l’aviation, et la demande mondiale de voyages aériens « reviendra plus rapidement et plus fortement que prévu ». Même si la situation va s’aggraver La pandémie est pour lui un problème tel que ceux vécus par le passé, « peut-être pas aussi importants et graves que celui-ci pour notre industrie, mais c’est néanmoins un pépin. Nous le traverserons et nous relèverons ».

Interrogé à propos du monde post-pandémie, le dirigeant déclare : « je pense qu’il y aura un rebond et je pense que la demande stimulera ce rebond », même si à court terme il pense qu’en raison des restrictions de transport aérien mises en place par divers gouvernements, la situation allait probablement « s’aggraver avant de s’améliorer ». La question de savoir si l’industrie du transport aérien sera suffisamment forte pour répondre à ce retour de la demande « est une autre question », souligne Tim Clark,

Et le modèle de la compagnie, basée à l’aéroport de Dubaï et opérant sur le principe « hub and spoke », « n’est pas menacé » : le dirigeant dit ne pas croire que les gens « ne voyageront pas via les grands hubs internationaux parce qu’ils sont préoccupés par le virus ». Pour Tim Clark, « une fois que nous avons un vaccin en place et que le monde est suffisamment résilient et robuste pour faire face à cela, et peut-être à plus d’agents pathogènes à mesure qu’ils apparaissent, alors je pense que la mémoire est courte et la demande est forte et le rôle du transporteur de réseau à bien des égards pourrait être plus fort qu’il ne l’a été dans le passé ».

 

Cathay Pacific réduit ses effectifs d’un quart et ferme une filiale

BourseDirect.fr – 21 Octobre 2020

La compagnie hongkongaise Cathay Pacific, terrassée par la pandémie, va réduire d’un quart ses effectifs et fermer sa filiale Cathay Dragon, pour tenter de faire face à l’effondrement historique du trafic aérien.

Les compagnies aériennes du monde entier ont été plombées par la chute des voyages en raison du coronavirus et se préparent à un hiver douloureux, alors que le rebond qu’elles espéraient ne s’est pas matérialisé.

Fleuron asiatique, Cathay Pacific ne fait pas exception: elle a annoncé mercredi dans un communiqué un plan de restructuration qui se traduira par la suppression de 8.500 emplois au total, soit près du quart de ses effectifs, et la disparition pure et simple d’une de ses filiales.

“La pandémie dans le monde continue d’avoir un effet dévastateur et la dure vérité est que nous devons fondamentalement restructurer le groupe pour survivre”, a déclaré dans le communiqué le directeur général de la compagnie, Augustus Tang.

Dans le détail, 5.300 employés basés à Hong Kong seront licenciés, de même que 600 autres basés ailleurs. Le reste des suppressions d’emplois provient des départs naturels et du gel des embauches.

Cathay Dragon, appelé à disparaître, effectuait des vols court et moyen courriers en Asie, qui seront pour certains repris par Cathay Pacific et sa filiale low-cost HK Express, sous réserve de l’approbation des autorités aériennes.

Frais fixes

Ce plan de restructuration a été salué à la Bourse de Hong Kong, où le titre Cathay s’est envolé de 5,8% mercredi matin, avant de clôturer en hausse de 2,3%. Mais la nouvelle a été brutale pour les employés.

Zuki Wong, présidente du syndicat des hôtesses de l’air et stewards de Cathay Pacific, a précisé que ses membres étaient “profondément déçus”.

“Nous sommes très tristes car les personnes licenciées nous sont toutes chères”, a-t-elle dit à la presse.

Michael, un steward de 31 ans de Cathay Dragon qui refuse que son nom de famille soit cité, a raconté à l’AFP qu’il n’avait pas pu entrer sur sa session de travail mercredi et en concluait que son poste faisait partie de ceux appelés à disparaître.

“Je deviens vieux”, se désole-t-il. “Dans quelques années, quand le virus sera finalement sous contrôle, il sera pour moi trop tard pour prétendre à mon poste”.

Les compagnies aériennes ont vu leur chiffre d’affaires plonger de 80% sur un an au premier semestre, selon l’IATA, alors qu’elles ont toujours des frais fixes importants comme les salaires, le carburant, la maintenance, les taxes d’aéroport et désormais les coûts d’entreposage de leurs avions.

Les efforts des compagnies pour tenter de persuader les voyageurs que prendre un avion est sûr d’un point de vue sanitaire ont peiné à convaincre. Mais ce sont surtout les restrictions ordonnées pour lutter contre le coronavirus, et dans le cas de Hong Kong une quarantaine de 14 jours obligatoire à l’arrivée, qui ont plombé le trafic.

Des dizaines de compagnies ont engagé des plans de restructuration au coût social énorme.

76% de passagers en moins

Cathay Pacific a annoncé début août une perte nette historique de 9,9 milliards de dollars hongkongais (1,1 milliard d’euros) au premier semestre.

De janvier à juin, la compagnie a transporté 4,4 millions de passagers, soit 76% de moins qu’au premier semestre 2019. Et entre avril et mai, le groupe ne transportait en moyenne que 500 passagers par jour, l’aéroport international de la ville offrant le triste spectacle des dizaines d’avions cloués au sol.

Avant même la pandémie, Cathay avait été miné par la crise politique à Hong Kong, ces mois de manifestations en 2019 qui avaient considérablement réduit le nombre de passagers, en particulier en provenance de Chine continentale, marché pourtant crucial.

La compagnie avait également subi les foudres de Pékin en raison du soutien de certains employés à la mobilisation pro-démocratie. Avant même que le coronavirus ne frappe, les comptes de Cathay Pacific étaient dans le rouge.

Cathay Pacific avait dévoilé début juin un plan de recapitalisation de 39 milliards HKD (4,2 milliards d’euros) porté notamment par le gouvernement hongkongais qui a consenti à cette injection inédite pour lui éviter la faillite pure et simple.

Mais M. Tang a précisé que la compagnie dépensait jusqu’à deux milliards HKD chaque mois en pure perte pour se maintenir à flot.

Avec le plan de restructuration, Cathay entend réduire de 500 millions HKD ses dépenses mensuelles. Selon un scénario optimiste contenu dans une note aux investisseurs, Cathay Pacific espère opérer l’an prochain à la moitié de ses capacités d’avant la pandémie.

 

Aéroport de Nice : pas de retour à la normale avant 2023 ou 2024 (président)

Boursorama.com – 20 Octobre 2020

Le trafic aérien de l’aéroport de Nice ne devrait pas revenir à la normale avant 2023 ou 2024, a indiqué mardi Franck Goldnadel, président d’Aéroports de la Côte d’Azur (ACA), la seconde plate-forme aéroportuaire de France.

“A ce stade, on table sur une reprise du trafic pour 2023-2024”, a indiqué M. Goldnadel, nouvellement nommé à la tête du directoire de cette société qui regroupe les aéroports de Nice, Cannes et Saint-Tropez, lors d’une conférence de presse.

“Mais on peut être dans le peloton de tête des aéroports qui vont recouvrer un peu plus rapidement leur activité, du fait de l’attractivité du territoire et du trafic réparti entre vols domestiques, passagers en provenance de grandes capitales européennes et trafic international pur”, a-t-il ajouté.

En 2020, l’aéroport de Nice devrait à peine enregistrer le tiers de son activité de 2019, soit 5 millions de passagers contre 14,8 millions, en raison de l’arrêt du trafic international et des restrictions au trafic européen: “Ici il y a peu d’alternatives à l’avion pour rejoindre les autres grandes capitales régionales, voire Paris, donc on a un trafic domestique plutôt plus dynamique”, qui représentera 90% du trafic de l’année, a souligné M. Goldnadel.

Du fait de cette baisse d’activité, la société des Aéroports de la Côte d’Azur, qui depuis 2016 est un groupe privé détenu majoritairement par le consortium Azzurra, va enregistrer des pertes en 2020, dont le montant n’a pas été précisé.

ACA a fait appel à un prêt garanti par l’État (PGE), pour un montant non communiqué, effectué des économies de fonctionnement et usé du dispositif de chômage partiel à hauteur, actuellement, de 30% de l’activité de ses 520 employés. Au total, la plate-forme aéroportuaire de Nice emploie 8.000 personnes en temps normal.

M. Goldnadel n’a pas souhaité à ce stade se prononcer sur la réouverture du terminal T1, fermé depuis la crise sanitaire, indiquant attendre les prévisions de vols des compagnies aériennes pour 2020.

S’agissant du dossier de l’extension du terminal T2, engagé avant la crise sanitaire, M. Goldnadel persiste à penser qu’elle sera “nécessaire”: d’ici trois ou quatre ans, on aura retrouvé le trafic de 2019. Or, rien qu’avec le trafic de 2019, cette extension aurait été nécessaire”, a-t-il estimé, concédant seulement un “décalage” des travaux.

Contestée en justice par des associations de défense de l’environnement, cette extension doit notamment permettre la construction de six salles d’embarquement supplémentaires.

 

Oneworld recrute deux autres filiales de Japan Airlines

Air-Journal.fr – 21 Octobre 2020

Les compagnies aériennes Japan Air Commuter et Hokkaido Air System vont rejoindre dimanche en tant que membres affiliés l’alliance Oneworld, qui accueille déjà leur maison-mère Japan Airlines. Elles lui apportent quatre nouvelles destinations au Japon.

Les deux filiales de la compagnie nationale japonaise rejoindront l’alliance en tant qu’affiliés à compter du 25 octobre 2020, « offrant ainsi plus d’options aux clients pour gagner et échanger des vols sur un réseau plus large au Japon ». Japan Air Commuter et Hokkaido Air System opèrent vers plus de 20 destinations régionales dans le pays, avec plus de 90 vols quotidiens qui ont accueilli près de 900.000 passagers en 2019. Japan Airlines, qui a rejoint Oneworld en 2007, est l’actionnaire majoritaire de Japan Air Commuter et d’Hokkaido Air System, qui rejoignent donc deux autres filiales du groupe JAL – J-AIR et Japan Transocean Air.

Selon un communiqué de l’alliance, grâce aux deux nouveaux venus « les clients pourront accéder aux avantages oneworld sur plus de vols au Japon, et accéder à une plus grande gamme de destinations à partir du 25 octobre. Les deux compagnies aériennes ajouteront quatre destinations au Japon, Kikai (KKX), Okinoerabu (OKE), Tajima (TJH) et Yakushima (KUM), au réseau de l’alliance qui en compte déjà plus de 50 dans le pays.

Basé à Kagoshima dans l’île de Kyushu, Japan Air Commuter dessert les îles de Kagoshima, Okinawa et les villes de l’ouest du Japon. Créée en 1983, elle exploite une flotte d’avions ATR 42 et ATR 72. À partir du 25 octobre, les vols seront proposés sous le code de la compagnie aérienne JL.

Hokkaido Air System, créé en 1997, est basé à Sapporo dans l’île d’Hokkaido ; avec ses Saab 340B et ATR 42, elle relie la préfecture de Hokkaido à celle d’Aomori sur Honshu.

Selon Shunsuke Honda, directeur général de la division Vitalisation régionale de Japan Airlines, « avec nos partenaires oneworld, nous sommes impatients d’accueillir des clients du monde entier pour redécouvrir la joie de voyager et aider à revitaliser les sites régionaux à travers le pays. Ces deux compagnies aériennes proposent des vols vers de belles destinations dans l’île nord de Hokkaido et depuis Kagoshima, située à l’extrémité sud de l’archipel japonais ».

Le CEO de l’alliance Rob Gurney a ajouté être « heureux d’étendre la présence de oneworld au Japon aux côtés de notre précieux partenaire Japan Airlines, grâce à l’ajout de deux autres de leurs filiales de haute qualité à l’alliance. Japan Air Commuter et Hokkaido Air System offriront une connectivité encore plus grande au Japon aux clients, renforçant ainsi notre position sur l’un des marchés clés d’Asie ».

Oneworld rassemble 12 autres compagnies aériennes, American Airlines, British Airways, Cathay Pacific Airways, Finnair, Iberia, Malaysia Airlines, Qantas, Qatar Airways, Royal Air Maroc, Royal Jordanian, S7 Airlines et SriLankan Airlines, « et plus de 20 de leurs affiliés ». Fiji Airways est un partenaire oneworld connect, tandis qu’Alaska Airlines est un membre élu.

Collectivement, ces compagnies aériennes desservent plus de 1000 aéroports dans plus de 170 territoires, et transportent près de 540 millions de passagers par an avec une flotte combinée de plus de 3600 avions.

 

Air France ouvre deux lignes à Brest pour les fêtes de fin d’année

Air-Journal.fr – 21 Octobre 2020

La compagnie aérienne Air France propose en fin d’année deux lignes éphémères au départ de Brest, vers Strasbourg et Toulon.

Les samedis 19 et 26 décembre 2020 ainsi que le 3 janvier 2021, la compagnie nationale française proposera de nouvelles rotations au départ de l’aéroport de Brest-Bretagne, opérées par HOP en Mitsubishi (ex-Bombardier) CRJ700 de 72 sièges. Les départs vers Strasbourg-Entzheim sont programmés à 12h25 (arrivée à 14h05), avec retour d’Alsace à 14h45 (arrivée à 16h25). Air France sera sans concurrence sur cette route.

Vers l’aéroport de Toulon-Hyères, les rotations le même jour décolleront de Brest à 17h00 (arrivée à 18h25), et repartiront du Var à 19h05 (arrivée à 20h30). Cette ligne est actuellement affichée avec deux rotations hebdomadaires par TUI Fly Belgium.

Depuis Paris, Air France avait relancé fin aout son Orly – Brest (désormais face à Vueling), les 8 à 37 vols par semaine s’ajoutant à 12 à 21 autres au départ de Roissy ; elle dessert également l’aéroport Bretagne au départ de Lyon avec entre 12 et 22 vols par semaine. Sa filiale low cost Transavia France a de son côté déjà annoncé quatre nouvelles liaisons pour les fêtes de fin d’année, reliant Brest à Marseille, Montpellier, Nice et Toulouse.

Selon le communiqué de l’aéroport Brest-Bretagne, 14 destinations directes seront offertes cet hiver. En plus de celles déjà citées figurent Ajaccio et Figari jusqu’à la fin du mois avec Volotea, Bordeaux avec Chalair, Ouessant avec Finist’Air, et Porto avec Ryanair (la seule route internationale).

 

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 12 OCTOBRE 2020 : • Air France réduit la voilure vers Tahiti • Alitalia : le gouvernement italien met enfin en piste la nationalisation…

Au sommaire :  

  • Air France réduit la voilure vers Tahiti

  • Augustin de Romanet : «Tout le secteur aérien est en train de mourir à petit feu»

  • Londres-Heathrow : le projet de troisième piste devant la Cour suprême

  • Alitalia : le gouvernement italien met enfin en piste la nationalisation

  • Les prix des billets d’avion s’écroulent sur les DOM TOM (Air FranceFrench BeeAir CaraïbesCorsairAir AustralAir Tahiti Nui)

  • Maroc : Ryanair de retour, la RAM plus flexible

  • Sondage : 61% des Français planifient déjà leurs futurs voyages

  • «Le pire n’est derrière aucune compagnie aérienne», selon le PDG de Qatar Airways

  • Agences TUI France : “aucune offre ne reprend l’intégralité des salariés par point de vente” selon le CSE

  • IAG : Alex Cruz quitte ses fonctions de directeur général de British Airways

 

Air France réduit la voilure vers Tahiti

Air Journal 12/10/2020

La compagnie aérienne Air France supprimera le mois prochain sa troisième fréquence hebdomadaire entre Paris et Papeete, le trajet continuant de passer par Vancouver au moins jusqu’à la mi-décembre en raison des restrictions d’entrée aux USA pour cause de pandémie de Covid-19.

A partir du 3 novembre 2020, début de la basse saison selon Radio1 en Polynésie, la compagnie nationale française ne proposera plus que deux vols par semaine entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Papeete-Faa’a, opérés en Boeing 777-200ER pouvant accueillir 40 passagers en classe Affaires, 24 en Premium et 216 en Economie. Les départs seront alors programmés mardi et samedi à 10h10 pour arriver à 21h15 (durée de vol via le Canada 22h05), les vols retour décollant de Tahiti mercredi et dimanche à 21h45 pour se poser deux jours plus tard à 6h15 (durée de vol escale comprise 22h25).

Air France est en concurrence entre la métropole et l’archipel de l’Océan Pacifique avec Air Tahiti Nui et la low cost French bee.

Le passage par Vancouver effectif depuis juillet dernier comme pour les vols d’ATN (via LAX normalement ; French bee vole d’ordinaire via San Francisco) est susceptible d’être modifié si et quand les autorités américaines décident d’infléchir leur politique. En attendant, les voyageurs doivent obligatoirement obtenir une Autorisation de Voyage Electronique (AVE) avant le départ afin de pouvoir transiter à Vancouver.

La compagnie de l’alliance SkyTeam rappelle également dans un communiqué de sa branche locale les mesures d’entrée en Polynésie française imposées aux voyageurs :

Présenter un test RT-PCR négatif de détection du génome du virus SARS-CoV-2 datant maximum de 3 jours avant le départ de Paris pour les passagers de plus de 6 ans ;

Remplir le formulaire numérique sanitaire d’engagement, disponible sur le site www.etis.pf, et présenter le récépissé avant le départ de Paris.

Air France précise également qu’un certain nombre de mesures internes viennent compléter le dispositif mis en place par les Autorités avec notamment l’obligation du port du masque chirurgical à bord de nos avions et pendant toute la durée du vol. Les clients sont invités à se munir d’un nombre suffisant de masques pour la durée totale du voyage.

Augustin de Romanet : «Tout le secteur aérien est en train de mourir à petit feu»

Air Journal 10/10/2020

Augustin de Romanet, le PDG de Groupe ADP (Aéroports de Paris) a estimé sans détour que le secteur aérien «est en train de mourir à petit feu» face aux conséquences de la crise du coronavirus.

«Aujourd’hui nous avons un trafic international qui représente 12% de ce qui se passe habituellement. Aujourd’hui, nous sommes en train de mourir à petit feu, tout le secteur aérien est en train de mourir à petit feu», a déclaré, jeudi sur BFM Business, le patron de l’opérateur des aéroports parisiens Charles-de-Gaulle, Orly et Le Bourget.

C’est «une question de semaines» car «chaque semaine perdue ce sont des dizaines de millions d’euros perdus et des centaines de milliers d’emplois qui sont détruits», s’est alarmé Augustin de Romanet. La solution pour relancer le trafic passager : la pratique systématique de tests du Covid-19 sur tous les passagers au départ est réclamée avec insistance par l’ensemble du secteur aérien pour rassurer le pays d’arrivée et éviter des mesures de quarantaine.

«Il y a urgence absolue à autoriser les aéroports à réaliser des tests au départ», a-t-il martelé, soulignant que le groupe aéroportuaire a «passé des accords avec des laboratoires il y a un mois et demi pour tester tous les passages au départ». «On nous a indiqué que nous n’avions pas le droit de faire ces tests car ils étaient réservés aux passagers symptomatiques», a-t-il déploré. La résurgence du Covid-19 pèse lourdement sur les compagnies aériennes et les aéroports dont l’activité, après avoir été quasi à l’arrêt au printemps, a redémarré doucement en juin avant de plafonner début août et de se tasser à nouveau en septembre.

Londres-Heathrow : le projet de troisième piste devant la Cour suprême

Air Journal 10/10/2020

La Cour suprême britannique examine depuis mercredi le recours de l’aéroport Londres-Heathrow pour son projet de troisième piste, après une décision de la Cour d’appel de Londres qui avait retoqué en février le projet pour des raisons environnementales.

D’un coût de 14 milliards de livres (15,3 milliards d’euros) pour sa première phase, ce projet devrait permettre à l’aéroport d’accueillir à terme 130 millions de passagers par an, contre 78 millions avant que la pandémie ne frappe. Les travaux -financés par le consortium d’investisseurs propriétaire de l’aéroport, dont des fonds souverains de Chine, de Singapour et du Qatar- devraient en principe débuter en 2022 et durer quatre ans.

L’aéroport Londres-Heathrow, l’un des hubs mondiaux et l’aéroport d’ordinaire le plus fréquenté en Europe défend son projet d’agrandissement après avoir subi une défaite devant la Cour d’appel de Londres en février dernier. «Heathrow va s’assurer que le projet d’expansion respecte les engagements sur le changement climatique du Royaume-Uni, y compris l’accord de Paris», a souligné un porte-parole de l’aéroport.

La Cour d’appel avait alors donné raison aux écologistes, à des conseils d’arrondissement et au maire de Londres Sadiq Khan, opposés à la construction d’une troisième piste. Elle avait alors contredit un premier jugement de mai 2017 qui avait donné tort aux associations écologistes. La Cour d’appel avait estimé que ce projet n’était pas assez respectueux de l’environnement et que le précédent gouvernement conservateur, qui l’a approuvée en 2018, aurait dû tenir davantage compte des accords de Paris sur le réchauffement climatique. Contrairement à Londres-Heathrow, le gouvernement lui n’a pas déposé de recours devant la Cour Suprême alors que le conservateur Boris Johnson n’a jamais caché son opposition à cette extension.

La décision de la plus la Cour suprême, la plus haute cour de justice au Royaume-Uni, pourrait ne pas être annoncée avant début 2021.

Alitalia : le gouvernement italien met enfin en piste la nationalisation

Les Echos  12/10/2020

Après des mois de tensions, le gouvernement a trouvé un accord sur la composition du conseil d’administration de la nouvelle compagnie aérienne qui sera dotée de 3 milliards d’euros. La Commission européenne demande une forte discontinuité avec l’ancienne Alitalia et se prononcera prochainement sur les prêts-relais de 1,3 milliard d’euros octroyés par le gouvernement.

Publié le 11 oct. 2020 à 10:29Mis à jour le 11 oct. 2020 à 14:23

« Faites vite. » C’est ce qu’avait demandé au gouvernement Giuseppe Leogrande, le commissaire placé à la tête d’Alitalia, au cours d’une audition parlementaire. La compagnie aérienne à la dérive n’a plus que 260 millions d’euros dans ses caisses et risque de se « retrouver rapidement en situation de tension financière ».

Ce sont plutôt de tensions politiques dont souffrait le projet de la création d’une nouvelle société vers laquelle seront transférés les actifs d’Alitalia. Si l’ancien chef de la Poste italienne, Francesco Caio, et le directeur des affaires commerciales d’Alitalia, Fabio Lazzerini, ont déjà été choisis respectivement comme président et administrateur délégué, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocrate s’opposaient sur les noms des autres membres du conseil d’administration. Il sera composé de neuf membres au lieu de sept actuellement. Cela permettra de mettre en oeuvre la nationalisation prévue en mai dernier.

Le repreneur se fait attendre

Profitant de la pandémie de Covid-19 qui a plongé l’ensemble du secteur aérien dans une profonde crise, le gouvernement italien avait annoncé qu’il reprendrait le contrôle d’une compagnie qui a perdu 600 millions d’euros en 2019. Au premier semestre de cette année les pertes s’établissaient déjà à 430 millions d’euros avec environ 3,6 millions de passagers transportés, soit une baisse de 65 %. Son chiffre d’affaires de 545 millions d’euros s’est effondré de 62 % par rapport à 2019 et de 90 % au seul deuxième trimestre.

L’Etat a décidé de voler à son secours en injectant 3 milliards d’euros. Il l’a placée en procédure administrative extraordinaire depuis 2017 et cherche depuis désespérément un repreneur. Son projet de recapitalisation aux côtés du ministère de l’Economie italien (15 % du capital) et du groupe ferroviaire public Ferrovie dello Stato (37,5 %) avait échoué avant la pandémie. Les conditions avancées par Lufthansa pour la reprise d’Alitalia avaient été jugées trop dures, en particulier sur le volet des suppressions d’emplois.

Horloge bruxelloise

Le temps presse, a rappelé au gouvernement italien la Commission européenne, qui lui demandait d’accélérer la résolution de cet épineux dossier. Elle doit bientôt rendre ses conclusions sur son enquête approfondie ouverte en avril 2018 afin de déterminer si les prêts-relais consentis par l’Italie à Alitalia – pour un montant total de 1,3 milliard d’euros -, sont conformes aux règles de l’Union en matière d’aides d’Etat destinées aux entreprises en difficulté.

Margrethe Vestager, la commissaire européenne chargée de la politique de concurrence, suivra également attentivement le dossier de la nouvelle Alitalia qui devra impérativement acter « une forte discontinuité avec le passé ». Pas une seule ligne du plan stratégique n’a pour l’instant été écrite. Mais la compagnie aérienne devra « se concentrer fortement sur les vols long-courriers, notamment avec de nouvelles alliances transatlantiques », a annoncé le ministre du Développement économique, Stefano Patuanelli.

Les prix des billets d’avion s’écroulent sur les DOM TOM (Air France, French Bee, Air Caraïbes, Corsair, Air Austral, Air Tahiti Nui)

La Tribune  12/10/2020

Des billets aller-retour entre Paris et les Antilles vendus à 229 TTC, d’autres à 268 euros TTC entre Paris et La Réunion comme ce fut le cas il y a une quinzaine de jours avant de remonter à 298 euros, d’autres enfin à 828 euros entre Paris et Papeete : la guerre des prix fait rage sur les DOM TOM. Sur ces lignes hautement concurrentielles, Air France, Corsair, Air Caraïbes, French Bee, Air Austral et Air Tahiti Nui se battent comme des chiffonniers pour tenter de stimuler une demande laquelle, même si elle reste fortement impactée par la crise du coronavirus, résiste un peu mieux sur ces lignes vers l’Outre-mer que sur l’ensemble des autres destinations long-courriers pénalisées par des restrictions de voyages et par la peur des passagers de rester bloquer sur leur lieu de vacances. Les Antilles françaises, la Réunion et la Polynésie font partie des rares destinations touristiques long-courriers encore ouvertes.

Effondrement des prix depuis début septembre

Commercialisées cet été à des prix similaires à ceux des années précédentes (entre 530 et 600 euros sur la Réunion par exemple), les tarifs se sont écroulés depuis fin août-début septembre au moment d’entrer dans une période traditionnellement creuse, qui devenait encore plus compliquée dans le contexte de rebond du Covid-19.

“Les prix n’ont jamais été aussi bas”, assure un professionnel du secteur. “C’est un bain de sang”, confie Michel Monvoisin, le PDG d’Air Tahiti Nui.

Habituellement, en cette période de basse saison, le prix d’appel se situe davantage autour de 350 euros sur les Antilles, et “12 à 13% de plus” qu’ils ne le sont aujourd’hui sur Papeete, selon un connaisseur de ce marché.

Il y avait bien eu sur les Antilles les fameux billets à 99 euros l’aller simple d’Air Lib quelques mois avant avant sa liquidation début 2003, puis de Level (qui a arrêté ses activités en juillet) lors de son arrivée sur le marché fin 2017. Mais jamais ces prix n’avaient concernés autant de sièges qu’aujourd’hui. Car tous les transporteurs (Air France, Corsair, Air Caraïbes) se marquent à la culotte et, de gré ou de force, s’alignent tous sur les prix les plus bas. Car tous les acteurs misent sur ces lignes et maintiennent un niveau de capacité très élevé qui génère une surcapacité et entraîne une baisse automatique des prix. Entre Paris et les Antilles (Martinique, Guadeloupe), il y a aujourd’hui près de six de vols par jour, tous assurés par des avions allant de 350 à 470 places !

Ce phénomène est encore plus marqué sur la ligne Paris-La Réunion où le choc tarifaire est considéré par certains acteurs comme étant le plus violent. Probablement parce qu’il y un acteur supplémentaire sur cet axe, qui-plus-est très efficace en termes de coûts, French Bee. Aujourd’hui, entre Paris et Saint-Denis de la Réunion, bataillent en effet, non pas trois compagnies comme sur les Antilles ou Papeete, mais quatre : Air France, Corsair, la compagnie réunionnaise Air Austral et French Bee, qui appartient aux mêmes propriétaires qu’Air Caraïbes, le Groupe Dubreuil et CMA CGM.

French Bee est d’ailleurs pointé du doigt par certains de ses concurrents pour en être à l’origine de cette baisse tarifaire sur la Réunion.

Mais si la low-cost long-courrier a déclenché les hostilités, l’agressivité d’Air France est également soulignée par tous et sur toutes les routes, que ce soit la Réunion, les Antilles et Papeete.

“Dire que c’est X ou Y qui mène une guerre des prix montre que certains sont dans le déni et qu’il y a toujours une raison d’expliquer ses problèmes en rejetant la faute sur les autres”, se défend Marc Rochet, président de French Bee et vice-président d’Air Caraïbes.

Ce dernier trouve un appui inattendu auprès d’Air Tahiti Nui.

“Tout le monde s’accuse. Le bain de sang sur la Polynésie ne vient pas de French Bee. En ce moment ce n’est pas French Bee qui est en train de tirer les prix à la baisse, c’est Air France, avec un billet aller-retour à 900 euros entre Pairs et Papeete, un tarif qui doit couvrir seulement le carburant”, explique Michel Monvoisin.

“C’est facile de venir casser les prix quand on a été fortement aidé par l’Etat et qu’on va l’être à nouveau”, s’étrangle un concurrent d’Air France.

Les Antilles et la Réunion au coeur de la stratégie d’Air France

“Les prix pratiqués sur les vols long courriers sont déraisonnables. Une fois les taxes payées, il est impossible de couvrir les coûts, même très bas. Cela veut dire que les compagnies volent à perte, ce n’est pas une situation économiquement saine ni durable”, explique de son côté Julien Houdebine, directeur Programme et revenue management de Corsair.

En tout cas, Air France assume son agressivité sur les DOM TOM. Ces destinations  sont aujourd’hui au coeur de sa stratégie. Alors que son réseau long-courrier est exsangue avec une offre en retrait de 80% par rapport à la période pré-covid, les lignes vers les Antilles, la Réunion et la Polynésie sont les seules qui peuvent faire entrer du cash et déployer des avions.

“Nous sommes présents sur une grande partie de notre réseau long-courrier mais avec des capacités réduites par rapport à notre activité d’avant crise. Mais des destinations comme les Antilles ou La Réunion tirent leur épingle du jeu parce qu’il s’agit de vols intérieurs avec des frontières ouvertes et de destinations à fort potentiel de touristes et de clients allant rendre visite à des amis ou à des membres de leur famille. Aussi, vu le faible nombre de destinations viables sur l’activité passagers, nous faisons tout pour couvrir, non pas le coût complet du vol, mais les coûts variables, dans le but de générer du cash, ce qui reste notre priorité aujourd’hui”, explique Jean-Michel Mathieu, vice-président du réseau Caraïbes-océan Indien.

Marc Rochet, le président de French Bee et le vice-président d’Air Caraïbes ne dit pas autre chose : “L’objectif est de couvrir nos coûts variables. Nous le faisons”, explique-t-il. D’ailleurs les prix sont d’autant plus bas que les coûts variables ont baissé avec la chute du prix du baril de pétrole.

“Tous les acteurs cherchent à mettre des capacités. Cela entraîne évidemment une surcapacité qui fait mécaniquement baisser les prix”, explique Marc Rochet.

La surcapacité tire les prix à la baisse

En termes de capacités, c’est Air France qui y va le plus fort. La compagnie dirigée par Anne Rigail prévoit en effet d’augmenter ses capacités en sièges par rapport à l’an dernier, en prolongeant par exemple jusqu’à fin mars ses six vols quotidiens sur les Antilles qui seront proposés à partir de mi-décembre.

Cette baisse drastique des prix stimule-t-elle le trafic?

“Nous pensons qu’il est illusoire de penser que l’on peut stimuler la demande alors que la confiance n’est pas retrouvée dans le contexte de crise sanitaire que nous connaissons aujourd’hui”, déclare Air Austral.

“La guerre des prix actuelle sur les Antilles et la Réunion n’est que dilutive. Elle ne stimule pas la demande qui reste très inférieure au niveau de l’année dernière à la même époque. Il y a encore beaucoup de freins aux déplacements – les situations sanitaires locales, les tests obligatoires, les incertitudes sur l’évolution de la propagation du virus”, indique de son côté Julien Houdebine de Corsair.

“Il est très difficile de répondre à une telle question, mais je pense que cela stimule un peu la demande”, admet de son côté Marc Rochet, en précisant que les avions d’Air Caraïbes et de French Bee sont remplis à 75-80% en moyenne.

Pour Air France, pas de doute, ces prix attractifs “induisent du trafic”.

“Nos ventes ont doublé voire triplé depuis le début de notre campagne promotionnelle (elle s’achevait hier : 249 euros TTC l’aller-retour sur les Antilles, 299 euros sur la Réunion)”, assure Jean-Michel Mathieu.

Au point d’espérer transporter plus de passagers sur les Antilles et la Réunion cette année que l’an dernier. Et même être rentable sur les coûts variables et proche de la rentabilité en prenant les coûts complets, grâce à la bonne tenue du fret.

On en est loin aujourd’hui.

“Le marché est en baisse de 60 à 70% en volume”, raille un concurrent.

Les prix ont atteint un plancher

Les prix peuvent-ils encore baisser? “Je ne pense pas, mais si tel devait être le cas, nous nous alignerons”, assure Jean-Michel Mathieu. “Les prix ont atteint un plancher”, reconnaît Marc Rochet. “On peut les faire baisser d’une dizaine d’euros encore”.

 En tout cas, les prix d’appel affichés pour les vacances de fin d’année redeviennent “classiques” (autour de 800 euros sur les Antilles par exemple). Pour autant, ces prix d’appel restent ouverts à la vente plus longtemps et sont disponibles sur un nombre de sièges beaucoup plus grand.

Maroc : Ryanair de retour, la RAM plus flexible

Air Journal  12/10/2020

Après sept mois de fermeture des frontières pour cause de pandémie de Covid-19, les premiers touristes se sont posés samedi à Marrakech, qui comme Agadir et Oujda fait partie des destinations au départ de l’Europe relancées par la compagnie aérienne low cost RyanairRoyal Air Maroc annonce de son côté une flexibilité totale sur les réservations.

C’est un Boeing 737-800 de la RAM qui a amené le 10 octobre 2020 vers l’aéroport de Marrakech-Menara quelque 160 touristes français, tous hébergés dans le Club Med de la Palmeraie, après un accord trouvé entre la compagnie aérienne et le voyagiste. Le Directeur Général de l’ONMT, Adel el Fakir, a souligné qu’il « était important d’être là pour accueillir ces touristes et montrer au monde que le Maroc est mobilisé pour bien accueillir ses hôtes et déployer toutes les mesures qui s’imposent, afin d’assurer leur sécurité sanitaire et faire en sorte que leur séjour se passe dans les meilleures conditions ».

L’ONMT a surtout annoncé un accord avec la low cost Ryanair pour opérer depuis hier et jusqu’au le 24 octobre 38 vols entre l’Europe et le Maroc, et ce vers trois villes : Marrakech sera desservie au départ de « Paris, Bruxelles, Liverpool et Manchester » ; Agadir depuis « Charleroi et Manchester », et Oujda depuis « Paris » (en l’occurrence Beauvais bien sûr).

« Nous sommes très heureux de ce premier pas. C’est une première bouffée d’oxygène et j’espère que nous pourrons en avoir d’autres, dans les prochaines semaines, avec Ryanair mais également d’autres compagnies, grâce à l’appui et l’accord des pouvoirs publics. Nous mettons tout en œuvre pour cela », souligne le dirigeant de l’ONMT dans un communiqué.

Des discussions sont en cours afin que le programme de Ryanair vers le Maroc s’étoffe encore plus dès le mois prochain. Mais aussi avec d’autres compagnies aériennes non précisées par le gestionnaire du tourisme marocain sur la reprise de leurs vols réguliers.

Royal Air Maroc, qui a maintenu jusqu’au 10 novembre son régime de vols spéciaux, a de son côté annoncé samedi avoir « en réponse à une conjoncture actuelle exceptionnelle » mis en place des mesures exceptionnelles, « vous offrant davantage de souplesse pour vous aider à planifier vos voyages en toute sérénité et tranquillité d’esprit ». Tous les clients peuvent désormais changer de date de voyage et de destination « de façon illimitée sans restrictions et sans pénalités avant le départ du vol ». Aucune restriction sur la destination, date d’émission ou date de voyage, promet la RAM, même si « une différence tarifaire peut s’appliquer en cas de la non-disponibilité de la classe initiale ». Ce changement prend effet immédiatement et concerne aussi bien les billets déjà émis que les nouvelles réservations.

Les clients « qui n’ont pas de visibilité sur leurs plans de voyage » peuvent bénéficier du remboursement de la valeur de leurs billets contre un avoir valable 12 mois, à compter de la date de son émission. Cet avoir est toujours remboursable en numéraire à la fin de sa validité, si non utilisé, conclut Royal Air Maroc.

Sondage : 61% des Français planifient déjà leurs futurs voyages

Air Journal  11/10/2020

La pandémie mondiale de COVID-19 a bouleversé les vacances d’été et les projets futurs pour de nombreux voyageurs…mais pas forcément ceux des Français, selon un sondage(*) réalisé pour le compte du voyagiste eDreams ODIGEO.

Déclarant à 61% avoir commencé la planification des vacances pour 2021 et étant seulement 20% à avoir peur de voyager en raison du virus, les Français envisagent leurs futurs voyages hors des frontières plus sereinement que l’ensemble des sondés européens. Toutefois, si les Français sont davantage partis à l’étranger cet été et souhaitent rapidement reprendre l’avion, le respect des règles sanitaires et la flexibilité apparaissent comme des conditions indispensables pour continuer à découvrir le monde en voyageant.

Les Français, ceux qui ont le plus voyagé à l’étranger cet été
Si la Corse a été la destination phare de l’été pour de nombreux Français, certains se sont aussi tournés vers le Portugal, la Grèce ou l’Espagne d’après les données de réservation des agences de voyages en ligne d’eDreams ODIGEO. Ainsi, 31% des répondants ont voyagé au-delà des frontières nationales cet été. Les Français sont ceux qui ont le plus voyagé à l’étranger, suivis par les Allemands (29%) et les Italiens (16%). Les voyageurs du Royaume-Uni et des Etats-Unis, pour lesquels les mesures de quarantaine étaient particulièrement strictes, ne sont que respectivement 12% et 9% à être partis à l’étranger cet été. Pendant les vacances, les Français se sont majoritairement sentis en sécurité à l’hôtel ou dans leur hébergement en raison des mesures sanitaires adoptées (43%). Attachés à la trêve estivale, seulement 14% des Français ont complètement renoncé à leurs vacances en raison du Covid-19. Au final, l’impact de la pandémie sur les déplacements a été moindre en France puisque seulement un peu plus d’un Français sur 10 (12%) déclare ne pas avoir fait de réservation depuis le début de la crise.

«Le pire n’est derrière aucune compagnie aérienne», selon le PDG de Qatar Airways

Air Journal  10/10/2020

« Le pire n’est derrière aucune compagnie aérienne, pas seulement Qatar Airways« , a déclaré sans détour Akbar Al-Baker, le PDG de la compagnie aérienne qatarie.

« Il y aura bientôt d’autres sauvetages en Europe, il y aura d’autres faillites dans le monde entier. En raison de la deuxième vague (de coronavirus, ndlr), je pense que cela est … encore plus grave que lors de la première vague« , a dit Akbar Al-Baker, cité par CNBC et rapporté par le site Boursedirect.

Le patron de Qatar Airways voit un grand nombre de compagnies aériennes déposer le bilan au cours des prochains mois. Il anticipe également une augmentation des monopoles pour certains transporteurs : « je pense qu’il y aura davantage de réduction de capacités, ce qui d’une certaine manière n’est pas non plus bon pour les voyageurs car cela donnera alors une situation monopolistique à certaines compagnies aériennes qui voulaient exactement que cela se produise« .

Il est tout aussi pessimiste pour sa compagnie qui a déjà essuyé une perte record de 1,9 milliard de dollars lors de son exercice 2019-2020 : « je dois vous dire que nos pertes se poursuivront parce que chaque compagnie aérienne dans le monde continuera à perdre de l’argent parce qu’il n’y a plus de passagers à transporter… Ou bien il y a un grand nombre de passagers à transporter, comme nous le faisons actuellement, mais le trafic est à sens unique parce que la plupart des pays ont gardé leurs aéroports fermés« .

« Je pense que si cette pandémie s’étend plus loin dans un avenir proche, la reprise pourrait même être au-delà de 2024… Je ne pense pas que cela prendra dix ans, mais ce sera certainement entre trois et cinq ans« , a-t-il conclu.

Agences TUI France : “aucune offre ne reprend l’intégralité des salariés par point de vente” selon le CSE

Tourmag  11/10/2020

Assemblée générale des salariés TUI France vendredi 9 octobre 2020

Les salariés de TUI France réunis en Assemblée Générale par le CSE ont pu en savoir un tout petit peu plus sur les projets de reprises des agences dans le cadre du Plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit la suppression de 593 postes. Ils auront l’ensemble des détails le 20 octobre 2020 lors du prochain CSE extraordinaire.

Lors d’un call avec les salariés mercredi 7 octobre et le jeudi 8 octobre lors d’un CSE extraordinaire, la direction a présenté un point d’avancement, à date, sur le processus de recherche de repreneur pour les agences du réseau intégré.
“37 agences ont fait l’objet d’une offre de reprise” a expliqué Lazare Razkallah secrétaire général du CSE lors d’une assemblée générale des salariés qui a réuni vendredi 9 octobre 2020 jusqu’à 370 participants.
22 offres seraient considérées comme “sérieuses” selon Lazare Razkallah. Reste que le détail des reprises n’a pas été dévoilé. Les représentants du personnel en sauront davantage lors d’une prochaine réunion extraordinaire du CSE prévu le 20 octobre prochain.
Mais ils ont quand même pu glaner quelques informations, sans avoir tous les détails précis.
“Ce que je peux vous dire c’est que les points de ventes de Brest, Clermont-Ferrand et de Paris intra-muros n’ont pas de repreneurs. Nous n’avons pas tous les détails encore. Les deux agences de Bordeaux, une agence sur 2 à Marseille et 2 sur 3 à Nantes auraient fait l’objet d’une offre. Aucune offre ne reprend l’intégralité des collaborateurs par agence” a expliqué Lazare Razkallah.
Contactée par nos soins, la direction a précisé qu’elle avait “reçu une offre de reprise pour une quarantaine d’agences, la majorité des repreneurs sont des mandataires. Mais rien n’est figé selon TUI France : “Les négociations se poursuivent. La situation va encore évoluer, il est trop tôt pour en tirer des conclusions définitives”.
Xavier Van Geit, avocat du CSE précise : “Nous sommes passés en janvier 2020 à un projet de cession de l’ensemble des agences avant le covid-19, à un projet de cession dans le cadre d’un PSE avec intégration des agences de voyages.”
Ce dernier ajoute que les agences sont classées en zone d’emploi et que les repreneurs devront garder les salariés en fonction des critères d’ordre dictés dans le cadre du PSE : “Par exemple à Nantes si une seule agence fait l’objet d’une reprise les critères d’ordre s’appliqueront sur l’ensemble des salariés de la zone d’emploi, ce n’est pas dit que ce soit les salariés de l’agence reprise qui resteront”.

Le montant du chômage partiel réinjecté dans le PSE

Le rendez-vous du 20 octobre est donc très attendu par les salariés des agences pour connaître le nom des repreneurs, les agences ciblées et le nombre de salariés repris par agence.
Lazare Razkallah a ainsi évoqué une piste pour revaloriser le plan de sauvegarde. TUI France a en effet obtenu le feu vert de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) pour le renouvellement du chômage partiel entre le 16 septembre et le 31 décembre 2020.
Selon les estimations d’expertise, TUI France pourrait économiser jusqu’à 700 000 € par mois, soit près de 2,8M€ sur 4 mois, un montant que le CSE aimerait voir injecter dans le PSE.
“La direction n’est pas fermée, elle souhaite que ce soit la Direccte qui puisse l’intégrer au PSE. 2,8M€ ce n’est pas rien nous pourrions allonger par exemple le congés de reclassement” précise Lazare Razkallah.

IAG : Alex Cruz quitte ses fonctions de directeur général de British Airways

Tourmag  12/10/2020

Il sera remplacé par Sean Doyle, P-DG d’Aer Lingus

Le groupe IAG se restructure et annonce une nouvelle série de changements au sein de sa direction.

 International Airlines Group (IAG) vient d’annoncer des changements à la tête de son équipe de direction, avec effet immédiat.
Ainsi, Alex Cruz, le président et chef de la direction de British Airways, quitte ses fonctions de directeur général et restera le président non exécutif de la compagnie aérienne.
Pour le remplacer, Sean Doyle, président et directeur général d’Aer Lingus, deviendra le nouveau directeur général de British Airways et prendra la présidence après une période de transition.
De son côté, Fernando Candela, directeur général de LEVEL, rejoint le comité de direction du Groupe en tant que chef de la transformation (Chief Transformation Officer), où il coordonnera le changement dans l’ensemble du Groupe. À court terme, il restera également directeur général de LEVEL, jusqu’à ce qu’un remplaçant soit nommé.
Quant à Aer Lingus, Donal Moriarty, l’actuel directeur des affaires générales, devient directeur général par intérim.
“Nous traversons la pire crise à laquelle est confrontée notre industrie et je suis convaincu que ces promotions internes permettront à IAG d’être bien placé pour émerger dans une position de force”, a déclaré Luis Gallego, le directeur général d’IAG, dans un communiqué.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 01 OCTOBRE 2020 : •L’IATA encore plus pessimiste sur le trafic aérien en 2020• ASL Airlines maintient des vols spéciaux depuis l’Algérie en octobre …

Au sommaire :  

  • Etats-Unis : le secteur aérien va licencier des milliers de salariés, faute de nouvelle subvention

  • L’IATA encore plus pessimiste sur le trafic aérien en 2020

  • Le groupe ADPHub One et Air France déploient un réseau professionnel 4G/5G sur les aéroports parisiens

  • Covid-19 : l’aéroport de Roissy se prépare à l’arrivée d’un vaccin

  • Aéroport de Montpellier : Transavia supprime les vols vers l’île de Majorque

  • ASL Airlines maintient des vols spéciaux depuis l’Algérie en octobre

 

Etats-Unis : le secteur aérien va licencier des milliers de salariés, faute de nouvelle subvention

francetvinfo.fr-01/10/2020

American Airlines et United Airlines vont placer au chômage technique ou licencier plus de 32 000 personnes, en attendant un éventuel accord au Congrès pour un nouveau plan d’aide.

Vague de licenciements dans le secteur aérien américain. La compagnie américaine United Airlines a confirmé mercredi 30 septembre qu’elle allait commencer à licencier environ 13 000 de ses salariés, faute d’un accord au Congrès américain sur une nouvelle aide au secteur, fragilisé par la pandémie de coronavirus.

De son côté, la compagnie American Airlines a annoncé qu’elle allait commencer à mettre au chômage technique 19 000 salariés. Le PDG de la société, Doug Parker, a toutefois laissé une porte ouverte : “Nous annulerons” ces licenciements “et rappellerons les membres de l’équipe affectés” si démocrates et républicains parviennent dans les jours à venir à un compromis, a-t-il affirmé dans un message adressé aux salariés.

Le trafic aérien en chute libre

Comme les autres grandes sociétés du secteur, American et United s’étaient engagées au printemps à ne licencier personne jusqu’au 30 septembre, en échange de subventions d’un montant total de 25 milliards de dollars. Or, cette aide a expiré mercredi et les discussions entre démocrates et républicains sur un nouveau plan de soutien à l’économie n’ont pas encore abouti. 

Les prêts accordés mardi par le ministère américain des Finances à sept compagnies pour un montant total de 25 milliards de dollars n’ont pas changé la donne : cet argent est destiné à les aider à couvrir les dépenses courantes mais n’est pas dédié aux salaires.

Le trafic aérien, en chute libre au début de la pandémie, est loin d’être revenu à la normale. De nombreux passagers restent réticents à voler dans un espace confiné, les vols internationaux sont encore soumis à de strictes restrictions et les voyages d’affaires sont en berne. Le nombre de clients traversant la sécurité dans les aéroports américains est encore en baisse d’environ 60% à 70% par rapport à la même période en 2019, selon les chiffres du gouvernement.

L’IATA encore plus pessimiste sur le trafic aérien en 2020

air-journal.fr-30 septembre 2020

L’Association du transport aérien international (IATA) a revu à la baisse ses prévisions de trafic pour 2020, pour tenir compte d’une reprise plus faible que prévu, comme le démontre la fin « lamentable » de la saison de voyage estivale dans l’hémisphère Nord. Elle prévoit maintenant que le trafic pour l’ensemble de l’année sera inférieur de 66% au trafic de 2019, alors que la prévision précédente tablait sur un déclin de 63%.

Le trafic de passagers en août 2020 était encore « immensément déprimé » comparativement aux niveaux normaux, les kilomètres-passagers payants (RPK) étant en baisse de 75,3% par rapport au même mois l’année dernière selon le communiqué de l’association regroupant 290 compagnies aériennes. Ce n’est qu’une légère amélioration comparativement à la contraction annuelle de 79,5% observée en juillet, explique l’IATA. Les marchés intérieurs continuent de surclasser les marchés internationaux sur le plan de la reprise, bien que la plupart demeurent considérablement plus faibles qu’il y a un an. La capacité en août (sièges-kilomètres offerts, ASK) était en baisse de 63,8% en glissement annuel, et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 27,2 points de pourcentage pour s’établir à 58,5%, « un creux historique pour un mois d’août ».

Selon les données sur les vols, la reprise des services passagers a été stoppée à la mi-août par le retour des restrictions gouvernementales associées à des éclosions de Covid-19 dans plusieurs marchés clés. Les réservations de billets d’avion pour le quatrième trimestre montrent que la reprise après le creux d’avril « va continuer de s’essouffler » : alors qu’on s’attendait à ce que le déclin de la croissance annuelle des RPK mondiaux s’atténue et s’établisse à -55% d’ici décembre, une amélioration beaucoup plus lente que prévu est maintenant en vue, avec un déclin de 68% par rapport à l’année précédente.

« Les résultats désastreux du trafic en août concluent la pire saison estivale de l’histoire de l’industrie. La reprise de la demande internationale est pratiquement inexistante et les marchés intérieurs en Australie et au Japon ont régressé en raison des nouvelles éclosions et des restrictions de voyage. Il y a quelques mois, nous pensions qu’une chute de la demande de 63% sur l’ensemble de l’année était ce qui pouvait arriver de pire. Avec la haute saison estivale désastreuse que nous avons connue, nous avons révisé nos prédictions et prévoyons une baisse de 66% », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

Marchés de passagers intérieurs

Le trafic intérieur a diminué de 50,9% en août. Il s’agit d’une modeste amélioration si on compare au déclin de 56,9% enregistré en juillet. La capacité intérieure a diminué de 34,5%, et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 21,5 points de pourcentage pour s’établir à 64,2%.

Marchés de passagers internationaux

Le trafic de passagers internationaux a diminué en août de 88,3% par rapport à août 2019, ce qui marque une amélioration modérée comparativement au déclin de 91,8% enregistré en juillet. La capacité a chuté de 79,5% et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 37,0 points de pourcentage pour s’établir à 48,7%.

  • Les transporteurs d’Europe ont enregistré en août une baisse de la demande de 79,9 % par rapport à l’an dernier, soit une amélioration si on compare à la chute de 87,0 % observée en juillet, en raison de la levée des restrictions de voyage dans l’espace Schengen. Toutefois, les données plus récentes sur les vols suggèrent que cette tendance s’est inversée avec le retour du confinement et de la quarantaine dans certains marchés. La capacité a diminué de 68,7 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 32,1 points de pourcentage pour s’établir à 57,1 %, soit le taux le plus élevé parmi toutes les régions.
  • Les transporteurs d’Afrique ont vu leur trafic chuter de 90,1 %, ce qui constitue une légère amélioration après le déclin de 94,6 % enregistré en juillet. La capacité a diminué de 78,4 % et le coefficient d’occupation des sièges a perdu 41,0 points de pourcentage pour s’établir à 34,6 %, soit le taux le plus faible parmi toutes les régions.
  • Les transporteurs du Moyen-Orient ont enregistré une diminution de la demande de 92,3 % en août, après un déclin de 93,3 % en juillet. La capacité a chuté de 81,9 % et le coefficient d’occupation a perdu 47,1 points de pourcentage pour s’établir à 35,3 %.
  • Les transporteurs d’Amérique du Nord affichent en août une chute de 92,4 %, un résultat presque inchangé par rapport au déclin de 94,4 % observé en juillet. La capacité a chuté de 82,6 % et le coefficient d’occupation a perdu 49,9 points de pourcentage pour s’établir à 38,5 %.
  • Les transporteurs américains ont enregistré en août une baisse de trafic de 69,3 % comparativement à août 2019, soit une légère amélioration si on compare à juillet, alors qu’on observait une chute de trafic de 71,5 %. L’augmentation des éclosions et des mesures de quarantaine dans des marchés intérieurs clés a contribué à ce résultat décevant.
  • Les transporteurs d’Amérique latine ont subi une baisse de la demande de 93,4 % en août, comparativement à août 2019, après une chute de 94,9 % en juillet. La capacité a diminué de 90,1 % et le coefficient d’occupation a perdu 27,8 points de pourcentage pour s’établir à 56,1 %, le deuxième taux le plus élevé parmi les régions.
  • Les transporteurs russes ont vu leur trafic intérieur augmenter de 3,8 % par rapport à août 2019. C’est le premier marché où on constate une augmentation annuelle depuis le début de la pandémie. Les tarifs à la baisse et un essor du tourisme intérieur ont été les principaux facteurs de cet élan.
  • Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont vu leur trafic chuter de 95,9 % par rapport à l’année précédente, un résultat à peine différent de celui du mois de juillet, alors qu’on observait une baisse de 96,2 %. C’est aussi la plus forte contraction parmi toutes les régions. La capacité a diminué de 90,4 % et le coefficient d’occupation a perdu 48,0 points de pourcentage pour s’établir à 34,8 %.

« Traditionnellement, les recettes générées durant la haute saison estivale dans l’hémisphère Nord fournissent aux compagnies aériennes un coussin financier en vue des saisons d’automne et d’hiver plus calmes. Cette année, les compagnies aériennes n’ont pas cette protection. Sans aide gouvernementale additionnelle et sans réouverture des frontières, des centaines de milliers d’emplois vont disparaître chez les compagnies aériennes. Mais ce ne sont pas que les compagnies aériennes et leurs employés qui sont menacés. À l’échelle mondiale, des dizaines de millions d’emplois dépendent de l’aviation. Nous avons besoin d’un régime internationalement reconnu de dépistage de la COVID-19 préalable au vol pour que les gouvernements retrouvent la confiance nécessaire à l’ouverture des frontières et que les passagers soient assez confiants pour recommencer à voyager en avion », conclut Alexandre de Juniac.

Le groupe ADP, Hub One et Air France déploient un réseau professionnel 4G/5G sur les aéroports parisiens

cio-online.com-le 01 Octobre 2020

Jean-Christophe Lalanne (Air France) : « ce programme est un moyen supplémentaire de répondre aux attentes de nos clients et de nos collaborateurs. »

Le groupe ADP, sa filiale Hub One et la compagnie Air France se sont associés pour déployer un réseau professionnel très haut débit sur les aéroports parisiens. Le fournisseur suédois Ericsson a été retenu pour mettre en oeuvre l’infrastructure.

Le groupe ADP, sa filiale Hub One, opérateur technologique, et la compagnie aérienne Air France ont noué un partenariat afin de mettre en oeuvre un réseau sans fil très haut débit à vocation professionnelle sur les trois aéroports parisiens : Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget. L’objectif est de proposer de nouveaux services, destinés à renforcer la fluidité et la sécurité des opérations critiques et à améliorer l’expérience client. « Ce programme innovant est un moyen supplémentaire d’améliorer notre performance opérationnelle afin de répondre aux attentes de nos clients et à celles de nos collaborateurs », estime Jean-Christophe Lalanne, Directeur Général Adjoint Informatique du Groupe Air France-KLM.
Dans le cadre de ce partenariat, Hub One a sollicité l’accord de l’Arcep pour exploiter une bande de fréquences professionnelles 4G/5G. En janvier 2020, le régulateur a donné son accord pour une durée de dix ans. Les trois partenaires associés pour ce projet ont ensuite retenu Ericsson pour fournir et installer les infrastructures nécessaires. Le fournisseur suédois a été choisi à la fois dans une volonté de souveraineté européenne, ainsi que pour la sécurité de ses solutions, conforme aux nouvelles obligations sécuritaires de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information).
Un réseau destiné à 120 000 professionnels
Le réseau devrait être déployé sur l’ensemble des espaces extérieurs des trois sites fin 2020, puis en intérieur, dans les zones publiques et les espaces réservés des aérogares, d’ici fin 2021. Hub One gérera la mise en place du réseau et l’exploitera pour le compte du Groupe ADP et d’Air France. À terme, près de 120 000 professionnels travaillant sur les aéroports, employés par 1000 entreprises pourront s’appuyer sur ce réseau dans le cadre de leurs missions. « Le développement du Smart Airport se poursuit activement grâce à cette nouvelle étape. Le déploiement de ce réseau mobile professionnel privé permettra de renforcer la performance, d’accélérer la digitalisation des activités et de préparer également la reprise du trafic aérien dans les meilleures conditions », indique Edward Arkwright, Directeur Général exécutif du Groupe ADP et Président de Hub One.

Covid-19 : l’aéroport de Roissy se prépare à l’arrivée d’un vaccin

rtl.fr – 01/10/2020

Les premiers vaccins contre le coronavirus sont attendus pour le premier semestre 2021. Mais en parallèle, les compagnies aériennes et les logisticiens s’organisent déjà pour organiser leurs transports. À l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, tous les acteurs de la filière ont déjà commencé à se réunir dans cette perspective. 

Au terminal fret d’Air France KLM, les fournisseurs de containers pour produits pharmaceutiques s’organisent. Les vaccins doivent en effet être conservés dans une chambre froide. 

“C’est peut-être le produit le plus sensible à transporter en ce moment”, déclare Patrick Van de Weghe, directeur commercial France d’Envirotainer, l’une des entreprises qui fabriquent ces containers. Les containers peuvent avoir une autonomie d’environ 1000 heures, entre 2 et 8 degrés maximum. Et ils servent déjà, notamment pour envoyer des vaccins antigrippaux à travers le monde. 

Un suivi en temps réel est assuré dans le centre de contrôle cargo, avec des courbes de températures et des relevés systématiques. Mais ces plus de 6.000 containers ne suffiront peut-être pas si un vaccin est bel est bien lancé. Les entreprises tentent donc d’anticiper les besoins. “Il faut avoir le bon container au bon endroit et au bon moment”, explique Patrick Van de Weghe.

Un coût à prendre en compte

Dans la zone cargo de l’aéroport, trois autres fournisseurs de containers pharmaceutiques s’organisent eux aussi pour que le plus grand nombre de conteneurs réfrigérés soient disponibles dès l’an prochain.

Air France KLM assure travailler “avec tous les laboratoires”. Mais le transport des vaccins a un coût : rien que pour louer un container d’environ 30.000 doses, compter entre 5 et 10.000 euros. Un montant relativement peu élevé quand on sait qu’une cargaison peut valoir plusieurs millions d’euros.

Pour l’heure, il n’a “pas été demandé encore de protection supplémentaire”, indique Béatrice Delpuech, en charge des produits à valeur ajoutée chez Air France KLM. Mais elle l’assure : “On saura faire”. Pour l’heure, douanes et gendarmerie travaillent en étroite collaboration avec les compagnies aériennes sur ce sujet.

Dès l’annonce d’une date de sortie d’un vaccin, la chaîne logistique devrait donc se mettre en route pour importer, exporter, ou faire transiter les précieuses marchandises.

Aéroport de Montpellier : Transavia supprime les vols vers l’île de Majorque

Actu.fr-le 30 Sep 20

Les vols à destination de l’île espagnole de Majorque depuis Montpellier sont, désormais, supprimés par la compagnie Transavia.

La direction de la compagnie aérienne Transavia France confirme ce mercredi à Métropolitain, la suppression depuis lundi,  des vols à destination de l’île espagnole de Majorque, depuis l‘aéroport de Montpellier Méditerranée.

« Pour les vols maintenus vers l’Espagne, il ne reste plus que la destination pour Madrid », indique Transavia. La suppression des vols sur Majorque intervient dans le difficile contexte de la crise sanitaire de la Covid-19, gérée au quotidien par les autorités espagnoles, qui ont durci les mesures préventives.

Transavia France, compagnie low-cost du groupe Air France, a ouvert mardi, ses ventes pour la prochaine saison estivale, pour des voyages compris entre le 28 mars et le 30 octobre 2021. La compagnie étend sa politique de flexibilité et permet à ses passagers de reporter leurs voyages sans frais de modification jusqu’au 30 octobre, et dévoile une nouvelle ligne au départ de Paris-Orly.

Vols vers Biarritz

La compagnie aérienne annonce, par ailleurs une nouvelle ligne qui sera mise en service prochainement entre Montpellier et Biarritz.

Transavia propose un report de billets sans frais de modification pour des voyages jusqu’à la fin de l’été 2021. La compagnie consolide son programme de vols sur ses marchés historiques et prolonge ses lignes domestiques pour favoriser les rapprochements familiaux.

Nicolas Hénin, directeur général adjoint commercial et marketing pour Transavia France, déclare : « Cette année, beaucoup de nos clients ont dû renoncer à voyager et retrouver leurs familles. Nous sommes heureux d’étoffer aujourd’hui notre réseau vers nos destinations privilégiées comme le Portugal ou l’Algérie, et de prolonger sur l’été nos premières lignes domestiques. Plus encore, nous avons vraiment à cœur de leur offrir une flexibilité maximale dans leurs déplacements, avec le report sans frais des billets sur toute la période ».

Transavia : plus de 100 lignes

Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, opère plus de 100 lignes aériennes au départ de la France (Orly, Nantes, Lyon et Montpellier) et des Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam, Eindhoven et Groningen) à destination de la France, de l’Europe et du bassin méditerranéen. Transavia a transporté 16,6 millions de passagers en 2019.

Transavia France poursuit sa forte croissance avec 7,4 millions de passagers transportés en 2019, en augmentation de 5%. Transavia France est aujourd’hui la première compagnie low- cost au départ d’Orly et la deuxième au départ de Paris (Beauvais, Roissy, Orly). Avec plus de 1200 employés en France, Transavia met au cœur de ses engagements la qualité de ses services, la proximité de ses équipages et l’innovation. Un parti-pris qui lui vaut d’être régulièrement récompensée. Pour la seconde année consécutive Transavia France a obtenu le label Meilleure Enseigne décerné par le magazine Capital, catégorie Transports.

La compagnie a également reçu le trophée Qualiweb 2019 pour sa qualité de services en ligne dans la catégorie Tourisme et Transport. Enfin, Skyscanner lui a décerné le Traveller Trust Award valorisant les meilleures expériences de réservation.

ASL Airlines maintient des vols spéciaux depuis l’Algérie en octobre

air-journal.fr – 1 octobre 2020

a annoncé pour ce mois-ci des vols de retour supplémentaires entre l’Algérie et l’hexagone, afin de rapatrier les ressortissants coincés sur place par la pandémie de Covid-19.

En attendant une réouverture des frontières et la relance des vols internationaux réguliers entre les deux rives de la Méditerranée, la compagnie française basée à Paris-CDG continue de proposer des « vols spéciaux réguliers » uniquement dans le sens Algérie – France, en collaboration avec la cellule de crise du Ministère des Affaires Etrangères en France, ainsi que les services consulaires français en Algérie et les autorités algériennes. Comme le mois dernier, ASL Airlines proposera en octobre des trajets au départ des aéroports d’AlgerAnnaba et Bejaia vers Roissy, ainsi qu’entre la capitale algérienne et Lyon.

ASL Airlines précise sur son site qu’elle appliquera un tarif à partir de 320 € TTC pour tous les vols vers Paris et à partir de 290 € TTC pour tous les vols vers la province, « en raison des mesures imposées aux transporteurs aériens pour l’organisation de ces vols de retour », à savoir : 

  • Les trajets France-Algérie ne sont pas commercialisables
  • Le siège central de chaque triplace sera laissé vacant (si le remplissage du vol le permet)

Les passagers se rendant en France au départ de l’Algérie sont invités à cliquer sur ce lien pour obtenir les documents indispensables : l’attestation de déplacement vers la France métropolitaine depuis les pays tiers, la déclaration sur l’honneur d’absence de symptômes d’infection par le covid-19 et la fiche de traçabilité. Ces 3 documents sont obligatoires et doivent être présentés à l’enregistrement le jour du départ pour pouvoir voyager sur les vols spéciaux.

Air Algérie n’a pour l’instant pas détaillé de programme de vols spéciaux pour le mois d’octobre, la question de la réouverture des frontières du pays aux vols réguliers étant toujours posée – sans réponse précise à ce jour.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 26 AOUT 2020 : • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis…

Au sommaire :  

 

  • Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien

  • Finnair : 1000 postes supprimés, un A350 revendu

  • La low-cost hongroise Wizz Air progresse à la faveur de la crise

  • Delta Air Lines : siège du milieu bloqué jusqu’en janvier

  • Air France : les vols Paris Orly – Brest reprendront dès le 31 août 2020

  • Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis

  • Transavia France repart demain vers le Maroc

 

Nouvelle vague de licenciements dans le transport aérien

LesEchos.fr – 25 Août 2020

A l’instar d’American Airlines, qui a annoncé 19.000 suppressions d’emplois, plus de la moitié des compagnies aériennes mondiales prévoient de réduire leurs effectifs dans les 12 prochains mois.

Malgré la reprise partielle du trafic, la vague des suppressions d’emplois continue de monter dans le transport aérien. Dans un message interne, American Airlines, a annoncé ce mardi à ses 140.000 salariés son intention de licencier 19.000 salariés, à compter du 1er octobre, à l’issue du moratoire sur les licenciements imposés par le pouvoir public en contrepartie des aides d’Etat.

La direction de la première compagnie américaine justifie sa décision par la nécessité de s’adapter à l’effondrement de son trafic passagers. « Aujourd’hui, c’est le message le plus difficile que nous ayons eu à partager », écrit le directeur général, Doug Parker. Environ 17.500 salariés seront mis à pied, ce qui signifie qu’ils pourraient éventuellement être réintégrés avec leur ancienneté si l’activité reprend. En revanche, quelque 1.500 postes d’encadrement seront définitivement supprimés. Ces licenciements s’ajoutent à plus de 10.000 départs volontaires.

Fin du moratoire

En avril dernier, la compagnie de Dallas s’était pourtant engagée, comme ses principaux concurrents, United et Delta, à ne pas procéder à des plans de licenciements, en contrepartie d’une aide de 12 milliards de dollars, sous forme de prêts garantis et de prêt fédéral. Mais cet engagement était valable jusqu’au 30 septembre, contrairement à l’engagement de maintenir son offre de lignes intérieures pendant au moins deux ans.

A l’époque, les pouvoirs publics américains estimaient que ce plan de soutien d’un montant total de 50 milliards de dollars, permettrait de laisser passer la crise sans destruction d’emplois. Mais contrairement aux attentes, le trafic des compagnies américaines ne s’est pas redressé et reste encore inférieur d’environ 50 % au niveau d’avant crise sur les lignes intérieures, et de 70 % sur les lignes internationales.

D’autres plans à venir

Ce plan de licenciement chez American sera probablement suivi, dans les prochains jours ou les prochaines heures, d’annonces semblables chez ses concurrents United et Delta. Selon l’agence Reuters, Delta aurait déjà décidé de licencier près de 2.000 pilotes en octobre. De son côté, United avait évoqué en avril un sureffectif de 36.000 employés.

Cette nouvelle vague de licenciement ne se limite pas aux Etats-Unis. Rien que pour cette journée de mardi, l’australienne Qantas a annoncé 2.500 suppressions de postes, en plus des 6.000 licenciements déjà décidés, Emirates et Etihad ont demandé à leurs personnels navigants de prendre jusqu’à six mois de congé sans solde et Finnair a évoqué un millier de suppressions de postes. Selon un sondage réalisé le mois dernier par l’Association du transport aérien international IATA auprès de ses adhérents, 55 % des compagnies aériennes prévoient des réductions d’effectifs dans les 12 prochains mois.

Finnair : 1000 postes supprimés, un A350 revendu

Air-Journal.fr – 26 Août 2020

La compagnie aérienne Finnair a ouvert des négociations avec les syndicats sur la suppression de 1000 postes, conséquence de la pandémie de Covid-19 et des restrictions de voyage. Elle a d’autre part conclut un accord de sale and leaseback sur un Airbus A350-900, lui rapportant plus de 100 millions d’euros de liquidités.

Les « négociations de coopération » annoncées le 25 aout 2020 par la compagnie nationale finlandaise portent sur jusqu’à 1000 de ses 6700 employés, dont environ 500 basés à l’étranger. Elles concernent environ 2800 employés travaillant chez Finnair en Finlande, et des processus similaires sont menés dans ses unités à l’étranger. « Presque tous » les employés de la compagnie basée à l’aéroport d’Helsinki-Vantaa ont été mis au chômage technique pendant une partie du printemps et de l’été, un principe qui sera maintenu par Finnair « pour une durée indéterminée ou jusqu’à nouvel ordre » parallèlement aux négociations sur les suppressions de postes.

L’objectif est selon la compagnie de l’alliance Oneworld « d’assurer la continuité des activités de base de Finnair afin que les équipages de cabine et de poste de pilotage puissent reprendre le travail progressivement dès que le marché se rétablira et que les vols pourront être augmentés ». Pour cette raison, Finnair « ne prévoit actuellement » pas de réduction permanente des effectifs de pilotes, hôtesses de l’air et stewards basés en Finlande.

Souhaitant « agir de manière responsable dans cette situation difficile », Finnair explique qu’elle soutiendra les employés concernés par le biais d’un programme social, qui comprendra un accompagnement pratique « de l’emploi à l’emploi », une formation et des conseils « sur l’esprit d’entreprise ». Ces mesures de réduction de personnel prévues sont incluses dans l’objectif de réduction permanente des coûts, « actualisé » hier de 80 à 100 millions d’euros.

La Covid-19 « est la crise la plus profonde de l’aviation. La pandémie et les restrictions de voyage exceptionnellement strictes en Finlande ont eu un impact sur la demande de vols et nous n’exploiterons qu’une petite partie de notre capacité par rapport à l’année dernière. Un tournant rapide pour le mieux dans la situation de pandémie n’est malheureusement pas en vue. Notre chiffre d’affaires a considérablement diminué et c’est pourquoi nous devons simplement ajuster nos coûts à notre nouvelle taille », a déclaré dans un communiqué le CEO de Finnair Topi Manner. « Nous voulons bâtir un avenir compétitif pour Finnair et conserver autant d’emplois que possible. De plus, nous voulons être en mesure d’offrir à l’avenir de bonnes connexions avec le monde aux Finlandais et à l’économie finlandaise. Malheureusement, cela nécessite les mesures que nous avons annoncées aujourd’hui. Le calendrier de reprise de l’aviation n’étant pas clair, notre plan est également de mettre en œuvre des mises à pied temporaires importantes pour ajuster nos ressources », a-t-il ajouté.

Autre action annoncée mardi par Finnair, la vente et cession-bail (sale and leaseback) d’un Airbus A350-900. L’accord a été finalisé avec Nomura Babcock & Brown Co. (NBB) et BBAM Aircraft Management, l’appareil livré en février dernier à NBB étant loué pour douze ans. Cela n’aura « pas d’impact majeur sur le résultat d’exploitation de Finnair pour le troisième trimestre 2020 », précise la compagnie aérienne dans un communiqué séparé, mais « l’effet cash positif immédiat » est supérieur à 100 millions d’euros. Finnair a mis en service 15 des 19 A350-900 commandés, avec deux aménagements tri-classes différents : 46+43+208, et 32+42+262.

La low-cost hongroise Wizz Air progresse à la faveur de la crise

LesEchos.fr – 24 Août 2020

La compagnie à bas coûts, déjà numéro un en Europe centrale, profite du recul de ses principaux concurrents pour ouvrir de nouvelles bases à l’Ouest et prendre des parts de marché.

De l’audace, beaucoup d’opportunisme et une gestion des dépenses à rendre fier un Harpagon : telle semble être la recette du remède anti-crise selon Wizz Air. Alors que ses principaux concurrents, y compris Ryanair, doivent revoir à la baisse leurs espoirs de reprise, la compagnie low cost hongroise a déjà retrouvé 70 % de son activité d’avant la crise et prévoit de revenir à 80 % cet hiver. Basée à Budapest, elle a même inauguré, au cours des quatre derniers mois, 200 nouvelles lignes et neuf nouvelles bases en Europe, dont la dernière à l’aéroport de Londres-Gatwick, fief d’Easyjet. Wizz Air a redéployé une partie de sa flotte sur les destinations les plus favorables, tandis que ses salariés n’ont pas été épargnés par les licenciements et les baisses de salaires.

Le favori des analystes

Wizz Air semble partie pour figurer parmi les principaux gagnants de la crise. Dans sa dernière note d’analyse, le cabinet Citi Research la place en tête de ses favoris en Europe, aux côtés de Ryanair. Selon son analyse, la compagnie hongroise, qui a déjà réussi à devenir la première compagnie en Europe centrale , est la mieux placée pour augmenter sa part de marché, en profitant du recul de ses concurrents. C’est notamment le cas à Londres-Luton et Londres-Gatwick, où Wizz Air augmente fortement son offre, tandis que celle d’Easyjet baisse.

Une base à Abu Dhabi

Profiter de la crise pour gagner du terrain, c’est aussi l’ambition affichée par son président fondateur, Jozsef Varadi. Lors de la présentation des résultats trimestriels fin juillet, il a maintenu tel quel le plan d’expansion qui prévoit de passer la flotte de 121 Airbus A320 et A321 à 201 en 2024 et 275 en 2027. Wizz Air est ainsi l’une des très rares compagnies à n’avoir procédé à aucune annulation ni report de commandes.

Le dirigeant a aussi confirmé le démarrage, le 1er octobre, d’un projet particulièrement osé : l’ouverture d’une base à Abou Dhabi. Une première pour une low cost européenne ! Depuis la capitale des Emirats Arabes Unis, Wizz Air compte desservir 11 métropoles dans dix pays, dont cinq en Europe centrale, en Airbus A321.

Un millier de navigants licencié

Comme chez Ryanair, la médaille a toutefois son revers. Si Wizz Air a réussi à générer un trafic de 40 millions de passagers sur des destinations d’Europe centrale peu ou pas desservies par les compagnies traditionnelles, c’est grâce à une gestion des coûts sans état d’âme. Avec une holding à Jersey et un patron vivant à Genève, la compagnie hongroise est aussi l’une des dernières en Europe sans syndicat.

Ce qui explique en partie la rapidité avec laquelle elle a pu licencier un millier de navigants au printemps sur 4.500, imposer une baisse des salaires de 14 % en moyenne et replacer sur des destinations nouvelles une vingtaine d’avions avec leurs équipages. Wizz air n’a pas non plus été exemplaire en matière de remboursement des vols annulés. Et, en temps ordinaire, elle est aussi la seule à faire payer les bagages en cabine. Autant de caractéristiques qui risquent de moins bien passer à l’ouest de l’Europe.

Delta Air Lines : siège du milieu bloqué jusqu’en janvier

Air-Journal.fr – 25 Août 2020

La compagnie aérienne Delta Air Lines prolonge l’un de ses principaux protocoles de santé et de sécurité jusqu’à la période des Fêtes de Noël, en supprimant la vente des sièges intermédiaires et en limitant le nombre de clients par vol jusqu’au 6 janvier 2021. Elle prolonge également la dispense des frais de modification pour les nouveaux vols achetés jusqu’au 30 septembre.

« Les experts médicaux, y compris nos propres partenaires chez Emory Healthcare, sont d’accord – plus de distance à bord fait la différence », a déclaré dans un communiqué Bill Lentsch, Chief Customer Experience Officer de la compagnie américaine. « Nous privilégions la santé de nos clients et de nos employés et de rétablir la confiance dans la sécurité du transport aérien plutôt que de remplir tous les sièges d’un avion. Nous continuerons d’adopter une approche réfléchie pour rassurer nos clients ». Jusqu’au 6 janvier 2021, Delta bloquera la sélection des sièges du milieu dans les classes Premium Select, Delta ComfortMD et Main Cabin, via l’application Fly Delta ou en ligne.

  • Pour les voyageurs seuls ou à deux : les sièges du milieu seront bloqués pour la sécurité.
  • Pour les groupes de 3 ou plus : les sièges du milieu apparaîtront comme disponibles pour la réservation, pour permettre aux familles et aux compagnons de voyage de sélectionner des sièges côte à côte.

Cette fonctionnalité « nous aide à maintenir notre engagement à donner aux passagers plus d’espace à bord tout en offrant de la flexibilité avec leurs choix de sièges », explique Delta air Lines. Elle s’assurera que ses vols ne sont pas remplis à pleine capacité.

Pour les voyages avant le 31 octobre, la compagnie de l’alliance SkyTeam :

  • Limite le nombre de passagers à bord de tous les avions – avec ou sans sièges intermédiaires.
  • Limite la cabine First à la moitié de la capacité afin d’assurer plus d’espace entre les passagers (sur les vols régionaux en configurations 1+2, la cabine First sera plafonnée à 67% de la capacité).
  • Bloque une allée de sièges sur les avions sans sièges intermédiaires.

Sur les trajets où les avions de la compagnie aérienne « commencent à se remplir », Delta continuera d’augmenter le nombre d’avions de plus grande taille ou d’ajouter d’autres vols. La classe Affaires Delta One sur les gros-porteurs, conçue avec « plus d’espace et d’intimité », sera proposée à pleine capacité à compter du 1er octobre. Les voyageurs peuvent vérifier leurs sélections de sièges à tout moment avant le départ dans My Trips sur delta.com ou dans l’application Fly Delta.

Delta Air Lines « met constamment à jour ses bonnes pratiques et améliore les nouveaux standards de sécurité en se basant sur l’avis d’experts médicaux et sur les retours de ses passagers ». La recherche médicale indique selon elle que le port du masque est l’un des moyens les plus efficaces de réduire le taux d’infection Covid-19. Pour la sécurité de tous, les passagers doivent s’attendre à continuer à porter des masques dans tout l’aéroport, dans les salons Delta Sky et à bord de l’avion pendant la saison des vacances de Noël « et au-delà ».

Les passagers qui indiquent avoir une condition médicale les empêchant de porter un masque sont tenus de compléter un processus d’« autorisation de vol » avant d’être autorisés à voyager. Pour en savoir plus sur les mesures prises par Delta pour garantir la sécurité de ses passagers et de ses employés, cliquez ici.

Pour tous les nouveaux vols achetés jusqu’au 30 septembre, les voyageurs de Delta ont la possibilité de modifier leur vol sans frais pendant un an à partir de la date d’achat. Voir ici pour plus de détails. Consciente de l’importance de la flexibilité, la compagnie aérienne prolonge également la dispense des frais de modification pour les nouveaux vols achetés jusqu’au 30 septembre.

Air France : les vols Paris Orly – Brest reprendront dès le 31 août 2020

TourMag.com – 25 Août 2020

Il sera possible de rejoindre l’aéroport d’Orly jusqu’à quatre fois par jour

Air France relancera le 31 août ses vols entre Paris Orly et Brest. Les passagers pourront rejoindre Orly jusqu’à 4 fois par jour.

Les premiers vols vers Paris-Orly vont reprendre lundi 31 août à l’aéroport Brest Bretagne opérés par la compagnie Air France.

La capitale sera ainsi de nouveau desservie par ses deux aéroports, Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle, après une interruption du trafic sur Orly de quelques mois.

En semaine, il sera possible de rejoindre l’aéroport d’Orly jusqu’à quatre fois par jour en Airbus A318 ou A319, deux fois le samedi et trois fois le dimanche.

Port du masque : le groupe Lufthansa serre la vis

Air-Journal.fr – 25 Août 2020

Les compagnies aériennes du groupe Lufthansa ont restreint un peu plus les exemptions tolérées au port obligatoire du masque en vol : toute dispense devra dès le mois prochain être justifiée par un certificat médical accompagné d’un test négatif au Covid-19.

La recrudescence des cas de contamination et des incidents un peu partout dans le monde y est sans doute pour quelque chose : à partir du 1er septembre 2020, une dispense de l’obligation de porter un masque pendant le vol pour des raisons médicales ne sera possible que si un certificat médical est présenté, sur un formulaire fourni par le transporteur. Les passagers peuvent télécharger le document sur les sites Web de Lufthansa, Brussels Airlines, Swiss International Air Lines ou Austrian Airlines. De plus, les passagers qui ne peuvent pas porter de masque pendant le vol doivent présenter un test négatif de Covid-19, ne datant pas de plus de 48 heures avant le décollage. Cela « garantit une sécurité maximale pour les passagers voyageant avec eux ».

Tous les passagers du groupe de Star Alliance seront informés directement de ces nouvelles exigences, par courriel ou SMS, ainsi que via les réseaux sociaux, afin de « donner aux clients la possibilité de s’adapter aux règles modifiées en temps utile ».

Les compagnies aériennes du groupe Lufthansa avaient rendu obligatoire le port du masque à bord de leurs vols début mai ; les exceptions à cette règle n’étaient auparavant possibles qu’avec un certificat médical.

De nombreuses mesures d’hygiène ont été mises en place à bord de leurs avions comme au sol dans les aéroports. Les transporteurs sont également en contact étroit avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et les autorités nationales « pour promouvoir le développement et l’harmonisation continus des normes sanitaires dans le transport aérien pendant la pandémie de Covid-19 ». Ils ont en outre signé la charte européenne pour la sécurité des vols, s’engageant à respecter les normes les plus strictes en matière de protection contre les infections pendant les voyages aériens à travers le monde.

En principe, le risque de contracter le virus à bord d’un avion est très faible. Les cabines sont équipées de filtres qui nettoient l’air des contaminants tels que la poussière, les bactéries et les virus.

 

Transavia France repart demain vers le Maroc

Air-Journal.fr – 25 Août 2020

La compagnie aérienne low cost Transavia France relance mercredi des vols entre Paris et cinq aéroports marocains, toujours avec des restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19.

Suspendus depuis la fin juillet, les vols de la filiale d’Air France spécialisée dans le vol pas cher vers le Maroc reprennent demain 26 aout 2020, entre sa base à Paris-Orly et les aéroports de Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir et Oujda. Le site de Transavia indique ce matin des sièges disponibles d’ici fin octobre sur trois rotations hebdomadaires vers Casablanca et Rabat, sept vers Marrakech, jusqu’à six vers Agadir et jusqu’à cinq vers Oujda.

Des conditions spécifiques s’appliquent aux passagers sur ces cinq liaisons, précisait Transavia dans un communiqué la semaine dernière : seuls les citoyens marocains ainsi que les citoyens étrangers ayant le statut de résidents au Maroc sont autorisés à entrer sur le territoire marocain. Les membres de la famille immédiate (conjoint-e-s et enfants) de citoyens marocains et étrangers résidents au Maroc sont également autorisés à entrer sur le territoire, uniquement sur présentation d’une attestation qui leur sera délivrée par le Consulat du Maroc en France.

Les passagers autorisés doivent par ailleurs présenter avant embarquement :

• Un test PCR négatif de moins de 48h ainsi qu’un test sérologique pour tous les passagers à partir de 12 ans ;

• Une fiche sanitaire complétée et imprimée.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 21 AOUT 2020 : • Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe • Aéroports parisiens : -77% en juillet…

Au sommaire :  

  • Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe

  • La majorité des compagnies aériennes pourraient réduire leurs effectifs dans l’année à venir

  • Aéroports parisiens : -77% en juillet

  • Coronavirus : les revenus de Qantas s’effondrent avec la crise

  • Le secteur aérien sous pression: près de 70.000 emplois pourraient disparaître en Belgique dans les prochains mois

  • La compagnie aérienne KLM va supprimer jusqu’à 5000 emplois

  • Atlas Servair, filiale d’Air France KLM, licencie 50 employés

  • SAS Scandinavian: la recapitalisation approuvée par Bruxelles

  • Feu vert allemand à l’aide pour SWISS

  • Pas d’aide suédoise pour la low cost Norwegian

  • Sénégal: 77 milliards FCFA pour soutenir le tourisme, le transport aérien et sauver plus de 100 000 emplois

  • Air India rachetée par Tata Sons ?

 

 

Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe

Les Echos – 19/08/2020

La multiplication des mesures de quarantaine et les incertitudes pesant sur les possibilités de déplacement ont stoppé la lente reprise du trafic aérien en Europe, comme dans d’autres régions du monde. Les professionnels du secteur demandent la généralisation des tests avant le voyage.

C’est la rechute ! Alors que le trafic aérien avait retrouvé une trajectoire ascendante, la décision du Royaume-Uni et d’autres Etats d’imposer des quarantaines aux voyageurs en provenance de zones à risques, a douché les espoirs de reprise des compagnies européennes. Pour la première fois depuis la levée des confinements, fin mai, l’offre de sièges des compagnies aériennes a légèrement baissé, de 0,2 %, cette semaine, comparée à la semaine précédente, selon les chiffres d’OAG , le spécialiste britannique de la collecte des horaires de vol. Et ce, alors que le nombre total de sièges mis en vente venait juste de repasser au-dessus du seuil de 50 % du niveau de 2019.

Ce reflux de l’offre est plus sensible en Amérique du Nord et en Asie, mais il n’épargne pas l’Europe, qui avait pourtant fait une belle remontée. Dès l’annonce de la décision britannique, la plus volontariste d’entre elles, Ryanair a annoncé une réduction de 20 % de son offre en septembre et en octobre, pour s’adapter à la baisse des réservations. Sa concurrente Easyjet a confirmé, ce lundi, la fermeture de trois de ses 11 bases au Royaume-Uni (Londres-Stansted, Londres-Southend et Newcastle). L’une comme l’autre ont également multiplié les annulations de vols.

Optimisme douché

Jusqu’à présent, Ryanair et Easyjet avaient pourtant fait le pari de la reprise en Europe, revoyant même à la hausse leurs offres pour le mois d’août. Mais devant la recrudescence du nombre de cas de Covid-19, ces derniers jours, ce bel optimisme avait commencé à faiblir avant même l’annonce des mesures de quarantaine. Car manifestement, la demande n’a pas suivi la hausse de l’offre en juillet, comme en témoignent les chiffres de trafic des aéroports français.

Alors qu’Air France – qui n’a pas publié de chiffre de trafic depuis avril – avait prévu de remettre en ligne 35 % de son programme de vols en juillet et 40 % en août, le trafic à Roissy-CDG en juillet était encore inférieur de 76,7 % à celui de juillet 2019, ce qui en dit long sur le niveau de remplissage des avions.

La demande ne suit pas l’offre

Même décalage pour les aéroports régionaux. « En moyenne, le trafic dans les aéroports français était encore inférieur de 70 % en juillet, comparé à juillet 2019, ce qui représente environ 20 millions de passagers en moins, estime le président de l’Union des aéroports français, Thomas Juin . Les vols ont repris, grâce aux efforts des compagnies, mais les taux de remplissage se situaient plutôt entre 40 % et 50 %, contre plus de 80 % habituellement à cette période de l’année. Les quelques exceptions concernent la Corse, où la baisse n’était que de 25 % en juillet, ainsi que les Antilles, qui bénéficient d’une clientèle affinitaire importante. ».

Face à cette situation, les représentants du transport aérien attendent désormais des gouvernements des règles stables pour faire face à une épidémie durable. « Nous sommes clairement dans le pire des scénarios : celui d’une crise sanitaire qui perdure, souligne Thomas Juin. Il n’est donc plus question d’attendre que l’épidémie disparaisse ; il faut s’organiser pour continuer à fonctionner avec la Covid. »

Des tests au lieu des quarantaines

A l’instar de l’association des aéroports internationaux (ACI) et de l’association des compagnies aériennes internationales (IATA), le président de l’Union des aéroports français plaide notamment pour des tests de dépistage avant le départ pour les passagers en provenance de zones à risques. « Cela permettra d’éviter des mises en quarantaine qui stoppe net le trafic aérien », affirme-t-il.

Mais, là encore, pas question d’attendre une éventuelle harmonisation des règles au niveau mondiale. « Il y a urgence, insiste Thomas Juin. La France doit prendre les devants en passant des accords bilatéraux avec nos principaux partenaires, afin de définir des modes opératoires précis, comme le recours aux tests, en cas de difficultés. Sans quoi le transport aérien ne pourra pas se reconstruire. »

La majorité des compagnies aériennes pourraient réduire leurs effectifs dans l’année à venir


Tour Hebdo – 19/08/2020

Air France, Lufthansa, British Airways, Air Canada, United… Toutes envisagent des suppressions d’emplois dans les douze mois à venir. Et elles ne sont pas les seules, selon un sondage réalisé par IATA.

C’est une enquête alarmante menée auprès du secteur aérien. Une majorité de compagnies aériennes dit envisager des réductions d’effectifs dans les douze mois à venir en raison d’une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié début août par l’Association internationale du transport aérien (IATA).

« La majorité (55%) des responsables de compagnies aériennes interrogés s’attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir » en raison d’un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué IATA dans un communiqué, selon un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

Chute du trafic de 63% en 2020

Ainsi, 45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l’impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien. 57% d’entre eux s’attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. Enfin, 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l’équilibre entre l’offre et la demande sera retrouvé.

L’association ne s’attend pas à un retour à la normale du trafic aérien avant 2024. Elle estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019, avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur. L’Asie Pacifique et l’Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019, alors que l’Amérique du Nord et l’Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu’ailleurs, selon IATA.

Le détail des suppressions de postes envisagées :

L’américaine United a annoncé qu’elle pourrait licencier jusqu’à 36 000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25 000 suppressions. L’allemande Lufthansa veut supprimer 22 000 emplois, Air Canada 20 000, British Airways 12 000, Air France-KLM jusqu’à 12 500, l’australienne Qantas 6 000, le scandinave SAS 5 000, le britannique EasyJet 4 500.

LATAM, la compagnie la plus importante d’Amérique latine, a annoncé la suppression de 2 700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est quant à lui en passe d’être racheté par une société américaine et a annoncé qu’il allait fermer l’une de ses filiales et supprimer 3 000 postes. Enfin, la britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3 000 emplois.

Aéroports parisiens : -77% en juillet

Air Journal – 19/08/2020

En juillet 2020, le trafic de Paris Aéroport était en baisse de 77,1% par rapport à l’année dernière, avec 2,41 millions de passagers accueillis à CDG et Orly. Pour l’ensemble du Groupe ADP, le recul était de 77,3%.

La pandémie de Covid-19 est bien sûr responsable de l’état du trafic dans les aéroports parisiens, même si on est désormais loin de la situation d’avril. A Paris-Charles de Gaulle, où seuls les terminaux 2E, 2F et 2AC sont actuellement ouverts afin d’accueillir l’ensemble du trafic commercial de passagers, le trafic de juillet à atteint 1,728 million de passagers (-76,7%), tandis qu’à Paris-Orly où le trafic n’a repris que le 26 juin au T3 et le 13 juillet au T4, ce sont environ 681.700 clients qui ont été accueillis en juillet (-78,1%)

Dans ces deux aéroports, le trafic France est en décroissance de 55,2% par rapport à juillet 2019, tandis que le trafic Europe (hors France) est en diminution de 76,2% ; le trafic international (hors Europe) est en recul (-85,5%) du fait d’une décroissance de l’ensemble des faisceaux : Asie-Pacifique (-94,9%), Amérique du Nord (-94,3%), Amérique Latine (-93,7%), Moyen-Orient (-88,3%), Afrique (-81,5%) et les DOM-COM (-50,4%).

Le nombre de passagers en correspondance est en recul de 79,6%, le taux de correspondance de Paris Aéroport s’établissant à 17,4%, en retrait de 2,5 points par rapport à juillet 2019. 

Depuis le début de l’année, le trafic de Paris Aéroport est en diminution de 64,7% avec un total de 22,2 millions de passagers (17,77 à CDG, 6,4 à Orly). Le nombre de passagers en correspondance est en diminution de 62,2% ; le taux de correspondance s’établit à 24,3%, en hausse de 1,9 pt.

En juillet 2020, le trafic total du Groupe ADP est en baisse de 77,3% par rapport au même mois l’an dernier, avec 6 millions de passagers accueillis dans l’ensemble du réseau d’aéroports gérés. Depuis le début de l’année, ce trafic a reculé de 61,3% avec un total de 54,2 millions de passagers accueillis.

« S’agissant des plates-formes du Groupe ADP à l’international, et concernant l’activité commerciale régulière, les aéroports suivants sont ouverts à tout type de vols commerciaux, certaines restrictions locales pouvant néanmoins s’appliquer : Ankara, Antalya, Batumi, Bodrum, Conakry, Enfidha, Gazipasa, Izmir, Mactan-Cebu, Monastir, Ohrid, Skopje, Tbilissi et Zagreb. Les aéroports de Delhi et d’Hyderabad sont ouverts pour des vols domestiques et pour des liaisons commerciales internationales régulières se limitant aux pays avec lesquels l’Inde a signé des accords bilatéraux. L’activité des aéroports d’Amman, Antananarivo, Djeddah, Médine, Nosy Be et Santiago reste pour le moment uniquement limitée au trafic domestique, et l’aéroport de Maurice est fermé aux vols commerciaux », rappelle le groupe dans son communiqué.

Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 46,1% du capital, est en baisse de 82,8% sur le mois de juillet 2020, et de 79,6% depuis le début de l’année. Pour mémoire, les vols commerciaux d’Istanbul Atatürk ont été transférés vers le nouvel aéroport d’Istanbul depuis le 6 avril 2019 ; hors Atatürk, le trafic de TAV Airports est en baisse de 73,0% depuis le début de l’année.

Le trafic de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, est en baisse de 94,9% sur le mois de juillet 2020 et de 56,0% depuis le début de l’année. Le trafic d’Amman, dont le Groupe ADP détient 51% du capital, est en baisse de 95,7% sur le mois de juillet 2020 et de 68,7% depuis le début de l’année. Le trafic de GMR Airports en Inde, dont le Groupe ADP détient 49% du capital, est en baisse de 83,8% sur le mois de juillet 2020.

 

Coronavirus : les revenus de Qantas s’effondrent avec la crise


Les Echos – 20/08/2020

La compagnie australienne dit faire face « à la période la plus difficile » depuis sa création. Après une perte annuelle de 1,9 milliard de dollars américains, elle s’attend à de nouveaux résultats en berne au cours des prochains mois. L’Australie ne compte par rouvrir ses frontières tant qu’un vaccin contre le Covid-19 n’aura pas été trouvé.

Qantas n’échappe à la déconfiture. Ce jeudi, la compagnie aérienne australienne a annoncé une chute de 82 % de ses revenus entre avril et juin, provoquée par la pandémie de coronavirus qui a paralysé le secteur aérien. Elle a estimé sa perte annuelle à 1,9 milliard de dollars.

Confrontée « à la période la plus difficile » depuis sa naissance, il y a 100 ans, Qantas a d’ores et déjà pris des mesures, espérant réduire ses coûts d’environ 10 milliards de dollars. Elle a taillé dans ses effectifs à hauteur de 6.000 personnes et cloué au sol une centaine d’appareils, pour une période pouvant aller jusqu’à un an.

« Un impact immense » à venir

La pandémie de Covid-19 est d’autant plus mal tombée pour la compagnie que celle-ci enregistrait alors de bons résultats. « Nous étions en passe de renouer avec un bénéfice supérieur à 1 milliard de dollars lorsque cette crise a frappé », a déclaré son PDG. Alan Joyce a estimé que la situation sanitaire devrait continuer à avoir « un impact immense » sur l’activité de l’entreprise, avec la prévision d’une « perte importante » lors de l’exercice financier à venir.

Les frontières internationales de l’Australie sont fermées à la majorité des passagers étrangers, et les citoyens de l’île-continent ont la quasi-interdiction de quitter leur pays. Le gouvernement a déclaré que l’accès aux touristes étrangers ne sera pas rouvert tant qu’un vaccin contre le Covid-19 n’aura pas été trouvé. Dans un tel contexte, le fleuron de l’aviation australienne ne prévoit pas de retrouver avant mi-2021 le niveau de fréquence de ses vols d’avant la pandémie.

 

Le secteur aérien sous pression: près de 70.000 emplois pourraient disparaître en Belgique dans les prochains mois


RTL INFO  19/08/2020

En Belgique, près de 70 000 emplois pourraient disparaître dans le secteur aéronautique dans les prochains mois, selon les prévisions de l’IATA, l’Association internationale du transport aérien. Les aéroports belges devraient, il est vrai, perdre plus de 19 millions de passagers cette année. Ces chiffres ne sont ni confirmés ni démentis par le ministre de la Mobilité et par les syndicats.

7 millions de jobs soutenus par l’aviation menacés en Europe

En Europe, ce sont désormais plus de 7 millions de jobs soutenus par l’aviation (y compris le tourisme) qui sont menacés, contre 6 millions estimés en juin.

Toujours selon l’IATA, le nombre de passagers devrait refluer d’environ 60 % cette année en Europe. La demande de transport de passagers n’atteindra pas les niveaux de 2019 avant… 2024.

Le secteur est vulnérable. “C’est un secteur très peu rentable qui a une grande fragilité économique et financière. S’il y a le moindre incident, on aboutit à la situation qu’on a aujourd’hui. Il faut savoir qu’à un certain moment, Lufthansa perdait un million d’euros par heure”, explique François Bellot, le ministre de la Mobilité.

Et les frais fixes sont très importants. Le ministre prend l’exemple d’un avion Airbus A320 : “C’est une location de l’ordre de 300.000 euros par mois et tous ces avions qui sont cloués au sol. Les compagnies sont quand même tenues de verser les montants aux propriétaires et aux sociétés de leasing”, souligne François Bellot.

Les états aident certaines compagnies

Pour faire face aux difficultés, les constructeurs sabrent dans leurs effectifs: 15.000 postes en moins chez Airbus, 16.000 chez son rival Boeing, 2.500 chez le canadien Bombardier. Un cauchemar pour un secteur qui, il y a encore un an, affichait des carnets de commandes records pour certains appareils.

Les états ont soutenu financièrement certaines compagnies: l’Allemagne a prêté 9 milliards à Lufthansa, la France et les Pays-Bas 11 milliards au groupe KLM Air France et la Belgique 290 millions à Brussels Airlines.

 

La compagnie aérienne KLM va supprimer jusqu’à 5000 emplois


L’Echos Touristique – 20/08/2020

La compagnie KLM prévoit environ 1500 licenciements secs sur ses 33 000 employés auxquels s’ajouterait 2000 départs volontaires.

La compagnie aérienne néerlandaise KLM a récemment annoncé qu’elle supprimerait jusqu’à 5 000 emplois d’ici fin 2021 en raison de la « crise d’une ampleur sans précédent » causée par la pandémie. « KLM est en proie à une crise d’une ampleur sans précédent (…) Nous nous attendons à ce que la voie de la reprise soit longue et semée d’incertitudes », a déclaré la compagnie, dans un communiqué.

« Cela signifie que la structure et la taille de KLM doivent encore être rigoureusement ajustées dans les années à venir. Par conséquent, un total de 4 500 à 5 000 postes dans l’ensemble du groupe KLM disparaîtront », a-t-elle prévenu.

Les pertes abyssales subies par la compagnie rendent inévitables ces suppressions d’emplois, en dépit du plan d’aide de 3,4 milliards d’euros consenti par le gouvernement néerlandais, a expliqué l’entreprise, qui fait partie de l’alliance Air France-KLM. La compagnie prévoit environ 1 500 licenciements secs sur ses 33 000 employés. S’y ajouteraient 2 000 départs volontaires, déjà annoncés cette année, et le non-renouvellement de 1 500 contrats temporaires.

 

Atlas Servair, filiale d’Air France KLM, licencie 50 employés


Bladi – 19/08/2020

Une cinquantaine d’employés d’Atlas Servair ont manifesté lundi en début d’après-midi devant le siège de la société à Casablanca, pour protester contre leur licenciement qualifié d’abusif.

Dans une déclaration au site Aljarida24, un employé a jugé arbitraire et abusive la décision des responsables de l’entreprise, actionnaire d’Atlas Catering avec 40% du capital, qui ont décidé de se passer des services de 50 salariés.

Après une période d’inactivité due à la crise sanitaire, le leader du domaine du catering aérien, qui opère à travers 3 plateformes au Maroc, a décidé de mettre fin aux contrats de travail sans aucun préavis ni motifs valables, ajoute la même source.

Une injustice sociale qui risque de porter préjudice à plusieurs familles, s’indigne un autre employé, surtout que la majorité doit faire face à des crédits bancaires. Certains, ayant plus de 15 ans d’ancienneté, attendent déjà de connaître le montant de leurs indemnités.

SAS Scandinavian: la recapitalisation approuvée par Bruxelles

Air Journal – 18/08/2020

Le gendarme européen de la concurrence a donné son feu vert au plan d’aide d’un milliard d’euros des gouvernements du Danemark et de la Suède pour recapitaliser la compagnie aérienne SAS Scandinavian Airlines, en proie comme ses rivales à l’impact de la pandémie de Covid-19.

Après Air France, KLM Royal Dutch Airlines ou Lufthansa, la Commission européenne continue d’utiliser son « cadre temporaire » pour accepter les aides d’état aux compagnies aériennes, afin de leur fournir « un soutien de trésorerie urgent dans le contexte » de la crise sanitaire. Le feu vert signifié à SAS Scandinavian le 17 aout 2020 porte sur une recapitalisation de 11 milliards de couronnes suédoises (environ 1 milliard d’euros), elle-même partie d’un fait partie d’un programme plus large, qui prévoit également une participation importante des investisseurs privés « y compris la conversion de titres de créance privés en cours en capitaux propres ».

La vice-présidente exécutive de la CE Margrethe Vestager, en charge de la politique de concurrence, a déclaré dans un communiqué : « SAS joue un rôle clé pour la connectivité et l’économie des pays scandinaves. Comme de nombreuses autres entreprises actives dans le secteur aéronautique, SAS a été durement touché par la crise actuelle. Avec cette mesure, le Danemark et La Suède contribuera jusqu’à 1 milliard d’euros à la recapitalisation de SAS et aidera la compagnie aérienne à surmonter la crise actuelle ».

Dans le même temps, poursuit la commissaire, les États membres « seront suffisamment rémunérés pour les risques assumés par les contribuables, et le soutien sera assorti de conditions pour limiter les distorsions de concurrence. Je salue la participation des investisseurs privés au plan, car elle limite le besoin d’aide d’État, tout en contribuant à la reprise des entreprises touchées par l’épidémie de coronavirus ».

Suite à cette recapitalisation, les lignes de crédit accordées au printemps (avec garantie à hauteur de 90% par la Suède et le Danemark) sont annulées.

Basée principalement à l’aéroport de Copenhague, la compagnie de Star Alliance fournit « en temps normal » les deux-tiers du trafic aérien intra-scandinave, rappelle la Commission européenne, et représente « plus de 30% et 25% respectivement du trafic international au Danemark et en Suède ». Laissant imaginer l’impact qu’aurait une insolvabilité de SAS, un sort auquel elle a désormais échappé, tout au moins dans l’immédiat.

Feu vert allemand à l’aide pour SWISS

Air Journal – 18/08/2020

Le Fonds allemand de stabilisation de l’économie (FSE) a donné son feu vert au prêt de 1,5 milliard de francs suisses garanti par la Confédération pour soutenir les compagnies aériennes Swiss International Air Lines et Edelweiss.

Annoncé en avril dernier par le Conseil Fédéral, le prêt bancaire de 1,5 milliard de CHF garanti à 85% pour soutenir la compagnie nationale suisse et sa filiale en pleine pandémie de Covid-19, a été accepté par le FSE le 17 aout 2020. Il va désormais pouvoir être débloqué, Swiss rappelant que son remboursement, majoré des intérêts au taux du marché, « est prévu dans les plus brefs délais possibles ». Grâce à ce crédit bancaire, « au soutien apporté par la société mère Lufthansa et aux mesures draconiennes de réduction des coûts » déjà adoptées, les besoins en liquidités des deux transporteurs suisses « seraient assurés, dans des conditions strictement définies », expliquait la compagnie de Star Alliance au printemps.

La Confédération avait bien précisé les fonds garantis « pourront être utilisés exclusivement pour les infrastructures suisses », interdisant par exemple les transferts vers le groupe, et que les fonds générés à l’avenir « devront être utilisés en priorité pour rembourser les aides » : pas de distribution de dividendes, ni de restitutions ou de transferts au sein d’un groupe avant le remboursement intégral des prêts.

Hier, le CEO de Swiss Thomas Klühr déclarait dans un communiqué : « Nous sommes très reconnaissants que le soutien financier déjà garanti par le gouvernement suisse sous la forme d’un prêt puisse à présent aboutir. SWISS et Edelweiss pourront ainsi surmonter cette crise exceptionnelle engendrée par des facteurs exogènes, et poursuivre la reprise de leur exploitation aérienne entamée le 15 juin ».

Ce prêt bancaire dépendait de l’aide publique de 9 milliards d’euros accordée à la maison-mère Lufthansa, en contrepartie de laquelle l’Etat entre à hauteur de 20% dans le capital de la compagnie nationale allemande. Swiss en avait bien besoin, après avoir affiché au premier semestre une perte d’exploitation de 247 millions d’euros, quasiment égale au bénéfice enregistré à la même période en 2019, et un chiffre d’affaires en recul de 55%.

La compagnie basée à l’aéroport de Zurich-Kloten espérait encore début aout relancer 85% de ses destinations d’ici l’automne ; mais c’était avant la résurgence de la pandémie en particulier en Europe, et la mise en place de nouvelles restrictions de voyage.

Pas d’aide suédoise pour la low cost Norwegian

Air Journal – 19/08/2020

La Suède a rejeté une demande d’assistance financière de la compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle, arguant qu’elle était déjà en difficulté financière avant le début de la pandémie de Covid-19.

La demande de garantie de prêt déposée par Norwegian Air Sweden, filiale basée à l’aéroport de Stockholm-Arlanda de la spécialiste norvégienne du vol pas cher, a été rejetée le 18 aout 2020 par le Riksgälden (Office national de la dette) ; Une décision motivée par le fait qu’au 31 décembre dernier, il y avait « un risque très élevé que Norwegian ne soit pas en mesure de remplir ses engagements financiers » ou de « gérer un endettement supplémentaire ». La low cost n’avait pas précisé le montant qu’elle cherchait à couvrir par une garantie d’Etat, mais le programme suédois d’assistance aux compagnies aériennes, d’un montant d’environ 575 millions de dollars, précise clairement (à l’instar d’autres pays européens) qu’une aide ne peut être apportée qu’à celles dont la viabilité financière était avérée avant la crise.

Norwegian ne peut pas faire appel de cette décision, mais constate que sa rivale SAS Scandinavian Airlines a elle été aidée par les gouvernements suédois et danois. La responsable de la communication Charlotte Holmbergh Jacobsson a déclaré : « cela montre clairement que la concurrence n’est pas quelque chose que l’on souhaite en Suède », pas plus que le maintien de l’emploi ou l’apport de touristes dans le pays.

Les opérations de la low cost en Suède incluent un millier de salariés et 50 Boeing 737 (37 -800 et treize MAX 8), ainsi que trois 787-9 Dreamliner ; seuls 14 monocouloirs étaient en opération fin juillet. Son réseau à Stockholm compte en temps normal près de 70 destinations (opérées par les différentes filiales du groupe low cost), dont Paris-CDG, Nice, Bastia, Bordeaux, Montpellier ou Marrakech.

Après la conversion d’une partie de sa dette en actions (pour 1,16 milliard d’euros), des emprunts et étant désormais recapitalisée (avec un tiers de son capital détenu par les sociétés de leasing AerCap et BOC Aviation, parmi les 24 qui lui louent 91 avions), Norwegian Air Shuttle a eu accès la garantie d’Etat de la Norvège sur des prêts à hauteur d’environ 280 millions d’euros supplémentaires.

Sénégal: 77 milliards FCFA pour soutenir le tourisme, le transport aérien et sauver plus de 100 000 emplois

Ecofin – 20/08/2020

Le Sénégal a débloqué 77 milliards FCFA au profit des acteurs du tourisme et du transport aérien, en riposte à la Covid-19. Un gel de la TVA a également été décidé. Ce soutien a permis de préserver plus de 100 000 emplois dont 300 chez Air Sénégal.

« Dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale pour faire face à l’impact de la pandémie de la Covid-19 dans les secteurs du tourisme et des transports aériens, le gouvernement a affecté une enveloppe globale de 77 milliards FCFA [$139 millions, Ndlr] pour soutenir les outils de production, préserver plus de 100 000 emplois et préparer la relance post Covid-19. »

C’est la révélation faite par le ministre sénégalais du Tourisme et du Transport aérien, le mardi 18 août. Alioune Sarr coprésidait dans ses services la réunion d’évaluation dudit plan, aux côtés du général François Ndiaye, président du Comité de suivi FORCE Covid-19, et d’autres responsables sectoriels.

Dans la répartition, 45 milliards FCFA ont été affectés au hub d’Air Sénégal dans l’opérationnalisation de son plan de développement. Ce qui a permis à la compagnie nationale de conserver 300 emplois directs, et de maintenir huit avions en état fonctionnel pour un redéploiement optimal.

Une autre enveloppe de 15 milliards FCFA a été allouée au Crédit hôtelier et touristique pour « soutenir toutes les entreprises de la chaine de valeur touristique et hôtelière ». Cela a contribué au financement de 123 agences de voyages, 353 établissements d’hébergement (toutes catégories confondues), 245 restaurants, 1 167 guides et artisans, et 2 structures de soutien représentées par les parcs et réserves.

Une somme de 5 milliards FCFA a servi à l’accompagnement des entreprises et agences du portefeuille de l’Etat. Les 12 milliards FCFA restants ont été affectés au paiement des hôtels réquisitionnés pour l’isolement des malades de Covid-19.

Le gouvernement sénégalais a par ailleurs procédé au report du paiement de la TVA des entreprises du secteur du tourisme et des transports aériens pour une durée indéterminée. 

 

Air India rachetée par Tata Sons ?

Air Journal – 18/08/2020

Le groupe Tata Sons, déjà impliqué en Inde dans AirAsia India et dans Vistara, est officiellement intéressé par la compagnie aérienne Air India, et pourrait faire une offre formelle d’ici la fin du mois.

A court de prétendant déclaré depuis la relance en janvier de son processus de privatisation, même si les expressions d’intérêt se sont multipliées en particulier chez les rivales low cost, la compagnie nationale indienne pourrait enfin avoir trouvé son sauveur. Le groupe Tata Sons a confirmé le 17 aout 2020 avoir lancé une enquête de due diligence sur les comptes d’Air India, un porte-parole étant cité dans l’ensemble de la presse locale : la holding « évalue actuellement la proposition, et considèrera la possibilité de faire une offre après mûre réflexion et au moment opportun. Il n’est pas prévu de faire appel à un partenaire financier ».

Tata Sons serait intéressé par l’ensemble du transporteur national et non par certaines de ses activités seulement ; il serait le dernier candidat en lice, la date limite des offres étant fixée au 31 aout. En janvier, le gouvernement avait annoncé sa volonté de vendre 100% d’Air India, 100% de la filiale low cost Air India Express, et 50% d’Air India SATS Airport Services (une coentreprise avec Singapore Airlines) ; en revanche la compagnie régionale Alliance Air, le catering et l’unité MRO de la compagnie nationale n’étaient pas inclus dans la vente.

Tata Sons avait déjà exprimé en 2017 son intérêt pour la compagnie de Star Alliance, lors d’une précédente tentative de privatisation. Mais la holding n’a pas attendu Air India pour revenir dans le secteur aérien : elle a lancé AirAsia India en 2013 (avec le géant malaisien du low cost) puis Vistara en 2014 (avec Singapore Airlines).

Si la transaction se fait, ce serait un joli retour de l’histoire : le groupe avait fondé Tata Air Services en 1932, renommée Tata Airlines six ans plus tard. Elle était entrée en bourse en 1946 sous le nom Air India, avant d’être en partie acquise par le gouvernement deux ans plus tard suite à l’indépendance de l’Inde. Sa nationalisation avait été finalisée en 1953. Air India fut la première compagnie asiatique à utiliser des jets (un Boeing 707 en 1960), et « la première au monde à n’utiliser que des jets » ; elle avait fusionné avec Indian Airlines en 2006.

Début janvier et donc avant la pandémie de Covid-19, Air India et Air India Express détenaient 12,8% du marché domestique (contre 80% pour les low cost) et 50,64% du marché international en Inde (pour les seules compagnies indiennes ; 18,4% en comptant les transporteurs étrangers), dans un pays où le trafic aérien a été multiplié par six durant les dix dernières années. Un des actifs mis en avant par le gouvernement était bien sûr les créneaux de vol que la compagnie détient dans les aéroports du pays et à l’étranger, par exemple à Londres-Heathrow.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 3 AOUT 2020 : • Les incertitudes sanitaires brisent la reprise du trafic aérien en Europe • Hop Air France : plus de 1000 emplois supprimés…

Au sommaire :  

  • Air France à Orly : Clermont-Ferrand pour Amelia, Brive menacée

  • Covid-19 : La France impose des tests aux voyageurs en provenance de 16 pays dont la Turquie

  • Rapatriements : un accord Air France – Royal Air Maroc ?

  • Tourisme : TUI va fermer 166 agences de voyages au Royaume-Uni et en Irlande

  • Air Canada : une perte trimestrielle de 1,7 milliard de dollars

  • Air Caraïbes et French bee font passer les tests PCR au départ d’Orly 4

  • Hop Air France : plus de 1000 emplois supprimés

  • Un nouveau président à IAG

 

 

Air France à Orly : Clermont-Ferrand pour Amelia, Brive menacée

Air Journal – 3/08/2020

La compagnie aérienne Amelia International relancera en septembre la ligne entre Paris-Orly et l’aéroport de Clermont-Ferrand, abandonnée par Air France dans le cadre de la restructuration de son réseau intérieur. Qui pourrait également perdre l’axe entre Orly et Brive.

La région Auvergne-Rhône-Alpes a confirmé le remplacement de la compagnie nationale  par la filiale du groupe Regourd Aviation sur l’axe entre Clermont-Ferrand-Auvergne et Orly, un axe suspendu par Air France depuis le début de la pandémie de Covid-19 et dont l’abandon avait été annoncé début juillet. Amelia, préférée à Chalair dans ce dossier, devrait proposer à la mi-septembre deux vols quotidiens entre les deux aéroports, mais elle n’a annoncé ni horaires ni le type d’avion qui sera opéré (Embraer, ATR ou Beechcraft).

Cette ligne est jugée « cruciale pour le désenclavement du territoire alors même que la ligne ferroviaire (à destination de Paris) est dans une situation catastrophique », a déclaré l’exécutif régional. Il souligne qu’Amelia s’est engagée à utiliser les services de maintenance de l’aéroport, et qu’elle offre des « perspectives de développement importantes » vers d’autres régions. Air France maintient toutefois son offre entre Clermont-Ferrand et Paris-CDG.

La compagnie slovène Aero4M, rebaptisée en juillet 2018 par le groupe Regourd Aviation, avait déjà récupéré en janvier dernier la ligne Rodez – Paris, la relançant début juillet ; elle est sans concurrence sur cette route sous DSP (délégation de service public), précédemment opérée par Eastern Airways.

Selon Le Figaro, un autre aéroport de la région Auvergne est menacé par la réduction de voilure de HOP, celui de Brive-Vallée de la Dordogne. Air France y vole de nouveau depuis Orly depuis le début juillet avec six rotations hebdomadaires, mais n’en a prévu aucune en aout. Et si l’aéroport est inclus dans son programme de rentrée (deux vols par jour, un le dimanche), le quotidien croit savoir que la ligne sera définitivement abandonnée à l’instar de celle entre Clermont-Ferrand et Orly justement (mais aussi des vols vers Metz-Nancy-Lorraine par exemple).   

Rappelons que la direction de HOP a entériné vendredi la suppression de 1019 postes dans le cadre de son plan de sauvetage, suite à la baisse d’activité prévue par le groupe qui vise une réduction de 40% du réseau domestique français d’ici la fin de l’année prochaine. Et ce alors qu’Air France-KLM prévoit une réduction structurelle de la capacité du groupe d’au moins 20% à la même date par rapport aux niveaux d’avant la crise sanitaire.

Covid-19 : La France impose des tests aux voyageurs en provenance de 16 pays dont la Turquie

TRT.net – 25/07/2020

Alors que la pandémie continue de sévir dans de nombreux pays, la France renforce son dispositif de lutte contre le Covid-19, ainsi les voyageurs venant dans l’Hexagone, en provenance de pays qualifiés de ‘’zone rouge’’ selon les autorités françaises, seront tenus d’effectuer un test à leur arrivée.

A compter du 1er août, les personnes venant en France en provenance de 16 pays, ‘’où la circulation virale est particulièrement forte’’, ‘’seront tenus de disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus’’, a déclaré le Premier ministre français, Jean Castex.

‘’Nous savons que dans un certain nombre de pays, il n’existe pas de stratégie de dépistage et que donc l’accès aux tests est difficile, en conséquence de quoi nous avons décidé de généraliser les tests à l’arrivée’’, a affirmé le chef du gouvernement ajoutant que les voyageurs testés positifs au nouveau coronavirus seront placés en quarantaine.

Les 16 pays en question sont, les États-Unis, Israël, l’Algérie, la Turquie, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Chili, les Émirats arabes unis, l’Inde, le Mexique, la Serbie, le Qatar, le Monténégro, le Panama, le Pérou et le Koweit.

Rapatriements : un accord Air France – Royal Air Maroc ?

Air Journal – 3/08/2020

La compagnie aérienne Royal Air Maroc annonce avoir trouvé un accord avec Air France pour que chacune s’occupe des rapatriements de ressortissants vers leurs pays respectifs.

La guéguerre entre les deux rives de la Méditerranée n’aura duré que quelques jours, en tout cas pour les passagers : la compagnie nationale marocaine a annoncé le 1er aout 2020 dans un communiqué qu’elle « maintient ses engagements de transporter nos concitoyens et clients » depuis la France vers les aéroports marocains ; les vols annoncés dans ce sens seront donc opérés comme prévus. Mais pour les vols au départ du Maroc vers la France programmés entre ce lundi 3 et le lundi 10 août 2020, la RAM précise que « nos concitoyens et nos clients pourront emprunter les vols d’Air France » avec qui elle dit avoir conclu un partenariat. Les clients de Royal Air Maroc pourront modifier sans frais leurs billets afin d’accéder aux vols de la compagnie française.

Des modifications qui se feront via appel téléphonique aux numéros suivants :

Maroc : 089000 0800

France : 0820 821 821

Numéro International : +212522489797

Jeudi dernier, Paris avait signifié à la RAM et à la low cost Air Arabia, dont un programme de vols spéciaux avait été mis en place depuis la mi-juillet, que du 4 au 10 aout ils ne devraient servir exclusivement qu’au rapatriement des Marocains et des étrangers résidents bloqués à l’étranger. Plus de possibilité donc pour les deux compagnies marocaines de proposer des vols vers l’hexagone.

Le site marocain d’Air France rappelle que « jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire au Maroc », elle opèrera des vols spéciaux vers Paris-Charles de Gaulle au départ de Casablanca, Rabat et Marrakech, sans plus de détails. Sa filiale low cost Transavia France précisait vendredi que « tous ses vols au départ ou à destination du Maroc sont annulés jusqu’à la fin aout ».

L’ambassade de France rappelait la semaine dernière que depuis la fermeture des liaisons aériennes en mars, « plus de 260 vols sont partis du Maroc, permettant à plus de 45.000 personnes de regagner la France, grâce à des vols de rapatriement organisés par l’Ambassade et les Consulats et opérés par Air France/Transavia. Il n’est plus nécessaire de passer par les consulats de France pour voyager par avion. Air France continue à mettre en place un programme de vols dans le sens Maroc-France jusqu’au 2 août inclus et susceptible d’être reconduit. Les billets sont directement commercialisés sur le site de la compagnie ».

Tourisme : TUI va fermer 166 agences de voyages au Royaume-Uni et en Irlande

Air Journal – 2/08/2020

Le géant mondial du voyage, en pleine restructuration, a décidé de fermer 166 agences situées au Royaume-Uni et en Irlande, conséquence de la pandémie de Covid-19.

La décision a été prise à la suite de changements dans le comportement des clients, a déclaré la société dans un communiqué, ajoutant qu’environ 350 agences vont subsister. La mesure permettra d’économiser 30 % sur ses frais généraux, 900 emplois étant affectés et dirigés autant que possible en télétravail. Le nouveau modèle se traduira par une plus grande « équipe de vente et de service à domicile ». «Les clients apprécient le service et le soutien personnalisés offerts par les conseillers en voyages de TUI; l’entreprise cherche à transférer 70% des 900 postes concernés dans la nouvelle équipe de vente et de service à domicile», indique un communiqué.

« Nous voulons être les mieux placés pour fournir un excellent service client, que ce soit dans un grand magasin, par téléphone ou en ligne, et nous continuerons à placer le client au cœur de ce que nous faisons », a déclaré le directeur général Andrew Flintham. « Il est donc impératif que nous prenions ces décisions de coûts difficiles, que nous prenions soin de nos collègues pendant une telle incertitude sans précédent et que nous offrions également un service client moderne. Les comportements des clients ont déjà changé ces dernières années, 70% de toutes les réservations de TUI UK s’effectuant en ligne. Nous pensons que le Covid-19 n’a fait qu’accélérer ce changement dans les habitudes d’achat, les personnes cherchant à acheter en ligne ou souhaitant parler à des experts du voyage dans le confort de leur foyer. »

La nouvelle intervient alors que l’agence de voyages a prolongé la suspension des vacances aux îles Baléares et aux îles Canaries pour les clients britanniques jusqu’au 4 août au milieu d’une recrudescence des cas de coronavirus dans certaines parties de l’Europe. Les vacances en Espagne continentale restaient, quant à elles, suspendues jusqu’au 10 août.

Air Canada : une perte trimestrielle de 1,7 milliard de dollars

Air Journal – 2/08/2020

La compagnie aérienne canadienne a perdu près de 20 millions de dollars par jour en avril, mai et juin.

Air Canada annonce une perte de 1,75 milliard de dollars au cours de son dernier trimestre, les revenus ayant chuté de 89% en raison du clouage au sol de la plupart des avions en raison de la pandémie du COVID-19. Les revenus pour le trimestre clos le 30 juin se sont chiffrés à 527 millions de dollars, contre 4,74 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2019. Les revenus passagers ont chuté à 207 millions de dollars tandis que les revenus de fret ont augmenté de 52% à 269 millions de dollars.

Air Canada a réduit la casse en grande partie en réduisant ses effectifs de première ligne pour économiser 1,3 milliard de dollars, mettant définitivement à la retraite 79 avions représentant plus de 30% de sa flotte totale, suspendant certaines liaisons intérieures et réduisant la capacité de son réseau de 92%.

«Comme pour de nombreuses autres grandes compagnies aériennes dans le monde, les résultats du deuxième trimestre d’Air Canada confirment les effets dévastateurs et sans précédent de la pandémie du COVID-19 et des restrictions imposées par le gouvernement sur les voyages et les frontières et les exigences de quarantaine», a déclaré le PDG Calin Rovinescu. «Les restrictions fédérales et interprovinciales du Canada ont été parmi les plus sévères au monde, mettant ainsi fin à la plupart des transports aériens commerciaux de notre pays, ce qui, combiné à une demande par ailleurs fragile, a conduit Air Canada à transporter moins de 4 % des passagers au deuxième trimestre comparé à celui de l’année dernière. »

Air Caraïbes et French bee font passer les tests PCR au départ d’Orly 4

Tourmag – 31/07/2020

Ce service est gratuit sur présentation d’une carte d’embarquement tous les jours de 09h à 19h

Pour permettre à ses passagers n’ayant pas pu passer un test PCR, indispensable avant d’embarquer sur les destinations desservies par Air Caraïbes et French bee, les deux compagnies proposent de le passer au départ d’Orly 4.

Malgré l’augmentation du nombre de tests en France, il n’est pas toujours facile de trouver des créneaux.
Pour permettre à ses passagers de pouvoir partir, malgré l’absence de test PCR, Air Caraïbes et French bee proposent de le passer au départ d’Orly 4.
Ainsi, les deux compagnies ont fait installer une tente entre les terminaux 3 et 4 de l’aéroport d’Orly. Cet espace est disponible pour tous les passagers des vols de ces deux compagnies n’ayant pas fait de test RT-PCR ou ayant ce test dépassant 72h de validité.

La start-up libheros mobilise des infirmiers libéraux de son réseau en collaboration avec le groupe de laboratoires BIOGROUP pour la réalisation de ces prélèvements.
Ce service est gratuit sur présentation d’une carte d’embarquement tous les jours de 09h à 19h, tout en sachant que le test est obligatoire à l’enregistrement.
Depuis le 13 juillet 2020, les passagers se rendant dans les Dom-Tom, de plus de onze ans doivent impérativement justifier d’un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant l’embarquement.

Hop Air France : plus de 1000 emplois supprimés

Air Journal – 1er/08/2020

Lors d’un Comité Social et Economique  (CSE) qui s’est tenu vendredi 31 juillet à Nantes, la direction de Hop a entériné le plan de sauvetage, qui passera par la perte de 1019 postes.

On en sait davantage désormais sur ce plan social alors que 300 employés ont effectué un baroud d’honneur en manifestant vendredi à Nantes contre celui-là. Il est aujourd’hui envisagé la fermeture de toutes les bases hors Paris CDG et Lyon Saint-Exupéry et la suppression de 1019 postes d’ici 2023. Dans le détail, ce sont 317 postes de pilotes et copilotes, 286 d’hôtesses et stewards et 404 postes d’employés au sol.

Le site de Morlaix, 270 emplois,  sera durement touché puisqu’il fermera. Au siège de Nantes dont la base fermera également, on évoque 60 postes supprimés sur 197. Finalement, ne resteront que deux bases actives, Paris CDG et Lyon, que pilotes et hôtesses de l’air pourront rejoindre s’ils n’intègrent pas le plan de départs volontaires (PDV) d’Air France (7580 suppressions de postes prévues d’ici fin 2022 au total). Si le PDV s’avère insuffisant, la compagnie procédera à des licenciements secs. HOP devrait voir sa flotte réduite à 32 appareils. Un second CSE, fixé au 12 août, devrait apporter d’autres précisions.

Un nouveau président à IAG

Air Journal – 1er/08/2020

IAG, propriétaire de British Airways, a nommé Javier Ferran comme nouveau président, qui prendra la relève au début de l’année prochaine, quelques mois seulement après qu’un nouveau directeur général a pris les rênes et alors que la pandémie frappe le marché du voyage.

Après avoir atteint neuf ans de mandat en janvier dernier (maximum recommandé dans le code de gouvernement d’entreprise britannique), Antonio Vázquez a annoncé son intention de prendre sa retraite début janvier 2021, quittant ses fonctions de membre et de président du conseil d’administration. Le Conseil a approuvé à l’unanimité la nomination de l’administrateur indépendant Javier Ferrán comme son successeur. Ferran, qui est également président du plus grand fabricant de spiritueux au monde Diageo, siège au conseil d’administration d’IAG depuis 2019.

Antonio Vázquez continuera à présider le conseil d’administration pour le reste de 2020, sous réserve que sa proposition de réélection en tant qu’administrateur soit approuvée par la prochaine assemblée générale annuelle des actionnaires d’IAG. Cela lui permettra d’accompagner la succession du Directeur Général du Groupe et de permettre une transition ordonnée de Président. «J’apprécie sincèrement le travail d’Antonio dans la création et le développement du groupe. L’équipe de direction et moi avons toujours compté sur son engagement, son dévouement et son soutien, a déclaré Willie Walsh, directeur général d’IAG. Antonio a fait preuve d’un grand leadership dans sa gestion du conseil et a réussi à tirer le meilleur parti de chacun dans les bons et les mauvais moments. Ensemble, nous avons créé un groupe qui est devenu une référence dans l’industrie aéronautique. Je remercie Antonio pour son amitié, son dévouement pendant toutes ces années, et pour son travail et la défense des intérêts de l’entreprise et de ceux de ses actionnaires. »

« C’est un immense privilège de devenir président de l’IAG et de succéder à Antonio. Je tiens à remercier mes collègues membres du Conseil pour leur soutien et leur confiance. Je m’engage à conduire le Groupe à travers cette crise et à travailler avec Luis pour construire un avenir solide, dans lequel le Groupe continuera à jouer un rôle de premier plan dans l’industrie », a conclu Javier Ferrán. Il a souligné que le groupe aérien a enregistré une perte record vendredi et qu’il prévoyait de lever 2,75 milliards d’euros auprès des actionnaires pour traverser la crise.

Willie Walsh, directeur général d’IAG depuis sa création, doit prendre sa retraite le 8 septembre prochain et sera remplacé par le patron d’Iberia, Luis Gallego.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 03 Juillet 2020 : • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés…

Au sommaire :  

 

  • EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin

  • Reprise des vols commerciaux à l’aéroport de Tours

  • Ryanair bientôt privé de subventions

     

  • Le Portugal va renationaliser sa compagnie aérienne TAP
  • Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés
  • La périlleuse reprise des vols des compagnies françaises au départ d’Orly
  • Le tourisme mondial va perdre jusqu’à 3 300 milliards de dollars, le coronavirus rôde toujours
  • Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés
  • Iberia toujours sans long-courrier cet été

 

EasyJet : un Nice-La Rochelle et des nuages sur Berlin

Air journal 3/07/2020

La compagnie arienne low cost easyJet proposera en aout une nouvelle liaison estivale entre La Rochelle et Nice, sa troisième dans la ville. Son retour à Berlin a débuté, avec 39 routes programmées cet été dans les deux aéroports, mais selon un syndicat elle pourrait y réduire de moitié sa présence – et ses effectifs.

Du 2 au 30 aout 2020, la spécialiste britannique proposera deux vols par semaine entre sa base de Nice-Côte d’Azur et l’aéroport de La Rochelle-Ile de Ré, opérés en Airbus A319 de 156 sièges. Les départs sont programmés vendredi et dimanche à 13h00 pour arriver à 14h50 ? les vols retour décollant à 15h20 pour se poser à 16h55. EasyJet sera sans concurrence sur cette route, qui remplace celle de HOP.

La low cost propose déjà à La Rochelle des vols saisonniers depuis Genève et Londres-Gatwick, dont les relances sont programmées les 30 et 25 juillet respectivement selon le site de l’aéroport. Qui « se réjouit » de cette nouvelle ligne d’une « compagnie majeure » selon France Bleu, surtout qu’en raison de la pandémie de Cid-19 « de nombreux Français privilégieront des vacances en France cet été ». Mais l’aéroport ne s’attend pour l’été qu’à retrouver une activité réduite de 44%, même si dix destinations y seront proposées.

EasyJet a d’autre part relancé ses activités à Berlin, où les trois-quarts des routes devraient avoir été relancées d’ici aout – 39 à la mi-juillet et environ 50 le mois prochain selon le gestionnaire des aéroports de la capitale allemande. Jusqu’à cinq Airbus seront opérés depuis Schönefeld, et jusqu’à quatre à Tegel. Stephan Erler, Directeur Allemagne chez easyJet, a déclaré : « nous sommes ravis de pouvoir enfin revoler. Pour commencer, nos destinations seront celles en forte demande, par exemple les îles grecques, la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, ainsi que les îles Baléares et Canaries et l’Espagne continentale. Des destinations urbaines telles que Paris, Amsterdam, Bâle, Londres, Copenhague et d’autres seront progressivement ajoutées ».

Mais cet enthousiasme n’est pas partagé par le syndicat Verd.i, selon qui easyJet se prépare à Berlin à abandonner les vols intérieurs en Allemagne, réduire sa flotte basée de 34 à 18 avions dans les deux aéroports, et se séparer d’environ la moitié de ses 1540 employés. « Un jour noir pour le trafic à Berlin », a déclaré le syndicat qui va désormais participer à la consultation lancée par la low cost.

Sans confirmer ces nombres mais rappelant son engagement envers la capitale allemande, le CEO d’easyJet Johan Lundgren a expliqué dans un communiqué : « malheureusement, l’environnement de demande plus faible signifie que nous avons besoin de moins d’avions et avons moins d’opportunités de travail pour nos employés – nous nous engageons à travailler de manière constructive avec nos représentants des employés à travers le réseau ». Et il a ajouté qu’easyJet, « bien qu’elle reste le plus grand transporteur à Berlin, doit ajuster son programme pour refléter la demande suite à la pandémie et se concentrer sur des vols rentables ».

L’annonce survient alors qu’easyJet a déjà annoncé en Grande Bretagne étudier la possibilité d’une « réduction de 30% de ses effectifs », l’optimisation de son réseau et de ses bases – celles de Londres-Stansted, Londres-Southend et Newcastle étant menacées même si les trois aéroports resteront desservis.

En Suisse en revanche, l’implantation d’easyJet n’est « pas remise en cause », a déclaré hier un porte-parole à l’AWP. Elle y emploie un millier de personnes dans les aéroports de Genève et Bâle-Mulhouse.

 

Reprise des vols commerciaux à l’aéroport de Tours

La Nouvelle République 3/07/2020

Après trois mois d’interruption liée à la crise sanitaire, Ryanair a repris ses vols commerciaux vers Tours, hier. Une reprise très progressive qui pourrait être adaptée au jour le jour.

Pour la première fois depuis le 24 mars, un Boeing 737 de la compagnie Ryanair s’est posé hier après-midi sur le tarmac de l’aéroport de Tours-Val de Loire, en provenance de Dublin. Près de 80 passagers se trouvaient à son bord, sur une capacité totale de 189 sièges. Une demi-heure plus tard, l’avion est reparti vers la capitale irlandaise avec une trentaine de voyageurs seulement.
Cinq vols au lieu de treize

Parmi eux, une jeune Nantaise, Valentine, pressée de rejoindre sa famille au pair pour l’été. « Cela fait vraiment bizarre de se retrouver dans une aérogare presque vide. D’habitude, c’est la bousculade. Il y a des valises partout. Là, c’est plutôt rassurant de voir les mesures sanitaires qui sont prises. Et puis, avec un billet à 19 €, je n’ai pas hésité longtemps à prendre cet avion », expliquait la jeune femme, masque chirurgical sur le nez, au moment de passer en salle d’embarquement.
Effectivement, une ambiance un peu étrange régnait hier après-midi à l’aéroport de Tours pour cette reprise de l’activité commerciale, après plus de trois mois de suspension imposés par la crise sanitaire. Filtrage à l’accueil, port du masque obligatoire, cheminement balisé, plexiglas aux guichets… Des mesures de protection draconiennes ont été mises en place pour cette réouverture en mode dégradé. « Pour prendre l’avion, les passagers devront obligatoirement se munir d’un masque chirurgical », insiste Nicolas Destouches, le directeur de l’aéroport.
Dans un premier temps, la compagnie Ryanair a prévu d’assurer cinq liaisons hebdomadaires par semaine au mois de juillet : deux allers-retours vers Porto (les mardis et samedis), deux vers Dublin (les lundis et jeudis) et un vers Marrakech (les samedis). Deux rotations supplémentaires vers Londres devraient s’ajouter au mois d’août. Une activité encore en retrait par rapport au treize vols hebdomadaires habituellement programmés par Ryanair. « Rien n’est figé. Nous n’avons pas vraiment de visibilité. Le planning pourra être adapté au jour le jour en fonction de la situation sanitaire et du taux de remplissage des avions », prévient Nicolas Destouches en évoquant les difficultés du moment.
Au plus fort du confinement, Eneis – le gestionnaire de l’aéroport – a dû mettre une grande partie des 17 salariés du site au chômage partiel. Les pertes d’exploitation seront sûrement importantes. « On ne peut pas les chiffrer pour l’instant », indique le directeur, tout en assurant que sa société maintiendra son plan de vol jusqu’au terme de sa délégation de service public, en 2022.

 

Ryanair bientôt privé de subventions

La Nouvelle République 3/07/2020

Interrogé par la NR, le futur maire de Tours a évoqué hier l’avenir de l’aéroport de Tours. Fidèle à ses engagements de campagne, Emmanuel Denis a confirmé son intention de mettre fin aux subventions accordées à la compagnie Ryanair en 2022.
L’élu écologiste le dit et le répète : l’aéroport ne fait pas partie de ses priorités. « Mon projet, c’est le vélo, le tram-train et pas les transports aériens », assène-t-il. Selon lui, la métropole tourangelle (qui est bien desservie par la route et le rail) « n’a pas besoin d’un aéroport international ».
Cependant, le futur maire de Tours reconnaît que l’aéroport peut être un « outil essentiel » pour les transports sanitaires et les activités du CHU. Il semble prêt à maintenir la subvention actuellement accordée par la Métropole au syndicat mixte de gestion qui réunit également la Région et le Département. Pour lui, « 1 M€ sur un budget de 500 M€, c’est presque anecdotique ».

 

Le Portugal va renationaliser sa compagnie aérienne TAP

Les Echos 3/07/2020

Suite au rejet des conditions de prêt de 1,2 milliard d’euros visant à renflouer le groupe durement impacté par les mesures de restrictions liées au Covid-19, l’Etat portugais a annoncé investir 55 millions d’euros pour augmenter sa part dans le capital de la société de 50 % à 72,5 %.

Alors que le pays oscille entre attirer les voyageurs cet été et reconfiner une partie de son territoire suite à une reprise de l’épidémie dans certaines régions, le gouvernement portugais intervient pour éviter que la compagnie aérienne nationale TAP ne succombe à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. Le pays va ainsi investir 55 millions d’euros pour augmenter sa part dans le capital de la société de 50 % à 72,5 %.

« L’activité de la TAP a une énorme importance stratégique pour le pays », a souligné en conférence de presse le ministre des Finances Joao Leao, cité par la chaîne de télévision TSF. Après de longues négociations avec les actionnaires privés, le gouvernement est parvenu à cet accord qui permet au principal actionnaire privé, l’Américain David Neeleman de se retirer. Son associé portugais Humberto Pedrosa détiendra 22,5 % des parts et les salariés du groupe conserveront leurs 5 %.

Le PDG remplacé

Le PDG du groupe, Antonoaldo Neves, nommé par David Neeleman, va être remplacé « immédiatement », a ajouté le ministre des Infrastructures Pedro Nuno Santos, cité par l’agence portugaise LUSA. Mais il n’a pas annoncé de successeur. Privatisée à hauteur de 61 % en 2015, la TAP avait vu l’Etat portugais remonter à 50 % du capital en 2016 . Le consortium Atlantic Gateway de Neeleman et Pedrosa détenait une participation de 45 %.

La compagnie aérienne joue un rôle essentiel dans le secteur du tourisme, l’un des moteurs de l’économie portugaise. « Près de 90 % de nos touristes arrivent par avion, la moitié par la TAP », avait rappelé mardi le ministre des Infrastructures Pedro Nuno Santos, soulignant que « ce serait un désastre économique de la perdre ». 

Le gouvernement avait proposé aux actionnaires un prêt de jusqu’à 1,2 milliard d’euros pour renflouer le groupe mais ses conditions avaient été rejetées par le conseil d’administration. « Nous sommes prêts à intervenir et à sauver l’entreprise. Nous ferons une intervention plus ferme si l’actionnaire privé continue de ne pas accepter les conditions de l’Etat », a déclaré le ministre des Infrastructures devant une commission parlementaire.

Les compagnies aériennes pourraient subir plus de 84 milliards de dollars de pertes nettes lors de leur exercice 2020, et plus de 15 milliards de pertes encore en 2021, des suites de la pandémie de coronavirus, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata). 

 

Coronavirus : la France sommée par l’UE de faire rembourser les vols annulés

Les Echos 2/07/2020

Après avoir rappelé plusieurs fois que les compagnies aériennes opérant en Europe avaient l’obligation de rembourser les billets annulés et faute de résultat, la Commission européenne décide de lancer une procédure d’infraction à l’encontre de dix pays, dont la France.

Les clients des compagnies aériennes arriveront-ils à se faire rembourser leurs billets d’avion annulés en raison du coronavirus ? C’est en tout cas l’objectif que poursuit la Commission européenne.

Après plusieurs rappels et la menace d’une procédure d’infraction au mois de mai, l’institution a finalement mis sa menace à exécution en envoyant une lettre de mise en demeure à dix pays européens, dont la France. Cette procédure vise à obliger ces Etats à faire respecter les mesures de remboursement en vigueur au sein de l’Union européenne.

Une procédure d’infraction pour accélérer les remboursements

Décidée à défendre le droit des voyageurs à se faire rembourser en cas d’annulation, Bruxelles n’a eu de cesse de rappeler cette législation tout au long de la crise . En cas d’annulation, le voyageur a le droit de choisir entre un remboursement en espèces ou un bon à valoir.

Au mois de mai, un ferme rappel à l’ordre avait déjà été adressé à la France mais aussi à la Tchéquie, à Chypre, à la Grèce, l’Italie, la Croatie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal et la Slovaquie. Ces Etats avaient pris des mesures dérogatoires à la Directive « voyages à forfait » ou n’appliquaient pas le règlement européen sur les droits des passagers aériens.

Face aux protestations des clients et des agences de voyages, et au manque de réaction de la part de la plupart des compagnies aériennes, la Commission européenne s’est donc engagée dans la première phase d’une procédure d’infraction. Elle attend désormais que ces Etats donnent leur réponse dans un délai de deux mois tout en leur demandant « de prendre des mesures pour remédier aux manquements qu’elle a recensés ».

Ce sujet est particulièrement sensible pour les entreprises du tourisme qui ont subi de plein fouet les mesures de confinement. Confrontées à une brutale chute de leurs revenus, certaines ont d’ores et déjà engagé des plans de suppressions d’emplois, d’autres sont menacées de faillite, compromettant d’autant les possibilités de remboursement.

Le Bureau européen des unions de consommateurs s’est de son côté félicité de la décision de la Commission. Dans un communiqué, sa directrice Monique Goyens a déclaré que c’était une bonne nouvelle et que cela allait inciter les gouvernements nationaux concernés à « s’assurer que les personnes qui en ont besoin soient remboursées ».

 

 

La périlleuse reprise des vols des compagnies françaises au départ d’Orly

Tourmag 3/07/2020

La chronique de Christophe Hardin

Christophe Hardin revient pour TourMaG.com sur la réouverture de l’aéroport d’Orly il y a tout juste une semaine, le 26 juin 2020, qui pourrait se révéler bien plus périlleuse que ce que l’on pourrait penser, à la fois pour les compagnies aériennes et pour Aéroports de Paris.

Les vols au départ d’Orly ont repris dans un contexte encore très morose et plein d’incertitudes.
Bien sûr il y a eu, devant les micros et caméras (et derrière les masques), les sourires des passagers, des navigants qui retrouvent leurs avions.
Bien sûr il y a eu les jets d’eau des pompiers pour saluer le premier départ du matin.
Bien sûr il y a eu les discours plein de volontarisme des dirigeants des compagnies aériennes pour saluer le redémarrage des vols, mais, s’il faut se réjouir de la réouverture de l’aéroport d’Orly, le redémarrage se fait très doucement et les mois qui viennent devraient être difficiles pour l’ensemble des acteurs : les gestionnaires de la plateforme ainsi que les compagnies françaises qui y sont basées.
Pour le groupe ADP et au vu de la faiblesse du trafic qui perdure, l’ouverture d’Orly cet été était loin d’être une priorité.
L’aéroport de Roissy, qui tourne au ralenti était la solution pour regrouper l’ensemble des vols à l’arrivée et au départ de Paris.
C’était sans compter sur la colère des opérateurs à Orly* qui ne s’imaginaient pas redémarrer leurs vols en étant obligés de délocaliser leurs avions, leurs opérations, leurs personnels à CDG et qui firent rapidement savoir par courrier au Gouvernement qu’il était inenvisageable pour leur survie de maintenir la fermeture d’Orly au-delà du 26 juin.
Sous “l’amicale” pression du Secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari, ADP a donc accepté d’ouvrir le terminal 3, le plus récent, inauguré en avril 2019.

Orly ne gère que 200 vols par jour, soit un tiers du trafic

Cette “entrouverture” est un compromis qui garantit a minima de limiter les pertes d’ADP dont le PDG, Augustin de Romanet, s’attend à ce qu’elles soient équivalentes à plus de 50% du chiffre d’affaires, soit deux milliards et demi pour l’année 2020.
Des chiffres impressionnants surtout si on se rappelle qu’avant la crise, ADP prévoyait d’accueillir tous les deux ans à Paris 9 millions de passagers supplémentaires, soit l’équivalent d’un aéroport de Marseille !
Et en ce mois de juillet, Orly ne gère que 200 vols par jour, soit le tiers de ce qui est prévu en temps normal.
Du coté des compagnies aériennes, après les belles images de la renaissance dans le soleil d’été sur Orly, l’inquiétude est encore bien présente.
Certes, Marc Rochet, président de French Bee et Air Caraïbes, nous confiait récemment reprendre les activités de ses compagnies avec “joie” et avec “un niveau satisfaisant de réservations”.
Cependant et dans des cercles de conversation un peu plus restreints, il explique clairement quels peuvent être les effets dévastateurs d’un redécollage dans les circonstances actuelles.

Le redécollage, phase plus dangereuse que la période de sommeil

“La fermeture d’Orly nous a sonné comme un uppercut au foie. Il nous a fait mal mais au moins c’était un “one shot”.
Dans cette phase de redécollage c’est plus dangereux. Nous n’avons pas de vue précise sur les coefficients de remplissage. En juillet nous perdrons encore de l’argent.
On ne peut pas en gagner avec une moitié des avions remplis autour de 60 à 70% et l’autre moitié des avions au sol.
Actuellement, nous réengageons des appareils, le pétrole, la maintenance sans savoir combien de temps va encore durer la crise, les restrictions, et si les clients vont revenir.
Le redécollage peut tuer des entreprises. C’est une phase beaucoup plus dangereuse que la période de sommeil où nous avions le chômage partiel, les avions au sol et pas de coûts variables.”
Pascal de Izaguirre, le dirigeant de Corsair pointe lui aussi les motifs d’inquiétude pour sa compagnie et particulièrement l’impact très négatif de la crise sur les segments de clientèle chers à Corsair : le secteur des croisières, des hôtels clubs et des voyages en groupes.
Préoccupante également pour Corsair, une baisse certaine de la clientèle “affaires” dans les mois qui viennent alors que la compagnie avait investi dans le renouvellement de ses cabines “business”.
Et comme si le virus ne suffisait pas, Corsair, French Bee et Air Caraïbes qui projettent de rajouter New York à leurs destinations long-courrier auront bien du mal à capter une bonne partie de la clientèle provinciale qui ne pourra plus, nouvelles mesures gouvernementales obligent, arriver à Orly.
Privés d’une arrivée directe sur la plateforme du sud de la région parisienne, les Rennais, les Bordelais, les Nantais entre autres auront la tentation de préférer New York via Londres ou CDG.
Mêmes difficultés pour La Compagnie et ses deux A321 neo neufs, dont New York est la seule destination et qui n’a toujours pas pu re-décoller.
Quant à Air France, à part les vols d’obligation de service public vers la Corse, elle a tout simplement tiré un trait sur Orly pour cet été, préférant regrouper l’ensemble de son trafic encore très faible sur CDG.
Seule sa filiale Transavia a repris ses vols mais avec des avions pour l’instant remplis aux deux tiers.
On le voit donc, Orly reprend vie peu à peu, mais le spectre d’un été meurtrier pour les compagnies aériennes françaises n’a pas tout à fait disparu.

 

Le tourisme mondial va perdre jusqu’à 3 300 milliards de dollars, le coronavirus rôde toujours

Tour Hebdo 3/07/2020

L’Organisation des Nations unies a estimé les pertes que vont subir le tourisme et les secteurs liés à travers le monde à cause de la crise sanitaire. La saison estivale s’annonce très difficile.

Entre 1 200 et 3 300 milliards de dollars. La fourchette des pertes que s’apprête à essuyer le tourisme mondial (et les secteurs qui lui sont liés) dans les prochains mois est large et astronomique. Si certaines destinations qui rouvrent progressivement leurs portes, comme celles de l’Union européenne (UE), espèrent « rattraper le temps perdu », la « saison touristique [sera] très difficile », prévient par exemple le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

Selon une nouvelle étude de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le tourisme, qui représentait environ 300 millions d’emplois dans le monde en 2019, est l’un des secteurs les plus touchés par la crise. Son étude se base sur une récente évaluation de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). La chute de la demande de voyages internationaux pourrait ainsi se traduire par une baisse de 850 millions à 1,1 milliard de touristes internationaux.

« Ces chiffres nous rappellent clairement une chose que nous semblons souvent oublier : l’importance économique du secteur et son rôle de bouée de sauvetage pour des millions de personnes dans le monde entier », a souligné la directrice de la division du commerce international de la Cnuced, Pamela Coke-Hamilton, citée dans un communiqué.

A la lumière de ces chiffres, la Cnuced a élaboré trois scénarios pour évaluer le manque à gagner que devraient enregistrer le tourisme et les secteurs liés. « Il s’agit du manque à gagner pour le tourisme et les secteurs étroitement liés, comme par exemple les hôtels et les restaurants mais aussi les producteurs qui vendent aux hôtels leurs produits agricoles, les banques qui ont accordé des prêts aux hôtels, les producteurs d’énergie, la construction, etc », a détaillé à l’AFP Ralf Peters, chef de la section d’information sur le commerce à la Cnuced.

Le scénario intermédiaire élaboré par la Cnuced, qui est le plus proche de l’évaluation faite par l’OMT, suppose une interruption du tourisme international de huit mois et évalue le manque à gagner à 2 200 milliards de dollars, soit 2,8% du produit intérieur brut (PIB) mondial. Il devrait en revanche atteindre 1 200 milliards de dollars, soit 1,5% du PIB mondial, si l’interruption ne dure que quatre mois, et 3 300 milliards, ou 4,2% du PIB mondial, si elle dure un an.

Les pays tentent de faire repartir leur tourisme cet été

L’UE essaie ainsi tant bien que mal de doper son tourisme en berne, en autorisant les vols en provenance de 14 pays de tous les continents, ainsi que de Chine, à la seule condition que celle-ci admette sur son sol les visiteurs « non essentiels » venant de l’UE, ce qui n’est actuellement pas le cas. La liste en question, adoptée mardi, sera révisable toutes les deux semaines et admet actuellement les voyageurs en provenance d’Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie et Uruguay. 

Il y a d’autant plus urgence que la Thaïlande, la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Italie font partie des pays qui vont enregistrer les manques à gagner les plus élevés. La Thaïlande envisage d’ailleurs une réouverture partielle aux touristes durant l’été. Toutefois, ce sont les Etats-Unis et la Chine qui vont enregistrer les manques à gagner les plus importants.

D’autres pays dans le monde tentent de sauver leur saison touristique, comme l’Egypte qui, malgré plus de 1 000 nouvelles infections quotidiennes depuis fin mai, a rouvert mercredi les célèbres pyramides du plateau de Guizeh.

L’épidémie de coronavirus est loin d’être terminée

Les dégâts économiques sur le tourisme vont donc se poursuivre toute l’année car l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le rappelle, la pandémie continue d’accélérer à travers le monde. Depuis son apparition il y a six mois en Chine, le Covid-19 a fait au moins 511 312 morts dans le mond et plus de 10,5 millions de personnes ont été officiellement diagnostiquées, selon un décompte de l’AFP.

Mais le nombre de contaminations dépasse les 160 000 par jour depuis une semaine – la pire semaine en termes d’infections depuis le début de l’épidémie, selon l’OMS. Et « 60% de tous les cas de Covid-19 recensés jusqu’à présent ont été signalés au cours du mois dernier », a souligné mercredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « La meilleure façon de sortir de cette pandémie est d’adopter une approche globale », a-t-il rappelé, demandant une fois de plus de respecter les règles de distanciation, détecter et isoler les cas, placer en quarantaine leurs contacts et porter un masque lorsque c’est nécessaire.

Si la contagion marque le pas en Europe, ancien épicentre de la pandémie, qui poursuit son retour progressif à la normale, des foyers subsistent. Principal pays exclu de la liste de l’UE, les Etats-Unis, où l’épidémie flambe, notamment dans le Sud et l’Ouest, dont certains Etats ont dû arrêter le déconfinement. De son côté, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a dit craindre une « deuxième vague » épidémique « qui pourrait frapper très fort », et a prolongé jusqu’au 31 juillet l’interdiction d’entrée des étrangers, sauf – paradoxalement – des Américains, et jusqu’au 31 août la quarantaine obligatoire à l’arrivée dans le pays. La santé avant le business.

 

Emploi Airbus : Toulouse et ATR durement touchés

Air Journal 3/07/2020

Près de trois-quarts des 5000 postes qu’Airbus se prépare à supprimer en France seront à Toulouse, Nantes et Saint-Nazaire n’étant pas épargnées. Chez ATR, près de 200 postes sont menacés, et la production sera réduite de moitié. Mais des emplois pourraient être sauvés en France et en Allemagne si le groupe aéronautique est aidé par les gouvernements.

Le « plan d’adaptation au Covid-19 » présenté mardi par Airbus entrainera environ 15.000 suppressions de postes sur les 135.000 que compte le groupe aéronautique européen, dont 5000 en France, un nombre confirmé le 2 juillet 2020 aux syndicats en comité de groupe. La région de Toulouse perdrait à elle seule 2398 postes à la production, ainsi que 980 au siège, 186 chez ATR (coentreprise avec Leonardo) et 36 chez Stelia Aerospace (filiale à 100%) ; près de 600 emplois sont également concernés à Saint-Nazaire et 500 à Nantes, toujours selon les syndicats. Selon le premier d’entre eux chez Airbus, FO, ce plan est « excessif et disproportionné ».

Les négociations débuteront lundi entre direction et syndicats sur les formes que prendront ces suppressions de postes, une manifestation étant déjà annoncée pour mercredi devant le siège. Les discussions devraient durer quatre mois, l’objectif de zéro licenciement étant clairement affiché par les représentants du personnel.

Selon le président d’Airbus Guillaume Faury,  rappelant qu’« aucune décision finale n’a encore été prise », 1500 postes pourraient être sauvés en France et 2000 en Allemagne (pays le plus touché avec 5100 suppressions annoncées). Dans un entretien accordé au Spiegel, il a expliqué que des discussions sont déjà en cours avec les gouvernements des deux pays sur des aides qui pourraient être apportées au groupe par leurs gouvernements.

Outre-Rhin, « jusqu’à 500 emplois pourraient être sauvés si le gouvernement allemand nous soutient, par exemple par le biais du programme de développement d’avions à hydrogène. L’extension du chômage partiel à 24 mois pourrait garantir jusqu’à 1500 emplois supplémentaires », a-t-il déclaré.

Même chose en France où l’Etat a déjà annoncé une aide de 8 milliards d’euros au secteur aéronautique (plus 7 pour Air France), sans qu’Airbus ait jusque là demandé une aide directe ; mais le prolongement du chômage partiel pourrait sauver 1500 postes, a expliqué le DRH Thierry Baril.

ATR a de son côté précisé hier que la production des avions turbopropulsés allait être réduite de moitié, avec des prévisions de livraisons entre 30 et 35 avions cette année contre 67 en 2019. Au total 204 postes devraient être supprimés, dont 186 en France, soit environ 15% de son effectif. Les consultations avec les syndicats ont également été lancées, avec un résultat espéré à l’automne.

Face à des « défis écrasants » et à l’instar « d’autres grands constructeurs, pour survivre et assurer son avenir, ATR a dû envisager, en plus d’autres mesures telles que la maîtrise de ses coûts et d’autres leviers financiers, d’adapter sa taille à cette situation nouvelle et inattendue », a déclaré dans un communiqué le président exécutif d’ATR Stefano Bortoli. « Nous ferons tout notre possible pour soutenir les membres de l’équipe ATR et veiller à ce que, si possible, la réduction de nos effectifs se fasse sur une base volontaire ».

Le dirigeant d’ATR se dit « convaincu qu’au fil du temps, le marché de l’aviation régionale repartira. Néanmoins, au vu des restrictions sur les déplacements, de l’appréhension naturelle de chacun à se remettre à voyager, pour les vacances ou pour le travail, et de l’incertitude quant à la découverte d’une solution définitive pour combattre ce virus, la reprise ne sera pas rapide », a-t-il ajouté.

ATR est « prêt à adapter ses compétences au nouvel avenir de l’aviation régionale », en gardant tous les engagements avec ses clients, en soutenant la flotte dans le monde entier, « et en poursuivant le développement de produits pouvant ouvrir de nouveaux marchés tels que l’ATR 42-600S à décollage et atterrissage courts et l’ATR 72-600F cargo », conclut Stefano Bortoli.

 

 

Iberia toujours sans long-courrier cet été

Air Journal 2/07/2020

La compagnie aérienne Iberia a mis à jour son programme de vols pour les deux mois d’été : il reste centré sur l’Espagne et l’Europe, dont cinq routes vers la France, mais ne comporte toujours rien sur le long-courrier.

Comme prévu il y a un mois et malgré la réouverture des frontières européennes et une reprise progressive du trafic, la compagnie nationale espagnole reste prudente : elle offrira en juillet et aout 2020 une cinquantaine de destinations, mais aucune intercontinentale. Depuis le 1er juillet, la filiale du groupe IAG (aux côtés de British Airways, Aer Lingus, Vueling et Level) ainsi que la low cost Iberia Express et Iberia Regional proposent « au moins 40 routes » avec 194 vols par semaine, principalement au départ de sa base à Madrid-Barajas Adolfo Suarez.

En Europe, la reprise des vols concerne selon son communiqué Amsterdam, Athènes, Bologne, Bruxelles, Copenhague, Dublin, Dubrovnik, Genève, Lisbonne, Londres-Heathrow, LyonMarseille, Milan, Munich, Paris-Orly, Porto, Rome, Stockholm, Toulouse, Venise et Zurich. Au mois d’août, les lignes d’Iberia vers Berlin, Londres-Gatwick, Manchester, Paris-CDG et Prague seront également relancées.

En Espagne, la compagnie de l’alliance Oneworld propose dans la péninsule des rotations vers Alicante, Almeria, Barcelone, Bilbao, Grenade, Jerez, La Corogne, Madrid donc, Malaga, Oviedo, Pampelune, Saint-Sébastien, Saint-Jacques de Compostelle, Séville, Valence et Vigo.

Dans les îles où elle est restée présente durant la crise sanitaire, Iberia desservira durant les deux mois d’été les aéroports de Fuerteventura, Gran Canaria, Ibiza, La Palma, Lanzarote, Minorque, Palma de Majorque, et Ténériffe (Nord et Sud).

Ni Dakar ni Marrakech, mentionnées fin mai, ne figurent dans le programme publié par Iberia. En ce qui concerne le long-courrier, Iberia se disait alors prête à redécoller « dès que les conditions le permettront et que les restrictions de quarantaine et de voyage seront levées dans les pays desservis » par ses avions.

La compagnie insiste surtout sur les mesures sanitaires très poussées mises en place pour lutter contre la propagation du coronavirus. 

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 22 Juin 2020 : • ADP : quatre grands chantiers relancés • Aéroports. ADP va devoir procéder à des « ajustements » sur l’emploi • Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption…

Au sommaire :  

 

  • Paris-Orly : réouverture vendredi avec 25 destinations

  • Covid-19 : La CCI de Guyane attaque en justice un arrêté préfectoral de la Guadeloupe et Martinique réglementant les voyages entre les Antilles et la Guyane

  • Reprise en douceur de Ryanair à Charleroi

  • ADP : quatre grands chantiers relancés

  • Aéroport Nice Côte d’Azur : le terminal 2 rouvre en totalité, le terminal 1 n’ouvrira pas avant mars 2021

  • ADP RISQUE DE PERDRE 2,5 MILLIARDS D’EUROS DE CA À CAUSE DU CORONAVIRUS

  • Aéroports. ADP va devoir procéder à des «ajustements» sur l’emploi

  • Privatisation ADP : le Conseil constitutionnel critique la mise en œuvre du RIP

  • Nationaliser Brussels Airlines est le seul choix d’avenir

  • Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption

  • Corsair négocie un incroyable plan de sauvetage

  • La France pourrait bannir l’avion des lignes délaissées par Air France au profit du train

  • Faillite de Level : « On craint tous que soit la première d’une longue série »

  • L’édito de Dominique Gobert : TUI, Air France, à qui profite la crise ?

  • UE : réouverture prochaine des frontières extérieures avec une cinquantaine de pays

 

Paris-Orly : réouverture vendredi avec 25 destinations

Air Journal 22/06/2020

Fermé depuis le 31 mars au profit de CDG en raison de la chute du trafic entrainée par la pandémie de Covid-19, l’aéroport de Paris-Orly rouvrira vendredi avec 25 destinations principalement domestiques. 130 vols quotidiens sont attendus début juillet, y compris ceux vers Tarbes-Lourdes, mais un retour à la normale n’est pas attendu avant 2022-2023 – ce qui devrait avoir des conséquences sur l’emploi.

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le PDG du groupe ADP Augustin de Romanet est revenu sur le plan de redémarrage d’Orly, annoncé fin mai au conditionnel et désormais confirmé par l’officialisation de l’ouverture des frontières dans l’espace Schengen (et progressivement en dehors à partir du 1er juillet). Cette réouverture « se fera progressivement en accompagnant la demande et en optimisant les infrastructures de l’aéroport », avec un début des opérations limité au « secteur Orly 3 », a déjà annoncé ADP.

Selon son dirigeant, 25 liaisons seront ouvertes à Orly, « la Corse sera la principale destination domestique », mais il y aura aussi des lignes vers « une douzaine de pays de l’espace Schengen et vers les territoires d’outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion) ». Rappelons que si Air France prévoit pour l’instant de limiter sa présence à Orly aux seules lignes sous DSP (vers Aurillac, Brive, Castres et Lourdes), CorsairFrench beeeasyJet ou Vueling y ont entre autres annoncé leur retour le mois prochain..

Début juillet, Orly devrait accueillir « 130 vols par jour au lieu de 650 habituellement », explique Augustin de Romanet, l’ouverture du terminal 3 étant suivie par celles du 4, puis celle de 1 et 2. « Nous retrouverons les destinations phares de la Méditerranée comme le Portugal, la Grèce, Malaga ou Ibiza. L’aéroport des vacances rouvre », a-t-il ajouté. Mais s’il pense que la reprise du trafic sera plus rapide sur les lignes intérieures qu’en moyenne, le dirigeant ne s’attend pas pour Orly à un retour à une activité normale avant « 2022-2023 » ; pour CDG, « ce sera un peu plus long ».

L’impact de la crise sanitaire sera brutal sur le trafic en 2020, avec une baisse de 60% par rapport aux niveaux de l’année dernière, prévoit Augustin de Romanet, avec peut-être en fin d’année « 65 à 70% d’une activité normale ». Un choc historique qui devrait faire perdre à ADP « plus de 50% » de son chiffre d’affaires, soit un manque à gagner d’environ 2,5 milliards d’euros. 85% des effectifs du groupe sont en chômage partiel depuis la mi-mars, et si aucun chiffre n’est fourni pour les probables suppressions de postes, le PDG évoque un besoin de s’adapter « à la nouvelle donne » : ADP devra procéder à des « ajustements de même nature » que ceux des compagnies aériennes (plusieurs ont annoncé la suppression de d’environ 20% des effectifs), une « adaptation du projet industriel » étant en cours.

 

Covid-19 : La CCI de Guyane attaque en justice un arrêté préfectoral de la Guadeloupe et Martinique réglementant les voyages entre les Antilles et la Guyane

Outremer 360° 21/06/2020

Les préfectures de Guadeloupe et de Martinique ont conjointement pris un arrêté visant à réglementer les déplacements des voyageurs entre la Martinique,la Guadeloupe et la Guyane. Une décision attaquée par la CCI de Guyane, autorité de gestion de l’aéroport de Cayenne. La CCI demande l’annulation de cet arrêté préfectoral.

L’arrêté pris le 13 juin par les autorités préfectorales de Guadeloupe et de Martinique a fait bondir la CCI de Guyane qui qualifie ces nouvelles mesures « injustes et discriminatoires». La chambre consulaire a donc déposé un référé en liberté pour contester ces mesures. «Nous souhaitons en tant qu’aéroport que la circulation se fasse normalement mais de manière sécurisée comme on l’a fait depuis le 17 mars. C’est-à-dire que les gens, lorsqu’ils partent, ils ont un motif bien évidemment et en arrivant ils subissent un test. Il n’y a pas de raisons d’interdire à 400 000 personnes de se déplacer normalement lorsqu’il y a 1500 personnes qui ont la Covid-19 dont à peu près 500 personnes sont guéris. C’est une vraie problématique et ça relève de la discrimination», a indiqué à Guyane la 1ere Olivier Taoumi, directeur général de la CCI de Guyane et directeur de l’aéroport Félix Eboué.

L’arrêté préfectoral, pour voyager vers les Antilles, exige la présentation d’un test Covid-19 négatif effectué 72 heures avant le départ. Une requête qui vient compliquer la tâche des laboratoires. « Les passagers ne peuvent pas faire ce test, car les tests en Guyane sont réservés aux personnes malades et non aux voyageurs», a précisé Olivier Taoumi. Pour Mirdad Kazanji, directeur de l’Institut pasteur de Cayenne, « la priorité est aux malades car nous n’avons pas assez de tests, pas assez de personnels, pas assez de créneaux horaires pour les prélèvements». La décision du tribunal administratif de Fort-de-France sera rendue ce lundi 22 juin.

 

Reprise en douceur de Ryanair à Charleroi

Le Soir 21/06/2020

La compagnie aérienne avait annoncé la reprise des vols à Charleroi ce dimanche. Un redémarrage prudent avec seulement quatre vols, dont deux ont dû être annulés.

Annoncée pour ce dimanche, la reprise des vols de Ryanair à Charleroi a bien eu lieu. Mais c’était une reprise très mesurée et il faudra attendre au moins le 1er juillet pour retrouver la plupart des destinations d’avant la crise du Covid. Quatre vols étaient au programme de cette première journée pour la compagnie irlandaise. Deux ont dû être annulés : Thessalonique, en Grèce, et Bucarest, en Roumanie, deux pays où l’on reste un peu chatouilleux sur l’analyse de la situation sanitaire belge. Un vol vers Marseille est parti tôt le matin. Un autre a quitté Charleroi pour Bologne vers 18 heures.

Une vingtaine de destinations dans neuf pays ont été rétablies et devraient s’échelonner sur les prochains jours, mais avec des fréquences moindres que celles que l’on connaît habituellement en juin. « Ryanair rétablira le reste de son réseau au départ de Charleroi à partir du 1er juillet, sous réserve de modifications ou de restrictions gouvernementales éventuelles », précise le porte-parole de l’aéroport, Vincent Grassa. « Les choses reprennent progressivement et l’on sent que les voyageurs reprennent confiance et font des réservations. Outre Ryanair, plusieurs compagnies ont déjà relancé des destinations à partir de Charleroi et les avions partent avec un taux de remplissage de 75 à 80 % ».

A Brussels Airport également

A l’aéroport de Brussels Airport, où Ryanair est également présent, certains vols, vers Dublin, notamment, n’avaient jamais vraiment cessé, même si leur fréquence s’était ralentie. Là également, selon le service de communication de l’aéroport, le retour à la normale se fera graduellement, avec une forte augmentation des destinations dès le début du mois de juillet.

 

ADP : quatre grands chantiers relancés

Le Moniteur 21/06/2020

Sur les plateformes de Roissy et Orly, le groupe Aéroports de Paris a redémarré ses travaux prioritaires. Le point sur la situation avec Thierry de Séverac, directeur ingénierie et aménagement du groupe.

“Nos trois chantiers de bâtiments ne se sont jamais complètement arrêtés, précise le directeur ingénierie et aménagement du groupe ADP, Thierry de Séverac. Grâce à la mise en place précoce de mesures sanitaires, certaines entreprises ont pu y maintenir une activité résiduelle durant la dizaine de jours qui a précédé la publication du guide de l’OPPBTP, le 2 avril dernier. Après cette date une reprise plus substantielle a commencé à s’organiser. Les conditions du redémarrage ont été validées et presque toutes les entreprises étaient de retour sur le terrain fin avril.” 

Des livraisons décalées

Dans l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, la construction de la liaison entre les terminaux 2B et 2D devait initialement se terminer en juillet. “Aujourd’hui, il est difficile de donner une date ferme de livraison car nous ne pouvons pas préjuger de l’évolution future des protocoles sanitaires. Pour l’heure, 300 compagnons peuvent intervenir contre 500 avant l’épidémie. De façon non contractuelle, nous visons un achèvement des travaux en fin d’année 2020″, poursuit Thierry de Séverac.

Toujours sur la plateforme de Roissy, les travaux de jonction des satellites 1, 2 et 3 au niveau du terminal historique T1 ont été plus compliqués à relancer car moins avancés. “Nous prévoyons une mise hors d’eau-hors d’air cet été. La suite du projet consistera à mobiliser les différents corps d’états avec pour objectif une fin des travaux en 2021”, poursuit le directeur.

A Orly 4, la réalisation du bâtiment permettant la refonte des départs internationaux a elle aussi été réactivée et devrait suivre un calendrier comparable à celui de la liaison 2B/2D précédemment cité.

Seule la gare du futur Grand Paris Express, qui recevra les lignes de métro 14 et 18, aura fait l’objet d’un arrêt total durant le confinement. Sur ce chantier, où le groupe ADP intervient en qualité de maître d’ouvrage délégué pour le compte de la Société du Grand Paris, la reprise est intervenue le 4 mai dernier. 

Des investissements réajustés

Après avoir réactivé ses chantiers, le groupe ADP doit désormais s’adapter à une situation encore difficilement prédictible et a décidé de réajuster son enveloppe d’investissements.

“Nous avons mis en place un plan d’économie qui se concrétisera par une baisse de 25 % de nos Capex sur l’année 2020”, précise le directeur. Avant d’envisager de renouer avec une planification quinquennale au travers d’un contrat de régulation économique, le groupe devrait privilégier des programmations annuelles de ses investissements pour 2021 et 2022.

Néanmoins, Thierry de Séverac promet : “Nous conserverons des niveaux d’investissements importants pour maintenir, renouveler, moderniser nos infrastructures. Nos plans se compteront toujours en centaines de millions d’euros.”

 

Aéroport Nice Côte d’Azur : le terminal 2 rouvre en totalité, le terminal 1 n’ouvrira pas avant mars 2021

Nice Premium 21/06/2020

La reprise reste progressive à l’aéroport de Nice mais, la liste des vols programmés ne cesse de s’allonger. Une évolution qui permettra d’exploiter la majeure partie de la capacité du terminal 2 dès début juillet.

Le terminal 2, d’où partiront tous les vols rouvira en totalité dès le 1er juillet. 17 villes françaises seront reliées à Nice, 67 à l’international. La réouverture du terminal 1 est prévue pour mars 2021.

Comme l’aéroport l’indique “Le programme est provisoire, des destinations peuvent se rajouter”.

L’aéroport a perdu pour cet été sa liaison direct Nice-Pékin, les compagnies américaines Delta et United Airlines qui desservaient New York et des liaisons avec la Norvège suite à la faillite d’une compagnie.

 

ADP RISQUE DE PERDRE 2,5 MILLIARDS D’EUROS DE CA À CAUSE DU CORONAVIRUS

Easy Bourse 21/06/2020

Le gestionnaire des aéroports parisiens ADP risque de perdre environ 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires cette année à cause de l’impact du coronavirus, a déclaré son PDG Augustin de Romanet au Journal du dimanche.

“En 2020, le trafic sera 60?% inférieur à celui de 2019. À la fin de l’année, nous pourrions être à 65-70?% d’une activité normale. C’est un choc historique. Nous allons perdre plus de 50?% de notre chiffre d’affaires, qui pourrait être amputé d’environ 2,5? milliards d’euros”, a-t-il dit lors d’un entretien publié dimanche.

ADP, qui s’est résolu à fermer l’aéroport d’Orly fin mars, prévoit que 25 liaisons y seront de nouveau assurées dès le 26?juin, date de sa réouverture.

“Au début du mois de juillet, nous devrions avoir 130 ?vols par jour au lieu de 650 ?habituellement”, a précisé Augustin de Romanet.

“Les experts estiment que le trafic aérien pourrait retrouver son niveau de 2019, entre?2023 et 2025. Mais cela devrait aller un peu plus vite pour le trafic domestique et pour le trafic Schengen. On peut donc espérer qu’Orly retrouvera son activité normale en 2022-2023. Pour Charles-de-Gaulle, ce sera un peu plus long”, a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’éventualité de réductions d’effectifs, alors qu’ADP a mis en place un vaste plan d’économies dès la mi-mars et mis 85?% de ses salariés en activité partielle, le PDG a en outre déclaré : “Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel.”

 

Aéroports. ADP va devoir procéder à des «ajustements» sur l’emploi

Ouest France 21/06/2020

Dans une interview au Journal du Dimanche, le PDG du groupe ADP qui gère les grands aéroports parisiens, donne des précisions sur la réouverture d’Orly et annonce devoir procéder à des « ajustements » de « même nature que les compagnies aériennes », pour adapter ses effectifs à la baisse du trafic aérien suite à la crise du coronavirus.

« Notre entreprise va devoir s’adapter à la nouvelle donne. […] Nous devrons procéder à des ajustements de même nature que ceux des compagnies aériennes. Nous travaillons à une adaptation de notre projet industriel », déclare Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP, à l’hebdomadaire Journal du Dimanche (JDD) sans donner de détail chiffré sur les pertes d’emploi à prévoir.

Fermé aux vols commerciaux regroupés à Roissy depuis le 31 mars, en raison de la crise du coronavirus, l’aéroport de Paris-Orly rouvrira le 26 juin prochain.

Néanmoins, il a chiffré la baisse du trafic des aéroports sous sa gestion, qui devrait être, en 2020, « 60 % inférieur à celui de 2019 » en raison des conséquences de la crise sanitaire du covid19.

« À la fin de l’année, nous pourrions être à 65-70 % d’une activité normale. C’est un choc historique. Nous allons perdre plus de 50 % de notre chiffre d’affaires, qui pourrait être amputé d’environ 2,5 milliards d’euros » précise-t-il.

L’absence de la seule clientèle chinoise se fera sentir, puisqu’elle représentait en 2019, 2 % du trafic du groupe et 15 % du chiffre d’affaires de ses commerces.

Réouverture de 25 liaisons

Le groupe ADP, qui a mis « 85 % de ses effectifs en activité partielle » durant le confinement se prépare néanmoins à rouvrir vendredi prochain l’aéroport de Paris-Orly, fermé au trafic depuis le 31 mars.

« Le 26 juin, 25 liaisons seront ouvertes à Orly. La Corse sera la principale destination domestique, les autres restant pour l’essentiel à Charles-de-Gaulle. Mais on pourra aussi se rendre dans une douzaine de pays de l’espace Schengen » dont le Portugal et la Grèce et vers les territoires d’outre-mer, a détaillé M. de Romanet.

Début juillet, Orly devrait compter 130 vols par jour au lieu de 650 habituellement. ADP prévoit d’abord la réouverture du terminal Orly3, le plus moderne, et d’enchaîner ensuite avec Orly 4, puis Orly 1 et 2.

« Je ne crains pas d’attente excessive aux postes d’inspection filtrage pas plus que pour les formalités de police aux frontières » a dit M. de Romanet car « le trafic sera plus faible pour un nombre de policiers inchangé ».

Le responsable espère qu’Orly retrouve « une activité normale » en 2022-2023, alors que pour Roissy Charles-de-Gaulle, qui accueille actuellement 20 000 passagers par jour au lieu de 230 000 habituellement « ce sera un peu plus long » avertit-il.

 

Privatisation ADP : le Conseil constitutionnel critique la mise en œuvre du RIP

Air Journal 20/06/2020

Le Conseil constitutionnel a dressé jeudi un bilan critique sur la mise en œuvre de la procédure du Référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation du groupe ADP (Aéroports de Paris), pointant les défauts du site de recueil des signatures, le nombre « très élevé » de soutiens à obtenir  (4,7 millions de signatures) et l’absence d’information publique sur le sujet.

Le recueil des soutiens à la réalisation d’un RIP sur la privatisation d’ADP a enregistré un peu plus d’un million de signatures, un chiffre insuffisant pour qu’il soit validé, la loi exigeant l’approbation de 4,7 millions de citoyens, soit 10 % du corps électoral. Le RIP ne sera donc pas organisé. Toutefois, le gouvernement a suspendu pour le moment son projet de privatisation en raison de la crise du coronavirus qui a frappé de plein fouet le secteur du transport aérien.

S’ils confirment que la procédure du recueil des soutiens « a permis d’obtenir des résultats fiables« , les Sages du Conseil constitutionnel pointent en revanche le « manque d’ergonomie du site dédié« . Ils constatent également que « certains électeurs peuvent être découragés par l’exigence du nombre de soutiens à atteindre très élevé » et par le fait que même dans ce cas, la tenue d’un référendum n’est qu’hypothétique. Ils pointent enfin l’absence de « dispositions relatives à l’organisation d’un débat public ou d’une campagne d’information audiovisuelle » sur le RIP qui, souligne-il, « a pu entraîner certaines insatisfactions et incompréhensions« .

 

Nationaliser Brussels Airlines est le seul choix d’avenir

La Libre Belgique 20/06/2020

Posons ce choix à très court terme, car il n’y a pas de bonne alternative. De plus, ses avantages sociaux, stratégiques et environnementaux seront nombreux et importants. Une carte blanche de Olivier Malay (UCLouvain), Mathieu Strale (ULB), Sacha Dierckx (think tank Minerva), Tim Christiaens (KUL), Jonas Van der Slycken (UGent), Anne-Sophie Bouvy (UCLouvain), Wojciech Kębłowski (VUB).

Lundi, la direction de Brussels Airlines s’entretiendra avec la maison-mère allemande Lufthansa pour discuter de sa survie. Sans aide financière du gouvernement belge, Brussels Airlines fera probablement faillite. Cette situation pose le dilemme suivant au gouvernement belge : faut-il injecter de l’argent public dans Brussels Airlines, alors que les conditions posées par Lufthansa en font un bad deal ? Ou faut-il laisser la compagnie faire faillite ?

Selon nous, l’alternative consisterait à laisser tomber Lufthansa, refinancer Brussels Airlines et en profiter pour la nationaliser intégralement. Cela permettra de sauver la compagnie et de la transformer de l’intérieur.

Une faillite où tout le monde est perdant

Une première option serait que le gouvernement belge n’accorde pas d’argent à Brussels Airlines et la laisse faire faillite. Le problème : des compagnies aériennes low cost reprendront les créneaux libérés. S’ensuivra une “ryanairisation” du secteur, dont les conséquences sont attendues : conditions de travail plus mauvaises, service moins bon, et moins de recettes pour le gouvernement car les compagnies low cost font davantage d’évasion fiscale.

La faillite ne sera pas non plus bénéfique pour le climat. En l’absence de contrôle public, la croissance de l’aviation reprendra à mesure que la demande augmentera, selon la logique du marché. En outre, comme les mauvaises conditions de travail des compagnies aériennes low cost leur permettent des billets aux prix anormalement bas, elles continueront de rendre les alternatives ferroviaires non viables.

Enfin, la faillite sera une tragédie sociale. Plus de 4 000 employés se retrouveront à la rue, de même que les autres travailleurs dépendant de la compagnie nationale. Cette option est peu probable car on imagine mal Lufthansa saborder sa branche belge. Néanmoins, elle est souvent mentionnée pour faire pression lors des diverses négociations.

Un prêt public sans aucun contrôle

Une deuxième option consiste à accorder à Brussels Airlines un prêt du gouvernement. Cette voie comporte plusieurs problèmes. Alors que Lufthansa a racheté Brussels Airlines pour quelque 67 millions d’euros, l’État mettrait désormais 300 millions d’argent public sur la table pour renflouer la compagnie privée. Selon les conditions posées par Lufthansa, cela se ferait par ailleurs sans véritable contrôle public.

Dans ce cadre, les projets annoncés par Lufthansa ne sont pas de nature à rassurer. Les vols longs-courriers seraient délocalisés vers Munich et Francfort, où les voyageurs seraient contraints de se rendre pour d’autres destinations. L’aéroport de Bruxelles deviendrait ainsi une sorte d’aéroport régional de passage vers les aéroports allemands. Il en résulterait une multiplication des vols courts-courriers pour rejoindre les hubs étrangers, ce qui pose des questions en termes tant économiques que climatiques.

De plus, l’aide envisagée revient à subventionner avec de l’argent public le plan de licenciement des employés qui accompagnera la restructuration. Ce plan, qui est annoncé depuis plusieurs mois, concerne au moins 1000 travailleurs en moins et ce n’est sans doute qu’un début. Dans un marché concurrentiel, les promesses de la Lufthansa en termes de maintien de l’emploi ne vaudront pas grand-chose. Il est difficile de respecter les promesses sociales et environnementales lorsque cela crée un désavantage concurrentiel. Les évolutions à l’étranger ne sont pas rassurantes à cet égard. En Allemagne, le fait que Lufthansa entend licencier 22 000 employés malgré l’injection de 9 milliards d’euros de fonds publics est l’objet de nombreuses critiques. Au Royaume-Uni, British Airways a été qualifiée de “honte nationale” par une commission parlementaire parce qu’elle veut licencier jusqu’à 12 000 employés malgré un prêt du gouvernement. Ailleurs en Europe, l’ONG Transport & Environment a fait la compilation des plans d’aide nationaux et dénonce l’absence généralisée de conditions climatiques contraignantes. Dans cette situation, adopter le plan d’aide actuel revient à donner carte blanche à Lufthansa pour continuer à licencier et à polluer.

Nationaliser Brussels Airlines et le secteur de l’aviation

Le choix tel qu’il est actuellement posé est entre un no deal ou un bad deal. Soit nous libérons le terrain pour des entreprises prédatrices à bas prix, soit nous subventionnons une compagnie qui fait passer le profit avant ses travailleurs et le climat. Ces deux choix sont inacceptables. Nous proposons une alternative : il s’agit de nationaliser Brussels Airlines à très court terme, et le reste du secteur de l’aviation à moyen terme. Brussels Airlines évoluerait donc de manière indépendante de la Lufthansa et serait mise au service des intérêts de la population.

Tout d’abord, c’est le seul moyen de mettre en œuvre une stratégie réfléchie à long terme. Nous pourrions prévoir quels vols sont essentiels et quels vols peuvent être remplacés par des liaisons ferroviaires et des trains de nuit. Un comité de l’aviation composé de représentants des syndicats, du mouvement environnemental, des citoyens et d’experts pourrait avoir son mot à dire sur le type d’aviation que nous voulons, sur le soutien gouvernemental qui se justifie et sur la forme que devrait prendre une transition équitable pour les employés.

Deuxièmement, c’est la seule façon de stopper les effets problématiques de la compétition dans le secteur. Celle-ci entraîne une pression permanente sur les conditions de travail du personnel. Par exemple, la concurrence imposée à Aviapartner et Swissport a entraîné des conditions de travail abominables et la faillite de Swissport. Il est tout aussi absurde que le gouvernement doive assurer la continuité de l’assistance en escale en jetant une bouée de sauvetage à Aviapartner avec un prêt de plusieurs millions d’euros. L’aéroport de Bruxelles National a réalisé un bénéfice de 392 millions d’euros au cours des cinq dernières années. Cela aurait dû permettre d’assurer amplement la continuité de ces services, si les bénéfices n’avaient quitté la compagnie sous forme de dividendes. Nationaliser l’ensemble du secteur permet de sortir de la logique de concurrence qui mène à ce type d’impasse.

Dans un contexte européen, si la nationalisation de Brussels Airlines peut se faire immédiatement, des changements de l’ensemble du secteur doivent aller de pair avec une remise à plat de certains traités européens. Il importe également de mettre en place une coopération entre les compagnies aériennes, entre aéroports, ainsi qu’une coordination avec le chemin de fer. Ce ne sera pas un vol sans encombre. Mais cela vaut mieux qu’un crash brutal ou qu’un détournement d’avion par des investisseurs vers un paradis fiscal où les travailleurs et l’environnement sont exploités.

 

Premier vol Air France vers la Chine après cinq mois d’interruption

Air Journal 20/06/2020

Un Boeing 777 d’Air France en provenance de Paris-CDG s’est posé hier à Shanghai-Pudong, marquant la timide reprise des vols de la compagnie française vers la Chine après cinq mois d’interruption dus à la pandémie du covid-19.

Il s’agit du premier vol commercial régulier d’une compagnie européenne vers la Chine depuis plusieurs mois (Lufthansa a opéré des vols charters réservés à des expatriés allemands). Les trois quarts des passagers à bord étaient des Chinois, le reste étant principalement constitué de Français et d’autres Européens. « Le premier avion synonyme de reprise des vols réguliers d’Air France a atterri sans encombres à Shanghai« , a indiqué la compagnie française sur le réseau social chinois Weibo. Le Boeing 777 s’est posé à 16H40 locales (08H40 GMT) sur le tarmac de l’aéroport Shanghai-Pudong, selon le site internet de l’aéroport chinois.

« Ces derniers mois ont été très très difficiles pour nous tous« , a déclaré le directeur général d’Air France-KLM, Benjamin Smith, dans un message vidéo publié sur le compte Weibo de la compagnie française. « Nous sommes tous très heureux et enthousiastes de reprendre notre service vers la Chine, qui est un marché très important pour notre groupe. »

La liaison Air France entre Paris et Shanghai est pour l’instant hebdomadaire et décolle de l’aéroport Paris-CDG tous les jeudis. Les personnes intéressées devront s’armer de patience et d’un portefeuille bien garni : les prochaines places ne sont disponibles que pour un vol en septembre, au tarif minimal de 3.026 euros, selon le site officiel d’Air France. D’autres billets pour des dates plus proches devraient toutefois être prochainement commercialisés.

La Chine autorise depuis le 8 juin les compagnies étrangères à reprendre un nombre limité de vols. Celles-ci peuvent assurer une liaison par semaine de et vers la Chine. Mais elles doivent au préalable obtenir le feu vert des autorités locales de la ville de destination, ce qui dans les faits complique les procédures. Les trois principales compagnies chinoises (Air China, China Eastern, China Southern) peuvent actuellement effectuer chacune un vol hebdomadaire Chine-France -soit trois au total. En coulisses, les autorités françaises cherchent à garantir pour Air France les mêmes droits, avec trois liaisons hebdomadaires Paris-Shanghai et non pas seulement une liaison.

 

Corsair négocie un incroyable plan de sauvetage

La Tribune 19/06/2020

Par le scénario et les acteurs concernés, c’est à coup sûr le plan de sauvetage le plus incroyable du transport aérien français qui se négocie aujourd’hui en coulisse. Il concerne Corsair (1.200 salariés), cette compagnie aérienne que les concurrents ont déjà condamnée en raison de l’impasse dans laquelle elle se trouvait. Avec ses difficultés financières ces dernières années, celles de ses actionnaires qui évoluent dans le secteur du transport aérien et du tourisme, le refus des banques de lui accorder un plan garanti par l’Etat (PGE), l’horizon semblait en effet bouché. Même si le ministre des Finances Bruno Le Maire avait assuré en mai que l’Etat ferait un geste à condition que les actionnaires actuels mettent la main à la poche, les propos pouvaient s’apparenter à une promesse de gascon vu le profil et les difficultés des deux actionnaires de Corsair.

Deux actionnaires fragiles

Le principal d’entre eux, la société allemande Intro Aviation, actionnaire depuis la reprise l’an dernier de 53% du capital à l’actionnaire historique TUI qui cherchait à se désengager, n’a pas la surface financière pour assumer une recapitalisation d’une entreprise de la taille de Corsair, plus importante que la sienne. Resté dans le capital à hauteur de 27% (les 20% restants appartiennent aux salariés), le groupe touristique TUI est quant à lui aux abois avec la crise du Covid-19. En témoignent les suppressions de postes de la moitié des effectifs en France.

Aussi, malgré une trésorerie confortable liée au renflouement l’an dernier de TUI à hauteur de 37 millions d’euros, de la vente d’un A330 en début d’année et de celle récente de trois B747-400 pour 25 à 30 millions d’euros, selon nos informations, tout semblait réuni pour que Corsair meure à petit feu.

Après deux mois et demi d’inactivité, la reprise qui débute ce jour s’annonce en effet extrêmement difficile avec une faible demande. Les recettes ne permettront pas de compenser les coûts de la remise en service. A l’inverse des années “normales”, les compagnies ne pourront engranger suffisamment de cash au cours de l’été pour passer sans encombre la prochaine saison hivernale.

Quant à l’environnement concurrentiel, il se corse. Les concurrents français directs de Corsair (Air France, Air Austral, Air Caraïbes, French Bee) ont tous obtenu un prêt bancaire garanti par l’Etat, une aide de leur actionnaire et ont engagé pour certains des mesures d’économies importantes. Déjà très compétitives, Air Caraïbes et French Bee, par exemple, ont signé avec les syndicats un accord de performance collective permettant une baisse des salaires de 10% pendant deux ans en contrepartie d’un maintien de l’emploi. Air France prépare elle aussi un plan de restructuration pour baisser ses coûts.

Un schéma où chacun ne participe que si les autres suivent aussi

Et pourtant, selon des sources concordantes, un plan de relance ambitieux est en cours de négociation pour non seulement traverser la crise, mais aussi pour assurer une pérennité à Corsair. En “bonne voie” selon certains connaisseurs du dossier, il pourrait déboucher sur la signature d’un accord de principe avant la fin du mois de juin, selon deux sources.

Ce plan passe par un prêt direct de l’Etat autorisé par l’article 107 2b du Règlement européen sur les aides d’Etat, comme en ont bénéficié la compagnie scandinave SAS et la compagnie allemande Condor. L’Etat pourrait prêter plusieurs dizaines de millions d’euros, remboursables sur plusieurs années. Coup de théâtre, des négociations sont en cours avec le groupe TUI pour que le groupe allemand mette la main à la poche. Là aussi, plusieurs dizaines de millions d’euros sont en jeu. Une sorte de solde de tout compte pour TUI, actionnaire à 100% de Corsair entre 2002 et 2019, date à laquelle il a commencé à se désengager. La somme que prévoit TUI vise à éponger les pertes de Corsair de l’exercice en cours qui s’achèvera fin septembre. Elle devrait être inférieure à celle du prêt de l’Etat français et n’a pas vocation à maintenir le groupe dans le capital de Corsair. Au contraire. Un nouveau tour de table est en cours de négociation. C’est le dernier volet du plan. Des négociations sont en cours avec des investisseurs privés qui ont marqué leur intérêt pour reprendre la compagnie.

De fait, malgré ses difficultés, la compagnie a encore des atouts : la notoriété de sa marque, ses positions sur les Antilles et la Réunion, son portefeuille de droits de trafic, ses créneaux horaires à Orly. En sortant de la flotte ses trois B747-400 avec un an d’avance pour ne conserver que six A330, la compagnie met aussi fin à une coûteuse politique de double-flotte. La direction entend bien prendre livraison de trois autres A330 Neo en commande pour disposer d’une flotte de neuf A330 en 2022.

Plan de restructuration

S’ajoute également une perspective de restructuration pour permettre à Corsair de traverser la crise dans un environnement compliqué. En effet, le plan de sauvetage n’assurera pas la pérennité de Corsair sans une réduction de la structure de coûts pour s’adapter à une demande qui mettra peut-être deux ans, selon les experts, à revenir à son niveau d’avant-crise, et à des prix appelés à être extrêmement bas pendant la phase de reprise. Comme pour la plupart des compagnies aériennes, un plan de restructuration semble inévitable chez Corsair.

Après l’échec d’une négociation sur la baisse des rémunérations fin mai, la direction a lancé une procédure de dénonciation des accords collectifs qui ne pourra être effective que début juillet, à l’issue de l’avis sur ce projet d’un expert nommé par le Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) début juin. La direction entend baisser les salaires de 10%. Mais au-delà de la question salariale, la question du sureffectif va nécessairement se poser. La suppression de l’escale d’Orly pour passer à la sous-traitance a été évoquée en interne.

Interrogés, ni l’Etat, ni le groupe TUI, ni la direction de Corsair n’ont souhaité faire de commentaire.

 

La France pourrait bannir l’avion des lignes délaissées par Air France au profit du train

Les Echos 19/06/2020

Pour éviter l’arrivée des compagnies low cost sur les lignes abandonnées par Air France au profit du train, le gouvernement pourrait interdire l’avion sur les liaisons desservies par le train en moins de 2 h 30 et qui ne contribuent pas à alimenter le hub de Roissy-CDG, comme Orly-Bordeaux. La France peut s’appuyer pour cela, sur un texte européen.

Nouvelle menace en perspective pour le transport aérien en France. Après avoir contraint Air France à renoncer aux lignes desservies par le train en moins de 2 h 30 (sauf pour la desserte du hub de Roissy-CDG) en contrepartie de 7 milliards d’euros de prêts, le gouvernement veut interdire à toute compagnie aérienne de se positionner sur ces dessertes.

Selon nos informations, un « travail réglementaire » est en cours d’élaboration au sein du gouvernement, « en lien avec l’Europe », afin de pouvoir limiter ou interdire purement et simplement l’avion sur les liaisons pour lesquelles le train offre une alternative « satisfaisante ».

Barrer la route aux low cost

L’objectif du gouvernement est d’éviter de voir les compagnies low cost s’engouffrer sur les lignes abandonnées par Air France . A savoir, aujourd’hui, Orly-Bordeaux, Orly-Nantes et Orly-Lyon dans l’immédiat. Mais demain, bien d’autres lignes intérieures pourraient être concernées, si comme le propose la « convention citoyenne » l’interdiction de l’avion était étendue aux liaisons desservies par le train en moins de 4 heures.

Dans ce dernier cas de figure, environ un quart du trafic intérieur au départ de Paris, soit plus de 4 millions de voyageurs annuels, serait potentiellement contraint de renoncer à l’avion pour le train. D’où la nécessité, pour le gouvernement comme pour Air France, d’appuyer ces substitutions forcées sur un cadre réglementaire solide, afin d’éviter de se retrouver avec une plainte de Ryanair ou easyjet pour distorsion de concurrence entre transporteurs aériens et ferroviaires.

Un outil juridique méconnu

Par chance pour le gouvernement français, la réglementation européenne fournit déjà l’outil juridique idéal : l’article 20 du règlement européen du 24 septembre 2008 établissant les règles communes pour l’exploitation de services aériens en Europe (N°1008/2008). Sobrement intitulé « mesures environnementales », cet article autorise un Etat membre « à limiter ou refuser l’exercice de droits de trafic, notamment lorsque d’autres modes de transport fournissent un service satisfaisant […] lorsqu’il existe des problèmes graves en matière d’environnement ». De quoi offrir une base juridique solide à la substitution de l’avion par le train sur les liaisons intérieures françaises, voire européennes .

« Cet article est l’héritage d’une polémique en Belgique suscitée, à l’époque, par des vols cargo dits « saut-de-puce » entre Charleroi et Liège, explique Benoît Le Bret, avocat associé du cabinet Gide, à Bruxelles. Ces vols ont fini par être interdits. L’interdiction doit toutefois rester proportionnelle à l’objectif recherché, non discriminatoire et la Commission garde un pouvoir de contrôle », souligne-t-il.

Quelques garde-fous sont en effet prévus. L’Etat membre doit en informer les autres Etats européens au moins trois mois avant l’entrée en vigueur des mesures de limitation ou d’interdiction. En cas de contestation par un autre Etat, la Commission arbitre. De plus, la validité de ces mesures doit être réexaminée tous les trois ans. Mais dans le cas des trois lignes d’Air France, le risque de contestation semble limité puisqu’aucune autre compagnie n’est présente sur ces axes. Easyjet ne dessert pas de ligne desservie par le TGV en moins de 3 heures. Quant à Ryanair , elle n’a même pas réussi à obtenir des créneaux horaires exploitables à Orly.

 

Faillite de Level : « On craint tous que soit la première d’une longue série »

L’Echo Touristique 19/06/2020

Level Europe, la filiale autrichienne de la low cost d’IAG, est en faillite. Le nouveau signe de la faiblesse des Etats selon Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage.

Comme nous vous l’indiquions hier, Level Europe, filiale du groupe britannique IAG, ne redécollera pas après la crise du nouveau coronavirus. Elle a déposé le bilan ce jeudi 18 juin.

Le dépôt de bilan sera effectif vendredi, a précisé dans un communiqué cette compagnie dont les avions étaient cloués au sol depuis le mois de mars et l’arrêt brutal des liaisons aériennes régulières, provoqué par la pandémie.

IAG, maison mère de British Airways (BA) et Iberia entre autres, avait lancé en 2018 cette filiale autrichienne de vols court et moyen-courriers en Europe. Selon les premières informations, les vols long-courriers low-cost au départ de Paris et Barcelone ne sont pas concernés par la procédure de faillite, a précisé un porte-parole de la compagnie.

Le début d’une longue série ?

Du côté des Entreprises du Voyage, on n’a pas plus d’informations. « On ne sait pas exactement qui a déposé le bilan, même si nous sommes très pessimistes », confirme Jean-Pierre Mas, le président du syndicat.

Mais pour lui, cette faillite est une nouvelle preuve « de l’incapacité des gouvernements à faire respecter une réglementation. Nous sommes abasourdis. Hormis l’Espagne, qui a porté plainte contre 17 compagnies aériennes*. Tous les autres Etats ont soutenu financièrement les compagnies sans leurs imposer de règles, de contraintes… Désormais, ce que l’on craint tous, c’est que cette faillite soit la première d’une longue série ».

 

L’édito de Dominique Gobert : TUI, Air France, à qui profite la crise ?

L’Echo Touristique 20/06/2020

Joyeuse… et triste semaine à la fois. Joyeuse, parce que, enfin, on aperçoit l’embellie dans notre liberté de circuler. Triste, parce que, encore une fois, on s’aperçoit que les difficultés, bien exploitées, profitent parfois à ceux qui ne le méritent pas forcément…

Suivant avec attention cette convention totalement incroyable de ce petit réseau, Cediv pour ne pas le nommer, composé de ce qui fait la force vive de cette incroyable économie qu’est le tourisme français, je me disais « in petto » que rien ne va plus au royaume de qui vous voudrez.

Depuis le début de la semaine, j’assiste à ce mouvement de résistance (ça tombe bien en ce mois de juin) d’un secteur, typiquement hexagonal, qui refuse de sombrer dans la capitulation et qui regarde déjà l’avenir. Même si certains intervenants, venus du monde politico-politique, se gorgent de poncifs, style, « on va réinventer, il faut réinventer et demain il fera plus beau ! Celui qui a tenu le micro, jeudi, se reconnaîtra aisément »…

Cette crise aura au moins permis, hélas, de clarifier les choses. En premier lieu, la situation d’Air France qui, malgré l’arrivée d’Uncle Ben à sa tête, n’était largement pas à l’aise dans ses baskets et risque de profiter de cette crise pour se décharger de tous ses vieux fardeaux. 7 milliards (d’euros) de « prêts » garantis par un de ses actionnaires, l’Etat en l’occurrence, qui vont permettre, non seulement de couper le plus « élégamment » possible ses lignes intérieures largement déficitaires, mais surtout de couper le cordon des emplois de façon totalement éhontée… même si l’on sait depuis longtemps que la masse salariale de la compagnie est largement surdimensionnée.

Mais, dans sa grande bonté, le gouvernement « demande à Air France d’éviter les départs contraints ». Et ta sœur !

8000 ? 10 000 salariés ? Au moins, on s’aperçoit que le contribuable français est solidaire, surtout si l’on compare avec nos grands-bretons de British Airways qui, eux, ne s’embarrassent pas avec les détails : on vire environ 12 000 personnes, quitte à les réengager avec de nouveaux contrats… plus avantageux ?

Plus grave, parce que totalement voyou, l’attitude de ce « gros » industriel du tourisme, TUI.

Là, on ne s’embarrasse pas de circonvolutions, de « parler politiquement correct ». Cette crise est une aubaine pour la maison germaine qui va virer, en gros et pas à la louche, 600 personnes sur un total de 900 et des poussières en France. La faute à cette saleté de Covid ? Que nenni. Prétexte, certes opportun, mais prévu (pas la Covid, juste le PSE) de longue date.

Curieusement, moi qui suis justement un peu curieux (trop selon certains), le plan « social » prévu depuis maintenant plus d’un an comporte pratiquement les mêmes chiffres, importés de Germanie par ce bon Joussen, et qui avaient valu au patron France de l’époque, le Basque Bondissant, une « éviction volontaire » … Je remarque, au passage, que chez TUI France, le dernier membre du Comex français aura profité de la situation pour se tirer les flutes, vite fait, bien fait. Circulez, y’a plus rien à glaner !

TUI -et j’en veux un peu à mon vieux mentor Jacques Maillot, de même qu’à Hervé Vighier- a voulu rafler la mise, comptant s’emparer de Nouvelles Frontières, Marmara puis un peu plus tard de Look.

Ils ont investi des centaines de millions, viré plus d’un millier de personnes, pour ne rien comprendre au tourisme « normal », de populations qui veulent certes bronzer mais pas totalement idiot, qui veulent avant tout du plaisir, du désir.

Lamentable. Mais Herr Joussen pourra profiter, surement, d’une belle retraite, tandis que d’autres iront pointer chez Paul… emploi.

Et, du coup, je doute que le groupe Marietton veuille, finalement, se pencher à nouveau sur l’entreprise.

Sauf si on lui donne…

 

UE : réouverture prochaine des frontières extérieures avec une cinquantaine de pays

Air Journal 20/06/2020

L’Union européenne (UE), qui rouvrira progressivement ses frontières extérieures à partir du 1er juillet, va publier la semaine prochaine une première liste d’une cinquantaine de pays hors-UE avec lesquels les liaisons aériennes seront permises.

« On va finaliser cela en milieu de semaine prochaine », a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, sur France 2, en évoquant un « travail très intense » et « coordonné » entre Européens. « L’idée, c’est d’avoir peut-être une première liste d’une cinquantaine de pays qui ont maîtrisé l’épidémie et pour lesquels on ne met pas en jeu la sécurité sanitaire des Français, des Européens », a-t-il ajouté.

Cette liste sera établie à partir de « données très objectives épidémiologiques comme le taux d’incidence » (nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants) et réactualisée « tous les quinze jours », a indiqué Jean-Baptiste Lemoyne. Si le le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères n’a pas précisé quels seront les pays autorisés, il a laissé entendre en revanche que les voyages vers et en provenance de l’Amérique Latine, où l’épidémie est particulièrement forte en ce moment, seront toujours interdits.

Par ailleurs, le gouvernement britannique devrait annoncer le 29 juin prochain que des accords ont été trouvés avec un petit nombre de pays pour ouvrir des « couloirs aériens » afin d’éviter aux citoyens de ces pays une mise en quarantaine à leur arrivée sur le sol britannique. Selon le journal le Daily Telegraph, la France, l’Espagne, la Grèce et le Portugal feront partie des pays bénéficiant de ces « couloirs aériens ».

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 16 juin 2020 : • Le transport aérien repart à la hausse • Ryanair : 170 lignes en France en juillet…

Au sommaire :  

 

  • Le transport aérien repart à la hausse

  • SAS recapitalisée par la Suède et le Danemark

  • Ryanair : 170 lignes en France en juillet

  • BritishAirwaysRyanair et Easyjet attaquent en justice la quarantaine britannique

  • Reprise : pourquoi les compagnies de “hub” sont désavantagées par rapport aux low-cost

  • La Chine lance une nouvelle compagnie aérienne

  • Ryanair rétablit son programme de vols en France en juillet

  • TUI France : CSE extraordinaire ce 17 juin sur un “changement de modèle”

  • Déconfinement (acte 3) : ce qui change pour le tourisme

  • Tourisme : TUI France va présenter son plan de restructuration au personnel

 

 

Le transport aérien repart à la hausse

Déplacements Pros 16/06/2020

La capacité est en hausse sur tous les marchés régionaux. Les transporteurs d’Europe occidentale ont ajouté environ un million de sièges, soit une hausse de 30,6 % d’une semaine sur l’autre, et la capacité au Royaume-Uni a augmenté de 88 % d’une semaine sur l’autre. La capacité dans la région reste inférieure de 78,7 % à son niveau d’avant la crise de Covid-19.

Les transporteurs d’Asie du Nord-Est ont ajouté plus de 800 000 sièges cette semaine, et la capacité de la région n’est plus que de 34 % de son niveau de la mi-janvier, selon l’OAG.

L’Asie du Sud-Est a été la seule région à diminuer sa capacité cette semaine, soit une baisse de 5,9 %. Cette baisse s’explique en grande partie par les réductions de capacité des transporteurs indonésiens Lion Air et Batik Air, bien qu’elle ait été quelque peu compensée par la réouverture des services aux Philippines, selon l’OAG.

SAS recapitalisée par la Suède et le Danemark

L’antenne 15/06/2020

Le gouvernement suédois prévoit un plan de recapitalisation de SAS pouvant aller jusqu’à 474 millions d’euros. La compagnie aérienne scandinave annonce bénéficier également du soutien du Danemark, sans dévoiler le montant de l’aide envisagée. SAS estime avoir besoin d’1,7 milliard d’euros de nouveaux financements pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire. La compagnie dit aussi vouloir obtenir un soutien du gouvernement norvégien.
En mars, elle a mis en congé environ 90 % de ses salariés, puis a annoncé son intention de supprimer 1.900 postes à temps plein en Suède, 1.300 en Norvège et 1.700 au Danemark.

 

Ryanair : 170 lignes en France en juillet

Air Journal 16/06/2020

La compagnie aérienne low cost Ryanair opèrera le mois prochain en France plus de 170 lignes, notamment à BordeauxMarseille et Toulouse.

Alors qu’elle se prépare à relancer le mois prochain 40% des capacités initialement prévues sur 90% de son réseau pré-pandémie de Covid-19, la spécialiste irlandaise du vol pas cher a annoncé pour le 1er juillet 2020 le « rétablissement de son programme de vols » dans l’hexagone. Ryanair ne précise pas si l’ensemble des 27 aéroports français qu’elle fréquente habituellement seront desservis à cette date, mais annonce « plus de 170 liaisons » depuis et vers l’hexagone pour ce redémarrage des activités. Son retour à Lille depuis Marseille est par exemple annoncé dès le 23 juin ; elle prévoit d’opérer début juillet plus de 1000 vols quotidiens sur l’ensemble de son réseau.

Hélène Bégasse de Ryanair a déclaré dans un communiqué que ce retour inclura « certaines de nos lignes les plus populaires telles que Marseille-Porto, Bordeaux-Rome Ciampino et Toulouse-Lisbonne. Nous sommes fiers de desservir 27 aéroports en France et nous sommes impatients de réunir amis et familles et de faire venir des millions de touristes, ce qui contribuera à dynamiser les économies régionales et à protéger des milliers d’emplois ».

Pour célébrer la levée des restrictions de voyage et la reprise de plus de 170 lignes françaises, Ryanair a lancé une vente de sièges à partir de 19,99 € l’aller simple, pour voyager en juillet et en août 2020, disponible à la réservation jusqu’à jeudi (18 juin) à minuit. « Comme ces prix incroyablement bas seront vite happés, les clients doivent rapidement se connecter sur www.ryanair.com afin d’éviter de passer à côté de cette offre ».

Ce redémarrage est également selon la low cost « une opportunité pour les clients » dont les vols de printemps ont été annulés en raison des restrictions de voyage liées à la crise sanitaire, et qui « cherchent à échanger leurs bons Ryanair maintenant que l’Europe est ouverte pour les vacances ». La compagnie aérienne avait d’autre part annoncé la semaine dernière avoir supprimé les frais de changement de vol sur toutes les nouvelles réservations concernant des voyages en juillet et en aout.

Ryanair a déjà indiqué que cette reprise des vols se fera avec masque obligatoire et prise de température à l’aéroport, la distanciation physique à bord de ses Boeing 737-800 étant « encouragée lorsque ce sera possible ». Ces mesures comprennent pour les passagers « la réduction du nombre de bagages enregistrés, l’enregistrement en ligne, le téléchargement de la carte d’embarquement sur le téléphone du passager ». Les hôtesses de l’air et stewards de la low cost porteront des masques, et un « service limité de collations et de boissons préemballées » sera proposé à bord uniquement avec paiement sans contact. « Il sera également interdit de faire la queue pour aller aux toilettes à bord, bien que l’accès aux toilettes soit disponible pour les passagers individuels sur demande » ; et Ryanair « encourage les passagers à se laver les mains régulièrement et à utiliser des désinfectants pour les mains dans les terminaux des aéroports ».

British Airways, Ryanair et Easyjet attaquent en justice la quarantaine britannique

Les Echos 12/06/2020

British Airways, Ryanair et EasyJet estiment qu’aucun élément scientifique ne justifie une mesure aussi sévère. Si une enquête judiciaire venait à être ouverte, leurs avocats mettent le gouvernement au défi de se justifier.

British Airways, Ryanair et EasyJet ont joint le geste à la parole. Comme elles en avaient brandi la menace il y a une semaine , elles ont attaqué en justice, ce vendredi, la quarantaine de 14 jours imposée depuis lundi par le gouvernement britannique à tous les voyageurs arrivant de l’étranger. Les trois compagnies aériennes ont demandé que leur requête soit examinée le plus rapidement possible. 

La mesure, qui a suscité une décision analogue des autorités françaises à l’égard des voyageurs venant du Royaume-Uni au nom de la réciprocité, s’applique depuis lundi matin à tous les voyageurs arrivant sur le sol britannique, en particulier à ceux venant de France , qu’ils voyagent par avion, par ferry ou en train. Seules quelques exemptions sont prévues pour certaines professions, comme les chauffeurs routiers ou les scientifiques. La décision ne doit pas être réexaminée avant trois semaines, autrement dit avant le 29 juin. 

Un défi lancé au gouvernement

Pour les trois compagnies, un tel dispositif n’est pas seulement, comme le dit Willie Walsh , le patron de la maison mère de British Airways IAG, à la fois « irrationnel et disproportionné ». C’est un nouveau coup porté à leur activité, déjà mise à mal par la quasi-paralysie du trafic aérien causée par les mesures de confinements imposées pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. 

British Airways, Ryanair et EasyJet estiment surtout qu’aucun élément scientifique ne justifie une mesure aussi sévère. Si une enquête judiciaire venait à être ouverte, leurs avocats mettent le gouvernement au défi de se justifier en avançant les preuves scientifiques qui ont étayé sa décision.

Ce qui reste d’être difficile : le conseiller scientifique de Boris Johnson, Patrick Vallance, a déjà pris ses distances, en expliquant qu’une quarantaine était surtout efficace quand le taux de reproduction du virus était plus fort à l’étranger que sur le plan domestique. Or, la pandémie tarde à se résorber outre-Manche, alors même que la situation s’améliore sur le continent.

« Aucun élément concret sur les corridors aériens »

Le dispositif s’est non seulement mis en place dans la plus grande confusion, mais il vaut au gouvernement de Boris Johnson une volée de critiques. Le mécanisme est attaqué sur sa lourdeur bureaucratique, mais aussi sur son efficacité pratique, aucun système n’ayant réellement été prévu par le Home Office pour en contrôler l’application .

La quarantaine imposée par le Royaume-Uni donne aussi lieu à de vives inquiétudes parmi les députés, y compris conservateurs, qui redoutent que les Britanniques soient furieux de ne pouvoir voyager au soleil pour les vacances d’été.

Boris Johnson a chargé le ministre des Transports, Grant Shapps, de signer d’ici au 28 juin des accords de « corridors aériens » pour permettre aux touristes britanniques de se rendre dans leurs pays de destination préférée si la pandémie y est résorbée. Parmi eux pourraient figurer la Grèce, l’Italie, l’Espagne, voire la France. « Les compagnies n’ont pour l’instant constaté aucun élément concret sur les modalités et le calendrier de mise en place de tels couloirs touristiques », balayent d’un revers de main les trois compagnies dans leur communiqué.

Reprise : pourquoi les compagnies de “hub” sont désavantagées par rapport aux low-cost

La Tribune 15/06/2020

Après plus deux mois d’arrêt quasi-complet, les compagnies aériennes et les aéroports redémarrent progressivement leur activité. Comme c’est le cas partout sur la planète, cette reprise sera longue et lente et se fera par palliers : d’abord les vols domestiques en raison des restrictions au voyage vers les pays étrangers, ensuite les vols intra-zones et enfin les vols intercontinentaux. En Europe, après un redémarrage des vols intérieurs, les vols intra-européens vont commencer également à repartir, là aussi de manière très progressive, avec l’ouverture sélective des frontières ce lundi d’une large majorité des pays de l’Espace Schengen, puis suivra à partir de juillet une reprise des vols au compte-gouttes vers certains pays non communautaires.

Le long-courrier reprendra plus tard

Ce schéma de redémarrage se répète partout sur la planète avec des temporalités différentes en fonction de l’évolution de l’épidémie. De fait, il crée des différences entre les opérateurs qui sont spécialisés sur le long-courrier et ceux qui le sont sur le court et moyen-courrier. Et plus précisément en Europe entre les low-cost et les compagnies de “hub” comme Air France et Lufthansa. Disposant d’un réseau court et moyen-courrier destiné à alimenter un réseau long-courrier, ces compagnies de “hub” (moyen/long-courriers) sont de facto désavantagées par rapport aux compagnies spécialisées sur la desserte du marché intra-européen, comme c’est le cas des low-cost comme Ryanair et Easyjet. Pour ces dernières, en effet, l’ouverture des frontières intra-européennes leur permettra d’avoir la totalité de leur terrain de jeu ouvert beaucoup plus rapidement que celui des compagnies fortement exposées aux marchés long-courriers.

“Les low-cost vont bénéficier plus rapidement d’un retour des capacités et vont pouvoir obtenir plus rapidement des coefficients d’occupation corrects”, explique Yan  Derocles, analyste chez Oddo BHF.

Le peu de clients long-courriers pèsera sur le moyen-courrier

Remettant en ligne peu de capacités long-courriers du fait des restrictions de voyage mais aussi du choix des passagers de privilégier les destinations proches de chez eux cet été, les compagnies classiques (“legacy” airlines) vont mettre plus de temps pour retrouver un niveau d’offre proche de ce qui était prévu avant la crise. Par conséquent, elles vont se retrouver fragilisées sur le réseau intra-européen car elles seront privées des passagers qui utilisent habituellement les vols court et moyen-courriers pour prendre (ou revenir) sur un vol long-courrier en correspondance. Résultat, une compagnie low-cost comme Easyjet prévoit de remettre 75% de ses capacités d’ici à fin août quand Air France table sur 40%.

Le marché business plombé

A cette opposition entre les modèles s’en ajoute une autre : le type de clientèle ciblé. Le marché affaires étant pour l’heure complètement plombé, les compagnies spécialisées sur la clientèle professionnelle comme le sont les compagnies classiques sont désavantagées par rapport aux compagnies à vocation loisirs, comme les low-cost. Contrairement aux voyage d’affaires, le trafic loisirs pourrait, selon les experts, être moins impacté, notamment celui des personnes se rendant chez des membres de leur famille ou des amis (VFR, visit friends et relative).

 Cette différence de comportements entre les deux types de clientèle pourrait durer longtemps à cause des mesures d’interdiction de vols décidées par certaines entreprises pour des raisons sanitaires, mais aussi et surtout par la réduction des budgets voyages des sociétés et l’essor des visioconférences pendant le confinement.

“Sur les trois dernières crises, le marché loisirs est toujours revenu à son niveau d’avant crise, mais pas le marché business”, fait valoir Yan Derocles.

Parmi les low-cost, Easyjet est moins avantagée

Mais au sein des compagnies low-cost, il existe des différences. Certaines sont en effet plus focalisées que d’autres sur la clientèle affaires. C’est le cas d’Easyjet notamment qui, depuis sa création il y a près d’un quart de siècle, n’a cessé de courtiser cette clientèle. Le choix d’opérer au départ des grands aéroports dans le but de développer un réseau de destinations et de fréquences apprécié des voyageurs professionnels ainsi que  la mise en place de services dédiés lui ont  permis de séduire un grand nombre d’entreprises. Selon la compagnie, plus de 20% de sa clientèle est composée de voyageurs professionnels.

Plus exposée que d’autres low-cost à la chute du marché affaires, Easyjet sera également fragilisée par la lenteur de la reprise du trafic long-courrier. En effet, même si elle n’assure pas de vols longue distance, la compagnie britannique pourra moins compter pendant plusieurs mois sur les passagers qui empruntaient ses vols pour se rendre vers un aéroport intercontinental comme Roissy-Charles de Gaulle pour prendre leur correspondance sur un vol long-courrier.

 

La Chine lance une nouvelle compagnie aérienne

Déplacements Pros 15/06/2020

En dépit de l’importante baisse de la demande en matière de voyages, China Eastern (la deuxième compagnie aérienne chinoise) va lancer un nouveau transporteur. La nouvelle compagnie aérienne baptisée Sanya International Airlines se concentrera sur la destination insulaire de Hainan, qui compte huit millions d’habitants et qui est une plaque tournante du libre-échange.

Pour lancer cette nouvelle compagnie, China Eastern s’est associée à un certain nombre de partenaires, dont la plus grande agence de voyage en ligne de Chine, Trip.com. 

Certains se sont interrogés sur le calendrier du lancement, qui intervient alors que l’industrie aérienne lutte pour sa survie.

China Eastern, soutenue par le gouvernement, détiendra une part majoritaire de 51 % dans le nouveau transporteur, qui s’appellera Sanya International Airlines. Parmi les autres bailleurs de fonds figurent Juneyao Airlines, basée à Shanghai, et une unité de Trip.com, selon une annonce faite dimanche 14 juin à la Bourse de Hong Kong.

Aucun calendrier n’a été donné pour le lancement de la nouvelle compagnie aérienne, qui devra être approuvée par les autorités réglementaires.

Ryanair rétablit son programme de vols en France en juillet

Déplacements Pros 15/06/2020

La lowcost irlandaise assurera 170 liaisons au départ et à destination de la France.

Ryanair espère profiter de l’ouverture des frontières européennes et de l’attractivité touristique de la France pour remplir ses avions lors de la période estivale.

C’est pourquoi le transporteur a annoncé ce lundi qu’elle rétablira plus de 170 lignes depuis/vers la France à partir du 1er juillet, dans le cadre du programme de vols pour l’été 2020. Ryanair desservira 27 aéroports en France.

TUI France : CSE extraordinaire ce 17 juin sur un “changement de modèle”

Tourmag 15/06/2020

quid des conséquences sociales ?

Les choses se précisent-elles sur l’avenir de TUI France ? Comme le craignaient certains observateurs et le CSE de TUI France, un vaste plan social pourrait bien être en préparation. Une réunion extraordinaire du CSE a été convoquée ce mercredi 17 juin avec pour ordre du jour : changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales.

Nous alertions la semaine dernière sur l’urgence de la situation chez TUI France dont la situation financière suscite l’inquiétude.
Or, la Direction de TUI France vient de convoquer une réunion extraordinaire du Comité Social et Economique mercredi 17 juin 2020.
A l’ordre du jour : changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales.
Il semblerait donc que les choses se précisent et se précipitent pour la filiale du Groupe allemand qui a reçu une recapitalisation de l’Etat allemand à hauteur de 1,8 milliards d’euros.
Frédéric Joussen, PDG du Groupe n’a pas caché dernièrement qu’il cherchait à faire des économies. Il entend réduire de 30% ses charges et également annoncé la suppression de 8000 emplois, soit plus de 10% de ses 70 000 collaborateurs au niveau mondial.

Mi-mai nous avions contacté le secrétaire général du CSE de TUI France Lazare Razkallah qui réagissait à une communication du groupe bien décidé à couper les branches déficitaires : “Nous bénéficions des mesures de chômage partiel, et ce serait scandaleux que de profiter de l’argent du contribuable pour licencier.
Les pouvoirs publics doivent prendre des garanties. Si un tel cas se présente nous les alerterons. Il est urgent d’attendre pour voir comment la situation va évoluer”.
Un plan de sauvegarde de l’emploi pourrait également la condition sine qua none à une aide de TUI Group pour relancer la machine, mais aussi l’obtention d’un Prêt garanti par l’Etat.
La direction de TUI France nous avait alors précisé également mi-mai : “Comme tout actionnaire, le groupe TUI doit s’assurer de la rentabilité de ses investissements.
Dans ce cadre, et compte tenu de l’impact de la crise sur le secteur du tourisme et du rythme de la reprise, il est probable que le niveau d’activité d’avant crise ne soit pas atteint avant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Imaginer reprendre comme si rien n’avait changé, est impossible. Un ajustement des business plans et des coûts pourrait s’imposer. C’est bien le sujet des discussions actuelles avec la maison-mère.”

Déconfinement (acte 3) : ce qui change pour le tourisme

TourHebdo 15/06/2020

Emmanuel Macron a achevé plus tôt que prévu le déconfinement en annonçant, dès hier soir, le passage de toute la France en zone verte à l’exception de la Guyane et de Mayotte. Une décision qui entraîne, notamment, la réouverture très attendue des cafés et restaurants en Ile-de-France.

1/ Feu vert à la réouverture complète des restaurants et des campings en Ile-de-France 

 « Dès demain, tout le territoire, à l’exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement (…) passera dans (…) la zone verte, ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France », a déclaré le chef de l’Etat hier soir. Une décision très attendue par la profession. Contrairement au reste du territoire français, les bars et restaurants de la région parisienne n’ont pu rouvrir que leurs terrasses le 2 juin.

Cette fois, la machine est relancée même si les contraintes sanitaires s’appliquent toujours à l’ensemble des établissements avec la distanciation d’un mètre entre chaque client, la limitation des tablées à 10 personnes et l’obligation de porter le masque pour le personnel en salle comme en cuisine et pour les clients lorsqu’ils se déplacent dans l’établissement. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie demande un assouplissement de ces protocoles sanitaires, estimant à 60 % la perte maximale de capacité d’accueil. 

 2/ Les frontières rouvrent progressivement en Europe

Dès demain, il sera à nouveau possible de se déplacer entre les pays européens et à partir du 1er juillet nous pourrons nous rendre dans les Etats hors d’Europe, où l’épidémie sera maîtrisée“, a également indiqué Emmanuel Macron hier soir.

Après trois mois d’isolement à l’intérieur de leurs frontières nationales, les Européens retrouvent donc dès aujourd’hui la possibilité de voyager plus facilement d’un pays à l’autre, en raison du recul de la pandémie de coronavirus. Mais attention avant de boucler ses valises : le retour à la libre de circulation à l’intérieur du Vieux continent s’est fait en ordre dispersé et la carte de l’Europe présente une mosaïque de feux verts, orange et rouges, selon la provenance ou la destination.

Plusieurs pays sont en effet déjà accessibles comme l’Italie, qui a donné le signal dès le 3 juin en se rouvrant à tous les voyageurs alors que la plupart des Etats maintenaient des restrictions avec ce pays qui fut l’un des foyers de la pandémie en Europe. Autre pays pressé de sauver sa saison touristique, la Croatie a aussi devancé l’appel et rouvert ses frontières dès le 11 juin, tout comme la Pologne, accessible pour tous les citoyens européens depuis le 13 juin.

D’autres pays, comme la France, ont choisi la date du 15 juin pour lever leurs contrôles aux frontières. C’est notamment le cas de la Belgique, de la Grèce, de l’Allemagne et de l’Autriche.

Enfin, plusieurs pays se montrent encore frileux comme la Roumanie, qui ne donne aucune date précise de réouverture, l’Espagne, qui vient finalement d’avancer au 21 juin sa date de réouverture initialement prévue le 1er juillet, la Norvège, qui ne va rouvrir ses frontières qu’aux pays nordiques et le Danemark, tout aussi sélectif, en limitant à ce stade son accueil aux personnes venant d’Allemagne, de Norvège ou d’Islande.
 3/ Les pays en dehors de l’espace Shengen accessibles à partir du 1er juillet

La France “procédera à une ouverture progressive de ses frontières extérieures Schengen à compter du 1er juillet”, ont annoncé, le 12 juin, les ministres des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et de l’intérieur, Christophe Castaner, dans un communiqué. La décision, prise conformément aux recommandations de la Commission européenne, a été confirmée hier soir par Emmanuel Macron. 

Cette ouverture s’effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers, et conformément aux modalités qui auront été arrêtées au niveau européen d’ici là“, ont précisé les deux ministres.

Les étudiants internationaux seront autorisés, quel que soit leur pays d’origine, à venir en France et leurs modalités d’accueil seront favorisées. Leur demande de visas et de titres de séjour seront traitées en priorité.

 4/ Fin de l’attestation employeurs dans les transports en Ile-de-France

L’attestation employeurs ne sera plus obligatoire dans les transports en commun d’Ile-de-France aux heures de pointe à partir de demain, le 16 juin, a annoncé lundi la préfecture de région dans un communiqué. “A la suite du passage de l’Île-de-France en zone verte” annoncé dimanche soir par Emmanuel Macron et “conformément à l’avis formulé par Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités“, le préfet de la région d’Île-de-France Michel Cadot “a décidé de mettre fin au régime d’attestation dans les transports en commun” à compter de mardi, annonce la préfecture.

Mais le port du masque restera obligatoire sous peine d’une amende de 135 euros. Les usagers sont également “invités à respecter dans la mesure du possible les gestes barrière dans les transports“. 

Tourisme : TUI France va présenter son plan de restructuration au personnel

Les Echos 15/06/2020

La direction de la branche française du géant allemand du tourisme a convoqué ce mercredi 17 juin un CSE extraordinaire. A l’ordre du jour, une « information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales ». La filiale française de TUI a pourtant été renflouée l’an dernier par sa maison mère.

En suspens depuis des mois, la réorganisation de TUI France, la branche française du géant allemand du tourisme, se précise. Une réunion extraordinaire du Comité Social et Economique (CSE) est convoquée ce mercredi 17 juin avec pour ordre du jour « Information sur le changement de modèle d’organisation de TUI France et ses conséquences sociales », révèle ce lundi un communiqué interne du secrétaire CGT du CSE, Lazare Razkallah. Interrogée par «Les Echos », la direction de TUI France confirme cette réunion et son objet.

Déficitaire

Ce poids lourd du tour-operating français, déficitaire depuis une vingtaine d’années, entre dans la vaste restructuration de sa maison mère allemande . A la mi-mai, TUI a en effet annoncé vouloir réduire ses coûts de 30 %, grâce notamment à 8.000 postes « non recrutés ou supprimés », sur un total d’employés de 70.000. Le président du directoire, Friedrich Joussen, a, en outre, précisé vouloir réduire la « présence » de TUI dans le monde. La crise sanitaire a, il est vrai, sévèrement bouleversé le secteur du voyage, et notamment les agents de voyages et tour-opérateurs. En France, la profession venait de surcroît tout juste sortir d’une période de turbulences avec le mouvement des «gilets jaunes», puis les grèves contre la réforme des retraites.

Réflexion stratégique

Avant même le choc du Covid-19, le groupe allemand était déjà, depuis des mois, en pleine réflexion stratégique à propos de sa filiale française. Dans ce cadre-là, TUI a mené des discussions avec le groupe touristique diversifié Marietton Développement.

Le secrétaire du CSE de TUI France s’étonne d’« une éventuelle restructuration » et s’inquiète d’un possible « lourd plan social ». L’entreprise compte 904 salariés en CDI, dont 590 au siège de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). « Pourquoi maintenant ? L’entreprise bénéficie du chômage partiel avec prise en charge à 100 % jusqu’en septembre. L’Europe est en train de se déconfiner. Nos concurrents ouvrent leurs clubs », argue Lazare Razkallah.

Recapitalisation

Un CSE ordinaire doit d’ailleurs se réunir ce mardi pour rendre son avis sur la réouverture d’une trentaine de clubs de vacances en Europe, ainsi que d’une trentaine d’agences en propre, soit la moitié du réseau en direct (67).

En outre, TUI France est censé avoir démarré son exercice 2019-2020 (clôture au 30 septembre) avec une situation financière assainie et 30 millions d’euros de fonds propres, après avoir fait l’objet d’une double opération financière l’an dernier, soit un renflouement à hauteur de 292 millions environ puis une réduction du capital social. A croire qu’elle a été vaine au bout de seulement quelques mois.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 08 Juin 2020 : • KLM : 78% des destinations opérés en juillet • Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment • PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ? …

Au sommaire :  

 

  • KLM : 78% des destinations opérés en juillet

  • Les aéroports de Monastir et d’Enfidha ‘ Reday and Safe’ pour la reprise touristique

  • Londres-City : reprise des vols à partir de fin juin

  • L’aéroport de Marseille annonce la date de reprise des vols

  • Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment

  • Tunisair : Les passagers doivent se présenter à l’aéroport 4 heures avant le vol

  • Wizz Air reliera Beauvais et Bâle-Mulhouse à Tirana

  • Aéronautique : le gouvernement mobilisera jusqu’à 10 milliards d’aides

  • Aux Etats-Unis, le trafic aérien reprend doucement

  • American Airlines dévoile son programme de reprise

  • Polynésie française : réouverture du territoire aux touristes le 15 juillet

  • Union européenne : réouverture des frontières intérieures d’ici fin juin et des frontières extérieures en juillet

  • La relance Eco : A Pau, l’aéroport béarnais est prêt pour le retour des clients

  • PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ?

  • Finie la tranquillité pour les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique

 

 

KLM : 78% des destinations opérés en juillet

Air Journal – 8 Juin 2020

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines proposera le mois prochain entre 25% et 30% des vols initialement prévus, le nombre de décollages devant être en hausse de plus de 60% par rapport à juin pour un total d’environ 3000 départs vers 78% de ses destinations

En juillet 2020, la compagnie nationale néerlandaise basée à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol élargit son offre sur l’ensemble du réseau, « notamment en Europe du Sud ». Les destinations reprises incluent Alicante, Bilbao, Bologne, Ibiza, Istanbul, Nice, Porto, Catane et Split, pour un total de 73 destinations européennes proposées, contre 30 destinations en mai et 45 destinations prévues en juin.

Sur l’intercontinental, KLM a déjà prévu de relancer en juin des vols vers ArubaBonaireSint Maarten-Pincess JulianaParamaribo et Quito, vers les Caraïbes et l’Amérique du Sud donc. En juillet, elle prévoit d’ajouter six destinations supplémentaires, Jakarta et Denpasar en Indonésie, Washington et San Francisco aux Etats-Unis et Vancouver et Calgary au Canada ; elle renforcera en outre ses fréquences sur les lignes long-courrier déjà rouvertes.

Au total, la compagnie de l’alliance SkyTeam proposera en juillet 51 destinations LC, dont la moitié sont aujourd’hui réservées au transport de fret. « Dès que les autorités assoupliront les restrictions de voyage, KLM ouvrira également ces destinations pour la vente de billets passagers si possible », précise son communiqué.

Avec cette expansion du réseau en juillet, KLM desservira à nouveau 78% du nombre de destinations initialement prévu, avec plus de 3000 vols au départ de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol. « Nos clients veulent repartir. Nous élargissons donc lentement et soigneusement le réseau. Avec toutes les mesures d’hygiène prises à bord et au sol, nous le faisons de la manière la plus sûre possible », a déclaré le PDG de KLM Pieter Elbers.

Le réseau européen de KLM au départ d’Amsterdam devrait être le suivant en juillet :

Aalborg, Aberdeen, Alicante, Athènes, Barcelone, Bâle-Mulhouse, Bergen, Berlin-Tegel, Bilbao, Billund, Birmingham, Bucarest, Bologne, Bordeaux, Bristol, Budapest, Bruxelles, Cagliari, Catane, Dublin, Düsseldorf, Édimbourg, Florence, Francfort, Gdansk , Genève, Gênes, Glasgow, Göteborg, Hambourg, Hanovre, Helsinki, Ibiza, Inverness, Istanbul, Kiev, Copenhague, Cracovie, Leeds Bradford, Londres City, Londres-Heathrow, Lisbonne, LuxembourgLyon, Madrid, Malaga, Manchester, Montpellier, Moscou, Milan, Munich, Nuremberg, Newcastle, Nice, Oslo, Paris, Porto, Prague, Rome, Saint-Pétersbourg, Split, Stavanger, Stockholm, Stuttgart, Toulouse, Trondheim, Valence, Venise, Varsovie, Vienne, Zagreb et Zurich.

Les aéroports de Monastir et d’Enfidha ‘ Reday and Safe’ pour la reprise touristique

Espace manager.com – 6 Juin 2020

Dans la perspective de l’ouverture des frontières maritimes, terrestres et aériennes annoncée pour le 27 juin, les aéroports de Monastir et d’Enfidha, gérés par TAV Tunisie, se sont mis à niveau en termes de mesures sanitaires et de protection contre le COVID-19 tant bien pour les passagers que pour les employés et les parties prenantes dans les deux aéroports.

Étant les deux principaux points d’entrée de touristes en Tunisie, toutes les dispositions opérationnelles, procédurales et d’orientation des flux des passagers ont été prises dans le cadre du respect du protocole sanitaire du secteur touristique et des normes sanitaires internationales afin de pallier à tout risque de contaminations par le virus.

Aussi, plusieurs mesures sanitaires visant à renforcer la sécurité et l’hygiène des terminaux, des salles d’embarquement et de tri bagage, des comptoirs d’enregistrement et de contrôle de police et de douane ont été mise en place pour la matérialisation de la distance de sécurité à observer.

Afin de garantir la sécurité sanitaire, du gel hydroalcoolique sera mis à disposition en divers points et les mesures de nettoyage et de désinfection des zones accessibles aux passagers seront renforcées.

La société TAV a précisé dans ce cadre : « Nos aéroports sont des endroits propres et sûrs. Nous nous devons d’assurer un niveau de propreté et d’hygiène sans faille au sein de nos aéroports.

 C’est un engagement que nous avons toujours pris envers notre pays, nos passagers et nos collaborateurs »…

Ce dispositif de sécurité sera amené à évoluer au regard de la situation sanitaire en Tunisie et de la reprise du trafic aérien.

Londres-City : reprise des vols à partir de fin juin

La Tribune – 6 Juin 2020

L’aéroport Londres-City, fermé depuis fin mars en raison de la pandémie de Covid-19, annonce une reprise des vols commerciaux fin juin.

Les vols domestiques reprendront en premier, suivis début juillet par les vols internationaux mais le calendrier « peut dépendre de la quarantaine proposée des passagers arrivant au Royaume-Uni« , a précisé l’aéroport londonien dans un communiqué. En effet, à partir de lundi 8 juin, les voyageurs entrant au Royaume-Uni par terre, mer ou air, sauf certaines exceptions dont les personnes arrivant d’Irlande, devront observer quatorze jours de quarantaine, une mesure redoutée par les professionnels du tourisme et de l’aviation. Le maintien ou non de cette mesure sera examiné le 29 juin par les autorités sanitaires britanniques.

« Lorsque nos portes rouvriront à nouveau d’ici peu, notre ambition est de fournir la meilleure expérience aéroportuaire au Royaume-Uni à nos passagers en nous assurant de suivre les directives du secteur aérien à la lettre et en maintenant la réputation de l’aéroport« , a déclaré Robert Sinclair, PDG de l’aéroport de Londres-City. « En décrivant les mesures que nous prenons pour rendre l’aéroport sûr et en intégrant les points de vue de nos voyageurs réguliers dans nos plans, nous donnerons aux gens la confiance nécessaire pour voyager de notre aéroport vers des destinations à travers le Royaume-Uni et l’Europe« , a-t-il ajouté.

Situé à l’est de Londres, non loin du quartier financier de Canary Wharf, l’aéroport de Londres-City est utilisé surtout par une clientèle d’affaires. Il a accueilli l’an dernier plus de 5 millions de passagers.

L’aéroport de Marseille annonce la date de reprise des vols

Dzairdaily –5 Juin 2020

L’aéroport de Marseille Provence a annoncé hier, jeudi 4 juin dans un tweet sur son compte officiel, sa reprise des vols. Le statut sur twitter a confirmé que plusieurs dates et destinations seront au programme. La relance définitive du trafic aérien se fera à partir du mois courant.

En effet, cette déclaration annonce un remaniement enhardissant du transport aérien, pour la saison estivale de l’an 2020 au niveau de l’aéroport de Marseille Provence. Celle-ci implique dans un premier temps des vols domestiques, vers l’aéroport Paris CDG (Paris Charle de Gaulle); puis dans un second temps, des rotations vers divers territoires.

Par la même occasion,la direction générale de la structure, a indiqué les destinations qui seront au rendez-vous. Ainsi, Malte, l’Italie, le Luxembourg, le Royaume-Uni ou encore la République-Tchèque seront desservies à partir de l’aéroport marseillais.

Cependant, en vue des conditions de confinement actuelles dans certains pays, qui ont mené à la suspension du pont aérien ; des continents seront dispensés de cette projection. Entre autres, c’est l’Afrique du Nord qui s’affiche en tête de cette liste d’attente. De ce fait, l’Algérie et le Maroc n’enregistreront aucun survol, sous réserve de réouverture de leurs frontières respectives.

Plusieurs compagnies seront au rendez-vous

De nombreuses compagnies aériennes se démènent pour organiser un canevas, qui sera en toute adéquation avec les nouvelles dispositions entreprises par l’aéroport de Marseille Provence.

Et c’est dans une optique de maintien d’une cadence d’activité optimale, que cette initiative a été prise. Mais également, afin de satisfaire la demande de la clientèle. Les compagnies ayant répondu présentes à l’appel, sont entre autres; Air France, Air Corsica, Vueling Airlines, Brussels Airlines, Volotea et Ryanair.

Ryanair réactualise son statut d’activité

La compagnie aérienne irlandaise à bas-prix, Ryanair rejoint Air France et met à jour son programme de vol pour l’été 2020; en évoquant toutes les destinations augurées au départ de l’aéroport de Marseille. Rappelons que ce dernier, a rouvert ses portes après deux (2) mois d’inaction, suite aux mesures préventives appliquées contre le Covid-19.

En outre, la compagnie low-cost a mis en oeuvre un volume de rotation important, sectionné sur deux volets; nationaux et internationaux. La première section prendra effet à partir du 21 juin. Quant à la seconde, elle sera opérationnelle dès le début du mois de juillet. En sus, Ryanair n’a pas lésiné quant au débit organisé pour ce mois de juin, avec deux traversées hebdomadaires qui survoleront Brest, Lille et Nantes. Un réseau qui sera vite étendu vers d’autres contrées.

L’aéroport de Marseille corrobore son bouclier sanitaire

Afin de garantir à sa fidèle clientèle un périple dépourvu de risques sanitaires, l’aéroport de Marseille Provence a reconsidéré l’ensemble de son protocole préventif, qui a été exposé à une nouvelle mise à jour. De ce fait, des consignes ont été communiquées par la direction de l’aérogare marseillais, pour préserver la santé des passagers et du personnel.

Ces dernières abordent la notion des gestions barrières à respecter, sans oublier le port obligatoire du masque. Une obligation émise par le gouvernement français depuis le 11 mai dernier. A cela s’ajoute la procédure de désinfection à base de virucide assurée par les agents de nettoyage; ainsi que la consolidation du système de traitement de l’air pour évacuer tous les germes à caractère virulent.

Aéroport de Montpellier : Le redémarrage se poursuit prudemment

ViaOccitanie –6 Juin 2020

L’aéroport de Montpellier vient d’annoncer la reprise de ses rotations aériennes dès le 15 juin avec Bordeaux de la compagnie Chalair.

Un redémarrage prudent de la part des différentes compagnies aériennes.

Initialement prévu en avril dernier, le projet de base de la compagnie Transavia avec ses 20 destinations est reporté en 2021. La compagnie low-cost d’Air France va reprendre dès le 26 juin ses vols vers la Grèce, le Portugal, l’Italie ou encore l’Espagne.

Tunisair : Les passagers doivent se présenter à l’aéroport 4 heures avant le vol

Webdo.tn –5 Juin 2020

Les passagers devraient se présenter à l’aéroport, 4 heures avant le vol prévu, annonce la compagnie Tunisair.

Le transporteur national a appelé les passagers à rejoindre les comptoirs 4 heures avant le vol, ajoutant qu’ils seront fermés 1h avant le décollage.

« Ceci leur permettra d’avoir le temps nécessaire pour procéder aux différentes opérations de contrôle douanier et sanitaire lié à l’épidémie du Coronavirus, ainsi que l’enregistrement, le dépôt des bagages et le contrôle de sûreté », ajoute-on. « Directement après l’enregistrement, le passager devra se diriger vers sa salle d’embarquement pour éviter les encombrements aux contrôles de police. »

Wizz Air reliera Beauvais et Bâle-Mulhouse à Tirana

Air Journal–6 Juin 2020

La compagnie aérienne low cost Wizz Air lancera le mois prochain deux nouvelles liaisons entre Tirana et la France, vers Paris-Beauvais et Bâle-Mulhouse, la capitale d’Albanie étant une nouvelle base.

A partir du 15 juillet 2020 si les restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19 sont levées, la spécialiste hongroise du vol pas cher proposera trois vols par semaine entre Tirana-Nënë Tereza et l’aéroport de Beauvais-Tillé, opérés en monocouloir Airbus. Les départs d’Albanie sont programmés lundi, mercredi et vendredi à 13h00 pour arriver à 15h30, les vols retour quittant la France à 21h45 pour s poser le lendemain à 0h25. Wizz Air sera en concurrence indirecte avec sur cette route Transavia, au départ d’Orly.

Michel Peiffer, Président du Directoire, a expliqué dans un communiqué que la reprise étant maintenant en vue « avec des conditions sanitaires satisfaisantes, nous sommes ravis de la confiance témoignée par nos partenaires, notamment par la compagnie Wizz Air, qui poursuit son développement au départ de l’aéroport avec l’ouverture de nouvelles lignes vers des pays jusqu’ici non desservis. L’Albanie et sa capitale Tirana est une destination que nous souhaitons proposer à nos clients depuis longtemps car la demande entre les deux pays est importante et en fort progrès ».

Le dirigeant ajoute qu’avec cette nouvelle ligne au départ de l’Aéroport Paris-Beauvais, Wizz Air « proposera la majorité des sièges offerts entre la France et l’Albanie. Nul doute que les habitants des Hauts-de-France, Ile-de-France et Normandie saisiront l’opportunité de découvrir ce trésor insoupçonné de la côte adriatique ».

Bâle-Mulhouse-Freiburg, la low cost hongroise affiche à compter du 18 juillet deux rotations hebdomadaires depuis Tirana : départs mardi et samedi à 7h15 pour arriver à 9h25, et retour de l’EuroAirport à 15h20 pour atterrir à 17h25. Wizz Air sera sans concurrence sur cet axe.

La nouvelle base de Wizz Air à Tirana accueillera également de nouvelles liaisons vers Charleroi en Belgique, Prague en République Tchèque, Berlin, Dortmund, Francfort-Hahn, Hambourg, Karlsruhe-Baden Baden en Allemagne, vers Héraklion et Rhodes en Grèce, vers neuf aéroports italiens et Eindhoven aux Pays-Bas. Elle dessert déjà la ville au départ de Budapest, Londres-Luton, Memmingen et Vienne, pour un total désormais de 25 destinations.

L’aéroport de Salzbourg-WA Mozart en Autriche sera une nouvelle destination pour Wizz Air, qui y proposera des routes depuis Larnaca (également une nouvelle base), Kiev, Bucarest, Belgrade, Tuzla et Skopje

Aéronautique : le gouvernement mobilisera jusqu’à 10 milliards d’aides

Les Echos – 6 Juin 2020

Le gouvernement devrait dévoiler ce mardi son plan de soutien à la filière aéronautique, gravement déstabilisée par l’effondrement des commandes d’avions civils. Ce plan, qui associe les poids lourds du secteur aux pouvoirs publics, mêle des mesures d’urgence pour préserver l’emploi à un soutien de plus long terme à la modernisation du secteur.

Le gouvernement doit annoncer ce mardi un plan massif d’aide au secteur aéronautique, un des rares secteurs industriels où la France excelle, avec quelque 195.000 salariés, dont plus de 47.000 pour Airbus. Avec l’arrêt du trafic aérien, la filière, en croissance depuis vingt ans, a été littéralement fauchée en plein envol. Les commandes d’avions ont brusquement cessé et les livraisons ont fondu. Au point que le président d’Airbus, Guillaume Faury, a alerté le premier sur des menaces pour sa « survie ». Et le retour au niveau d’avant la crise n’est pas attendu avant deux ou trois ans. D’où la nécessité pour la filière aéronautique de se restructurer en profondeur, avec l’aide des pouvoirs publics.

Après l’annonce d’un plan pour l’automobile de quelque 8 milliards d’euros et pour le tourisme de 18 milliards, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, accompagné de ses collègues des Transports et de la Défense, devrait donc dévoiler ce mardi, un plan qui pourrait approcher les 10 milliards d’euros pour l’aéronautique, mêlant des mesures générales en faveur de l’emploi et de l’obtention de crédits, à des mesures plus spécifiques, comme la création d’un fonds d’investissement dédié à la consolidation de la filière et un nouveau plan de soutien à l’innovation et à la recherche.

Priorité à la sauvegarde de l’emploi

Première urgence : éviter au maximum les licenciements, 30.000 postes étant considérés à risque dès cet été. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a ainsi confirmé vendredi le maintien d’un dispositif de chômage partiel pour certains secteurs en grave difficulté, comme l’aéronautique. Un système d’activité partielle de longue durée, qui pourrait aller potentiellement jusqu’à deux ans, devrait ainsi être mis en oeuvre au 1erjuillet, afin d’éviter une longue liste de plans de licenciements comme outre-Manche ou outre-Atlantique.

Chez Safran, par exemple, il est question de passer à la semaine de quatre jours, l’Etat compensant en partie la perte de pouvoir d’achat des salariés par un système de chômage partiel correspondant au cinquième jour. Le motoriste envisage une chute de l’ordre de 30 % de son activité, tandis qu’ Airbus évoque une baisse de 40 % !

Autre dispositif d’urgence, destiné cette fois à éviter une cascade d’annulation de commandes de la part des compagnies : un plan de soutien aux exportations aéronautique. En cas de difficultés financières d’un client clef d’Airbus, le gouvernement pourrait accorder sa garantie financière, en complément ou en prolongation du rôle joué par la Coface, afin de permettre à la compagnie de reporter ses commandes, plutôt que de les annuler. Un effort coûteux de potentiellement plus de 1 milliard qui restait encore vendredi en évaluation. De même que de possibles aides pour inciter à mettre à la casse les appareils de plus de vingt ans et à les remplacer par des neufs, afin de « verdir » les flottes.

Aides au financement

Le plan d’aide gouvernemental comprendra également deux volets spécialement dédiés au financement des sociétés aéronautiques. Le premier, désormais classique est une enveloppe d’environ 2,5 milliards d’euros de prêts garantis aux entreprises pour faire face aux urgences de trésorerie, à l’instar de ceux déjà accordés à Mecachrome et Daher. Le second volet, à plus long terme, est la création d’un nouveau fonds d’investissement dédié à l’aéronautique , dans la continuité des fonds « Aerofunds » lancés en 2003, 2009 et 2013, associant les grands « donneurs d’ordres », Airbus, Safran, Dassault et Thales, à l’Etat, via la banque bpifrance.

Ce fonds d’investissement, dont la gestion sera confiée par appel d’offres à un gestionnaire privé, aura pour mission de soutenir en fonds propres les petites et moyennes entreprises du secteur, pour éviter que certaines soient rachetées par des prédateurs étrangers. Les quatre principaux donneurs d’ordres, Airbus, Safran, Thales et Dassault doivent apporter ensemble plus de 250 millions d’euros, la banque publique d’investissement bpifrance abondant d’autant, le but étant d’élargir auprès d’autres investisseurs pour mobiliser autour de 1 milliard d’euros.

Des fonds pour « l’avion vert » et « l’usine 4.0 »

Le troisième grand volet du plan gouvernemental, qui devrait bénéficier de l’enveloppe la plus importante, concernera le financement de l’innovation. En période de crise, les entreprises sont tentées de sabrer dans leurs budgets de recherche. Pour éviter cet écueil qui pourrait inciter des ingénieurs à se tourner vers d’autres industries, le gouvernement devrait flécher de l’ordre de 1,5 milliard d’euros par an, sur cinq ans, pour financer la recherche et développement pour les deux chantiers prioritaires que sont l’avion vert « zéro émission » de CO2, espéré pour 2035 et la numérisation de l’outil industriel, avec « l’usine 4.0 ».

En coordonnant leurs efforts au sein du Conseil pour la recherche aéronautique civile (Corac), les industriels pourront ainsi cofinancer avec de l’argent public leurs « démonstrateurs », comme cela se pratique déjà depuis de nombreuses années. Ainsi le gouvernement inscrit aussi son soutien à l’aéronautique dans le cadre plus global des préoccupations écologiques, comme il l’a fait pour Air France-KLM.

Des commandes militaires

Enfin, de manière plus traditionnelle, des conversations se tiennent pour mobiliser la commande publique, notamment des Armées. Rue de Brienne, on étudie les possibilités d’accélérer la modernisation de certaines flottes d’appareils, sans trop faire déraper l’enveloppe budgétaire. L’Armée de l’Air aimerait ainsi obtenir davantage d’ avions ravitailleurs MRTT d’Airbus pour remplacer ses vieux Boeing C135, et souhaiterait remplacer rapidement ses vieux hélicoptères Puma par des Caracal H225M.

Elle rêve aussi d’accélérer la commande sans cesse reportée d’une cinquième tranche d’avions de chasse Rafale de Dassault et plaide aussi pour quelques nouveaux Falcon 900. De quoi donner du travail à de nombreux sous-traitants d’Airbus et de Dassault Aviation. L’un des atouts de nombreuses entreprises aéronautiques françaises est en effet de produire à la fois pour l’aéronautique civile et pour la défense, une dualité qu’il serait dommage de ne pas exploiter.

Aux Etats-Unis, le trafic aérien reprend doucement

Les Echos – 5 Juin 2020

Les actions American Airlines ont bondi en Bourse après l’annonce que la compagnie aérienne allait augmenter le nombre de vols circulant en juillet de 75 % par rapport à juin. Delta et United affichent elles aussi des objectifs de vols en hausse. Le nombre de vols prévu reste très inférieur à celui observé l’année dernière.

Après le confinement, les Américains recommencent à prendre l’avion. Les actions American Airlines ont bondi hier de plus de 41 % à la Bourse de New York, regagnant un peu du terrain perdu depuis le début de la pandémie de coronavirus qui a dévasté le secteur aérien . La compagnie aérienne prévoit d’augmenter le nombre de vols pendant le mois de juillet, de 75 % par rapport à juin. Ces derniers seront au nombre de 4.000 pendant les jours où le trafic sera le plus intense, contre 2.300 ce mois-ci.

Meilleur qu’attendu, ce nombre de vols reste loin des niveaux atteints l’année dernière. La capacité atteinte en juillet de cette année sera équivalente à 40 % de celle de 2019, au lieu de 30 % en juin. « Les gens ont envie, hâte de reprendre leur vie économique », a déclaré Vasu Raja, chargé de la stratégie réseau chez American. « Nous avons confiance dans notre choix de faire circuler beaucoup plus d’avions en juillet. »

American Airlines n’est pas la seule compagnie aérienne à afficher son optimisme pour les mois prochains. Les actions du secteur aérien rebondissaient de 41 % à la fermeture de la Bourse à New York. American est suivie de près par ses concurrents Delta et United.

Les bourses asiatiques ont suivi la tendance. Les actions des principales compagnies aériennes asiatiques ont également progressé de 4,6 % cette nuit, selon les estimations de Bloomberg. Les compagnies chinoises menaient la danse : China Southern Airlines Co. et Air China Ltd. ont gagné 7 % à la Bourse de Hong Kong.

Demande intérieure

Le taux de remplissage des avions d’American s’améliore : il est passé à 55 % la semaine dernière, au lieu de 15 % en avril. La compagnie veut remettre en circulation 450 avions qu’il avait retirés en avril, lorsque la pandémie faisait rage. Les revenus de la compagnie aérienne restent néanmoins très bas. Ils ont été réduits de 80 % par rapport à l’année dernière, au lieu de 90 % au plus fort de la crise.

Les concurrents d’American augmentent également leur offre de vols. Delta va ainsi doubler son offre en juillet par rapport à juin, a déclaré son PDG Ed Bastian. Prudent, United envisage d’opérer à 30 % de sa capacité de l’année dernière pour les vols domestiques aux Etats-Unis. American a prévu d’atteindre 55 % de sa capacité pour ce type de vols.

Malgré ces quelques signes encourageants, les perspectives du secteur aérien restent sombres. La demande de vols internationaux, les plus lucratifs pour les compagnies aériennes, reste réduite. Selon Moody’s, elle restera anémiée l’année prochaine et une vraie reprise attendra 2023.

American Airlines dévoile son programme de reprise

Air Journal – 7 Juin 2020

Pour cette  saison estivale, American Airlines proposera 55% des vols domestiques par rapport au programme de l’année dernière, et relancera des liaisons long-courriers principalement vers l’Amérique latine et l’Europe.

Les liaisons domestiques seront principalement au départ des hubs de Dallas-Fort Worth et de Charlotte-Douglas vers les destinations les plus demandées, notamment vers les principales villes de Floride, ainsi que Asheville (Caroline du nord), Savannah (Géorgie) et Charleston (Caroline du sud). Ce programme de vols domestiques sera disponible à la réservation à partir du 7 juin.

Sur le réseau international, American Airlines compte exploiter 20% des vols long-courriers par rapport à l’été dernier, vers l’Amérique latine et l’Europe, avec pour la majorité des routes une seule rotation par semaine. Depuis le 5 juin, elle opère ces liaisons régulières : Dallas-Fort Worth – Amsterdam; Dallas-Fort Worth – Paris; Dallas-Fort Worth – Francfort; Chicago-O’Hare – Londres-Heathrow; New York-JFK – Londres-Heathrow; Miami – Antigua; Miami – Guayaquil et Miami – Quito.

« Aujourd’hui American reprend son vol de Dallas-Fort Worth (DFW) à Paris-Charles de Gaulle (CDG), après une interruption imposée par les restrictions gouvernementales. La reprise du service entre CDG et DFW, notre plus grand hub, est un pas important dans la reconstruction de nos liaisons internationales. Nous travaillons en étroite collaboration avec les aéroports et les autorités locales pour continuer à assurer un service en toute sécurité à nos passagers. Conformément aux mesures de consolidation prisent par l’aéroport de CDG, American opèrera temporairement du Terminal 2E, comptoirs 2 et 3« , a déclaré Tom Lattig, vice-président, Europe, Middle East and Africa, lors de la reprise de la liaison Dallas-Paris qui a marqué le rtour de la compagnie américaine en France.

Polynésie française : réouverture du territoire aux touristes le 15 juillet

Air Journal – 7 Juin 2020

La Polynésie française rouvrira ses frontières le 3 juillet et allégera la quatorzaine en septaine aux nouveaux arrivants, avant de la supprimer le 15 juillet pour permettre la reprise du tourisme international, ont annoncé les autorités locales.

Dans la première quinzaine de juillet, seuls les résidents et résidentes polynésiennes, les étudiants et étudiantes qui souhaitent revenir en Polynésie et les passagers et passagères ayant un « motif impérieux » pourront embarquer à destination de la collectivité d’Outre-mer. Elles devront réaliser un test de dépistage du coronavirus 72 heures avant leur embarquement, être confinés sept jours à leur arrivée, puis subir un nouveau test.

Enfin, à partir du 15 juillet, la collectivité ultramarine acceptera de nouveau les touristes en provenance de l’Europe et des Etats-Unis, ses principaux marchés. Elle exigera une assurance de voyage international pour tous les passagers non-résidents, ainsi qu’un test de dépistage du covid-19 avant le départ et un autre, pour certains visiteurs et visiteuses, au cours de leur séjour.

La Polynésie a interrompu les vols internationaux en mars, ce qui lui a permis de contenir l’épidémie : seuls 60 cas ont été détectés et elle ne déplore aucun mort du covid-19. La France finance trois vols de continuité territoriale entre Paris et Papeete par mois pour acheminer du fret sanitaire et ramener les Polynésiens bloqués en métropole, mais aucun touriste n’a débarqué en Polynésie depuis près de trois mois. L’économie polynésienne, fondée sur le tourisme, est donc au point mort. Tous les hôtels sont fermés, et deux ont annoncé qu’ils ne rouvriraient pas. Le secteur milite depuis plusieurs semaines pour un redémarrage des vols et un assouplissement de la quatorzaine, cette quarantaine de quatorze jours qui provoque l’annulation de la plupart des séjours touristiques prévus cet été.

« Nous allons ouvrir encore plus notre pays pour sauver les emplois », a déclaré le président polynésien Edouard Fritch. Près de 19.000 Polynésiens travaillent selon lui dans le tourisme ou exercent un emploi lié à ce secteur. « Nous ne sommes plus dans l’urgence sanitaire, par contre nous sommes dans l’urgence économique et sociale », a ajouté Nicole Bouteau, ministre du Tourisme et de l’Emploi dans le gouvernement local.

Union européenne : réouverture des frontières intérieures d’ici fin juin et des frontières extérieures en juillet

Air Journal – 6 Juin 2020

L’Union européenne (UE) rouvrira complètement ses frontières intérieures d’ici fin juin et devrait commencer début juillet à lever les restrictions de voyages à destination ou en provenance de l’extérieur de l’UE, a annoncé hier la Commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

S’exprimant devant la presse après une visioconférence entre les ministres de l’Intérieur des Vingt-Sept, Ylva Johansson a précisé que la plupart des pays de l’UE (c’est le cas de la France) lèveraient d’ici au 15 juin les contrôles aux frontières entre pays membres mais que certains (comme par exemple l’Espagne) attendraient néanmoins la fin du mois. « Cela signifie donc que les contrôles intérieurs aux frontières seront levés d’ici fin juin, j’imagine. Nous devrions envisager la levée progressive des restrictions aux voyages non-essentiels vers l’UE début juillet« , a-t-elle dit.

L’interdiction des voyages non essentiels a été mise en place le 17 mars dernier entre les États membres et la Commission européenne pour lutter contre la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus, et prolongée à deux reprises jusqu’au 15 juin. Une nouvelle prolongation « a été proposée jusqu’à la fin juin pour permettre de bien préparer une ouverture progressive ensuite » des frontières extérieures, a déclaré la secrétaire d’État croate Terezija Gras, dont le pays exerce la présidence semestrielle de l’UE. Pour sa part, la France avait évoqué la semaine dernière l’idée d’une réouverture des frontières extérieures au 1er juillet assortie de restrictions pour les voyageurs en provenance de certains pays où l’épidémie du coronavirus continue encore à progresser.

La relance Eco : A Pau, l’aéroport béarnais est prêt pour le retour des clients

France Bleue – 8 Juin 2020

Les premiers vols pour Paris vont reprendre cette semaine. L’aéroport de Pau Pyrénées est prêt pour un retour de la clientèle et des touristes.

Clientèle d’affaires ou touristes, ils vont bientôt faire leur retour dans les halls d’arrivée et de départ de l’aéroport de Pau Pyrénées. Dès ce mercredi 10 juin, les premiers vols reliant le Béarn à Paris vont permettre au site aéroportuaire de reprendre son activité.

« On reprend en douceur avec un avion par jour. On est tous contents de reprendre notre travail. Ces liaisons pour Paris sont importantes pour le territoire », explique Thierry Souchet, le directeur général de l’aéroport de Pau Pyrénées.

Masque dans l’avion, un temps d’attente plus longue à l’embarquement, et parfois même une attestation pour certaines compagnies, prendre l’avion ne sera pas tout à fait comme avant. « Le traitement des clients va être un peu plus long. Et les passagers ne pourront pas être accompagnés au premier étage. Les parents d’enfants pourront y aller, tout comme les accompagnants de personnes handicapées », ajoute le directeur général de l’aéroport palois.

Quant aux commerces présents dans l’aéroport, ils rouvriront leurs portes pour le lundi 15 juin. « On a un gros challenge : redonner confiance à nos clients. Et cette reprise, c’est aussi un trait d’union pour nos entreprises avec Paris et Lyon. En attendant la réouverture des frontières. »

PLUS AUCUN VOL DE NUIT À L’AÉROPORT LYON SAINT-EXUPÉRY ?

Radio Scoop – 8 Juin 2020

Alors que le trafic aérien reprend ce lundi, des riverains de l’aéroport lyonnais réclament un couvre-feu sur les vols de nuit.

Jour-J à Saint-Exupéry ! Ce lundi, les vols reprennent à l’aéroport de Lyon. Une reprise progressive du trafic après plus de deux mois et demi d’arrêt. Deux et mois demi de tranquillité pour les riverains.
Des habitants qui avaient pris l’habitude d’un réveil paisible et de nuits réparatrices. Alors pour éviter de retrouver les nuisances quotidiennes, ils réclament désormais un couvre-feu aérien sur les vols de nuit.
“Ce couvre-feu obligerait la suppression de 25 appareils entre minuit et 5h00”, note Francis Huet, membre de l’Association contre l’extension et les nuisances de l’Aéroport Lyon-Saint-Exupéry (Acenas).
“C’est un rythme qui s’accroît, ajoute-t-il. On était à 17 il y a quatre ans, maintenant à 25, et il y en aura encore davantage. Et si on compte les vols depuis 22h00, on serait à 33. On pense qu’il doit être possible d’intégrer ces avions aux 330 avions journaliers qui arrivent ou partent de l’aéroport de Saint-Exupéry”.
Une demande transmise à la direction de l’aéroport, mais la décision sera prise au niveau européen.
Premiers vols ce lundi

En attendant, le trafic reprend donc très progressivement à Saint-Exupéry, avec des vols ce lundi à destination de Nantes, Bordeaux et Toulouse. Il faudra attendre mardi pour Paris Charles-de-Gaulle. Pour l’étranger, de nombreuses lignes reprendront lundi prochain.

Finie la tranquillité pour les riverains de l’aéroport Nantes-Atlantique

France Inter – 8 Juin 2020

Depuis le 15 mars, depuis que les vols commerciaux sont à l’arrêt, l’agglomération nantaise est épargnée par le bruyant survol des avions. Et ceux qui habitent aux abords des pistes viennent de vivre une période de calme inédite.

Le paradis se referme ce lundi 8 juin au matin, avec la reprise des vols d’Air France d’abord, vers Lyon et Roissy, puis ceux des compagnies lowcost dans les jours qui viennent. “Les petits oiseaux, plein de papillons… La nature avait repris ses droits, sans un bruit. Oui, ça va être dur”, prévoit Claire. “On va en souffrir et en pâtir”, ajoute David.

David et Claire habitent à Saint-Aignan-Grandlieu, une maison en pleine campagne achetée là parce que l’aéroport devait déménager vers Notre-Dame-des-Landes. Raté… Le référendum du 26 juin 2016 qui donnait une majorité de voix en faveur de ce transfert, a été définitivement enterré en janvier 2018 par le Premier ministre Édouard Philippe, brisant leurs rêves de tranquillité.

Des avions au dessus de la tête

“Là, nous sommes dans la rue qui donne le plus près de l’entrée de piste” montre David. Les avions atterrissent ou décollent 200 mètres plus loin, de 6h du matin à plus de 20h le soir. Ils sont alors à une centaine de mètres au dessus des habitations. Les riverains ont droit aux effluves de kérosène, et – évidemment – au bruit infernal des réacteurs. Le quotidien des familles du secteur est littéralement pourri par ces nuisances qui auraient dû cesser.

Depuis trois mois, l’enfer est devenu paradis. Et c’est le coq qui réveille David. “Il peut chanter, il est à sa place, lui”, sourit l’ancien cadre aéronautique. “L’aéroport ne devrait plus être ici”, soupire t-il avec regret. “Le confinement nous a offert ce que nous devrions avoir : une vie de campagne, très agréable,  la nature, les oiseaux… La belle vie !”

Le couple hésite aujourd’hui entre fatalisme – “la population n’a pas été écoutée, on ne l’écoutera pas plus maintenant”, pour David ; et espoir de voir le trafic aérien se réduire un peu : “Si on peut effectivement diminuer le nombre de vols par jour, tous les riverains seraient très heureux.”

Une vingtaine de compagnies aériennes proposaient des vols au départ de Nantes il y a trois mois. Elles seront cinq seulement d’ici la fin du mois de juin. Après Air France ce lundi, les avions d’EasyJet, Volotéa, Transavia et Ryanair repartiront ensuite vers des destinations françaises et européennes.

Revue de presse 05 NOVEMBRE 2020 : • Déprimant : scénarios d’Eurocontrol et trafic mondial en septembre • Covid : pas de sortie de crise avant 2024 pour le transport aérien européen …

Revue de presse 25 Mai 2020 : • Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie •Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin • La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus…

Au sommaire :  

 

  • Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie

  • Belgique : l’aéroport de Charleroi annonce sa réouverture le 15 juin

  • SWISS reprendra ses vols à la mi-juin à Genève Aéroport

  • Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin

  • L’Outre-mer, premier espoir de relance du transport aérien français

  • Espagne : réouverture des frontières aux touristes en juillet

  • Transport aérien : une sanglante guerre des prix se profile avant une consolidation du marché

  • La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus

  • Lufthansa : Berlin devrait prendre 20% du capital en contrepartie d’une aide de 9 milliards d’euros

  • Volotea relance des dessertes de la Corse depuis Rennes et Montpellier

 

Coronavirus : les dirigeants d’EasyJet résistent au fondateur de la compagnie

Les Echos  24/05/2020

Le fondateur et premier actionnaire de la compagnie aérienne britannique à bas coût, Stelios Haji-Ioannou, réclamait le départ des dirigeants d’EasyJet. Il leur reprochait d’avoir maintenu une commande de 107 avions Airbus malgré la pandémie de coronavirus. Appelés à les départager lors d’une assemblée générale, les actionnaires ont rejeté la proposition de Stelios Haji-Ioannou.

Les actionnaires d’EasyJet ont tranché et leur sentence – pour l’heure – est irrévocable. À l’occasion d’une assemblée générale de la compagnie aérienne britannique à bas coût, ils ont débouté le fondateur de l’entreprise : Stelios Haji-Ioannou.

A la demande de ce dernier, ils étaient appelés à voter pour ou contre le départ de quatre des dirigeants d’EasyJet : le directeur général Johan Lundgren, le président du conseil d’administration John Barton, le directeur financier Andrew Findlay et un directeur non-exécutif indépendant, Andreas Bierwirth. Avec environ 57,6 % des voix contre et 42,4 % pour, les actionnaires ont choisi de maintenir leur confiance dans l’équipe actuelle.

Une « fraude »

« Au nom du conseil d’administration, je tiens à remercier les actionnaires pour leur soutien », a d’ailleurs déclaré John Barton dans le communiqué de presse diffusé à l’issue du vote. « L’industrie du transport aérien est confrontée à des défis sans précédent et la priorité immédiate du conseil d’administration a été de prendre les mesures nécessaires pour guider avec succès easyJet à travers cette période d’incertitude (liée à la pandémie de coronavirus, NDL) », a-t-il ajouté.

Depuis fin mars, Stelios Haji-Ioannou mène la vie dure à l’équipe dirigeante de la compagnie aérienne à bas coût, dont il détient 11 % à lui seul et même 34 % avec le reste de sa famille. Il leur reproche notamment de ne pas avoir annulé une commande de 107 avions Airbus d’un montant de 4,5 milliards de livres sterling (environ 5 milliards d’euros), malgré l’épidémie.

Reprise des vols et cyberattaque

Le fondateur d’EasyJet conteste même la régularité du vote de l’assemblée générale, estimant qu’il s’agit d’une « fraude ». Selon lui, une partie des actions du groupe est contrôlée indirectement par Airbus, ce qui l’a mis en échec. Sa campagne promettant 5 millions de livres à quiconque lui fournirait des informations pouvant faire échouer l’accord avec Airbus « a déjà donné de très bons résultats », a-t-il également précisé. Il suggère au passage de possibles irrégularités dans la négociation du contrat avec l’avionneur français.

De son côté, John Barton « espère pouvoir renouer un dialogue constructif avec Sir Stelios ». Le conseil d’administration se concentre, selon son président, « sur la conservation de la trésorerie et la garantie qu’EasyJet émerge de la crise de Covid-19 dans une position concurrentielle solide ». Une réponse directe aux accusations de Stelios Haji-Ioannou. Ce dernier affirmait notamment que les décisions de l’équipe dirigeante menaçaient la compagnie aérienne à bas coût de faillite.

Le soutien des actionnaires arrive également à point nommé, au moment où EasyJet annonce une reprise progressive de ses vols à partir du 15 juin. Mais aussi alors que la compagnie a révélé avoir subi en début d’année une cyberattaque ayant affecté les données personnelles de 9 millions de clients.

Belgique : l’aéroport de Charleroi annonce sa réouverture le 15 juin

Air Journal 24/05/2020

L’aéroport de Charleroi, plateforme dédiée principalement aux vols low cost, rouvrira ses portes aux voyageurs et reprendra ses activités commerciales le 15 juin prochain.

« Nous attendons encore les dernières confirmations de Wizzair, qui dépendent notamment des décisions d’ouverture des frontières ou d’éventuelles quarantaines, avant de pouvoir confirmer la liste des vols qui pourront reprendre », a déclaré Vincent Grassa, porte-parole d’Aéroport de Charleroi Bruxelles Sud (le nom commercial de la plate-forme), au site Le Soir. De son coté, Ryanair, principale compagnie à opérer à Charleroi, a déjà annoncé qu’elle devrait commencer à reprendre ses vols début juillet.

Différentes mesures sanitaires seront d’application afin de garantir la sécurité du personnel et des usagers à sa réouverture. Le port d’une protection bucco-nasale sera obligatoire dans l’enceinte de l’aéroport, tout comme le respect d’une distance de sécurité entre les personnes. Une tente de pré-contrôle sera installée avant l’entrée dans le terminal et la température des personnes souhaitant pénétrer au sein du bâtiment sera prise par la Croix-Rouge. Venir chercher quelqu’un à son arrivée sera possible, mais le parking P3 restera fermé dans un premier temps.

Confronté à une baisse de son activité due à la crise du coronavirus et à la suspension temporaire des liaisons par les compagnies aériennes, Aéroport de Charleroi Bruxelles Sud avait pris la décision de suspendre l’ensemble de ses activités commerciales à partir du 24 mars. Il avait tablé sur un redémarrage progressif le 4 mai, échéance qui avait ensuite été repoussée à début juin, et finalement à la mi-juin.

SWISS reprendra ses vols à la mi-juin à Genève Aéroport

Air Journal 24/05/2020

SWISS reprendra partiellement ses activités aériennes à la mi-juin au départ de sa base de Genève Aéroport.

Son programme de vols est établi dès le 15 juin jusqu’au 30 août 2020 avec une montée progressive en fréquences et en destinations dans cet intervalle post-confinement. Au total, 14 destinations sont prévues dès le 15 juin depuis Genève pour atteindre 34 destinations dès le 29 juin.

À partir du 15 juin, plusieurs destinations méditerranéennes seront de nouveau desservies par SWISS : au Portugal (Lisbonne, Porto, Faro), en Grèce (Athènes, Héraklion), en Espagne (Malaga, Palma), en France (Nice) et au Kosovo (Pristina). La compagnie suisse intégrera également d’autres métropoles européennes à son programme, tels que Londres, Dublin, Francfort, Prague et Moscou.

Dès le 29 juin, les fréquences seront augmentées sur la plupart de ces liaisons. Par ailleurs, de nouvelles destinations seront proposées, avec la réouverture des vols vers l’Italie, la Turquie, la Croatie et Chypre. Des nouvelles villes et lieux touristiques seront ajoutés au réseau en Espagne et Grèce (vols directs vers de nombreuses îles). Au total, au début de la saison estivale, SWISS proposera au départ de Zurich et de Genève quelque 190 vols vers 41 destinations européennes.

Royaume-Uni : quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger à partir du 8 juin

Air Journal 23/05/2020

Les voyageurs arrivant au Royaume-uni devront rester en quarantaine pendant une durée de 14 jours à compter du 8 juin, a annoncé hier la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel.

Cette mesure, qui sera réexaminée « toutes les trois semaines« , doit accompagner le déconfinement progressif du Royaume-uni. Les voyageurs en quarantaine, à leur domicile ou à l’hôtel, feront l’objet de contrôles aléatoires et les contrevenants s’exposeront à une amende de 1.000 livres (environ 1.117 euros), selon la presse britannique.

Des exceptions sont toutefois prévues pour les transporteurs routiers et des personnels médicaux, ainsi que pour les Irlandais, mais pas pour les voyageurs arrivant de France, comme Londres et Paris avaient récemment laissé entendre. Aussi, la France est prête à mettre en oeuvre des mesures de réciprocité lorsque le dispositif de quarantaine sera mis en oeuvre outre-Manche, a déclaré hier le ministère de l’Intérieur français cité par l’AFP : « Paris prend note et regrette la décision de londres de soumettre les arrivants sur le sol britannique à un régime de quarantaine« .

L’aérien britannique dénonce cette mesure de quarantaine qui empêchera, selon lui, tout le secteur à redécoller. Le patron de la compagnie low cost Ryanair, Michael O’Leary, l’a qualifiée d’« idiote » et « impraticable ». L’association sectorielle Airlines UK a estimé qu’une quarantaine « tuerait effectivement » les voyages internationaux vers le Royaume-uni, sutour que Londres est le premier hub européen des vols transatlantiques. John Holland-Kaye, le directeur général de l’aéroport de Londres-Heathrow, le plus fréquenté en Europe, a estimé qu’une quarantaine devait être « limitée dans le temps ».

L’Outre-mer, premier espoir de relance du transport aérien français

Les Echos  22/05/2020

Avec la levée annoncée des restrictions aux déplacements en France, les Antilles françaises et La Réunion devraient être les premières destinations long-courriers de nouveau accessibles dès le mois prochain. Pour les compagnies aériennes françaises, ce sera une première grande bouffée d’air.

Pour les compagnies aériennes françaises, les départements d’Outre-mer seront les destinations phare de l’été 2020. Alors que de nombreuses incertitudes planent encore sur la réouverture des frontières et la reprise du trafic aérien international, les Antilles françaises et La Réunion devraient être les premières destinations long-courriers à bénéficier de la levée des restrictions sur le tourisme en France, annoncées par le Premier ministre . De quoi redonner un peu d’air à Air France, Air Austral, Air Caraïbes, French bee et Corsair, dont la majorité des avions long-courriers est clouée au sol depuis la fin mars.

Air Caraïbes, dès le 12 juin

Chez Air Caraïbes et French bee, dont l’activité se limite à quelques vols cargo , le redémarrage des vols passagers devrait se faire «en deux séquences, avec pour priorité la sécurité sanitaire », explique Marc Rochet, en charge des deux compagnies du groupe Dubreuil. « Dès le 12juin, nous allons opérer des vols cargo au départ de Roissy-CDG pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Saint-Denis de La Réunion, avec quelques passagers à bord. Cela nous permettra de roder les procédures sanitaires, explique-t-il. Et à partir du 26juin, nous devrions reprendre des vols quotidiens au départ d’Orly, pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint Martinet Cayenne avec Air Caraïbes, et vers Saint-Denis de La Réunion avec French bee, avec une montée en charge progressive jusqu’au 12juillet ».

Air France monte en puissance

Chez Air France aussi, la relance se fera en deux phases. La compagnie, qui a maintenu deux vols par semaine sur les Antilles et un par semaine pour La Réunion, prévoit de remonter à un vol quotidien sur Fort-de-France et Pointe-à-Pitre et cinq vols par semaine sur La Réunion et Cayenne, d’ici au 30 juin. Toutefois, le redémarrage en grand sera pour le mois de juillet, avec 16 vols prévus par semaine depuis Orly pour Pointe-à-Pitre, 14 vols pour Fort-de-France, 10 vols par semaine pour Cayenne, 14 vols hebdomadaires pour La Réunion, trois vols par semaine depuis Paris-CDG pour Tahiti, via Los Angeles, et sept vols par semaine pour Nouméa, via le Japon en coopération avec Air Calin.

Du côté de Corsair , le programme n’est pas encore arrêté, mais l’objectif est également de revenir rapidement à des départs quotidiens pour Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et La Réunion à partir du 26 juin. Quant à Air Austral, la compagnie réunionnaise a assuré sa survie, en obtenant pour 86 millions d’euros de prêts (30 millions de son actionnaire principal, la SEMATRA et 56 millions de prêts garantis par l’Etat) et a également pour objectif de reprendre ses vols passagers à compter du 26 juin. Mais son programme estival n’est pas encore disponible.

Trois à quatre vols quotidiens fin juin

Si tout se passe bien, les départements ultramarins devraient donc retrouver, dès le 26 juin, trois à quatre liaisons quotidiennes avec la capitale. Cependant, des incertitudes demeurent. Si la réouverture de l’aéroport d’Orly semble en bonne voie, les compagnies attendent toujours une confirmation officielle du gouvernement et d’ADP, « probablement pas avant fin mai », précise-t-on, de source proche du dossier. Pour lever les réticences d’ADP, les compagnies ont notamment dû s’engager à « lisser » leur programme de vols à Orly.

Des incertitudes demeurent

La principale incertitude reste toutefois l’évolution de la situation sanitaire et les contraintes afférentes. Si l’Agence européenne de sécurité aérienne a désormais établi des règles en matière de sécurité sanitaire, dont le port du masque obligatoire en vol, la levée des mesures de « quatorzaine » est un préalable à la reprise du tourisme international. Par ailleurs, un afflux massif de passagers pourrait relancer l’épidémie dans les « Dom », où une partie de la population ne cache pas son hostilité à un retour trop rapide des touristes.

« Nous devons en tenir compte », souligne Marc Rochet. « C’est d’ailleurs pourquoi le redémarrage doit se faire de façon progressive. Nous ferons en sorte de permettre aux ‘domiens’ de rentrer chez eux, avec notamment des tarifs réduits pour les étudiants ultramarins, mais il n’est pas question pour nous de faire des Dom, une destination de report pour tous les touristes qui n’auront pas pu partir à l’étranger », assure le patron d’Air Caraïbes et French bee.

Le retour à la normale n’est pas pour cet été

Même si toutes les compagnies notent une reprise des réservations depuis les annonces du Premier ministre, le retour au niveau de trafic d’avant la crise n’est donc pas pour cet été. Les programmes de vols de juillet et août seront probablement encore allégés en fonction de l’évolution du trafic, avec des annulations de vols à prévoir. C’est notamment la raison pour laquelle Air France et Air Caraïbes ont finalement annoncé le rétablissement des règles de remboursement en cas d’annulations, afin de ne pas inciter la clientèle à réserver au dernier moment.

Espagne : réouverture des frontières aux touristes en juillet

Air Journal 24/05/2020

« Je vous annonce qu’à partir du mois de juillet, l’entrée de touristes étrangers en Espagne reprendra en toute sécurité. Les touristes étrangers peuvent donc planifier dès maintenant leurs vacances dans notre pays« , a annoncé hier le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

« Nous garantirons que les touristes ne courent aucun risque et qu’ils n’apportent pas non plus de risques à notre pays« , a-t-il souligné. La réouverture des frontières est cruciale pour l’Espagne, deuxième destination touristique mondiale (derrière la France), où le secteur pèse 12% du PIB. Déjà, à partir du 22 juin, le gouvernement de Madrid mettra en place des « corridors de sécurité » pour relier les régions d’Espagne qui sont passées à la phase 3 de la « désescalade » (déconfinement en Espagne) à certaines villes européennes.

Un arrêté ministériel publié hier autorise la réouverture de huit aéroports espagnols : Séville, Minorque, Ibiza, Lanzarote-César Manrique, Fuerteventura, Tenerife Sur, Alicante-Elche et Valence. Ils s’ajoutent à ceux déjà en service -Josep Tarradellas Barcelona-El Prat, Gran Canaria, Adolfo Suárez Madrid-Barajas, Málaga-Costa del Sol et Palma de Mallorca.

Les pays d’Europe du sud s’ouvriront donc à temps pour la saison estivale. L’Italie, pour sa part, rouvrira ses frontières le 3 juin prochain, date à laquelle tous les aéroports italiens pourront accueillir des voyageurs de l’Union européenne sans leur imposer une quarantaine. La Grèce, elle, a fixé au 15 juin le début de la saison estivale dans le pays, avec des vols qui reprendront dès le 1er juillet. Le Portugal et l’Espagne discutent actuellement sur une réouverture de leur frontière terrestre commune le 8 juin. Les aéroports portugais ne sont pas fermés pour les vols arrivant de l’UE, notamment de la France, mais ils sont restreints aux conditions imposées par les autorités françaises.

Transport aérien : une sanglante guerre des prix se profile avant une consolidation du marché

La Tribune  22/05/2020

Une guerre des prix redoutable au moment de la reprise du transport aérien. Pas tant pour celle qui se profile cet été laquelle, au regard de la faible capacité mise en ligne sur les marchés, restera encore limitée. Mais plutôt au moment où les frontières intercontinentales commenceront à s’ouvrir davantage, peut-être à partir de cet automne s’il n’y a pas de deuxième vague d’épidémie, et au moment où les Etats “débrancheront” leurs aides à l’économie poussant ainsi les compagnies à mettre davantage d’offre sur le marché.

“Des prix en dessous du prix réel”

Quel que soit le calendrier ailleurs dans le monde, c’est le scénario que redoute la directrice générale d’Air France, Anne Rigail. Lors d’une audition au Sénat fin avril, elle partageait sa crainte avec les sénateurs que “l’après-crise se traduise par une guerre tarifaire avec des prix en dessous des prix réels”. Marc Rochet, président de French Bee et vice-président du conseil de surveillance d’Air caraïbes, ainsi que Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, sont convaincus aussi qu’il y a aura une guerre des prix, en raison d’une surcapacité et d’une concurrence exacerbée.

L’exemple chinois montre bien que le redémarrage passe par une forte baisse des prix. Premier pays touché par le Covid-19 et premier pays à avoir redémarré, la Chine a constaté une chute de 40% des tarifs depuis la réouverture des vols intérieurs mi-février.

La guerre éclair de Ryanair

Tous les ingrédients sont en effet en place pour une telle guerre tant sur les vols long-courriers que sur les moyen-courriers. Après un arrêt des opérations, les compagnies aériennes vont essayer de se “refaire”. En septembre, les compagnies les plus fragiles, celles qui auront passé la crise sanitaire sans aide de l’Etat, seront tentées de vendre des billets coûte que coûte pour engranger du cash avant l’hiver, qui pourrait être leur dernier. Et les plus solides des grandes low-cost comme Ryanair ou Wizzair risquent de mener une guerre éclair non pas pour survivre mais pour gagner des parts de marché en quelques mois.

D’autant plus que le faible niveau du prix du baril de pétrole permettra de soutenir ces bas tarifs. Cette forte baisse de prix sera par ailleurs entretenue par une surcapacité chronique, en raison de la faiblesse de la demande à la fois professionnelle et touristique du fait de la récession de l’économie.

Par ailleurs, la distanciation physique dans les avions ne devant pas être obligatoire, les compagnies ne seront pas contraintes d’augmenter le prix des billets pour compenser la neutralisation d’un siège entre chaque passager.

Ce mouvement de prix bas pourrait s’étaler sur une grande partie de l’année 2021 en raison de la lenteur de la reprise qui se profile. Ceux qui n’auront pas les reins suffisamment solides et ceux qui ne parviendront pas se recapitaliser ne survivront pas. Cette guerre des prix sera probablement le prélude à un mouvement de concentration de grande ampleur. Avec une hausse des prix à la clé.

La France du tourisme se mobilise pour sauver la saison estivale malgré le coronavirus

Les Echos  22/05/2020

Tandis que le gouvernement doit préciser cette semaine la phase 2 du déconfinement, et plus particulièrement ses décisions concernant les professionnels du tourisme, ces derniers sont dans les starting-blocks pour démarrer la saison estivale. Ils espèrent sauver ce qui peut l’être.

Confinés pendant deux mois sur ordre gouvernemental, afin d’endiguer l’épidémie de Covid-19, les Français voudront-ils prendre un grand bol d’air pour leurs vacances d’été ou préféreront-ils limiter les risques de s’exposer à une nouvelle vague de la maladie ? Cette question taraude les professionnels du tourisme en France depuis que le Premier ministre, Edouard Philippe, a déclaré jeudi 14 mai au sortir du Comité interministériel sur le tourisme : «Les Français pourront partir cet été en vacances. »

Malgré le contexte anxiogène, et pour peu qu’ils puissent rouvrir dans de bonnes conditions, hôteliers, gérants de camping, de villages de vacances, de gîtes à la mer, à la montagne ou à la campagne, restaurateurs, parcs de loisirs et autres attractions touristiques pourraient néanmoins bénéficier d’une circonstance exceptionnelle : l’ampleur de la pandémie a conduit nombre de pays à fermer leurs frontières – même si certains, comme l’Italie, s’apprêtent à les rouvrir – et les compagnies aériennes ne vont reprendre que très progressivement leurs vols.

Destinations sécurisées

En clair, pour ceux des ménages français qui ont les moyens de partir en vacances, la première destination, cet été, sera l’Hexagone. La SNCF, qui a lancé les réservations dans ses TGV dès le lendemain de la déclaration d’Edouard Philippe, a pu constater un afflux de demande, mais pas une ruée. Du vendredi 16 au dimanche 18 mai, la compagnie ferroviaire a en effet enregistré 140.000 ventes de billets grandes lignes, TGV et Intercités, notamment pour la période juillet-août.

Pour ce grand retour sur le site de vente Oui.SNCF, les destinations les plus demandées ont été la région Sud (ex-PACA), pour un quart des ventes, suivie de l’axe Sud-Ouest (14 %), de la Bretagne (12 %) et du Languedoc (11 %). Sans doute, ceux de ces voyageurs qui ont réservé des billets pour leurs vacances privilégieront d’abord, quand ils le pourront, la résidence secondaire ou l’hébergement chez des parents ou amis, dans un environnement qu’ils supposeront plus sécurisés.

Les zones vertes vont donner le La

D’ailleurs, le 17 mai, les locations de vacances figuraient encore au même niveau de préoccupation que le 22 mars, d’après le panorama brossé par Weborama, entreprise spécialisée dans les « data science » et la connaissance client. Une société dont le travail est fondé sur l’intelligence artificielle sémantique et la relation entre les mots. Chez Airbnb , on notait toutefois, avant même le feu vert, aux vacances des Français donné par le Premier ministre, que du 15 avril au 15 mai, sur les 21,2 millions de recherches effectuées, la moitié concernait la période estivale, avec trois départements gagnants durant ce mois, à savoir les Alpes-Maritimes, le Var et la Gironde.

Les annonces de reprise de trafic ou d’activités se multiplient. Après un peu plus de deux mois d’arrêt, le trafic aérien passager reprendra ainsi progressivement à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, à partir du 8 juin, sur onze destinations hexagonales, a annoncé son concessionnaire, Vinci Airports. Air France relancera d’abord ses vols vers Nantes, Bordeaux et Toulouse, puis vers Brest, Biarritz, Nice ou Strasbourg et Pau. Côté parcs de loisirs, Le Puy du Fou entend rouvrir le 11 juin, a-t-il fait savoir jeudi 21 mai. Le gouvernement devrait en effet annoncer cette semaine l’autorisation d’ouverture des équipements touristiques dans les « zones vertes » dès le 2 juin. Date à laquelle la chaîne des douze Campings Paradis prévoit, elle, d’accueillir ses premiers vacanciers.

Retrouver la France

En outre, les campagnes de communication destinées à inciter les Français à partir se multiplient. Ainsi, Voies navigables de France, le gestionnaire du réseau fluvial de l’Hexagone, vante ses cours d’eaux qui, « loin de la foule, proposent des espaces de respiration peu fréquentés ». Et pour ceux qui préfèrent le tourisme citadin, la marque Adagio, du groupe Pierre & Vacances Centers Parcs, vante ses appart’hôtels comme « solution d’hébergement idéale pour l’été 2020 ».

Mais parce que la crise aura fragilisé financièrement beaucoup de ménages, un collectif de marques – Appart’City, Camara, Feu Vert, Gîtes de France, TBS, Ucar et Vinci Autoroutes – se mobilise et lance l’opération « Retrouvons-nous en France », soutenue par la Direction Générale des Entreprises et l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances. Elle a pour ambition d’aider les Français à partir en vacances cet été grâce à des offres commerciales généreuses, ou en comblant le coût restant à charge de familles fragilisées en partenariat avec l’association Vacances & Familles. En fin de compte, les vacanciers n’ont que l’embarras du choix pour découvrir ou redécouvrir la France.

Lufthansa : Berlin devrait prendre 20% du capital en contrepartie d’une aide de 9 milliards d’euros

La Tribune  21/05/2020

Le gouvernement allemand et Lufthansa pourraient officialiser dès ce jeudi, le plan de sauvetage du premier groupe européen de transport aérien. L’Etat allemand devrait apporter 9 milliards d’euros pour soutenir la compagnie, qui emploie près de 140.000 salariés dans le monde. Selon le Handelsblatt, Berlin compte notamment prendre une participation de 20% du capital et ainsi détenir des parts de la compagnie pour la première fois depuis sa privatisation totale en 1997. Il doit aussi détenir une obligation convertible lui permettant d’augmenter sa part au capital de 5% plus une action supplémentaire, afin d’atteindre une minorité de blocage. Objectif, selon le Handelsblatt: empêcher toute tentative d’OPA hostile à un moment où la compagnie est fragilisée financièrement. Elle ne vaut plus qu’environ 4 milliards d’euros en Bourse actuellement.

Compromis difficile

Ce montage en deux temps est le résultat d’un difficile compromis politique trouvé au sein de la coalition gouvernementale d’Angela Merkel, entre conservateurs et sociaux-démocrates, ainsi qu’avec la compagnie. Les sociaux-démocrates du SPD demandaient une minorité de blocage d’emblée, et donc une nationalisation partielle, afin d’avoir leur mot à dire sur les décisions du groupe. Les conservateurs de la chancelière, soutenus par Lufthansa, ont refusé, d’où le seuil de départ fixé à 20%. Dans le cadre du compromis final, l’Etat devrait disposer de deux sièges au conseil de surveillance.

Mais ils seront occupés par des professionnels du monde de l’entreprise, comme dans le modèle Airbus, et non par des responsables politiques ou des hauts fonctionnaires, indique le Handelsblatt.

Ce soutien s’ajoute à celui obtenu en Suisse et en Autriche où sont basées des compagnies membres du groupe (Swiss et Austrian Airlines). L’État helvète va en effet garantir 1,2 milliard d’euros de prêts à Swiss et Edelweiss, tandis qu’en Autriche, Austrian a demandé une aide publique de 767 millions d’euros.

Par ailleurs, la filiale autrichienne de Lufthansa, Austrian Airlines, a indiqué mercredi avoir trouvé un accord avec son personnel navigant sur des réductions de salaire et une réduction du temps de travail, susceptible de permettre une reprise des vols en juin, selon l’agence APA.

Volotea relance des dessertes de la Corse depuis Rennes et Montpellier

Déplacements Pros  22/05/2020

Volotea va opérer Rennes- Ajaccio du 4 juillet au 31 octobre (tous les mardis et samedis), Rennes-Bastia du 3 juillet au 25 octobre (tous les vendredis et dimanches) et Rennes-Figari du 4 juillet au 31 octobre (tous les mardis et samedis). La low-cost espagnole va par ailleurs lancer cet été la desserte entre Montpellier et Figari, dans le sud de la Corse, à raison de deux vols par semaine.

De Rennes, elle va aussi opérer sur Biarritz du 6 juillet jusqu’au 29 octobre (tous les lundis et jeudis) et sur Marseille à raison de 4 fréquences par semaine en juillet puis 6 vols hebdomadaires d’août à octobre.

A signaler que Volotea va relancer ses opérations à l’aéroport de Beauvais, et reprendre son service de navette Airbus entre Toulouse et Hambourg le 16 juin.

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