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Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Au sommaire :  

 

  • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois

  •  Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

  • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain

  •  Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost

  • Air Sénégal lance son hub de Dakar

 

Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois

Air journal 13/11/2019

L’Aéroport Martinique Aimé Césaire affiche des résultats « encourageants » avec 1.604.848 passagers transportés depuis le début de l’année, soit un trafic en hausse de +5,8% par rapport à la même période l’an dernier. L’augmentation était de 2,4% le mois dernier.

Durant le seul mois de septembre 2019, l’aéroport de Fort-de-France affiche un taux de fréquentation de +2,42% avec 104.894 passagers transportés, transit inclus. Le trafic national présente une augmentation de +1,85% avec 94.453 passagers transportés :

▪ Le segment France affiche une légère diminution de – 0,65%.

▪ Les segments Guadeloupe et Guyane sont en hausse avec, respectivement, +7,05% et +10,15%. « De bons résultats dus en partie, aux tarifs promotionnels pratiqués par les compagnies opérant sur ces dessertes durant la période concernée », souligne l’aéroport dans son communiqué.

Le trafic international enregistre en septembre une croissance de +12,24% avec 5345 passagers transportés :

▪ Le segment Caraïbe Internationale se démarque positivement avec un taux de fréquentation de +27,41%. Une nette reprise du trafic « qui ramène le segment à un niveau plus juste de fréquentation par rapport aux deux dernières années fortement impactées par la saison cyclonique ».

▪ En revanche, l’arrêt des vols de la compagnie aérienne American Airlines – qui reprendra toutefois son activité dès cette fin d’année – et la diminution des rotations d’Air France vers les Etats-Unis (Miami) passées de 5 à 3 vols hebdomadaires, ont impacté le segment Autres Aéroports qui accuse une baisse de -5,03%.

Enfin, pour le mois de septembre 2019, le segment Fret recule de -3,30% tandis que le segment Poste progresse de +5,65%. « L’hypothèse des achats sur Internet, de plus en plus nombreux et plutôt fréquents à cette période (rentrée scolaire, etc.) pourraient expliquer ces résultats », explique l’aéroport Martinique Aimé Césaire.

 

Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Air journal 13/11/2019

La compagnie aérienne low cost Volotea lance son programme 2020 en développant son offre en France, où elle opèrera 161 lignes dont 20 nouvelles. Elle ouvrira également une nouvelle base à Lyon, sa sixième dans l’hexagone.

En 2020, la spécialiste espagnole du vol pas cher lancera 20 nouvelles lignes en France (d’ores et déjà disponibles à la vente) et atteindra les 161 lignes développées sur son réseau français ; 76 de ces nouvelles destinations sont d’ailleurs des exclusivités selon son communiqué. Volotea connecte les villes de taille moyenne via des vols directs ; elle permet aux Français de se rendre dans un large choix de destinations, au même titre que ceux qui vivent près des hubs. Pour ce faire, Volotea offrira l’année prochaine 4 millions de sièges, soit une augmentation de 11% par rapport à 2019, sur un total de quelque 26.000 vols.

Au printemps prochain, la low cost inaugurera sa 6ème base française à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry. L’implantation de la base Volotea « va générer un impact économique et social positif sur le territoire avec la création de nouveaux emplois ». Dans les prochains jours, un événement spécial se tiendra à Lyon : Volotea communiquera tous les détails de cette nouvelle base, annoncera son nouveau programme et ses nouvelles destinations au départ de Lyon.

Volotea continue cette année, de développer ses opérations et tout son réseau. Elle prévoit de transporter 8,5 à 9 millions de passagers en 2020. Pour cela, cinq avions Airbus A319 seront ajoutés, permettant alors à sa flotte d’atteindre un total de 38 appareils. En même temps, trois Boeing 717 seront progressivement supprimés de la flotte en 2020, ce qui accélérera la transition pour devenir une compagnie aérienne entièrement Airbus d’ici 2022. Pour capitaliser sur cette croissance, plus de 150 nouveaux postes seront ouverts au recrutement au sein de son siège et de ses 16 bases.

Outre Lyon, Naples et Hambourg deviendront des nouvelles bases de Volotea, où des emplois locaux seront créés. Des Airbus A319 seront basés dans ces aéroports pour booster les opérations, offrir de nouvelles destinations et fournir des sièges supplémentaires. Hambourg  a été ouverte pour desservir le service de navette Airbus entre ses deux principaux sites,  que Volotea exploitera pendant les cinq prochaines années. Lancée le 4 novembre dernier, elle reliera Airbus, Toulouse et Hambourg.

« Nous sommes très enthousiastes et confiants quant à la croissance que nous réalisons au sein de tous les marchés où nous sommes présents. Après une année très compétitive, nous poursuivons notre croissance en termes d’appareils, de lignes, de marchés mais également d’employés, tout en poursuivant  l’amélioration de la qualité de notre service, ce qui témoigne de la solidité de notre stratégie de relier les capitales européennes de petites et moyennes tailles. Plus important encore, nous améliorons les opportunités pour notre clientèle en lui offrant de nouvelles possibilités de voyage à des tarifs très compétitifs  avec presque 350 lignes disponibles en 2020 », a déclaré Carlos Muñoz, Fondateur et PDG de Volotea.

L’année prochaine, Volotea lancera en Europe 53 nouvelles lignes, d’ores et déjà disponibles à la vente. Toutes ces liaisons desservent 90 villes dans 14 pays avec des vols directs. Elle se présente comme « la compagnie aérienne indépendante qui se développe le plus rapidement, augmentant année après année le nombre de ses passagers et de ses opérations ».

 

Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain

Air journal 13/11/2019

La compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle proposera l’année prochaine une nouvelle liaison entre Paris et Chicago, sa neuvième route vers les Etats-Unis au départ de l’hexagone. Rome sera reliée à Chicago et Denver, mais Madrid perdra ses lignes vers New York et Boston.

Du 1er mai au 24 octobre 2020, la spécialiste norvégienne du vol pas cher proposera cinq vols par semaine entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Chicago-O’Hare, opérés en Boeing 787-9 Dreamliner pouvant accueillir 35 passagers en classe Premium et 309 en Economie ; les départs sont programmés tous les jours sauf mercredi et dimanche à 12h15 pour arriver à 14h05, les vols retour quittant l’Illinois à 16h05 pour se poser le lendemain à 7h00. Norwegian sera en concurrence avec Air France, American Airlines et United Airlines sur cette route proposée à partir de 169,90€ aller simple en Economy et de 549,90€ aller simple en cabine Premium.

Il s’agit de la neuvième route long-courrier directe proposée par la compagnie low-cost au départ de Paris-Charles de Gaulle, après New York, Los Angeles, Miami-Fort Lauderdale, Orlando, Boston, Denver, San Francisco, et Austin qui sera lancée le 6 mai prochain. « Seulement quelques semaines après l’annonce d’un nouveau vol entre Austin et Paris, nous lançons aujourd’hui notre neuvième route vers les Etats-Unis. Nous sommes fiers de contribuer au développement du tourisme en France, et d’être notamment la seule compagnie à desservir en direct Orlando, Denver et Austin », a déclaré dans un communiqué Matthew Wood, Directeur commercial de Norwegian Air Shuttle. « Trois ans après le lancement de nos premiers vols long-courriers en France, Norwegian a déjà transporté plus de 1,8 million de passagers entre la France et les Etats-Unis. Ces chiffres encourageants nous confortent à poursuivre notre développement sur le marché français », a-t-il ajouté.

Rappelons que la compagnie aérienne a annoncé le mois dernier la mise en place d’un accord interligne avec JetBlue au départ des aéroports de New York-JFK, Boston et Fort Lauderdale, avec possibilité de correspondance sur ses 60 destinations aux USA et près de 40 internationales (dont Cuba, la Colombie, l’Equateur, le Costa Rica, le Pérou, le Mexique, Haïti, les Bahamas ou la Jamaïque entre autres).

A Rome-Fiumicino Leonardo da Vinci, Norwegian lancera également l’année prochaine deux routes transatlantiques saisonnières en 787-9 : vers Chicago avec quatre rotations hebdomadaires du 3 juin au 23 octobre (face à Alitalia, American Airlines et United Airlines), et vers l’aéroport de Denver du 2 juin au 24 octobre les trois autres jours de la semaine (sans concurrence). Les États-Unis « constituent désormais notre marché source le plus large et le plus important, et nous continuerons d’investir dans le développement de notre réseau afin d’offrir davantage de services sans escale vers des destinations européennes très recherchées », a expliqué Matthew Wood.

L’aéroport de Madrid-Barajas Adolfo Suarez perdra en revanche fin mars 2020 la route de Norwegian vers New York-JFK, quotidienne cet hiver et qui devait être opérée quatre fois par semaine face à Air Europa, American Airlines, Delta Air Lines et Iberia. La capitale espagnole perdra également la ligne vers Boston-Logan (face seulement à Iberia), en plus de l’arrêt des routes de la low cost vers et depuis Copenhague, Reykjavik, Gran Cararia et Ténériffe Nord.

Avec plus de 37 millions de passagers transportés en 2018, Norwegian est la troisième compagnie low-cost en Europe et la cinquième au monde. Elle exploite plus de 500 routes vers plus de 150 destinations en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Thaïlande et en Amérique du nord. En France, la compagnie est présente dans huit aéroports (Paris Charles-de-Gaulle et Paris Orly, Ajaccio, Bastia, Bordeaux, Grenoble, Montpellier, Nice), à partir desquels il est possible de voler vers une trentaine de destinations.

 

Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost

Déplacements pro du 12/11/2019

Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost au départ d’Abu Dhabi. Selon les compagnies aériennes, l’intention est de « répondre à la demande croissante de voyages à bas coût en provenance de la capitale des Émirats arabes unis ».

La nouvelle compagnie aérienne, Air Arabia Abu Dhabi, assurera des liaisons régionales au départ d’Abu Dhabi International, où est basé Etihad. Air Arabia, elle, est installée à l’aéroport international de Sharjah aux Emirats Arabes Unis. Les entreprises ont indiqué que plus d’informations sur le nouveau projet seront bientôt rendues publiques.

Il s’agit du premier investissement d’Etihad dans une autre compagnie aérienne depuis l’échec de sa stratégie d’ « equity alliance » , qui l’avait déjà vu détenir des participations dans huit autres compagnies. Etihad détenait une participation de 24% dans Jet Airways, qui a fait faillite plus tôt cette année, et une participation de 29% dans Airberlin, fermée en 2017.

 

Air Sénégal lance son hub de Dakar

Air journal 13/11/2019

La compagnie aérienne Air Sénégal a officiellement lancé son hub à l’aéroport de Dakar-Blaise Diagne, confirmant l’ouverture de Marseille et Barcelone le mois prochain ainsi que le lancement de plusieurs routes en Afrique dont Casablanca.

La compagnie nationale sénégalaise a annoncé le 12 novembre 2019 l’ouverture de son hub, franchissant ainsi « une nouvelle étape dans sa stratégie de croissance ». Désormais, les vols internationaux d’Air Sénégal seront en correspondance avec les vols opérés dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Grâce à cette plateforme de correspondance, les passagers du vol quotidien en provenance de Paris (dont les horaires viennent d’être modifiés, voir plus bas) pourront, s’ils le souhaitent, continuer leur voyage vers Bamako (Mali), Abidjan (Côte d’Ivoire), Ouagadougou (Burkina Faso), Conakry (Guinée), Bissau (Guinée Bissau), Banjul (Gambie), Praia (Cap Vert) ou encore Niamey (Niger).

L’aéroport Blaise Diagne « bénéficie d’un atout majeur du fait de sa position géographique. Avec la stratégie mise en place par Air Sénégal, le projet de hub aérien devient une réalité. Un passager peut désormais prendre un vol Air Sénégal à Bamako et rallier Paris en passant par Dakar avec une escale de moins de 2 heures », a déclaré dans un communiqué le Directeur général de la compagnie Ibrahima Kane.

De plus, la compagnie lance des vols vers plusieurs nouvelles destinations en Afrique de l’Ouest telles que Nouakchott (Mauritanie), Abuja et Lagos (Nigeria), ainsi qu’Accra (Ghana). Ces villes seront par conséquent également en interconnexion avec les vols de et vers Paris, Marseille et Barcelone. Pour mémoire, Air Sénégal desservira la cité phocéenne et la capitale de la Catalogne à partir du 12 décembre 2019. Autre lancement : Casablanca, qui sera desservie depuis Dakar à raison d’un vol quotidien à partir du 26 novembre prochain en A319.

Air Sénégal va bientôt prendre livraison de son 2ème Airbus A330-900, configuré pour accueillir 32 passagers en classe Affaires, 21 en premium et 237 en Economie, qui viendra renforcer son réseau long-courrier. Elle prévoit de lancer des vols vers les Etats-Unis (New York, Washington), le Royaume-Uni (Londres) et la Suisse (Genève) à l’horizon 2020.

A ce jour, Air Sénégal dessert 12 destinations réparties dans 11 pays. Sa flotte est composée de 6 appareils (3 Airbus A319, 2 ATR 72-600 et 1 A330neo).

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 12 Novembre : • Trafic d’Air France-KLM : -0,1% en octobre • Le patron d’ADP s’étonne du temps d’attente à l’aéroport, les internautes se moquent • Les aéroports français questionnent leur compétitivité

Au sommaire :  

 

  • Trafic d’Air France-KLM : -0,1% en octobre

  • Le patron d’ADP s’étonne du temps d’attente à l’aéroport, les internautes se moquent

  • La France et huit pays européens réclament une taxe CO2 sur les billets d’avion

  • Les aéroports français questionnent leur compétitivité

  • BtoB : l’aérien a investi 50 milliards de dollars dans les technologies pour améliorer l’expérience passager

  • ADP : TAV Airports en discussion pour acquérir l’aéroport d’Almaty

  • Emploi : Emirates recrute des PNC français

  • Roissy-CDG : léger affaissement du plafond du terminal 2E

 

Trafic d’Air France-KLM : -0,1% en octobre

Air-Journal.fr – 12 Novembre 2019

Le trafic du groupe aérien franco-néerlandais a reculé en octobre avec 9,152 millions de passagers, une baisse de 0,1% par rapport au même mois l’année dernière. Un recul de 1,5% est affiché par la seule Air France et de 3,4% pour la low cost Transavia, quand KLM Royal Dutch Airlines gagne 3,6%.

Les statistiques d’Air France-KLM pour octobre 2019 indiquent une hausse de 1,6% du trafic en PKT (passager kilomètre transporté), sur des capacités en SKO (siège kilomètre offert) en augmentation de 1,1%. Le coefficient d’occupation global du groupe, toutes filiales comprises, progresse de 0,5 point de pourcentage à 88,0%. La recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) n’est pas mentionnée dans le communiqué publié ce mardi. Depuis le début de l’année, Air France-KLM a accueilli 88,745 millions de passagers (+3,0%), avec une occupation moyenne à 88,7% (+0,4 point).

L’activité passage réseaux, regroupant les compagnies aériennes Air France et KLM (HOP n’est plus mentionnée), a accueilli 7,524 millions de passagers en octobre, un résultat en hausse de 0,5% par rapport à l’année dernière. Le trafic en PKT gagne 2,0% sur des capacités en SKO progressant de 1,3%, pour un coefficient d’occupation à 87,6% (+0,6 point). Le nombre de voyageurs progresse de 2,7% sur le seul long-courrier (2,382 millions de passagers), et en particulier de 6,3% sur l’Amérique du nord, de 7,4% sur l’Amérique latine et de 1,9% vers l’Asie ; mais il recule de 2,4% sur l’Afrique et le Moyen-Orient et de 1,4% vers les Caraïbes-Océan Indien. Le coefficient d’occupation moyen sur le long-courrier est de 88,1% (+0,2 point) L’activité court et moyen-courrier est en baisse de 0,4% avec 5,242 millions de passagers, et une occupation à 85,4% (+1,9 point). 

Sur les dix premiers mois de l’année, le nombre de passagers de l’activité passage réseaux atteint 73,902 millions (+2,5%) avec un coefficient d’occupation à 88,2% (+0,5 point). 

Air France (incluant désormais sa filiale régionale HOP) a accueilli en octobre 4,490 millions de passagers, un résultat en baisse de 1,5%. Le trafic en PKT gagne 1,3% sur des capacités en SKO en hausse de 0,6% ; le coefficient d’occupation progresse de 0,6 point de pourcentage à 86,3%. Le court et moyen-courrier affiche 3,105 millions de passagers (-2,9%), avec une occupation à 83,5% (+1,7 point) ; le long-courrier a transporté 1,384 million de voyageurs (+2,0%), avec une occupation moyenne à 87,0% (+0,3 point).

Sur les dix premiers mois de l’année, la compagnie française de l’alliance SkyTeam a accueilli 44,325 millions de passagers (+2,4%), avec une occupation moyenne à 87,2% (+0,7 point). 

KLM Royal Dutch Airlines a de son côté accueilli 3,134 millions de passagers le mois dernier (+3,6%), avec un trafic en PKT à +3,0% sur des capacités en SKO à +2,4% ; le coefficient d’occupation s’établit à 89,3% (+0,5 point). Le court et moyen-courrier affiche 2,137 millions de passagers (+3,5%), avec une occupation à 88,2% (+2,0 points) ; le long-courrier a transporté 982.000 voyageurs (+4,3%), avec une occupation en hausse de 2,6 points.

Sur les dix premiers mois de l’année, la compagnie néerlandaise a accueilli 29,576 millions de passagers (+2,7%), avec une occupation moyenne à 89,6% (+0,1 point).

Transavia, la filiale low cost du groupe Air France-KLM, a accueilli le mois dernier 1,528 million de passagers (-3,4%), avec une baisse de capacité (-1,2%) inférieure à celle du trafic en PKT (-1,6%) ; le coefficient d’occupation recule de 0,3 point par rapport à octobre 2018, à 92,0%.

Sur les dix premiers mois de l’année, Transavia en France et aux Pays-Bas a accueilli 14,843 millions de passagers (+5,6%), avec une occupation moyenne à 92,4% (stable).

Enfin l’activité fret d’Air France-KLM a vu son trafic mensuel en TKT (tonne kilomètre transporté) baisser de 7,2% le mois dernier, sur des capacités en hausse de 0,6% ; le taux de remplissage recule de 4,9 points de pourcentage à 58,5%. Dans le détail, le cargo Air France voit son taux de remplissage chuter de 4,3 points à 52,1%, sur un trafic en TKT en baisse de 9,0%, quand le taux de remplissage du cargo KLM perd 5,8 points à 64,8% sur un trafic en TKT en baisse de 5,7%.

 

Le patron d’ADP s’étonne du temps d’attente à l’aéroport, les internautes se moquent

Ouest-France.fr – 10 Novembre 2019

Augustin de Romanet, PDG ornais d’Aéroports de Paris, s’est rendu à Roissy, en tant que « client mystère ». Il y a patienté 90 minutes, « inacceptable », a-t-il déploré. Sur Twitter, les réactions ne se sont pas fait attendre, entre cynisme et amertume. 

Le patron d’Aéroports de Paris a fait une visite impromptue dans l’aéroport de Roissy, en tant que « client mystère ». Sur Twitter, Augustin de Romanet raconte son expérience.

« @Romanet Venu à 7 h à #cdg en « client mystère », je constate incrédule qu il y a 90 mn d attente aux arrivées du 2 E @AFnewsroom Je ne peux que dire aux passagers que je partage leur désarroi . C est inacceptable . Le @GroupeADP continue se mobiliser pour que cela ne soit plus possible. »

« Je constate incrédule qu’il y a 90 mn d’attente aux arrivées du 2E », déplore-t-il, avant de signifier aux passagers qu’il partage leur désarroi. Un constat « inacceptable » pour le PDG, qui affirme que son groupe « continue de se mobiliser pour que cela ne soit plus possible ». 

Les internautes amers

Si Augustin de Romanet a voulu signifier sa solidarité avec les passagers qui subissent des retards, eux ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils n’ont pas tardé à réagir, estimant au contraire ne pas avoir été entendus.

« Ce qui est dommage c’est que vous deviez aller en “client mystère” pour le constater par vous-même, pointe un internaute, comme si les innombrables témoignages de passagers “bloqués” aux contrôles PAF n’avaient pas de valeur… »

D’autres critiquent le management du groupe, qualifiant ce constat « affligeant » et « tardif » de « blague » et qualifiant le PDG de « naïf ». 

« @Romanet · 9 nov. 2019 Venu à 7 h à #cdg en « client mystère », je constate incrédule qu il y a 90 mn d attente aux arrivées du 2 E @AFnewsroom Je ne peux que dire aux passagers que je partage leur désarroi . C est inacceptable . Le @GroupeADP continue se mobiliser pour que cela ne soit plus possible. »

« @vipfer Ça s’appelle l’iceberg de l’ignorance, des méthodes de management absolument inefficaces et complètement dépassés qui font que la France est en faillite aujourd’hui. »

Augustin de Romanet s’est défendu sur le même canal, affirmant recevoir en temps réel les délais d’attente sur les aéroports du groupe et travailler à les réduire depuis sept ans.

« @Romanet A ceux pour qui je serai naïf, « perché », loin du terrain … l’attente aux frontières m’occupe depuis 7 ans. Avons obtenu des engagements du P.M, acheté les 105 parafe, mis en place Xovis, logiciel suivi en tps réel etc… C’est le tonneau des danaïdes. On continue bien sur. »

« @Ganumab En réponse à @Romanet et 2 autres  C’est vraiment très inquiétant sur votre management de découvrir ça maintenant, et d’oser dire que vous le découvrez. »

  

La France et huit pays européens réclament une taxe CO2 sur les billets d’avion

LesEchos.fr – 11 Novembre 2019

A l’initiative des Pays-Bas, les ministres des finances de France, de Belgique, du Luxembourg, de Suède, du Danemark, d’Italie et de Bulgarie, réclament à Bruxelles la création d’une nouvelle taxe sur les billets d’avion sur les émissions de CO2 .

Les avions peuvent-ils échapper à une taxation C02 comme celle qui pèse sur les voitures ? Alors que le Parlement vient tout juste de voter une augmentation de la taxe solidarité sur les billets d’avion, partiellement transformée en « écocontribution », le ministre de l’économie et des finances a réitéré son appel à la création d’une nouvelle taxation européenne du transport aérien.

Bruno Le Maire n’est pas seul : il a joint sa voix à celle de ses collègues d’Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique, du Luxembourg, de Suède, du Danemark, d’Italie et de Bulgarie, pour demander à la Commission européenne de proposer « une initiative européenne en matière de tarification de l’aviation civile » destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le mot « taxe » n’apparaît nulle part dans le communiqué. Les neuf ministres appellent seulement la Commission européenne « à faire avancer le débat sur la tarification de l’aviation civile, par exemple au moyen de mesures fiscales spécifiques ou de politiques similaires ». Mais l’hypothèse de travail, sur laquelle Bruxelles planche déjà depuis près d’un an, est bien une taxation du kérosène à l’échelle européenne. Un rapport commandé par la Commission en début d’année, propose même un montant de 33 centimes par litre.

Le kérosène détaxé des vols internationaux

Pour justifier leur appel, les neuf ministres assurent que « l’aviation civile n’est pas suffisamment mise à contribution. Elle est exonérée de droits d’accises, les vols internationaux ne sont pas soumis à la TVA, il n’existe pas de taxation coordonnée des billets d’avion et les instruments économiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre pourraient être renforcés dans le secteur aéronautique », affirme le communiqué.

C’est également l’avis des organisations écologiques, qui s’indignent du fait que le kérosène utilisé sur les vols internationaux est toujours exempté de taxe en vertu d’un traité international – la convention de Chicago -, signé en 1944 pour relancer le transport aérien.

L’Europe a opté pour les permis d’émission 

Si le kérosène n’est effectivement pas taxé en Europe, alors qu’il l’est aux Etats-Unis (1 centime par litre), au Canada (8 centimes) ou au Japon (14 centimes), l’Union européenne oblige depuis 2013 ses compagnies aériennes à acheter des permis d’émissions de CO2. En 2019, le coût pour Air France s’élève à 20 millions d’euros. Et à partir de 2021, un nouveau système mondial de compensation des émissions de CO2, baptisé Corsia, devrait également s’ajouter au dispositif européen, qui obligera là encore les compagnies des pays partenaires à financer des projets de compensation.

L’avion va financer le rail et la route

Rien n’interdit aux pays européens de taxer le kérosène sur les vols domestiques et intra-européens. Une directive européenne les y autorise depuis 2003. Mais, jusqu’à présent, ils ont préféré opter pour des taxes sur les billets d’avion, décorrélées de la consommation de carburant et donc du niveau d’émission. C’est le cas de la Suède, du Royaume-Uni, et bientôt des Pays-Bas (à partir de 2021) et de l’Allemagne (à partir d’avril). Quant à la France, au lieu de l’écocontribution annoncée, le gouvernement a finalement préféré  augmenter la taxe de solidarité initialement conçue pour financer la lutte contre les épidémies, afin de boucler le budget de rénovation des lignes de chemin de fer et des routes.

35 % de taxes sur un Paris-Nice 

Par ailleurs, le transport aérien supporte déjà un haut niveau de taxes spécifiques en France. Sur un billet d’avion Paris-Nice d’Air France à 90,32 euros, les taxes représentent 29 % du prix, soit 25,94 euros, hors permis d’émission. Avec la hausse de la taxe solidarité, ce montant passera à environ 27,50 euros en classe éco et 35 euros en classe affaires en janvier, soit 35 % du prix du billet. 

Le secteur prêt pour une taxe vraiment environnementale

Les acteurs du transport aérien se disent néanmoins prêts à des efforts. Outre l’engagement du secteur de réduire de moitié ses émissions de CO2 d’ici à 2050, Air France s’est engagé à compenser 100 % des émissions de CO2 de ses vols domestique dès l’an prochain.

Lors de sa conférence annuelle, le président de l’union des aéroports français, Thomas Juin, s’est déclaré favorable à une taxe environnementale. Mais à condition qu’elle serve effectivement à encourager la transition écologique du transport aérien, en finançant par exemple, la mise en place d’une filière de production et de distribution de biocarburants. Certains permettraient de réduire jusqu’à 80 % des émissions de CO2. Aujourd’hui, leur production reste confidentielle et leur coût reste beaucoup plus élevé que celui du kérosène.

 

Les aéroports français questionnent leur compétitivité

LesEchos.fr – 8 Novembre 2019

Une étude de l’Aviation civile française indique que les coûts d’utilisation des aéroports français se situent dans la moyenne européenne, malgré un niveau de taxation plus élevé. Mais cette étude ne rend pas compte de la totalité des surcoûts pesant sur le transport aérien en France.

Les directeurs d’aéroports réunis à Montrouge pour le congrès de l’Union des aéroports français (UAF) ont bu du petit-lait ce jeudi, en découvrant les bonnes feuilles d’une étude de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) consacrée aux « coûts de touchée » des aéroports européens.

Alors que les compagnies aériennes, Air France en tête, n’ont de cesse de dénoncer le coût des aéroports tricolores, l’étude affirme que ces « coûts de touchée » – qui incluent les diverses taxes et redevances -, se situeraient dans la moyenne européenne, à savoir entre 20 et 40 euros par passager.

Différence d’appréciation 

En début de semaine encore, le patron d’Air France-KLM, Benjamin Smith , affirmait pourtant, chiffres à l’appui, que le montant des taxes et redevances à Roissy-CDG représentait un surcoût de 300 millions comparé à Amsterdam-Schiphol. Mais l’étude de la DGAC, quant à elle, se garde bien de citer nommément tel ou tel aéroport.

Son panel, constitué de 87 aéroports dans cinq pays européens, inclut certes Roissy-CDG et consorts, mais aussi des aéroports nationaux, à bas coûts, régionaux et de proximité. Et si les coûts de touchée des 32 aéroports français se situent au niveau médian d’une ordonnée qui va de 18 à 70 euros, les résultats présentés sont anonymes et ne sont pas détaillés.

Les petits aéroports français en difficulté

Seule précision : les petits aéroports français de moins de 1 million de passagers par an sont globalement moins compétitifs que leurs équivalents espagnols et italiens. Ce qui peut constituer un sérieux handicap vis-à-vis des compagnies low cost intéressées avant tout par les destinations touristiques. En revanche, les aéroports britanniques sont les plus chers, quelle que soit leur taille, suivis par les aéroports allemands.

Par ailleurs, l’écart de coûts entre le plus cher et le moins cher des aéroports français est en moyenne moins important en France (1,9) qu’en Allemagne (2,5) et au Royaume-Uni (2,3), le système de péréquation français, qui oblige les grands aéroports à payer pour les plus petits, étant passé par là.

Une base de calcul limitée

« L’étude complète sera présentée au Conseil supérieur de l’aviation civile », explique Philippe Lambert, chef du bureau des études économiques à la DGAC. La méthode de calcul a également ses limites. Pour établir sa comparaison, la DGAC s’est basée sur l’exemple d’un Airbus A320 moyen-courrier, exploité en mode low cost, avec, par exemple, un stationnement de l’appareil au large, sur la base d’un taux de remplissage de 85 %.

Le résultat aurait probablement été différent avec un appareil long-courrier. Une étude d’Air France, réalisée en 2018, sur la base des coûts d’exploitation d’un A320 et d’un Boeing 777 long-courrier, chiffre ainsi à 177 millions d’euros, la différence de coûts de redevances et de sûreté entre Roissy-CDG et Amsterdam-Schiphol et à 180 millions, l’écart avec Rome-Fiumicino et Barcelone. 

Pourcentage de taxes record en France

En revanche, la DGAC et Air France s’accordent à souligner le niveau élevé des taxes pesant sur le transport aérien en France. D’après l’étude de l’aviation civile, la France est le seul pays dans lequel la part des taxes représente plus de la moitié (55 %) du coût de touchée. Seuls le Royaume-Uni et dans une moindre mesure l’Allemagne taxent davantage le transport aérien. Ainsi, si Air France était basée à Londres-Heathrow, elle aurait à payer pour 321 millions d’euros de taxes supplémentaires (et 160 millions d’euros à Francfort).

Mais si British Airways et Lufthansa doivent supporter des niveaux de taxes et des coûts de touchée plus élevés que ceux d’Air France, ils bénéficient en revanche de cotisations sociales moins importantes. Air France économiserait ainsi 580 millions d’euros en étant basée au Royaume-Uni et 500 millions en Allemagne. Les coûts de touchée ne sont pas tout.

 

BtoB : l’aérien a investi 50 milliards de dollars dans les technologies pour améliorer l’expérience passager

Air-Journal.fr – 10 Novembre 2019

Les compagnies aériennes et les aéroports ont réalisé des investissements technologiques records en 2018, atteignant 50 milliards de dollars, et ce dans le but d’améliorer l’expérience voyageur, affirme SITA, spécialiste des solutions informatiques et de communication dans le secteur aérien.

Selon son rapport Air Transport IT Insights, 60 % des DSI (directeur informatique) des compagnies aériennes constatent que la satisfaction des passagers est en hausse de 20 % d’année en année. Au cours de la même période, 45 % d’entre elles ont observé une amélioration jusqu’à 20 % du taux de passagers gérés. Cette forte rentabilité dans les investissements technologiques a également été constatée dans les aéroports où 63 % des DSI ont noté une hausse du taux de satisfaction des passagers pouvant atteindre les 20%, tandis que 44 % d’entre eux enregistrent des taux de gestion des passagers plus élevés. Les compagnies aériennes et les aéroports constatent également l’impact positif de ces investissements sur leurs résultats financiers.

« La bonne nouvelle est que la hausse des investissements dédiés au contrôle automatisé des passagers participe à proposer des parcours plus simples et plus rapides. C’est une véritable réussite d’autant que nous prévoyons un nombre de passagers multiplié par 2 au cours des 20 prochaines années, alors que les infrastructures aéroportuaires peineront à suivre le rythme. La technologie est essentielle pour contrebalancer le manque de moyens et éviter les impacts négatifs sur les passagers », commente Matthys Serfontein, président de SITA Air Travel Solutions.

Le rapport de SITA souligne également que le secteur a enregistré des investissements technologiques records en 2018, atteignant 50 milliards de dollars ; en partie grâce à une forte augmentation des dépenses des compagnies aériennes après plusieurs années de croissance atone. Le montant des investissements technologiques des compagnies aériennes en pourcentage a atteint 4,84 % du chiffre d’affaires, tandis que celui des aéroports était de 6,06 %. Le rapport prévoit que les dépensent continueront d’augmenter cette année.

Concrètement, les compagnies aériennes et les aéroports investissent de plus en plus dans les solutions technologiques permettant de fournir des informations en temps réel, ainsi qu’un suivi de leurs opérations. Ces éléments leur permettent une gestion proactive des flux des passagers, des bagages, mais également de la rotation des avions ou encore de l’affectation des parkings ou des portes d’embarquement.

« L’étude permet de constater que les acteurs du secteur souhaitent optimiser la gestion des opérations afin, d’une part de rendre les processus plus simples et de faciliter les collaborations avec les partenaires et parties-prenantes. Et d’autre part, d’avoir un impact profondément positif sur le service qu’ils sont en mesure de fournir aux passagers », conclut Matthys Serfontein.

 

ADP : TAV Airports en discussion pour acquérir l’aéroport d’Almaty

Capital.fr – 8 Novembre 2019

(AOF) – Le consortium formé par TAV Airports (dont le capital est détenu à 46,12% par le Groupe ADP) et VPE Capital, a débuté des discussions avec le propriétaire de l’aéroport international d’Almaty au Kazakhstan en vue de la possible acquisition de cet actif, qui pourrait aboutir dans les prochaines semaines ou mois. L’aéroport d’Almaty, capitale économique du Kazakhstan, est le plus grand aéroport d’Asie Centrale : il a accueilli environ 6 millions de passagers en 2018 dont la moitié sur des liaisons internationales.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de développement du Groupe ADP et de TAV Airports en Asie Centrale.

– Premier groupe aéroportuaire mondial de la gestion aéroportuaire avec 281,4 millions de passagers ;

– Marché parisien porteur avec une croissance du trafic international attendu en hausse de 3,6 % jusqu’en 2020 ;

– Chiffre d’affaires de 4,48 MdsE réparti en 5 pôles : 3 pour les aéroports de Paris -activités aéronautiques, commerces & services et immobilier, ADP étant l’un des plus grands propriétaires fonciers d’Ile-de-France) – 2 pour les filiales et participations –aéroports de TAV, Santiago du Chili, de Madagascar, du Viet-nam) ;

– Partenariats importants avec Air France-KLM et l’alliance Skyteam, Star Alliance, Fedex, Schiphol Group (Aéroport d’Amsterdam) et La Poste pour le fret ;

– Visibilité accrue en France avec la grille tarifaire « CRE3 » qui privilégie les vols long-courriers ou en correspondance afin d’attirer les compagnies asiatiques et nord-américaines ;

– Potentiel unique de développement aéroportuaire à Paris, soutenu par les grands projets de rénovation, extension et liaison ;

– Hausse de 4,5 % du nombre de passagers à Paris (101,5 millions en 2017), de 9,8 % dans les aéroports turcs (115 millions) et chiliens (21,4 millions) ;

– Situation financière saine, avec un taux de distribution maintenu à 60 % pour 2019;

– Prévisions 2019 : trafic de Paris Aéroport : croissance entre + 2% et + 2,5 % – bénéfice d’exploitation : baisse comprise entre – 8 % et – 13 %, en raison de la fermeture de l’aéroport d’Istanbul Atatürk (hausse entre + 1 % et + 5 % hors Ataturk) ;

ADP – Les points à surveiller

– Forte dépendance au trafic aérien, lui-même lié à la conjoncture économique, aux grèves, aux intempéries et aux attentats ;

– Environnement réglementaire et fiscal jugé contraignant par les analystes ;

– Absence de liaison directe entre Roissy et Paris jusqu’en 2023  

– Conflit avec l’Autorité de supervision indépendante des redevances aéroportuaires (ASI) sur l’homologation es tarifs applicables au 1er avril sur les aéroports parisiens  

– Appétit de l’actionnaire principal –l’Etat français- pour les liquidités, d’où un risque d’entrave des programmes d’investissement –près de 6 MdsE d’ici 2025 nécessaires à l’objectif de 450 millions de passagers dont 150 en Ile-de-France; 

– Forte corrélation au PIB français et à la santé financière des compagnies aériennes, notamment EasyJet et AirFrance-KLM, 1er et 2ème opérateurs à Paris (47,5 et 8 % du trafic total) ;

– Exécution des grands projets sur Paris ; 

– Evolution du partenariat stratégique avec l’aéroport de Hong-Kong et attente d’autres acquisitions aéroportuaires ;

– Privatisation voulue par le gouvernement (l’Etat détient 50,6 % du capital devant Vinci avec 8 % des titres), mais dépendante du résultat du référendum d’initiative partagée. 

Transport aérien 

L’IATA prévoit que le secteur aérien mondial connaitra une embellie en 2019, notamment grâce au recul du prix du baril de pétrole, qui devrait se stabiliser autour de 65 dollars (contre un prix moyen de 73 dollars en 2018). Les bénéfices nets des compagnies aériennes internationales devraient donc augmenter de 9,9%, à 35,5 milliards de dollars en 2019. 

Le transport aérien bénéficie de la croissance continue du trafic mondial dans toutes les régions du monde. 4,59 milliards de passagers transportés sont prévus en 2019, soit 250 millions de plus qu’en 2018. L’IATA prévoit un doublement du trafic aérien mondial d’ici 2037. 

En revanche les compagnies subissent des baisses continues de tarifs, avec un tarif moyen en recul de plus de 50% depuis 20 ans.

 

Emploi : Emirates recrute des PNC français

Air-Journal.fr – 10 Novembre 2019 

La compagnie de Dubaï Emirates va organiser en France six journées de recrutement, à Lille le 19 novembre 2019, Toulouse le 21 novembre, Paris le 23 novembre, Marseille le 25 novembre, Lyon le 9 décembre et Nantes le 14 décembre, pour embaucher des hôtesses de l’air et stewards. 

Ces journées se tiendront dans des hôtels dans ces six villes françaises. Pour plus d’informations sur les conditions requises par Emirates et les lieux de recrutement, consultez la page dédiée à l’emploi sur le site de la compagnie émiratie (en anglais).

Pour rappel, les PNC d’Emirates sont basés à Dubaï, le hub de la compagnie émiratie.

 

Roissy-CDG : léger affaissement du plafond du terminal 2E

 En raison d’un léger affaissement du plafond du Terminal 2E de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, douze agents de la douane ont fait valoir leur droit de retrait, rapporte le journal Libération.

 Ce 30 octobre 2019, la dalle située au-dessus de l’espace où officient les douaniers aurait «bougé» de 18 millimètres. Le lendemain, afin de prévenir tout risque, le bureau des douanes dans lequel sont effectuées les opérations de détaxe est déplacé au terminal 2F. Les fonctionnaires, qui fait valoir leur droit de retrait, ont estimé être en « danger grave et imminent», le toit du terminal 2E s’était effondrée en 2004, faisant 4 morts et 7 blessés. L’itinéraire des passagers qui arrivent dans le terminal a également été modifié durant la journée.

Contacté par Libération, Aéroports de Paris (ADP), le gestionnaire de la plateforme parisienne, explique qu’il s’agit «d’un joint qui se serait dilaté» après des travaux réalisés sur la dalle du terminal 2E et reconnaît qu’il y a «un écart de 15 millimètres sur une longueur de 3 mètres». Le 31 octobre, ADP a fait appel à la société de BTP Spie Batignolles pour vérifier l’état du plafond, «et aucune anomalie n’a été décelée sur la structure».

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 7 Novembre : •Transavia France ouvre une base sur l’aéroport de Montpellier •L’État va ponctionner 20% des créneaux de décollage d’Aigle Azur à Orly •Grève PNC Lufthansa : 1300 vols annulés jeudi et vendredi •Air France tourne définitivement la page de l’ATR

Au sommaire :  

  • Transavia France ouvre une base sur l’aéroport de Montpellier

  • L’État va ponctionner 20% des créneaux de décollage d’Aigle Azur à Orly

  • Grève PNC Lufthansa : 1300 vols annulés jeudi et vendredi

  • Grève du 5 décembre : FO Air France sera de la partie

  • Référendum Aéroport de Paris: 924000 soutiens enregistrés au 6 novembre

  • Face au « flygskam », comment les compagnies aériennes ripostent-elles ?

  • Air France tourne définitivement la page de l’ATR

     

 

Transavia France ouvre une base sur l’aéroport de Montpellier

La Tribune – 05/11/2019

C’est un bon signe et une promesse pour l’infrastructure aéroportuaire montpelliéraine : le 5 novembre, Transavia France, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, annonce l’ouverture d’une nouvelle base (la 4e en France) sur la capitale languedocienne dès le printemps 2020. A la clé, 20 destinations et 500 000 passagers supplémentaires.

Transavia France, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM créée en 2007, poursuit son développement et renforce son maillage du territoire français. Après avoir ouvert trois bases à Orly, Lyon et Nantes, elle annonce le 5 novembre l’installation d’une 4e base en France, sur l’aéroport de Montpellier au printemps 2020. 

Avec deux avions basés, elle desservira une vingtaine de destinations, notamment vers le bassin méditerranéen.

“Pour Transavia France, cette annonce constitue une étape importante dans le développement de notre compagnie avec la création de notre première base dans le sud de la France, observe Nathalie Stubler, P-dg de Transavia France. Nous nous implantons à Montpellier avec la volonté de devenir un acteur majeur de l’aéroport comme nous l’avons fait à Orly, Nantes et Lyon… L’offre low-cost est encore peu développée au départ de cet aéroport alors que la demande des voyageurs est forte. Nous allons offrir de belles destinations dont de nombreuses ne sont pas encore desservies en direct.” 

Pour connaître ces destinations, il faudra patienter jusqu’au début du mois de décembre…

Endiguer la fuite des voyageurs Héraultais

“Sur la carte des grandes métropoles françaises, Montpellier était la seule sans compagnie low-cost basée, commente Emmanuel Brehmer, le président du Directoire de l’aéroport de Montpellier. Je pense que Transavia a été attentive au potentiel de l’aéroport de Montpellier, que démontre la fuite de plus d’un million d’Héraultais vers l’aéroport de Marseille, des 300 000 vers l’aéroport de Toulouse ou des 100 000 vers l’aéroport de Barcelone ! L’offre low-cost était largement insuffisante depuis Montpellier (ainsi, en avril 2019, la compagnie low-cost irlandaise Ryanair avait choisi de quitter Montpellier pour Béziers pour implanter sa ligne vers Charleroi, NDLR). Grâce à Transavia, elle va dans le bon sens.” 

Transavia France sera donc la seule compagnie low-cost à posséder une base à Montpellier. Les prévisions sont de 500 000 passagers supplémentaires par an, l’aéroport de la capitale languedocienne passant de 30 destinations aujourd’hui (desservies par 16 compagnies) à 50, et de 2 millions à 2,5 millions de passagers. 

“C’est un moment historique pour notre aéroport et un signal fort pour notre territoire, assure Emmanuel Brehmer. Transavia France marque ainsi sa confiance dans le potentiel de notre marché et ouvre de fantastiques perspectives de développement… On nous a longtemps reproché une stratégie “attrape-tout”, avec des destinations qui ne sont pas celles que l’on souhaitait. En ouvrant une base à Montpellier, la compagnie prévoit d’y développer des destinations stratégiques.” 

Une dimension européenne

Transavia (1 200 salariés en France) opère aujourd’hui plus de 100 lignes aériennes au départ de la France (Orly, Nantes et Lyon) et des Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam, Eindhoven et Groningen), à destination de l’Europe et du bassin méditerranéen. La compagnie a transporté 15,8 millions de passagers en 2018 (7 millions pour Transavia France).

Selon Emmanuel Brehmer, l’arrivée de Transavia France va permettre à l’infrastructure montpelliéraine de changer de dimension.

“À ma nomination il y a quatre ans, le plan qu’on a présenté était de donner à l’aéroport de Montpellier une dimension européenne nous permettant d’exister entre Barcelone et Marseille, rappelle-t-il. Avec 2,5 millions de passagers et 50 destinations, nous sommes plus visibles. Avec Transavia qui nous fait confiance, on espère bénéficier d’un effet d’attraction pour faire venir d’autres compagnies, comme cela s’est passé pour Bordeaux, Nantes ou Toulouse. Il existe 450 aéroports en Europe, et les compagnies susceptibles de faire du développement sont au nombre de 4 ou 5. L’arrivée de Transavia, comme celle de la navette Air France (10 allers-retours par jour pour Paris-Orly, 5 pour Paris-Charles-de-Gaulle, NDLR) il y a 4 ans, sont le signe du potentiel de l’aéroport de Montpellier.” 

 

L’État va ponctionner 20% des créneaux de décollage d’Aigle Azur à Orly

La Tribune – 06/11/2019

Selon nos informations, l’État a officiellement indiqué au gestionnaire des créneaux horaires en France, Cohor, qu’il préempterait 20% des quelque 9150 créneaux (“slots”) que détenait Aigle Azur à Orly. Les 7300 créneaux restants ne seront pas distribués début novembre, comme prévu initialement, mais début décembre.

Le gâteau diminue. Il y aura moins de créneaux horaires de décollage d’Aigle Azur à  Orly à partager. L’État va rafler les 20% des quelque 9150 créneaux laissés en jachère depuis la disparition d’Aigle Azur fin septembre. Selon des proches du dossier, l’État a en effet indiqué à Cohor, l’association qui gère les créneaux en France, qu’il préempterait 20% du « pool » de créneaux disponibles pour les attribuer à des liaisons d’obligation de services publics jugées stratégiques pour le désenclavement de certaines régions françaises. L’État va ainsi ponctionner plus de 1.800 créneaux soit l’équivalent de 2,5 vols quotidiens.

Distribution en décembre

Il ne restera donc que 7300 créneaux à distribuer pour les autres compagnies aériennes, soit l’équivalent de 10 vols quotidiens. Le calendrier a changé. Initialement prévue début novembre, la distribution a été décalée à début décembre, soit après la conférence que tiendra l’association internationale du transport aérien (IATA) sur les créneaux horaires,  du 12 au 15 novembre à Brisbane en Australie. Ces créneaux horaires sont très précieux à Orly en raison du plafonnement de l’aéroport à 250 000 mouvements par an. 

La moitié des créneaux (3650) sera distribuée aux nouveaux entrants (parmi lesquels figurent aussi les compagnies qui n’ont que quelques vols à Orly) comme ASL Airlines par exemple. L’autre sera partagée entre les transporteurs déjà installés comme Air France, sa filiale low-cost Transavia, Easyjet, Vueling, Air Caraïbes, French Bee, Corsair, Level, La Compagnie… Contrairement à ce que pensent certains, cette partie des créneaux n’est pas distribuée au prorata de la part de marché des compagnies. Le risque d’émiettement est par conséquent très fort. 

Les déçus seront nombreux

Les déçus seront forcément nombreux dans la mesure où le nombre de demandes de créneaux sera à coup sûr supérieur au volume disponible. Pour mémoire, la redistribution des créneaux d’Air Lib en 2003 concernait 30% environ de la capacité d’Orly (75 000 créneaux). Or la somme des demandes équivalait à la totalité des mouvements annuels de l’aéroport (250 000 créneaux). Autrement dit, il y avait trois fois plus de demandes de créneaux que de créneaux disponibles. 

 

Grève PNC Lufthansa : 1300 vols annulés jeudi et vendredi

Air Journal – 07/11/2019

La compagnie aérienne Lufthansa a annulé 700 vols ce jeudi et 600 autres vendredi, en raison de l’appel à la grève lancé par le syndicat UFO d’hôtesses de l’air et stewards. Près de 180.000 passagers sont affectés.

L’arrêt de travail des PNC de la compagnie nationale allemande, prévu du 7 novembre 2019 à 0h00 au 8 novembre à 23h59, entrainera bien le chaos annoncé, même si elle précise que seuls ses vols sont affectés : les autres filiales du groupe Eurowings, Germanwings, SunExpress, Lufthansa Cityline, SWISS, Edelweiss, Austrian Airlines, Air Dolomiti et Brussels Airlines « ne seront pas touchées par la grève ; leurs vols commenceront à l’heure prévue ». Lufthansa a mis en place un « programme de vol spécial » pendant les deux jours de grève : ce jeudi, 2300 des 3000 vols prévus du groupe Lufthansa seront exploités, tandis que vendredi 2400 vols sur les 3000 prévus le seront. La compagnie envisage de déployer des avions plus gros sur les axes les plus touchés, notamment dans les aéroports de Francfort et Munich.

La compagnie de Star Alliance « regrette les inconvénients pour les passagers », la grève se déroulant comme prévu par le syndicat après le refus d’un tribunal de Francfort de l’interdire. Les offres commerciales habituelles ont été mises en place pour ces deux jours : remboursement, changement de réservation sans frais, ou échange avec des billets de train sur les routes domestiques. 

Comme pour la grève du mois dernier, Lufthansa juge les grèves « illégales » car le statut syndical « et le pouvoir de représentation du conseil exécutif d’UFO ne sont toujours pas clairs » – la suite d’un conflit juridique commencé en aout dernier devant un tribunal du travail de Francfort. Les revendications portent sur les conditions de travail et les salaires. Le CEO du groupe Carsten Spohr a invité le syndicat, mais aussi Verdi et CU, à une réunion, plaidant que « la seule solution est dans le dialogue ».

 

Grève du 5 décembre : FO Air France sera de la partie

Air Journal – 07/11/2019

Le Syndicat général FO Air France, appelle les salariés à la grève à partir du 5 décembre contre le projet de système universel de retraite, dans le cadre du mouvement lancé à l’échelle nationale par toutes les organisations représentatives.

Premier syndicat des personnels au sol de la compagnie nationale française, Force Ouvrière a annoncé le 6 novembre 2019 son intention de rejoindre le mouvement national, afin de forcer le gouvernement à retirer son projet. « Expression du refus d’un nouveau coup de rabot sur leurs droits, le SG FO Air France a tout le soutien de la FEETS FO », souligne le syndicat dans son communiqué.

Lancée à la RATP et la SCNF, adoptée depuis par la CGT, FO, FSU, Solidaires, les fédérations étudiantes ou les « gilets jaunes », la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites visera le transport en général, où de fortes perturbations sont déjà attendues. La CGT Air France a prévu de se réunir ce jeudi pour décider de rejoindre le mouvement. 

 

Référendum Aéroport de Paris: 924000 soutiens enregistrés au 6 novembre

Ouest-France – 06/11/2019

La procédure de référendum sur la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris) a déjà recueilli 924 000 signatures depuis son lancement, le 13 juin dernier, selon le comptage publié ce mercredi par le Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel a enregistré à la date de mercredi 924 000 soutiens à un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris, un chiffre s’approchant donc du million, mais encore loin du nombre attendu par ses initiateurs.

Le dernier pointage en date du 23 octobre faisait état de 896 000 signatures. Le compteur du ministère de l’Intérieur a donc enregistré 28 000 soutiens supplémentaires en 15 jours, contre 32 000 précédemment (864 000 signatures au 9 octobre), soit un nouveau tassement. 

Il faut 4 717 396 signatures

Depuis le 13 juin et durant neuf mois, les électeurs inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien à la proposition de loi commencée par des parlementaires de droite comme de gauche, réclamant la tenue d’un référendum sur la privatisation du groupe aéroportuaire.

Pour être validée, la proposition de loi référendaire doit être approuvée par un dixième des électeurs inscrits, soit 4 717 396 personnes (ce qui impliquerait une moyenne de 17 000 signatures par jour) d’ici à la mi-mars. 

Les initiateurs, quelque 250 députés et sénateurs de LFI à LR, avaient dit en août viser un million de signatures à la rentrée grâce à une intensification de la mobilisation.

Dès ce million de soutiens, Emmanuel Macron doit mettre en œuvre le référendum, a réclamé début septembre le député La France Insoumise Alexis Corbière, arguant que la réforme constitutionnelle présentée fin août prévoit un abaissement du seuil requis pour organiser un RIP à « un dixième des membres du Parlement et un million d’électeurs ». 

Un clip contre la privatisation d’ADP

Les parlementaires d’opposition avaient enclenché début avril la procédure du RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée jusqu’à présent. 

Le Conseil constitutionnel, qui communique tous les 15 jours sur l’état de la procédure, précise qu’il a enregistré depuis le début des opérations 3 980 réclamations, dont 3 130 ont reçu réponse à ce jour. Ces réclamations ont trait pour l’essentiel à la prise en main du site internet de recueil des soutiens qui a été critiqué pour son manque d’ergonomie. 

Les initiateurs du RIP dénonçaient l’absence de communication de l’État et des médias de service public sur la tenue de ce référendum inédit dont l’existence est, selon eux, encore peu connue des citoyens. Mais « l’information des électeurs » par le gouvernement sur le RIP n’est pas obligatoire au regard de la Constitution, ont tranché mi-octobre les « Sages ».

Une quinzaine de partis et organisations de gauche, du PS, LFI, PCF et EELV à Fakir ou Attac, ont décidé cette semaine de publier sur leurs réseaux sociaux le même clip contre la privatisation d’ADP, selon les organisateurs.

 

Face au « flygskam », comment les compagnies aériennes ripostent-elles ?

Tour Mag – 05/11/2019

Vers « une fierté de prendre l’avion » ?

Pointé du doigt pour ses émissions de gaz à effet de serre, le secteur aérien multiplie les efforts pour paraître moins polluant. Au cas par cas, les compagnies tentent par divers moyens de redorer leur blason écologique.

Pris entre écotaxe et flygskam (la honte de prendre l’avion en français), entre Greta Thunberg et les Gilets jaunes, difficile de dire que l’aérien n’a pas pris du plomb dans l’aile ces derniers mois.

Alors que le secteur compterait actuellement pour 3% des émissions mondiales de CO2, sa réputation aux yeux du grand public se détériore. 

« Il s’agit d’une large tendance de fond écologique à laquelle nous devons faire face. Le transport aérien doit accélérer son évolution », résumait lors du dernier IFTM Top Resa Gérard Feldzer, ancien pilote d’Air France.

Mais comment concrètement font les transporteurs aériens mondiaux pour redorer leur blason écologique ?

En dehors du fameux plan Corsia visant à réduire de 50% les émissions de CO2 d’ici à 2050, les réponses sont nombreuses et les services de communication des compagnies rivalisent d’ingéniosité pour se donner une image plus verte.

Eco-pilotage et baisse de la consommation carburant

Quand Ryanair, l’un des 10 premiers pollueurs d’Europe depuis cette année, publie ses émissions de CO2 et ses investissements en matière environnementale, Finnair, une compagnie historiquement engagée dans une aviation éco-resposable, vient récemment de rejoindre l’Initiative nordique pour l’aviation électrique.

En la matière, les investissements et projets sont nombreux.

Volotea développe un projet d’avion hybride électrique d’une cinquantaine de sièges maximum qu’elle espère intégrer dans sa flotte avant 2030. L’appareil permettrait de réduire la consommation de 50%.

easyJet travaille aussi de son côté à un projet d’avion 100% électrique en partenariat avec la start-up Wright Electric.

En plus de ses investissements sur le développement du biofioul, KLM travaille sur son “flying V”, un projet d’avion plus écologique dans lequel les passagers s’assoient dans les ailes.

En attendant que de vraies alternatives électriques voient le jour, bon nombre de transporteurs mondiaux renvoient aussi vers des plateformes du type greentripper.com permettant à leurs passagers de calculer et de compenser eux-mêmes leur empreinte CO2.

United vient aussi d’annoncer un investissement de 40 millions de dollars pour la “décarbonisation” du transport aérien mondial via le développement des biocarburants.

Les compagnies mettent aussi en avant leurs efforts en matière d’éco-pilotage. Ces derniers jours, Norwegian, qui se vante d’avoir réduit de 30% ses émissions depuis 2008, a par exemple annoncé la mise en place de SkyBreathe, un outil (français) d’analyse des opérations de vols et de réduction de la consommation de carburant, déjà utilisé par Air France. 

Objectif affiché : réduire les émissions de 140 000 tonnes de CO2 par an. 

Et chez Air France ?

En pleine opération séduction auprès du grand public sur le sujet, Air France a commencé par bannir les plastiques à usage unique de ses cabines.

Ensuite, la compagnie nationale a largement communiqué sur l’arrivée dans sa flotte d’avions de dernière génération plus économes dans leur consommation de carburant comme dans leurs émissions de CO2.

A savoir : une trentaine d’Airbus A350-900, dont le premier vient d’entrer en service sur les lignes long-courriers, et au moins une soixantaine d’A220 disposés sur les vols moyen-courriers dans les année à venir.

Lors de la présentation en grande pompe de son premier A350-900 à Toulouse, Anne Rigail et Benjamin Smith, à la tête de la compagnie tricolore, parlaient d’une seule voix d’avions modernes capables de « rendre les gens fiers de voler ».

Début octobre, sur l’IFTM Top Resa à Paris, Anne Rigail, la directrice générale, a aussi assuré qu’Air France allait compenser 100% des émissions de CO2 produites sur ses vols intérieurs.

Sur 350 routes, le CO2 émis va être compensé par des programmes de recherches et de financements sur les biocarburants et énergies renouvelables, par des fondations, par la protection de la biodiversité, par la plantation d’arbres…

Aller plus loin

« L’avion est la cible de virulentes critiques, et nous les avons pris en pleine face. Mais est-ce que le mouvement « flygskam » pèse aujourd’hui dans nos résultats ? C’est très difficile à dire », déclarait la dirigeante d’Air France sur le grand salon du secteur touristique début octobre.

« Nous voulons faire tous les efforts possibles vers un transport aérien durable. Cela passe par une collection d’actions que nous devons enrichir et sur laquelle nous devons mieux communiquer », avait-elle lancé.

Maintenant, il faut de l’avis général aller encore plus loin et redoubler les efforts du secteur. « Du temps des 747 et du Concorde, nous tournions autour de 10 litres de kérosène par 100 kilomètres et par passager.

Aujourd’hui on est en dessous de 3. Mais cela peut être encore beaucoup mieux que ça », conclut Gérard Feldzer. « C’est parce qu’il y a des initiatives locales, pays par pays et compagnies par compagnies, qu’il pourra y avoir une réponse mondiale ». 

Des initiatives qui paraissent plus que jamais nécessaires, bien que le contexte soit toujours à une large hausse du trafic aérien au niveau national (+5,2% de passagers en plus en France sur le début d’année 2019) et mondial. 

D’après une récente étude de Criteo, 6% des voyageurs mondiaux, majoritairement des jeunes, affirment déjà avoir annulé un voyage pour des raisons écologiques. Un chiffre qui monte même en France, deuxième pays mondial de ce que l’étude appelle les « green travellers », à 18%… 

 

Air France tourne définitivement la page de l’ATR

Aerobuzz– 06/11/2019

Le centre de formation Hop!Training, partenaire d’Air France pour la formation et l’entrainement des pilotes et équipages d’avions régionaux, a vendu son Full Flight Simulator d’ATR 42/72-500. Le FFS rejoindra prochainement l’Amérique du Sud.

Créé en 1991, Hop! Training by ICARE s’est spécialisé dans la formations sur les avions régionaux pour les pilotes, personnels de cabine, techniciens de maintenance et personnels d’escale. Naturellement lié à l’activité de Britair puis Hop!, désormais intégré sous la bannière générale d’Air France, Hop! Training a investi progressivement dans des outils de formation dédiés à la flotte opérée par la compagnie régionale. 

Débutant par un simulateur Full Flight (FFS) d’ATR 42/72 pour son site de Morlaix, Hop! Training, qui possède également des centres à Paris, Nantes et Clermont-Ferrand, acquiert par la suite un FFS de Bombardier CRJ 100/200 et 700 puis d’un CRJ 700/1000 et d’un Embraer ERJ 145 en 2016. Entre temps, le centre de formation fait évoluer son FFS d’ATR pour l’équiper de la version 42-500.

C’est ce dernier que le centre de formation et d’entraînement d’Air France a annoncé le 2 novembre 2019 avoir vendu à un centre de formation basé en Amérique du Sud. La société munichoise FST, spécialisée dans la fourniture et la personnalisation des simulateurs Full Flight, a été chargée de la vente du FFS ATR qui, un an après, a finalement trouvé un acquéreur.

Air France, qui avait annoncé fin 2018 la sortie des 14 ATR de sa flotte d’ici à 2020, tourne ainsi définitivement la page du turbopropulseur pour rationaliser son parc autour des jets, composé aujourd’hui de 24 CRJ700 et 1000 et 38 ERJ145, E170 et E190.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 4 Novembre : • Ryanair : bénéfice stable au premier semestre • Environnement : United Airlines investit 40 millions de dollars dans le biocarburant • Embarquez avec les professionnels qui veillent sur l’aéroport d’Orly

Au sommaire :  

 

  • Ryanair : bénéfice stable au premier semestre

  • Tourisme : le chinois Fosun offre un nouveau destin à la marque Thomas Cook

  • Delhi : annulations de vols et déroutements pour cause de pollution

  • Environnement : United Airlines investit 40 millions de dollars dans le biocarburant

  • Environnement : Brussels Airlines retire tous les journaux papiers sur ses vols

  • Nuisance sonore : Vueling condamnée à une amende de 1,3 million d’euros

  • Embarquez avec les professionnels qui veillent sur l’aéroport d’Orly

 

Ryanair : bénéfice stable au premier semestre

LesEchos.fr – 4 Novembre 2019 

Affecté par la baisse des prix des billets sous l’effet d’une demande morose au Royaume-Uni et de la concurrence en Europe, le groupe aérien irlandais affiche un bénéfice net de 1,15 milliard d’euros pour le semestre décalé allant d’avril à septembre. 

Dans un marché du transport aérien qui traverse des turbulences, Ryanair affiche un bénéfice net stable à 1,15 milliard d’euros pour le premier semestre de son exercice 2019-2020 clos en septembre. Un moindre mal pour le transporteur low cost, qui avait vu son bénéfice plonger de 21 % au premier trimestre.

Sur cette période de six mois, le groupe dirigé par Michael O’Leary a souffert d’une baisse des tarifs de 5 %, ce qui a pesé sur ses marges. Ce, malgré une activité commerciale en hausse avec un trafic en progression de 11 % à 86 millions de passagers, pour un chiffre d’affaires en hausse de 11 %, à 5,39 milliards d’euros.

Le transporteur, qui regroupe quatre compagnies (l’irlandaise Ryanair DAC, l’autrichienne Lauda, la maltaise Malta Air et la polonaise Buzz), impute la baisse du prix des billets à une demande en baisse au Royaume-Uni, dans un climat d’incertitudes lié au Brexit, ainsi qu’à la concurrence féroce qui règne en Allemagne et en Autriche, deux marchés européens dynamiques. 

Outre l’impact de la demande et la consolidation de Lauda, le groupe a été pénalisé par une facture de carburants en hausse de 22 % (soit +289 millions), à 1,59 milliard d’euros. Ses coûts, de maintenance notamment, ont aussi grimpé, tout comme la facture des salaires accordés aux pilotes après une série d’accords nationaux. 

Bénéfice inférieur à celui de 2018-2019 

Pour la seconde moitié de l’année, Ryanair préfère rester « prudent », ne partage pas l’optimisme affiché par certains de ses concurrents. Il prévoit notamment une perte plus élevée que prévu chez Lauda, en première ligne d’un marché défavorable en Allemagne et en Autriche. Mais il espère toutefois que l’hiver sera un peu moins difficile que l’an passé en termes de prix des billets. 

Résultat : sa prévision de profit annuel a été revue. Il avance désormais une fourchette de 800 à 900 millions d’euros, contre 750 à 950 millions auparavant. Ce qui, de toute façon, marquera un léger recul par rapport au bénéfice de 1 milliard d’euros dégagé en 2018-2019.

Sur le plan social enfin, la direction n’a pas détaillé les suppressions d’emplois, tant du côté des pilotes que des personnels de cabine, évoquées pour cet hiver à cause des  reports de livraison du Boeing 737 Max . Des retards qui vont se traduire par des fermetures de bases. Alors que le chiffre de 900 suppressions de postes a circulé, Ryanair – qui n’a pas donné de détails – dit continuer à travailler avec ses salariés et les syndicats pour « finaliser le processus ».

 

Tourisme : le chinois Fosun offre un nouveau destin à la marque Thomas Cook

LesEchos.fr – 1er Novembre 2019

Déjà propriétaire de Club Med, la branche Tourisme du conglomérat chinois reprend la marque du voyagiste britannique, ainsi que des marques hôtelières associées. Fosun Tourism Group nourrit de nouvelles ambitions dans l’hôtellerie de loisirs.

On le croyait sur le point de disparaître, le nom « Thomas Cook » continuera finalement d’exister grâce à un sauveur chinois. Fosun Tourism Group (FTG), la branche Tourisme du conglomérat Fosun, premier actionnaire du voyagiste britannique au moment de son brutal effondrement courant septembre, a en effet annoncé le 1er novembre un accord portant l’acquisition de la marque Thomas Cook, ainsi que des marques hôtelières Casa Cook et Cook’s Club. La transaction, d’un montant de 11 millions de livres (soit 13 millions d’euros), prévoit également l’achat d’autres droits de propriété intellectuelle comme les comptes des réseaux sociaux.

Valeur de marque 

Dans un communiqué, le président de FTG, Qian Jiannong, a tenu à souligner que son groupe « a toujours cru en la valeur de la marque Thomas Cook », la plus ancienne de son secteur, forte de 178 ans d’histoire. De fait, l’opérateur chinois, déjà propriétaire de Club Med, nourrit de nouvelles ambitions dans l’hôtellerie de loisirs. Il avait d’ailleurs créé une société commune avec Thomas Cook, qu’il détient à 51 %, avec pour objectif d’ouvrir des établissements sur son vaste marché domestique, et de miser sur Casa Cook, un concept de « boutique-hôtel » « lifestyle », et Cook’s Club qui relève de l’hôtellerie balnéaire. Au-delà de la Chine, FTG a aussi des velléités d’expansion à l’international, en premier lieu en Asie. En substance, il préserve l’essentiel, à moindre coût, en reprenant les marques.

Un plan de sauvetage avorté 

Il y a encore deux mois , FTG devait prendre le contrôle des activités de tour-opérateur de Thomas Cook, et une part minoritaire de son pôle aérien, dans le cadre d’un plan de sauvetage du voyagiste, concocté dans l’été avec un pool bancaire. Le projet a capoté courant septembre, Thomas Cook étant contraint à se déclarer en faillite le 23 septembre. Depuis, le liquidateur public britannique doit vendre ses actifs afin de rembourser tant bien que mal les créanciers. Il a déjà cédé le réseau d’agences au Royaume-Uni au groupe familial Hays Travel. 

De son côté, la filiale française, Thomas Cook France, placée en redressement judiciaire le 1er octobre, relève du tribunal de commerce de Nanterre. Une audience est prévue ce mardi sur le devenir de ses actifs lesquels font l’objet d’ offres de reprise partielle . Il est probable, dit-on, que le tribunal reporte sa décision au 19 novembre.

 

Delhi : annulations de vols et déroutements pour cause de pollution

Air-Journal.fr – 4 Novembre 2019

Le pire pic de pollution de l’année dans la capitale indienne a entrainé hier des dizaines d’annulations de vols et au moins 37 déroutements dans l’aéroport de Delhi-Indira Gandhi, avant une amélioration de la situation dans l’après-midi. 

La matinée du 3 novembre 2019 dans l’aéroport de Delhi a été compliquée pour les passagers : un manque de visibilité dû à la pollution a entrainé de fortes perturbations, avec 20 décollages et 19 atterrissages annulés, soit près de 3% du programme de vol de dimanche, tandis que 37 vols à l’arrivée étaient selon la presse locale déroutés vers d’autres aéroports comme Jaipur, Mumbai, Amritsar ou Lucknow. La compagnie aérienne Air India a annulé 14 rotations, 12 vols vers la capitale étant déroutés et 14 autres reprogrammés. La low cost Indigo affichait 17 annulations et SpiceJet neuf hier selon Flightaware, tandis que Vistara annonçait plusieurs déroutements.

Les retards moyens au départ de Delhi étaient de 49 minutes dans la matinée d’hier, certains atteignant deux heures selon les passagers et trois quarts des vols programmés étant affectés selon Flightradar24 ; à l’arrivée, le retard moyen était de 24 minutes. 

En milieu d’après-midi, l’aéroport de Delhi a annoncé une amélioration de la situation ; ce lundi matin, le trafic était à peu près normal. La capitale indienne connait régulièrement des pics de pollution, attribués en général aux rejets industriels, à la circulation, aux fumées des brûlis agricoles dans la région – et en plus cette fois-ci aux feux d’artifices de Diwali. La pollution aux particules fines « a atteint des niveaux insupportables », reconnaissait hier le ministre en chef de Delhi Arvind Kejriwal. LA circulation alternée est mise en place, et les écoles resteront fermées ce lundi.

 

Environnement : United Airlines investit 40 millions de dollars dans le biocarburant

Air-Journal.fr – 3 Novembre 2019

United Airlines va investir 40 millions de dollars dans un nouveau procédé permettant d’accélérer le développement des biocarburants et d’autres technologies de décarbonisation.

La compagnie américaine, qui s’est engagée au début de l’année à acheter jusqu’à 10 millions de gallons de biocarburant au cours des deux prochaines années, cherchera à collaborer avec d’autres partenaires respectueux de l’environnement dans le cadre de cette initiative. Aujourd’hui déjà, elle est à l’origine de plus de 50 % de tous les engagements d’achat de biocarburants dans le monde et est le seul transporteur américain à utiliser de tels carburants de manière continue.

Parmi les actions en faveur de l’environnement les plus significatives de la compagnie américaine, on peut citer : 

– Elle est la première compagnie aérienne à intégrer constamment du biocarburant dans ses opérations régulières, ce qui représente une étape importante dans le secteur. En utilisant quotidiennement du carburant à faible teneur en carbone dans ses opérations courantes, la compagnie va au-delà des programmes d’essai et de démonstrations. 

– Elle a investi plus de 30 millions de dollars dans Fulcrum BioEnergy, un producteur californien de biocarburants, ce qui constitue le plus important investissement parmi toutes les compagnies aériennes du monde dans les biocarburants. L’option d’achat, sous réserve de disponibilité, de près d’un milliard de gallons de Fulcrum BioEnergy est le plus important contrat de vente de biocarburantb du secteur du transport aérien.

– Elle est devenue la première compagnie aérienne à utiliser les winglets Split Scimitar de Boeing, qui réduisent la consommation de carburant de 2 % supplémentaires par rapport aux winglets standard ; United est aujourd’hui le plus grand exploitant de winglets Scimitar, avec près de 400 appareils équipés.

– Elle est devenue la première compagnie aérienne américaine à recycler les produits de ses trousses de confort destinées aux passagers voyageant dans ses cabines premium internationales et à s’associer à Clean the World pour donner les produits d’hygiène inutilisés à ceux qui en ont le plus besoin. 

– Elle a éliminé les bâtonnets mélangeurs en plastique non recyclable et les piques à cocktail à bord des avions et les a remplacées par un produit 100% bambou, plus respectueux de l’environnement.

– Elle continue le remplacement de ses équipements au sol, quand cela était possible, par des équipements plus propres, alimentés à l’électricité. 40 % de son parc ont été convertis à ce jour.

 

Environnement : Brussels Airlines retire tous les journaux papiers sur ses vols

Air-Journal.fr – 3 Novembre 2019

Désormais, Brussels Airlines remplace les journaux papiers à bord de tous ses vols par leur version numérique, à télécharger et à lire sur smartphone ou tablette.

 Les passagers n’ont plus de journal papier mais ils peuvent télécharger un journal de leur choix sur leur tablette ou smartphone. Selon la compagnie belge, « l’élimination des journaux papiers sur plus de 250 vols par jour, permet de diminuer le poids de l’avion et donc sa consommation de carburant ce lui se traduit par 35 tonnes d’émissions de CO2 en moins » .

Un fait : les alternatives numériques au papier deviennent de plus en plus populaires. En 2018, 52% de tous les passagers de Brussels Airlines ont utilisé leur smartphone pour embarquer leur vol et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Alors que la compagnie aérienne se renouvelle continuellement pour jouer un rôle dans le monde de la numérisation, elle vient de lancer une nouvelle version de son application mobile, incluant un accès facile à la carte d’embarquement, ce qui évite de l’imprimer sur papier.

 

Nuisance sonore : Vueling condamnée à une amende de 1,3 million d’euros

Air-Journal.fr – 2 Novembre 2019 

L’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) a ingligé à la low cost espagnole Vueling une amende record de 1 348 000 euros pour des décollages de nuit non autorisés, notamment à l’aéroport parisien Roissy-CDG en 2018. 

« La compagnie Vueling Airlines a commis un nombre élevé de manquements à la règlementation environnementale sur plusieurs plateformes aéroportuaires françaises en particulier en 2018. Il s’agit, dans la très grande majorité des cas, de décollages depuis l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle sans créneau de nuit« , a indiqué l’ACNUSA dans un communiqué daté du 30 octobre. Et d’ajouter : « Lors de la session plénière amendes qui s’est tenue en septembre dernier, la compagnie Vueling Airlines a reconnu les faits pour lesquels elle a été poursuivie et a présenté au collège de l’Autorité le plan de mesures correctrices qu’elle a engagé à sa demande, afin de réduire les manquements commis, et ne plus reproduire la situation ».

Ce qui n’a pas empêché Vueling d’être sanctionnée : « L’Autorité lui a notifié ses décisions de mai et septembre 2019 relatives au montant des amendes pour 91 affaires dont l’instruction contradictoire était close. Selon le type de manquement, le plafond maximal encouru était de 20 000 ou 40 000 €. Le montant total des amendes prononcées est de 1 348 000 € ». 

Pour la protection des populations impactées, souligne l’ACNUSA, « il importe qu’un effort soit poursuivi sur chacun des grands aéroports afin que les règles environnementales fixées par arrêtés ministériels soient respectées ».

 

Embarquez avec les professionnels qui veillent sur l’aéroport d’Orly

LeParisien.fr – 1er Novembre 2019 

Ils s’assurent de l’état des pistes, prennent en charge les malades, gèrent la présence animalière… Rencontre avec les hommes et les femmes de quatre corps de métiers indispensables à l’aéroport d’Orly.

Pas de moins 33 millions de passagers ont transité l’an dernier par la plateforme aéroportuaire d’Orly. Pour assurer leur bien-être, leur sécurité et rendre possible les quelque 229 000 mouvements commerciaux enregistrés en 2018, des centaines de salariés s’activent jour en nuit dans les terminaux et sur les kilomètres de pistes de cet espace de plus de 1500 hectares. 

La caserne de pompiers et le service médical de soin et d’urgence (SMU), intégrés à l’aéroport, rendent un service de pointe en matière d’intervention d’urgence. Sur le tarmac, les avions décollent et atterrissent dans des conditions optimales grâce au travail des agents d’inspection des pistes et de prévention du risque animalier. Rencontres. 

90 pompiers prêts à intervenir en moins de trois minutes

Des bolides de 1400 CV et 44 tonnes qui peuvent atteindre les 100 km/h en moins de 25 secondes. C’est l’arme secrète des pompiers de l’aéroport. « Notre délai maximum d’intervention sur la plateforme est de trois minutes », révèle Freddy Berneron, responsable de la caserne implantée en bord de piste inaugurée en 2014. A la tête d’une unité de 90 hommes, le gradé doit gérer près de 250 interventions par an. « Ça va du malaise d’un passager à l’accident de la circulation sur les pistes ou la présence de fumée dans un avion, résume-t-il. Les incendies en tant que tel sont extrêmement rares. »

Organisés en quatre équipes qui assurent des gardes de vingt-quatre heures, ces soldats du feu spécialisés en aéronautique sont triés sur le volet. Une expérience de terrain de trois ans minimum est demandée pour se présenter au concours d’admission composé d’une épreuve écrite, d’un test physique et d’un entretien. Et il faut souvent patienter jusqu’à quatre ans avant qu’un poste se libère. « Tous les candidats doivent être titulaires du permis poids lourd, rappelle Freddy Berneron. Ensuite, les admis doivent passer deux permis spécifiques pour circuler sur les pistes de l’aéroport. Chacun d’entre eux doit connaître par cœur le plan de ces pistes. »

Pétards et fusées pour éviter les collisions avec les oiseaux

Ils règnent sur les 625 hectares de la zone aéroportuaire. Les treize agents de la prévention du risque animalier sont sur le pied de guerre de 6 heures à 23h30. Leur mission : empêcher les collisions entre les avions et la faune présente sur les immenses zones herbeuses. « On doit faire cohabiter les besoins humains et la faune », résume Sébastien Lacroix, « effaroucheur » à Orly depuis plus de douze ans. « Un renard peut traverser une piste et un vol d’oiseaux entrer en collision avec un appareil au décollage. On doit éviter cela », résume-t-il.

Pour cela, les agents disposent de moyens sonores qui diffusent différentes gammes de cris d’oiseaux mais aussi des pétards et fusées qui éloignent les animaux selon les besoins du trafic. « Nous avons une formation ornithologique mais tout ne figure pas dans les livres, poursuit Sébastien Lacroix. On apprend par exemple à savoir si tel groupe de pigeons ou d’étourneaux qui se nourrit est un danger potentiel selon l’axe de décollage des avions. » Si aucun gros gibier n’est répertorié à Orly, les lapins restent le principal danger potentiel au sol. « Mais un chien ou un chat échappé des soutes peut aussi semer la pagaille », rappelle l’effaroucheur.

Grégory effectue trois inspections des pistes chaque jour

Leur couleur rappelle le jaune des taxis newyorkais. Mais les 4 x 4 qui sillonnent sans cesse le tarmac de la plateforme d’Orly ne baladent pas de touristes. A leur bord, les agents scrutent méticuleusement chaque centimètre carré de piste selon un rituel minuté pour éviter tout incident au décollage comme à l’atterrissage. 

« Trois inspections ont lieu chaque jour, précise Julien Crea, responsable du process avion. La première à 5 heures du matin avant l’ouverture des pistes. Les deux suivants à 10h30 et 15h30. On inspecte les pistes à chaque fois et les voies de circulation des avions. » Lors de ces passages programmés, effectués à une vitesse réglementaire de 40 km/h, les agents disposent de dix minutes pour s’assurer que le revêtement n’est pas endommagé et qu’aucun objet ne soit tombé sur la piste. Durant ce laps de temps, décollages et atterrissages sont suspendus. Des contrôles peuvent aussi être réalisés à la demande. « Lorsqu’un pilote croit avoir percuté des oiseaux par exemple, note Grégory, qui fait partie de l’équipe des huit « inspecteurs ». La tour de contrôle nous prévient et on intervient. Mais le trafic n’est pas interrompu et on peut se payer quelques montées d’adrénaline. »

Un service médical d’urgence ouvert jour et nuit

 De 70 à 100 personnes franchissent ses portes chaque jour. Le service médical de soin et d’urgence (SMU) de l’aéroport ne dort jamais. Ouvert 24/24 h au cœur même de la plateforme aérienne, il traite « la bobologie comme l’arrêt cardiaque », résume son responsable, le Docteur Chadi Jbeili. « On assure les premiers secours sur toutes les personnes présentes sur l’aéroport. Passagers comme membres du personnel », poursuit-il.

Autour de lui, sept médecins, onze infirmiers et six ambulanciers, tous habilités en médecine d’urgence, assurent le service de soins mais aussi de vaccination, veille sanitaire et de transport de greffons qui font partie de ses missions. « On voit passer des hommes d’affaires en costume comme des globe-trotters. C’est une porte ouverte sur le monde », sourit l’ancien urgentiste spécialisé dans la médecine de catastrophe.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 30 Octobre : • Aérien : la Cour de justice de l’UE se prononce en faveur des passagers en cas de retards

Au sommaire :  

 

  • Aérien : la Cour de justice de l’UE se prononce en faveur des passagers en cas de retards

  • Jet tours : une marque ballottée, d’Air France à Thomas Cook

  • Tourisme et transport aérien : La nouvelle offensive des Low Costs

  • Les deux géants européens du voyage n’ont pas su s’adapter au marché français

 

Aérien : la Cour de justice de l’UE se prononce en faveur des passagers en cas de retards

LesEchos.fr – 28 Octobre 2019

Alors qu’un arrêt de la Cour de cassation française de février 2018 considérait que les passagers devaient fournir leur carte d’embarquement pour obtenir une indemnisation, l’instance européenne a estimé que ce sera désormais aux compagnies de prouver que les voyageurs concernés n’étaient pas présents à l’embarquement.

La carte d’embarquement ne sera plus le seul sésame donnant droit à un remboursement de la part des compagnies aériennes. Dans un arrêt daté de jeudi, la Cour de justice de l’Union européenne s’est prononcée en faveur d’une passagère d’Easyjet.

Celle-ci réclame à la compagnie à bas coût une indemnisation pour un retard de plus de 3 heures sur un vol Paris-Venise, le 8 février 2014. Or, pour Easyjet, cette demande est conditionnée au fait que la cliente puisse fournir sa carte d’embarquement, « en tant que preuve de (sa) présence à l’enregistrement ». La compagnie s’appuyait notamment sur un arrêt de la Cour de cassation du 14 février 2018, dans une autre affaire, qui stipulait qu’un remboursement en cas de retard important ou d’annulation de vol était conditionné à la capacité de fournir ce document.

La compagnie devra désormais fournir des preuves

Or, pour la CJUE ce lundi, « les passagers d’un vol retardé de trois heures ou plus à son arrivée et possédant une réservation confirmée pour ce vol ne peuvent pas se voir refuser l’indemnisation […] au motif qu’ils n’ont pas prouvé leur présence à l’enregistrement pour ledit vol, notamment au moyen de la carte d’embarquement. »

L’instance européenne estime, au contraire, que ce refus ne peut se faire que s’il est « démontré que ces passagers n’ont pas été transportés sur le vol retardé en cause ». En d’autres termes, ce sera désormais à la compagnie et non au passager de fournir des éléments de preuve. 

Des indemnités de 250 à 600 euros

« Cette décision vient mettre fin à un débat de plusieurs mois », s’est félicitée l’entreprise RefundMyTickets, spécialisée dans l’accompagnement des passagers victimes de retards, d’annulations ou de surréservations. « Les compagnies aériennes utilisaient […] la jurisprudence de la Cour de cassation en exigeant des preuves toujours plus importantes aux passagers. » Elle estime que la voie est même ouverte pour une indemnisation automatique des personnes disposant d’une réservation confirmée.

Depuis 2004, les droits des passagers sont définis par une réglementation européenne fixant « des règles communes en matière d’indemnisation et d’assistance en cas de refus d’embarquement et d’annulation ou de retard important d’un vol ». Le montant de cette indemnité peut aller de 250 à 600 euros, selon la distance du vol concerné, pour des liaisons au départ ou à l’arrivée d’un pays membres de l’UE, de Suisse d’Islande et de Norvège, selon la compagnie.

 

Jet tours : une marque ballottée, d’Air France à Thomas Cook

LechoTouristique.com – 29 Octobre 2019

Depuis sa création en 1968, le TO Jet tours a été la propriété de plusieurs grands groupes, d’Air France à Thomas Cook, en passant par le Club Med. Nous retraçons l’histoire de ce TO quinqua à travers quelques dates clés. 

1968 : C’est sous l’aile d’Air France que Jet tours et Jumbo prennent leur envol, réunis dans la holding Sotair. Avec la création en parallèle de Visit France, la compagnie aérienne nationale se développe sur le marché loisirs et compte remplir ses vols en proposant des produits touristiques à destination. Des circuits, Jet tours étend son offre en 1975 sur les clubs avec Eldorador, diversification qui porte le nombre de clients à 180 000 en 1978.

1993 : Sotair fusionne avec Chorus (qui réunit les marques Chorus Tours, Cruisair et Kappa Club), respectivement 3ème et 5ème groupes touristiques en France, pour devenir Jet tours, le TO le plus connu de ce nouvel ensemble qui pèse 460M€ de chiffre d’affaires pour 700 000 clients. Le capital est partagé entre Air France (51%), Havas (20%), le groupe allemand TUI (20%) et, pour le reste, Voyages Selectour, Fram et Sorestour-Wagons-Lits. Jet tours, alors 3ème TO derrière le Club Méditerranée et Nouvelles Frontières, est présidé par Jean Robert Reznik (ex-DG de Sotair) et dirigé par Gaël de La Porte du Teil (ex-Pdg de Chorus). 

1997 : Pendant le congrès Selectour à Val d’Isère, René-Marc Chikli, un ex-Méridien devenu directeur général de Jet tours, annonce le rachat du TO pour un euro symbolique. Comme au Seto aujourd’hui, il est épaulé par Jürgen Bachmann qui dirige la programmation et les transports de Jet tours. Mumtaz Teker, patron de Pacha Tours, fait également partie de ce nouveau tour de table. Air France solde à l’époque son virage dans le tourisme avec les cessions de Méridien, Visit France/Visit Europe et Go Voyages (racheté par Carlos Da Silva et Nicolas Brumelot). Jet tours déménage du centre de Paris pour de nouveaux locaux à Ivry-Sur-Seine. 

1999 : le Club Méditerranée dirigé par Philippe Bourguignon fait l’acquisition pour 74 M€ de Jet tours qui a fait voyager l’année précédente 290 000 clients. Suite à une perte de 61M€ en 2001-2002, le bouillonnant Pdg de Club Med est remplacé fin 2002 par Henri Giscard d’Estaing, qui sera l’architecte de la montée en gamme de la marque au trident. A la tête de Jet tours, Laurence Bergman Clément fait de même en repositionnant le TO sur un segment premium. Dans ce cadre, le groupe signe un accord d’affrètement exclusif avec Air France. Et le logo Jet tours suit la tendance en abandonnant son soleil pour un ruban mauve. En 2007, Jet tours rachète Austral Lagons, voyagistes spécialiste des séjours à la carte dans les îles paradisiaques. 

2008 : Plus ancien voyagiste au monde, le groupe Thomas Cook rachète Jet tours pour 70M€ au Club Med, qui entend recentrer son activité sur ses seuls villages de vacances. Le TO déménage dans les locaux de son nouveau propriétaire situés à Clichy. En 2013, les difficultés faisant suite au Printemps arabe obligent Thomas Cook France -malgré ses 600 00 clients- à se séparer de 150 salariés sur 1 500 personnes et à se recentrer sur Jet tours. La marque et les villages Thomas Cook ne sont plus vendus dans l’Hexagone. Fin 2015, le label Club Eldorador est rebaptisé Club Jet tours. Au printemps 2019, des rumeurs d’une cession de Thomas Cook France/Jet tours apparaissent alors que la maison mère a déjà cruellement besoin de liquidités. 

2019 : La faillite le 23 septembre du groupe britannique Thomas Cook entraîne la mise en redressement judiciaire de Thomas Cook France présidé par Nicolas Delord. La filiale détient 174 agences intégrées et réalise un chiffre d’affaires annuel de 425M€. Une quinzaine d’offres ont été déposées auprès du tribunal concernant la reprise d’actifs, essentiellement des agences. En effet, seules deux offres concernent Jet tours. La première, émanant de l’équipe managériale de Thomas Cook France combine l’activité tour-operating et distribution avec 50 agences. La seconde provient de la centrale d’achat Asha (Havas Voyages et Selectour Entreprise) qui vise d’un côté l’utilisation de Jet tours pour le web (pour 50 000€) et de l’autre de la marque ainsi que des droits intellectuels liés (pour 400 000€). L’avenir de Jet tours est donc entre les mains du tribunal de commerce de Nanterre dont l’audience se déroulera le 5 novembre. Rien n’est perdu pour Jet tours car même après des arrêts plus ou moins longs, le tour-operating français a vu des marques renaître de leurs cendres après bien des vicissitudes : Fram, Havas Voyages, Kappa Club, Coralia…

 

Tourisme et transport aérien : La nouvelle offensive des Low Costs

LaQuotidienne.fr – 29 Octobre 2019

Les compagnies traditionnelles européennes ont du souci à se faire devant la nouvelle offensive des « low costs ». Ces derniers ont en effet atteint un point de développement sur le concept pur et dur « low cost » peu susceptible d’aller beaucoup plus loin. La plupart des dessertes rentables sont maintenant couvertes. Certes il reste encore quelques petites niches, mais le transporteur espagnol Volotea est en train de les occuper.

Or aussi bien Ryanair qu’EasyJet ou Vueling, Wizz Air ou Norwegian, ont passé des commandes d’avion massives. A eux seuls ces 5 transporteurs ont actuellement 660 appareils en commande essentiellement des Airbus de la série 320 neo ou Boeing 737 Max et 5 Boeing 787 long courrier. Ces

nouvelles livraisons viendront pour l’essentiel, s’ajouter à leurs flottes actuelles 991 courts courriers Airbus et Boeing et 31 B 787 long courrier.

Il faut se faire une bonne idée de la force de frappe des quelques 1600 appareils opérés par ces seules 5 compagnies sur le seul marché européen. Ce dernier est en croissance plus faible que celle constatée dans les pays asiatiques ou africains, voire sud-américains. Les marchés sont plus matures et la concurrence des transports terrestres est devenue féroce.

De plus cette dernière est alimentée par une politique des états européens beaucoup plus tournée vers le ferroviaire lequel sera subventionné par l’aérien pour des raisons idéo-écologiques.

Oui mais ces avions ont été commandés et ils seront livrés. Il est donc urgent pour les acteurs « low cost » de trouver de nouveaux débouchés ou de modifier en profondeur leur stratégie. 

Sur le continent européen les nouveaux marchés sont difficiles à identifier. Les réserves qui ont jusqu’à présent alimenté les LCC sont en voie de raréfaction. Sur des distances inférieures à 800 km, soit une heure de vol, le train est en position de capter la croissance, ne serait-ce que pour des raisons de facilité.

N’oublions pas que le transport aérien est fortement pénalisé par rapport au ferroviaire par les innombrables obstacles que doit franchir le passager avant d’arriver à son avion.

Il est d’ailleurs curieux de constater que les réglementations tatillonnes infligées au transport aérien pour des raisons de sûreté ne soient pas appliquées ne serait-ce qu’aux trains rapides. 

Or donc les LCC sont dans l’obligation de faire évoluer leur stratégie. Et la seule voie possible consiste à occuper le champ d’activité des compagnies traditionnelles. C’est ainsi que nous allons certainement les voir utiliser les aéroports majeurs et tenter par tous moyens d’obtenir les « slots » qui leur seront nécessaires pour mettre en ligne les nouveaux appareils. Ils seront également obligés d’attaquer la clientèle affaires et ils le feront en améliorant leurs prestations pour les porter progressivement au niveau de leurs concurrents classiques. 

On voit les premiers essais. Déjà la plupart des « low costs » européens ont mis leur offre dans les GDS. Cela veut dire qu’ils intègrent la nécessité de travailler avec des billets, fussent-ils électroniques et pas seulement avec des dossiers de réservation ou des PNR.

Une fois entrés dans l’univers de la billetterie, rien ne les empêchera de monter des accords « interline » soit entre eux soit avec des transporteurs classiques. C’est ce qui se passe d’ailleurs entre EasyJet et Corsair à Orly après les essais réalisés par le transporteur britannique à Gatwick.

Aucun doute quant au développement de cette stratégie. Aucun doute non plus à ce qu’elle s’applique entre les grands transporteurs traditionnels européens et les grands « low costs ».

Les premiers y verront certainement une manière pratique d’alimenter leurs « hubs » et particulièrement leurs vols long-courriers.

Les grands aéroports se trouveront dans l’obligation de mettre au point un service de correspondance aussi bien pour les passagers que pour les bagages.

Pour le moment les clients doivent eux-mêmes s’occuper de leurs transferts de bagages, mais les premiers aéroports qui développeront une prestation de qualité rafleront la mise.

Certaines plateformes complexes seront certainement très pénalisées, je pense en particulier à Roissy avec ses 9 terminaux tous différents et éloignés les uns des autres.

Les plateformes modernes seront-elles très avantagées. Comment ne pas penser à Istanbul ?

Les compagnies traditionnelles devront trouver la parade pour ne pas se laisser grignoter. Elles ont pour elles une couverture de réseau long courrier dont ne bénéficient pas les LCC.

Or la croissance naturelle européenne se fera plus sur le long courrier que sur les lignes courtes. 

Vont-elles s’affronter aux « low costs » ou vont-elles chercher à les utiliser ?

Jean Louis Baroux

 

Les deux géants européens du voyage n’ont pas su s’adapter au marché français

LesEchos.fr – 30 Octobre 2019 

L’éventuel désengagement du géant allemand TUI du marché français à la faveur d’un « partenariat stratégique », tout comme la mise en vente des actifs Thomas Cook France, s’apparente à une fin de cycle dans le secteur du voyage. Ces deux mastodontes ont débarqué sur le marché français il y a quasiment vingt ans. 

La coïncidence est de taille : l’éventuel désengagement du géant allemand TUI du marché français à la faveur d’un « partenariat stratégique », tout comme la mise en vente des actifs Thomas Cook France, provoquée par la brutale faillite de sa maison mère britannique, intervient vingt ans après l’arrivée dans l’Hexagone de ces deux mastodontes du voyage.

TUI, qui était à l’époque un conglomérat industriel – l’ex-Preussag – en phase d’expansion dans le tourisme, entrait en 2000 au capital de l’ancien groupe Nouvelles Frontières, avant d’en prendre le contrôle deux ans plus tard. De son côté, C & N Touristic AG, un autre allemand, rebaptisé par la suite Thomas Cook après avoir absorbé un vénérable voyagiste britannique, frappait un grand coup en acquérant le pôle tourisme du réseau d’agences Havas Voyages, sans conserver la marque propriété de Videndi.

Révolution numérique

Celle-ci a été momentanément détenue par Nouvelles Frontières, et est aujourd’hui un fleuron de Marietton Développement. Ce groupe familial lyonnais est devenu, à coups d’acquisitions, un ténor de la vente de voyages, actif également dans le tour operating. On lui prête désormais l’envie de prendre le contrôle de TUI France et de Carrefour Voyages. 

Cette montée en puissance de Marietton tout comme l’intérêt d’autres candidats à la reprise d’actifs de Thomas Cook France – Salaün Holidays, Prêt à Partir… – s’apparentent à une victoire, a posteriori, des agents de voyages sur les poids lourds du forfait préfabriqué. 

Humeurs

TUI comme Thomas Cook ont été incapables de s’adapter au marché français, un marché compliqué parce qu’atomisé et que les Français voyagent vers un grand nombre de destinations. Thomas Cook a eu, un temps, la volonté de pousser sa filiale française à mettre les bouchées double dans le tour operating. Croulant sous les dettes, le Britannique a par la suite engagé la vente de sa branche française avant d’y renoncer.

Quant à TUI, il a mis vingt ans pour régler sa problématique aérienne avec Corsair, tout en tardant à prendre la mesure de la révolution Internet. La coexistence, pendant plusieurs années, de Nouvelles Frontières et Marmara a par ailleurs été houleuse avant que la maison mère impose leur fusion. De même, la reprise en 2016 des filiales françaises – Look Voyages, Vacances Transat… – du canadien Transat n’a pas eu le succès escompté. A trop vouloir industrialiser ses activités en France, TUI s’est mis en difficulté alors même que la croissance du secteur du voyage ne se dément pas dans la durée.

 

 

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 22 Octobre : • Emeutes à Santiago du Chili : des centaines de vols annulés • XL Airways/Aigle Azur : manifestation de salariés devant Bercy • Ecotaxe : la colère du secteur aérien face à des pouvoirs publics autistes

Au sommaire :  

 

  • Emeutes à Santiago du Chili : des centaines de vols annulés

  • Vacances de la Toussaint : les Français plébiscitent l’étranger

  • Cargolux envisage une nouvelle destination en Chine

  • La faillite d’Aigle Azur provoque une flambée des prix des billets d’avion

 

Emeutes à Santiago du Chili : des centaines de vols annulés

Air-Journal.fr – 22 Octobre 2019 

L’aéroport de Santiago du Chili a enregistré plusieurs centaines d’annulations de vols depuis ce weekend, les émeutes suite à la hausse des tarifs des transports publics se poursuivant dans la capitale malgré l’instauration d’un couvre-feu.

Même si Santiago-Arturo Merino Benitez est censé ne pas être concerné par le couvre-feu instauré de 19h00 à 6h00 dans la capitale chilienne, afin d’y minimiser les perturbations, la violence des manifestations a fait son effet : les compagnies aériennes y ont annulé plus de 250 vols depuis samedi 19 octobre 2019, et des centaines de départs et arrivées ont été retardées. Le plus important transporteur aérien du Chili, LATAM Airlines, affiche pour ce seul mardi 32 vols supprimés. Elle a mis en place des mesures commerciales pour les passagers ayant réservé entre le 20 et le 24 octobre, avec possibilité de changer de date sans pénalité ou de réclamer le remboursement du billet.

La low cost JetSmart a connu 12 annulations et 19 vols retardés hier ; elle permet des modifications sans frais pour des réservations jusqu’au 27 octobre. Constatation similaire chez Sky Airline, avec 14 vols vers et depuis Santiago supprimés lundi et plus de 40 vols retardés dans tout le Chili. 

L’aéroport de Santiago offre des collations et des rafraichissements aux voyageurs affectés, ainsi que des couvertures à ceux choisissant de passer la nuit dans la plateforme plutôt que d’affronter le couvre-feu.

 

Vacances de la Toussaint : les Français plébiscitent l’étranger

Air-Journal.fr – 22 Octobre 2019 

Le nombre de Français partant en vacances à la Toussaint est en baisse selon une étude de Liligo.com, mais ceux qui le peuvent plébiscitent toujours Marrakech, les autres marches du podium de ce classement étant occupées par New York et La Réunion. 

Il semble que cette période soit moins plébiscitée cette année : c’est en moyenne 3 millions de Français qui prévoient de partir en vacances, soit un chiffre en baisse par rapport aux 5 millions d’intentions de départ pour la période en 2018 (Analyse basée sur 17,5 millions de recherches effectuées sur liligo.com en 2016, 2017, 2018 et 2019 pour des départs durant les vacances de la Toussaint – mi-octobre à début novembre). Où partent les Français pendant la Toussaint ? Quelles sont les destinations les plus plébiscitées ? Quelles sont celles qui sont les moins chères ? Le moteur de recherche liligo.com dévoile les tendances des vacances de la Toussaint en France.

Depuis 2017, une destination conserve la première position auprès des Français : il s’agit de Marrakech. La ville marocaine séduit toujours autant les vacanciers Français. Arrivent en deuxième et troisième position New York et St Denis de la Réunion. 

Alors que les destinations étrangères attirent de plus en plus les Français, au-delà des grandes vacances d’été, d’autres destinations chutent au classement. C’est le cas notamment de nombreuses villes Françaises telles que Paris, Toulouse, Marseille ou Nice. Malgré son statut de plus belle ville du monde, la capitale française fait partie des destinations ayant perdu le plus de places dans le classement pour la période de la Toussaint depuis 2016. Alors qu’elle figurait à la sixième place en 2018, elle occupe la quinzième place cette année. Même constat pour les villes du sud : Nice est passée de la 17ème à la 22ème place et Marseille de la 16ème à la 23ème place ; et enfin Toulouse lègue sa 22ème place et se trouve à la 40ème place.

Quand des destinations reculent, d’autres remontent significativement pour intégrer le top 10. Depuis 2016, la ville turque d’Istanbul séduit de plus en plus les Français, passant de la 29ème place en 2016 à la 8ème place cette année. Cette ascension figure parmi les records des trois dernières années, la destination ayant ainsi gagné 21 places depuis 2016. 

« Le mois d’octobre a un climat capricieux, ce qui pousse de nombreux Français à se tourner vers des destinations où l’on peut encore profiter du soleil telles que le Maroc ou encore Saint-Denis de la Réunion. Et ce sont surtout des destinations qui enregistrent aujourd’hui des baisses du prix du billet d’avion significatives. Avec la démocratisation des voyages en avion, la concurrence acharnée que se livrent les compagnies aériennes sur le prix, les voyageurs l’ont bien compris : cela coute moins cher parfois d’aller à l’autre bout du monde que de voyager en France », déclare dans un communiqué Guillaume Rostand, porte-parole de Liligo.fr. 

Depuis quelques années, les prix des billets d’avions sont en constante baisse sur la période des vacances de la Toussaint, a constaté Liligo.com. Alors qu’en 2017 le prix moyen était de 729€, aujourd’hui il faut compter en moyenne 579€, soit 150€ d’économie. C’est le cas de Saint-Denis de la Réunion : le prix moyen du billet d’avion a baissé de 239€ en passant de 1157€ en 2016 à 918€ en moyenne cette année. La ville de New York est elle aussi devenue plus accessible pour les voyageurs Français : depuis 2017, le prix du billet d’avion a baissé de 213€. « Quasiment toutes les destinations connaissent des baisses de prix depuis quelques années pour les vacances de la Toussaint. Ce qui est une bonne nouvelles pour les Français qui souhaitent prolonger l’été en se rendant dans des villes plus chaudes. Par exemple se rendre à Bangkok pendant la Toussaint revient beaucoup moins cher, le prix du billet a baissé de 413 euros en une année sur la même période pour passer de 1027€ à 614€ » précise Guillaume Rostand. 

 

Cargolux envisage une nouvelle destination en Chine

Wort.lu – 20 Octobre 2019

La compagnie aérienne nationale de fret pourrait bientôt relier Chengdu, une ville de plus d’un million d’habitants située dans le sud-ouest de la Chine.

(LW) Actuellement en visite de travail en Chine, François Bausch (Déi Greng) a annoncé ce lundi que la collaboration entre les deux pays pourrait se renforcer notamment dans le domaine du transport aérien. Le ministre des Transports a précisé que «la ville de Chengdu est intéressée à travailler avec le Luxembourg dans le secteur du fret aérien». 

Le ministre, accompagné de Richard Forson, CEO de Cargolux, et Tom Weisgerber, président du Conseil d’administration et représentant du gouvernement luxembourgeois au Conseil d’Administration de la compagnie aéroportuaire lux-Airport, rencontrera le maire adjoint de Chengdu Liu Xiaoliu et des représentants de l’aéroport de Chengdu.

Un deuxième aéroport

Cette ville, peuplée de plus d’un million d’habitants, pourrait être la prochaine destination en Chine pour Cargolux. Cette dernière est présente dans l’Empire du Milieu depuis les années 1970. La compagnie luxembourgeoise dessert actuellement quatre villes : Pékin, Shanghai, Zhengzhou et Xiamen sans oublier Taipei et Hong Kong. Cargolux propose actuellement plus de 45 vols par semaine vers la Chine. 

Le train direct pour le Luxembourg doit partir samedi après-midi du dépôt de fret de la mégalopole chinoise de Chengdu, la capitale de la province du Sichuan.

L’économie sur la bonne voie entre Chine et Luxembourg

Le développement rapide de la ville et l’importance croissante du transport de marchandises sont les atouts de Chengdu. De plus, un deuxième aéroport est en cours de construction dans la «Tianfu New Area» à proximité de la ville, l’exploitation devrait démarrer en 2021.

«L’accord actuel entre le Luxembourg et la Chine stipule que Cargolux peut desservir deux autres villes en Chine», explique Tom Weisgerber. A Wuhan, des entretiens avaient déjà eu lieu vendredi avec des représentants de l’aéroport a rappelé le ministre Bausch.

 

La faillite d’Aigle Azur provoque une flambée des prix des billets d’avion

Observalgerie.com – 21 Octobre 2019

La faillite de la compagnie française de transport aérien Aigle Azur commence à se faire sentir. En effet, selon le comparateur de prix de billet Skyscanner, les prix ont augmenté de 7 % par rapport à la même période en 2018.

Ainsi, la disparition de cette compagnie, qui opérait plusieurs liaisons vers l’Algérie, a entraîné une baisse du nombre de vols disponibles. Ce recul de l’offre a fait grimper le prix du billet, selon les lois du marché. Une augmentation qui reste relative, vu que cette période n’est pas pleine. Néanmoins, il faut s’attendre à une inflation du prix dans l’avenir, surtout dans la période des vacances si l’état et le nombre de navettes reste identiquement proportionné.

Il faut aussi dire que plusieurs compagnies ont annoncé le renforcement des offres vers l’Algérie dès cet hiver pour faire face à la demande. Ces dernières comptent aussi sur l’utilisation d’appareils de plus grande capacité. Ces annonces feront certainement diminuer la pression sur cette destination sans pour autant pouvoir remplacer complètement la disparition d’Aigle Azur, qui représentait 30 % du trafic entre l’Algérie et la France.

Une situation qui met en difficulté la diaspora algérienne en France qui a dénoncé à mainte reprise les prix exorbitants des billets d’avion avant même la disparition de la compagnie française. Cette diaspora appelle à l’intervention des pouvoirs publics afin de réguler le marché et offrir aux émigrés la possibilité de rentrer au pays plus régulièrement comme le font leurs voisins tunisiens et marocains.

 

 

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 14 Octobre : • Turkish Airlines veut faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde » • VINCI Airports affiche une hausse de 6,9 % du trafic passager au 3ème trimestre

Au sommaire :  

 

  • Aéroport de Quimper. Pas d’argent public « dans un panier percé »

  • Aéroport de Périgueux-Bassillac : la Chambre de commerce souhaite relancer la délégation de service public

  • VINCI Airports affiche une hausse de 6,9 % du trafic passager au 3ème trimestre

  • L’arrêté autorisant des atterrissages de nuit à l’aéroport de Beauvais mis en consultation publique

  • Turkish Airlines veut faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde »

 

Aéroport de Quimper. Pas d’argent public « dans un panier percé »

Le Télégramme – 11/10/2019

L’avenir de l’aéroport de Quimper est suspendu à la capacité qu’aura la compagnie Chalair, choisie jeudi pour reprendre l’exploitation de la ligne Quimper-Orly, à en augmenter le trafic. Douarnenez Communauté a refusé d’apporter son aide au bouclage de l’opération, refusant de « mettre de l’argent dans un panier percé ».

« Au départ, il fallait réunir trois millions d’euros par an pour financer cette Obligation de service public », rappelle Erwan Le Floch, président de Douarnenez Communauté, précisant que ce soutien devait être apporté par La Région, l’État et le Département. Mais quand il a fallu revoir ce financement à la hausse (3,50 M€), la Région Bretagne a sollicité les EPCI (*) de Cornouaille. À Douarnenez Communauté, on a demandé de participer à hauteur de 16 000 € par an pendant quatre ans, la durée du contrat avec Chalair.

« J’ai présenté la demande en bureau communautaire et ça a été “niet” à l’unanimité, indique Erwan Le Floch. S’agissant de liaisons aériennes, c’est à l’État d’assurer ce service public, ce n’est pas à un petit EPCI comme le nôtre de maintenir un aéroport très fragilisé, alors même que de nombreux observateurs estiment qu’à court terme, il n’existera plus. Trois millions et demi d’euros d’argent public, c’est 50 €/passager attendu. Est-on vraiment dans les clous en faisant cela ? Je n’en suis pas certain ».

Plus utile sur la LGV

« J’ai répondu à la Région que nous ne voulions pas mettre de l’argent dans un panier percé, argumente l’élu. Cet argent-là serait plus utile sur la Ligne à grande vitesse. Je l’ai dit à la Région. Pour notre part, nous croyons davantage au train pour le territoire. On m’a opposé le développement économique. J’ai échangé avec des chefs d’entreprise du secteur qui m’ont dit avoir déjà pris des abonnements sur Brest, la ligne Quimper n’étant pas fiable ».

Pour boucler malgré tout le budget, c’est Quimper Cornouaille développement (QCD), l’agence de développement économique de Cornouaille, qui a mis la main à la poche. En apportant la somme que Douarnenez Communauté ne veut pas payer (4 X 16 000 €) ainsi que celle de Concarneau Cornouaille agglomération, qui ne s’est engagée que sur la première année. Or, QCD est financé par les sept EPCI de Cornouaille et son bureau composé de sept présidents. « Pour nous demander notre avis, le président de QCD, Ludovic Jolivet, a voulu nous réunir la veille pour le lendemain. Avec les agendas des uns et des autres, cela n’a pas été possible. Je pense donc que Ludovic Jolivet a pris cette décision à l’unanimité de lui-même », ironise Erwan Le Floch.

* EPCI : établissement public de coopération intercommunale.

 

Aéroport de Périgueux-Bassillac : la Chambre de commerce souhaite relancer la délégation de service public

Sud-Ouest – 11/10/2019

Christophe Fauvel, le président de la Chambre de commerce et d’industrie, propriétaire du site, a fait le point ce vendredi.

Comme il l’avait annoncé, Christophe Fauvel, le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Dordogne, a fait le point ce vendredi 11 octobre sur la situation de l’aéroport de Périgueux-Bassillac. Il a souligné que ce dossier complexe continuait de déchaîner les passions, à tel point que “tout le monde s’empare de ce sujet”, jusqu’au club d’usagers qui “s’invite dans le débat”. 

“Cela n’a jamais été dans notre idée de mettre en vente la plateforme à la découpe ou de la confier à des investisseurs privés”, a affirmé Christophe Fauvel, faisant valoir que la CCI avait le “sens de l’intérêt général”.

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S’il admet que la chambre consulaire a pris son temps dans ce dossier, Christophe Fauvel assure que l’institution ne s’en est jamais désintéressée. La preuve, il a annoncé que la CCI, propriétaire de la plateforme, allait, si l’autorité de tutelle (l’État) l’y autorisait, relancer un appel d’offres pour mettre en place une délégation de service public (DSP) pour la gestion de l’aéroport. 

Le cahier des charges devrait être rédigé dans les prochaines semaines, sachant que l’actuelle DSP, assurée par le Grand Périgueux, arrive à échéance le 31 décembre. “Notre idée est de faire bouger les lignes”, indique Christophe Fauvel, qui souhaite opérer une diversification des activités.

La CCI se réserve la possibilité de garder une emprise pour développer de nouveaux projets dont la nature n’a pas été révélée ce vendredi matin. 

Une solution pour les lignes intérieures

En complément, Christophe Fauvel, le président de la CCI, a indiqué qu’un nouveau service serait présenté aux chefs d’entreprise, vendredi 25 octobre dans les aéroports de Périgueux et de Bergerac. Ceux-ci pourront découvrir la plateforme Air Affaires, un réseau d’aviation qui met en relation des avions privés mis à disposition par leurs propriétaires et des pilotes, qui peuvent desservir 4 000 aéroports en France et en Europe. 

“Ce service permettrait de remettre en place une offre d’aviation très performante”, indique le président. Si les avions de 6 à 40 places sont remplis, les coûts seraient “raisonnables”. L’expérimentation devrait être lancée dès 2020. 

 

VINCI Airports affiche une hausse de 6,9 % du trafic passager au 3ème trimestre

Air Journal – 12/10/2019

Au troisième trimestre 2019, le trafic passager sur l’ensemble des plateformes gérées par VINCI Airports est en hausse de 6,9 % par rapport à la même prériode estivale en 2018, avec un total de 72 millions de voyageurs accueillis dans les 46 aéroports du réseau.

« Cette bonne performance s’inscrit dans la continuité du premier semestre 2019, au cours duquel la croissance du trafic passager s’était établie à 6,7 %. Dans un secteur de la mobilité aérienne en évolution, VINCI Airports poursuit sa trajectoire positive grâce à un réseau de plateformes mondial diversifié et attractif pour les passagers comme pour les compagnies aériennes », souligne le groupe aéroportuaire français dans son communiqué.

Europe : trafics bien orientés
Portugal : le nombre de passagers a augmenté de 6,7 %, grâce à une saison touristique exceptionnelle. Avec une croissance de 7,7 % sur la période, l’aéroport de Lisbonne profite des récentes ouvertures de ligne, dont la liaison vers Doha opérée par Qatar Airways. La capitale portugaise voit son trafic franchir pour la première fois le seuil des 30 millions de passagers sur 12 mois glissants. A Porto, où VINCI Airports a engagé en avril dernier d’importants investissements, le trafic est en hausse de 11,3 %, profitant notamment de l’ouverture d’une nouvelle liaison d’Emirates vers Dubaï.

France : VINCI Airports a accueilli sur le trimestre près d’un demi-million de passagers de plus qu’en 2018, soit une croissance de 7,7 %. Les aéroports de Nantes Atlantique et de Lyon-Saint Exupéry ont poursuivi leur bonne dynamique (respectivement +16,9 % et +6,5 % sur la période), grâce au développement de leur connectivité internationale. Nantes Atlantique bénéficie de l’installation de la nouvelle base d’easyJet depuis début d’avril, illustration de la coopération réussie entre VINCI Airports et cette compagnie qui a implanté 6 de ses bases européennes sur le réseau VINCI Airports. De son côté, l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry a été choisi par Volotea pour accueillir en 2020 sa nouvelle base française.

Royaume-Uni : le trafic de l’aéroport Londres-Gatwick, qui a intégré le réseau VINCI Airports en mai 2019, est en léger recul sur la période (-1,0 %), en raison principalement de la faillite de Thomas Cook et d’une grève des salariés de la compagnie British Airways en septembre. Par ailleurs, un certain attentisme pré- Brexit se confirme. La croissance du trafic du 2e aéroport britannique reste positive sur les 9 premiers mois de l’année (+1,2 %). On constate les mêmes tendances à l’aéroport de Belfast, dont le trafic est en baisse de
4,9 % suite à la faillite de Thomas Cook, avec néanmoins une croissance de trafic de près de 3 % depuis le début de l’année.

Serbie : l’aéroport de Belgrade, intégré au réseau VINCI Airports depuis fin 2018, affiche une croissance de 9,3 %, soutenue par l’ouverture de nouvelles lignes par Air Serbia (Le Caire, Helsinki et Madrid), Air France et ASL (Paris) et Wizz Air (Lyon).

Asie : poursuite de la dynamique touristique
Japon : le nombre de passagers a augmenté de 16,6 %. Les aéroports du Kansai poursuivent leur dynamique au service d’un territoire qui s’ouvre fortement au tourisme, avec de grands événements internationaux accueillis avec succès sur la période : sommet du G20 à Osaka et coupe du monde de rugby. L’excellente performance de l’aéroport international du Kansai sur la période (+27 %) bénéficie d’un effet de base favorable, le mois de septembre 2018 ayant été impacté par le typhon Jebi, mais atteste néanmoins de la reprise rapide d’une croissance dynamique après le passage du typhon. Celle-ci est notamment soutenue par le trafic en provenance de Chine.

Cambodge : le recul du trafic de l’aéroport de Siem Reap s’explique par un effet de base exigeant après plusieurs années de fort développement touristique. Il est largement compensé par la forte croissance de l’aéroport de la capitale Phnom Penh (+13 %) et par la dynamique exceptionnelle de l’aéroport touristique de Sihanoukville (hausse de plus de 200 % sur la période), dont le trafic dépasse 1,5 million de passagers sur
12 mois glissants.

Amériques : reconquête et connectivité
République dominicaine : après les difficultés rencontrées en 2018, la dynamique de reconquête se poursuit, les aéroports gérés par VINCI Airports dépassant les 10 % de hausse de trafic, notamment grâce à une diversification de l’offre de transport et des efforts sur la qualité opérationnelle.

Brésil : après la faillite d’Avianca en mai, l’aéroport de Salvador de Bahia récupère sur la période plus de la moitié du trafic perdu au trimestre précédent, notamment grâce à une politique offensive de développement international. La saison d’hiver verra l’ouverture de la première ligne régulière low-cost directe avec l’aéroport de Santiago du Chili, autre aéroport du réseau VINCI Airports, par Jetsmart.

Costa Rica : l’aéroport de Guanacaste (Liberia), affiche 8,4 % de croissance du trafic sur la période, porté notamment par le marché américain. Cette plateforme renforcera prochainement ses liaisons internationales avec l’ouverture de la ligne avec Amsterdam, hub de KLM, quatre fois par semaine. Ce vol facilitera la découverte par les touristes européens des richesses naturelles de la province du Guanacaste.

« Ces performances démontrent la pertinence et la résilience de notre modèle. Le réseau mondial de VINCI Airports lui permet de faire face sereinement aux évolutions conjoncturelles sur les différents marchés, grâce une exposition géographique diversifiée et un large portefeuille de compagnies aériennes », déclare Nicolas Notebaert, directeur général de VINCI Concessions et président de VINCI Airports.

 

L’arrêté autorisant des atterrissages de nuit à l’aéroport de Beauvais mis en consultation publique

France 3 Régions – 13/10/2019

Une consultation publique sur l’arrêté prévoyant des dérogations au couvre-feu imposé aux avions à l’aéroport de Beauvais-Tillé est disponible sur le site du ministère de l’Écologie. Le projet divise les responsables de l’aéroport et les riverains qui craignent une augmentation des nuisances.

Depuis vendredi dernier, une consultation publique sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire est disponible. Elle concerne le projet d’arrêté relatif aux dérogations accordées en cas de dépassement du couvre-feu instauré à l’aéroport de Beauvais-Tillé. 
En clair, cet arrêté prévoit d’octroyer au cas par cas des dérogations permettant ainsi aux aéronefs d’atterrir entre minuit et 5 heures du matin alors qu’actuellement l’arrêté du 25 avril 2002 l’interdit sous peine d’une amende de 40 000 euros.
Les dérogations accordées concerneront les aéronefs : 

effectuant des vols réguliers de transport de passagers ;

dont la certification acoustique répond aux normes ;

dont le dernier atterrissage était programmé entre 21 heures et 23 heures et dont le décollage est prévu le lendemain après 5 heures.

Développer une base d’exploitation

En 2018, l’aéroport Beauvais-Tillé comptabilise 3,78 millions de passagers, se plaçant ainsi au 10e rang des plateformes françaises. Une très grande majorité des vols est assurée par la compagnie Ryanair. La société aéroportuaire de gestion et d’exploitation de Beauvais (SAGEB) souhaite ainsi développer l’offre et créer des conditions d’accueil supplémentaires pour les compagnies. 
“Ryanair ne nous attend pas, il faut être compétitif, attractif vis à vis des compagnies et des autres aéroports, donc pour permettre à l’aéroport de Beauvais de se développer c’était une décision importante d’autant qu’elle s’accompagne d’une centaine d’emplois direct sur le site de l’aéroport”, nous confiait en septembre dernier Philippe Trubert, président du syndicat mixte de l’aéroport. 
Dérogations au couvre-feu à l’aéroport de Beauvais : la CCE favorable

L’objectif est de créer une base d’exploitation et ainsi permettre aux avions de stationner la nuit avec une unité de maintenance. Ceci étant, l’attractivité d’une telle base n’est garantie pour les compagnies que si les aéronefs qui y sont rattachés peuvent se poser sans contraintes et notamment la nuit. Cette base et les vols supplémentaires prévus permettraient l’arrivée de 2 millions de passagers supplémentaires d’ici 4 ans. Et c’est bien ce qui préoccupe les riverains de l’aéroport… 
Plus de voyageurs, plus de nuisances

“Vous imaginez 6 millions de voyageurs, l’impact que cela va engendrer pour les personnes qui vivent à proximité”, s’inquiète Dominique Lazarski, présidente de l’ADERA (Association de défense de l’environnement des riverains de l’aéroport de Beauvais-Tillé). “Les avions risquent d’arriver entre 23h et minuit et je vous assure que d’être réveillée par un avion à minuit alors que l’on vient tout juste de s’endormir c’est très difficile”, témoigne-t-elle. 
Pour l’association de riverains, le nombre supplémentaire de vols fait peur, d’autant que les nuisances ne valent pas que pour les habitations proches de l’aéroport. “Je reçois des messages de personnes qui résident dans l’Aisne et qui se plaignent du bruit des avions. Ils volent à base altitude car ils passent sous le trafic de l’aéroport Charles de Gaulle, grâce aux applications c’est désormais très facile de repérer les avions en temps réel et de voir qu’ils se dirigent ou partent de l’aéroport de Beauvais”, affirme Dominique Lazarski. 
L’impact environnemental

La présidente de l’association de riverains pointe également l’impact environnemental de la multiplication des vols. “On parle sans arrêt d’environnement en ce moment et l’on veut augmenter le trafic aérien, c’est aberrant.”
À l’inverse, l’aéroport argumente son choix en affirmant que la possibilité de se poser après le couvre-feu réduira les émissions de gaz à effet de serre. “Seront ainsi évités des déroutements vers des aéroports situés à plusieurs centaines de kilomètres de l’aéroport de Beauvais-Tillé, le rapatriement des passagers vers leur point d’arrivée initialement prévue en bus ainsi que le repositionnement à vide des avions sur leur aéroport de départ le lendemain”, peut-on lire sur la note accompagnant la consultation publique de l’arrêté.
Cette consultation publique est disponible jusqu’au 3 novembre. L’arrêté, s’il est signé, entrerait en vigueur le 1er janvier 2020 pour une durée de 3 ans. La commission consultative de l’environnement a déjà rendu un avis favorable le 30 août dernier. L’autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires s’est positionnée contre.

 

Turkish Airlines veut faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde »

Air Journal – 13/10/2019

A la conférence annuelle Turkish Airlines Corporate Club qui s’est tenue le 8 octobre 2019 à Istanbul, Ilker Aycı, le président de la compagnie nationale turque, a déclaré devant 1 200 professionnels du voyage venus de 75 pays : « Nous avons construit le nouvel aéroport pour ouvrir un nouveau chapitre de l’aviation », en appuyant sur « NOUS », à propos de la nouvelle plate-forme aéroportuaire d’Istanbul.

Effectivement, le futur de Turkish Airlines et celui d’Istanbul Airport sont intimement liés. Affichant clairement son ambition de transporteur international, la compagnie nationale turque compte faire de son gigantesque hub d’Istanbul un carrefour aérien « au centre de l’aviation internationale ».  En avril dernier, elle s’est installée à Istanbul Airport au cours d’une vaste opération baptisée «The Great Move» (le grand transfert) : en l’espace d’une nuit, tous ses avions ont quitté l’ancien aéroport Atatürk pour se poser à Istanbul Airport. Aujourd’hui, le nouvel aéroport d’Istanbul est pleinement opérationnel : il devrait recevoir 90 millions de passagers cette année et jusqu’à 200 millions de personnes d’ici 2028 -ce qui en ferait l’aéroport le plus fréquenté de la planète.

L’ambition de Turkish Airlines est-elle réalisable ? On serait tenté de répondre par l’affirmatif -si aucun facteur externe ne l’en empêche. Tout d’abord, la compagnie nationale turque bénéficie de l’emplacement géographique de son hub, situé idéalement à Istanbul, là où « l’Orient rencontre l’Occident », pour relier l’Europe à l’Asie et à l’Afrique. En outre, la conjoncture lui est actuellement très favorable, au moment où ses concurrentes directes, à savoir les principales compagnies du Golfe persique, Emirates, Ethiad Airlines et Qatar Airways, connaissent toutes les trois des difficultés financières et ralentissent leur expansion effrénée. A l’inverse, Turkish Airlines se porte plutôt bien, malgré la dévaluation de la livre turque l’année dernière. En 2018, elle a transporté 75 millions de passagers (contre 69 millions en 2017), et enregistré un chiffre d’affaires de 62,9 milliards de livres turques et un bénéfice brut de 4 milliards de livres turques (745 millions de dollars).

Reste un risque de facteur externe, en l’occurence la politique que mène le Président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui vient d’ordonner une offensive militaires contre les Kurdes de Syrie, alliés des Occidentaux dans la lutte contre l’État islamiste. Comment les pays voisins, l’Europe et les États-unis réagiront à terme face à l’hégémonie turque dans la région ? Pour rappel, Transaero, la deuxième compagnie aérienne, avait mis la clé sous la porte en 2015 après les sanctions occidentales contre la Russie pour son annexion de la Crimée. Plus récemment, Qatar Airways a dû subir l’interdiction de survol imposée par une alliance de pays arabes sunnites en raison des liens du Qatar avec l’Iran chiites, ce qui a complètement chamboulé les opérations la compagnie qatarie.

Nouvelles destinations internationales

Pour faire d’Istanbul Airport « la plaque tournante du monde », Turkish Airlines, qui est déjà « la compagnie aérienne qui dessert le plus grand nombre de destinations dans le monde » (à ce jour 315 destinations dans 126 pays),  poursuit le développement de son réseau international. Après l’ouverture de nouvelles lignes vers Marrakech, Sharjah, Bali et Louxor en 2019, Turkish Airlines a lancé cet été ses premiers vols à destination du Mexique reliant Istanbul à Mexico et Cancun à raison de trois fois par semaine. Depuis septembre, elle a choisi d’opérer des vols directs à destination de Hô Chi Minh-Ville et de Hanoi, au Vietnam. La compagnie nationale turque assure désormais des vols quotidiens vers Hô Chi Minh-Ville et dessert Hanoi six jours par semaine (quotidiennement à partir d’avril 2020). Elle dessert également Freetown, Samarcande, Aqaba, Krasnodar, Moroni, Banjul, et Lusaka depuis l’année dernière

Prochainement, Turkish Airlines inaugurera deux nouvelles dessertes : la ville de Rovaniemi en Finlande à partir du 5 décembre 2019, et la ville d’Osaka au Japon à partir du 14 avril 2020. Elle augmentera aussi la fréquence de ses vols vers de nombreuses villes. Ainsi, les vols d’Istanbul à Muscat passeront de 7 à 10 par semaine dès le 20 décembre 2019 et ceux des villes de Tokyo et de Washington-DC passeront de 7 à 10 par semaine au mois d’avril 2020. En juin 2020, les vols d’Istanbul vers Singapour et vers Los Angeles passeront de 7 à 10 par semaine et les vols vers Kuala Lumpur de 7 à 11 par semaine.

En France, Turkish Airlines vient d’ajouter Strasbourg à son réseau. Elle dessert désormais sept grandes villes françaises et souhaite davantage s’imposer sur le marché français en gardant six vols par jour au départ de Paris-CDG, des vols quotidiens depuis Lyon et maintenant Toulouse, même en hiver. Egalement, le nombre de vols entre l’aéroport Sabiha Gokçen (le deuxième aéroport d’Istanbul) et Paris-CDG passera de 5 à 7 vols à partir du 3 décembre 2019.

400 appareils en 2021

Pour atteindre son objectif, Turkish Airlines prévoit de passer sa flotte actuelle de 343 appareils à 400 pour transporter 120 millions de passager en 2021. Aussi, elle a commandé 92 nouveaux Airbus A321neo et 65 Boeing 737 MAX 8 pour son réseau court moyen-courrier, 25 Boeing 787-9 Dreamliner et 25 Airbus A350-900 (plus cinq exemplaires de chaque type en option) pour son réseau long-courrier.

Le premier Dreamliner lui a été livré en juin dernier, et le premier A350 devra être livré au premier semestre 2020. La compagnie turque attend avec impatience l’arrivée de ces nouveaux long-courriers pour pouvoir lancer de nouvelles routes. Pour exemple, la liaison Istanbul-Sydney, annoncée l’année dernière, est toujours en attente, faute d’appareils disponibles. Au niveau du moyen-courrier, Turkish Airlines, comme d’autres compagnies aériennes, est pénalisée par le Boeing 737 MAX : ses 24 déjà reçus sont cloués au sol, ce qui l’oblige à opérer régulièrement des gros-porteurs A330 ou 777 sur des lignes moyen-courriers. 

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 3 Octobre : • hôtel à CDG, aéroport en Bolivie • Coup de théâtre chez XL Airways : Gérard Houa dépose une offre de reprise • L’aéroport d’Orly va tester la reconnaissance faciale à l’embarquement début 2020

Au sommaire :  

 

  • KLM accorde des hausses de salaires substantielles à ses personnels

  • Thomas Cook : le patron de Ryanair met en cause le régulateur britannique

  • XL Airways appelle la BPI à la rescousse

  • Coup de théâtre chez XL Airways : Gérard Houa dépose une offre de reprise

  • Ryanair : 7 nouveautés à Bordeaux, trafic et promo des 150 millions

  • Le plan d’Air France pour compenser 100% de ses émissions de CO2 (pour ses vols intérieurs)

  • Groupe ADP : hôtel à CDG, aéroport en Bolivie

  • « La faillite de Thomas Cook ne veut pas dire la faillite du tour operating » – Raouf Benslimane, PDG d’Ôvoyages (entretien)

  • Ras-le bol des avions cloués au sol ?

  • #IFTM2019 : comment l’aérien collabore-t-il avec les startups?

  • L’aéroport d’Orly va tester la reconnaissance faciale à l’embarquement début 2020

     

 

KLM accorde des hausses de salaires substantielles à ses personnels

Les Echos, 02/10/2019

Il aura fallu cinq mois de négociations entre huit organisations syndicales et la direction de la compagnie néerlandaise pour parvenir à un accord. Après plusieurs grèves, les personnels ont obtenu des hausses de salaires de 7 à 8,5 % sur deux ans. La base doit désormais valider l’accord.

La paix sociale est de retour chez KLM. Après  trois grèves de ses personnels au sol, ayant entraîné l’annulation de près d’une centaine de vols, la compagnie néerlandaise, filiale du groupe Air France-KLM, vient de signer un accord social pluriannuel mettant fin aux turbulences de ces dernières semaines.

Comprenant plusieurs volets, cette convention collective, qui a réclamé cinq mois de négociations avec huit syndicats, comprend surtout des hausses de salaire pour l’ensemble des personnels. « Les négociations ont donné lieu à des pas en avant accomplis par les deux camps. Le résultat se traduit par des hausses de salaire substantielles tout en créant un climat de calme et de clarté avec des mesures favorables aux employés », a indiqué  KLM dans un communiqué.

Assouplissement des emplois du temps

Dans le détail, les pilotes et le personnel de cabine se voient octroyer une augmentation de salaire de 7 % ces deux prochaines années, sans que soit revue leur participation aux bénéfices. Les quelque 14.000 salariés employés au sol vont bénéficier, eux, d’une hausse salariale de 8,5 % sur la période à venir, mais leur participation aux bénéfices sera rognée.

Au-delà, la convention collective comporte de nouvelles mesures sur les conditions de travail, avec notamment un assouplissement des emplois du temps. Pour répondre à la surcharge de travail dénoncée par les personnels au sol, KLM prévoit ainsi de créer 80 nouveaux postes, dont des bagagistes. Répondant à l’exigence des syndicats s’inquiétant de la généralisation des emplois précaires au sein de la compagnie, la plupart d’entre eux seront assortis d’un contrat de travail de cinq ans.

Consultation de la base

« L’offre de la direction en matière de salaire est dans le bas de la fourchette mais le contenu de l’accord peut se défendre », a commenté Michiel Wallaard, de la CNV, la deuxième confédération syndicale du pays, en ajoutant toutefois que « pour une entreprise ayant enregistré des bénéfices record ces dernières années, KLM s’est comporté comme un épicier dans ces négociations ».

Mais avant d’entrer en vigueur, la convention collective doit recevoir l’aval de la base des huit organisations représentatives. Le syndicat des personnels de cabine VNC a d’ores et déjà prévenu qu’il conseillerait à ses membres de ne pas voter en faveur du texte. « Si le texte est rejeté, nous sommes prêts à retourner à la table des négociations », indique un de ses représentants.

 

Thomas Cook : le patron de Ryanair met en cause le régulateur britannique

Les Echos, 02/10/2019

Selon Michael O’Leary le régulateur britannique de l’aviation civile devrait se montrer plus exigeant en matière de garanties financières à l’égard des actionnaires des compagnies aériennes et des agences de voyages pour prévenir les défaillances.

La faillite de Thomas Cook,  qui a laissé en plan 600.000 touristes (dont 150.000 Britanniques), n’en finit pas de provoquer des secousses des deux côtés de la Manche. Au coeur des critiques : les garanties financières que les autorités en charge de l’aviation civile demandent aux voyagistes et aux compagnies aériennes.

Connu pour son franc-parler Michael O’Leary, le directeur général du groupe irlandais Ryanair (Ryanair DAC, Lauda, Malta Air et Buzz), a posé à la Civil Aviation Authority (CAA) la question qui fâche : « Comment pouvez-vous en avril autoriser Thomas Cook à voler douze mois et le voir faire faillite en septembre ? C’est un problème que la CAA doit régler ». Selon lui, le régulateur devrait se montrer « bien plus agressif vis-à-vis des actionnaires de ces sociétés ».

De son côté, le directeur du marketing de Ryanair, Kenny Jacobs,  cité lui aussi par « The Guardian » , a déclaré qu’il faisait pression sur l’Agence « pour qu’elle mette en place des tests de résistance trimestriels plus robustes pour les compagnies et les voyagistes ». Et pour forcer les entreprises « financièrement faibles » à mettre de côté des fonds afin de couvrir le rapatriement des passagers en cas de faillite.

A la date de ce jeudi, la CAA a rapatrié dans les îles britanniques quelque 120.000 passagers de Thomas Cook dans le cadre de son opération « Opter Matterhorn ».  Sur son site  elle dit se consacrer maintenant « au défi de rembourser le plus rapidement possible les 360.000 réservations protégées par ATOL (pour « Air Travel Trust » le système qui garantit rapatriement et remboursement aux vacanciers en cas de faillite de leur voyagiste, NDLR) ». L’Agence devait renouveler ce mois-ci sa licence ATOL à Thomas Cook.

L’IATA accusée de « laxisme »

Même tollé vis-à-vis des instances de régulation de l’autre côté du Channel. Mais cette fois, c’est l’Association du transport aérien international (IATA) qui est visée. Sur fond de faillites en série (XL Aiways, Aigle Azur et Adria Airways…), Jean-Pierre Mas, qui préside le syndicat Entreprises du Voyage, a déclaré « aux Echos » que l’IATA faisait preuve « d’un inadmissible laxisme vis-à-vis des compagnies ». Il lui demande de rendre  le régime de garanties financières demandé aux compagnies aériennes aussi drastique que celui exigé pour les voyagistes.

Et de citer Norwegian, toujours membre du Billing and settlement plan (une filiale de l’IATA qui fait office de chambre de compensation bancaire entre les compagnies et les agences agréées, NDLR) malgré des pertes de 138 millions d’euros en 2018 et 154 millions d’euros au premier trimestre 2019.  Mais aussi Aigle Azur qui affichait depuis deux ans des capitaux propres négatifs et dont les exercices comptables « en accordéon » n’avaient pas été approuvés par le Commissaire aux comptes.

 

XL Airways appelle la BPI à la rescousse

La Tribune, 02/10/2019

Le PDG de la compagnie a demandé au directeur général de la banque publique d’investissement d’apporter les financements nécessaires à la survie de la compagnie.

Alors qu’une audience au tribunal de commerce de Bobigny se tiet ce mercredi à 15 heures sur l’avenir de XL Airways, Laurent Magnin, le PDG de la compagnie aérienne en redressement judiciaire, abat sa dernière carte pour sauver le transporteur et ses 570 salariés.

Mardi 1er octobre peu avant minuit, il a réagi aux propos de Nicolas Dufourcq, le directeur général de la banque publique d’investissement (BPI), qui s’était étonné ur BFM de ne pas avoir été sollicité par les dirigeant de XL Airways.

Des propos qui ont “laissé sans voix” Laurent Magnin.

Dans une lettre ouverte adressée à Nicolas Dufourcq, le PDG de XL Airways explique que “la non-sollicitation directe vient du fait que XL Airways était accompagnée par les services compétents du Ministère des Finances (CIRI) et que via l’autorité de tutelle de la BPI, la compagnie a, à d’innombrables reprises, sollicité l’intervention de la banque pour accompagner XL Airways”.

Audience à 15 heures

Et Laurent Magnin de prendre Nicolas Dufourcq au mot.

    “Nous ne comptons plus les heures, ni les jours, à envisager toutes les solutions possibles. Y compris, eu égard à votre communication,  celle de la participation de la BPI qui a été créée pour répondre au rayonnement industriel de notre pays. Créer des emplois de valeur et répondre à la concurrence sainement avec des outils adaptés, c’est la mission que les parlementaires français avaient rappelée dans un rapport du 30 septembre 2015. En prenant position sur l’aérien, vous donnerez le signal d’un pays qui croit dans cette industrie. Je vous demande solennellement de bien vouloir nous recevoir avant notre audience au Tribunal de Commerce de Bobigny qui aura lieu mercredi 2 octobre à 15 heures. Ceci afin d’évoquer, dans les prochaines heures, la capacité de la BPI à apporter un financement nécessaire à la préservation et à la pérennité de la société”.

XL Airways a besoin de 35 millions d’euros pour mettre en oeuvre un plan à cinq ans décidé il y a quelques mois. Tous les avions sont cloués au sol depuis lundi.

 

Coup de théâtre chez XL Airways : Gérard Houa dépose une offre de reprise

La Tribune, 02/10/2019

Après l’échec de son offre de reprise d’Aigle Azur, Gérard Houa a déposé une offre de reprise de XL Airways, peu de temps avant une audience au tribunal de commerce de Bobigny cet après-midi.

Rebondissement chez XL Airways. Selon nos informations, Lu Azur la société de Gérard Houa, l’actionnaire minoritaire d’Aigle Azur (20%), qui était candidat à la reprise d’Aigle Azur, aujourd’hui liquidée, a déposé une offre de reprise pour XL Airways, peu de temps avant la tenue d’une audience au tribunal de commerce de Bobigny cet après-midi. Lu Azur promet d’injecter 30 millions d’euros, « 15 millions en fonds propres et 15 millions sous forme de prêt actionnaire ».

Pour rappel, XL Airways est en redressement judiciaire et a arrêté ses vols lundi dernier.

Restructuration du réseau

Gérard Houa compte présider XL Airways et nommer Philippe Bohn, directeur général. Un schéma qu’il avait déjà proposé pour Aigle Azur.

Gérard Houa propose de reprendre deux A330 (sur 4) en leasing et conserver 276 salariés sur 570. Si son offre est acceptée, il arrêtera les vols vers la République dominicaine, les Antilles et la Réunion qui sont déficitaires et conserveraient ceux vers le Mexique, les États-Unis et la Chine. Selon Gérard Houa, “XL Airways est en mesure de se redresser en quelques mois sous réserve d’un apport de fonds de l’ordre de 30 millions d’euros”.

Gérard Houa s’est fait connaître fin août pour avoir tenté de prendre le contrôle d’Aigle Azur. Le 26 août, il avait investi le siège d’Aigle Azur et évincé le PDG sans passer par la voie légale d’un conseil d’administration. Après la mise en redressement judiciaire, il avait été candidat à la reprise, mais son offre ne permettait pas d’assurer un avenir pérenne à Aigle Azur, selon le tribunal, et elle a été jugée irrecevable.

Le tribunal devrait mettre sa décision concernant XL Airways en délibéré à la fin de la semaine.

 

Ryanair : 7 nouveautés à Bordeaux, trafic et promo des 150 millions

Air Journal, 03/10/2019

La compagnie aérienne low cost Ryanair a lancé son programme d’hiver à Bordeaux, qui inclut sept nouvelles liaisons vers Lille, Strasbourg, Nador, Oujda, Budapest, Prague et Palerme. Son trafic passager a augmenté de 8% en septembre, lui permettant de passer le cap des 150 millions de clients en un an avec promotion à l’appui.

La première compagnie aérienne européenne a célébré le 2 octobre 2019 le lancement des premiers vols de son programme d’hiver 2019 dans sa base à Bordeaux-Mérignac, avec notamment le lancement de sa desserte quotidienne vers l’aéroport de Lille et de son service de trois vols hebdomadaires vers Strasbourg. Le programme Ryanair Hiver 2019 à Bordeaux comprend 31 lignes au total, dont 7 nouveautés (Budapest, Lille, Nador, Oujda, Palerme, Prague et Strasbourg) ainsi que 15 lignes étendues de l’été à l’hiver ; il devrait apporter 1,4 millions de client par an sur l’aéroport bordelais :

-3 appareils basés (investissement de $300m)

-7 nouvelles lignes vers Budapest (2 vols hebdos), Lille (1 vol quotidien), Nador (2 vols hebdos), Oujda (1 vol hebdo) Palerme (2 vols hebdos), Prague (2 vols hebdos) & Strasbourg (3 vols hebdos)

-15 lignes étendues de l’été à l’hiver vers Bari (2 vols hebdos), Bologne (2 vols hebdos), Brest (3 vols hebdos), Cologne (3 vols hebdos), Copenhague (2 vols hebdos), Dublin (2 vols hebdos), Krakow (2 vols hebdos), Lisbonne (5 vols hebdos), Malaga (2 vols hebdos), Manchester (2 vols hebdos), Marseille (4 vols hebdos), Naples (2 vols hebdos), Ouarzazate (2 vols hebdos), Tanger (2 vols hebdos) & Venise Trévise (3 vols hebdos)

–31 lignes au total

-1,4 millions de clients par an (+186%)

-100 emplois Ryanair

-1000 emplois « sur site » par an

Hélène Bégasse de Ryanair a déclaré dans un communiqué : « Nous sommes ravis de célébrer le début de notre programme hiver 2019 à Bordeaux, avec le lancement de nouvelles lignes vers Lille et Strasbourg, deux des 7 nouvelles destinations à Bordeaux cet hiver. Pour célébrer, nous avons lancé une offre spéciale avec des tarifs à partir de 14,99 €, pour voyager jusqu’à fin novembre 2019, et disponibles à la réservation jusqu’à samedi minuit (5 octobre), uniquement sur Ryanair.com. Étant donné que ces tarifs bas incroyables seront rapidement happés, nous invitons les clients à se connecter dès aujourd’hui sur www.ryanair.com afin d’en profiter ».

Le trafic du Ryanair Group a augmenté de 8% en septembre pour atteindre 14,1 millions de passagers, dont 13,5 millions pour Ryanair (+7%) et 0,6 millions pour Lauda en Autriche (+20%). Sur les douze derniers mois, ce trafic atteint les 150,3 millions de clients (+10%), l’occasion pour la low cost d’annoncer « une promo massive « Des millions dans les airs », avec jusqu’à 30 euros de réduction sur les vols aller-retour sur plus d’un million de sièges », pour célébrer le record de 150 millions de clients en Europe en 12 mois – plus de 25 fois la population de l’île d’Irlande ». Cette promo exceptionnelle sur son réseau européen est disponible pour voyager d’octobre 2019 à mai 2020, uniquement sur le site Ryanair.com, jusqu’au vendredi 4 octobre à minuit.

 

Le plan d’Air France pour compenser 100% de ses émissions de CO2 (pour ses vols intérieurs)

La Tribune, 02/10/2019

Tous les clients d’Air France se verront proposer “un voyage neutre en carbone en France” à partir du 1er janvier 2020, “un voyage responsable”, explique Anne Rigail, directrice générale d’Air France, dans un communiqué. Seuls les vols domestiques sont concernés dans un premier temps, soit 450 vols et 57.000 clients chaque jour.

Air France a décidé de compenser à partir de l’an prochain les émissions de CO2 de tous ses vols intérieurs afin “d’accélérer la transition vers un transport aérien plus durable”, annonce mardi la compagnie.

Tous les clients d’Air France se verront ainsi proposer “un voyage neutre en carbone en France” à partir du 1er janvier 2020, explique Anne Rigail, directrice générale d’Air France, dans un communiqué.

Moins de 3 litres de carburant aux 100 km par passager

“Cette compensation prendra la forme de participation à des projets certifiés par des organismes reconnus”, ajoute la compagnie.

Air France annonce également un nouvel objectif à l’horizon 2030 : réduire de 50% ses émissions de CO2 au passager/km par rapport à 2005, soit une consommation de carburant par passager aux 100 km inférieure à 3 litres.

Pour pouvoir proposer à ses clients un “voyage responsable”, Air France promet “des actions concrètes” : moderniser la flotte d’avions, favoriser l’éco-pilotage, réduire le poids à bord de ses avions, recycler les déchets, supprimer le plastique à usage unique… Le tri sélectif est notamment mis en vigueur depuis le 1er octobre.

Seuls les vols domestiques, à travers la France, sont dans un premier temps concernés par cette annonce, ce qui représente environ 450 vols et 57.000 clients quotidiennement.

 

Groupe ADP : hôtel à CDG, aéroport en Bolivie

Air Journal, 02/10/2019

Le Groupe ADP annonce l’ouverture en 2022 d’un complexe hôtelier Courtyard et Residence Inn by Marriott à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. En Bolivie, il a signé un protocole d’accord d’entrée en négociation exclusive en vue du développement et de l’exploitation, sur une durée de 30 ans, de l’aéroport international Viru Viru de Santa Cruz de la Sierra.

Le Groupe ADP, en tant que propriétaire foncier, aménageur et investisseur, ADIM Paris Île-de-France (filiale de développement immobilier de VINCI Construction France) en qualité de promoteur et Cycas Hospitality, en tant qu’exploitant hôtelier, ont signé fin septembre les accords permettant la construction et l’exploitation sur l’aéroport Paris-CDG d’un combo hôtelier double-enseigne rassemblant Courtyard**** et Residence Inn****, deux marques appartenant à Marriott International. Conçu par l’architecte primé Manuelle Gautrand, ce complexe hôtelier, dont l’ouverture est prévue pour janvier 2022, sera doté d’une surface de 13 500 m². Il comprend un hôtel Courtyard de 223 chambres et une résidence hôtelière Residence Inn de 100 appartements, proposant des suites avec cuisine destinés aux longs séjours (plus de 24 heures). Logés dans le même bâtiment, mais répartis sur deux volumes, les deux établissements offriront leurs services de manière différenciées et autonomes, tout en partageant des espaces de convivialité communs : au rez-de-chaussée, très largement vitré et offrant de larges volumes (4,5 m sous plafond), les espaces de réception (lobbys) des deux enseignes, ainsi qu’une salle de restauration de 300 m² pouvant accueillir les clients des deux hôtels et du quartier ; une salle de sport/fitness, un espace de co-working et des salles de réunions sur 330 m², répondant ainsi aux nouveaux besoins de services des clients ; et un parking de 50 places en sous-sol.

À cette occasion, Serge Grzybowski, Directeur de l’immobilier du Groupe ADP, a déclaré dans un communiqué : « l’implantation de ce nouveau complexe hôtelier enrichit l’offre d’hébergement sur l’aéroport qui,  portée par la croissance du trafic aérien, a plus que doublé en dix ans avec 3181 chambres à fin 2018 contre 1480 chambres en 2008. Grâce à cette nouvelle offre de résidences hôtelières, nous améliorons la qualité des services proposés à nos passagers et clients de nos quartiers. Enfin, ce projet, pour lequel nous sommes investisseurs, participe de notre stratégie de valorisation de notre foncier visant à développer la ville aéroportuaire ». Après l’ouverture début 2019 de l’hôtel Innside by Meliá de 267 chambres, propriété du Groupe ADP, la capacité d’hébergement de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle s’établit désormais à 3448 chambres réparties sur 11 hôtels et devrait atteindre 4460 chambres à l’horizon 2025.

« Considéré de par sa superficie comme la plus importante ville aéroportuaire au monde », le quartier d’affaires Roissypole regroupe environ 384.000 m² de bureaux, hôtels, commerces et services. Situé au cœur de la plateforme de Paris-Charles de Gaulle, il dispose d’une inter-modalité via le CDGVAL qui dessert tous les terminaux, ainsi que les gares TGV et RER, et à terme le futur terminal 4. Au fil des ans, l’aéroport est devenu un pôle d’activités majeur au cœur du 1er pôle économique francilien. Premier hub d’Europe pour le trafic intercontinental, il dispose d’une hyper-connectivité par la route (A1, A3, A104…) et en transports en commun (avion, TGV, RER B, bus…), laquelle sera considérablement renforcée à terme avec l’arrivée de la liaison ferroviaire directe CDG Express  et de la ligne 17 du métro Grand Paris Express.

En Bolivie, le Groupe ADP et le Gouvernement ont signé un protocole d’accord « d’entrée en négociation exclusive d’un contrat d’alliance stratégique » en vue du développement et de l’exploitation, sur une durée de 30 ans, de l’aéroport de Santa Cruz de la Sierra-Viru Viru, premier aéroport du pays avec 2,9 millions de passagers accueillis en 2018. L’aéroport international Viru Viru a vu son trafic croître de près de 10% par an au cours des dix dernières années, « accompagnant le développement économique du pays et bénéficiant du dynamisme de la compagnie nationale » Boliviana de Aviación. Il est le principal point d’entrée en Bolivie par voie aérienne, et dessert Santa Cruz de la Sierra, la plus grande ville de Bolivie avec 1,7 million d’habitants et capitale du département de Santa Cruz, le premier pôle économique de Bolivie (29 % du PIB).

Le protocole d’accord prévoit qu’en cas d’accord définitif, le Groupe ADP serait en charge de « la conception, la construction, l’exploitation, la maintenance et le financement » de l’aéroport Viru Viru, incluant les infrastructures existantes et les extensions nécessaires durant les 30 ans du contrat. Le Groupe ADP « mobilisera ses différentes expertises pour le succès du montage de ce projet » en tant que partenaire stratégique du gouvernement et en associant les différents acteurs locaux intéressés au projet.

Fernando Echegaray, Directeur en charge de l’International du Groupe ADP, a déclaré : « Le Groupe ADP exploite déjà avec succès 25 aéroports dans le monde, dont l’aéroport de Santiago du Chili, et nous sommes honorés de la confiance que nous témoignent les autorités boliviennes par la signature de ce protocole d’accord. Nous sommes très heureux de la possibilité, au terme des négociations qui s’engagent, de pouvoir compter un deuxième aéroport en Amérique Latine dans notre réseau. La Bolivie est un pays disposant d’une économie robuste, d’un important potentiel de croissance et d’un plan de développement cohérent de son secteur aérien. Le Groupe ADP pourra, avec les autorités et les nombreux acteurs locaux, participer à ce développement et déployer son expertise aéroportuaire globale pour offrir une expérience unique aux passagers de Viru Viru ».

 

« La faillite de Thomas Cook ne veut pas dire la faillite du tour operating » – Raouf Benslimane, PDG d’Ôvoyages (entretien)

Le Quotidien du Tourisme, 03/10/2019

Raouf Benslimane, président du tour-opérateur Ôvoyages.

ENTRETIEN – Le patron du tour-opérateur Ôvoyages (181M€ de CA 2018, plus de trente clubs de vacances Ôclub dans le monde) livre son analyse sur Thomas Cook. Son activité de tour operating, traditionnelle, engagée sur le terrestre et l’aérien, exclusivement B2B, s’est ouverte au package dynamique et aux destinations en long-courrier depuis 2 ans. Connu pour son franc-parler, Raouf Benslimane passe ici en revue le modèle français, la guerre des prix, les commissions, l’absence de fonds de garantie de l’aérien…

La faillite du groupe Thomas Cook  était-elle prévisible ?

La société est endettée depuis des lustres ! Il faut se rappeler qu’elle avait déjà été mise sous « assistance respiratoire il y a quelques années par le gouvernement britannique. Il avait injecté 2 milliards de livres sterling auxquels s’est ajoutée la prise de participation de Fosun à hauteur de 17% si ma mémoire est bonne. La question est de savoir pourquoi Thomas Cook, entreprise implantée au niveau mondial et bi-séculaire, était endetté et n’a pas réussi à se redresser. Trop gros, trop lourd, pas agile, pas assez digital, loi de la concurrence ? Personne ne dispose de toutes les informations détaillées pour faire une analyse sérieuse sur les limites du modèle, les oppositions stratégiques internes, les intérêts divergents entre créanciers investisseurs- détenteurs de CDS (credit default swaps) et les vrais actionnaires, etc.

Cela remet-il en cause le modèle du tour operating ?

Tous ceux que j’entends dire et déduire que le modèle du tour operating est dépassé, que Thomas Cook n’avait pas su se renouveler, que les autres TO sont condamnés… n’ont aucune compétence pour en juger car ils ne disposent pas, en réalité, de la masse d’informations nécessaires pour ce faire. On ne doit pas préjuger des causes de l’effondrement d’une entreprise multinationale aussi ancienne, alors que son concurrent direct, TUI, propose quasiment le même modèle économique et pourtant se porte beaucoup mieux (hors France). Conclure à la faillite du tour opérating du fait de la faillite de TC est une ineptie !

Et dans le cas de Thomas Cook France ?

Au-delà de l’endettement du groupe, Thomas Cook France a été forcément victime de la concurrence éclatée du marché français qui est de surcroît un marché restreint, et de la guerre des prix orchestrée notamment par TUI depuis l’époque de Marmara qui a cassé l’image de beaucoup de destinations du bassin méditerranéen. On peut y ajouter le coût des charges fixes ainsi que des commissions extrêmement élevées versées aux réseaux à distinguer de ce qui est perçu par les agences. J’apporte d’ailleurs tout mon soutien aux équipes de TC, victimes à leur tour du modèle allemand.

Faut-il changer le modèle français ?

Le marché français caractérisé par une guerre folle des prix additionnée à la faiblesse des marges rend suicidaire l’acceptation des taux de commissions tels que nous les connaissons en France, alors qu’ils sont deux fois moindre outre-Rhin ! Mes collègues et amis du Seto peuvent en témoigner. Lors de différentes réunions, d’autres patrons de TO et moi avons mis en garde sur le risque majeur de destruction découlant de la guerre des prix alors que les agences et leurs clients attendent de la qualité, de la différenciation, de la valeur ajoutée. C’est cette guerre des prix qui, en France, a mis à mal les deux leaders mondiaux que sont TUI et Thomas Cook, après Look et Fram ! Une guerre des prix découlant des surcapacités mises sur le marché toujours par les mêmes qui s’imaginent que le marché français est comme le marché allemand alors que ce dernier est beaucoup plus important

Que va-t-il se passer pour les autres TO?

C’est un désastre pour toute la chaîne pyramidale, à savoir hôtels et réceptifs et TO, mais il faut distinguer 2 choses :

_premièrement, les dégâts provoqués par cette faillite. Les impayés importants que subissent notamment les TO risquent d’accélérer la chute des acteurs qui étaient déjà faibles ou au bord du précipice.

_deuxièmement, faillite de Thomas Cook ou pas, le modèle du tour opérating est de toute façon à revoir. Cela est totalement déconnecté de toute faillite passée ou à venir.

Aujourd’hui, on ne sait plus qui est vraiment tour-opérateur, qui va disposer réellement de stocks quand les sièges des low cost seront remplis, qui fait du marketing sur les clubs et qui met réellement les moyens pour se différencier, qui propose et prend le risque d’aller chercher et d’offrir des produits différents, qui se dépense en sang et en sueur -sans fonds d’investissement- pour satisfaire ses clients.

Vous posez-vous la question d’un changement pour vous-même ?

Au sein de mon propre TO, c’est un sujet récurrent. Je dors et je me réveille avec la même question : « comment s’adapter aux réalités du marché, aux attentes des clients, vers quel modèle évoluer ? ». On oppose souvent les TO plus ou moins engagés et les spécialistes du sur mesure, comme si les uns étaient condamnés et les autres détenant ou relevant de la panacée. Or, en réalité nous avons tous la même problématique qui est la désintermédiation, la dilution de la notion de marques, et surtout, surtout la tendance au low cost, ce « milk shake » rendant les clients totalement infidèles et volatils, confortés dans leur démarche par des acteurs comme Booking, Airbnb…

Comment peut-on continuer à être tour-opérateur ?

Le défi demain, et c’est déjà maintenant et même hier pour moi, c’est comment se préparer à aller chercher le client volatil pour le rendre fidèle à la marque sinon à la promesse et au modèle économique. Sans rien dévoiler, nous travaillons sur ce sujet au sein d’Ôvoyages depuis 2 ans au moins. Et dieu merci, autant nous pouvons dire que notre industrie n’a jamais été si chahutée, autant nous avons des raisons d’espérer quant à l’avenir, en raison de notre stratégie d’anticipation sur les évènements actuels. La faillite de Thomas Cook est malheureusement la énième après tant d’autres, mais avec des conséquences plus ravageuses. Les agences de voyages doivent avoir la mémoire, dans leur intérêt premier, de qui dans son parcours n’a jamais trahi sa culture, sa promesse et ses engagements. Finalement, peut-être qu’après ce séisme on verra renaître une profession sur un terrain plus sain et plus équitable pour tous…

Vous n’avez pas souffert du dépôt de bilan de Thomas Cook ?

Non, car lors des discussions en vue du référencement, on nous a demandé un niveau de commission que nous ne pouvions accepter et nous n’avons donc jamais été référencés par ce réseau. Cependant, nous avions des co-affrètements en commun avec Jet tours. Le lundi 23 septembre, soit le jour de la déclaration de cessation de paiement du groupe Thomas Cook à Londres, j’ai personnellement validé un virement relativement important en faveur de TC France, qui correspondait à des départs du week-end suivant. Alors que dans le même temps TC a bloqué un avis de virement en notre faveur sur des sièges achetés chez Ôvoyages… Malgré cela, nous avons été jusqu’au bout de la rectitude et de la bienveillance, en faisant partir tous les clients pour lesquels nous n’avions pas été payés…

A propos d’impayés, que dites-vous de l’absence d’une caisse de garantie contre les faillites des compagnies aériennes?

Entre une compagnie aérienne qui fait faillite et dont les clients directs ne seront jamais remboursés et un tour-opérateur qui dans la même situation verra ses propres clients pris en charge par l’organisme de garantie professionnelle, il y a 2 poids 2 mesures en terme de responsabilité ! Ne rien faire en cette période funeste [Aigle Azur et XL Airways ont déposé leurs bilans, NDLR] , subir la loi de l’IATA et du lobby de l’aérien, revient à collaborer à la destruction de l’outil économique que nous représentons nous, les tour-opérateurs et les agences de voyages

Qu’est-il possible de faire ?

Il serait temps de faire respecter nos métiers par nos dirigeants politiques qui ne dirigent rien en réalité en ne faisant rien pour nous protéger. Je vais personnellement m’employer à militer et à soutenir davantage nos instances représentatives, les EdV et Seto notamment en vue d’aboutir à la constitution d’une garantie des fonds déposés au niveau de l’aérien. Si nous devons y arriver, c’est maintenant !!

 

Ras-le bol des avions cloués au sol ?

Air & Cosmos, 02/10/2019 (Cet article est probablement promotionnel)

L’actualité récente n’a pas manqué de souligner les déboires des compagnies aériennes et des tour-operators. Mais qu’en est-il des sociétés de leasing ou organismes financiers, à qui appartiennent environ 2/3 des avions dans le monde ?

Peu connues du grand public, ces entreprises sont pourtant un maillon essentiel dans l’écosystème aéronautique, et particulièrement impactées par les banqueroutes de leurs clients.

Comment maintenir des garanties d’assurance pour les dommages subis par les aéronefs entre deux locations?

Quid de la responsabilité civile du financier en cas de dommages causés aux tiers par les aéronefs immobilisés ou en cours de transit?

Un avion au sol n’est désormais plus une fatalité !

Le « Willis Towers Watson Paris Club of Aircraft Financiers » propose une offre exclusive développée par le bureau parisien du courtier en assurance Willis Towers Watson afin de répondre à ces problématiques : une souscription express, une couverture complète incluant quelques vols de convoyage et des conditions attractives pour des besoins ponctuels grâce à la mutualisation des risques entre les assurés.

 

#IFTM2019 : comment l’aérien collabore-t-il avec les startups?

Tom Travel, 02/10/2019

À l’occasion de l’IFTM Top Résa, le cabinet Wavestone a dévoilé les principales informations qui ressortent de son étude dédiée à l’innovation dans l’aérien. L’occasion également pour la startup Safety Lines, issue de BigBlank, le startup studio d’Air France, de revenir sur la relation entre les acteurs de l’aérien et les jeunes pousses.

« À l’horizon 2037, plus de 8 milliards de passagers sont attendus, contre 4 milliards aujourd’hui dans l’aérien », a introduit Jean-Baptiste NAU, Senior Manager, Wavestone. Une multiplication par deux du trafic de passagers aériens en quinze ans qui pose à l’ensemble de l’industrie de nombreux défis. Afin de les surmonter, les acteurs de l’aérien peuvent s’appuyer sur l’écosystème de startups, selon l’analyste. « La plupart des jeunes pousses voient le jour dans le but d’apporter une réponse concrète à une problématique stratégique. La plupart se positionnent sur l’optimisation de l’expérience passagère, la performance opérationnelle ainsi que la gestion du trafic aérien », explique-t-il.

Expérience passager et performance opérationnelle

Parmi les thématiques connexes, l’analyste souligne la difficulté pour les compagnies de recruter des pilotes et voit dans l’arrivée des nouveaux services de mobilité aérienne — drones, aéronefs — un sujet sur lequel les jeunes pousses peuvent accompagner les transporteurs et opérateurs aéroportuaires. L’étude révèle également une faible présence des jeunes pousses sur le segment du « travel retail ». Au total, 85 % des startups du segment s’attellent à optimiser l’expérience voyageur et la performance opérationnelle. Et qui dit startups, dit nouvelles technologies. « L’intelligence artificielle, la blockchain et les réalités virtuelle et augmentée sont les trois principales “deep tech” sur lesquelles les startups se positionnent », constate-t-il. Des systèmes qui permettent d’optimiser la relation client avec l’exploitation de chatbots, les opérations de maintenance à l’aide du prédictif ou encore la sécurisation des identités biométriques.

Des startups nourries aux données

Wavestone constate une importante collaboration entre les grands acteurs de l’aérien avec cet écosystème de jeunes sociétés. En témoignent les challenges de l’innovation organisés par le groupe ADP — un projet qui bénéficie d’une enveloppe de 16 millions d’euros — mais aussi la création de BigBlank, le startup studio d’Air France, capable d’investir jusqu’à « 900 000 euros » pour transformer une idée en un service innovant. L’entité vise à faire émerger 3 à 5 startups par an et la jeune pousse Safety Line est l’une d’entre elles. « Les acteurs de l’aérien produisent une quantité importante de données dont la plupart n’est pas exploitée a posteriori », constate Pierre Jouniaux, CEO de Safety Line, qui a eu l’idée d’exploiter celles contenues par les boîtes noires des avions.

Constatant que le carburant constitue 30 % du coût d’exploitation des compagnies, la startup transforme ces données en service qui permet d’améliorer la performance opérationnelle. « Nous utilisons l’apprentissage automatique pour fournir des conseils d’itinéraires ou de manœuvres aux pilotes en temps réel », explique-t-il. L’utilisation des données des radars permet également aux opérateurs aéroportuaires de mieux comprendre les causes de congestions et les temps d’attentes excessifs lors du décollage ou de l’atterrissage. Une solution qui a convaincu Transavia et lui permet de réduire la facture de carburant de 2 % sur chaque vol. Pour le transporteur qui « opère 40 appareils, cela correspond à une économie annuelle de 2 millions d’euros. »

La difficulté de la mise à l’échelle

Parvenue à développer un POC rapidement pour les compagnies aériennes, le prochain challenge pour Safety line est de parvenir à la mise à l’échelle de sa solution. « Notre solution constitue un progrès pour Transavia, désormais, nous devons nous assurer que ce dispositif présente également un intérêt à l’échelle de l’industrie par rapport au système actuel », explique le CEO de Safety Line. L’analyste de Wavestone voit dans l’écosystème de startups une solution pour permettre aux grands groupes de minimiser l’impact de la dette technologique pour accélérer sa transformation.

 

L’aéroport d’Orly va tester la reconnaissance faciale à l’embarquement début 2020

RTL, 01/10/2019

Des bornes de reconnaissance faciale vont être utilisées pour accélérer l’identification des passagers lors de l’enregistrement des bagages et de l’embarquement.

La reconnaissance faciale gagne du terrain dans les aéroports français. Après les contrôles aux frontières, la technologie va être utilisée dans les prochains mois pour identifier les passagers afin de fluidifier les procédures d’embarquement à l’aéroport d’Orly. Selon une information de L’Express, deux compagnies aériennes, dont Air France, ont été sélectionnées par Aéroports de paris (ADP) pour mener une expérimentation d’un an circonscrite à trois vols réguliers européens en moyen courrier.

Dès début 2020, les passagers des vols concernés se verront proposer ce nouveau service en lieu et place de la carte d’embarquement habituelle. Au moment de l’enregistrement des bagages et de l’embarquement, ils devront s’identifier auprès d’une borne spécifique qui scannera leur visage et veillera à ne pas capturer ceux des autres passagers à proximité.

Le système fait l’objet d’un suivi très attentif de la part de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). La collecte de données biométriques devra recevoir le consentement éclairé des passagers.

Le gouvernement entend réduire le temps d’attente

Les données ne pourront pas être conservées et devront être détruites après le décollage de l’avion. Elles ne pourront pas être utilisées à des fins commerciales ni croisées avec d’autres fichiers, comme la base de données du ministère de l’Intérieur.

Aéroports de Paris espère que cette expérimentation débouchera sur une généralisation de l’utilisation de la biométrie dans le parcours des passagers dans les aéroports parisiens dans les prochaines années.

La reconnaissance faciale est déjà utilisée aux postes frontières d’Orly et de Roissy où les ressortissants européens peuvent s’identifier dans les sas “Parafe” en 10 à 15 secondes seulement. Le gouvernement entend réduire le temps d’attente à trente minutes au maximum à l’arrivée dans l’espace Schengen et à quarante-cinq minutes pour les vols internationaux.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 25 Septembre : • XL Airways, Aigle Azur… Pourquoi le modèle du transport aérien français explose en vol • Thomas Cook déclaré en faillite, rapatriement de 600.000 vacanciers • Les habitants de l’Oise appelés à voter contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Au sommaire :  

  • XL Airways placée en redressement judiciaire
  • XL Airways, Aigle Azur… Pourquoi le modèle du transport aérien français explose en vol
  • Lion Air : piratage informatique des données de millions de passagers
  • Thomas Cook déclaré en faillite, rapatriement de 600.000 vacanciers
  • Les habitants de l’Oise appelés à voter contre la privatisation d’Aéroports de Paris
  • Les EDV menacent IATA de poursuites pour détournement de fonds

 

XL Airways placée en redressement judiciaire

Air-Journal.fr – 23 Septembre 2019

Le Tribunal de commerce de Bobigny a placé aujourd’hui la compagnie aérienne française XL Airways en redressement judiciaire, avec un délai jusqu’à samedi midi, pour le dépôt d’offres de la part d’éventuels repreneurs, a annoncé le PDG de la compagnie aérienne Laurent Magnin, à la sortie de l’audience.

«On va se battre dans les jours qui viennent. On a jusqu’à samedi midi pour déposer des offres au tribunal de commerce de Bobigny. On a 5 jours pour faire un miracle», a-t-il déclaré aux journalistes ajoutant que les «actionnaires ont fait une proposition au groupe Air France» et que «le gouvernement, les équipes de Ben Smith doivent évaluer dans les 48h s’il y a une capacité de sauvetage d’XL Airways», a-t-il ajouté.

La semaine dernière, au micro de RTL, Laurent Magnin avait estimé que sa compagnie aérienne « a besoin de 35 millions [d’euros, ndlr] pour repartir».  Basée à Paris-Charles de Gaulle avec une lotte de 4 long-courriers Airbus A330, XL Airways compte 570 salariés. L’année dernière, elle a transporté 730.000 passagers vers les Caraïbes, La Réunion, les États-Unis, le bassin méditerranéen et aussi la Chine. 

Concernant Aigle Azur, l’autre compagnie française placée en liquidation avec poursuite d’activités, le Tribunal de commerce d’Evry a ajournée l’audience à demain pour décider de son sort. Selon le site Tourmag, citant un syndicaliste de la CFDT, il ne reste plus qu’une offre de reprise, celle de LU Azur, la société de l’actionnaire Gérard Houa qui détient 19% d’Aigle Azur. Le Tribunal de commerce lui a donné jusqu’à demain pour prouver qu’il a les fonds indiqués dans son dossier de reprise.

 

XL Airways, Aigle Azur… Pourquoi le modèle du transport aérien français explose en vol

UsineNouvelle.com – 24 Septembre 2019

Alors que l’avenir de XL Airways et d’Aigle Azur est menacé, le transport aérien français semble être dans une impasse. 

Redressement judiciaire pour XL Airways déclaré en cessation de paiement, ultime recherche d’un repreneur pour Aigle Azur placé en liquidation judiciaire … Le même jour, lundi 23 septembre, le sort de deux compagnies aériennes françaises se joue dans les tribunaux, à Bobigny pour la première et à Evry pour la seconde. En balance, près de 2000 emplois… Une coïncidence qui jette une lumière crue sur les faiblesses du transport aérien français.

Car ces quinze dernières années, pas moins de cinq opérateurs français basés en régions ont fait faillite ou se sont retirés, sans compter XL Airways et Aigle Azur. Une situation d’autant moins acceptée par les représentants de la filière que les Assises du Transport aérien lancées en mars 2018, qui devaient permettre de retrouver le chemin de la compétitivité, n’ont abouti sur aucune mesure concrète.

Les représentants dénoncent un gâchis

“Il n’y a aucune vision stratégique de la part du ministère des Transports et de la ministre Elisabeth Borne en particulier, assène Alain Battisti, président de la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM). Aucune des mesures de simplification, pourtant sans impact budgétaire, n’a été prise. Ce qui témoigne avec quelle nonchalance le transport aérien est considéré. Nous comprenons que le secteur est sans intérêt pour les pouvoirs publics alors que nous prétendons devenir la première nation touristique du monde !” Même sentiment de dépit pour Jean-François Dominiak, du Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes (SCARA) : “quand on voit  ce qui se passe aujourd’hui, c’est à croire que l’Etat a tiré un trait sur le transport aérien.”

Paradoxe : les compagnies aériennes françaises traversent une passe difficile alors même que le transport aérien n’a jamais fait transiter autant de passagers en France. Le trafic aérien a augmenté de 4,8% en France en 2018, pour attendre plus de 206 millions de passagers transportés, en hausse constante depuis 15 ans hormis en 2009 et 2010.

Situé au carrefour de nombreuses routes aériennes, le pays est le plus fréquenté d’Europe, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni, comme le souligne le rapport du député Bruno Le Roux, sorti en 2014 et qui déjà s’interrogeait sur le manque de compétitivité du transport aérien français. La FNAM, qui revendique 95% des activités du secteur aérien, évoque près de 25 compagnies aériennes majeures, totalisant un chiffre d’affaires de 23 milliards d’euros et près de 100 000 emplois directs.

Le poids de la fiscalité

Malgré cette bonne croissance soutenue, les compagnies aériennes françaises n’ont cessé de perdre des parts de marché sur leur propre terrain, passant de 63 % à 41% sur les vingt dernières années. “Chaque année, les compagnies françaises perdent de 1 à 2 points de parts de marché en France face aux compagnies étrangères”, estime Alain Battisti. En 2017, le secteur aérien français s’alarmait des 11 000 emplois détruits durant les cinq années précédentes et prévenait que 16 000 autres (15% des effectifs) risquaient d’être détruits pour les cinq suivantes…

Aujourd’hui, à l’exception notable de compagnies telles que French Bee et Air Caraïbes, la plupart sont en eaux troubles. Les responsables du secteur sont unanimes : les compagnies françaises croulent sous le poids de la fiscalité, des charges sociales et des taxes. Ce qu’une étude de l’Association internationale du transport aérien (IATA) publiée en mai dernier corroborait. 

C’est particulièrement vrai en ce qui concerne le coût de la sûreté, qui passe au travers de la taxe d’aéroport (TAP), supporté par les compagnies aériennes. De toutes les taxes et redevances, c’est celle qui a le plus augmenté ces vingt dernières années : +500% depuis 2001. Les coûts de sûreté en France sont supérieurs de 35% à la moyenne européenne, et sont supportés par les seules compagnies aériennes. “Pourquoi serions-nous les seuls à nous en acquitter ?”, s’insurge Jean-François Dominiak.

L’invasion low cost

Quant aux cotisations sociales employeurs, elles sont supérieures en France de 30% par rapport à l’Allemagne et de 25% par rapport au Royaume-Uni. “L’autre effet pervers, c’est celui des coûts aéroportuaires, trop élevés, et que les compagnies aériennes supportent également”, constate Jean-François Dominiak. La FNAM relève l’existence au total d’une vingtaine de taxes, redevances et autres prélèvements représentant une somme de 4,6 milliards d’euros en 2015. “La fiscalité et les charges sont entre 10 et 12 points plus importantes qu’en Allemagne”, chiffre Alain Battisti.

Autre facteur qui explique la déstabilisation de certaines compagnies aériennes, en particulier celle de XL Airways : l’irruption d’acteurs proposant des vols low cost long-courriers, livrant une guerre des prix sans merci. C’est vrai pour les compagnies du Golfe mais aussi pour celles qui livrent bataille sur le même terrain de jeu, tel que Norwegian. L’invasion du modèle low cost a sans aucun doute été sous-estimé par nombre de compagnies aériennes françaises. Sans compter que certaines de ces compagnies ont bénéficié de subventions de la part de leurs états d’origine ou jouent à plein sur le dumping social pour les autres.

Un manque de consolidation

“Le transport aérien est un marché ouvert en Europe, sans droit de trafic, ce qui permet à n’importe quel acteur européen, avec une structure de coût plus compétitive que celle imposée en France, de venir concurrencer les acteurs français”, assure Jean-François Dominiak. Un manque d’harmonisation fiscale qui n’est pas sans rapport avec les difficultés que rencontrent les compagnies aériennes françaises.

Enfin, le transport aérien français pâtit d’un manque flagrant de consolidation. Ce que pointait déjà du doigt le rapport de Bruno Le Roux. “Le transport aérien français est unique par rapport aux autres pays européens, avec un poids lourd – Air France – et des petites/moyennes entreprises qui exploitent des niches de marchés”, peut-on lire dans le rapport. Les modèles sont bien plus équilibrés en Allemagne et au Royaume-Uni. 

“La trop faible attractivité de notre pays vis-à-vis des investisseurs étrangers, ne permet pas à ces derniers de faire grossir nos entreprises pour qu’elles puissent atteindre une taille critique”, tranche Jean-François Dominiak. Le cas de XL Airways, sans actionnaire de référence durant de longues années, démontre en tout cas qu’une compagnie aérienne, même bien gérée, peut rapidement piquer du nez.

  

Lion Air : piratage informatique des données de millions de passagers

Air-Journal.fr – 23 Septembre 2019

L’Indonésie et la Malaisie ont lancé conjointement une enquête sur un vol de données de passagers de deux filiales du groupe aérien indonésien Lion Air, la compagnie malaisienne Malindo Air et la compagnie thaïlandaise Thai Lion Air, a annoncé le ministère indonésien de la Communication et de l’Information.

Les deux low cost ont été victimes de vols de données de passagers stockées dans des serveurs distants gérés par Amazon et les ont signalé aux autorités nationales. « Lion Air Group coopère avec le ministère (indonésien) et les parties concernées dans cette enquête » , a confirmé la maison mère basée en Indonésie.

Outre Malindo Air et Thai Lion Air, le piratage informatique aurait touché d’autres filiales du groupe aérien indonésien, à savoir la compagnie Lion Air en Indonésie, et aussi les compagnies Batik Air et Wings Air. Le vol de données porterait sur les noms, dates de naissance, documents d’identité, réservations, adresses et numéros de téléphone de 35 millions de passagers potentiels, selon le journal indonésien Jakarta Post. Lion Air n’a pas confirmé ces informations, assurant seulement que les données de paiement n’étaient pas concernées.

 

Thomas Cook déclaré en faillite, rapatriement de 600.000 vacanciers

Air-Journal.fr – 23 Septembre 2019

Le tour-opérateur britannique Thomas Cook a annoncé ce matin être en faillite avec « effet immédiat » après avoir échoué à trouver des fonds nécessaires pour maintenant ses activités, laissant en rade environ 600.000 vacanciers éparpillés dans 16 pays à travers le monde.

Le groupe voyagiste, propriétaire entre-autres des compagnies aériennes Thomas Cook Airlines et Condor, va être placé en liquidation. « Malgré des efforts considérables » au cours du week-end pour trouver des fonds, « les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat », a expliqué le plus ancien voyagiste du monde dans un communiqué.

L’Autorité britannique de l’aviation (CAA) a confirmé que « toutes les réservations Thomas Cook, vols et séjours, sont désormais annulées ». « Le gouvernement et l’Autorité de l’aviation lancent l’opération de rapatriement la plus importante pour des civils de l’histoire en temps de paix », a indiqué de son côté le Département britannique des Transports dans un communiqué.

En effet, les autorités britanniques vont devoir organiser un rapatriement massif de quelque 600.000 touristes dans le monde dont 150.000 pour la Grande-Bretagne. La CAA a indiqué avoir sécurisé des vols spéciaux pour ce rapatriement aérien qui devrait durer jusqu’au 6 octobre, même si certains touristes pourront rentrer par des vols commerciaux. Selon les Entreprises du voyage, l’association des voyagistes français, environ 10.000 Français clients de Thomas Cook seraient bloqués à l’étranger. 

Né en 1841, le tour opérateur indépendant compte 22.000 employés dont 9.000 en Grande-Bretagne. Le voyagiste très lourdement endetté a vu son horizon s’assombrir ces dernières années à cause de la concurrence acharnée des sites internet de voyage à bas prix et de la frilosité de touristes inquiets du Brexit notamment. Il avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre 2019, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards. 

Son destin s’est joué en quelques jours : des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres et mené par le chinois Fosun, premier actionnaire, soit validé.  Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, mais en vain.

 

Les habitants de l’Oise appelés à voter contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Courrier-Picard.fr – 23 Septembre 2019

C’est un rassemblement composite d’organisations politiques et associatives qui souhaite faire voter les habitants du département de l’Oise contre le projet de privatisation des Aéroports de Paris (ADP), à l’occasion du Référendum d’initiative partagée pour lutter contre ledit projet.

Autour de la table : ATTAC, EELV, France Insoumise, GénérationS, collectif citoyen pour le RIC, NPA, PCF, PS. Pour Thierry Patinet, d’ATTAC, malgré la résignation (il faut 4 700 000 signatures à l’échelle nationale pour que le référendum ait bien lieu), il est nécessaire « d’informer les citoyens. Il est question de démocratie et de délibération citoyenne ! ». Pour cela, un courrier sera envoyé aux mairies de l’Oise pour qu’elles facilitent le vote, et des interventions seront réalisées par les représentants des différentes organisations sur les marchés. 

Les habitants du sud de l’Oise directement concernés

En outre, pour eux, cette privatisation concerne directement les habitants du département, en premier lieu ceux du sud. « Dans le bassin creillois, ADP emploie beaucoup de monde et on sait qu’une entreprise privée qui arrive, c’est rarement synonyme d’embauches massives », déplore Alexandre Ouizille, du parti socialiste. « Une hausse des prix est aussi à craindre, qui impactera les voyageurs », précise Philippe Vorolle, du NPA.

 

Les EDV menacent IATA de poursuites pour détournement de fonds

TourMag.com – 23 Septembre 2019

 Le ton monte d’un cran entre les EDV et IATA. Le syndicat ne compte pas rester de marbre face à l’association internationale. Après Aigle Azur, la situation de XL Airways rajoute à la colère du syndicat.

Les Entreprises du Voyage poursuivent leur offensive contre IATA. 

Face au silence de l’association internationale du transport aérien à la demande du syndicat “d’imposer rapidement aux compagnies aériennes des contre-garanties bancaires similaires à celles exigées des agences de voyages”, les EDV ont décidé de riposter.

Et alors que XL Airways est en état de cessation de paiements, “IATA a trouvé un biais pour bloquer les remboursements dans les GDS des billets XL Airways le 20 septembre au matin. Ainsi IATA écarte le risque d’un « BSP négatif ». Non content de mépriser les agences de voyages, IATA leur fait les poches”, indiquent les EDV dans un communiqué. 

“Cerise sur le gâteau, IATA n’a pas reversé à XL Airways et a donc conservé par devers elle, le montant du BSP payé le 16 septembre par les agences de voyages (émissions de la deuxième quinzaine d’août) : 1,6 millions d’euros !”

Le syndicat exige par conséquent de IATA qu’elle fasse rapidement une proposition de garantie financière ou de compte séquestre débloqué après l’utilisation intégrale des billets afin de garantir le bon usage des fonds versés par les agences de voyages.

Mais aussi qu’elle restitue aux agences de voyages, les sommes “détournées” le 16 septembre, en affectant ce montant au remboursement des billets XL Airways émis par les agences de voyages et non volés.

“À défaut de réponse positive et claire de IATA dans la semaine, nous entamerons des poursuites pour détournement de fonds et « grivèlerie »”, menacent les EDV.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 24 Septembre : • Le voyagiste Thomas Cook fait faillite après 178 ans d’existence • XL Airways a assigné Air France-KLM en justice • Ryanair : la grève se poursuit en Espagne • L’Espagnole Volotea va implanter une base sur l’aéroport Lyon – Saint-Exupéry

Au sommaire :  

  • L’Espagnole Volotea va implanter une base sur l’aéroport Lyon – Saint-Exupéry
  • Le voyagiste Thomas Cook fait faillite après 178 ans d’existence
  • Le patron d’XL Airways appelle Air France à les « sauver »
  • XL Airways a assigné Air France-KLM en justice
  • Faillite de Thomas Cook : un séisme dans le tourisme
  • Ryanair et rémunération des dirigeants : un certain malaise des actionnaires
  • Ryanair : la grève se poursuit en Espagne
  • Giuseppe Conte appelle Delta à s’engager davantage pour Alitalia
  • South African Airways sous perfusion, mais insuffisamment dit-elle

 

L’Espagnole Volotea va implanter une base sur l’aéroport Lyon – Saint-Exupéry

Econostrum 20/09/2019

Après l’ouverture d’une base sur l’aéroport Marseille Provence en avril 2018, la compagnie aérienne espagnole Volotea (396 M€ de chiffre d’affaires en 2018 et 1 300 salariés dont 400 en France) annonce son implantation sur l’aéroport de Lyon – Saint-Exupéry d’ici le printemps 2020. Il s’agira de sa sixième base en France (la quatorzième en Europe) – son premier marché devant l’Italie -, après celles de Nantes, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse et donc Marseille.
Le nombre d’appareils qui sera hébergé à Lyon n’a pas encore été précisé.
Arrivée en avril 2018 sur le tarmac rhônalpin avec quatre lignes (Palerme, Palma de Majorque, Alicante et Cagliari), Volotea a ouvert quatre nouvelles destinations (Valence, Prague, Split et Dubrovnik) en 2019. La compagnie inaugurera un vol sur Venise, en octobre 2019. Avec cette neuvième ville, elle atteindra une capacité annuelle de 130 000 sièges et a déjà transporté 81 000 passagers sur les huit premiers mois de l’année.
Aujourd’hui, Volotea dessert au total quatre-vingt trois villes autour de la Méditerranée, principalement des liaisons entre capitales régionales. Elle a transporté 6,6 millions de passagers en 2018 et vise les 7,5 millions en 2019.

 

Le voyagiste Thomas Cook fait faillite après 178 ans d’existence

Les Echos 23/09/2019

Le plus ancien voyagiste du monde a échoué à trouver ce week-end les fonds nécessaires pour assurer sa survie. Il est déclaré en faillite et ses 600.000 clients en vacances dans le monde doivent être rapatriés. Les clients ayant acheté un séjour qu’ils n’ont pas encore utilisé auront droit à « un remboursement complet ».

C’est près de 178 ans d’histoire qui s’envolent en fumée. Né en 1841, le plus ancien voyagiste du monde, Thomas Cook, s’est déclaré en faillite, très tôt ce lundi, après avoir échoué au cours du week-end  à trouver les fonds nécessaires pour assurer sa survie . Il faut désormais rapatrier les 600.000 vacanciers qui lui avaient fait confiance et sont éparpillés dans le monde entier, dont 150.000 britanniques. Soit le plus vaste plan de rapatriement jamais lancé par le Royaume-Uni en temps de paix.

« Malgré des efforts considérables, les discussions entre les différentes parties prenantes du groupe et de nouvelles sources de financements possibles n’ont pas débouché sur un accord. Le conseil d’administration a donc conclu qu’il n’avait d’autre choix que de prendre les mesures qui s’imposent pour entrer en liquidation judiciaire avec effet immédiat », explique le groupe dans un communiqué.

Le voyagiste britannique était plombé par une  dette colossale, affaibli par la concurrence des sites Internet de voyages à bas prix et affecté par la frilosité des touristes britanniques inquiets du Brexit. Les créanciers lui avaient demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financement supplémentaire pour qu’un plan de sauvetage – déjà accepté de 900 millions de livres et mené par le chinois Fosun, son premier actionnaire – soit validé. En vain.

Opération rapatriement

La faillite du groupe britannique, qui a essuyé plus d’un milliard de livres de pertes au premier semestre pour un chiffre d’affaires de 10 milliards met au chômage ses 22.000 employés, dont 9.000 au Royaume-Uni.  

Elle bloque aussi sur leur lieu de vacances 600.000 clients, dont 150.000 britanniques, qu’il va désormais falloir rapatrier. Pour faire revenir ces derniers, les autorités britanniques ont activité un plan d’urgence baptisé « Opération Matterhorn », du nom d’une campagne de bombardement américaine lors de la Seconde Guerre mondiale.  Ce rapatriement d’une ampleur sans précédent – le plus grand jamais lancé par le Royaume-Uni en temps de paix,  pourrait coûter au contribuable britannique jusqu’à 600 millions de  livres. Une quarantaine d’avions ont déjà été affrétés par les autorités pour mener l’opération à bien. 

Les clients coincés à l’étranger devront consulter le site www.thomascook.caa.co.uk et ne se rendre à l’aéroport « que lorsqu’ils ont un vol alternatif confirmé », leur a enjoint l’autorité de l’aviation civile britannique, la CAA.

Quant à ceux qui devaient partir grâce au voyagiste (un million de clients britanniques), ils ont été priés de renoncer à leurs vacances, à charge pour eux de réclamer des dommages et intérêts. Tous les vols du groupe au départ du Royaume-Uni ont été suspendus. Au total, 77 vols devaient partir ce lundi de Manchester, Gatwick, Birmingham ou Glasgow.

La CAA indique que les clients ayant acheté un séjour qu’ils n’ont pas utilisé auront droit « à un remboursement complet ». Ceux qui sont coincés à l’étranger pourront aussi recouvrer les frais encourus sur place si leur retour est retardé, promettent les autorités.

Mais le rapatriement est d’une telle ampleur qu’il ne manquera pas d’occasionner des couacs. Selon le « Times », des touristes auraient été sommés dans un hôtel en Tunisie de payer 3.500 livres de factures impayées par le groupe.

Et alors que les autorités britanniques promettent aux clients des remboursements dans les 60 jours, les clients de Monarch, une autre compagnie qui avait fait faillite en 2017, racontent qu’il leur a parfois fallu un an pour récupérer leur argent.

 

Le patron d’XL Airways appelle Air France à les « sauver »

Les Echos 22/09/2019

Dans une interview au JDD, le président de la compagnie XL Airways, placée en redressement jeudi, assure que sa société spécialiste des vols long-courriers bon marché peut devenir un atout pour Air France.

XL Airways remet son sort entre les mains d’Air France. Dans un entretien au JDD, Laurent Magnin, le PDG de la compagnie aérienne française en cessation de paiement, appelle le  groupe dirigé par Ben Smith  à venir à sa rescousse.

« Air France peut bouger. Le PDG du groupe en a le pouvoir. Il doit mettre XL chez Air France […] Le dialogue social peut être réglé en 24 heures. En 12 mois, on peut définir un plan et devenir le ‘sniper’ (franc-tireur, NDLR) du groupe Air France sur le low cost long-courrier », affirme Laurent Magnin.

Vendredi, le patron avait indiqué que son entreprise, qui avait réclamé la veille son placement en redressement judiciaire, avait besoin de 35 millions d’euros pour se relancer. Si Air France, qui a déjà été approchée dans le passé, opposait à XL Airways une nouvelle fin de non-recevoir, un nouveau tour de table resterait possible, espère Laurent Magnin.

« Des financiers peuvent se dire qu’on est dans le pays le plus touristique du monde et que l’aérien français ne peut pas échouer. Je suis persuadé qu’il y a un coup fumant à faire dans notre secteur », plaide-t-il.

Face à Norwegian, « le choc a été frontal »

Interrogé par le JDD sur les causes des graves difficultés de XL Airways, qui dessert quatre continents au départ de Paris, essentiellement en Amérique du Nord, notamment les Etats-Unis, les Antilles, mais aussi en Chine, le PDG a pointé du doigt de nouveaux concurrents.

« Nous n’avons pas vu venir la bulle Norwegian, ses avions neufs, son système de low cost moyen-courrier appliqué au long-courrier. Sur notre activité vers les Etats-Unis, le choc a été frontal et nous n’avons pas su réagir assez vite », concède-t-il.

Mais la compagnie a surtout souffert du mouvement des « gilets jaunes » pendant l’hiver 2018-2019, poursuit-il. « Quand nos vols en provenance de Chine se sont retrouvés aux trois-quarts vides, comme cet hiver, tout est devenu compliqué […] l’été n’a pas suffi à rétablir la situation ».

Les difficultés d’XL Airways, qui compte 570 collaborateurs, ont été révélées moins de trois semaines après qu’une autre compagnie française, Aigle Azur, s’est elle aussi retrouvée dans une impasse financière, devant interrompre ses vols. Elle a été placée ensuite en liquidation. Le tribunal de commerce d’Evry doit examiner lundi quatre propositions de reprise d’Aigle Azur, qui emploie 1.150 personnes. Air France, un temps sur les rangs, a renoncé à présenter une offre.

XL Airways demande la tenue d’une réunion avec le gouvernement

Un autre tribunal de commerce de la région parisienne, celui de Bobigny, devrait de son côté examiner la demande de mise en redressement d’XL Airways lundi. Pourtant, a affirmé l’entreprise dans un communiqué samedi soir, « des solutions de sauvetage, passant notamment par un accord entre l’actionnariat actuel et Air France, tel que d’ailleurs négocié au printemps 2018, existent et sont plus que jamais d’actualité ».

La compagnie exhorte le gouvernement à des « actes concrets » et demande « la tenue d’une réunion dans les toutes prochaines heures », dès ce dimanche matin, entre son actionnariat, la direction de XL Airways et Air France, sous l’égide de la puissance publique, « pour mettre fin à cette situation dramatique ».

 

XL Airways a assigné Air France-KLM en justice

La Tribune 23/09/2019

Après s’être déclarée en cessation de paiement vendredi, la compagnie aérienne XL Airways sera placée ce lundi 23 septembre en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Bobigny. Quelle que soit la période d’observation décidée par le juge, le niveau de trésorerie dictera le calendrier. Faute de cash suffisant, il sera très serré. Sans argent frais, la compagnie devrait arrêter tous ses vols d’ici à la fin de la semaine. Certaines lignes comme Paris-New York seront même arrêtées dès aujourd’hui. Ce dimanche les actionnaires de XL Airways et son PDG Laurent Magnin ont appelé Air France à les reprendre, en rappelant qu’une telle opération était quasiment finalisée au printemps 2018 avant qu’elle ne tombe à l’eau après le départ de Jean-Marc Janaillac, le PDG d’Air France-KLM de l’époque.

Projet “Rafale”

À la fin de l’année 2017, Air France-KLM, présidé par Jean-Marc Janaillac, a en effet approché XL Airways pour un rapprochement. L’idée de Jean-Marc Janaillac était d’utiliser cette compagnie aux coûts très bas pour contrer les compagnies low-cost long-courriers sur l’axe transaltlantique, comme Norwegian ou Level qui ne cessaient de se développer à Paris.

Des négociations exclusives ont été menées pour une prise de participation d’Air France-KLM dans le capital de XL. Ce projet avait un nom : Rafale. Fin avril 2018, la cession progressive à Air France (qui comptait la faire grossir pour atteindre une taille de 10 avions) était quasiment acquise. Tous les documents étaient finalisés entre Dreamjet Participations, la maison-mère de XL Airways, et la direction d’Air France-KLM. Ils précisaient la prise par Air France-KLM de 40% du capital de XL Airways par le biais d’une augmentation de capital de 40 millions d’euros. À l’époque, La Compagnie, un transporteur 100% classe affaires, filiale de XL Airways, faisait partie du deal. Ces négociations étaient menées au niveau de la direction d’Air France-KLM. Le dossier n’avait pas encore été présenté au conseil d’administration.

Le départ de Jean-Marc Janaillac change la donne

Coup de théâtre, début mai 2018, Jean-Marc Janaillac perd son référendum sur la question salariale et démissionne le 15 mai. Selon des sources proches des actionnaires de XL, les dirigeants d’Air France-KLM et d’Air France leur ont assuré à ce moment-là que l’opération n’était pas compromise et qu’il fallait simplement attendre l’arrivée du successeur de Jean-Marc Janaillac. C’est d’ailleurs pour cette raison que les actionnaires de XL Airways ont, au cours de l’été 2018, réinjecté 18 millions d’euros dans les caisses de la compagnie, en difficulté financière.

Problème, cette succession prendra énormément de temps et il faudra attendre trois mois avant qu’un succeseur ne soit nommé en la personne du Canadien Ben Smith – et même quatre mois avant que ce dernier n’entre en fonction (vers le 20 septembre). Or, en arrivant à la tête d’Air France-KLM, Ben Smith avait d’autres priorités que de valider un projet décidé par son prédécesseur. Il lui fallait résoudre la question salariale à Air France et s’atteler aux tensions avec KLM. Après avoir rencontré  les actionnaires de XL Airways en octobre 2018, le Canadien ne donna pas suite. Il avait déjà en tête d’arrêter la filiale d’Air France Joon, ce n’était pas pour avoir une nouvelle filiale qui aurait pu heurter les pilotes d’Air France.

Audience début septembre

Entièrement mobilisée sur ce dossier pendant plus de 12 mois, XL Airways a perdu une précieuse année pour trouver une autre compagnie à laquelle s’adosser.

Selon nos informations, les actionnaires de XL Airways ont porté l’affaire en justice. Ils ont assigné en mai dernier Air France-KLM pour “rupture abusive de pourparlers”. L’assignation a été déposée au tribunal de commerce de Paris. Une audience a eu lieu début septembre, sans la présence d’Air France-KLM. Le jugement n’a pas encore été rendu. Interrogée, Air France-KLM, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Les actionnaires de XL Airways sont au nombre d’une quarantaine, des hommes d’affaires, des familles, quelques entreprises ou institutionnels… On y trouve notamment Charles Beigbeder, Cogepa, Michel Cicurel, le groupe belge SPDG, et, le plus important d’entre eux, Motier, la holding de la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette (20%). Les trois derniers sont les plus importants.

 

Faillite de Thomas Cook : un séisme dans le tourisme

La Tribune 23/09/2019

Le couperet est tombé pour Thomas Cook. Après avoir échoué au cours du week-end à trouver des fonds nécessaires pour sa survie, le plus ancien voyagiste de la planète créé en 1841 a fait faillite lundi, touchant près de 600.000 clients, aujourd’hui en vacances à travers le monde.

Tous les vols annulés

Tous les vols du tour-opérateur sont annulés. L’Autorité de l’aviation civile (CAA) a déclaré que le régulateur et le gouvernement disposaient d’une flotte d’avions prêts à rapatrier les quelque 150.000 clients britanniques au cours des deux prochaines semaines. Deux fois plus que lors de la faillite de la compagnie aérienne Monarch il y a deux ans. Elles ont activé un plan d’urgence baptisé “Opération Matterhorn”, du nom d’une campagne de bombardement américaine lors de la deuxième guerre mondiale.

“Le gouvernement et l’Autorité de l’aviation lancent l’opération de rapatriement la plus importante pour des civils de l’histoire en temps de paix”, a fait valoir le département britannique des Transports dans un communiqué. Cette opération colossale qui devrait durer jusqu’au 6 octobre,

 La CAA a également contacté les hôtels accueillant des clients du voyagiste pour les prévenir qu’ils seraient payés par le gouvernement, via un système d’assurance. Cette annonce intervient après que certains clients ont été retenus dans un hôtel en Tunisie, où le personnel a réclamé le versement de frais supplémentaires.

“Notre plan d’urgence a permis d’acquérir des avions du monde entier – certains venant de Malaisie – et nous avons envoyé des centaines de personnes dans des centres d’appels et dans les aéroports”, a déclaré le ministre des Transports Grant Shapps.

Thomas Cook gère des hôtels et des complexes touristiques, des liaisons aériennes et des croisières. Avec 21.000 employés, elle opère dans 16 pays et fait affaire avec 19 millions de clients par an. Le groupe avait annoncé une perte abyssale d’1,5 milliard de livres pour le premier semestre, pour un chiffre d’affaires de quelque 10 milliards.

Dette colossale

Minée par une dette évaluée à 1,7 milliard de livres sterling (1,9 milliard d’euros), Thomas Cook a été touché de plein fouet par la concurrence des sites en ligne et les incertitudes géopolitiques. Sa situation a été aggravée l’an dernier par un été particulièrement chaud en Europe, qui a pesé sur les réservations de voyages vers des destinations habituellement plus ensoleillées.

Le destin du voyagiste s’est joué en quelques jours: des créanciers lui ont demandé la semaine dernière de trouver 200 millions de livres (227 millions d’euros) de financements supplémentaires pour qu’un plan de sauvetage déjà accepté de 900 millions de livres et mené par le chinois Fosun, premier actionnaire, soit validé. Des discussions marathon ont eu lieu tout le week-end, en vain. Fosun Tourism Group s’est dit déçu par l’échec d’un accord entre Thomas Cook, ses banques et ses créanciers, précisant qu’il y avait été favorable tout du long. Le plan de recapitalisation n’était “plus applicable compte tenu de la liquidation judiciaire” de Thomas Cook, dit un communiqué du groupe chinois.

Garantie ATOL

La CAA rappelle que les voyages organisés bénéficient de la garantie ATOL, qui découle d’une directive européenne. Cette législation s’applique aux autres membres de l’UE, notamment la France et l’Allemagne qui ont de gros contingents de clients de Thomas Cook, et ces derniers devraient bénéficier de fonds de garantie locaux.

La CAA relève également que les clients ayant acheté un séjour qu’ils n’ont pas encore utilisé auront droit à “un remboursement complet”, et que ceux qui sont coincés à l’étranger pourront aussi recouvrer les frais encourus sur place si leur retour est retardé.

 

Ryanair et rémunération des dirigeants : un certain malaise des actionnaires

Air Journal 22/09/2019

Ryanair est en proie à une révolte des investisseurs après que près de la moitié des actionnaires (49,5 %) se soient prononcés contre un système de primes destiné au patron Michael O’Leary qui pourrait le voir gagner un potentiel jackpot de 88,56 millions de livres sterling (99 millions d’euros) en cinq ans.

Un peu plus de 50% des actionnaires de la première compagnie aérienne low cost en Europe (50,5 %) ont voté en faveur de la nouvelle politique de rémunération des dirigeants. Ce rapport présenté par la direction de Ryanair demandait l’approbation d’un nouveau régime d’intéressement à long terme pour les cadres supérieurs. Le transporteur a déclaré que le nouvel accord permettrait aux cadres supérieurs de recevoir des récompenses annuelles régulières, comprenant des actions entières plutôt que des options sur actions, avec des récompenses liées au rendement basé sur des objectifs à trois ans. Ce plan prévoit notamment que le directeur général du groupe, Michael O’Leary, pourrait d’ici cinq ans acheter 10 millions d’actions Ryanair au prix de 11,12 euros, à condition que l’action dépasse 21 euros pendant 28 jours consécutifs entre avril 2021 et mars 2024 et que la rentabilité annuelle du groupe double à 2 milliards d’euros. Si Michael O’Leary parvenait à exercer cette option, il réaliserait une plus-value de 99 millions d’euros

Près du quart des investisseurs ont également voté contre la réélection du président David Bonderman, qui a subi une réaction similaire en septembre dernier à la suite des grèves estivales de la compagnie aérienne. Ryanair a déclaré dans un communiqué: « Ryanair discute avec ses actionnaires et entend continuer de le faire, et les informera au cours de l’année qui vient de la manière dont le conseil d’administration tiendra compte de leur conseil et apport sur l’ensemble »

 

Ryanair : la grève se poursuit en Espagne

Air Journal 22/09/2019

Les pilotes espagnols de Ryanair sont actuellement au troisième des cinq jours de grève, pour protester contre la décision de la compagnie aérienne irlandaise de fermer quatre de ses bases dans ce pays européen.

Attribués à l’Union espagnole des pilotes de ligne (Sepla), les pilotes, qui ont déjà cessé leur travail jeudi et vendredi de cette semaine, termineront leurs actions les 27 et 29 de ce mois, après l’échec des négociations d’intermédiation avec la compagnie. Ils veulent protester la décision de Ryanair de fermer ses bases dans quatre aéroports espagnols le 8 janvier 2020, une décision qui pourrait toucher 512 équipages de cabine et pilotes au total. Trois des bases sont situées dans les îles Canaries (Tenerife Sud, Grande Canarie et Lanzarote), et la quatrième dans la ville catalane de Gérone.

Sepla a dénoncé le fait que Ryanair restreint le droit de grève de ses employés en imposant des services minimums de 100%, et a exhorté le gouvernement espagnol à remédier au problème afin de mettre un terme aux violations. La compagnie aérienne recourt à toutes les mesures possibles pour saboter la grève en utilisant, par exemple, des pilotes résidant dans d’autres bases. Selon le syndicat, la principale compagnie aérienne du secteur low-cost en Europe enfreint l’ordre de services minimaux pris par le ministère du Développement et viole un droit constitutionnel. Il a souligné que les pilotes s’étaient arrêtés au cours de leurs deux premiers jours sans annulation de vol et que le troisième jour de grève continuait sur le même canal.

Les pilotes ont indiqué que le consortium irlandais leur avait envoyé des lettres indiquant que tous les vols étaient des services minimaux, tandis que l’administration publique les laissait « complètement impuissants ». La protestation des pilotes coïncide avec celle effectuée dimanche, pour les mêmes raisons, par le personnel de cabine (TCP) de Ryanair, qui avait déjà cessé son travail les 1er, 2, 6, 8, 13, 15 et 20 septembre. Convoqué par l’USO et l’Union indépendante des équipages des cabines de passagers des compagnies aériennes, le PCT reprendra sa grève les 27 et 28 de ce mois. Pour l’USO, ce que fait Ryanair « en réalité, c’est démanteler les bases en Espagne, car l’application de la législation nationale du travail coûte plus cher que l’embauche de nouveaux équipages par le biais d’autres sociétés où les conditions sont plus précaires».

Rappelons qu’en Grande-Bretagne, les pilotes de Ryanair avaient aussi engagé des actions contre la direction avec des grèves déposées les 22 et 23 août ainsi que les 18, 19, 21 septembre derniers et d’autres annoncées le 23 septembre ainsi que les 25, 27 et 29 septembre prochain. Toutefois, les pilotes de Ryanair membres de British Airline Pilots Association (BALPA), qui veulent le même type d’accords que ceux existant dans d’autres compagnies aériennes concernant les retraites, l’assurance en cas de perte de licence, les indemnités de maternité, les indemnités et les salaires, ont annoncé avoir annulé la suite du mouvement afin que des « négociations constructives » puissent avoir lieu entre le syndicat et la compagnie aérienne.

 

Giuseppe Conte appelle Delta à s’engager davantage pour Alitalia

Air Journal 22/09/2019

Delta Air Lines devrait envisager d’augmenter ses investissements dans le sauvetage d’Alitalia, a déclaré samedi le Premier ministre italien Giuseppe Conte, alors que les pourparlers sur la relance du transporteur phare italien traînent en longueur.

La compagnie aérienne américaine fait partie d’un groupe d’investisseurs dirigé par le groupe de chemin de fer italien Ferrovie dello Stato, engagés sur un potentiel sauvetage de la compagnie aérienne déficitaire. Les investisseurs potentiels, qui comprennent également le groupe d’infrastructures Atlantia et le Trésor italien, prévoient de créer une nouvelle société qui prendra le contrôle du transporteur en difficulté et injectera environ 1 milliard d’euros.

Jusqu’à présent, Delta s’est engagée à prendre une participation de 10%, Ferrovie et Atlantia étant sur le point de devenir des investisseurs clés. Prenant la parole lors d’un événement à Rome, Conte a demandé à Delta de jouer un rôle plus important dans le projet. « Une participation de 10% me semble un peu faible pour impliquer fortement les entreprises », a déclaré Conte. Le groupe de sauveteurs potentiels a eu plus de temps pour soumettre un plan de sauvetage alors que certaines sources affirmaient qu’il n’y avait pas d’accord sur des aspects clés du projet.

Un remaniement de la direction chez Atlantia, à la suite de la démission du directeur général de longue date, Giovanni Castellucci, pourrait également avoir une incidence sur les pourparlers de sauvetage. Atlantia, qui devrait absorber environ 30% de la nouvelle compagnie aérienne, a du mal à faire face aux retombées de l’effondrement, l’année dernière, d’un pont routier à Gênes exploité par son unité autoroutière. Depuis le désastre qui a coûté la vie à 43 personnes, le groupe contrôlé par la famille Benetton est sous le feu, du Mouvement 5 Etoiles de la coalition au pouvoir, au pouvoir, qui a appelé à l’abolition de la concession autoroutière lucrative d’Atlantia.

Les analystes ont toutefois déclaré que la participation du groupe au sauvetage d’Alitalia pourrait assouplir la position du gouvernement sur la concession. Conte a déclaré que le gouvernement considérait le sauvetage d’Alitalia et la concession de l’autoroute « comme deux questions complètement différentes ». Il a refusé de dire si la démission de Castellucci pourrait ouvrir la voie à un dialogue plus constructif entre Atlantia et le gouvernement.

 

South African Airways sous perfusion, mais insuffisamment dit-elle

Air Journal 22/09/2019

South African Airways (SAA) affirme que la dernière injection de fonds de 5,5 milliards de rands (376 millions de dollars) par le gouvernement sud-africain n’est pas suffisante pour la maintenir à flots.

Une présentation aux législateurs du pays mercredi dernier a montré que les 5,5 milliards de rands qu’ils avaient approuvés pour le financement 2019/2020 étaient insuffisants. Après avoir réalisé un bénéfice nul au cours des sept dernières années et enregistré une perte de 5,7 milliards de rands pour l’exercice en cours, South African Airways se trouve dans une situation difficile. La SAA a une dette d’environ 12,7 milliards de rands (868 millions de dollars), composée de 9,2 milliards de dettes héritées (les 3/4 environ) et d’une facilité de fonds de roulement de 3,5 milliards fournie par les banques. Dans une présentation aux législateurs, la SAA a exposé ses dépenses pour l’exercice 2019/2020. En tenant compte des coûts du service de la dette, l’Afrique du Sud a demandé 22 milliards de rands pour devenir un transporteur sans dette et rentable.

A noter que le transporteur à court d’argent a déjà procédé à plusieurs réductions de services alors qu’elle doit faire face à la concurrence d’Ethiopian Airlines qui poursuit sa forte croissance en offrant une expérience de service complet, que ce soit sur les lignes régionales ou plus longue distance pour les passagers en correspondance.

 

 

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 12 Septembre : • Reprise d’Aigle Azur : le gendarme des créneaux aéroportuaires pose ses conditions • La Grèce veut vendre 30 % de l’aéroport d’Athènes • Ryanair : trafic en hausse de 8% en août, ouverture de Brest-Toulouse

Au sommaire :  

  • Reprise d’Aigle Azur : le gendarme des créneaux aéroportuaires pose ses conditions

  • Reprise d’Aigle Azur : l’offre d’Air France ne tient pas la route juridiquement

  • Aigle Azur : Nicolas Brumelot exprime sa colère sur Facebook

  • Ryanair : trafic en hausse de 8% en août, ouverture de Brest-Toulouse

  • Corsair : ouverture d’une liaison Paris-New York en juin 2020

  • British Airways annule tous ses vols : plus de 100 000 passagers sont impactés

  • Luc Bereni devient le nouveau président du directoire d’Air Corsica

  • La Grèce veut vendre 30% de l’aéroport d’Athènes

 

Reprise d’Aigle Azur : le gendarme des créneaux aéroportuaires pose ses conditions

La Tribune, 10/09/2019 

Selon nos informations, Cohor, l’association pour la coordination des horaires, en charge de la gestion des créneaux de décollage, a rappelé ce mardi à l’administratrice judiciaire les règles de transfert des créneaux aéroportuaires. D’après les premiers éléments qui ont filtré sur les offres de reprise, plusieurs d’entre elles ne semblent pas compatibles avec la règlementation. Notamment celle d’Air France. L’administratrice judiciaire a demandé à tous les candidats de parfaire leur offre.

Période décisive pour l’avenir d’Aigle Azur et de ses 1.150 salariés. Placée en redressement judiciaire le 2 septembre dernier, la compagnie aérienne française a reçu ce lundi 14 manifestations d’intérêt émanant notamment d’Air France, du Groupe Dubreuil déjà propriétaire d’Air Caraïbes et de French Bee, d’un ancien directeur général délégué d’Air France, Lionel Guérin, du fonds d’investissement américain Cyrus Capital Partners, ou encore de la société Lu Azur, actionnaire à 20% d’Aigle Azur et détenue par Gérard Houa, l’homme à l’origine d’un coup de force rocambolesque fin août pour tenter de prendre le contrôle de la compagnie. Toutes ces offres ont été jugées irrecevables en l’état par l’administratrice judiciaire, qui a demandé aux candidats de les « parfaire ». Les offres définitives seront présentées ce vendredi au comité d’entreprise d’Aigle Azur qui donnera son avis. Une nouvelle audience est prévue lundi 16 septembre au tribunal de commerce d’Evry au cours de laquelle le choix d’un ou de plusieurs repreneurs pourrait être décidé.

Sans transfert de créneaux aéroportuaires, pas de reprise

Pour autant, le dossier est loin d’être aussi clair que le calendrier le laisse paraître. Deux éléments de taille sèment le doute sur une issue positive. Les deux sont liés aux règles de transfert des créneaux horaires de décollage et d’atterrissage. L’enjeu est crucial. Sans un tel transfert, aucune reprise d’Aigle Azur n’est possible. Pour la plupart des candidats comme Air France, le Groupe Dubreuil, Easyjet ou Vueling, rafler tout ou partie des 9800 créneaux horaires d’Aigle Azur à Orly, constitue même le principal intérêt de ce dossier pour ne pas dire l’unique. La raison est simple. En raison du plafonnement d’Orly à 250.000 mouvements (décollages et atterrissages) par an, ces créneaux horaires sont extrêmement rares et par conséquent très précieux.

Or, une première question d’ordre juridique se pose. Et non des moindres parce qu’elle peut remettre en cause plusieurs offres à ce stade, notamment celle d’Air France. Elle concerne en effet la compatibilité des offres de reprise avec le Règlement européen sur les créneaux horaires.

D’ailleurs, selon des sources proches du dossier, Cohor, l’association pour la coordination des horaires, en charge de la gestion des créneaux de décollage, a rappelé ce mardi les règles de transfert des créneaux aéroportuaires à l’administratrice judiciaire. Histoire d’écarter le risque de voir des offres de reprise acceptées sans que soient possibles les transferts de créneaux.

Pour avoir les créneaux, il faut une reprise d’activité

Le règlement sur les créneaux est très clair. Il ne peut y avoir de transfert de créneaux d’une compagnie à une autre qu’en cas d’une reprise totale ou partielle de l’activité, à laquelle les créneaux sont liés. Plus précisément, pour avoir les créneaux d’Aigle Azur, les repreneurs doivent reprendre ce que l’on appelle en droit «une branche autonome d’activité », c’est-à-dire les contrats de location des avions, le personnel, les locaux…, tout ce qui est attaché à l’activité reprise et qui permet sa continuité et son fonctionnement.

    « Cela permet de garantir que les repreneurs ne vont pas racheter que des créneaux mais qu’ils vont continuer l’activité », explique un connaisseur du dossier. « Un repreneur ne peut en effet pas dire qu’il ne reprend que les avions sans le personnel ou le personnel sans les avions », précise-t-il.

C’est d’ailleurs pour respecter cette notion «de branche autonome d’activité » qu’Easyjet, lorsqu’elle a repris fin 2017 une partie de l’activité d’Air Berlin, a récupéré 25 appareils en location de la compagnie allemande, des bureaux et repris du personnel. Easyjet a même dû honorer les billets d’avion achetés par des passagers avant la faillite d’Air Berlin et qui étaient toujours valables quand elle a repris son activité. C’est également pour se conformer à cette notion de « branche d’activité » qu’Easyjet n’a pu récupérer les créneaux d’Air Berlin à Orly.

Dans la mesure où Air Berlin ne les utilisait plus depuis de longs mois au moment où elle a fait faillite, mais au contraire les «prêtait » à d’autres compagnies, Easyjet ne pouvait pas en effet justifier que ces créneaux étaient liés à une «unité autonome de production » d’Air Berlin. D’ailleurs, personne n’a remis en question la décision du Cohor, le gestionnaire des créneaux horaires en France. Il y a certes un contre-exemple, mais il ne vaut qu’au Royaume-Uni, où la Cour de justice britannique a considéré il y a plusieurs années que les créneaux constituaient un actif, et qu’à ce titre, ils pouvaient être vendus. Quand la compagnie britannique Monarch a été liquidée en 2017, elle a vendu ses créneaux sans reprise d’activité et de personnel.

L’offre d’Air France n’est pas compatible

Au regard de ce qui a filtré des premières offres de reprise d’Aigle Azur, la première mouture de l’offre d’Air France n’est pas compatible avec la réglementation des créneaux. La compagnie veut en effet tous les créneaux d’Aigle Azur, ne reprend pas ses avions et envisage de reprendre une partie des personnels selon un processus de sélection dédié qui, selon certains, n’apporte pas de garanties suffisantes aux salariés d’Aigle Azur. L’offre d’Air France en a d’ailleurs déçu plus d’un. Celle du groupe Dubreuil (deux A330 et du personnel), ou de Lionel Guérin (reprise de la totalité du fonds de commerce et des moyens de production, des personnels navigants et du personnel au sol (avec évaluation pour les besoins des fonctions support), semblent davantage coller avec la réglementation.

Le risque d’une liquidation

Il y  a un autre élément de taille à prendre en compte dans le dossier : le placement ou pas d’Aigle Azur en liquidation judiciaire. Dans un courrier envoyé ce mardi aux salariés d’Aigle Azur, l’administratrice judiciaire a déclaré « qu’à défaut de parvenir à une offre exécutable dans les délais, une liquidation judiciaire sera inévitable pour préserver notamment les garanties de paiement des salaires par l’AGS (le régime de garantie des salaires, NDLR), au vu des règles applicables en la matière ».

Alors que certains pensent qu’un passage d’un redressement judiciaire à une liquidation ne changera pas la donne au processus de reprise d’Aigle Azur, un tel scenario risque au contraire de plomber définitivement les chances de reprise de la compagnie. En cas de liquidation judiciaire en effet, la direction générale de l’aviation civile (DGAC) devra retirer la licence d’exploitation d’Aigle Azur. Par conséquent, Aigle Azur ne sera plus un transporteur aérien et Cohor reprendra les créneaux horaires qu’il pourrait en théorie redistribuer immédiatement.

Selon des proches du dossier, il ne le fera pas. Il devrait laisser un mois au liquidateur pour constituer « des branches d’activités à céder », composée toujours d’avions, de personnels… Ce qui risque d’être difficile. Contrairement à une phase de redressement judiciaire où ils sont disponibles, les avions risquent d’être repris par les sociétés de location, et le personnel licencié.

    «Il y a un risque élevé qu’il n’y ait plus rien à céder », fait valoir un observateur.

Auquel cas, 10.000 créneaux horaires d’Aigle Azur seront ensuite distribués selon une règle bien connue : la moitié pour les nouveaux entrants ou possédant peu de créneaux à Orly, l’autre moitié aux acteurs déjà présents sur cet aéroport. Comme ce fut le cas en 2003 pour Air Lib, Aéris et Air Littoral.

 

Reprise d’Aigle Azur : l’offre d’Air France ne tient pas la route juridiquement

La Tribune, 11/09/2019

En demandant 100% des créneaux horaires d’Aigle Azur pour exploiter les lignes transférées avec les moyens du groupe Air France, et en proposant d’ouvrir des postes aux salariés d’Aigle Azur qui le souhaiteraient selon un processus de sélection dédié, l’offre d’Air France ne respecte pas la réglementation européenne sur les créneaux aéroportuaires. Celle-ci précise que les repreneurs doivent reprendre tout ce qui est attaché à l’activité reprise (locations des avions, personnels, locaux…) qui permet son fonctionnement. Le transfert des créneaux est lié à cette obligation. Or sans créneau, aucune reprise n’est possible.

Coup dur pour les salariés d’Aigle Azur. Les 14 manifestations d’intérêt déposées ce lundi pour la reprise de tout ou partie de la compagnie “ne sont pas recevables en l’état et sont à parfaire”, a estimé l’administratrice judiciaire, Catherine Poli. Notamment celle d’Air France, considérée lundi par les syndicats comme l’une des plus intéressantes en termes d’emplois.

Problème : pour voir son offre recevable, Air France doit la modifier considérablement. En effet, selon plusieurs proches du dossier, son offre déposée lundi dernier ne tient pas la route juridiquement. Elle n’est compatible notamment avec la réglementation sur les créneaux horaires de décollage et d’atterrissage (“slots”), la principale motivation de la plupart des autres repreneurs dans le dossier Aigle Azur. Et notamment avec les règles de transfert des créneaux.

Branche autonome d’activité

Le Règlement européen sur les créneaux est très clair. Il ne peut y avoir de transfert des lots d’une compagnie à une autre qu’en cas d’une reprise totale ou partielle de l’activité, à laquelle les créneaux sont liés. Plus précisément, pour avoir les créneaux d’Aigle Azur, les repreneurs doivent reprendre ce que l’on appelle en droit «une branche autonome d’activité », c’est-à-dire les contrats de location des avions, le personnel, les locaux…, tout ce qui est attaché à l’activité reprise et qui permet sa continuité et son fonctionnement. Selon des sources proches du dossier, Cohor, l’association pour la coordination des horaires, en charge de la gestion des créneaux de décollage, a rappelé ce mardi les règles de transfert des créneaux aéroportuaires à l’administratrice judiciaire. Histoire d’écarter le risque de voir des offres de reprise acceptées sans que soient possibles les transferts de créneaux.

Or, la première mouture de l’offre d’Air France ne respecte pas ces critères. Dans son offre, la compagnie indique en effet vouloir obtenir le transfert de 100% des créneaux horaires d’Aigle Azur (9.600 selon elle et non 9.800 comme Aigle Azur l’indiquait) et exploiter les lignes transférées “en direct avec les moyens du groupe Air France (Air France ou Transavia)”. Concernant la reprise du personnel, Air France se dit néanmoins prête “à ouvrir à l’ensemble des salariés d’Aigle Azur qui souhaiteraient postuler à Air France un processus de sélection dédié”. Dans le cadre de ce processus, Air France indique qu’elle envisagerait d’ouvrir 515 postes. Aigle Azur compte 1.150 salariés, dont 350 en Algérie.

De fait, sans reprendre les avions, sans apporter les garanties suffisantes aux salariés d’Aigle Azur, l’offre d’Air France (qui inclut une enveloppe totale de 15 millions d’euros) ne propose pas de reprendre « une branche autonome d’activité », et ne peut pas par conséquent obtenir les créneaux horaires demandés. Que va faire la compagnie ? Va-t-elle amender son offre ? Ne rien toucher ? Le timing pour proposer une offre est très serré. Les offres doivent arriver avant leur présentation vendredi au comité d’entreprise. Une audience se tiendra lundi 16 septembre au tribunal de commerce d’Evry. Contacté ce matin, Air France n’a pas répondu à nos sollicitations.

Ce que veut faire Air France avec les “slots”

Air France compte utiliser 71% pour exploiter les lignes assurées jusque-là par Aigle Azur sur l’Algérie et le Liban (à condition d’obtenir les droits de trafic) et, 29% pour développer son offre soit sur les lignes précédemment exploitées par Aigle Azur comme le Portugal, soit sur ses propres lignes Air France. Au total, Air France propose de reprendre 70% des lignes et fréquences d’Aigle Azur.

 

Aigle Azur : Nicolas Brumelot exprime sa colère sur Facebook

L’Echo touristique, 10/09/2019

Sur sa page Facebook, Nicolas Brumelot a publié un long message visant à défendre les droits des agences de voyages et des passagers des compagnies aériennes défaillantes.

Le patron de MisterFly regrette l’absence de garantie financière pour couvrir le risque de défaillance des compagnies aériennes dans un post partagé sur Facebook, qui a suscité de nombreuses réactions.

C’est une nouvelle voix très écoutée de l’industrie touristique qui montre son irritation à la suite de la défaillance d’Aigle Azur. Sur sa page Facebook, Nicolas Brumelot, le cofondateur de MisterFly, rappelle l’exigence des compagnies aériennes envers leurs partenaires agences de voyages. Une exigence qui n’est pas réciproque, au grand dam de nombreux professionnels du tourisme.

« Les garanties données par les agences de voyage aux compagnies aériennes viennent en plus d’autres garanties financières règlementaires auxquelles sont soumises les agences de voyages comme MisterFly. Ces garanties ont été mises en place par le législateur pour protéger les consommateurs contre la défaillance des agences de voyages. En revanche il n’existe toujours à ce jour aucune garantie financière pour couvrir le risque de défaillance des compagnies aériennes !! Deux poids, deux mesures. Cela n’est pas normal et il faut s’élever contre cette absence de réciprocité et mettre en place, dans l’intérêt du consommateur, une garantie des compagnies aériennes », estime Nicolas Brumelot.

Son message rejoint celui diffusé par l’association européenne des agences de voyages et des tour-opérateurs (ECTAA) à la suite de la défaillance d’Aigle Azur, qui laisse des milliers de passagers démunis face aux recours possibles. Dans un communiqué, le président de l’association, Pawel Niewiadomski, explique que « les agents de voyages et les voyagistes doivent fournir des garanties financières coûteuses et/ou souscrire une assurance contre leur propre faillite. Toutefois, les compagnies aériennes ne sont pas tenues de protéger leurs clients contre leur insolvabilité. La structure actuelle du secteur du transport aérien en Europe laisse à penser que la consolidation se poursuivra au cours des prochaines années et entraînera probablement de nouvelles défaillances du trafic aérien ».

« L’ECTAA demande depuis de nombreuses années la mise en place d’un mécanisme obligatoire par les transporteurs aériens pour protéger les passagers contre les défaillances des compagnies aériennes. Nous avons besoin de conditions égales pour tous les passagers et de donner au public l’assurance que des dispositions sont en place pour rapatrier et rembourser les passagers en cas d’effondrement d’un transporteur aérien. »

En deux ans, 36 compagnies aériennes ont fait faillite en Europe, comme le rappelle l’ECTAA, qui fédère près de 80 000 entreprises du tourisme.

 

Ryanair : trafic en hausse de 8% en août, ouverture de Brest-Toulouse

Air Journal, 11/09/2019

Ryanair a transporté 14,3 millions de passagers en août 2019, soit une augmentation de 8% par rapport au même mois en 2018.

Toujours en août, la low cost irlandaise a opéré 81000 vols sur son réseau européen. 93% des vols sont arrivés à l’heure (contre 89% en août 2018), et seulement 10 vols ont été annulés (contre 547 en août 2018). Par ailleurs, sa filiale Lauda a transporté 600000 passagers en août, soit une progression de 20% par rapport à l’année dernière.

« Ryanair a transporté près de 15 millions de clients en août, avec plus de 93% de nos 81 000 vols arrivant à l’heure, les retards liés au contrôle aérien exclus. Les pénuries de personnel et les perturbations liées au contrôle du trafic aérien ont encore eu un impact considérable en en Europe – en particulier en France, en Espagne et en Allemagne. Août a été le pire mois à ce jour en 2019 en ce qui concerne les retards liés au contrôle du trafic aérien, mais estimons avoir géré au mieux cela et que notre taux de ponctualité, excluant ces retards liés au trafic aérien, croît de mois en mois et d’année en année », indique la compagnie dans un communiqué.

Début septembre, Ryanair a ouvert une ligne reliant Brest à Toulouse, opérée trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis. Désormais, la low cost propose donc six destinations au départ de l’aéroport Brest-Bretagne : Bordeaux, Fès, Londres Southend, Marseille, Porto et Toulouse.

 

Corsair : ouverture d’une liaison Paris-New York en juin 2020

Air Journal, 11/09/2019

La compagnie française Corsair annonce l’ouverture en juin 2020 d’une liaison directe entre Paris-Orly et New York-Newark au rythme d’une fréquence quotidienne.

Après l’ouverture de la desserte de Miami le 10 juin 2019 et l’extension de la desserte de Montréal sur la prochaine saison hivernale, Corsair poursuit le développement de son réseau transatlantique avec New York.

Le premier vol vers New York est programmé le 10 juin 2020. La desserte sera opérée en Airbus A330-900neo flambant neuf et configuré tri-classe -dont 20 sièges en classe Affaires, 21 en classe Premium et 311 en classe Economie. L’avion proposera une connection wifi avec un accès à internet pendant toutes les phases de vol. Les réservations seront ouvertes à compter du 17 septembre 2019.

Les horaires sont les suivants (en heure locale) : départ d’Orly à 18h00 et arrivée à Newark à 20h25; départ de Newark à 22h45 et arrivée d’Orly à 12h00. « Ces horaires, qui permettent de passer une journée complète à New York, conviennent parfaitement à la clientèle Affaires qui va en outre bénéficier de la qualité de la nouvelle classe Business. Les clients auront le choix également avec une classe premium et une classe économie avec plusieurs familles de tarifs, ce qui permet de répondre aux besoins de tous les segments de clientèle et tous les types de voyage », souligne la compagnie aérienne.

 

British Airways annule tous ses vols : plus de 100 000 passagers sont impactés

Déplacements pros, 10/09/2019

Pour le deuxième jour consécutif, la compagnie aérienne a dû fait face à une grève massive de ses pilotes.

C’est une grève historique. Depuis hier, British Airways est contrainte d’annuler la quasi-totalité de ses vols au Royaume-Uni, une première pour la compagnie qui vient de fêter ses 100 ans. En cause : un conflit social portant sur les salaires de ses pilotes.

British Airways a publié ce jour sur son site internet un communiqué identique à celui d’hier, annonçant l’annulation de presque 100% de ses vols, essentiellement dans les aéroports londoniens à Heathrow et Gatwick.

Comme la veille, environ 850 vols sont supprimés sur la journée, affectant plus de 100 000 passagers.

Les voyageurs concernés avaient été informés ces derniers jours de l’annulation probable de leurs vols par la compagnie qui leur a proposé des remboursements ou des réservations à d’autres dates.

Et le conflit devrait durer puisqu’un nouveau mouvement de grève est prévu le 27 septembre. Environ 93% des pilotes membres du syndicat Balpa, soit autour de 4 000 pilotes, ont voté pour cette grève.

Une hausse de salaire de 11,5% refusée par les pilotes

“Malgré la branche d’olivier tendue mercredi dernier par Balpa, il n’y a actuellement aucune négociation prévue et le mouvement de grève continue”, soulignait le syndicat dans un communiqué lundi soir, assurant que le premier jour de grève avait été suivi massivement.

“British Airways doit commencer à écouter ses pilotes et vraiment proposer des solutions pour régler ce conflit”, selon Brian Strutton, secrétaire général de Balpa.

La compagnie a déjà proposé une hausse de salaire de 11,5% sur trois ans, ce qui porterait la paie de certains commandants de bord à 200 000 livres par an (environ 225 000 euros), mais cette offre a été jugé insuffisante par Balpa qui réclame un meilleur partage des bénéfices de l’entreprise.

Ce mouvement de grève plombe un peu plus la réputation de la compagnie, propriété du groupe hispano-britannique IAG qui comprend également l’espagnole Iberia et l’irlandaise Aer Lingus.

La compagnie avait déjà eu à souffrir, au cours de ces deux dernières années, d’un vol massif de données financières de centaines de milliers de passagers ainsi que d’une panne informatique géante.

 

Luc Bereni devient le nouveau président du directoire d’Air Corsica

Air & Cosmos, 10/09/2019

Luc Bereni a été désigné par le conseil de surveillance d’Air Corsica le lundi 9 septembre. Il remplace Philippe Dandrieux, qui exercera désormais les fonctions de conseiller stratégique auprès du directoire.

C’est un “enfant du pays” qui est devenu lundi 9 septembre le nouveau président du directoire d’Air Corsica. Né à Bastia il y a 57 ans, il a débuté très tôt sa carrière dans le transport aérien, dès 1985. Directeur commercial d’Air Corsica de 2000 à 2007 (à l’époque où la compagnie s’appelait encore CCM, Compagnie Corse Méditerranée), il a opéré un retour dans la compagnie en janvier 2019 en intégrant le directoire. Il succède à Philippe Dandrieux, qui est dans la compagnie depuis ses tous débuts, et qui devient conseiller stratégique auprès du directoire.

“En ces instants, je mesure la lourde responsabilité qui est désormais la mienne de poursuivre la voie qui nous a été indiquée il y a plus de 30 ans par nos aînés. La tâche qui nous attend est immense, et une grande partie du chemin reste encore à accomplir. Dans les prochaines semaines, j’aurai l’occasion d’échanger avec vous tous, pour tracer les grandes lignes de l’avenir et nous inscrire ainsi opiniâtrement dans la durée. Je compte pour cela sur le savoir-faire d’Hervé Pierret, dont les compétences n’ont d’égales que les qualités humaines et l’attachement qu’il voue à notre entreprise. Je vous propose de cibler très prochainement des actions-clé, que les directeurs seront appelés à piloter”.

 

La Grèce veut vendre 30% de l’aéroport d’Athènes

Ouest France, 11/09/2019

Le ministre des Finances grec a annoncé mercredi 11 septembre que 30 % du capital de l’aéroport international d’Athènes allait être mis en vente.

Le gouvernement grec va rechercher un acquéreur pour 30 % du capital de l’aéroport international d’Athènes, a affirmé le ministre des Finances mercredi 10 septembre, au moment où le nouveau gouvernement conservateur veut accélérer les privatisations.

« Nous allons procéder à la vente de 30 % du capital de l’aéroport international d’Athènes, détenu par l’État grec », a affirmé Christos Staikouras dans un tweet, à la suite d’une réunion gouvernementale sur le sujet.

Cet aéroport, le plus important du pays, a enregistré 24 millions de passagers en 2018, dont 16,4 millions de voyageurs internationaux.

L’État grec possède actuellement 55 % du capital de l’aéroport, la part restante étant partagée entre investisseurs privés, dont la société allemande de gestion d’aéroports AviAlliance.

Priorité sur les privatisations

La Grèce s’est lancée dans la vente de nombreuses participations publiques depuis le début de la grave crise économique et sociale il y a une décennie. Le nouveau Premier ministre grec élu en juillet, Kyriakos Mitsotakis, a fait des privatisations une priorité.

Il a par ailleurs annoncé samedi des « réformes audacieuses » et des allégements fiscaux pour attirer les investissements, dont « la réduction de l’impôt sur le revenu des entreprises de 28 % à 24 % et des dividendes de 10 % à 5 % ».

La Grèce reste toujours sous la surveillance de ses créanciers, UE et FMI, qui réclament la poursuite des réformes et des privatisations, ainsi que la réalisation d’excédents primaires budgétaires (hors remboursements des intérêts de la dette) de 3,5 % du PIB pour les prochaines années.

L’agence grecque des privatisations a affirmé lundi s’être délestée d’environ 8 milliards d’euros d’actifs publics depuis 2011.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 06 Septembre : • Aigle Azur annule tous ses vols à partir du 7 septembre 2019 • Crash AF447 : non-lieu pour Air France et Airbus • SAS : performances financières en baisse

Au sommaire :  

  • Crash AF447 : non-lieu pour Air France et Airbus

  • Aigle Azur annule tous ses vols à partir du 7 septembre 2019

  • SAS : performances financières en baisse

  • Dubaï : l’aéroport du futur, déjà du passé ?

 

Crash AF447 : non-lieu pour Air France et Airbus

Air-Journal.fr – 5 Septembre 2019

Les juges d’instruction chargés du dossier du crash AF447 Rio-Paris ont ordonné un non-lieu pour Air France et Airbus, mettant hors de cause la compagnie aérienne et l’avionneur dans l’accident qui avait causé la mort de 228 personnes le 1er juin 2009.

Déjà, la principale association de proches de victimes a annoncé à l’AFP son intention de faire appel « d’une ordonnance qui insulte la mémoire des victimes ». « Nous allons faire appel de cette décision », a confirmé pour sa part Maître Olivier Morice, l’un des avocats des parties civiles, au site 20Minutes. 

Dans cette longue procédure qui dure depuis plus de dix ans, les entreprises Air France et Airbus avaient été mises en examen en 2011 pour « homicides involontaires ». Le 12 juillet dernier, le parquet de Paris avait demandé aux magistrats de renvoyer uniquement Air France devant le tribunal correctionnel et de prononcer un non-lieu pour Airbus.

Le parquet considérait notamment que la compagnie aérienne avait « commis une négligence et une imprudence » en ne délivrant pas à ses pilotes suffisamment d’informations sur la procédure à adopter en cas d’anomalies liées aux sondes Pitot qui permettent de contrôler la vitesse de l’A330-200 du vol AF447, après plusieurs incidents du même genre au cours des mois précédents.

Mais les juges d’instruction, qui ont décidé du non-lieu, ont estimé dans leur ordonnance signée le 29 août, dont l’AFP a eu connaissance, que « cet accident s’explique manifestement par une conjonction d’éléments qui ne s’était jamais produite, et qui a donc mis en évidence des dangers qui n’avaient pu être perçus avant cet accident ». 

 

Aigle Azur annule tous ses vols à partir du 7 septembre 2019

Air-Journal.fr – 6 Septembre 2019

Placée en redressement judiciaire, la compagnie française Aigle Azur annonce l’annulation de tous ses vols à compter de ce vendredi soir, à minuit.

A partir du 7 septembre 2019, aucun avion de la compagne ne décollera. Hier, dans un premier temps, Aigle Azur avait annulé seulement ses vols vers le Mali, le Brésil et le Portugal, essayant de maintenir ses vols vers l’Algérie.

« En lien avec les autorités françaises de l’aviation civile et des organes de la procédure de redressement judiciaire, Aigle Azur, en grande difficulté économique, se voit malheureusement dans l’obligation d’annuler tous ses vols à compter de samedi 7 septembre inclus. En effet la situation financière de la société et les difficultés opérationnelles en résultant ne permettent pas d’assurer les vols au-delà du 6 septembre au soir. A compter du 7 septembre 2019, quel que soit l’aéroport de départ, les vols Aigle Azur sont annulés », explique la compagnie aérienne dans un communiqué. Et d’ajouter : « Si vous êtes passagers d’Aigle Azur d’ici demain soir 6 septembre inclus, merci de bien vouloir vérifier que votre vol est maintenu ».

L’arrêt des vols d’Aigle Azur soulève, une fois de plus, la question du remboursement des voyageurs qui ont déjà leurs billets. Qui va les rembourser ? La compagnie en faillite a prévenu ses clients que sa situation financière ne lui permet pas de garantir un dédommagement à ses clients dont le vol serait annulé. Ceux-ci sont donc invités à soit contacter leur assurance fournie par leur carte bancaire, soit leur agence de voyage, et à défaut de ces solutions, se rapprocher des mandataires judiciaires pour déclarer leur créance.

« L’Etat suit avec la plus grande attention la situation des passagers concernés. Les compagnies françaises et étrangères ont été mobilisées pour proposer des billets à tarifs préférentiels aux passagers en attente d’un vol retour suite à l’annulation de leur vol sur la compagnie Aigle Azur, conformément aux accords internationaux dans l’aviation civile », indique le ministère français de la Transition écologique et solidaire, responsable des transports en France.

 

SAS : performances financières en baisse

Air-Journal.fr – 5 Septembre 2019

Pour son troisième trimestre fiscal qui s’étend de mai à juillet, SAS (Scandinavian Airlines System) a affiché un bénéfice net de 1,16 milliard de couronnes suédoises (108 millions d’euros), contre 1,57 milliard un an plus tôt. 

Toutefois, son chiffre d’affaires a progressé de 3% à 13,55 milliards de couronnes. Dans le même temps, la compagnie scandinave a enregistré une marge opérationnelle (EBIT) en baisse de 4,9 points, à 11,6% et la perte avant impôts (EBT) a été de 1,49 milliard de couronnes (-26,7% par rapport à l’année dernière). 

« Cette baisse est principalement due à l’augmentation du prix du carburant, la faiblesse persistante de la couronne suédoise par rapport au dollar américain, ainsi que la grève des pilotes au début du trimestre [fiscal, ndlr] », a résumé son PDG, Rickard Gustafson, cité dans le bilan trimestriel.

Les répercussions de la grève des pilotes

En mai dernier, la majeure partie des vols intérieurs mais aussi des liaisons européennes et long-courrier de SAS avaient été perturbés par une grève suivie par plus de 1.400 pilotes en Suède, au Danemark et en Norvège. Quelque 4.000 vols avaient été annulés et plus 370.000 passagers impactés. Les répercussions de cette grève des pilotes sur le résultat avant impôt sont estimées à 615 millions de couronnes pour la période novembre 2018-juillet 2019, d’après SAS.

Pour le reste de l’année, le transporteur prévoit un résultat avant impôts et éléments non récurrents « difficilement positif ». « Bien que nous maintenions notre objectif de réaliser 900 millions de couronnes d’économies pour l’exercice 2019, notre coût unitaire, après ajustement tenant compte des effets de la grève, ne diminue pas autant que nous le souhaitons », a indiqué le rapport de la compagnie. « Cela signifie que nous devons envisager d’autres initiatives au-delà de 2020 », a conclu le rapport sans donner davantage de détails.

 

Dubaï : l’aéroport du futur, déjà du passé ?

DeplacementsPros.com – 6 Septembre 2019

De récentes déclarations du président d’Emirates remettent en cause le développement de l’ « aéroport du futur” dubaïote.

Dubai Airports est en train de réviser son plan de 36 milliards de dollars pour faire de Dubaï World Central (DWC), plus connu sous le nom d’Al Maktoum International, le plus grand aéroport du monde, conçu pour accueillir jusqu’à 250 millions de passagers par an. 11 compagnies opèrent actuellement dans cet aéroport qui accueillit ses 1ers vols passagers en 2013 et qui devait devenir «l’aéroport du futur».

 Cet ambitieux projet pourrait être remis en cause par les récentes déclarations de Tim Clark au site Arabian Business. Le président d’Emirates vient en effet de d’annoncer que Dubaï International Airport (DXB), l’autre aéroport international de la destination, continuerait à être le hub principal de sa compagnie durant les 10 prochaines années.

Une bonne nouvelle pour DXB et un sérieux coup d’arrêt au pharaonique projet DWC.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 02 Août : • Rififi en Bulgarie : ADP conteste le résultat de l’appel d’offres pour l’aéroport de Sofia • Air France-KLM renouvelle sa flotte moyen-courrier et accélère le développement de Transavia • Air Caraïbes renforce l’axe Paris – Cayenne…

Au sommaire :

  •  Air France-KLM : un deuxième trimestre solide

  • Rififi en Bulgarie : ADP conteste le résultat de l’appel d’offres pour l’aéroport de Sofia

  • Air France annonce la commande de 60 Airbus A220-300, mais pour quel objectif ?

  • Air Caraïbes renforce l’axe Paris – Cayenne

  • EasyJet relie Roissy à Montpellier

  • Air Canada, la compagnie “bonne élève” du 2e trimestre 2019

  • Le Groupe Lufthansa finit le S1 dans le rouge

 

Air France-KLM : un deuxième trimestre solide

Air journal du 31/07/2019

Le groupe Air France-KLM a enregistré au deuxième trimestre un bénéfice net en recul de 27,3% à 80 millions d’euros, avec en particulier une amélioration légère de la recette unitaire et un recul des coûts unitaires à change et carburant constants.

Après avoir révélé un bénéfice net plus que doublé en 2018, puis une perte nette détériorée au premier trimestre 2019, la direction du groupe aérien franco-néerlandais a fait état ce 31 juillet 2019 de résultats « solides » au deuxième trimestre se terminant fin juin. Outre un nombre de passagers en hausse de +5,1% et coefficient d’occupation progressant de 1,3 point de pourcentage, Air France-KLM a enregistré un résultat opérationnel de 400 millions d’euros, en hausse de 54 millions d’euros par rapport à l’an dernier « qui avait été impacté par les grèves chez Air France à hauteur de 260 millions d’euros ». Toujours par rapport à l’an dernier, la recette unitaire du groupe est stable (+0,8%), avec un effet positif de la recette unitaire passage de 53 millions d’euros contrebalancé par l’impact de -54 millions d’euros de l’activité cargo.

La facture carburant incluant les couvertures s’est élevée à 1404 millions d’euros au deuxième trimestre 2019, en augmentation de 220 millions d’euros ; cette hausse s’explique selon le communiqué du groupe « principalement par de moindres gains sur les couvertures au deuxième trimestre 2019 (gain de 56 millions d’euros contre 212 millions d’euros l’an dernier), et par un effet de change négatif de 89 millions d’euros lié à la hausse du dollar ». Les variations de change ont eu un impact positif de 123 millions d’euros sur le chiffre d’affaires et un impact négatif de 52 millions d’euros sur les coûts (hors carburant) incluant les couvertures de change. Avec l’effet change sur le carburant de 89 millions d’euros, l’impact net du change a donc été négatif à hauteur de 18 millions d’euros au deuxième trimestre 2019. Air France-KLM a poursuivi la réduction de sa dette nette, en recul de 466 millions d’euros à 5,7 milliards d’euros (ratio Dette nette/EBITDA de 1,4x, en amélioration de -0,1 pt par rapport au 31 décembre 2018).

Air France-KLM met aussi en avant une baisse de 2,3% des coûts unitaires à change et prix de carburant constants au deuxième trimestre. Cette baisse est portée « par l’effort fourni sur la réduction des coûts chez Air France » et s’explique également par une base de comparaison élevée l’an dernier en raison des grèves chez Air France. Cependant, ce résultat est en partie contrebalancé par une hausse des coûts unitaires chez KLM « s’expliquant par les accords salariaux signés l’an dernier ». Pour l’ensemble du groupe, les coûts nets salariaux ont augmenté de 4,6% sur le trimestre par rapport à l’an dernier, en raison des embauches accompagnant la hausse des capacités et des accords salariaux pour les personnels d’Air France et de KLM. Par rapport à l’an dernier, le nombre moyen de salariés a augmenté au deuxième trimestre 2019 de 1 650 ETP (Equivalent Temps Plein), dont 700 pilotes et 650 personnels navigants commerciaux. Toutefois, souligne le groupe, la productivité mesurée en SKO par ETP a augmenté de 3,1%.

Au T2, le résultat d’exploitation du groupe Air France s’établit à 143 millions d’euros (+130 millions), avec une marge d’exploitation à 3,3% (en hausse de 3,0 points). Le résultat d’exploitation du groupe KLM s’établit à 258 millions d’euros (-70 millions), avec une marge d’exploitation à 8,9% (en baisse de 2,8 points).

Benjamin Smith, Directeur général du groupe Air France-KLM, a déclaré : « Dans un environnement difficile, le groupe Air France-KLM a réalisé un deuxième trimestre solide. La légère hausse de la recette unitaire passage que nous avions anticipée, et la poursuite des initiatives de réduction de coûts unitaires ont plus que compensé la hausse des coûts de carburant. Ces éléments, combinés avec des engagements de réservations long-courriers satisfaisants nous permettent de confirmer nos perspectives 2019. Par ailleurs, nous continuons de mettre en œuvre notre stratégie d’amélioration des coûts et de renforcement de notre Groupe dans un marché européen très concurrentiel. Nous avons pris d’importantes décisions sur le renouvellement de notre flotte vers des avions plus propres pour une exploitation plus responsable, avec la commande de soixante Airbus A220 pour le court- et moyen-courrier et la sortie anticipée des dix Airbus A380 qui seront remplacés par des avions plus modernes et économes en carburant ».

Le chiffre d’affaires de l’activité Passage et Cargo a augmenté de 3,9% à change constant au deuxième trimestre 2019 pour atteindre 6,016 milliards d’euros, avec une hausse des capacités de 3,9%. Le résultat d’exploitation s’est établi à 291 millions d’euros, en hausse de 77 millions d’euros à change constant par rapport à l’an dernier, « avec une amélioration des coûts unitaires malgré la hausse de la facture carburant ».

Réseaux passage : la capacité des compagnies aériennes Air France, HOP et KLM a augmenté de 3,9% au deuxième trimestre, tirée principalement par les réseaux Amérique du Sud, Atlantique Nord et Asie avec des croissances respectives de 7,8%, 6,7% et 4,0%. « En tenant compte de l’effet positif du décalage de Pâques », l’activité réseaux passage affiche une recette unitaire positive de +0,9% à change constant.

La croissance des capacités long-courrier de l’industrie a été inférieure aux années précédentes pour les réseaux Amérique du Nord, Caraïbes et Océan Indien, et Moyen-Orient. Le réseau long-courrier a généré des coefficients d’occupation et des « yields » positifs dans tous les réseaux à l’exception du réseau Amérique Latine.

¾     Le réseau Amérique du Nord a affiché une recette unitaire en progression par rapport à l’an dernier à +2,6%, notamment grâce aux points de ventes américains.

¾     La recette unitaire Asie du deuxième trimestre est en hausse de 3,9%, avec un solide réseau japonais en partie contrebalancé par une certaine pression compétitive sur le réseau chinois.

¾     Les réseaux Caraïbes et Océan Indien ont enregistré un résultat solide, avec une recette unitaire en hausse de 4,7% grâce à la demande loisir.

¾     La recette unitaire du réseau Afrique et Moyen-Orient est en forte hausse à +8,7%, grâce aux résultats positifs des lignes d’Afrique de l’Ouest, et à une rationalisation des routes Moyen-Orient.

¾     La pression sur la recette unitaire en Amérique du Sud se poursuit en raison du contexte économique en Argentine et au Brésil

Le réseau moyen-courrier enregistre « des résultats contrastés » avec une performance positive pour le moyen-courrier hubs ainsi qu’une recette unitaire à +0,2% et, comme prévu, une pression sur le marché moyen-courrier point-à-point avec une recette unitaire en baisse de -9,1%.

Côté cargo, « une conjoncture difficile et la poursuite des hausses de capacités dans l’industrie » ont mis sous pression la recette unitaire durant le deuxième trimestre 2019. Après deux années de résultats solides, les nouvelles surcapacités en Amérique du Nord et en Asie ont mis sous pression les tarifs de fret, donnant une recette unitaire en baisse de -7,5% à change constant. La stratégie du cargo groupe est de « maintenir ou même augmenter les coefficients d’occupations et d’avoir une approche proactive pour saisir de nouvelles opportunités ».

La low cost du groupe Transavia affiche de son côté des capacités ayant progressé fortement de 9,2% au deuxième trimestre 2019. La recette unitaire est en hausse de 1,3% par rapport à l’an dernier, portée par « le décalage de Pâques, la forte demande à travers le réseau et la belle performance des recettes annexes ». La marge d’exploitation du deuxième trimestre s’établit à 10,4%, avec un résultat d’exploitation total de 52 millions d’euros, en baisse de 9 millions d’euros par rapport à l’an passé « en raison du prix du carburant et des effets négatifs des devises ».

Enfin les revenus de l’activité Maintenance ont augmenté par rapport à l’année précédente, avec un chiffre d’affaires externe en hausse de 11,9% et 5,0% à change constant, poursuivant sa tendance haussière grâce à la signature de nouveaux contrats. Le carnet de commandes de la maintenance était de 11,6 milliards de dollars au 30 juin 2019, soit une hausse de 0,2 milliard de dollars par rapport à fin 2018. La marge d’exploitation, exprimée en pourcentage des revenus totaux, s’est élevée à 4,9%, en progression de 0,3 point par rapport à l’an dernier, notamment portée par l’activité équipements.

Perspectives annuelles confirmées

Le contexte mondial demeure incertain en matière économique et géopolitique, et le groupe évolue dans un marché très concurrentiel. Sur la base des prévisions actuelles de l’activité Réseaux : les coefficients de réservations long-courrier sont en moyenne en hausse sur la période août – décembre par rapport à l’année dernière ; et les recettes unitaires Réseaux passage sont attendues stables à change constant au troisième trimestre 2019 par rapport à l’an dernier. Avec un développement de Transavia France « légèrement ajusté à la baisse », Transavia devrait croître au rythme soutenu de 7 à 9% sur l’année 2019. Le plan de l’activité réseaux passage reste inchangé avec une croissance modérée de 2 à 3% pour 2019 par rapport à l’an dernier. Les perspectives annuelles sont confirmées :

¾     Le Groupe va poursuivre ses démarches de réduction de coûts, avec un objectif pour 2019 de diminution entre -1% et 0% à change et carburant constants.

¾     La facture carburant 2019 est prévue en augmentation de 550 millions d’euros comparé à 2018 à 5,5 milliards d’euros, sur la base des courbes à terme au 26 juillet 2019.

¾     Le Groupe prévoit un plan d’investissement de 3,2 milliards d’euros pour l’année 2019 et un ratio Dette nette/EBITDA en dessous de 1,5x.

Ces nouvelles missions confiées à l’ARAFER consisteront à homologuer annuellement les tarifs des redevances des aéroports, ainsi qu’à rendre un avis conforme sur les projets de contrats de régulation économique entre les exploitants d’aéroports et l’Etat, qui cadrent l’évolution des redevances sur cinq années. Cette intégration à l’ARAFER « permettra de renforcer la régulation des redevances aéroportuaires, en bénéficiant des compétences financières, économiques et juridiques existant d’ores et déjà au sein de cette autorité ». Elle étend au secteur aéroportuaire les pouvoirs dont dispose déjà l’ARAFER dans les autres secteurs relevant de son champ de compétence :

–   pouvoir d’investigation et d’enquête pour l’exercice de ses missions, qui lui permettra notamment de vérifier le respect par les exploitants aéroportuaires des règles d’allocation des actifs, des produits et des charges entre les périmètres régulé et non régulé ;

–   pouvoir de sanction des manquements identifiés.

L’intégration permettra également au régulateur de saisir l’Autorité de la concurrence en cas de connaissance de « pratiques prohibées » en matière de concurrence sur les aérodromes relevant de sa compétence, et prévoit l’échange d’informations entre les deux autorités dans le secteur aéroportuaire.

 

Rififi en Bulgarie : ADP conteste le résultat de l’appel d’offres pour l’aéroport de Sofia

Les Echos du 30/07/2019

Le groupe ADP et quatre autres candidats malheureux à l’appel d’offres pour l’aéroport de la capitale bulgare, remettent en cause les conditions de la victoire d’un consortium associant le fonds d’investissement français Meridiam au groupe de BTP autrichien Strabag et à l’aéroport de Munich. ADP fait valoir que son offre financière était nettement supérieure à celle des vainqueurs.L’appel d’offres pour l’aéroport de Sofia s’est-il déroulé à la loyale ? Le groupe ADP en doute. Le gestionnaire des aéroports parisiens associé à son partenaire turc TAV pour 25 %, mais aussi quatre autres candidats malheureux à la concession de l’aéroport bulgare, dont le groupe aéroportuaire allemand Fraport et l’aéroport de Manchester associé au groupe de BTP chinois BCEG, ont décidé de faire appel contre le résultat de cet appel d’offres. Il a été remporté le 17 juillet par un consortium associant le groupe de BTP autrichien Strabag à l’aéroport de Munich et au  fonds d’investissement français Meridiam .

Soupçon de « parasitages »

« Nous avons des doutes quant au fait que le processus n’ait pas été marqué par des parasitages dans les dernières heures. Notre proposition financière était numéro un, et de loin. Mais on nous a attribué une note technique de 52 sur 100, alors que le consortium dirigé par la société Strabag a obtenu une note de 100 sur 100 », a expliqué le PDG d’ADP, Augustin de Romanet . 

L’offre d’ADP plus généreuse

ADP s’engageait à reverser au concédant 42,8 % des recettes de l’aéroport, soit quelque 5,6 milliards d’euros sur la durée de la concession fixée à 35 ans, et à investir 903 millions dans la construction de deux nouveaux terminaux, l’un dans deux ans, et l’autre dans dix. De leur côté, Strabag, Meridiam et l’aéroport de Munich ont proposé de reverser 32 % des recettes, assorties d’une enveloppe d’investissements de 608 millions. C’est pourtant cette seconde proposition qui a été retenue par le ministère des transports, sur la base de critères techniques non précisés. « Cette situation est suffisamment étonnante […] pour que nous décidions de faire appel », explique le PDG d’ADP.

Scandales en série

Le résultat de cet d’appel devrait être rendu d’ici au 26 septembre. Ce ne sera pas la première fois qu’un appel d’offres est remis en cause en Bulgarie. Il y a un an, la vente controversée du plus grand groupe de distribution d’énergie du pays à une société tchèque avait déjà déclenché un séisme politique et la démission de la ministre de l’Energie. En mars, un nouveau scandale immobilier avait conduit au départ d’autres personnalités politiques bulgares. Toutefois, Strabag et ses partenaires ne manquent pas de référence en matière aéroportuaire.

Meridiam affiche sa sérénité

Le groupe de BTP autrichien a participé à tous les travaux d’extension de l’aéroport de Sofia depuis l’an 2000. Quant au fonds  Meridiam , il a déjà investi dans plusieurs aéroports internationaux, dont celui de LaGuardia, à New York. « Nous sommes sereins sur le déroulement du processus de l’appel d’offres, affirme-t-on chez Meridiam, Ce type de recours est assez usuel de la part de candidats écartés ». Dans son communiqué, le fonds souligne que la procédure a été menée avec le soutien de la Banque mondiale et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) « dans le respect des standards internationaux ».

Un dossier mal ficelé ?

Selon des sources favorables à Strabag, l’échec d’ADP s’expliquerait par un dossier technique mal ficelé. Le groupe français aurait proposé de construire le nouvel aérogare prévu dans l’appel d’offres dans une zone polluée et non constructible. Cela expliquerait la mauvaise note technique, alors que trois autres candidats ont obtenu 100 sur 100. Par ailleurs, l’offre financière d’ADP aurait été jugée trop généreuse pour ne pas impliquer des hausses de taxes. Le gouvernement aurait donc préféré jouer la sécurité en optant pour la deuxième offre la mieux placée : celle de Strabag et Meridiam.

 

Air France annonce la commande de 60 Airbus A220-300, mais pour quel objectif ?

Tourmag du 31/07/2019

C’est une page qui se tourne du côté de la compagnie nationale. Air France met fin à son programme de rénovation de l’A380 et confirme une commande 60 appareils auprès d’Airbus. Quelles sont les caractéristiques de l’A220-300 ?

L’uniformisation de la flotte d’Air France était l’une des missions que s’était donnée Benjamin Smith en arrivant. Pour remettre la compagnie nationale dans le droit chemin et réduire les coûts d’entretien, il fallait uniformiser la flotte, comprenant trop de références différentes. 
La première étape de cette mission vient d’être validée, avec la signature d’un protocole d’accord portant sur 60 Airbus A220-300. Ces nouveaux appareils seront peints aux seules couleurs de la compagnie nationale. “L’acquisition de ces nouveaux A220-300 s’inscrit parfaitement dans la stratégie globale de modernisation et d’harmonisation de la flotte d’Air France-KLM,” a déclaré Benjamin Smith, directeur général du groupe Air France-KLM. 
Moins polluant que les anciennes générations (-20%) l’A220-300 est un monocouloir, d’une capacité de 100 à 150 places. En consommant moins de carburant l’appareil permettra de faire des économies et surtout d’améliorer la rentabilité des vols.

L’A380 dans tout ça ?

Et le patron d’Air France de poursuivre : « cet avion garantit une efficacité opérationnelle et économique optimale et va nous permettre de continuer à améliorer notre empreinte environnementale. Il est aussi parfaitement adapté à notre réseau domestique et Européen et permettra à Air France d’opérer de façon plus efficace sur son réseau court et moyen-courrier. » 
Dans le même temps, selon nos confrères de La Tribune, l’A380 commencera sa sortie d’ici 2022, mais surtout le programme de rénovation des cabines du super jumbo a été annulé, pour permettre l’achat de nouveaux appareils. L’A220-300 est tout simplement le C-Series de Bombardier. En effet, en fin d’année 2017 Airbus annonçait devenir actionnaire majoritaire du constructeur canadien, et par cette opération, la firme européenne “fabrique, commercialise et prend en charge des avions de la famille A220.” Pour Airbus, ces avions de petite taille représentent un marché énorme puisqu’ils seront 7 000 appareils dans le ciel dans les 20 prochaines années

  

Air Caraïbes renforce l’axe Paris – Cayenne

Air journal du 31/07/2019

La compagnie aérienne Air Caraïbes mettra en place cet hiver une sixième fréquence entre Paris et la Guyane, une destination phare depuis 10 ans.

A partir du 20 décembre 2019, la compagnie aérienne antillaise spécialiste des Caraïbes proposera six vols par semaine entre Paris-Orly et l’aéroport de Cayenne-Félix Eboué, une ligne inaugurée en décembre 2008 et qui est désormais opérée en Airbus A350-900 pouvant accueillir 18 passagers en classe Affaires, 45 en Premium et 326 en Economie (389 sièges). Air Caraïbes proposera de fait jusqu’à un vol quotidien sur cet axe durant la saison hivernale, avec des départs à 13h00 (arrivée à 17h55) et des retours de Guyane à 20h10 (arrivée le lendemain à 8h40). Elle est en concurrence directe avec Air France.

« Fière de ses racines », Air Caraïbes rappelle dans un communiqué qu’elle compte à son actif « de nombreuses bases aériennes au cœur de la Caraïbe, permettant ainsi à son personnel de pouvoir travailler à bord d’une compagnie transatlantique tout en restant proche de leurs familles ». Celle à l’aéroport Félix Eboué compte aujourd’hui 19 personnels navigants commerciaux (PNC), ainsi qu’un personnel navigant technique (PNT). Air Caraïbes souligne « sa volonté de former davantage de Guyanais sur ses lignes », avec l’ouverture de dix postes d’hôtesses de l’air et stewards à pourvoir prochainement ». « Nous sommes fiers de participer au développement d’une destination en laquelle nous avons cru dès le début, et le succès de cette liaison vient conforter notre choix », déclare Olivier Besnard, Directeur Général d’Air Caraïbes.

Compagnie aérienne française de lancement de l’Airbus 350-900 entre Paris et les Antilles, Air Caraïbes propose désormais aux Guyanais de rejoindre Paris avec son tout nouveau gros porteur, immatriculé F-HTRE, « leur offrant ainsi une expérience de voyage et un confort inoubliable ». L’arrivée de ce troisième A350-900 vient « conforter la flotte transatlantique » composée à ce jour de neuf gros porteurs : quatre A330-300, deux A330-200 et donc trois A350-900. Fin 2019, Air Caraïbes disposera d’une flotte transatlantique et régionale de 13 appareils, dont le premier de trois A350-1000 (24+45+360) qui devrait entrer en service en décembre et dont elle sera compagnie de lancement en France (tout comme pour l’A350-900). Un 3ème ATR 72-600 neuf sera également ajouté pour la desserte du réseau régional de la compagnie d’ici la fin de l’année.

 

EasyJet relie Roissy à Montpellier

Air journal du 31/07/2019

La compagnie aérienne low cost easyJet a inauguré hier une nouvelle liaison saisonnière entre Paris-CDG et Montpellier, sa sixième vers l’aéroport héraultais.

Depuis le 29 juillet et jusqu’au 25 octobre 2019, la spécialiste britannique du vol pas cher propose quatre vols par semaine entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Montpellier-Méditerranée, opérés en Airbus A320 de 180 ou 186 sièges. Les départs sont programmés lundi, mardi, jeudi et vendredi à 6h25 pour arriver à 8h00, les vols retour quittant l’Hérault à 8h40 pour se poser à 10h15. EasyJet est en concurrence avec Air France (depuis CDG et depuis Orly avec HOP) sur cet axe proposé à partir de 40 euros aller simple.

La low cost rappelle dans un communiqué qu’il s’agit de sa première ligne domestique à Montpellier, qu’elle dessert déjà au départ de Londres (Gatwick et Luton) et Bâle-Mulhouse, plus depuis cette année Bristol et Berlin-Tegel. Durant le reste de la saison estivale, la nouvelle route « permettra aux Parisiens de découvrir Montpellier et sa région et aux Montpelliérains de profiter d’un city break dans la capitale. Une ligne également propice aux voyages d’affaires qui sera parfaite pour la rentrée de septembre et d’octobre, avec un horaire idéal au départ de Paris à 6h25 pour les voyageurs business en quête de prix attractifs ».

En 2018, easyJet célébrait sa 10ème année de présence et franchissait le cap du million de passagers transportés à l’aéroport Montpellier-Méditerranée. « En moins d’un an nous avons annoncé trois nouvelles destinations depuis Montpellier-Méditerranée et nous réjouissons de compter toujours plus de Montpelliérains parmi nos clients. Cette première ligne domestique vise à favoriser l’offre city-break vers la capitale mais aussi contribuer au tourisme local pour les Franciliens charmés par la ville Montpellier et sa région », déclarait au printemps Reginald Otten, directeur général adjoint d’easyJet pour la France.

A Paris-CDG, le nombre de destinations proposées par easyJet atteint désormais 50.

 

Air Canada, la compagnie “bonne élève” du 2e trimestre 2019

Tourmag du 30/07/2019

L’aérien est en difficulté en 2019. Les compagnies annoncent des mauvais résultats, sauf Air Canada. Alors que le produit d’exploitation est jugé “sans précédent” au 2nd trimestre 2019, le bénéfice d’exploitation s’est envolé.

Le ciel européen fait la grise mine, alors que Ryanair publiait des bénéfices en forte baisse et Lufhtansa était dans le rouge, outre-Atlantique les nouvelles du Canada sont plutôt bonnes. Avec un produit d’exploitation à 3,24 milliards d’euros jugé comme “sans précédent” par la direction pour le 2nd trimestre de l’année, la compagnie canadienne peut avoir le sourire. D’autant que si les bénéfices en Europe sont largement impactés par la hausse des tarifs du carburant, Air Canada n’est pas touchée dans les mêmes proportions. Le transporteur a dévoilé un bénéfice d’exploitation en hausse de 37%, s’établissant à 237 millions d’euros.

Quid de Transat ?

“Ces résultats ont de quoi impressionner : les produits ont affiché une croissance sur chaque marché et les produits passages de l’ensemble du réseau ont progressé de 10,7 % sous l’impulsion d’un relèvement de la capacité de 2,3 %” a expliqué Calin Rovinescu, président et chef de la direction d’Air Canada. “Nous avons également su bien gérer les coûts, compte tenu du défi qu’a constitué le remplacement de certains des appareils 737 MAX de Boeing retirés du service. 
Le 27 juin, nous annoncions la conclusion d’une convention définitive visant l’acquisition de Transat A.T. Inc., transaction qui, une fois réalisée, profitera selon nous à toutes les parties intéressées.” Toutefois la période estivale pourrait ressentir plus lourdement l’impact de la crise de 737 Max, par conséquent la direction a ramené les perspectives e croissance de l’EBITDA à 5% au 3e trimestre 2019.

 

Le Groupe Lufthansa finit le S1 dans le rouge

Air journal du 31/07/2019

Le groupe aérien Lufthansa a souffert de la concurrence en Europe et d’une hausse de ses coûts au deuxième trimestre, avec pour résultat un résultat net sur l’ensemble du premier semestre reculant de 70% pour finir dans le rouge à -116 millions d’euros. Les choses ne devraient pas s’améliorer avant la fin de l’année.

Entre avril et juin 2019, le groupe rassemblant entre autres Lufthansa, Austrian Airlines, Brussels Airlines, Eurowings et Swiss International Air Lines a vu son résultat net passer de +713 à -116 millions d’euros, en raison également d’une provision de 340 millions d’euros pour risques fiscaux. Pour les seules compagnies de réseau (les transporteurs nationaux allemand, autrichien et suisse), l’EBIT ajusté est tombé au premier semestre à 565 millions d’euros (989 millions au S1 2018), avec une marge en recul de 4,1 points à 5,1%. La capacité totale a été augmentée de 4,9%, et leur coefficient d’occupation a progressé de 0,9 point de pourcentage. « Avec des rendements en baisse, en particulier en Europe, au premier semestre », la recette unitaire corrigée des variations monétaires a diminué de 3,2% par rapport à la même période en 2018. Les activités long-courrier ont continué d’afficher des performances positives, souligne le groupe dans son communiqué, et le coût unitaire ajusté des variations de change (hors carburant) a diminué de 0,2%, en raison notamment de la baisse des coûts liés aux irrégularités de vol : les annulations ont enregistré une baisse de 28% au premier semestre.

Eurowings (incluant Brussels Airlines) a généré durant les six premiers mois de l’année un EBIT ajusté de -273 millions d’euros (contre -220 millions pour la même période l’année dernière). Leur capacité a augmentée de 3,8% au S1, avec un coefficient d’occupation en hausse de 0,9 point à 80,7%. « Avec des rendements sur les itinéraires court-courriers et moyen-courriers enregistrant des baisses substantielles », la recette unitaire corrigée des variations monétaires a reculé de 5,0% – mais le groupe souligne que cette baisse s’est amoindrie au deuxième trimestre, « principalement grâce aux améliorations sur le long-courrier ». Les coûts unitaires ajustés en devise du premier semestre (hors carburant) étaient de 6,1% inférieurs à leurs niveaux de 2018, principalement en raison de l’absence des dépenses d’intégration de l’exercice précédent et d’une réduction des coûts liés aux irrégularités : les annulations de vols pour la période ont diminué de 23%, tandis que la ponctualité progressait de 7 points de pourcentage « faisant d’Eurowings l’une des compagnies les plus ponctuelles en Europe » pour le premier semestre 2019

« Nos bénéfices sont affectés par la concurrence féroce en Europe et d’importantes surcapacités, notamment sur nos liaisons courte distance au départ de l’Allemagne et de l’Autriche », a déclaré le directeur financier du groupe Ulrik Svensson lors d’une téléconférence avec les analystes. De nouvelles réductions de coûts et une flexibilité encore plus grande au niveau du groupe devraient permettre à Lufthansa de remédier en partie à ces maux. Les prévisions pour l’année 2019 sont maintenues, avec une hausse des revenus globaux « dans le bas des pourcentages à un chiffre » et une marge de l’EBIT ajusté entre 5,5% et 6,5%. « Surcapacités persistantes, concurrence agressive et demande de plus en plus sensible aux prix continuent de faire pression sur les rendements sur les routes européennes de toutes les filiales, en particulier sur les marchés domestiques allemand et autrichien », déclare le groupe Lufthansa qui s’attend à ce que le marché européen « reste difficile jusqu’à au moins la fin de cette année ». L’évolution réelle de l’activité long-courrier dépendra dans une large mesure des réservations à court terme (en particulier pour les cabines premium) dont le développement est actuellement « impossible à prédire pleinement ». Lufthansa, Austrian Airlines et Swiss devraient annoncer pour 2019 une marge EBIT ajustée comprise entre 7% et 9%. Eurowings « se concentrera sur la mise en œuvre des actions présentées à la fin juin pour accélérer son redressement financier ». Ceux-ci incluent un accent plus clair sur les routes européennes de point à point, « réduisant la complexité et augmentant la productivité » ; les coûts unitaires devraient être réduits de 15% d’ici 2022. Pour l’année 2019, la low cost allemande et la compagnie belge devraient publier une marge EBIT ajustée de -4% à -6%.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 31 juillet : • ADP et les 3 autres candidats malheureux à l’aéroport de Sofia font appel • Aéroports de Paris. « Ils vont vendre Charles-de-Gaulle au privé ! » • Ryanair, moins low cost et moins rentable…

Au sommaire :

  • ADP et les 3 autres candidats malheureux à l’aéroport de Sofia font appel
  • Aéroports de Paris. « Ils vont vendre Charles-de-Gaulle au privé ! »
  • Aérien : le spectre d’une baisse de la demande plane sur le marché low cost
  • Retards de vols : vive les petits aéroports
  • Suivi des bagages : Air France et Paris Aéroport passent au RFID
  • Ryanair : les bénéfices reculent de 21% au T1
  • Ryanair, moins low cost et moins rentable

 

ADP et les 3 autres candidats malheureux à l’aéroport de Sofia font appel

UsineNouvelle.com – 29 Juillet 2019

SOFIA (Reuters) – Les quatre candidats malheureux, dont Aéroports de Paris (ADP), qui avaient déposé une offre pour exploiter l’aéroport de Sofia, ont fait appel de la décision du ministère des Transports bulgare d’attribuer la concession de 35 ans au consortium formé par le gérant d’actifs Meridiam.

Selon les informations publiées sur le site internet de l’autorité de la concurrence, le consortium emmené par l’opérateur aéroportuaire français, qui est arrivé en deuxième position, et le groupe allemand Fraport ont déposé plainte contre cette décision.

Le consortium entre le premier opérateur aéroportuaire britannique Manchester Airports Group et le groupe chinois de construction BCEG, tout comme SSB Sauernwein & Schaefer allié à Copenhagen Airports ont également fait appel.

Le ministère des Transports a choisi le consortium dirigé par Meridiam plus tôt ce mois-ci, bien que son offre d’investissement soit la plus faible par rapport à celle des quatre autres prétendants.

Le consortium gagnant, qui comprend l’opérateur de l’aéroport de Munich, a proposé une redevance de concession annuelle de 24,5 millions d’euros, soit 32% du chiffre d’affaires annuel. Il s’est également engagé à investir 608 millions d’euros dans l’aéroport de Sofia, principal hub aérien de Bulgarie.

Le ministère a déclaré qu’il avait pris sa décision après avoir évalué la crédibilité et la durabilité des modèles commerciaux et financiers proposés pour le développement de l’aéroport.

 

Aéroports de Paris. « Ils vont vendre Charles-de-Gaulle au privé ! »

Humanité.fr – 30 Juillet 2019 

Rencontre avec les citoyens qui font vivre le combat contre la privatisation d’ADP sur le terrain et se démènent pour obtenir la tenue du premier référendum d’initiative partagée de l’histoire.

C’est l’été, l’heure devrait être au farniente. Avec un peu de chance, on pourrait même prendre un avion pour s’envoler vers une plage dorée. « Oui, bah, en parlant d’avion, moi, je ne veux pas qu’on privatise Aéroports de Paris. » Christiane a les bras remplis de tracts et pas mal de réserves dans un chariot. « Bonjour ! La vente des aéroports, ça vous parle ? » Au marché Daumesnil, samedi, à Paris, elle concurrence les vendeurs qui haranguent les passants. L’un d’eux s’arrête, échange quelques mots et tombe de très haut. Il blanchit. « J’étais très mal renseigné. Je croyais que c’était seulement la galerie marchande qui allait être vendue. Pas tout l’aéroport ! » souffle Yannick. Dégoûté, il se dit prêt à signer pour l’organisation du référendum sitôt rentré chez lui. « Ils vont vendre Charles-de-Gaulle au privé, se désole Roger, qui rejoint la conversation. Roissy, Orly, Le Bourget et tout le foncier qui appartient à ADP, soit plus de 8 600 hectares. C’est n’importe quoi. J’ai pas mal galéré, mais j’ai déjà signé. » Les deux interlocuteurs se quittent, l’air entendu. Une vieille dame passe quelques instants après et demande si elle peut prendre un bon paquet de tracts pour les mettre dans les boîtes aux lettres de sa résidence. « Après le scandale des autoroutes, on ne va pas se laisser faire. Vous savez que les sociétés privées se sont déjà remboursées et ont fait plus de 20 milliards de profits ? Tout ça, c’est sur notre dos. C’est autant de manque à gagner pour l’État », expose-t-elle.

Le rôle précieux des militants

Ce genre de scène a lieu à plusieurs endroits d’Île-de-France et du pays, depuis quelques mois. Des militants PCF, FI, PS, EELV, Génération.s, Attac et d’autres tiennent le pavé et les bouches de métro pour organiser le tout premier référendum d’initiative partagée (RIP). Plusieurs étapes ont déjà été franchies. Il a d’abord fallu que suffisamment de parlementaires s’accordent pour lancer le processus. Cela a été possible grâce à l’entente de 248 députés et sénateurs de tous bords (hors RN). Puis il a fallu que le Conseil constitutionnel valide la démarche. Il faut désormais franchir la marche la plus haute et recueillir 4,7 millions de signatures d’ici au 12 mars pour que le référendum ait bien lieu. Un travail de titan dans lequel les milliers de militants et de citoyens engagés jouent un rôle précieux. « L’État n’agit pas suffisamment. Il fait le minimum et ne joue pas du tout le jeu de la démocratie », regrette Lucille, présente dimanche place des Fêtes, à Paris. Aucune campagne d’information publique n’est prévue. « Le site lancé par le gouvernement est indigent. La démarche trop complexe. Il y a de gros bugs. C’est vraiment scandaleux, cette façon de décourager l’esprit civique et la participation citoyenne », reprend un passant. 

Ni une, ni deux, il faut trouver des réponses. Au marché Daumesnil, Christiane a une solution : « Si vous avez un souci avec le site, allez à la mairie. Il y a quelqu’un qui vous fait signer en cinq minutes. » Place des Fêtes, Myriam est venue avec son ordinateur personnel et réalise elle-même les démarches de tous ceux qui s’arrêtent. « Ce n’est pas évident. Il faut parfois faire plusieurs essais avec la carte d’identité et aussi la carte électorale, car les informations inscrites dessus ne sont pas toujours les mêmes », pointe cette chargée en communication. Elle compte revenir tous les dimanches jusqu’en décembre : « C’est très chaleureux. C’est un beau moment de sensibilisation politique. Ce RIP, c’est un outil démocratique. Il est essentiel de s’en saisir. » À ses côtés, Vincent, gilet jaune, appelle lui aussi à se mobiliser pour ADP. Et au-delà. Pour lui, comme pour d’autres, il y a urgence à mettre un coup d’arrêt au rouleau compresseur lancé par Emmanuel Macron. « Il faut arrêter avec cette façon de faire de la politique sans nous, contre nous. Le RIP, c’est un outil pour envoyer un signal fort et reprendre peu à peu le pouvoir pour le mettre là où il doit être : dans les mains des citoyens ! » assène François.

Arrêtés par des militants au métro Jules-Joffrin, Jean, puis Nicole, sont plus que dubitatifs. « J’irai voter si le référendum a lieu. Mais je ne signe pas en ligne. Il faut s’identifier. On se retrouve fiché dans la boîte. Je ne vais pas faire ce cadeau au pouvoir macroniste qui menace de plus en plus les libertés publiques et individuelles », argumente le premier. « Qu’est-ce qui garantit que le résultat d’un tel référendum soit respecté ? On a bien voté contre le projet de Constitution européenne, qui est finalement passé dans notre dos avec le traité de Lisbonne », souligne Nicole. Interloqués, les promoteurs du RIP font une pause. Puis se reprennent. « Non, mais le RIP est un droit. Il est dans la loi. Il faut utiliser les outils à notre disposition. On ne peut pas se laisser déborder tout le temps. On ne fait rien, sinon », expose Matthieu, tracts en main. Peine perdue, cette fois-ci. Le passant suivant sera, lui, convaincu, malgré un début d’échange difficile. « Mais ça sert à rien, les pétitions ! Depuis quand ça change les choses ? » démarre le nouveau venu. Matthieu sourit, et fait mouche : « Là, si on atteint le bon nombre de signatures, il y aura forcément un référendum. C’est la loi. » En voilà un de plus qui s’éloigne, décidé à signer. Il se retourne et balance : « C’est dingue ce truc, j’étais même pas au courant que ça existe ! »

Un autre ignorait qu’ADP doit être vendu. « Et même la Française des Jeux et Engie ! » ajoute Christiane. Ravie d’être bien mieux accueillie ce samedi que quand elle « tracte pour les élections », l’insoumise mesure que la plupart des passants s’opposent à ces privatisations : « Il y en a bien qui s’en foutent ou trouvent ça bien : c’est vrai que vendre au privé, c’est un peu passé dans les mœurs. Mais la majorité des personnes croisées trouvent que ce projet est scandaleux, ça rassure. »

« J’ai fait signer 65 personnes »

Ce qui ne rassure pas, par contre, ce sont les 4,7 millions de signatures à recueillir fissa pour que le référendum ait bien lieu. Hier, le score était de 573  769. Après un démarrage en trombe, la courbe s’est mise à décliner. « C’est pas mal du tout, vu que le gouvernement fait tout pour tasser l’initiative. Mais on va devoir mettre les bouchées doubles et multiplier les initiatives et rendez-vous partout, en région parisienne comme en province, où les signatures sont plus difficiles à obtenir », mesurent les chevilles ouvrières de la mobilisation. Il y a largement de quoi convaincre, à les entendre. ADP est la première frontière de la France et son principal point d’entrée. Comment confier au privé un rôle si régalien ? ADP est rentable : le groupe a généré plus de 600 millions d’euros de bénéfices en 2018 et rapporté à l’État plus d’un milliard d’euros de dividendes entre 2006 et 2016. Pourquoi se priver de cette manne ? ADP est aussi au cœur des questions d’aménagement du territoire et de régulation des flux, indispensable à la lutte contre le réchauffement climatique. « Tout pousse à rejeter cette privatisation », estiment les opposants au projet, qui veulent faire tache d’huile. Matthieu, contrôleur aérien à Aix-en-Provence, appelle à ce qu’un maximum de monde se jette dans la bataille. « J’ai fait signer 65 personnes à mon boulot ! » lance celui qui prévoit de continuer toute l’été.

Aurélien Soucheyre avec Ilona Cler

 

Aérien : le spectre d’une baisse de la demande plane sur le marché low cost

LesEchos.fr – 29 Juillet 2019

Si le trafic de Ryanair et des autres compagnies low cost européennes continue d’augmenter, les tarifs continuent de baisser, alors que la croissance de l’offre a rarement été aussi faible. L’interdiction de vol des Boeing 737 MAX a accentué le phénomène.

Quand Ryanair éternue, les autres compagnies low cost s’enrhument, a coutume d’affirmer Michael O’Leary. Pour expliquer la chute des bénéfices trimestriels, le patron de la compagnie irlandaise n’a donc pas manqué d’évoquer une suroffre de sièges à très bas prix. Elle devrait déboucher, selon lui, sur une nouvelle vague de faillites dans le ciel européen à l’hiver prochain. L’hiver dernier, pas moins de huit low cost européennes avaient mis la clef sous la porte, tandis que Ryanair essuyait sa première perte trimestrielle depuis quatre ans. 

Croissance très ralentie

Pourtant, la croissance de l’offre de sièges low cost a rarement été aussi faible que cette année : de l’ordre de 3 à 4 % en moyenne au premier semestre, contre de 7 à 10 % les années précédentes, selon différentes sources, comme les statistiques de l’Association des aéroports européens (ACI). A Roissy-CDG et Orly, la croissance du low cost est tombée à 5,5 %, contre 10 %. Et si Ryanair parvient encore à maintenir une croissance à 1 % au deuxième trimestre, c’est probablement grâce à ses promotions tarifaires.

L’impact de la crise des 737 MAX

Les faillites de l’hiver dernier, ajoutées aux coupes claires réalisées par des compagnies en difficulté comme Norwegian et Flybe, sont passées par là. Mais l’interdiction de vol du Boeing 737 MAX a également cloué au sol une quarantaine d’appareils en Europe et empêché la livraison d’au moins autant. Ryanair, qui devait recevoir 58 Boeing 737 d’ici à l’été prochain, n’espère pas en avoir plus de 30, dans le meilleur des cas. Ce qui devrait lui faire perdre au moins 5 millions de passagers sur l’exercice en cours, clos fin mars.

Les signes avant-coureurs d’une crise

Cependant, contrairement à ce qui pouvait être envisagé, ces faillites et le report des livraisons de 737 MAX n’ont pas permis de remonter la recette moyenne de Ryanair, toujours en baisse de 6 % au deuxième trimestre. Et ce, contrairement à ses principaux rivaux, easyJet et Wizz, dont la recette moyenne a augmenté au deuxième trimestre. Ce qui pourrait être le signe d’une baisse de la demande des vols loisirs en Europe, dont Ryanair serait aux premières loges, easyJet étant mieux positionnée sur le marché affaires et Wizz, sur celui de la clientèle affinitaire d’Europe centrale. Et le pire serait alors à venir, avec le retour en vol de plusieurs dizaines de 737 MAX début 2020, susceptible de générer un surplus brutal de capacité, sur fonds de « hard Brexit ».

 

Retards de vols : vive les petits aéroports

Air-Journal.fr – 30 Juillet 2019

AirHelp a analysé les retards et annulations de vols dans les neuf plus grands aéroports français au cours du premier semestre 2019 : selon son classement Paris-CDG et Marseille sont les pires, et Beauvais le meilleur

Selon l’étude publiée par AirHelp le 29 juillet 2019, chaque jour « plus de 300 vols n’ont pas décollé comme prévu » en France au premier semestre. Avec des disparités sans surprise : deux des trois plus grands aéroports de France (Paris-CDG et Nice-Côte d’Azur) se placent respectivement à la première et troisième place du palmarès des plus grandes perturbations. A Roissy un vol sur 4 a été perturbé courant les six premiers mois de 2019, pendant qu’à Marseille-Provence (2e place) et Nice c’était le cas pour un vol sur 5. Le deuxième aéroport français, Paris-Orly, occupe quant à lui la 4e place avec un taux de 18% de vols perturbés. 

En même temps, les aéroports plus petits affichent de meilleures ponctualités. A l’aéroport de Beauvais-Tillé seulement 13% de vols n’ont pas décollé à l’heure pendant le premier semestre, pendant que les aéroports de Bordeaux-Mérignac, Toulouse-Blagnac et Lyon-Saint Exupéry ont affiché tous un score de deux points de pourcentage moins bon (15%). L’aéroport de Nantes-Atlantique occupe quant à lui la 5e place, avec 17% de vols perturbés.

 

« La ponctualité des aéroports français diffère énormément d’un aéroport à l’autre. Si à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle les passagers ont une chance sur quatre de décoller en retard, ce risque diminue à 13% à Beauvais et 15% à Bordeaux, Toulouse et Lyon. Bien sûr, cela peut être dû au fait que ces aéroports sont plus petits et donc plus faciles à coordonner. Dans l’ensemble, les aéroports sont rarement responsables des retards et des annulations de vols. Selon notre expérience, les raisons les plus courantes sont les problèmes d’exploitation des compagnies aériennes, les intempéries, les grèves et des problèmes techniques », souligne explique Chrystel Erotokritou, juriste d’AirHelp dans son communiqué.

Des retards de plus de trois heures et des annulations de vols peuvent donner droit à une indemnisation financière aux passagers concernés. Or, selon une étude de Yougov pour AirHelp, moins de deux Français sur dix connaissent leurs droits de passagers et sont donc très peu à réclamer l’indemnité qui leur est due. AirHelp « aide les passagers à faire respecter leurs droits et, le cas échéant, à saisir la justice en leur nom », rappelle la juriste.

 Se présentant comme le plus grand acteur mondial spécialisé dans les droits des passagers aériens, AirHelp aide les voyageurs à obtenir une indemnisation suite à un vol retardé, annulé ou lors de refus d’embarquement. L’entreprise entreprend également des actions de nature juridique et politique pour renforcer les droits des passagers partout dans le monde. La société qui a déjà « aidé plus de 13 millions de personnes » est présente dans 35 pays et emploie plus de 700 personnes dans le monde.

 

Suivi des bagages : Air France et Paris Aéroport passent au RFID

Air-Journal.fr – 30 Juillet 2019 

Dès 2020, la compagnie aérienne Air France assurera à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle la traçabilité des bagages grâce à des étiquettes équipées de puces RFID.

 La compagnie nationale française a annoncé le 29 juillet 2019 faire partie « des toutes premières compagnies aériennes mondiales » ayant décidé, en collaboration avec Paris Aéroport, de mettre en place l’usage de la technologie RFID (puces d’identification par radiofréquence). Pour Air France en 2020, il s’agit d’environ 8 millions de bagages par an qui seront ainsi étiquetés. Cette technologie sera progressivement déployée sur les autres escales de la compagnie aérienne, mais également sur l’ensemble des terminaux de Roissy, notamment le Terminal 1. Selon Air France et Paris Aéroport, les enjeux sont doubles :

– Répondre au besoin d’information des clients sur leurs bagages ;

– Améliorer le taux d’identification et le suivi des bagages (avec des gains en termes de performance opérationnelle) et réduire les coûts d’exploitation associés. 

Au cours des prochaines années, la croissance estimée du trafic aérien devrait conduire selon le communiqué de la compagnie de l’alliance SkyTeam à un doublement du nombre de bagages transportés annuellement, qui s’établit actuellement à 4,6 milliards selon le SITA 2018 Bagage Report. Dans le cadre de sa résolution 753, l’IATA (International Air Transport Association – Association internationale du transport aérien) stipule notamment qu’un bagage « devra être tracé sur l’ensemble de son parcours (à l’enregistrement, à l’embarquement, lors des transferts et à l’arrivée) » ; elle recommande également le déploiement mondial du suivi des bagages au moyen du RFID. Les compagnies aériennes se sont ainsi engagées à réaliser la transition de leurs étiquettes de bagage vers des étiquettes munies de dispositifs RFID au cours des prochaines années.

Alain-Hervé Bernard, Directeur général adjoint Opérations et Cargo d’Air France, a déclaré : « Air France et Paris Aéroport ont un enjeu commun en termes de satisfaction de nos clients et de fluidité de nos opérations. Avec plus de 50 millions de clients transportés à bord de nos avions chaque année, la technologie RFID nous apporte une réponse innovante pour améliorer le traçage et l’identification des bagages, garantir leur transit dans des conditions optimales de sûreté et sécurité, réduire nos coûts et améliorer notre performance opérationnelle en réduisant le temps de recherche des manquants ». Marc Houalla, Directeur de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, a ajouté : « Le recours à la technologie RFID améliore le traitement des bagages de soute en réduisant leurs temps de traitement et de transfert, en optimisant les capacités et en facilitant significativement la traçabilité des bagages. Cette technologie est un passage obligatoire dans notre objectif d’être un des meilleurs aéroports au monde dans le traitement des bagages ».

 

Ryanair : les bénéfices reculent de 21% au T1

Air-Journal.fr – 29 Juillet 2019

La compagnie aérienne low cost Ryanair affiche au premier trimestre à fin juin 2019 un recul de 21% de ses bénéfices à 243 millions d’euros, en raison d’une baisse du prix moyen des billets d’avion et d’une hausse des coûts liés au personnel et au carburant. Ce qu’un trafic en hausse et de meilleures recettes annexes n’arrivent pas à compenser.

Le communiqué du 28 juillet 2019 de la spécialiste irlandaise du vol pas cher précise que son chiffre d’affaires a progressé de 11% à 2,3 milliards d’euros. Une baisse de 6% du tarif moyen, à 36 €, a « stimulé la croissance » de 11% du trafic, qui a atteint 42 millions de passagers, mais Ryanair souligne que ses deux marchés les plus faibles étaient l’Allemagne, « où Lufthansa a été autorisée à acheter Air Berlin et vend cette capacité excédentaire à des prix inférieurs aux coûts de revient », et au Royaume-Uni où « où les préoccupations du Brexit pèsent négativement sur la confiance et les dépenses des consommateurs ». Les revenus auxiliaires, « motivés par un embarquement prioritaire et une vente de sièges préférés forts », ont augmenté de 27% pour atteindre 0,8 milliard d’euros. Le revenu par passager (RPP) était globalement stable à 55 €.

Côté coûts, Ryanair affirme être toujours avoir les coûts unitaires les plus bas de toutes les compagnies aériennes de l’UE. « Comme prévu », la facture de carburant pour le premier trimestre a augmenté de 24% (en hausse de 150 M €) en raison de la hausse des prix et de la croissance des volumes. Le coût unitaire hors carburant a augmenté de 4%, principalement en raison de la consolidation de Lauda (absente dans l’exercice précédent), le retour de « leasing chers » à Lufthansa – les avions ont été remplacés par 20 contrats de wet lease d’A320 moins onéreux – et une augmentation de 21% des frais de personnel. Ryanair précise qu’elle continue de négocier des contrats de croissance « attractifs alors que les aéroports se font concurrence pour attirer la croissance du trafic fiable de Ryanair ». Sa facture de carburant pour l’exercice financier 2020 est couverte à 90% à 709 dollars la tonne, et pour l’exercice suivant à 37% à 632 dollars la tonne.

La ponctualité est également détaillée dans le communiqué de la low cost, avec une amélioration de 7 points de pourcentage mise sur le compte d’une augmentation des pièces de rechange et du nombre d’ingénieurs, et de nouveaux contrats de maintenance « améliorés » dans les aéroports de Londres-Stansted, en Espagne et en Pologne. Cette ponctualité à « plus de 90% » est hors effets du contrôle aérien, explique Ryanair : plus de 1100 vols avaient été annulés en juin 2018 contre 20 en juin 2019 – « toutes dues à un manque de personnel ». Un problème toujours pas réglé et qui touche toutes les compagnies aériennes « surtout le weekend », regrette Ryanair qui entend bien continuer sa campagne avec A4E auprès des institutions européennes.

Sans surprise, le problème des Boeing 737 MAX 8-200 est évoqué de nouveau ce matin, après l’annonce mi-juillet qu’elle n’espérait plus en recevoir avant le début de l’année prochaine. La livraison des cinq premiers monocouloirs remotorisés « a été retardée du premier trimestre à probablement janvier au plus tôt (sous réserve de l’approbation de l’AESA) », et Ryanair rappelle qu’elle planifie désormais ses horaires d’été 2020 sur la base de 30 737 MAX livrés d’ici à la fin mai 2020, au lieu des 58 prévus jusqu’à mars dernier. Ce qui réduira le taux de croissance de 7% à 3% (de 162 à environ 157 millions de clients au cours de l’exercice 2020-2021). La low cost réitère sa confiance dans le  confiants dans le fait que ces « Gamechanger » (qui ont 4% de sièges en plus mais consomme 16% de carburant en moins et réduit les émissions sonores de 40%) « transformeront nos coûts et notre business ». Mais ces économies ne seront cependant pas visibles avant l’exercice suivant.

Côté filiales de Ryanair Holdings, Malta Air est devenue en juin la 4ème compagnie aérienne du groupe ; outre une flotte passant de 6 à 10 Boeing au cours des 3 prochaines années dans l’île, elle opérera également toutes les bases en France, en Allemagne et en Italie. En Autriche, Lauda opère cet été vingt Airbus A320 « à coûts moins élevés », ce qui parallèlement à d’autres économies sur les coûts et de meilleurs revenus annexes « baissera de façon significative ses pertes » pour sa deuxième année. En Pologne, Buzz opèrera sept 737-800 sur des vols charter et 17 sur des vols réguliers cet été, et « continue à voir sa rentabilité s’améliorer ». Les opérations en Irlande et au Royaume Uni ne sont pas mentionnées.

Pour conclure, les prévisions de Ryanair pour l’exercice en cours restent stables, avec un profit dans une fourchette de 750à 900 millions d’euros, mais une recette unitaire qui devrait croître entre 2 et 3% (contre 2 à 4% précédemment) sur un trafic en hausse de 7% à 152 millions de passagers (contre 8%). Une prudence qui reste toutefois sujette au niveau du prix moyen des billets (« zéro visibilité au deuxième semestre ») et à l’absence à la fois d’incidents majeurs et de mauvaises nouvelles sur le Brexit.

 

Ryanair, moins low cost et moins rentable

LesEchos.fr – 29 Juillet 2019 

Malgré la progression de 11 % de son trafic passagers, à 42 millions de voyageurs, le groupe irlandais constitué de quatre compagnies aériennes a vu son bénéfice net décrocher de 21 % lors du premier trimestre de son exercice comptable 2019-2020, à 243 millions d’euros. Ryanair n’en reste pas moins la plus low cost et la plus rentable des grandes compagnies européennes.

Le modèle low cost de Ryanair penche de plus en plus du côté des tarifs et de moins en moins du côté des coûts. C’est ce qui ressort, mois après mois, des résultats trimestriels du groupe irlandais. Au premier trimestre de son exercice 2019-2020, d’avril à la fin juin, la recette moyenne a ainsi baissé de 6 %, à 55 euros par billet, alors que les coûts ont bondi de 19 % sur un an. Résultat, le bénéfice net a décroché de 21 %, à 243 millions d’euros.

Le groupe irlandais constitué de quatre compagnies (l’irlandaise Ryanair DAC, l’autrichienne Lauda, la maltaise Malta Air et la polonaise Buzz) a pourtant signé une progression de 11 % de son trafic passagers, à 42 millions de voyageurs, et ouvert quatre nouvelles bases, dont deux en France (Bordeaux et Marseille). Son chiffre d’affaires a progressé en conséquence de 11 % également, à 2,31 milliards d’euros.

Les tarifs en baisse de 6 %

Mais la conjoncture s’est faite plus difficile. Côté recettes, le directeur général, Michael O’Leary, évoque la faiblesse de la demande au Royaume-Uni, ajoutée à une concurrence effrénée avec Lufthansa et sa filiale Eurowings sur le marché allemand. La baisse de recette moyenne de 6 % a toutefois été compensée au niveau du groupe par la forte hausse des recettes annexes, en hausse de 27 % au 1er trimestre, à 800 millions d’euros, tirées notamment par le durcissement de la politique de bagages. Ces suppléments tarifaires représentent désormais 35 % du chiffre d’affaires de Ryanair et de ses filiales.

L’effet des hausses de salaires de 2018

Cependant, la principale évolution notable dans les comptes de Ryanair reste l’envolée des coûts de personnels, en hausse de 21 %, consécutive aux augmentations de salaires accordées après les grèves de pilotes de 2018. C’est notamment pour compenser la hausse des salaires de ses pilotes en Irlande et au Royaume-Uni, ainsi que l’obligation de se plier aux règles fiscales locales moins avantageuses pour pouvoir baser des avions et leurs équipages en France, que Ryanair a développé de nouvelles filiales. Mais au total, la productivité moyenne des personnels de Ryanair n’est plus la plus élevée d’Europe. La compagnie irlandaise est devancée dans ce domaine par sa rivale d’Europe centrale Wizz, même si Ryanair fait mieux que ses concurrents sur les autres postes de dépense que sont les coûts aéroportuaires, les achats d’avions, la maintenance… Ce qui, au total, lui permet toujours d’avoir le coût par passager le plus bas d’Europe : 29 euros par passager, contre 39 pour Wizz et 53 pour easyJet.

La prévision d’un bénéfice en baisse maintenue

Dans les prochains mois, le groupe low cost devra aussi composer avec les retards de livraison des Boeing 737 MAX , dont la flotte est clouée au sol après deux accidents.  Le groupe irlandais a répété que, pour la saison estivale 2020, il ne comptait désormais réceptionner à temps que 30 des 58 appareils attendus. Ryanair comptait largement sur ces nouveaux avions pour atteindre son objectif de réduction des coûts de 2 % sur l’année. Michael O’Leary a indiqué vouloir maintenir cet objectif, à travers des fermetures de bases et d’autres mesures d’économies.

Croissance ralentie

Pour l’exercice qui s’achèvera le 31 mars 2020, Michael O’Leary maintient sa prévision d’un bénéfice net en légère baisse, entre 750 et 950 millions d’euros. « Nous prévoyons désormais une croissance de 7 % de notre trafic passager à 152 millions de voyageurs, un peu moins que les 153 millions attendus jusque-là du fait des retards de livraison des Boeing MAX », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter que son groupe pourrait rencontrer de nouveaux vents contraires, comme une nouvelle chute des prix ou un développement « négatif » autour du Brexit prévu le 31 octobre. 

Des bases en Afrique du Nord et au Moyen-Orient

A plus long terme, Ryanair maintient néanmoins son objectif de 200 millions de passagers à l’horizon 2024. Parmi ses nouveaux atouts, le groupe compte notamment utiliser sa nouvelle filiale Malta Air pour développer ses opérations en France, en Allemagne et en Italie, mais aussi en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. « Nous prévoyons d’ouvrir nos premières bases en Afrique du Nord et au Moyen-Orient avec Malta Air, ce que nous n’aurions pas pu faire avec la licence de Ryanair », a annoncé Michael O’Leary, sans plus de précision.

Revue de presse 14 Novembre : • Trafic aérien en Martinique : +6,84% sur neuf mois • Norwegian reliera Paris à Chicago l’été prochain • Etihad Airways et Air Arabia lancent une nouvelle compagnie low-cost • Volotea en France en 2020 : 20 nouveautés, une base à Lyon

Revue de presse 26 juillet : • Redevances d’aéroport : l’ARAFER remplace l’ASI • Air France-KLM et Air Europa bousculent le marché Europe-AmSud • Les Airbus A350 d’Iberia augmentent la satisfaction des passagers…

Au sommaire :

  •  Redevances d’aéroport : l’ARAFER remplace l’ASI

  •  Air France-KLM et Air Europa bousculent le marché Europe-AmSud

  •  Air France ouvrira Cracovie au départ de Paris CDG en 2020

  •  Transavia ouvre un Paris – Ouarzazate

  •  Aigle Azur arrête Marseille-Dakar

  •  Les Airbus A350 d’Iberia augmentent la satisfaction des passagers

     

Redevances d’aéroport : l’ARAFER remplace l’ASI

Air Journal 25/07/2019

Le gouvernement français a confié la régulation des redevances aéroportuaires à l’ARAFER, qui deviendra alors l’Autorité de régulation des transports. Le secteur aérien demande une période de transition, notamment pour gérer des cas comme ceux d’ADP ou d’Aéroports de Nice.

Présentée le 25 juillet 2019 par la ministre des transports Elisabeth Borne, l’ordonnance confie à l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER) les compétences de régulateur des redevances aéroportuaires des aéroports de plus de cinq millions de passagers annuels et des aérodromes secondaires qui leur sont rattachés. Ces compétences étaient jusqu’alors dévolues à l’Autorité de Supervision Indépendante des redevances aéroportuaires (ASI), autorité placée auprès du vice-président du Conseil général de l’environnement et du développement durable, rattaché au ministère de la Transition écologique et solidaire. Lors de l’examen de la loi PACTE, le gouvernement avait introduit une habilitation à légiférer par ordonnance « afin de renforcer l’indépendance et les pouvoirs de l’autorité chargée de cette mission de régulation ». « Le Gouvernement choisit de faire de l’ARAFER le régulateur indépendant unique dans le domaine des transports, dans une logique multimodale. Nous avons pour cela décidé de renommer l’ARAFER en Autorité de régulation des transports », a déclaré Elisabeth Borne dans un communiqué.

Ces nouvelles missions confiées à l’ARAFER consisteront à homologuer annuellement les tarifs des redevances des aéroports, ainsi qu’à rendre un avis conforme sur les projets de contrats de régulation économique entre les exploitants d’aéroports et l’Etat, qui cadrent l’évolution des redevances sur cinq années. Cette intégration à l’ARAFER « permettra de renforcer la régulation des redevances aéroportuaires, en bénéficiant des compétences financières, économiques et juridiques existant d’ores et déjà au sein de cette autorité ». Elle étend au secteur aéroportuaire les pouvoirs dont dispose déjà l’ARAFER dans les autres secteurs relevant de son champ de compétence :

–   pouvoir d’investigation et d’enquête pour l’exercice de ses missions, qui lui permettra notamment de vérifier le respect par les exploitants aéroportuaires des règles d’allocation des actifs, des produits et des charges entre les périmètres régulé et non régulé ;

–   pouvoir de sanction des manquements identifiés.

L’intégration permettra également au régulateur de saisir l’Autorité de la concurrence en cas de connaissance de « pratiques prohibées » en matière de concurrence sur les aérodromes relevant de sa compétence, et prévoit l’échange d’informations entre les deux autorités dans le secteur aéroportuaire.

Cette ordonnance prévoit enfin d’adapter l’organisation et le fonctionnement de l’ARAFER à l’attribution de ces nouvelles compétences en matière aéroportuaire : « les membres du collège pourront être nommés à raison de leur compétence en matière de transport aérien, et il sera étendu à ce secteur d’activité l’interdiction de détention d’intérêts par les membres du collège ». Ces nouveaux pouvoirs et le changement de nom de l’Autorité seront effectifs à compter du 1er octobre 2019. D’autres compétences doivent encore être confiées à l’ARAFER dans le cadre du projet de loi d’orientation des mobilités, « en matière d’ouverture des données ou concernant la régulation de l’activité de gestionnaire d’infrastructures de la RATP ». Les moyens financiers et humains de l’ARAFER seront discutés dans le cadre du projet de loi de finances pour 2020.

Depuis que ce transfert de compétences est apparu comme une possibilité début juillet, les organisations du secteur ont insisté sur la nécessité d’une période de transition et de conserver le personnel de l’ASI au sein de la nouvelle structure, afin de gérer des dossiers compliqués tels que ceux de la double caisse de l’aéroport de Nice-Côte d’Azur ou du futur contrat de régulation économique d’ADP (dont la privatisation était prévue dans la loi Pacte) – surveillés de près par les compagnies aériennes. « Nous souhaitons que les personnes de l’ASI et les compétences qui sont les leurs perdurent pendant quelques temps. Les problématiques aéroportuaires sont difficiles et les enjeux très importants », expliquait dans La Tribune le président du SCARA Jean-François Dominiak.

 

Air France-KLM et Air Europa bousculent le marché Europe-AmSud

DeplacementsPros 23//07/2019

Les deux compagnies signent un accord d’exploitation qui donnera naissance à un géant des liaisons vers l’Amérique latine.

Après un an de discussion, Air France-KLM et Air Europa ont conclu un accord de coentreprise pour l’exploitation des lignes Europe / Amérique du Sud. Signé au printemps dernier, il est désormais en attente de validation des autorités de régulation de la concurrence des destinations concernées ; un processus qui prendra plusieurs mois. 

Actuellement, l’association d’IAG (British Airways et Iberia) et de la Chilienne Latam détient 31 % du marché. La coentreprise entre les compagnies franco-néerlandaise et espagnole, toutes deux membres de l’alliance Sky Team, représentera quant à elle une part de 29 %. La bataille de l’Eldorado latino mettra donc aux prises deux concurrents au poids très similaire. Le nouvel entrant proposera quelque 250 liaisons hebdomadaires vers tous les pays se situant au sud du Mexique, incluant les Caraïbes (hors DOM-TOM).  

 

Air France ouvrira Cracovie au départ de Paris CDG en 2020

TourMag 24/07/2019

Air France lancera pour le programme été 2020 une ligne vers Cracovie en Pologne de Paris CDG à raison d’un vol quotidien.

Air France ouvre une nouvelle liaison vers Cracovie en Pologne. La ligne sera opérée pour la saison été 2020 entre le 29 mars et le 24 octobre 2020 à raison d’un vol quotidien au départ de Paris-Charles de Gaulle. 

Elle sera effectuée en Airbus A320, d’une capacité de 174 sièges. 

Horaires des vols effectués (en heure locale) : 

AF1878 : départ de Paris-Charles de Gaulle à 09h20, arrivée à Cracovie à 11h25 ; 

AF1879 : départ de Cracovie à 12h15, arrivée à Paris-Charles de Gaulle à 14h30. 

 

Transavia ouvre un Paris – Ouarzazate

Air Journal 25/07/2019

La compagnie aérienne low cost Transavia France lancera à l’automne une nouvelle liaison entre Paris-Orly et Ouarzazate, sa onzième destination au Maroc.

A partir du 7 novembre 2019, la filiale d’Air Francespécialisée dans le vol pas cher proposera deux vols par semaine entre sa base à Paris-Orly 3 et l’aéroport d’Ouarzazate, opérés en Boeing 737-800 de 189 sièges. Les départs sont programmés jeudi à 13h25 (arrivée à 17h00) et dimanche à 13h50 (arrivée à 17h25), les vols retour quittant le Maroc jeudi à 17h45 (arrivée à 21h05) et dimanche à 18h10 (arrivée à 21h30). Transavia sera en concurrence avec Royal Air Maroc sur cette route proposée à partir de 64 euros aller simple ; la ville est également desservie depuis la France par Ryanair (au départ de Bordeaux et Marseille).

Cette nouveauté porte à 11 le nombre de destinations marocaines desservies par Transavia. Avec 2 millions de sièges offerts au départ de la France vers le Maroc, soit une croissance de 14% de l’offre par rapport à 2018, le Maroc reste le premier pays desservi en termes de capacité (en sièges kilomètres offerts) pour l’année 2019 selon son communiqué.

Nicolas Hénin, Directeur Général Adjoint Commercial et Marketing pour Transavia France, déclare : « Après l’ouverture de la ligne Paris-Nador en avril dernier, nous sommes très heureux de proposer aujourd’hui une onzième desserte au départ de Paris-Orly vers le Maroc ! Nous sommes convaincus que la ville de Ouarzazate, porte d’entrée du désert, saura séduire notre clientèle à la recherche de dépaysement. L’ouverture de cette nouvelle destination vient renforcer notre développement au Maroc et confirme notre statut de première compagnie low-cost entre la France et le Maroc ».

Après Nador, Brindisi, Kos, Zakynthos, Port-Mahon et Rhodes, Ouarzazate est la 7ème ouverture de ligne proposée par Transavia au départ de Paris-Orly cette année. « Surnommée la porte du désert, la ville de Ouarzazate offre un mélange d’oasis couleur caramel, de kasbahs, de dunes et de vallées florissantes. De la promenade à cheval aux caravanes à dos de dromadaire, du Quad au Buggy dans les dunes au Sand Surf, de la flânerie dans les Souks et Kasbah aux visites des Studios de Cinéma, la ville et sa région regorgent d’activités et de paysages à couper le souffle. Ses décors naturels attirent même les plus grands producteurs et réalisateurs cinématographiques de Hollywood ». 

 

Aigle Azur arrête Marseille-Dakar

DéplacementsPros 24/07/2019

La compagnie française se réorganise à Marseille mais confirme sa liaison Paris-Bamako.

Aigle Azur stoppe la ligne Marseille-Dakar à compter du 29 juillet, desserte opérée deux fois par semaine. La compagnie française recentre cet été ses «opérations moyen-courriers vers l’Algérie, le Liban, le Portugal, la Russie et l’Ukraine, marchés où la demande reste la plus forte (…) le réseau long-courrier demeurant quant a lui inchangé». 

«La suspension des vols entre Marseille et Dakar sur la deuxième moitié de l’été (29 juillet au 16 septembre) est d’abord due à une demande beaucoup plus faible sur cet axe par rapport à d’autres, et au retrait imprévu d’un des appareils de type A320 de la flotte d’Aigle Azur début juin, notamment induite par la crise des 737 Max», précise la compagnie aérienne.  

Aigle Azur annonce enfin que son programme sur la deuxième moitié de l’été à Marseille – où elle a doublé sa présence ces douze derniers mois et base à l’année deux avions de type A320 – se voit renforcé sur ses autres destinations, notamment algériennes, sans oublier ses dessertes directes régulières vers Moscou et Beyrouth. 

Sur Bamako, avec l’arrêt de la desserte de Corsair avec laquelle elle opérait ainsi en quotidien en code-share, Aigle Azur a par ailleurs annoncé qu’elle maintenait la ligne, à raison de quatre fréquences hebdomadaires à l’année. 

Pour rappel, deux appareils d’Aigle Azur de type A320 sont aujourd’hui exploités par la TAP, appareils qu’Aigle Azur réintégrera dans sa flotte dans les prochains mois. Aigle Azur, seconde compagnie aérienne française, est détenue par HNA (48%), David Neeleman (32%) et Lu Azur (20%).  

 

Les Airbus A350 d’Iberia augmentent la satisfaction des passagers

Air Journal 24/07/2019

La satisfaction des passagers de la compagnie aérienne Iberia sur la ligne entre Madrid et New York a augmenté de 10% depuis l’introduction il y a un an de ses Airbus A350-900.

Déployé depuis aout 2018 entre sa base à Madrid-Barajas Adolfo Suarez et l’aéroport de New York-JFK, l’A350-900 de la compagnie nationale espagnole semble faire l’unanimité. Chez les passagers d’abord : après un an d’opération, l’indice de satisfaction a augmenté de 10% par rapport à son prédécesseur l’A340-600, les plus haut scores étant enregistrés par le confort de la cabine. La configuration intérieure de l’A350, avec ses cuisines intégrées, a permis selon le communiqué d’Iberia de « laisser plus de place aux passagers », avec des sièges et des couloirs plus larges, et plus de place pour les bagages à main dans les trois classes. Le système de ventilation « avec filtres d’ozone renouvelle complètement l’air de la cabine toutes les deux à trois minutes, tout en augmentant l’humidité de la cabine de 11% à 16% », tandis que l’avion dispose de « sept zones de température contrôlées indépendamment, ainsi que d’une fenêtre panoramique pour chaque rangée de sièges et d’un éclairage LED ». La perception du confort du siège est en hausse de 3%, et les moteurs Rolls-Royce Trent XWB équipant l’A350-900 en font « l’avion de ligne le plus silencieux du marché – un autre atout majeur pour les passagers » selon Iberia.

La compagnie de l’alliance Oneworld met aussi en avant les progrès opérationnels permis par le nouvel appareil : ils utilisent en moyenne 30% de carburant en moins que les A340 (avec une réduction similaire des émissions de gaz à effets de serre), et les temps de vol vers l’Amérique du nord et l’Amérique latine « ont été réduits de 15 minutes en moyenne ». Iberia déploie actuellement ses A350-900 vers New York donc, Chicago et Buenos Aires, avant de les envoyer à Bogota fin octobre.

Iberia a déjà mis en service cinq des vingt Airbus A350 attendus ; ils sont configurés pour accueillir 31 passagers en classe Affaires, 24 en Premium et 293 en Economie (348 sièges). Son carnet de commandes inclut aussi douze A320neo supplémentaires ainsi que quatre A321neo et huit A321XLR.

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