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Revue de presse 11 décembre :  •Comment Aigle Azur a réinventé son modèle économique  •Feu vert du Sénat à une baisse des taxes aéroportuaires pour les passagers en correspondance  •Aérien : la notion de compagnie européenne est désormais une réalité

Revue de presse 11 décembre : •Comment Aigle Azur a réinventé son modèle économique •Feu vert du Sénat à une baisse des taxes aéroportuaires pour les passagers en correspondance •Aérien : la notion de compagnie européenne est désormais une réalité

Au sommaire :

  • Feu vert du Sénat à une baisse des taxes aéroportuaires pour les passagers en correspondance
  • Aérien : la notion de compagnie européenne est désormais une réalité
  • Comment Aigle Azur a réinventé son modèle économique
  • Aigle Azur veut devenir la compagnie de référence à Paris-Orly
  • Air Transat ajoute le réseau TGV Air à son offre
  • Aéroport de Marseille : +6,5% en novembre
  • Trafic low cost record à l’aéroport de Bordeaux en novembre
  • ADP finance Innov’ATM qui optimise le trafic des avions et drones
  • Amazon et ses magasins sans caisse partent à l’assaut des aéroports
  • Vol aller raté, retour annulé : une pratique bientôt interdite ?
  • Enjeux climatiques et développement du transport aérien

 

Feu vert du Sénat à une baisse des taxes aéroportuaires pour les passagers en correspondance

Boursorama / AFP – 10/12/2018

Le Sénat a adopté lundi, dans le cadre du projet de budget pour 2019, un amendement du gouvernement visant à permettre une baisse de la taxe d’aéroport pour les passagers en correspondance, afin de renforcer la compétitivité des aéroports français.

La taxe d’aéroport finance les coûts de sécurité et de sûreté. Elle fait l’objet d’un tarif spécifique à chaque aéroport.

Le taux d’abattement pour les passagers en correspondance – pour lesquels le coût de sûreté est moindre – est fixé en France sous un plafond de 40% depuis le 1er avril 2013, alors qu’un certain nombre d’aéroports étrangers pratiquent des taux d’abattement supérieurs.

La mesure votée en première lecture par le Sénat dans le cadre de l’examen des “articles non rattachés” du projet de loi de finances, permet qu’il puisse désormais être fixé entre 40 et 65%.

Pour le gouvernement, il s’agit de “renforcer la compétitivité des plateformes françaises de correspondance, notamment celles de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Lyon Saint-Exupéry et des principaux aéroports situés outre-mer”.

La mesure a été proposée dans le cadre des assises nationales du transport aérien.

Le 29 novembre, lors de l’examen de la partie “recettes” du budget, le Sénat avait déjà adopté un amendement similaire de Vincent Capo-Canellas (centriste), contre l’avis du gouvernement qui l’avait alors considéré “prématuré”.

M. Capo-Canellas a jugé “de bon augure” l’amendement du gouvernement.

 

Aérien : la notion de compagnie européenne est désormais une réalité

La Tribune – 11/12/2018

Le nouveau règlement de l’AESA, l’agence européenne de la sécurité aérienne, autorise les groupes de transport aérien assurant des opérations dans plusieurs pays de demander un certificat de transport aérien européen.

Pouvoir plus facilement s’échanger des avions, du personnel navigant entre les compagnies aériennes européennes appartenant à un même groupe, et donc faciliter les opérations et les synergies… Depuis la mise en place en septembre dernier du nouveau Règlement de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), de tels échanges sont désormais possibles pour tous les acteurs du transport aérien qui ont des opérations dans plus d’un État, comme c’est le cas pour Air France-KLM, IAG (British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling, Level), le groupe Lufthansa (Lufthansa, Swiss, Austrian, Brussels Airlines, Eurowings) mais aussi pour Wizzair, Ryanair, Easyjet….

Choisir l’AESA comme autorité de tutelle
Un peu à la manière d’Airbus, ce Règlement donne, en effet, la possibilité à des opérateurs aériens de choisir l’AESA comme autorité de tutelle pour la surveillance, la certification et le contrôle de l’ensemble de leur activité, et non la direction de l’aviation civile de chaque pays dans lequel chaque compagnie d’un groupe aérien assure des opérations.

Par conséquent, les groupes de transport aérien qui souhaiteraient s’engager dans cette voie disposeraient pour chacune de ses entités d’un certificat de transport aérien (CTA) européen, et non plus d’un CTA pour chaque compagnie comme c’est le cas aujourd’hui. Selon Patrick Ky, le directeur général de l’AESA, trois opérateurs ont demandé de travailler à l’agence européenne.

« Le véritable intérêt (pour les groupes aérien, ndlr), c’est l’interopérabilité des équipages et des avions ; si vous avez une structure commune avec une tutelle commune, tout devient interopérable. C’est un gain significatif pour les compagnies », a indiqué la semaine dernière Patrick Ky devant l’association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE).

Et de préciser :

« Nous travaillons avec un groupe qui a sept CTA et chacune des compagnies a des avions enregistrés dans un pays, des équipages dédiés », qu’elle ne peut échanger avec d’autres compagnies du même groupe, « alors que les achats sont communs, les cockpits identiques, la formation des pilotes commune, les procédures de sécurité aussi. »

Nécessité d’avoir des règles et des procédures homogènes
Pour autant, une telle décision ne serait pas sans difficulté pour les opérateurs. « Cela demanderait une homogénéité des procédures et des manuels de vols, des règles d’exploitation entre chaque compagnies », explique un observateur, qui semble difficile dans des groupes qui n’ont pas fusionné leurs différentes compagnies, en raison du risque commercial que fait courir la disparation d’une marque – le poids des marques est très fort en Europe -, mais aussi du risque de perdre des droits de trafic.

Par exemple, si Air France avait souhaité absorber KLM et faire disparaître la marque batave pour créer une compagnie unique Air France, elle aurait pris le risque de perdre les droits de trafic de KLM entre les Pays-Bas et les pays tiers.

Risque sur les droits de trafic ?
Du coup, la mise en place d’un certificat de transport aérien européen peut-il avoir une incidence sur les droits de trafic dont disposent les compagnies entre leur pays d’origine et les pays tiers (hors accord de ciel ouvert entre l’UE et les dits pays tiers) ?

Par exemple, si Air France n’avait plus son CTA français, la compagnie pourrait-elle perdre ses droits de trafic entre la France et les pays tiers. Non, répondent l’AESA.

« Les droits de trafic ne sont pas liés aux CTA. Les CTA sont une approbation en termes de sécurité aérienne des opérations. Les droits de trafic sont liés à une autre réglementation. Ce sont deux choses complètement séparées en droit », assure Patrick Ky. L’AESA travaille néanmoins sur ce point avec les services juridiques de la Commission européenne.

La direction générale de l’aviation civile (DGAC) va dans le même sens. « Il y a l’obligation d’inscrire dans les accords bilatéraux une clause de désignation qui donne la possibilité à toutes les compagnies européennes d’assurer des services aériens entre un pays européen et un pays tiers dès lors qu’elles sont établies dans le pays européen concerné », fait-on valoir.

 

Comment Aigle Azur a réinventé son modèle économique

L’Echo Touristique – 06/12/2018

Pour optimiser son réseau, notamment long-courrier, Aigle Azur mise sur les synergies entre les compagnies. Notamment celles de ses actionnaires mais aussi grâce à de nouveaux partenariats.
« Il y a un an, la compagnie Aigle Azur, c’était seulement des vols vers l’Algérie et un peu le Portugal. Désormais on est en train de réinventer notre modèle économique. » En quelques mots, Tiago Martins, le directeur commercial d’Aigle Azur résume bien l’année folle que vient de vivre sa compagnie. Après plus de 70 ans de stratégie affinitaire, l’arrivée de Frantz Yvelin comme nouveau président, en août dernier 2017, a métamorphosé la deuxième compagnie française.

Depuis elle a trouvé un nouvel actionnaire de poids (en plus de HNA), avec David Neeleman, et s’est lancée sur le long-courrier, vers Sao Paulo et Pékin. Naturellement les premiers alliés naturels d’Aigle Azur sont désormais Hainan Airlines (qui appartient à HNA) et Azul Brazilian Airlines (fondée par David Neeleman).

Plus d’un tiers des passagers en correspondance sur le long-courrier
« Forcément quand on a la chance d’avoir deux alliés comme cela… Nous aurions eu tort de nous en priver », appuie Frantz Yvelin. Et les premiers chiffres confirment cette nouvelle stratégie. « Plus de 40 % de nos passagers poursuivent vers une autre ville après Sao Paulo. A Moscou, ce sont 45 % des passagers grâce à notre alliance avec S7. » Grâce à Azul, la compagnie française propose entre 18 et 35 villes en connexion au Brésil en fonction des jours.

A Orly, Aigle Azur « est en partenariat avec la quasi-totalité des compagnies », poursuit Tiago Martins. Notamment Corsair vers Bamako et avec Air Caraïbes, vers les archipels caribéens. « On croit beaucoup au pavillon français. On a voulu faire du gagnant-gagnant, précise le directeur commercial. Sur le marché malien, c’était une route qui perdait de l’argent. Depuis que l’on a mis les A330 c’est une des routes les plus rentables. »

« S’allier pour proposer quelque chose de nouveaux aux clients », c’est désormais la force d’Aigle Azur. « Nous voulons être le point de connecting à Paris », assure le directeur commercial.

Des comptes bientôt à l’équilibre
Cette année, la compagnie devrait transporter 2 millions de passagers. Avec un chiffre d’affaires de 310 millions d’euros, «l’Ebitba sera positif et les résultats à l’équilibre », selon Frantz Yvelin. « Nous avons demandé beaucoup d’efforts en terme de productivité à nos salariés lors de nos dernières négociations. Nous avons aussi augmenté les salaires. Si nous n’avions pas fait ces réformes, nous n’aurions pas survécu à la montée du pétrole. »

L’année prochaine, Aigle Azur souhaite consolider son « marché parce que nous avons fait beaucoup de choses. Il faut donner envie aux actionnaires de nous suivre ». Si tout se passe bien, cela permettra de renforcer programme actuel et sans doute d’ouvrir une nouvelle route.

« Nous souhaitons également refaire le site internet en avril, car les ventes directes représentent seulement 25 %, ce qui est encore trop peu. Il nous faut être moins dépendant des GDS », précise Tiago Martins. Autre projet d’Aigle Azur, la refonte de son programme de fidélité.

 

Aigle Azur veut devenir la compagnie de référence à Paris-Orly

Déplacements Pros – 06/12/2018

La stratégie de la compagnie aérienne conduite par Frantz Yvelin commence à porter ses fruits. Les partenariats conclus avec d’autres transporteurs et l’ouverture de lignes vers la Chine et le Brésil devraient, de plus, séduire de nombreuses entreprises.
La 2e compagnie aérienne française, hors groupe Air France, a le vent en poupe. Une bonne nouvelle pour le monde du voyage d’affaires puisque le transporteur propose plusieurs destinations intéressantes pour les entreprises. Après avoir réalisé un chiffre d’affaires de 240 millions d’euros en 2017, Aigle Azur devrait atteindre cette année un chiffre compris entre 310 et 315 millions d’euros. “L’EBITDA sera positif et nous serons presque à l’équilibre” , affirme son Président, Frantz Yvelin. Cette croissance est le fruit d’une nouvelle organisation, d’une stratégie de partenariats ambitieuse et d’un investissement sur le long-courrier.

Jusqu’à présent, le transporteur était connu pour ses moyen-courriers au départ de Paris, Lyon, Marseille et Toulouse à destination de plusieurs aéroports algériens et portugais, de Bamako, de Berlin ainsi que de Beyrouth. Aigle Azur a dernièrement ouvert une ligne domestique Paris- Nantes, mais aussi un Paris-Milan en septembre dernier.

São Paulo, une ville stratégique pour les entreprises
Suite à l’acquisition de deux Airbus A330-200, le transporteur a également ouvert deux routes long-courriers sur la Chine vers Pékin et, grâce à son partenaire Hainan Airlines, vers Xi’An. Depuis juillet, Aigle Azur propose également un Paris-Orly – Viracopos, situé à environ 1h30 de São Paulo. “Cette route connaît un réel succès “, s’enthousiasme Frantz Yvelin, à tel point que la compagnie envisage de passer de 4 à 5 vols par semaine.

De son côté, Tiago Martins, Directeur Commercial & Marketing d’Aigle Azur précise : “A ce jour, 40% de nos passagers sur São Paulo poursuivent leur route vers l’une des 35 villes brésiliennes desservies par notre partenaire Azul. La part de voyageurs d’affaires représente 8% des passagers et nous visons les 12% à terme”. Un objectif qui semble atteignable tant la destination est liée aux affaires. L’ensemble du CAC 40 est présent au Brésil. Au total, 800 filiales françaises y sont implantées et São Paulo, la plus grande ville d’Amérique du Sud, est un centre financier de premier rang dans cette région du monde. “Nous souhaitons également viser les entreprises qui n’ont pas les moyens de faire voyager leurs collaborateurs en classe Affaires” , ajoute Tiago Martins. “Nous testons par exemple une solution qui permet d’identifier un voyageur d’affaires présent en classe économique afin de lui proposer une place libre en classe Affaires pour 600 euros de plus”.

De solides partenariats
La proposition de valeur d’Aigle Azur réside en grande partie sur ses partenariats. A Viracopos, les clients peuvent donc bénéficier du lounge d’Azul et de ses vols domestiques. Sur le Paris-Bamako, il est possible de partir avec Aigle Azur et de revenir avec Corsair. Cette route est d’ailleurs devenue l’une des plus rentables pour la compagnie qui a par ailleurs noué des accords code share avec Air Caraïbes pour desservir les Antilles et la Guyane, avec S7 airlines pour relier Moscou et de nombreuses villes russes ainsi qu’avec la TAP pour rejoindre le Portugal ou quelques-unes de ses 81 destinations.

2019, l’année charnière
D’une manière générale, Aigle Azur compte s’adresser de plus en plus aux voyageurs d’affaires qui représentent déjà une part importante sur certaines destinations comme l’Algérie et Pékin. Les PME feront partie des cibles prioritaires sur les vols moyen et long-courriers. Aussi, la compagnie va proposer davantage d’options payantes pour rendre les voyages plus confortables en classe économique. “Notre programme de fidélité Azur Plus va être totalement transformé et depuis le mois de juillet, nous sommes référencés par toutes les TMC. Nous allons mettre en place des avantages spécifiques afin de développer cette cible”, ajoute Tiago Martins.

2019 sera donc l’année de la consolidation pour Aigle Azur qui envisage d’ouvrir deux nouvelles routes. Un nouveau site Internet verra le jour en avril prochain et devrait aider la compagnie à augmenter ses ventes directes afin d’être moins dépendant des GDS.

 

Air Transat ajoute le réseau TGV Air à son offre

Air Journal – 11/12/2018

En partenariat avec la SNCF, la compagnie canadienne Air Transat offre désormais aux passagers provinciaux le service TGV Air combinant train et avion pour se rendre au Canada au départ de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.
Rattaché à un vol d’Air Transat au départ de Paris, TGV Air permet aux passagers du transporteur aérien d’utiliser le réseau TGV au départ de 18 villes françaises (et aussi de Bruxelles) pour compléter leur trajet.

Le service offert par Air Transat et la SNCF est simple et avantageux sur plusieurs plans : une seule réservation, une seule tarification et un seul billet. Il est disponible sur les GDS (système de réservation de billets) pour tous les départs à compter du 10 janvier 2019. Les voyageurs pourront faire leur réservation unique dans les agences de voyages physiques ou en ligne.

Les habitants de 18 villes françaises concernées (ainsi que les Bruxellois) peuvent rejoindre rapidement l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (gare TGV TN Paris-CDG 2), desservi par des vols directs d’Air Transat à destination de Montréal (tous les jours), Québec, Toronto et Vancouver. Selon leur date de départ, les passagers d’Air Transat auront aussi le choix entre le service TGV Air et un vol direct au départ de Nantes, Bordeaux, Marseille, Lyon et Bruxelles.

 

Aéroport de Marseille : +6,5% en novembre

Air Journal – 10/12/2018

L’aéroport de Marseille-Provence a vu passer le mois dernier 677.096 passagers, un trafic en hausse de 6,5% par rapport à novembre 2017 – et de 4,3% par rapport aux onze premiers mois de l’année dernière.
En novembre 2018, le trafic national local a progressé de 5,0% avec 289.822 passagers passant par l’aéroport marseillais, tandis qu’à l’international un total de 382.879 passagers locaux étaient enregistrés (+7,6%). Le trafic en transit a progressé de 15,4% avec 4395 passagers.

Les mouvements d’avions commerciaux à Marseille-Provence en novembre sont en hausse de 3,2% à 7244 (+4,2% sur les vols nationaux, +2,3% sur l’international). Mais en incluant les vols non-commerciaux, qui ont reculé de 17,4% le mois dernier, le total des mouvements d’avions est en hausse de seulement 0,1% par rapport à novembre 2017.

Sur les onze premiers mois de l’année 2018, Marseille-Provence a vu son trafic gagner 4,3% avec 8.719.970 passagers enregistrés, avec une hausse de 2,3% sur les vols nationaux et de 6,1% sur l’international. Le trafic en transit a reculé de 23,4% depuis le début de l’année.

Enfin l’aéroport marseillais enregistre une hausse de 7,8% du fret en novembre (5239 tonnes), et de 1,3% depuis début 2018 (51.840 tonnes). Le trafic poste recule de 21,1% en novembre et de 25,3% depuis le début de l’année.

 

Trafic low cost record à l’aéroport de Bordeaux en novembre

Air & Cosmos – 07/12/2018

L’aéroport de Bordeaux-Mérignac a accueilli 450 000 passagers ce mois-ci soit une hausse de trafic de 11,3% par rapport à 2017.
La barre des six millions de passagers, atteinte en 2017 en toute fin d’année, a déjà été passée avec un mois d’avance et l’aéroport a, depuis janvier, accueilli plus de 6,3 millions de passagers.

Le trafic low cost est le principal moteur de cette croissance, avec un mois de novembre où il a connu un record de croissance de 28,3%.
Avec 230 000 passagers sur le mois, il représente plus de la moitié du trafic.
Les trois compagnies leader sur ce créneau à Bordeaux, affichent elles aussi de très fortes hausses de trafic : Volotea (+50%), Easyjet (+27,8%), Ryanair (+27,7%).
Le trafic international confirme la tendance générale, avec un 216 000 passagers (+22,2%).
Le trafic national atteint une croissance de 2,9% avec 234 000 passagers.

 

ADP finance Innov’ATM qui optimise le trafic des avions et drones

Les Echos – 10/12/2018

La start-up toulousaine développe des solutions d’optimisation du trafic aérien sur les aéroports et de contrôle des drones, qui utilisent l’intelligence artificielle. Elle vient de lever 1 million d’euros auprès du groupe Aéroports de Paris (ADP) et du fonds IRDInov.
Fondé par deux ex-ingénieurs de Thales, Stéphane Bascobert et Amine Karray, Innov’ATM crée des solutions d’optimisation du trafic aérien exploitant l’intelligence artificielle. La start-up toulousaine vient de lever 1 million d’euros auprès du groupe ADP et du fonds d’amorçage régional IRDInov, qui avait injecté 500.000 euros en 2016 . Elle pourra ainsi accélérer son développement commercial en Asie et en Amérique latine, et poursuivre la R&D de ses solutions de trafic aérien et de surveillance des drones.

Les aéroports étant menacés d’engorgement, il faut optimiser les arrivées et les départs d’avions. Sa solution SkyKeeper fusionne les données de vols des compagnies, de l’aéroport et du contrôle aérien avec un logiciel d’optimisation pour prévoir les atterrissages plus d’une heure à l’avance, au lieu de 30 minutes avec les outils actuels. Les contrôleurs aériens peuvent ainsi changer l’ordre d’arrivée des appareils avant leur descente, les turbulences générées par un gros-porteur nécessitant d’attendre 4 minutes entre deux atterrissages. La société a vendu sa solution à la DGAC, à l’aviation civile suisse et au Groupe ADP qui l’utilise à Roissy.

Sites sensibles
Pour les drones, Innov’ATM codéveloppe deux solutions avec le Groupe ADP et la DGAC. Elles seront prêtes fin 2019. Le logiciel Hologuard, testé à Roissy, surveille leur intrusion sur les sites sensibles, en utilisant des capteurs de radiofréquence, des caméras, des radars et un algorithme d’apprentissage automatique. « Le logiciel fusionne les informations, évite les fausses alertes en distinguant un drone d’un oiseau et évalue le niveau de menace », explique Amine Karray, directeur général. La deuxième solution, Hologuide, expérimentée aux aéroports de Roissy et de Strasbourg, permet aux pilotes de drones d’adresser leur demande de vol aux autorités et d’éviter les collisions.

LA LEVÉE DE FONDS
Date de création : 2014
Fondateurs : Stéphane Bascobert (à droite) et Amine Karray (à gauche)
Montant : 1 million d’euros
Effectif : 15 personnes
Secteur : trafic aérien

 

Amazon et ses magasins sans caisse partent à l’assaut des aéroports

La Tribune – 07/12/2018

Le numéro un mondial de la distribution en ligne entend implanter ses magasins sans caisse dans les aéroports américains afin de profiter de la clientèle des voyageurs pressés.
Après en avoir implanté quelques-uns en ville, Amazon envisage désormais d’introduire ses magasins sans caisse dans les grands aéroports américains. Selon Reuters, qui cite des documents officiels et une personne informée de ce projet, cette ambition permettrait au groupe de Jeff Bezos de poursuivre le développement de son concept de magasin automatisé sans caisse, Amazon Go.

L’agence a rappelé que la division du groupe spécialisée dans l’informatique dématérialisée (“Cloud”), Amazon Web Services, serait déjà en contact avec divers aéroports pour d’autres activités. Une personne ayant connaissance du dossier a précisé que le géant américain avait détaché l’un de ses employés sur le projet.

Pour faire ses courses dans Amazon Go, les consommateurs doivent télécharger une application, qui sert d’abord à ouvrir le portillon à l’entrée du magasin. L’application, associée à une carte de crédit, sert de panier virtuel. Des capteurs détectent et comptabilisent virtuellement les produits pris ou reposés par les clients pendant qu’ils font leurs courses. Une fois les achats terminés, la facture détaillée est ensuite envoyée sur les boîtes mail des clients.

Déjà sept magasins Amazon Go
Amazon utilise déjà ce dispositif d’automatisation de ce type depuis plusieurs mois, dans sept magasins connectés Amazon Go à San Francisco, Seattle et Chicago, où sont principalement vendus des produits alimentaires. Selon un article du Wall Street Journal publié le 2 décembre dernier, Amazon, qui avait racheté la chaîne de magasins bio Whole Foods, pour 13,7 milliards de dollars en juin 2017, serait en train de tester sa technologie de paiement sur des surfaces plus étendues. L’agence Bloomberg avait également révélé, en septembre dernier, que le géant américain envisageait d’ouvrir jusqu’à 3.000 magasins sans caisse Amazon Go, d’ici à 2021.

Le premier magasin lancé en grande pompe en janvier 2018, situé dans le centre-ville de Seattle, avait nécessité un investissement de plus d’un million de dollars pour le seul matériel informatique. Lors de la publication des résultats trimestriels fin juillet, le géant de l’e-commerce avait affiché le meilleur bénéfice trimestriel de son histoire, en franchissant la barre des 2 milliards de dollars.

Carrefour et Casino inspirés par le modèle
Sur le modèle d’Amazon Go, le français Carrefour a également prévu d’ouvrir en mars 2019 un magasin automatisé de 56 m² destiné uniquement aux employés du siège du groupe, à Massy en Essonne. Le supermarché fonctionnerait grâce à des caméras équipées d’un système de reconnaissance faciale, selon une récente information du magazine Linéaires. En octobre dernier, le groupe Casino a, quant à lui, ouvert un magasin, « Le 4 » situé avenue Franklin Roosevelt à Paris, sans caissier ni caissière. Une application mobile doit être utilisée pour entrer, payer ses achats et quitter les lieux.

Pourtant, les consommateurs français ne verraient pas d’un très bon œil cette nouvelle manière de faire ses courses. Selon un sondage d’Opinion Way pour Diebold Nixdorf, dévoilé en début 2017, 60% d’entre eux déclaraient ne pas vouloir faire leurs courses dans un magasin du type Amazon Go.

 

Vol aller raté, retour annulé : une pratique bientôt interdite ?

Les Echos – 10/12/2018

Plusieurs associations européennes de consommateurs lancent des actions coordonnées pour dénoncer la clause de « no show » des compagnies aériennes.
Coincé dans les embouteillages, vous ratez votre vol ? Ou, finalement, vous trouvez un autre moyen que l’avion pour rejoindre votre destination ? On appelle cela le « no show », un anglicisme qui désigne l’absence d’un passager à l’embarquement.

Dans la plupart des compagnies aériennes, ce « no show » a une conséquence immédiate : l’annulation du billet retour du passager. Les compagnies, qui proposent généralement des tarifs plus avantageux pour un aller-retour plutôt qu’un aller simple, considèrent que le contrat avec le passager a été rompu.

Lettre à Bruxelles
Cette pratique est aujourd’hui dénoncée par plusieurs associations européennes de consommateurs. « La clause de ‘no show’ est tout simplement injuste », s’indigne Monique Goyens, directrice générale du Bureau européen des consommateurs (BEUC), dans un communiqué publié ce lundi.

« Le passager a payé pour les billets et s’attend à pouvoir les utiliser. Vous pourriez avoir raté votre vol aller, ou avoir trouvé un meilleur moyen de vous rendre à un point B, il n’y a pas d’excuses pour les compagnies aériennes d’annuler le reste de votre billet », ajoute-t-elle.

Le BEUC, qui regroupe plusieurs associations nationales de défense des consommateurs, a lui-même envoyé une lettre à la Commission européenne pour lui demander d’interdire cette pratique.

Dans le détail, chaque compagnie a ses propres règles en cas de « no show ». Ainsi, chez Air France, le billet retour n’est pas annulé mais le passager doit payer un supplément de 125 à 500 euros lors du vol retour, comme le rapportait cet été « Le Monde ».

Des courriers envoyés à Air France
Deux organisations, aux Pays-Bas et en Grèce, ont annoncé un recours en justice contre la compagnie néerlandaise KLM, rapporte également le BEUC.

L’association de consommateurs « Which ? » a pour sa part envoyé des courriers préalables à une action similaire pour demander à Air France, KLM, Swiss, Qatar Airways, Emirates, BA, Virgin Atlantic, Flybe et Singapore Airlines de cesser de l’utiliser.

Le BEUC donne par exemple le cas d’un Belge qui avait raté son vol aller pour New York car sa femme avait accouché le même jour. Ne pouvant pas changer son billet, il avait acheté un aller simple à une date ultérieure. Au moment de prendre son vol retour, la compagnie a exigé un supplément de 2.000 euros pour le laisser embarquer.

 

Enjeux climatiques et développement du transport aérien

L’Humanité – 07/12/2018

En France, la part du transport aérien dans la consommation totale d’énergie était de 5% en 2014 contre 29% pour tous les autres moyens de transports réunis.

Mais, quand on effectue le calcul du bilan carbone par voyageur transporté, le bilan de l’aviation est plus négatif que celui du transport par la route. Réduire nos émissions de CO2 en France impliquerait donc de ne pas pousser à la croissance des transports aériens. Surtout là où l’avion ne fait pas gagner du temps par rapport au TGV. Il y a urgence à promouvoir des transports doux. Car les émissions mondiales de dioxydes de carbone ont encore augmenté de 2,7% en 2017.

L’actualité française étant essentiellement consacrée au conflit qui oppose les « gilets jaunes » à Emmanuel Macron et à son gouvernement, il est peu question en France cette semaine des travaux de la Cop 24 à Katowice pour tenter de mettre en place un plan mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il y a pourtant urgence. Selon le « Global Carbon Project », un contorsium scientifique international sous l’égide de l’université britannique d’East Anglia, la production de dioxyde de carbone émise par la combustion du pétrole, du charbon et du gaz a augmenté de 2,7% dans le monde en 2017. Les émissions cumulées de la Chine (28%), des Etats Unis (15%) et de l’Union européenne (9%) totalisent ainsi 54% des émissions mondiales. Mais on sait que le bilan imputable aux consommations en tous genres des Etats Unis et de l’Europe n’est pas totalement pris en compte du fait des délocalisations de productions dans des pays à bas coûts de main d’œuvre dont la Chine.

En France, Yannick Jadot et d’autres militants se réclamant de l’écologie se sont indignés de l’abandon par le gouvernement des hausses de taxes sur le gazole et l’essence pour 2019. Une fois de plus, on a sacrifié la transition écologique selon Jadot. Le chef de file des Verts pour l’élection européenne de mai 2019 ne semble pas voir que consacrer moins de 20% de l’argent prélevé sur les carburants pour verser une prime à la casse aux automobilistes qui changent de voiture contribue à augmenter les émissions globales de GES. Car il faut ici comptabiliser le surplus d’émissions de GES imputable à l’extraction supplémentaire de minerais pour la construction accélérée de ces nouvelles voitures. D’autant que, sur celles que l’on retire du marché en Europe, 3 à 4 millions sont revendues chaque année en Afrique. Au point que 25.000 véhicules d’occasion par jour arrivent parfois au port de Cotonou au Bénin avant d’être vendus dans différents pays de la région dont le Nigeria.

En 22 ans, entre 1990 et 2011, les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’Europe des 27 auraient diminué de 18% globalement, selon des chiffres en provenance de l’Agence européenne pour l’environnement qui datent de 2013. Mais ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de prudence dans la mesure où les pays d’Europe centrale n’ont rejoint l’Union européenne qu’en 2004, voire 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie. Toujours selon cette source, les émissions de l’agriculture étaient en recul de 23% sur cette période de 22 ans, celles de la production énergétique de 24%, celles des « procédés industriels » de 28%. Mais ce dernier chiffre est plus que discutable dans la mesure où l’Europe n’a cessé de délocaliser des productions industrielles, voire agricoles, dans des pays lointains à bas coûts de main d’œuvre durant ces années là.

Le lourd bilan carbone des avions et des paquebots
Le bilan global des transports en Europe, toutes activités confondues, est en hausse de 19% durant ces 22 années. Mais celui de l’aviation internationale et des transports maritimes augmente de 66% durant la même période. Là encore, nous avons pour partie le résultat de l’augmentation des échanges internationaux imputables aux délocalisations industrielles et aussi à celles d’orientations discutables comme la multiplication des croisières en paquebot et le développement du low cost dans l’aviation civile. Le tout avec des carburants très polluants et détaxés de surcroît pour cause de réduction des coûts dans le cadre d’une concurrence mondiale fondée sur le dumping social , fiscal et environnemental.

Il y a quelques semaines, nous faisions état des réflexions de deux militants du « Collectif aéronautique du PCF» sur la situation économique de cette industrie qui a beaucoup délocalisé ses activités depuis de nombreuses années. Elle ne crée que peu d’emplois en France tandis que les recherches sur la réduction du bilan carbone des avions mis en circulation avancent trop lentement. D’ici 2050, selon certaines sources, le transport aérien chercherait à réduire de moitié ses émissions de CO2 par voyageur transporté par rapport à 2005. Au niveau mondial, elles sont aujourd’hui comprises entre 2 et 3% des émissions totales de CO2. C’est autant que l’informatique actuellement. Mais, comme certains prévisionnistes envisagent que l’on passera de 2 milliards de passagers transportés annuellement en 2005 à 16 milliards en 2050, le bilan carbone du transport aérien pourrait augmenter de manière insoutenable.

Incertitudes concernant l’avion à propulsion électrique
La situation actuelle du transport aérien nous montre aussi qu’il est devenu illusoire de croire qu’il est encore possible d’avoir une croissance infinie dans un monde fini. Certes, un petit biplace construit par Airbus et pesant 550 kilos a traversé la Manche en 2015. Certes, selon certaines sources, la startup américaine Wrigth Aviation prévoit de faire voler un avion électrique de neuf places l’an prochain et travaille avec Easyjet pour un avion régional de 100 places à l’horizon 2030 sur des liaisons ne dépassant pas 500 kilomètres. On ne peut que douter de l’utilité de ce genre de projet quand le TGV permet de parcourir cette distance en deux heures aujourd’hui.

De son côté, Safran (anciennement SNECMA) a signé un accord avec Turbotech qui travaille sur une gamme de turbomoteurs pour l’aviation légère. Cette petite entreprise a été créée en Bretagne par quatre anciens salariés de Safran. Après avoir mis au point un premier démonstrateur, ils espèrent pré-commercialiser une dizaine de turbomoteurs en 2019 auprès des avionneurs, avec une mise sur le marché en 2020. On verra ce qu’il en adviendra. Mai, comme nous le confiait récemment Michel Sturaro, membre du « Collectif aéronautique et spatial du PCF», il est « difficile de savoir aujourd’hui, quand on évoque la transition énergétique, si les entreprises seront prochainement capables de proposer autre chose que des moteurs thermiques pour le transport aérien».

Selon un calcul effectué par un cabinet d’expert, les émissions de gaz à effet de serre par passager et par kilomètre parcouru sont supérieures de 40% dans un avion rempli de voyageurs par rapport à celles d’une automobile diesel avec deux passagers. Mais, pour arriver à ce chiffre, le calcul a été effectué à partir d’un trajet total de 5.600 kilomètres afin de pondérer les phases de décollage-atterrissage de l’avion qui sont très émettrices de GES.

Comme les compagnies aériennes paient sur un an 116 milliards de dollars de taxes sur un chiffre d’affaires global de 750 milliards de dollars, on peut penser que les gouvernements qui encaissent ces taxes ne voient pas d’un mauvais œil le développement du transport aérien. C’est même pour ne pas freiner le développement du transport aérien que le Kérosène n’est toujours pas taxé dans un monde qui prétend lutter contre le réchauffement climatique.

Revue de presse 10 décembre :  “Taxer les vols domestiques” Karima Delli  • Une grève de pilotes chez Virgin Atlantic à Noël ? • Effondrement à Roissy : le procès pour quatre sociétés 14 ans après  • Ryanair se passe des syndicats en renforçant une filiale à très bas coûts en Pologne

Revue de presse 10 décembre : “Taxer les vols domestiques” Karima Delli • Une grève de pilotes chez Virgin Atlantic à Noël ? • Effondrement à Roissy : le procès pour quatre sociétés 14 ans après • Ryanair se passe des syndicats en renforçant une filiale à très bas coûts en Pologne

Au sommaire :

  • Brexit : le plan de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) face à un “no deal”
  • “Taxer les vols domestiques” Karima Delli
  • Ryanair se passe des syndicats en renforçant une filiale à très bas coûts en Pologne
  • Une grève de pilotes chez Virgin Atlantic à Noël ?
  • Air France-KLM : trafic en hausse de 3,3% en novembre
  • Effondrement à Roissy : le procès pour quatre sociétés 14 ans après
  • Air India quitte Amadeus : “de plus en plus de compagnies prêtes à se passer de GDS”

 

Brexit : le plan de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) face à un “no deal”

La Tribune 10/12/2018

Alors que les députés britanniques se prononceront mardi soir sur le “Traité de retrait” de l’Union européenne négocié avec Bruxelles, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) s’est préparée à une sortie du Royaume-Uni sans accord (“no deal”). Elle a même déjà trouvé une solution pour le secteur aéronautique pour la quasi-totalité des problèmes qu’engendrerait une telle situation.

“Nous sommes préparés au pire et nous avons des solutions pour 90% des sujets”, a déclaré la semaine dernière Patrick Ky, le directeur général de l’AESA, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE).
Si aucun accord sur le Brexit n’est trouvé, le Royaume-Uni deviendrait de facto un pays tiers. Aujourd’hui certifiées par les autorités britanniques, toutes les entreprises d’outre-Manche fournissant un service aux opérateurs de l’UE devront par conséquent l’être par l’AESA. Ce sera par exemple le cas de producteurs de pièces détachées, d’entreprises de formation ou encore des ateliers de maintenance britanniques qui s’occupent des avions de compagnies de l’UE qui atterrissent en Grande-Bretagne.

700 entreprises britanniques à certifier

La tâche est d’autant plus compliquée qu’il y a environ 900 entreprises britanniques qui fournissent des services à des entreprises européennes, dont 700 auront besoin d’un agrément de l’AESA pour continuer leur activité en cas de “no deal”.
Pour éviter de devoir les certifier en urgence dans la foulée du 30 mars, jour du Brexit, la Commission européenne a donné l’autorisation à l’AESA de répondre aux demandes de certification des entreprises britanniques. Déjà 200 d’entre elles ont été certifiées.

“C’est douloureux, mais nous nous donnons les moyens pour que cela se passe avec le moins de difficultés possible”, indique Patrick Ky.
En revanche, contrairement aux activités de production qu’elle peut certifier, l’AESA n’a pas de solution pour les PME britanniques qui assurent un travail de modification sur des avions européens (les modifications de cabines, par exemple), dont le travail sera certifié par l’autorité britannique mais pas par l’AESA.

“Nous devons certifier une entreprise qui fait par exemple du design de cabines d’avions, mais si elle n’est plus sous notre tutelle, elle sera certifiée par l’autorité britannique, mais pas reconnue par l’AESA”, explique Patrick Ky.

Rolls Royce a trouvé la parade
Le motoriste britannique Rolls Royce a d’ailleurs trouvé la parade. Le transfert récent de son activité de conception dans une usine allemande lui permet d’avoir des produits européens conçus en Europe. Ce point est fondamental car il évite au motoriste l’énorme casse-tête d’attendre que le Royaume-Uni renégocie les accords bilatéraux avec la multitude des pays à qui Rolls Royce vend des produits.

Reste à voir s’il y aura ou pas un accord sur le Brexit. En cas d’accord, il faudra négocier la question de la place du Royaume-Uni dans le ciel européen et son maintien ou pas dans l’AESA, en tant que membre associé comme l’est la Norvège. Si cette possibilité serait la plus simple pour tout le monde, elle n’est pas sans poser problème au Royaume-Uni.

“Cela signifierait certes que les règles de l’AESA s’appliquent au Royaume-Uni mais aussi que Londres s’engage à respecter les règles de la Cour européenne de justice (CEJ) puisque les règles de l’AESA sont interprétées par la CEJ. Or, l’une des lignes rouges du Royaume-Uni est de reprendre la main sur sa législation”, explique un bon connaisseur du dossier.

 

“Taxer les vols domestiques” Karima Delli

La Tribune 9/12/2018

Comment pourrait-il en être autrement, alors que son assiette est réduite à certains carburants et pas d’autres ? T

rois ans après les accords de Paris pour le climat, le déséquilibre persistant entre les différents carburants d’origine fossile est aberrant : on paie pour les voitures et camions, mais quasiment rien pour les avions et les bateaux ! Alors que s’ouvre la COP24 à Katowice en Pologne, il est grand temps que notre fiscalité écologique soit enfin cohérente.

À l’origine prévus pour être présents dans les accords de la COP21, les secteurs aériens et maritimes avaient réussi à en sortir en catimini, contre la promesse d’innover pour faire baisser leur taux d’émissions de CO2. Bilan des courses ? Rien ou si peu. Difficile dès lors d’accepter les efforts demandés, quand certains en sont exonérés sans plus d’explication.

Malgré sa part de 4 à 5 % du réchauffement climatique global, le secteur aérien reste fiscalement intouchable. Sans taxe sur le kérosène, avec une TVA réduite sur les vols intérieurs et inexistante sur les vols internationaux, le secteur prévoit sans surprise une croissance du trafic toujours plus folle. Et quand l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) se soucie du devenir de notre climat, c’est pour fixer des objectifs non contraignants aux compagnies aériennes, via l’accord Corsia de 2016.

Sans attendre la communauté internationale, la France pourrait pourtant être en cohérence avec ses déclarations. La preuve : l’Allemagne applique un taux plein de TVA aux vols intérieurs, afin de ne pas créer de concurrence déloyale avec le ferroviaire, dont un trajet émet 40 fois moins ; le Japon a d’ores et déjà introduit une taxe sur le kérosène. Pourquoi pas nous ?

L’autre grand oublié du combat contre le réchauffement est le maritime. Si l’Organisation maritime internationale (OMI) a fixé des objectifs au secteur, ils ne sont en rien contraignants, et, de facto, encore moins respectés ! Face aux 60 .000 décès par an et 58 milliards d’euros de dépenses de santé, l’Europe aurait pourtant tout intérêt à réguler enfin la fiscalité du carburant pour enrayer l’explosion du secteur.

 

Ryanair se passe des syndicats en renforçant une filiale à très bas coûts en Pologne

Air Journal 9/12/2018

Ryanair va renfporcer Ryanair Sun, une nouvelle filiale qui sera moins respectueuse des droits du travail, mais qui va renforcer sa compétitivité en Europe de l’Est. Elle exaspère ses salariés et ses syndicats en contournant les concessions accordées au cours d’une année de conflit syndical.

Tout en saluant les progrès réalisés dans la conclusion d’accords avec les syndicats européens sur l’amélioration des conditions de travail, la direction de Ryanair envisage l’expansion rapide de Ryanair Sun, enregistrée en Pologne, où le personnel est indépendant. Mais cette tentative n’est pas au goût de tout le monde, à commencer par les syndicats. Car ce modèle prive le personnel des droits du travail, tels que les congés de maladie payés, et bloque efficacement la représentation du syndicat, ont déclaré les représentants du personnel et des syndicats. « D’une part, Ryanair est en train de s’entretenir avec les syndicats pour leur montrer un nouveau visage socialement responsable », a déclaré Philip von Schöppenthau, secrétaire général du groupe pilote European Cockpit Association. « Mais en même temps, ils sont occupés à oeuvrer dans la direction opposée pour créer une entreprise potentiellement sans syndicat – par définition sans syndicat -, Ryanair Sun.»

Ryanair rétorque que de nombreux membres du personnel sont satisfaits du statut d’entrepreneur, ce qui leur confère une rémunération supérieure. La low cost indique que les contrats sont standard dans les compagnies aériennes polonaises et que l’expansion rapide de l’unité – de cinq à vingt avions l’année prochaine – ne serait pas possible si les conditions ne sont pas concurrentielles. « Ce n’est pas nécessairement le meilleur modèle de croissance du nombre de syndiqués, alors je m’attendais à ce que les syndicats disent des choses négatives … Mais regardez, c’est le fonctionnement du marché polonais », a déclaré le directeur du marketing, Kenny Jacobs.

Mais, les autorités polonaises ont réagi et enquêtent de leur côté sur un élément clé du plan, qui oblige les employés à passer par des contrats de travail indépendant. En effet, ils planchent sur une loi permettant aux entrepreneurs de s’affilier à des syndicats – et éventuellement de faire pression pour des concessions comme obtenus en Europe occidentale. Elle devrait entrer en vigueur en Pologne en janvier prochain.

Ryanair Sun n’opère actuellement qu’en Pologne, le plus grand marché de Ryanair en Europe de l’Est, et elle n’a pas précisé si elle envisageait d’élargir cette unité à d’autres marchés. Mais Michael O’Leary, chef de la low cost avait déclaré en juillet qu’il envisageait de développer Ryanair Sun et la division autrichienne Laudamotion« aussi rapidement que possible ». En octobre, il a déclaré aux investisseurs que ces deux entités seraient le moteur d’une grande partie de la croissance de la compagnie aérienne.

Avec plus de 200 avions en commande sur cinq ans, Ryanair a la capacité de transformer ces deux compagnies aériennes européennes de taille moyenne, capables avec d’autres moyens de transporter des dizaines de millions de passagers par an. Ryanair a désigné l’Europe centrale et de l’Est comme un marché clé pour sa croissance, où elle rencontre principalement une autre low cost, Wizz Air.

 

Une grève de pilotes chez Virgin Atlantic à Noël ?

Air Journal 8/12/2018

Un tiers des pilotes de la compagnie aérienne Virgin Atlantic pourraient se mettre en grève du 22 au 25 décembre 2018, si la direction persiste à ne pas reconnaitre leur syndicat PPU.

Après en avoir brandi la menace le mois dernier, le PPU (Professional Pilot Union) a annoncé que le principe d’une grève de ses quelque 400 pilotes pendant la semaine de Noël chez la compagnie britannique basée à l’aéroport deLondres-Heathrow avait recueilli 71,5% des suffrages lors d’un vote (participation de 72%). Et si la direction ne cède pas à ses revendications, de nouvelles grèves seront lancées du 30 décembre au 2 janvier et du 4 au 7 janvier. « Notre porte est – et a toujours été – ouverte à Virgin pour prendre les mesures nécessaires pour éviter toute perturbation aux voyageurs de Noël », souligne le syndicat dans un communiqué.

« Un petit nombre de nos pilotes ont voté pour une action revendicative. Notre priorité absolue est de veiller à ce que tous nos clients puissent continuer leur voyage comme prévu à Noël, et nous travaillons d’arrache-pied pour protéger tous leurs voyages », a réagi Virgin dans un communiqué.

Représentant plus du tiers des 1000 pilotes de Virgin Atlantic, le PPU essaie depuis deux ans d’être reconnu comme un égal du BALPA, mais la direction de refuse de négocier avec lui – et joue sur les différents entre les deux instances représentatives. Le PPU avait été formé en 2011 lors d’un conflit salarial et sur les conditions de travail, les pilotes désertant alors le BALPA accusé de ne pas bien les représenter. Mais en 2017, le nouveau syndicat a proposé à la compagnie d’abandonner certaines de ses revendications en échange d’une reconnaissance formelle – et donc de son entrée à la table des négociations.

Virgin Atlantic ne peut guère de permettre un arrêt de travail surtout durant les fêtes de fin d’année. Elle a fini l’année 2017 avec une perte avant impôts de 28,4 millions de livres, contre un bénéfice de 23 millions l’année précédente.

 

Air France-KLM : trafic en hausse de 3,3% en novembre

Air Journal 10/12/2018

Le groupe franco-néerlandais a accueilli le mois dernier 7,616 millions de passagers, un résultat en hausse de 3,3% par rapport à novembre 2017, avec un coefficient d’occupation en légère hausse. Les compagnies aériennes Air France et HOP! affichent ensemble +1,4% en nombre de passagers, tandis que KLM Royal Dutch Airlines a gagné 3,0% et la low cost Transavia 13,8%.

Les statistiques d’Air France-KLM pour novembre 2018 indiquent une hausse de 4,8% du trafic en PKT (passager kilomètre transporté), sur des capacités en SKO (siège kilomètre offert) en augmentation de 3,9%. Le coefficient d’occupation global du groupe, toutes filiales comprises, progresse de 0,7 point de pourcentage à 86,3%.

L’activité passage réseaux, regroupant les compagnies aériennes Air France, HOP! et KLM, a accueilli 6,741 millions de passagers en novembre, un résultat en hausse de 2,0% par rapport à l’année dernière. Le trafic en PKT gagne 3,8% ; il a moins progressé sur le moyen-courrier (+1,0%) que sur le long-courrier (+4,4%), dont dans ce dernier cas +5,8% sur l’Amérique du nord, +11,2% sur l’Amérique latine, +4,7% sur l’Asie, et +4,5% sur l’Afrique et le Moyen-Orient ; mais il recule de 0,9% sur les Caraïbes et l’Océan Indien. Les capacités en SKOdes trois compagnies ont gagné 3,0% le mois dernier, dont +1,0% sur le MC et +4,4% sur le LC (dont +4,7% vers l’Amérique latine mais -1,6% vers l’Afrique et le Moyen-Orient).

Le coefficient d’occupation global de l’activité passage réseaux gagne 0,7 point de pourcentage à 85,9%, dont 87,1% sur le long-courrier (+0,9 point, et un plus haut sur l’Asie à 90,1%) et 81,0% sur le court et moyen-courrier (-0,5 point). La recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) n’est pas mentionnée dans le communiqué publié ce vendredi.

Air France et sa filiale régionale HOP! ont accueilli en novembre 4,050 millions de passagers en novembre 2018, un résultat en hausse de 1,4%. Le trafic en PKT gagne 4,0% sur des capacités en SKO en hausse de 3,7% ; le coefficient d’occupation progresse de 0,3 point de pourcentage à 84,6%. Le court et moyen-courrier affiche 2,791 millions de passagers (+0,2%), avec une occupation à 78,5% (-0,9 point) ; le long-courrier a transporté 1,260 million de voyageurs (+4,3%), avec une occupation moyenne à 86,2% (+0,5 point).

KLM Royal Dutch Airlines a de son côté accueilli 2,691 millions de passagers le mois dernier (+3,0%), avec un trafic en PKT à +3,5% sur des capacités en SKO à +2,0% ; le coefficient d’occupation s’établit à 87,7% (1,2 point). Le court et moyen-courrier affiche 1,793 million de passagers (+2,6%), avec une occupation à 85,1% (+0,1 point) ; le long-courrier a transporté 898.000 voyageurs (+3,8%), avec une occupation à 87,7% (+1,2 point).

Transavia, la filiale low cost du groupe de l’alliance SkyTeam, a accueilli le mois dernier 875.000 passagers(+13,8%), avec une hausse de capacité (+17,9%) comme du trafic en PKT (+19,0%) ; le coefficient d’occupation gagne 0,8 point par rapport à novembre 2017 à 91,2%.
Enfin l’activité fret d’Air France-KLM a vu son trafic mensuel en TKT (tonne kilomètre transporté) gagner 0,8% le mois dernier, sur des capacités en hausse de 1,0% ; le taux de remplissage recule de 0,1 point de pourcentage à 65,2%. Dans le détail, le cargo Air France voit son taux de remplissage gagner 0,7 point à 60,1% sur un trafic en hausse de 4,8%, quand celui de KLM perd 0,7 point à 70,0% sur un trafic en baisse de 2,3%.

Sur les onze premiers mois de l’année, le groupe a accueilli 93,765 millions de passagers (+2,7% par rapport à la même période en 2017), avec un coefficient d’occupation moyen de 88,0% (+0,8 point de pourcentage). Air France et HOP! affichent 47,350 millions de clients (+0,4%), et KLM 31,482 millions de clients (+4,3%).

 

Effondrement à Roissy : le procès pour quatre sociétés 14 ans après

Le Dauphiné Libéré 10/12/2018

Un tronçon du terminal 2E de l’aéroport de Roissy s’était effondré en 2004, tuant quatre voyageurs : l’exploitant ADP et trois sociétés sont jugés à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

23 mai 2004. Onze mois après son inauguration, le toit de l’aérogare la plus prestigieuse de l’aéroport de Roissy cède : six arcs en béton et quatre passerelles s’effondrent sur une trentaine de mètres, au niveau de la jetée d’embarquement.
Quatre voyageurs étrangers en escale à Paris, âgés de 27 à 37 ans, étaient décédés : une Libanaise, une Ukrainienne et deux Chinois. Sept personnes avaient également été blessées, dont deux policiers de la police aux frontières qui venaient d’être dépêchés sur place après le signalement d’une fissure.

Dès 2005, une enquête administrative avait conclu à un défaut de réalisation et de conception du bâtiment, la section effondrée étant considérée comme trop fragile, dès l’origine.

Quatre entreprises – le groupe ADP (Aéroports de Paris), le constructeur GTM, filiale de Vinci, le bureau d’études Ingerop et le groupe d’inspection et de certification Bureau Veritas – comparaîtront dès ce lundi et jusqu’au 14 décembre pour homicides et blessures involontaires devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

« Proche de la ruine dès sa conception »
Le renvoi devant un tribunal correctionnel de l’exploitant de l’aéroport et des trois sociétés impliquées dans la construction ou la supervision de l’ouvrage n’avait été décidé par un juge qu’en octobre 2017, au terme d’une instruction fleuve. Des experts ont démontré que la résistance des voûtes était « très insuffisante » et la structure « très proche de la ruine dès sa conception ». Ils avaient aussi relevé des « fautes d’inattention » à tous les niveaux de l’opération, « révélatrices » d’un « défaut de coordination et de supervision ». Il est reproché au groupe ADP – à la fois maître d’ouvrage (concepteur) et maître d’œuvre (client) – de s’être montré négligent « eu égard à la complexité et au caractère atypique de l’ouvrage envisagé », qui relevait « d’une conception innovante et audacieuse, mais aussi complexe voire hasardeuse ».

La construction du terminal 2E, vitrine de Roissy, avait coûté à ADP environ 650 millions d’euros, dont 150 millions d’euros pour la jetée d’embarquement. Après son effondrement partiel, il a fallu 130 millions d’euros et quatre ans de travaux pour reconstruire une jetée entièrement repensée, avec une voûte métallique à la place de l’ancienne structure en béton.

 

Air India quitte Amadeus : “de plus en plus de compagnies prêtes à se passer de GDS”

Tourmag 9/12/2018

La compagnie indienne n’a pas renouvelé son contrat avec le GDS

Alors que la première compagnie indienne n’a pas renouvelé le contrat qui la liait avec Amadeus, les consolidateurs du type MisterFly se frottent les mains.
Depuis lundi 3 décembre 2018, Air India, leader des liaisons internationales vers l’Inde, n’est plus distribuée par Amadeus. La raison : le contrat liant le transporteur et le distributeur n’a pas été renouvelé à temps.

« Amadeus et Air India n’ont pas pu faire aboutir leurs discussions à temps. Il y a bien sûr des questions financières en arrière plan… », nous explique Jean-Charles Hermet, directeur commercial France de la première compagnie indienne.

« Antérieurement, un appel d’offres avait été lancé concernant notre réseau domestique en Inde, et un autre GDS a remporté le contrat en exclusivité », ajoute-t-il.

Pour le responsable des ventes en France, la fin de ce contrat de plusieurs décennies ne signifie pas forcément une rupture pure et simple avec le GDS.

« Ce sont des décisions qui se prennent à un autre niveau que le nôtre », confie Jean-Charles Hermet. « Mais je pense quand même que ce n’est pas définitif, que le lien n’est pas rompu ».

La compagnie indienne reste en contrat avec les autres GDS que sont Sabre et Galileo. De son côté, Amadeus perd avec la fin de ce contrat une bonne partie de ses ventes en Inde. Un phénomène qui profite une fois de plus aux plateformes de ventes professionnelles comme celles des consolidateurs.

Entre compagnie et GDS, “le bras de fer se durcit”

« Pas de panique ! Grâce à la connectivité multi-GDS de MisterFly, tous les vols Air India restent disponibles sur l’interface MisterFlyPro », a par exemple fait savoir MisterFly dans une newsletter envoyée à ses partenaires B2B.

« Notre intérêt est de continuer à proposer notre contenu au maximum », reprend Jean-Charles Hermet. « Nous encourageons naturellement les agences à avoir une politique multi-GDS.
Nous réorientons vers des consolidateurs pour continuer à évoluer et faire exister notre offre auprès des agences françaises », résume-t-il.

« Nous nous adaptons à toutes les situations de part notre positionnement multi-GDS, et nous travaillons en toute transparence avec les compagnies aériennes et nos 5 000 agences de voyages partenaires », insiste de son côté Michel Lacombe, directeur des achats transport chez MisterFly. Il fait valoir une « politique tarifaire non-tronquée qui plaît beaucoup aux compagnies aériennes ».
Tous deux s’accordent sur un point : entre contrats non renouvelés, mise en place de frais GDS et autres tarifs négociés avec certains GDS, « de plus en plus de compagnies aériennes sont prêtes à se passer des GDS, et on peut s’attendre à ce que la tendance se poursuive », d’après Jean-Charles Hermet.
« Entre les transporteurs et les GDS, le bras de fer se durcit, c’est clair et net », conclut Michel Lacombe.

Revue de presse 03 décembre :  • PRIVATISATION DE GROUPE ADP : RIEN N’EST JOUÉ POUR VINCI   • Beauvais, un aéroport «sans tête» •  Corsair : le candidat au rachat prévoit un plan de développement ambitieux

Revue de presse 03 décembre : • PRIVATISATION DE GROUPE ADP : RIEN N’EST JOUÉ POUR VINCI • Beauvais, un aéroport «sans tête» • Corsair : le candidat au rachat prévoit un plan de développement ambitieux

Au sommaire :

  • L’aéroport de Toulouse dévoile son nouveau visage
  • Beauvais, un aéroport «sans tête»
  • PRIVATISATION DE GROUPE ADP : RIEN N’EST JOUÉ POUR VINCI
  • Les aéroports cherchent à améliorer leur bilan carbone
  • Corsair : le candidat au rachat prévoit un plan de développement ambitieux
  • Baisse des taxes en vue pour Air France ?
  • Le Groupe TUI ajoute 15 hôtels (Family Life et Sensimar) en Méditerranée
  • Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ?

 

L’aéroport de Toulouse dévoile son nouveau visage

Déplacements Pros – 2/12/2018

Après deux années de travaux, l’aéroport de Toulouse dévoile son nouveau visage aux voyageurs d’affaires.

Les passagers pourront profiter cette semaine de sa nouvelle zone de restauration et découvrir les nouvelles boutiques dont un café Starbucks qui ouvrira pour sa part, jeudi.

Les grands chantiers de modernisation de l’aéroport de Toulouse lancés en 2017 touchent à leur fin. La plate-forme a dévoilé sa nouvelle zone de restauration du Hall C, le samedi 1er décembre. Les passagers ont à leur disposition 15 enseignes de restauration contre 8 auparavant. Elles proposent des formules variées : vente à emporter, coffee shop, service à table, burger, etc. Les voyageurs retrouveront entre autres les enseignes Mas Q Menos ou le restaurant toulousain J’Go.

Un hôtel 4 étoiles, exploité par le groupe NH Hotels ,a également ouvert ses portes le 1er décembre à deux pas de l’aérogare. Cet établissement connecté au Hall A dispose de 148 chambres pour les passagers qui voudraient séjourner directement à l’aéroport avant de prendre leur vol, sans plus se soucier des transports. 1 000 m² d’espaces dédiés aux réunions, conférences et séminaires, un bar, un salon et un restaurant complètent l’offre du NH Toulouse Airport.

L’espace commercial lèvera pour sa part le voile le mardi 4 décembre. 9 boutiques seront accessibles dès la sortie du duty free. A l’instar de la zone de restauration, on y retrouvera de grandes enseignes internationales (Rituals, Tous, Parfois) et des marques qui font l’identité de la région, telles que le Stade Toulousain et La Tête dans les Etoiles. Victoria’s Secret et Parfois compléteront cette offre au printemps 2019.

Enfin, le 6 décembre, Starbucks ouvrira son café au rez-de-chaussée du Hall C, en façade de l’aérogare.
Par ailleurs, dans la nouvelle zone d’enregistrement du Hall D (niveau Départs), les comptoirs d’Air France, Hop!, Air Corsica et KLM sont installés depuis le 29 novembre à proximité immédiate du nouveau poste d’inspection filtrage, mis en service en avril.

 

Beauvais, un aéroport «sans tête»

Le Parisien – 30/11/2018

Y a-t-il encore un pilote aux commandes de l’aéroport de Beauvais ?

Sans président depuis mai, l’infrastructure n’a désormais plus de directeur. Emmanuel Combat a « pris acte de la rupture de son contrat de travail », expliquent des sources concordantes. Le comité d’entreprise de la Sageb, la société qui gère l’aéroport, a été avisé jeudi. Un autre est prévu mardi.

Emmanuel Combat, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, aurait mal vécu d’être « privé de certains pouvoirs » après l’arrivée d’un administrateur provisoire en remplacement du président. Une désignation qui faisait suite à des dissensions entre la CCI et Transdev, les deux actionnaires de la Sageb, quant à la politique à mener.

Avant la nomination d’un nouveau directeur, Jean Rongeot, l’administrateur provisoire, pourrait occuper la fonction de « dirigeant responsable ». Ce sera à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) de valider ce choix. « L’impact sera marginal, assure-t-il. Même s’il est vrai que la situation est anormale. »

« Comment voulez-vous attirer de nouvelles compagnies ? »

Ce nouveau bouleversement inquiète les salariés de l’aéroport, qui emploie, directement et indirectement, 2 200 personnes. « C’est perturbant, soutient Fatima Belkhoddam, déléguée CGT à la Sageb. On est dirigé par un homme qui n’a jamais travaillé dans l’aéronautique. »
L’image renvoyée l’est autant. « Comment voulez-vous attirer de nouvelles compagnies dans ces conditions ? » appuie la déléguée CGT. « Allez dire à Ryanair d’installer sa base à Beauvais alors que l’aéroport n’a plus de tête », renchérit un membre du comité des actionnaires.
Propriétaire de l’aéroport, le SMABT, présidé par Caroline Cayeux, la maire (SE) de Beauvais, espère, de son côté, « que les problèmes de gouvernance soient réglés rapidement ».

 

PRIVATISATION DE GROUPE ADP : RIEN N’EST JOUÉ POUR VINCI

Economie Matin – 30/11/2018

Ce n’est un secret pour personne, l’Etat va céder les parts qu’il détient dans Groupe ADP, anciennement Aéroports de Paris. Vinci, qui en possède déjà 8%, a manifesté son intérêt.

Mais le Français n’est pas seul dans la course et contrairement à ce que l’on pourrait penser, la compétition sera rude.

Aéroport à vendre

Le gouvernement ne s’en cache pas, il a l’intention de céder tout ou partie des 50,6% de parts qu’il détient au sein de Groupe ADP. Dans l’intérêt de l’Etat, beaucoup d’économistes s’accordent à dire que le moment est en effet très favorable à cette opération. « ADP vient de connaître plusieurs années de hausse des trafics. Son chiffre d’affaires a progressé de plus de 50% depuis 2012. L’action ADP vaut aujourd’hui 180 euros, le double de sa valeur de la fin 2016 et quatre fois plus que le cours d’introduction. En tant qu’actionnaire, l’Etat fait un bon choix. Il va pouvoir récupérer plusieurs milliards d’euros » estime par exemple Yves Crozet, économiste spécialiste du transport et de l’aéronautique.

Jusque-là il était impossible à l’Etat de passer sous le seuil de 50% dans ADP, c’est pourquoi la loi Pacte devra contenir un volet qui permettra cette opération. « Nous nous donnerons dans la loi Pacte la possibilité de céder les participations que l’Etat détient dans trois entreprises : Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), la Française des Jeux et Engie » précisait le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Lemaire. Cette privatisation fait donc partie d’un projet plus global du gouvernement, d’autant que l’argent récolté par l’Etat, qui devrait pouvoir atteindre les 10 milliards d’euros, servira directement à alimenter le fonds pour l’innovation promis par le président Emmanuel Macron.

Les acheteurs se positionnent

L’opération est donc lancée et le panneau « A vendre » est bel et bien planté sur le groupe ADP. En face, trois acteurs principaux se positionnent : aux Etats-Unis le fonds Global Infrastructure Partners (GIP), en Australie le fonds IFM Investors et en France le groupe Vinci. Mais ils ne sont pas les seuls puisque de nombreux autres fonds, notamment du Canada et du Moyen Orient, se sont montrés intéressés.

Global Infrastructure Partners, spécialisé dans les infrastructures et plus particulièrement les infrastructures aéroportuaires, a déjà investi dans plusieurs aéroports, notamment le Gatwick Airport au Royaume Uni ou encore l’aéroport d’Edinbourg en Ecosse. En juin cette année le Financial Times révélait que GIP s’était payé plus de 720 millions d’euros en dividendes pour l’année 2017 grâce à l’aéroport Gatwick. Il semble donc que le fonds américain soit parfaitement capable de gérer des aéroports et d’en tirer un profit significatif.

Quant au fonds australien, établi au début des années 90 pour investir dans les infrastructures australiennes, il a depuis étendu son champ d’investissement notamment en Europe et aux Etats-Unis. Possédant des aéroports en Australie et en Europe et avec une augmentation globale de 15% de ses résultats en 2017, IFM Investors est lui aussi un candidat sérieux.

En Italie le concessionnaire Atlantia, gestionnaire de l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, avait lui aussi jeté son dévolu sur ADP. Mais la tragédie qui a frappé le pont de Gênes en août 2018 a très sérieusement compromis son projet français.

Enfin le groupe Vinci, le candidat français, manifeste son intérêt pour le rachat des parts de l’Etat dans Groupe ADP depuis quelque temps. Le groupe français détient déjà 8% du capital et il aurait proposé à des fonds de s’associer à lui pour acquérir les parts que l’Etat s’apprête à vendre. Cependant, selon certaines sources citées par Challenges, une douzaine de consortiums seraient en lice et participeront certainement au premier tour de l’appel d’offres. « Des investisseurs spécialisés dans les infrastructures, des fonds de pension canadiens et américains, de grands assureurs européens et des fonds du Moyen-Orient devraient également présenter des offres de rachat, dont certains dans le cadre de consortiums plus larges, précisent les sources. »

Pas de favoritisme

Rien n’est gagné pour Vinci et même si le groupe français est en bonne position, rien ne permet de garantir que c’est lui qui l’emportera. Le code des marchés publics et les accords européens sont très clairs et il est hors de question pour l’Etat français de privilégier Vinci sous le seul prétexte que c’est une entreprise française. Ce serait un délit de favoritisme contre lequel les autres candidats seraient en droit de s’élever, y compris par des recours judiciaires. Les candidats doivent présenter leur meilleure offre sur le plan financier mais également sur d’autres plans.

En effet la cession ira vers le « mieux-disant » et cela comporte des critères qui permettent d’évaluer les capacités professionnelles, techniques et financières des candidats. De toute façon les critères doivent être objectifs, opérationnels et non discriminatoires et nécessairement liés à l‘objet du marché. La nationalité de l’acheteur ne peut donc pas être une raison pour l’Etat de préférer Vinci à ses concurrents. C’est d’ailleurs contre Vinci que le concessionnaire italien Atlantia l’avait emporté dans le cadre de la privatisation de l’aéroport niçois.

 

Les aéroports cherchent à améliorer leur bilan carbone

Les Echos – 3/12/2018

Les plates-formes aéroportuaires ne représentent que 5 % des émissions de CO 2 du transport aérien. Cela ne les dispense pas de réduire leur empreinte grâce notamment à la production d’énergies renouvelables et à la réduction du temps d’attente des avions.

Le transport aérien génère 2 à 3 % des gaz à effet de serre sur la planète. Ses émissions devraient augmenter de 63 % d’ici à 2030 selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) , et avec elles, celles des aéroports, de plus en plus grands et encombrés. Aujourd’hui, ces derniers « ne représentent que 5 % des émissions du transport aérien, soit 0,1 % des émissions totales de CO2 », relativise toutefois Nicolas Paulissen, délégué général de l’Union des aéroports français.

Pour autant, à l’occasion des Assises de l’aéronautique et du développement durable à l’Enac à Toulouse, la semaine dernière, des représentants des 37 aéroports français impliqués dans le programme Airport carbon accreditation (ACA) ont témoigné des efforts réalisés.

Energies renouvelables sur les aéroports

Paris Aéroport, qui gère les trois plates-formes parisiennes, vise la neutralité carbone en 2030. « Nous avons amélioré leur performance énergétique de 2,8 % entre 2015 et 2017 et l’objectif est d’arriver à 7 % à la fin 2020 », a indiqué Amélie Lummaux, directrice du développement durable d’ADP. Leur production d’énergies renouvelables a couvert 15,8 % des besoins en 2017. Orly utilise la géothermie, couplée à des pompes de chaleur, et CDG une centrale à biomasse. Un quart des véhicules de piste sont électriques, et les postes avions au contact sont équipés de prises à 400 hertz afin d’alimenter les aéronefs. 65 % de l’électricité achetée est verte.

Si Paris Aéroport n’a installé que deux petites fermes photovoltaïques au Bourget et à CDG, de crainte que le reflet du soleil ne gêne les pilotes, l’aéroport New Chennai en Inde se fournit à 90 % en électricité solaire qu’il produit.

Des solutions sur le tarmac

Mais les solutions sont aussi sur le tarmac. Les avions consomment trop de kérosène au sol quand les portes ne sont pas prêtes et en cas d’embouteillage au décollage. « Comme les trois-quarts des vols ne sont pas à l’heure, nous devons utiliser l’intelligence artificielle pour mieux prédire ce qui va se passer », explique Sébastien Fabre, vice-président Airlines & Airport du prestataire Sita Aero.

« A Toulouse, avec l’optimisation des arrivées grâce à l’intelligence artificielle, nous avons réussi à réduire le temps de poste avion à un quart d’heure, affirme Laurent Verbiguié, manager des technologies de l’information de l’aéroport. Cela a libéré des passerelles et permis de reporter la construction de quatre postes avion. »

Tout comme la biométrie sert à fluidifier le contrôle des passagers, la numérisation améliorera la circulation des avions, et donc réduira les émissions de gaz à effet de serre. Un impératif sachant que le nombre de vols va passer de 26 à 39 millions par an dans les dix ans, quand la capacité aéroportuaire n’augmentera que de 5 % .

L’hydrogène pointe son nez

L’hydrogène pourrait aussi faire partie des solutions. La société toulousaine Hyport, détenue par Engie Cofely (51 %) et le conseil régional d’Occitanie (49 %), a ainsi le projet de construire deux électrolyseurs sur les aéroports de Toulouse et de Tarbes en 2020, afin de produire avec l’eau de l’hydrogène qui alimentera navettes, engins de piste et véhicules de location.

Pour les avions, Safran pilote un projet de R & D collaboratif « Pile à combustible pour applications aéronautiques » avec notamment le CEA, le laboratoire Laplace et l’Enac, pour près de 52 millions d’euros sur 5 ans. Il s’agit de qualifier une pile à combustible destinée à l’alimentation électrique des systèmes d’avion, comme le roulage. Celui-ci représente 4 % de la consommation de kérosène des low cost. L’hydrogène pourrait aussi servir à remplacer sur les nouvelles générations d’avion les APU (pour « Auxillary Power Unit »), ces petites turbines généralement situées sur le cône arrière de l’appareil et alimentées en kérosène.

 

Corsair : le candidat au rachat prévoit un plan de développement ambitieux

La Tribune – 30/11/2018

C’est aux alentours de la mi-janvier que les salariés de Corsair sauront s’ils changent ou pas de propriétaire. C’est à ce moment-là en effet que le groupe de tourisme allemand, TUI, leader mondial du secteur, devrait se prononcer sur la vente de Corsair à Intro Aviation, un groupe allemand spécialisé dans différentes activités aériennes, en partenariat avec le fond d’investissement américain Crestline.

Selon nos informations, les deux parties ont en effet signé un « put option », qui autorise TUI à vendre Corsair au couple Intro Aviation-Crestline aux conditions fixées cet automne par les deux parties. Bien qu’il ne soit que consultatif, l’avis du comité d’entreprise (CE), qui sera donné à l’issue du processus d’information-consultation lancé le 9 octobre, s’annonce très décisif. S’il est négatif, il pourrait en effet remettre en question l’opération, selon plusieurs sources. Cette condition fait-elle partie de l’accord à la demande des acheteurs? Ou bien est faut-il y voir l’intention du groupe TUI de ne pas aller à l’encontre des salariés?
« En cas d’avis négatif, TUI pourrait se décider à conserver la compagnie, comme il l’avait fait en 2015 après l’opposition des syndicats contre le projet de vente à Air Caraïbes », explique un observateur.

Flotte uniquement composée d’A330neo

En attendant, cette fois, le climat semble plus serein. Le projet semble plus acceptable sur le plan social. Selon nos informations, Intro Aviation a donné des garanties sur le maintien des salaires et des accords collectifs. En outre, le repreneur prévoit pour la compagnie un plan de développement ambitieux qui balaie, a priori, tout projet de baisse d’effectifs. Alors que la compagnie exploite aujourd’hui sept gros-porteurs (trois B747-400) et quatre A330 (deux de type de 300 et deux de type 200), Intro Aviation et Crestline ont, selon certaines sources, l’ambition de quasiment doubler le nombre d’appareils en se concentrant sur un seul type, l’A330neo.

Si TUI renonçait à vendre et décidait de conserver la compagnie, ce projet de développement ne verrait probablement pas le jour. Certes, dans cette hypothèse, le groupe allemand s’est déjà engagé à remplacer par des A333-900neo les deux premiers des trois B747 qui doivent sortir de la flotte en 2020. Mais il est peu probable qu’il se lance dans un développement de la flotte.
Corsair traverse des moments difficiles. La compagnie a fini l’exercice fiscal 2017-2018, clos fin septembre, dans le rouge. Elle a notamment été pénalisé par le coût de l’indisponibilité d’un B747 à la suite d’un accrochage sur un aéroport. Selon nos informations, le coût de cet incident s’élève à 6 millions d’euros.

Réouverture de Paris-Miami en juin 2019

Surtout, l’année en cours n’a pas démarré sous les meilleurs auspices. Attaqué sur ses marchés phares (La Réunion et les Antilles) par les low-cost long-courriers, French Bee sur La Réunion, Level sur les Antilles (même si l’impact de cette dernière est insignifiant pour l’heure, selon une autre compagnie), Corsair devra fermer sa ligne Paris-Dakar le 31 janvier, après la décision de l’État sénégalais de lui retirer ses droits de trafic pour les transférer à la nouvelle compagnie sénégalaise Air Sénégal. Une décision qui suit celle du gouvernement malgache l’an dernier qui a retiré ses droits de trafic à Corsair entre Madagascar et La Réunion.

Pour pallier ce coup dur, Corsair a décidé de rouvrir Paris-Miami qu’elle avait fermée en 2012. Une route extrêmement concurrentielle, déjà desservie par Air France, American, et la low-cost long-courrier Norwegian, laquelle se pose à la fois à Fort Lauderdale et à Orlando. Pour tenter de compenser la totalité de la perte d’activité sur Dakar, la compagnie va réduire les affrètements et voler plus longtemps sur certaines destinations, comme Montréal l’été prochain.

 

Baisse des taxes en vue pour Air France ?

La Tribune – 30/11/2018

Bonne nouvelle en vue pour les compagnies aériennes et pour Air France en particulier? Peut-être. Alors que le débat est vif pour instaurer une taxe sur le kérosène qui alourdirait les charges du transport aérien (le Sénat l’a néanmoins repoussée lundi), une réduction des taxes d’environ une centaine de millions d’euros par an pourrait au contraire voir le jour l’an prochain.

Le sénateur Vincent Capo-Canelas à la manoeuvre

Ce jeudi, sous l’impulsion du sénateur Vincent Capo-Canellas, deux amendements ont été votés en ce sens au Sénat pour le PLF 2019 (projet de loi des Finances) dans le but d’améliorer la compétitivité du secteur. L’un supprimant la TVA sur les taxes aéronautiques (taxe d’aéroport, taxe de l’aviation civile, taxe de solidarité) des vols domestiques d’un montant de 40 millions d’euros, l’autre faisant passer l’abattement sur la taxe d’aéroport pour les passagers en correspondance de 40 à 60%, soit une économie de de 60 millions d’euros d’économies pour les compagnies aériennes.
Cette dernière mesure bénéficiera essentiellement à Air France, qui assure l’essentiel du trafic de correspondances dans l’Hexagone.
Cet abattement se justifie d’autant plus selon Vincent Capo-Canelas que la taxe d’aéroport sert à financer les opérations de sécurité et de sûreté, et que “la majorité de des passagers en correspondance sont issus de l’espace Schengen ou d’Etats comme les Etats-Unis, le Canada et la Grande- Bretagne, bénéficient de l’Inspection filtrage unique (IFU)”. Vu la croissance du trafic attendu sur le trafic de point-à-point notamment, cette mesure ne devrait pas diminuer le montant de la taxe.

Ces mesures ont été évoquées dans les ateliers des Assises du transport aérien, dont la date des conclusions ne sont toujours pas connues.
Assises du transport aérien

Co-président du thème “performance économique” de ces Assises, Vincent Capo-Canellas a expliqué que “le poids de la fiscalité propre au secteur aérien en France et celui des charges sociales constituent des handicaps majeurs qui, dans un secteur où la concurrence européenne voire internationale est des plus ouvertes, nuisent à notre connectivité et contribuent à la fragilité économique des compagnies aériennes françaises, moins compétitives que leurs concurrentes étrangères”.
La balle est désormais dans le camp de l’Assemblée Nationale qui va soit accepter ces amendements, soit les rejeter.

 

Le Groupe TUI ajoute 15 hôtels (Family Life et Sensimar) en Méditerranée

Quotidien du tourisme – 30/11/2018

Actuellement, TUI Group propose un total de 380 hôtels et complexes hôteliers de sa marque, dont 50 sont exploités par des hôteliers externes. Les 15 nouveaux hôtels concepts TUI se situent en Méditerranée dans des destinations à succès telles que l’Espagne, la Grèce et la Turquie. Le groupe étoffe également sa gamme d’hôtels en Italie, en Égypte, en Tunisie et en Croatie.

TUI s’installe notamment sur l’île grecque de Santorin avec le TUI Sensimar Meltemi Blue. En Turquie, le TUI Sensatori Barut Fethiye sera agrandi avec la construction d’un bâtiment supplémentaire. Les trois marques d’hôtels internationaux de TUI (Sensimar, Sensatori, Family Life) comptent à présent 103 références au lieu de 88.

« Nous souhaitons élargir notre offre de concepts hôteliers pour nos 3 marques internationales en collaboration avec nos partenaires locaux. Nos concepts offrent la qualité TUI et une expérience de vacances unique ; la satisfaction des clients est maximale et les taux d’occupation sont élevés. TUI restera pionnier dans le segment des hôtels de vacances dans le futur. Notre croissance dans le secteur hôtelier est également renforcée par les marques TUI Blue, Robinson et TUI Magic Life, ainsi que par notre partenariat de longue date avec des marques telles que RIU », déclare dans un communiqué Sébastien Ebel, responsable des hôtels TUI.

 

Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ?

Tour Hebdo – 29/11/2018

Les deux compagnies aériennes françaises viennent de signer un accord de partage de codes portant sur une quinzaine de destinations.

Les patrons des deux compagnies aériennes, Frantz Yvelin et Marc Rochet, l’avaient laissé entendre au printemps. C’est à présent officiel, les voyageurs peuvent maintenant combiner un vol Aigle Azur et un vol Air Caraïbes dans une seule réservation. Les deux transporteurs viennent de signer un accord de partage de codes sur des destinations moyen- et long-courriers en ce sens.

Côté Air Caraïbes, les voyageurs français pourront voyager à destination de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Haïti, la République dominicaine, Cuba, La Réunion, San Francisco et Tahiti (en code share avec French bee) en connexion avec Aigle Azur.
Moscou et Alger pas concernés par le partage de codes

Côté Aigle Azur, les liaisons au départ de Paris vers Bamako, Berlin, Beyrouth, Faro, Funchal, Milan et Porto sont concernées par cet accord. A noter que Moscou et Alger font l’objet d’un accord interligne (voir encadré).
L’ensemble des connexions se feront via le hub des deux compagnies, Paris-Orly. Les passagers peuvent ainsi réserver en une seule fois leurs billets sur les deux compagnies et être pris en charge par l’une des deux compagnies en cas de retard ou d’annulation. L’enregistrement n’aura lieu qu’une fois et les bagages seront livrés à la destination finale.

Quelle est la différence entre un partage de codes et un accord interline ?

Lors d’un partage de codes entre deux compagnies, les vols concernés sont vendus sous les numéros de vol des deux transporteurs et effectués par l’une ou l’autre des compagnies. Autrement dit, le vol Paris-San Francisco d’Air Caraïbes pourra désormais être vendu et opéré par Air Caraïbes ou Aigle Azur.

Un accord interline ou Speciale Prorate Agreement permet aux passagers de voyager d’un point A à un point B sans devoir récupérer leurs bagages ou s’enregistrer de nouveau sur un itinéraire à multiples vols. Par exemple, un passager qui achètera un vol Fort-de-France-Paris auprès d’Air Caraïbes puis un vol Paris-Moscou auprès d’Aigle Azur, ne s’enregistrera qu’une fois à Fort-de-France et ses bagages seront livrés à Moscou.

Revue de presse 30 novembre :  •Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ? •Compétitivité : un peu moins de charges pour les compagnies aériennes françaises ? •Vers la fin de Joon ? Air France dément. Ben smith pourrait-il mettre fin à la compagnie ?

Revue de presse 30 novembre : •Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ? •Compétitivité : un peu moins de charges pour les compagnies aériennes françaises ? •Vers la fin de Joon ? Air France dément. Ben smith pourrait-il mettre fin à la compagnie ?

Au sommaire :

  • Compétitivité : un peu moins de charges pour les compagnies aériennes françaises ?
  • Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ?
  • Vers la fin de Joon ? Air France dément. Ben smith pourrait-il mettre fin à la compagnie ?
  • Air France-KLM ouvre une filiale pour créer des start-up
  • La société Aéroports de Paris s’oppose à l’arrivée d’Alibaba à Liège
  • Aegean Airlines : trafic et bénéfice en hausse sur 9 mois
  • Twin Jet volera entre Le Puy et Paris jusqu’en 2023
  • Aéroport de Caen : Volotea ouvre une ligne vers l’Espagne

 

Compétitivité : un peu moins de charges pour les compagnies aériennes françaises ?

Air Journal – 30/11/2018

Le Sénat a voté deux amendements qui devraient soulager fiscalement les compagnies aériennes françaises, et réduire l’écart de compétitivité avec leurs concurrentes étrangères. Reste à savoir si les députés et le gouvernement iront dans le même sens.

Alors qu’on attend toujours les conclusions des Assises du transport aérien, le sénateur Vincent Capo-Canellas (Union Centriste – Seine-Saint-Denis), déjà auteur d’un rapport sur le contrôle aérien qui avait fait du bruit en juin dernier, est à l’origine des deux amendements au projet de loi de finances 2019 votés par le Sénat le 29 novembre 2018. Tout d’abord sur le passage de 40% à 65% de l’abattement de la taxe d’aéroport pour les passagers en correspondance, une taxe servant à financer les services de sécurité et de sûreté. La majorité des passagers en correspondance dans les aéroports de

Paris-CDG, Orly ou Lyon par exemple n’utilisent pas ces services de sécurité puisqu’ils ont déjà été contrôlés au départ d’un aéroport de l’espace Schengen. M. Capo-Canellas explique dans Les Echos que l’augmentation de l’abattement, « qui reprend une proposition portée par la quasi-totalité des acteurs du transport aérien, permettrait aux compagnies aériennes françaises de développer leur trafic de passagers en correspondance et ainsi gagner des parts de marché par rapport à leurs concurrentes étrangères ». La baisse de revenu serait compensée par la croissance attendue du trafic aérien, ajoute le sénateur, croissance qui permettrait « une mise en œuvre sans augmentation des taux de cette taxe sur le trafic point-à-point ».

L’autre amendement ferait « sortir les taxes aéronautiques sur le passager (taxe d’aéroport, taxe de l’aviation civile, taxe de solidarité) de l’assiette taxable à la TVA sur les billets d’avion », valable uniquement sur les vols intérieurs. Air France et sa filiale régionale HOP! pourraient ainsi économiser jusqu’à 40 millions d’euros par an, selon le calcul des Echos. Après l’approbation des deux amendements issus des Assises du Transport Aérien, Vincent Capo-Canellas a souligné sur les réseaux sociaux souhaiter que les amendements soient retenues par l’Assemblée nationale et le gouvernement – « ne doutant pas de l’enthousiasme » de ce dernier, « s’agissant de mesures qui ont été discutées lors des Assises qu’il a lui-même initiées », comme il le déclarait lors de la présentation au Sénat ; même si le sujet est « un petit peu ensablé » dans les « méandres des arbitrages interministériels »…

Marie-Noëlle Lienemann a rappelé que le sujet de ces taxes « qui plombent Air France » était particulièrement sensible alors que l’Etat prépare la privatisation d’ADP, et privilégie sa rentabilité. Le représentant du gouvernement présent lors du débat (Olivier Dussopt, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes Publics) a donné un avis défavorable sur la TVA, considérant que l’impact serait nul sur les vols internationaux et donc sur la compétitivité – et qu’il fallait mieux attendre la suite des Assises lancées au printemps, « dans les semaines qui viennent »…

 

Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ?

Tour Hebdo – 29/11/2018

Les deux compagnies aériennes françaises viennent de signer un accord de partage de codes portant sur une quinzaine de destinations.

Les patrons des deux compagnies aériennes, Frantz Yvelin et Marc Rochet, l’avaient laissé entendre au printemps. C’est à présent officiel, les voyageurs peuvent maintenant combiner un vol Aigle Azur et un vol Air Caraïbes dans une seule réservation. Les deux transporteurs viennent de signer un accord de partage de codes sur des destinations moyen- et long-courriers en ce sens.

Côté Air Caraïbes, les voyageurs français pourront voyager à destination de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Haïti, la République dominicaine, Cuba, La Réunion, San Francisco et Tahiti (en code share avec French bee) en connexion avec Aigle Azur.

Moscou et Alger pas concernés par le partage de codes
Côté Aigle Azur, les liaisons au départ de Paris vers Bamako, Berlin, Beyrouth, Faro, Funchal, Milan et Porto sont concernées par cet accord. A noter que Moscou et Alger font l’objet d’un accord interligne (voir encadré).

L’ensemble des connexions se feront via le hub des deux compagnies, Paris-Orly. Les passagers peuvent ainsi réserver en une seule fois leurs billets sur les deux compagnies et être pris en charge par l’une des deux compagnies en cas de retard ou d’annulation. L’enregistrement n’aura lieu qu’une fois et les bagages seront livrés à la destination finale.

Quelle est la différence entre un partage de codes et un accord interline ?
Lors d’un partage de codes entre deux compagnies, les vols concernés sont vendus sous les numéros de vol des deux transporteurs et effectués par l’une ou l’autre des compagnies. Autrement dit, le vol Paris-San Francisco d’Air Caraïbes pourra désormais être vendu et opéré par Air Caraïbes ou Aigle Azur.

Un accord interline ou Speciale Prorate Agreement permet aux passagers de voyager d’un point A à un point B sans devoir récupérer leurs bagages ou s’enregistrer de nouveau sur un itinéraire à multiples vols. Par exemple, un passager qui achètera un vol Fort-de-France-Paris auprès d’Air Caraïbes puis un vol Paris-Moscou auprès d’Aigle Azur, ne s’enregistrera qu’une fois à Fort-de-France et ses bagages seront livrés à Moscou.

 

Vers la fin de Joon ? Air France dément. Ben smith pourrait-il mettre fin à la compagnie ?

Tour Mag – 30/11/2018

Après un an d’existence, Benjamin Smith, PDG d’Air France – KLM aurait acté la fin de Joon, selon le Figaro. Une information qu’Air France dément ce matin.

Joon a un an et serait sur le point d’être stoppée par la nouvelle direction d’Air France ? Nous vous l’annoncions il y a un mois Benjamin Smith, le nouveau patron, ne comprendrait pas le principe de Joon et réfléchirait à une solution pour simplifier les marques du groupe.

Selon Le Figaro de jeudi 29 novembre 2018, la fin de Joon serait acté mais n’aurait pas été abordée en conseil d’administration.

Air France-KLM de son côté dément les informations selon lesquelles “il aurait été décidé d’arrêter l’activité de la compagnie Joon. Aucune décision de cet ordre n’a été prise”, a expliqué la maison mère de la compagnie française Air France et de la néerlandaise KLM dans une déclaration transmise à l’agence Agefi-Dow Jones citée par Zone Bourse.

Dans un article précédent nous abordions les inquiétudes des PNC.

Ils déplorent les salaires très bas, le manque de primes, les plannings de vols surchargés ou encore les conditions d’hébergement lors des rotations.

Plusieurs observateurs ne comprennent pas son positionnement. Joon peine à trouver son public et à imposer un modèle “ni-ni” peu compréhensible, mix entre la low-cost et la compagnie classique, tournée vers les millenials.

 

Air France-KLM ouvre une filiale pour créer des start-up

La Quotidienne du Tourisme – 280/11/2018

Emanation d’Air France-KLM, BigBlank prévoit de lancer 4 à 5 start-up par an, en rythme de croisière.
Le groupe Air France-KLM met sur orbite BigBlank, une structure qui travaillera de manière autonome sur des projets qui dépasseront largement l’aérien. Son ambition ? Faire émerger les pépites du voyage de demain, dans le cadre de voyages personnels et/ou professionnels.

Créée en juin 2018, BigBlank, qui a ouvert son site web ce matin, sélectionnera des projets en fonction de leur potentiel et au regard de l’opportunité qu’ils représentent en termes de taille de marché (France et international). Une attention spécifique sera également portée aux “barrières à l’entrée” existant sur leur marché cible.

Jusqu’à 800 000 euros par start-up
BigBlank n’est pas un incubateur, il n’accompagnera pas de jeunes pousses existantes. Son objectif, c’est de soutenir des projets jugés intéressants en accompagnant la création from scratch puis le développement de différentes start-up.

« Nous voulons créer et accompagner des projets jusqu’à la phase de croissance, sur 12 à 18 mois, explique Hubert Riondel, DG de BigBlank. Nos services comprennent le coaching, l’hébergement dans nos locaux, et le financement. Nous voulons mettre les entrepreneurs au coeur des projets. » La capacité globale de financement pourra aller jusqu’à 800 000 par start-up. Air France-KLM pourrait bien sûr devenir actionnaire le cas échéant.

Une équipe de 12 personnes
La première jeune pousse devrait sortir de terre à la fin du premier trimestre 2018. « En vitesse de croisière, nous comptons lancer 4 à 5 start-up par an », ajoute le directeur général.

Filiale à 100% du groupe aérien, BigBlank se présente comme un « start-up studio dédié au voyage et aux voyageurs de demain ». Son équipe est composée de 12 professionnels « chevronnés du voyage et de l’entrepreneuriat ».

Diplômé de l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC), son DG Hubert Riondel a rejoint Air France en 2007 comme pilote, une fonction qu’il occupe toujours, à temps (très) partiel.

 

La société Aéroports de Paris s’oppose à l’arrivée d’Alibaba à Liège

Air Journal – 29/11/2018

Si le géant chinois s’installe à Liège, la ville sera le premier centre de distribution en Europe de celui-ci.
Il y a de la friture sur la ligne d’arrivée d’Ali Baba à Liège, selon plusieurs sources proches du dossier. Selon nos informations, les administrateurs d’Aéroports de Paris (ADP), actionnaire de Liège Airport, ont bloqué le dossier lors d’un conseil d’administration qui s’est tenu la semaine dernière.

« Le dossier n’était pas assez mûr », nous dit une source. « Le dossier qui a été présenté était incomplet », explique une autre, « nous avons demandé à voir le dossier complet avant d’approuver quoi que ce soit », ajoute-t-elle.

« Il y a encore des questions en ce qui concerne l’acte de propriété », nous dit une troisième source. « C’est Fedex qui fait du lobbying auprès de l’aéroport de Paris », nous dit la première source, d’où le blocage de leurs administrateurs. Le géant américain Fedex a annoncé l’an dernier de nouveaux investissements pour renforcer son ancrage liégeois à Liège et lorgnerait désormais sur les terrains promis à Alibaba, apprend-on. Ceux-ci ne représentent que 22 ha, donc il reste de la place, nous dit l’une de nos sources.

« Le deal se fera »
Contacté, Aéroports de Paris ainsi que l’Aéroport de Liège n’ont pas souhaité commenter. Au moment d’écrire ces lignes, Fedex n’avait pas encore répondu à nos sollicitations.

Le conseil d’administration de la Sowaer se réunit demain et devrait quant à lui approuver l’accord de propriété. Le conseil d’administration de l’aéroport devra tout de même encore approuver le deal, mais l’aéroport de Paris dispose d’une majorité de blocage.

« Le deal se fera », assure-t-on auprès des sources proches du dossier, qui estiment que la crise traversée actuellement n’est pas existentielle pour l’arrivée d’Alibaba à Liège.

 

Tourisme low cost : la métamorphose de Ryanair

La Quotidienne – 28/11/2018

Plusieurs signes intéressants ont montré, ces derniers temps, que le modèle « low cost » extrême initié par Ryanair était en train d’évoluer. D’abord il y a le gel d’un avion de la compagnie sur l’aéroport de Bordeaux, sur la demande de la DGAC, pour forcer le transporteur, décidément bien récalcitrant à se soumettre aux décisions de justice.

Elle consiste à régler la somme de 525.000 € correspondant à des subventions jugées indues par les autorités communautaires. On se demande d’ailleurs si elle a dédommagé les 149 passagers dont le vol a été annulé à cette occasion. L’affaire date des années 2008 et 2009 pendant lesquelles la compagnie irlandaise a touché pour plus de 900.000 € de subventions de la part du département de la Charente avant de quitter l’aéroport d’Angoulème car ses demandes pour les années suivantes avaient été jugées exorbitantes par les charentais.

Il a fallu 5 ans de procédures pour obtenir que Ryanair soit obligée de rembourser les montants jugés indument reçus. Mais au lieu de s’exécuter le transporteur irlandais n’a payé que la moitié arguant que le solde qui se montait à 524.907 € n’était pas dû puisque le département de la Charente n’avait pas jugé bon de poursuivre sa collaboration avec la compagnie.

Il a donc fallu encore 4 autres années pour que Ryanair finisse par s’exécuter en ne remboursant d’ailleurs que le principal, c’est-à-dire les 504.907 € en omettant le montant des intérêts de 677,25 €. On reste tout de même étonnés de cette mesquinerie.

La leçon à tirer est quand même très claire. Le modèle Ryanair tel qu’il a fonctionné pendant plus d’un quart de siècle, devra être abandonné. Il reposait sur une contribution importante des collectivités locales avec un marchandage assez simple, mais tout de même très efficace : « J’ai des
avions et je peux les mettre n’importe où en Europe. Si vous voulez que je vous amène des passagers qui développeront votre économie, vous devez mettre la main à la poche. Cela nous permettra de proposer des prix tellement peu chers que cela génèrera un nouveau marché. Ainsi ce sera profitable à la fois pour vous et pour nous ».

Et le système a fonctionné. Il a permis à nombre d’aéroports régionaux français et européens de se développer et, soyons honnêtes, cela a fait revivre nombre de campagnes qui étaient en voie de de désertification.

Seulement le système a fini par lasser les contributeurs et les concurrents qui eux, tels Easyjet ou les transporteurs classiques, avaient une pratique très différente. Les décisions européennes sont tombées, les aides ont été jugées illégales et un certain nombre d’entre elles devront être remboursées. Cela conduit tout naturellement Ryanair à revoir de fond en comble son modèle d’exploitation.

A partir du moment où la compagnie ne peut plus compter sur l’argent public, elle doit à l’évidence chercher d’autres marchés capables de payer nettement plus cher l’accès aux appareils. Mais alors comment rester dans les aéroports secondaires ? Ces derniers n’ont d’intérêt que si les tarifs sont extrêmement bas ce qui n’est possible que si les coûts sont eux aussi très faibles et s’il y a une compensation publique. C’est ainsi que Ryanair commence très sérieusement à envisager de travailler sur les grandes plateformes et qu’elle a par exemple demandé des « slots » à Orly.

Oui, mais l’affaire n’est pas simple car les grands aéroports européens sont tous « contrôlés », c’est-à-dire que leur accès est limité à un certain nombre de mouvements.

Il serait surprenant que les opérateurs actuels se poussent pour faire de la place à une compagnie qui les a traités de haut pendant des années. Et puis la fronde des salariés au premier rang desquels les pilotes a sérieusement commencé à secouer le transporteur irlandais.

D’ailleurs les grévistes ont exprimé plus d’une demande de considération de la part de la direction qu’une réclamation de hausse des salaires.

Pour la première fois, Ryanair a dû essuyer un sérieux mouvement de grèves et ce dans plusieurs pays en Europe. Bon gré, mal gré, la direction a dû se résigner à discuter avec les syndicats.

Et si cela ne suffisait pas, la menace du Brexit est de plus en plus sérieuse. Et si celui-ci est prononcé, c’est toute l’énorme opération que Ryanair exploite à partir du Royaume Unie qui va se trouver impactée.

Ryanair a beaucoup bénéficié d’un modèle original basé exclusivement sur la recherche du prix de revient le plus bas possible de manière à proposer des tarifs sans équivalent. Elle devra changer et vite. Sinon…

 

Aegean Airlines : trafic et bénéfice en hausse sur 9 mois

Air Journal – 29/11/2018

Sur les 9 premiers mois de l’année 2018, la compagnie aérienne grecque Aegean Airlines et sa filiale Olympic Air ont vu leur trafic passager augmenter de 6%, avec des revenus en hausse de 5% et un résultat net affichant +13% à 80,9 millions d’euros.

La compagnie nationale grecque a enregistré sur les 9 premiers mois de l’exercice 2018 un chiffre d’affaires consolidé de 939,3 M €, en hausse de 5% par rapport à la même période 2017. Le résultat avant impôts augmente de 14% à 115,8 M €, et le résultat net après impôt de 13% à 80,9 M €. Au cours de la période qui s’est clôturée au 30 septembre 2018, Aegean Airlines et Olympic Air ont transporté 10,8 millions de passagers, soit 6% de plus que l’année précédente, dont 4,8 millions sur le réseau domestique et 6 millions sur le réseau international. Le nombre total de passagers en provenance/à destination du hub à l’aéroport d’Athènes-Eleftherios Venizelos empruntant des liaisons internationales a augmenté de 12%. Le coefficient d’occupation s’est amélioré, passant de 82,9% en 2017 à 83,6% « grâce à une gestion efficace des revenus et du réseau ».

Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de la compagnie de Star Alliance a augmenté pour atteindre 483,6 M €, en hausse de 9% par rapport à 2017. Le bénéfice avant impôts a augmenté de 4% à 134,1 M €, tandis que le bénéfice net était en hausse de 3% par rapport à l’année précédente à 94,7 M €, « et ce malgré la hausse des coûts de carburant qui s’est établie à 27% sur le trimestre, même après effet de couverture ».

Le cash-flow opérationnel atteint 161,8 millions d’euros, résultant de la trésorerie, des équivalents de trésorerie et des investissements financiers s’élevant à 389,9 millions d’euros au 30 septembre 2018, suite au paiement avant livraison de 34 millions d’euros à Airbus.

Le directeur général d’Aegean Airlines Dimitris Gerogiannis a déclaré : « nous avons une fois encore dégagé une forte rentabilité sur la saison été, grâce au développement de notre hub à Athènes mais également grâce à de nouveaux produits et services qui améliorent l’expérience de nos passagers. Notre résultat a été atteint malgré la présence de nouveaux concurrents disposant d’une capacité supplémentaire importante sur les réseaux domestiques et internationaux, ainsi que de la hausse des prix du pétrole ». Le dirigeant souligne que la compagnie aérienne a « suivi une stratégie prudente et ciblée de développement de nos capacités pour la deuxième année consécutive. Nous nous concentrons également sur le développement des compétences et des infrastructures appropriées afin de garantir l’efficacité de notre nouvel investissement en flotte, essentiel pour le développement à venir de nos opérations ».

Depuis la France, la compagnie grecque opère jusqu’à 89 vols directs par semaine depuis 12 villes françaises (Bordeaux, Brest, Deauville, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Bâle-Mulhouse, Nantes, Nice, Paris, Toulouse) vers cinq destinations grecques (Athènes, Héraklion, Kalamata, Rhodes et Thessalonique).

Aegean Airlines a transporté 13,2 millions de passagers en 2017, dont 7,3 millions sur son réseau international. Elle poursuit son développement et investit pour soutenir le tourisme en Grèce. En 2018, la compagnie dessert 153 destinations dans 44 pays, opérant l’une des plus jeunes flottes d’Europe avec 61 appareils (49 Airbus A319, A320 et A321, plus douze ATR 42-600 et Bombardier Q100 et Q400) ; son carnet de commandes compte vingt A320neo et dix A321neo. Aegean Airlines a été récompensée pour la 8ème fois en 2018 par Skytrax en tant que « Meilleure compagnie aérienne régionale en Europe ».

 

Twin Jet volera entre Le Puy et Paris jusqu’en 2023

Déplacements Pros – 28/11/2018

Twin Jet continuera de faire voler les voyageurs d’affaires entre Le Puy-en-Velay et Paris Orly jusqu’en 2023. La compagnie vient de remporter l’appel d’offres de la Délégation du Service Public (DSP) pour cette ligne.

Twin Jet assurera la liaison entre le Puy-en-Velay et Paris Orly jusqu’au 13 janvier 2023. La compagnie, déjà présente sur la ligne, a remporté l’appel d’offres européen de la Délégation du Service Public (DSP) lancée pour cet axe.

Le transporteur continuera ainsi d’effectuer 2 vols aller-retour quotidiens entre les deux aéroports du lundi au vendredi.

Les décollages au départ de la plate-forme de Haute-Loire sont programmés à 6h50 et 17h00 tandis que les départs de la piste parisienne sont à 8h20 et 18h50.

 

Aéroport de Caen : Volotea ouvre une ligne vers l’Espagne

Tour Mag – 28/11/2018

Vers un nouveau record de fréquentation en 2018
L’aéroport de Caen a retrouvé une belle vitalité, après quelques années difficiles. Entre croissance du trafic, nouvelles lignes et projet, voici un rapide point sur la situation.

La croissance de l’aérien ne profite pas seulement aux aéroports internationaux, mais aussi à ceux de province. L’aéroport de Caen illustre bien cette dynamique, avec une croissance du trafic à la fin du mois d’août 2018 de 47%, ce qui en fait l’une des infrastructures les plus dynamiques du pays.

Si en 2017, ils étaient près de 180 000 Normands à embarquer depuis Caen-Carpiquet, le prévisionnel de la Chambre de Commerce et d’industrie Caen Normandie espère atteindre le cap des 250 000 passagers pour 2018.

Cette belle progression donne des ailes aux instances dirigeantes, mais aussi aux compagnies. Après l’ouverture de la ligne entre la capitale du Calvados et Genève opérée par Hop! depuis le 26 novembre 2018, Volotea ouvre une liaison vers Palma de Majorque.

La ville balnéaire espagnole s’ajoute aux 5 villes desservies par la low cost depuis Caen (Ajaccio, Bastia, Figari, Marseille et Toulouse), qui espère par la même occasion dépasser les 100 000 passagers transportés l’année prochaine.

Une piste allongée ?
Pour faire face à sa croissance du trafic, la Communauté urbaine et le Département ont décidé de voter pour allongement de la piste, pour permettre à termes de pouvoir accueillir de plus gros appareils.

Ainsi, 350 mètres seront rajoutés au tarmac actuel, pour atteindre une piste d’une longueur de 2250 mètres. Cet agrandissement ne sera pas sans conséquence sur le paysage local, puisque le tracé de la RD9 sera modifié et dévié de 1,8km.

Des délibérations publiques auront lieu courant décembre, avant la mise en œuvre du projet.

Revue de presse 29 novembre : • L’Etat poussé à céder le plein contrôle d’ADP • Nouvelle embûche pour le projet CDG Express • Menace de grève chez les PNC d’Eurowings • Groupe Emirates : un coup de mou au S1

Revue de presse 29 novembre : • L’Etat poussé à céder le plein contrôle d’ADP • Nouvelle embûche pour le projet CDG Express • Menace de grève chez les PNC d’Eurowings • Groupe Emirates : un coup de mou au S1

Au sommaire :

  • Les compagnies aériennes dopées aux suppléments
  • Grève pilotes Air Nostrum : encore 48 vols annulés vendredi
  • Rachat de WOW air : ça se complique
  • Le Puy – Paris avec Twin Jet pour quatre ans de plus
  • Norwegian ouvre un Londres – Rio de Janeiro

 

Les compagnies aériennes dopées aux suppléments

Les Echos du 29/11/2018

Les recettes annexes des compagnies aériennes tirées de la vente d’autres prestations que celle des billets d’avions ont quadruplé depuis 2010.

Les compagnies aériennes sont-elles en passe de changer de modèle économique ? On peut le penser en regardant la progression de leurs « recettes annexes », générées par d’autres prestations que la vente du billet d’avion. Selon une étude annuelle du cabinet de conseil IdeaWorksCompany , réalisé en partenariat avec le site de location de voitures CarTrawler auprès de 175 compagnies aériennes, ces revenus complémentaires atteindraient 92,9 milliards de dollars en 2018, contre 22,6 milliards en 2010. Une progression quatre fois plus rapide que la croissance du trafic aérien, que rien ne semble devoir ralentir, les compagnies aériennes ayant trouvé là un bon moyen de compenser la baisse des tarifs.

Les bagages vache-à-lait

Ramenées aux 4,3 milliards de passagers prévus en 2018, ces recettes complémentaires représenteraient ainsi de l’ordre de 21,30 dollars par passager. La plus grosse part est constituée des frais de bagages – frais d’enregistrement et excédent de poids – qui représenteraient à eux seuls 60 % de la somme. Mais d’autres services à la carte ont vu leur part grossir, comme le choix du siège, devenu payant sur un nombre croissant de compagnies, les sièges offrant plus d’espace pour les jambes ou encore les offres payantes de boissons et de nourriture à bord, qui représentent plus de 20 % des recettes.

Nuits d’hôtels et miles à vendre

A cela s’ajoutent, pour environ 3 % supplémentaires, les commissions générées par la vente des prestations complémentaires terrestres – nuits d’hôtels, location, assurance… – sur le site de la compagnie. Mais aussi la vente de miles auprès des membres des programmes de fidélité auxquels il manque quelques points pour obtenir un billet gratuit. Ce dernier poste représenterait environ 1 % des recettes.

Les low cost championnes du genre

Toutefois, si toutes les compagnies aériennes s’efforcent de développer ces recettes complémentaires, certaines y parviennent beaucoup mieux que d’autres. Les meilleures dans ce domaine restent, sans surprise, les compagnies low cost, dont 15 % du chiffre d’affaires en moyenne, proviennent des suppléments tarifaires, contre 6,7 % pour les compagnies traditionnelles. Ce pourcentage peut toutefois dépasser les 30 % chez les championnes de la discipline que sont Ryanair, Wizz Air , Volotea et Wow Air en Europe, Allegiant et Spirit aux Etats-Unis, Pegasus et Scoot en Asie.

Ryanair durcit ses règles

Et la liste des options payantes ne cesse de s’allonger. Après une phase d’assouplissement destinée à redorer leur image de marque, plusieurs compagnies ont en effet durci leur politique bagages. C’est notamment le cas de Ryanair, qui impose désormais un supplément tarifaire au-delà du simple petit sac en cabine . Une décision justifiée par la nécessité d’éviter les abus et les problèmes à l’embarquement, mais qui lui a surtout permis d’augmenter de 27 % les recettes tirées des options payantes, portées à 4,8 milliards d’euros au premier semestre.

Jusqu’à l’excès ?

Une stratégie qui n’est toutefois pas sans susciter des protestations parmi la clientèle. Au Royaume-Uni, le gouvernement a ainsi décidé d’enquêter sur le mode d’attribution par Ryanair et d’autres, des sièges aux passagers n’ayant pas payé un supplément. La compagnie low cost est en effet soupçonnée de séparer volontairement les couples et les familles, afin de les encourager à payer le supplément permettant de choisir son siège. Ce que Ryanair dément.

 

Grève pilotes Air Nostrum : encore 48 vols annulés vendredi

Air journal du 28/11/2018

Après deux premières grèves vendredi et lundi dernier, les pilotes de la compagnie aérienne Air Nostrum seront de nouveau en grève le 30 novembre, ce qui entrainera l’annulation de 48 vols opérés sous la bannière Iberia Regional – y compris vers et depuis la France.

Le mouvement lancé par le syndicat de pilotes Sepla chez la compagnie espagnole opérant pour le compte d’Iberia Regional avait eu un impact, avec 48 vols annulés vendredi dernier et 52 autres lundi, quasiment exclusivement dans sa base de Madrid-Barajas Adolfo Suarez. Il en sera de même vendredi prochain : 48 décollages sont annulés, toujours principalement depuis ou vers la capitale espagnole. Les aéroports français sont touchés, avec une rotation supprimée vers Lyon-Saint Exupéry (IB87132/IB8713), une autre vers Nice-Côte d’Azur (IB8750/IB8751), une troisième vers Marseille-Provence (IB8914/IB8915) et enfin une vers Toulouse-Blagnac (IB8776/IB8771).

Les passagers affectés peuvent se faire rembourser leurs billets ou être transférés sur des vols différents. Air Nostrum se déclare « désolée des inconvénients causés aux clients et apprécie leur compréhension de la situation », tout en assurant avoir « fait tout son possible pour proposer des solutions alternatives aux clients concernés ». Comme d’habitude en Espagne, le service minimum implique que 100% des vols seront assurées vers ou depuis les îles Baléares, les îles Canaries et Melilla, ainsi que les vols relevant de l’obligation de service public (Almeria-Séville, Badajoz-Madrid et Badajoz-Barcelone) ; mais aussi 42% des vols sur les routes où l’alternative est supérieure à 5 heures ou vers les destinations étrangères.

Rappelons que le syndicat de pilotes Sepla a appelé à la grève pour protester contre la décision des propriétaires d’Air Nostrum de transférer des routes et des avions vers d’autres sociétés du groupe ILAI (Inversiones en Lineas Aereas Internacionales, créé l’année dernière et qui contrôle entre autres Medavia à Malte et Hibernian Airlines en Irlande. Une des routes transférée à Medavia est celle reliant Palma de Majorque à Minorque, qu’Air Nostrum opérait depuis 21 ans. Le contrat avec Iberia représente 75% des activités d’Air Nostrum, dont la flotte a déjà perdu selon le syndicat trois CRJ au profit de Medavia (et huit copilotes maintenant employés par Aer Resources Agency, agence de recrutement irlandaise également fondée par ILAI) ainsi que des avions turbopropulsés au profit d’autres filiales.

La direction d’Air Nostrum a nié « catégoriquement les affirmations de Sepla », indiquant que ces revendications doivent être formulées « dans le cadre de la négociation en cours sur la convention collective » pour laquelle de nouvelles réunions sont déjà planifiées. Et elle rappelle qu’une première proposition qui aurait permis de clarifier les contrats des différentes filiales d’ILAI avait été rejetée par le syndicat. Avant d’affirmer qu’elle a recruté « des centaines de personnes » cette année dont 17 pilotes, 21 autres étant promus au poste de commandant de bord.

 

Rachat de WOW air : ça se complique

Air journal du 29/11/2018

La compagnie aérienne low cost WOW air a décidé de réduire sa flotte de quatre avions, sa reprise par le transporteur national Icelandair étant compromise.

Le groupe Icelandair avait annoncé le 5 novembre 2018 avoir conclu un contrat d’achat portant sur l’ensemble des actions de sa rivale spécialisée dans le vol pas cher, mais WOW air, basée elle aussi à l’aéroport de Reykjavik-Keflavik, a officialisé hier la réduction de sa flotte, dans le cadre d’une « restructuration nécessaire » compte tenu de la dégradation de sa situation financière et des marchés. Les quatre avions concernés, tous gérés par Avolon, sont ses deux Airbus A320 (désormais à Shannon) et deux de ses trois A330-300 (envoyés chez Tarmac Aerospace à Tarbes selon ch-aviation). La low cost conserve dans sa flotte un A320neo, douze A321 (dont un loué à Aruba Airlines), deux A321neo et un A330-300 ; l’avenir de quatre A330-900, qui devaient être pris en leasing chez Avolon, n’est pas mentionné.

Le CEO de WOW air Skuli Mogensen a expliqué que cette réduction de flotte avait été effectuée « en coopération avec ses bailleurs », dans le cadre d’une restructuration « nécessaire de la compagnie aérienne et pour assurer une utilisation maximale de sa flotte restante ». Le marché et la situation financière de la compagnie aérienne « se sont détériorés » depuis l’émission d’obligations le 24 septembre : « un certain nombre d’événements internes et externes se sont considérablement aggravés, et la société s’emploie actuellement à obtenir son financement à long terme », précise le dirigeant qui met en cause « la mauvaise publicité faite à WOW air » mais aussi la faillite de Primera Air qui a « encore empiré l’image des transporteurs transatlantiques à bas coûts », des conditions de paiement plus strictes imposées par les créanciers, les bailleurs et les autorités, ou encore l’augmentation des prix du carburant. « Nous travaillons avec diligence pour rechercher un financement supplémentaire et avons reçu l’intérêt d’un certain nombre de parties, dont Icelandair », ajoute M. Morgensen

Mais Icelandair a annoncé hier qu’il était « peu probable que toutes les conditions de la convention d’achat d’actions en rapport avec l’acquisition de WOW air soient remplies » avant l’assemblée des actionnaires prévue pour le 30 novembre. Le contrat d’achat contient « diverses réserves qui doivent être respectées » mais non précisées par la compagnie nationale dans une déclaration aux autorités boursières. Elle présentera après l’AG des mesures « visant à renforcer davantage son bilan » et soumettra une proposition aux détenteurs d’obligations « visant à trouver une solution à long terme pour le groupe Icelandair et pour eux ».

WOW air, qui a récemment annoncé le lancement de nouvelles liaisons vers Vancouver et Orlando, n’a pas détaillé l’impact de cette réduction de flotte sur le réseau. Mais la route vers Delhi, qui doit être lancée le 7 décembre, pourrait être abandonnée dès la fin janvier selon les GDS, et celle de Pittsburgh est elle aussi en suspens ; la low cost avait annoncé dès octobre la suspension des vols vers St. Louis le 7 janvier prochain.

 

Le Puy – Paris avec Twin Jet pour quatre ans de plus

Air journal du 29/11/2018

La compagnie aérienne Twin Jet assurera jusqu’en 2023 sa liaison entre Le Puy en Velay et Paris-Orly, la seule liaison proposée dans l’aéroport de Haute-Loire.

A la suite de l’appel d’offres européen de la Délégation du Service Public (DSP) sur la ligne entre l’aéroport Loudes et Paris-Orly, Twin Jet annonce avoir été sélectionnée « à l’issue du processus d’étude et de comparaison des offres des différents postulants » pour quatre années supplémentaires jusqu’au 13 janvier 2023. La compagnie française continuera donc de proposer deux vols quotidiens en semaine sur cet axe, avec des départs du Puy à 6h50 et 17h00 (arrivées à 8h00 et 18h10) et des retours de la capitale à 8h20 et 18h50 (arrivées à 9h25 et 19h55).

Twin Jet est sans concurrence sur cette route opérée en Beechcraft 1900D de 19 sièges, la seule proposée depuis la préfecture de Haute-Loire. Elle explique dans un communiqué que sa « politique tarifaire pour tous et les 20 connexions possibles avec les vols HOP! Air France via le hub de Paris-Orly, représentent un gros plus pour l’aéroport du Puy-en-Velay. Les utilisateurs actuels de la ligne sont satisfaits du choix de Twin Jet permettant la poursuite de cette dynamique ».

Pour le directeur général de Twin Jet Guillaume Collinot, gagner cet appel d’offres « est la reconnaissance de notre position de leader européen, et la valorisation du travail des équipes : tout le personnel de Twin Jet est fier et honoré de ce choix. C’est également le retour positif de notre décision d’investissement local. Nous sommes très fiers d’avoir été sélectionnés face aux autres compagnies européennes, et les quatre prochaines années seront l’occasion pour le groupe et l’équipe du Puy de garder le cap de la satisfaction de nos passagers ».

Créée en mai 2001, Twin Jet opère environ 200 vols régionaux hebdomadaires vers 16 destinations réparties en France, en Allemagne, en Italie et en Suisse : Le Puy-en-Velay, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Mende, Metz-Nancy, Nice, Strasbourg, Toulouse, Pau, Paris-Orly, Zurich, Stuttgart, Friedrichshafen et Milan-Malpensa. Elle dispose d’une flotte de 12 Beechcraft 1900D, et est partenaire de FlyingBlue, programme de fidélité d’Air France-KLM.

 

Norwegian ouvre un Londres – Rio de Janeiro

Air journal du 28/11/2018

La compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle lancera au printemps une nouvelle liaison entre Londres et Rio de Janeiro, sa première destination au Brésil et sa seconde en Amérique latine après Buenos Aires – où sa filiale locale propose déjà deux routes intérieures.

A partir du 31 mars 2019, la spécialiste norvégienne du vol pas cher proposera quatre vols par semaine entre sa base à Londres-Gatwick et l’aéroport de Rio de Janeiro-Galeao, opérés en Boeing 787-9 Dreamliner pouvant accueillir 35 passagers en classe Premium et 309 en Economie. Les départs sont programmés lundi, mercredi, vendredi et dimanche à 12h00 pour arriver à 19h25, les vols retour quittant le Brésil à 22h25 pour atterrir le lendemain à 13h35. Norwegian sera en concurrence sur cette route avec British Airways (depuis Heathrow).

Le CEO de Norwegian Bjorn Kjos souligne dans un communiqué que cette route « brise le monopole des vols directs entre le Royaume-Uni et le Brésil, car nous sommes déterminés à réduire les tarifs et à rendre les voyages plus abordables pour tous les vacanciers et les voyageurs d’affaires. Le Brésil est un ajout fantastique à notre réseau mondial et nous sommes impatients d’accueillir nos clients ».

Rio de Janeiro s’ajoutera aux vols déjà opérés par Norwegian entre Londres et Buenos Aires-Ezeiza, la capitale argentine, qui passera de quatre à sept rotations hebdomadaires le 3 décembre « en réponse à la demande des clients ». Le 16 octobre, sa filiale locale Norwegian Air Argentina a lancé des vols intérieurs en Argentine avec deux routes vers Mendoza et Cordoba, ajoutant déjà Puerto Iguazú et Neuquen avant celles prévues vers Bariloche et Salta.

Norwegian propose déjà à Londres-Gatwick des lignes long-courrier vers Austin, Boston, Chicago, Denver, Fort Lauderdale (qui devrait être remplacée par Miami le 31 mars prochain), Las Vegas, Los Angeles, New York, Oakland, Orlando, Seattle et Tampa ; mais sa route vers Singapour sera supprimée le 11 janvier. En Europe, elle relie Gatwick à Alicante, Barcelone, Bergen, Göteborg, Gran Canaria, Helsinki, Lanzarote, Madrid, Malaga, Oslo, Palma de Majorque, Stavanger, Stockholm, Ténériffe et Trondheim.

Revue de presse 28 novembre :  • Nouveau bras de fer entre ADP et les compagnies aériennes • EasyJet 1ère compagnie aérienne à Lyon

Revue de presse 28 novembre : • Nouveau bras de fer entre ADP et les compagnies aériennes • EasyJet 1ère compagnie aérienne à Lyon

Au sommaire :

  • Nouveau bras de fer entre ADP et les compagnies aériennes
  • Crash de Lion Air : pas d’explication mais un problème de culture
  • EasyJet 1ère compagnie aérienne à Lyon
  • Aéroport de Martinique : un trafic quasi stable sur neuf mois
  • Aérien : l’Espagne juge que Ryanair n’a pas respecté le droit de grève
  • Aérien – HOP! dessert 6 nouvelles villes via Lyon-Saint-Exupéry avec OUIBUS

 

Nouveau bras de fer entre ADP et les compagnies aériennes

LesEchos.fr – 26 Novembre 2018

Les compagnies aériennes estiment que Roissy et Orly figurent déjà parmi les aéroports les plus chers d’Europe.

Les compagnies aériennes rejettent à l’unanimité l’augmentation des redevances de 2,95 % voulue par ADP pour 2019.

A quelques mois d’une probable privatisation d’ADP, la traditionnelle réunion de concertation entre Aéroport de Paris et les représentants des compagnies aériennes, pour fixer l’évolution des redevances d’ADP en 2019, a tourné une fois de plus au bras de fer. Alors que les compagnies espèrent encore un geste du gouvernement, en faveur d’une baisse des charges, le gestionnaire des aéroports parisiens leur a annoncé, vendredi dernier, son intention d’augmenter ses redevances de 2,95 % en moyenne à compter du 1er avril.

Rejet à l’unanimité

Cette proposition, qui doit encore être validée par l’Autorité de supervision aéroportuaire (ASI), a été rejetée à l’unanimité par les représentants des compagnies françaises et étrangères. Selon la Fédération patronale du transport aérien, la FNAM, Roissy-CDG et Orly figurent déjà parmi les aéroports « les plus chers d’Europe », contribuant ainsi au manque de compétitivité du transport aérien français. « Sur la période 2015-2017, ADP a augmenté son chiffre d’affaires aéronautique de 8 %, soit une moyenne de 4 % par an, alors que le trafic passagers n’a augmenté en moyenne que de 3 % par an » à Roissy-CDG et à Orly, souligne la FNAM, soutenue par l’association des compagnies aériennes internationales (IATA).

Une hausse « limitée » selon ADP

Du côté d’ADP, on souligne toutefois que la proposition de hausse, limitée à 0,98 % hors inflation, est moins importante que prévu dans le contrat de régulation économique, qui fixe l’évolution des redevances et des investissements pour la période 2015-2019. Elle prend en compte la croissance du trafic supérieure aux prévisions et intervient après deux années consécutives de modération tarifaire.

800 millions d’euros d’investissements en 2019

Mais surtout, elle correspond à une hausse des investissements d’ADP, qui devraient passer de 660 millions d’euros en 2018 à 800 millions en 2019. L’année prochaine verra notamment l’inauguration du bâtiment de jonction réunissant Orly-Ouest et Orly-Sud, la rénovation de la piste 3 d’Orly, l’extension de la zone départs du terminal E de CDG 2 et l’élargissement des accès routiers à Roissy-CDG.

Un bras de fer test

Nul doute que l’issue de ce bras de fer sera observée avec attention par tous les candidats à la privatisation d’ADP, qui y trouveront une bonne indication de leur future marge de manoeuvre en matière tarifaire. D’autant qu’à l’issue de ce processus se profile déjà une autre négociation pour l’élaboration du prochain contrat de régulation économique (CRE) , pour la période 2020-2025, dont le contenu pèsera lourd sur les conditions de la privatisation d’ADP.

 

Crash de Lion Air : pas d’explication mais un problème de culture

Air-Journal.fr – 28 Novembre 2018

Faute d’avoir récupéré l’enregistreur des conversations du cockpit, le rapport préliminaire sur le crash de la low cost Lion Air fin octobre, dans lequel 189 personnes avaient trouvé la mort, ne contient que peu d’éléments nouveaux. Mais le KNKT en charge de l’enquête demande à la compagnie aérienne d’améliorer sa culture de la sécurité.

Le document de deux pages dévoilé le 28 novembre 2018 par le Comité national indonésien de la sécurité des transports (KNKT), détaille le déroulement du vol JT610 le 29 octobre, effectué par le Boeing 737 MAX 8 immatriculé PK-LQP entre Jakarta-Soekarno Hatta et l’aéroport de Pangkal Pinang. Comme déjà annoncé, les pilotes de cet appareil avaient rencontré la veille des problèmes lors d’un vol entre Bali et Jakarta, les instruments affichant des lectures inexactes provenant des capteurs d’incidence (AoA, Angle of Attack). Lors du vol fatal qui n’a duré que treize minutes, les instruments ont selon le rapport enregistré une différence importante dans l’angle de l’appareil, jusqu’à 20 degrés. Dans les 90 secondes suivant le décollage, le copilote a demandé au contrôle aérien de confirmer la vitesse et l’altitude de l’avion ; trente secondes plus tard, il a signalé qu’ils avaient rencontré un « problème avec les contrôles de vol ». Une fois les volets rentrés après le décollage, le problème de compensation automatique enregistré lors du vol précédent est réapparu, jusqu’à ce que l’enregistreur des données de vol (FDR, la seule boîte noire retrouvée à ce jour) arrête d’enregistrer au moment où l’avion s’est écrasé dans la mer.

Lors du vol précédent, le rapport confirme que le 737 MAX 8 effectuait un « automatic trimming » (compensation automatique de l’assiette), ce qui a conduit les pilotes à passer en commandes manuelles, et poursuivre leur route sans encombre – mais en limitant l’altitude maximale comme le recommandent les procédures. Selon l’ancien ingénieur de Boeing Peter Lemme, les pilotes du vol JT610 auraient fait face à ce problème 26 fois, le 737 corrigeant son assiette et l’équipage contrecarrant cette action – avant que le nouveau système MCAS ne recommence sa correction 5 secondes plus tard, toujours sur la base d’informations erronées des sondes d’incidence. L’absence de l’enregistreur des voix du cockpit (CVR) ne permet pas d’expliquer pourquoi le commandant de bord indien et le copilote indonésien n’ont pas régi correctement ; ils n’étaient apparemment pas au courant des problèmes rencontrés par le 737 la veille.

Les sondes fautives avaient fait l’objet d’une intervention de la maintenance après le vol parti de Bali, de nouveaux tests étant toutefois nécessaires selon le KNKT qui doit rendre son rapport définitif dans les douze mois. Mais le responsable de l’agence Nurcahyo Utomo a déclaré hier devant le Parlement indonésien qu’à son avis, « l’avion n’était plus en mesure de voler et n’aurait pas dû redécoller ». Le rapport préliminaire précise que Lion Air doit donc prendre des mesures pour « améliorer sa culture de sécurité », et s’assurer en particulier que tous les « documents opérationnels » (dont ceux faisant la liste des interventions de maintenance) doivent être « bien remplis et documentés ». On retiendra d’ailleurs qu’aux Etats-Unis, la low cost Southwest Airlines a dû clouer au sol 34 Boeing 737-700 après avoir découvert que les relevés de maintenance n’étaient pas conformes au directives de la FAA. Le problème a été réglé après une inspection visuelle des appareils. La compagnie aérienne opère 26 des 260 737 MAX 8 commandés, qui n’étaient pas concernés par la découverte.

Début novembre, Boeing avait émis un bulletin rappelant les procédures à suivre « pour gérer les cas dans lesquels l’information d’un capteur AOA est erronée ». La FAA américaine avait émis dans la foulée une directive concernant les 246 Boeing 737 MAX en service, demandant aux opérateurs de mettre à jour le manuel de vol (AFM) d’ici trois jours pour fournir à l’équipage « les procédures de compensation du stabilisateur horizontal à suivre dans certaines conditions ». Les syndicats de pilotes ont déploré de leur côté un manque de formation.

Si le crash du mois dernier n’est « que » le deuxième mortel dans l’histoire de Lion Air (25 personnes avaient péri en 2004 quand son McDonnell Douglas MD-82 s’était écrasé à Surakarta), la low cost a connu plusieurs accidents sérieux, dont celui de 2013 à Bali qui n’avait fait aucune victime alors qu’un 737-800 s’était posé en mer lors d’un atterrissage raté. Lion Air figurait alors sur la liste noire des compagnies aériennes interdites de vol en Europe, mais en était sortie en juin 2016 – en même temps que sa filiale Batik Air et Citilink, la low cost de Garuda Indonesia. En juin dernier, la Commission européenne retirait tous les transporteurs aériens indonésiens de sa liste noire, « compte tenu des nouveaux progrès en matière de sécurité aérienne qui ont été constatés dans ce pays ». Au total, Lion Air a perdu cinq avions dans des incidents divers depuis 2002, cinq autres étant sérieusement endommagés.

L’accident du vol JT610 est le plus grave en Indonésie depuis 2015, quand un Airbus A320 de la low cost AirAsia Indonesia s’était écrasé en mer lors du vol QZ8501 entre Surabaya et Singapour. Le pire dans l’histoire du pays reste celui de Garuda Indonesia en septembre 1997, quand son A300 s’était écrasé sur une colline lors de son approche de l’aéroport de Medan (234 mort).

 

EasyJet 1ère compagnie aérienne à Lyon

Air-Journal.fr – 28 Novembre 2018

La compagnie aérienne low cost easyJet célèbre les dix ans de sa base à Lyon, où elle est désormais première en parts de marché (25%) et en nombre de sièges vendus.

Depuis l’ouverture de la base de la spécialiste du vol pas cher à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, elle y a transporté plus de 20 millions de passagers dont près de 3 millions depuis le début de l’année. Alors que le premier vol easyJet à Lyon remonte à l’an 2000, la base ouverte en 2008 emploie actuellement près de 300 personnes, positionnant easyJet comme « l’un des employeurs principaux du secteur localement ». Avec sept monocouloirs Airbus stationnés sur place, Lyon est la 2ème base la plus importante du réseau easyJet en France après Paris-Charles de Gaulle (9 avions) et juste avant Paris-Orly (6 avions).

EasyJet, « acteur incontournable du tourisme local », propose aujourd’hui à Saint Exupéry 45 destinations, contre 15 il y a 10 ans, dont le tiers est opéré sans concurrence. Afin de répondre à la demande locale, la low cost met en vente 1 million de sièges cet hiver, grâce notamment aux lancements de 6 nouvelles lignes cette année – Corfou (Grèce), Fuerteventura (Espagne), Rennes, Tel Aviv, La Canée (Crète) et Agadir – et l’ajout de fréquences « pour des destinations européennes prisées pour un city break » comme Vienne ou Copenhague, ainsi que sur certaines destinations domestiques. Cet hiver, Toulouse est desservie quotidiennement grâce au vol supplémentaire du samedi. Mais c’est le Grand Ouest qui est mieux connecté que jamais avec Nantes bénéficiant à présent de 4 vols par jour « y compris un départ tôt le matin idéal pour les voyageurs d’affaires », et la prolongation de la nouvelle liaison vers Rennes.

Pour l’été 2019 ce sont plus de 2 millions de sièges, près de 7% de hausse, qui seront proposés avec des destinations balnéaires renforcées telles que la Corse.

Des habitudes de voyages se dégagent au sein des voyageurs easyJet à Lyon, précise la low cost dans un communiqué. Ils sont près de 35% à plébisciter les destinations internationales pour de longs séjours, et près de 13% pour rendre visite à leurs proches. Les voyageurs d’affaires représentent quant à eux près d’un tiers de nos voyageurs sur les lignes intérieures.

Francois Bacchetta, Directeur Général easyJet pour la France, déclare : « pour les 10 ans de notre base locale nous sommes fiers d’être aujourd’hui la première compagnie court et moyen-courrier à Lyon. Le service proposé à bord et au sol, notre collaboration de longue date avec l’aéroport et nos partenaires locaux ainsi que l’adhésion du public Lyonnais et de la région constituent la recette de ce formidable succès ». EasyJet connecte Lyon aux régions françaises et européennes via un réseau unique de 45 destinations desservies par des aéroports principaux ; « nous faisons rayonner Lyon en France et à l’international, et dans la continuité de notre stratégie nous sommes heureux de soutenir pour la première fois une campagne de promotion de la région Auvergne Rhône Alpes au Royaume-Uni en partenariat avec Atout France, la région et la Métropole », ajoute le dirigeant.

Lionel Flasseur, Directeur General région Auvergne Rhône Alpes, souligne de son côté que le développement soutenu du low-cost « dans nos aéroports régionaux (+126% sur la période 2010/17) a eu un impact considérable sur le développement touristique et économique de la Région Auvergne Rhône-Alpes, notamment sur le court séjour qui représente aujourd’hui 55% des voyages réalisés et sur le tourisme urbain qui devient la principale activité pratiquée en Région avec 33% des séjours. Ce développement a permis également de développer la clientèle étrangère avec une croissance de 31% depuis 2010, notamment les britanniques et les Allemands ». Et l’ouverture de la base easyJet a été pour Lyon « un véritable accélérateur de développement », souligne François Gaillard, Directeur Général d’ONLYLYON Tourisme et Congrès, qui se félicite « de cette collaboration réussie qui a contribué à faire de Lyon la meilleure destination de court séjour en Europe en 2016 (World Travel Awards) et qui continue à renforcer l’attractivité de notre métropole ».

 

Aéroport de Martinique : un trafic quasi stable sur neuf mois

Air-Journal.fr – 27 Novembre 2018

L’aéroport de Fort de France-Martinique Aimé Césaire a vu son trafic progresser de 0,75% sur les neuf premiers mois de l’année, avec +1,98% en septembre.

L’aéroport martiniquais a accueilli 1.516.242 passagers entre janvier et septembre 2018, soit une augmentation de 0,75% par rapport à la même période l’année dernière. Pour le seul mois de septembre, le trafic enregistre une croissance de 1,98% avec 102.410 passagers accueillis (contre 100.420 à la même période en 2017).

Le trafic national affiche une hausse de 4,03% : le segment France métropolitaine est en hausse de 7,20% pour le seul mois de septembre, un résultat imputable selon le communiqué de l’aéroport « notamment aux offres tarifaires attractives de l’ensemble des opérateurs réguliers sur la destination ». Ces bons résultats confirment la tendance observée depuis le début de l’année et permettent de compenser les baisses significatives sur les destinations trafic national/régional et international.

Le segment Guyane voit sa fréquentation diminuer de 3,67%, tandis que le segment Guadeloupe est en décroissance de 2,23%. Une baisse de trafic qui résulte de la hausse des tarifs appliqués par les opérateurs desservant ces deux destinations depuis le début de l’année. Par ailleurs, concernant le segment Guadeloupe, les tarifs particulièrement attractifs des opérateurs maritimes concurrencent fortement l’offre aérienne.

Le trafic international accuse une baisse de 15,33% : le segment Autres Aéroports, désignant principalement les destinations d’Amérique du Nord, affiche un recul de 2,28%, un résultat qui reflète la fin de saison touristique estivale. Le segment Caraïbe Internationale, impacté d’une part par la hausse des tarifs proposés sur les destinations de la zone Caraïbe « et d’autre part, par la timide reprise de l’activité touristique dans les îles du Nord marquées par la précédente saison cyclonique », présente une baisse de 24,22%.

Enfin, les segments Fret et Poste à l’aéroport Aimé Césaire affichent respectivement une hausse de 2% et 1,73% en résultats cumulés depuis le début de l’année.

 

Aérien : l’Espagne juge que Ryanair n’a pas respecté le droit de grève

LechoTouristique.com – 27 Novembre 2018

Le ministère du Travail espagnol a jugé que Ryanair n’avait pas respecté le droit de grève de son personnel de cabine et compte sanctionner la compagnie aérienne à bas coût pour cela.

Selon les syndicats espagnols USO and Sitcpla, le ministère a déclaré qu’en contactant ses employés par courriel ou téléphone pour savoir s’ils allaient faire grève lors des mouvements des 25 et 26 juillet ainsi que le 28 septembre, Ryanair n’avait pas respecté leurs droits. Contacté par l’AFP, le ministère a confirmé qu’il avait « informé la compagnie d’infractions » mais a refusé d’en dire davantage.

Dans un document en date du 22 novembre consulté par l’AFP, le département de l’inspection du travail du ministère indique que des responsables de la compagnie basés en Espagne ont « fait obstruction » au travail des inspecteurs du travail lorsque ces derniers ont voulu enquêter sur les accusations de non-respect du droit de grève.

Seize infractions au total

Sur la base d’entretiens avec des employés de la compagnie, le ministère conclut aussi dans ce document que Ryanair n’a pas respecté le droit de grève en demandant à ses salariés par courriel ou par téléphone s’ils allaient participer au mouvement.

Au total, le ministère compte sanctionner la compagnie pour 16 infractions. Le montant potentiel des pénalités financières n’est en revanche pas stipulé. Ryanair, qui peut faire appel de cette décision du ministère, a affirmé lundi dans un communiqué « ne pas avoir connaissance de ces propositions », en référence au projet du ministère d’imposer des amendes à la société irlandaise.

Ce différend, qui oppose les représentants du personnel aux dirigeants de l’entreprise depuis près d’un an, porte sur les conditions de travail, le salaire et les contrats de travail – Ryanair appliquant la législation irlandaise à tous ses contrats, quel que soit le pays dans lequel leur signataire est basé.

 

Aérien – HOP! dessert 6 nouvelles villes via Lyon-Saint-Exupéry avec OUIBUS

Routard.com – 27 Novembre 2018

La compagnie aérienne HOP! Air France s’associe avec les autocars de OUIBUS pour desservir 6 villes via l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, à partir de décembre 2018 : Grenoble, Saint-Étienne, Saint-Chamond, Chambéry, Aix-les-Bains et Vienne.

Les passagers de HOP! ont la possibilité de réserver leur voyage de bout en bout, intégrant à leurs vols un tronçon routier ville/aéroport/ville, opéré par les bus Ouibus. Au total, plus de 4 400 trajets HOP!+Ouibus sont proposés par semaine.

Les réservations sont ouvertes pour les voyages à partir du 4 décembre. Elles sont possibles jusqu’à 72h avant le départ.

Avec plus de 100 vols quotidiens vers 25 villes en France et en Europe, Lyon-Saint Exupéry est l’aéroport le plus important du réseau de la compagnie HOP! en nombre de lignes proposées.

Revue de presse 20 novembre :  •Aéroports de Paris, des centres commerciaux très lucratifs • PNC Eurowings : grève limitée à Düsseldorf et uniformes • Aéroport de Paris intéresse plusieurs investisseurs — mais ils veulent être chacun seul maître à bord

Revue de presse 20 novembre : •Aéroports de Paris, des centres commerciaux très lucratifs • PNC Eurowings : grève limitée à Düsseldorf et uniformes • Aéroport de Paris intéresse plusieurs investisseurs — mais ils veulent être chacun seul maître à bord

Au sommaire :

  • Aéroports de Paris, des centres commerciaux très lucratifs
  • PNC Eurowings : grève limitée à Düsseldorf et uniformes
  • Aéroport de Paris intéresse plusieurs investisseurs — mais ils veulent être chacun seul maître à bord
  • L’alliance Keolis-RATP Dev remporte le marché du CDG Express
  • Aegean Airlines, au sommet de l’Olympe
  • Aéroport de Guadeloupe : plus de 2 millions de passagers à fin octobre 2018
  • Avec Cosy Joon, Air France soigne les familles

 

Aéroports de Paris, des centres commerciaux très lucratifs

LeMonde.fr – 18 Novembre 2018

Depuis 2009, le gestionnaire d’aéroports a transformé Roissy-Charles de Gaulle, mais aussi Orly en « machine à cash », faisant la fortune d’ADP et de ses actionnaires, notamment l’Etat qui détient la moitié du capital.

Est-ce un groupe aéroportuaire ou un centre commercial que l’Etat s’apprête à céder à l’occasion de la privatisation de Groupe ADP ? Depuis 2009, le gestionnaire d’aéroports a complètement changé de dimension.

Au fil des années, Roissy surtout, mais aussi Orly, se sont transformés en « malls ». A l’exemple de ces gigantesques temples de la consommation dans les banlieues américaines qui réunissent des dizaines d’enseignes commerciales.

Dans le même temps, les passagers sont devenus des clients. Une mue qui a fait la fortune d’ADP et de ses actionnaires, notamment l’Etat qui détient 50,63 % du capital. Pour devenir une véritable machine à cash, le groupe a adopté, en 2011, le système de la double caisse. Cette pratique comptable sépare les revenus tirés des activités aéroportuaires des recettes versées par les commerces.

A l’origine, « le “business model” d’un aéroport c’est l’activité aéronautique classique », explique Stéphane Albernhe, président du cabinet de conseil Archery Strategy Consulting. Il tire l’essentiel de ses revenus des redevances versées par les compagnies aériennes pour faire atterrir et décoller leurs avions, mais aussi accueillir leurs millions de passagers.

Faire le plus de place possible aux boutiques

En contrepartie, le gestionnaire finance le développement de ses infrastructures, aérogares, pistes, dispositifs de sécurité et de gestion des bagages. Des relations encadrées par un contrat de régulation économique (CRE) qui fixe la progression des redevances aéroportuaires pour cinq ans. En revanche, le chiffre d’affaires généré par les activités commerciales, double caisse oblige, échappe au champ d’action du CRE.

D’où l’intérêt pour ADP de pousser les murs afin de faire le plus de place possible aux magasins et aux boutiques. La stratégie paie. Au cours des neuf premiers mois de 2018, les activités aéroportuaires de Roissy-Charles de Gaulle et Orly ont rapporté 1,42 milliards d’euros à ADP. Dans le même temps, le chiffre d’affaires des commerces s’est élevé à 742 millions d’euros. Un véritable pactole.

Dans son « Analyse économique de la régulation des redevances aéroportuaires », Estelle Malavolti, enseignante-chercheuse à l’Ecole nationale de l’aviation civile (ENAC), relève que depuis 2009, la majorité des profits d’ADP provient de ses activités commerciales. En 2017, le bénéfice net du groupe présidé par Augustin de Romanet a atteint la coquette somme de 571 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros.

Mesuré à cette aune, le véritable indice de performance d’ADP n’est plus le nombre de décollages ou d’atterrissages d’avions mais le panier moyen par passager. En 2017, il s’est établi à 18,2 euros. Certains voyageurs rapportent plus que d’autres. Un Chinois dépenserait en moyenne 115 euros. Le groupe aéroportuaire peut se frotter les mains ! Trois ans après les attentats de 2015, les passagers internationaux sont de retour en France. Au cours des neuf premiers mois de 2018, ce sont 80 millions de personnes, contre seulement 77,3 millions il y a un an qui ont transité par les deux principaux aéroports parisiens.

Poule aux œufs d’or

Une progression de 3,4 % d’une année sur l’autre portée principalement par un trafic international en hausse de 5,6 % sur la même période. Ce regain ne se dément pas. En octobre, les passagers ont continué d’affluer toujours plus nombreux à Paris. Cette hausse, de 7,9 %, est due principalement aux touristes venus d’Amérique du Nord (+12,3 %) et d’Asie (+10 %). Une très bonne nouvelle pour ADP.

Dans ce cas, vendre une telle poule aux œufs d’or est-il justifiable ? Pour l’Etat, « si l’actif est aujourd’hui relativement rentable, assure Martin Vial, le commissaire aux participations de l’Etat, son taux de rendement en termes de dividendes a toujours été faible du fait de l’augmentation du prix de l’action. Sur dix ans, son rendement moyen a toujours été plus faible que le reste du portefeuille. » Autrement dit, le dividende d’ADP, qui a rapporté près 130 millions d’euros à l’Etat en 2017, reste très faible par rapport à l’importance de l’actif.

Dès lors, poursuit le haut-fonctionnaire, « comme nous renforçons la réglementation autour du groupe et que nous prévoyons un cahier des charges très puissant, nous pouvons nous libérer de cette participation. » Et au prix fort. « D’un point de vue financier, la cession de ses actions n’a d’intérêt pour l’Etat que si le produit de cette cession est supérieur à la somme actualisée des dividendes qu’il pourrait toucher » pendant 70 ans – la durée prévue de la concession –, indique François Ecalle de Fipeco dans une note. Aujourd’hui, cela correspond peu ou prou à la valorisation du groupe en Bourse, soit quelque 18 milliards d’euros, soit environ 9 milliards d’euros pour la participation de l’Etat.

En touchant 9 milliards d’euros, l’Etat ne serait cependant pas totalement gagnant. Le groupe ADP a de nombreux atouts dans sa manche et est encore loin de faire fonctionner à plein sa machine à cash.« Sur les ventes de boutiques, les aéroports de Zurich ou Heathrow atteignent un panier moyen par passager de près de 30 euros. Le groupe ADP, avec de nouvelles surfaces qui arrivent dans les prochaines années, peut se rapprocher de ces niveaux », juge un analyste d’Oddo BHF.

Vers une croissance soutenue

Mieux, avec la croissance attendue du trafic aérien, l’aéroport devrait connaître une croissance soutenue, donc d’avantage de profits et de dividendes. Et il ne les tirerait pas seulement de ses boutiques. D’autres postes d’ADP sont particulièrement lucratifs : son foncier, avec quelque 411 hectares à développer dans les années à venir, et ses activités à l’international.

Alors que le gouvernement souhaite arrêter au printemps les modalités exactes de cession de sa participation, soit à un seul investisseur, soit à plusieurs investisseurs, et que les marques d’intérêts sont fortes tant de la part d’industriels du secteur ou des fonds de pension ou d’infrastructure, « il faut que l’Etat fixe un prix minimum et renonce si ce n’est pas atteint », assurait début novembre M. Ecalle devant un commission du Sénat.

C’est qu’il faut agir tout de suite. « Les actionnaires privés ont tendance à relever les redevances et à réduire la qualité, juge l’économiste. Si la régulation est très stricte aujourd’hui dans la loi Pacte, personne ne sait ce qui se passera dans dix ans. Le cahier des charges sera renégocié… et celui qui détient le contrat est toujours en position de force… »

 

PNC Eurowings : grève limitée à Düsseldorf et uniformes

Air-Journal.fr – 20 Novembre 2018

Les hôtesses de l’air et stewards de la compagnie aérienne low cost Eurowings ne seront en grève que dans la matinée ce mardi, et uniquement à l’aéroport de Düsseldorf. Ceux qui travaillent portent tous un nouvel uniforme bleu ciel.

La filiale du groupe Lufthansa spécialisée dans le vol pas cher a annoncé que le mouvement de PNC lancé par le syndicat Ver.di ce 20 novembre 2018 était limité à une seule base, Düsseldorf, les douze autres n’étant pas affectées. La grève est prévue de 4h30 à 12h30 ce mardi, et les passagers d’Eurowings sont priés de vérifier l’état de leur vol avant d’arriver à l’aéroport ; des retards à l’enregistrement et à la sécurité risquent de se produire. La low cost « regrette les inconvénients pour ses clients et fera tout ce qui est en son pouvoir pour en minimiser l’impact ».

Eurowings, qui emploie 500 personnes à Düsseldorf et y propose près de 110 routes (dont 6 vers la France), ne fournit pas de liste de vols annulés ou modifiés ; une porte-parole a affirmé hier dans la presse allemande que seuls 18 vols étaient touchés par la grève. La deuxième des quatre rotations vers Paris-CDG est affichée en rouge, ainsi que la première des trois vers Lyon.

Les revendications de Ver.di concernent notamment des temps d’astreinte trop longs entre différents vols, et des changements d’horaires au dernier moment. « La situation n’est plus supportable pour les membres du personnel de cabine. Ils travaillent à leurs limites et n’ont aucune clarté sur leurs conditions de travail », dénonçait le syndicat la semaine dernière avant de quitter la table des négociations. Ce que la compagnie aérienne a déploré hier, une date ayant été fixée pour les prochaines négociations.

Eurowings a d’autre part annoncé hier que les 3200 PNC du groupe étaient désormais revêtus d’un uniforme bleu ciel, les 700 membres d’équipage de Germanwings ayant abandonné leur couleur « mûre » traditionnelle. « Nous avons maintenant une apparence uniforme en cabine, et nous nous présentons à nos clients comme une seule et même entreprise – un autre jalon visible vers une présence uniforme de la marque dans toutes nos opérations aériennes », a déclaré Michael Knitter, directeur général et chef de l’exploitation du groupe Eurowings.

Environ 100.000 pièces d’uniforme ont été nécessaires pour ce changement, soit en moyenne 30 vêtements et accessoires pour chaque agent de bord. Tous les articles sont certifiés Öko-Tex et « à quelques exceptions près, adaptés aux machines à laver ». Le nouvel uniforme «Sky Blue» a été introduit il y a trois ans avec la nouvelle identité de marque Eurowings. Eurowings poursuit également l’harmonisation de son image de marque ailleurs : « bientôt », tous les avions seront également peints à ses couleurs.

 

Aéroport de Paris intéresse plusieurs investisseurs — mais ils veulent être chacun seul maître à bord

BusinessInsider.fr – 19 Novembre 2018

L’Etat n’a pas encore tranché sur les modalités de mises en oeuvre de la privatisation d’Aéroport de Paris, mais subit déjà une forte pression de la part des investisseurs intéressés.

Parmi les questions liées à ADP, Bercy se demande s’il faut vendre tout ou partie des 50,6% du capital détenus par l’Etat et si la vente doit être réalisée d’un bloc ou par blocs.

D’après Les Echos, plusieurs candidats potentiels auraient fait savoir à l’Etat qu’ils ne souhaitaient pas participer à un processus de vente minoritaire.

Le quotidien cite les australiens IFM Investors (82 milliards de dollars d’actifs sous gestion) et Macquarie (399 milliards de dollars), ainsi que l’américain Global Infrastructure Partners (51 milliards de dollars). “Nous n’irons pas sur un processus minoritaire, dit l’un d’entre eux. Nous investirons si nous avons des droits dans la gouvernance et sur la façon dont est gérée la société et la façon dont sont déployés les investissements. Si c’est pour entrer en minoritaire, même avec une option sur une prise de contrôle ultérieure via une OPA, il y a le risque que Vinci prenne le contrôle à court ou moyen terme.”

Une prise de contrôle est effectivement dans le viseur de Vinci qui détient déjà 8% du capital d’ADP et qui deviendrait avec cette opération le premier exploitant d’aéroports au monde. Xavier Huillard, le PDG du groupe, l’avait confirmé dans un entretien à Paris Match le 8 novembre dernier.

“Si le capital est découpé en petits morceaux, cela ne nous intéressera pas puisque nous avons vocation à contrôler ou du moins à en avoir la perspective […]. Par ailleurs, dans cinquante ans, nous serons toujours là alors que les fonds d’infrastructures ne restent guère au-delà de quinze ans.”

ADP est valorisé en Bourse près de 18 milliards d’euros.

 

L’alliance Keolis-RATP Dev remporte le marché du CDG Express

LesEchos.fr – 19 Novembre 2018

L’Etat s’est prononcé malgré la plainte déposée par Transdev devant l’Autorité de la concurrence.

La plainte déposée par Transdev devant l’Autorité de la concurrence le 7 novembre n’aura finalement différé que de quelques jours la désignation par l’Etat du futur exploitant du CDG Express, la liaison ferroviaire directe qui doit relier la gare de l’Est à Paris à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

Alors que l’annonce était initialement attendue pour le 15 novembre, un document officiel, dont le magazine « Ville, rail et transport » a eu communication, a entériné lundi la décision du gouvernement de choisir le duo Keolis-RATP Dev comme attributaire pressenti du marché.

Un choix presque sans surprise, pourrait-on dire. Car Transdev était le seul autre candidat en lice et si le groupe de transport contrôlé par la Caisse des Dépôts a longtemps fait figure de vainqueur crédible, la plainte déposée devant l’Autorité de la concurrence dans la dernière ligne droite semblait témoigner que le groupe avait perdu tout espoir de l’emporter.

Le motif précis de la plainte n’est pas encore connu, Transdev comme l’Autorité se refusant à tout commentaire à ce stade. Selon une source, Transdev estimerait que l’alliance entre RATP Dev (filiale de la RATP) et Keolis (contrôlé à 70 % par la SNCF) s’apparente à une entente entre deux sociétés aujourd’hui en situation de monopole sur l’Ile-de-France. La société demandait une suspension de leur candidature commune.

Cette plainte n’a pas dissuadé l’Etat de faire son choix, mais la procédure va tout de même suivre son cours. Et fera peser une hypothèque juridique sur le CDG Express tant que l’Autorité de la concurrence n’aura pas statué.

Un calendrier déjà très tendu

Le calendrier pour arriver à finir le chantier dans les délais – la nouvelle ligne doit être prête à temps pour les Jeux Olympiques de 2024 – est déjà extrêmement tendu, et tout retard rendrait cet objectif hors d’atteinte. Le binôme Keolis-RATP Dev ne peut donc se permettre d’attendre avant de lancer les investissements liés au marché et notamment la commande auprès d’Alstom des 12 trains Regiolis, qui doivent transporter les voyageurs sur la future ligne. Au risque de se retrouver avec ces trains sur les bras, si l’Autorité de la concurrence donnait finalement raison à Transdev. Selon une source au fait du dossier, Keolis serait prêt à prendre le risque : de nombreuses régions sont équipées de trains Regiolis, ce qui offre des débouchés pour une revente.

L’Etat contrôlant la Caisse des Dépôts, et donc indirectement Transdev, il est également possible que le groupe de transport soit fortement incité à retirer sa plainte dans les semaines à venir, afin de faciliter l’aboutissement d’un projet que la puissance publique pousse depuis des années.

 

Aegean Airlines, au sommet de l’Olympe

TourMag.com – 19 Novembre 2018

10 ans après son arrivée en France, la compagnie aérienne continue de surfer sur le succès touristique des îles grecques et en profite pour accélérer encore son développement.

Aegean Airlines, la principale compagnie aérienne grecque, fête en cette fin d’année 2018 ses 10 ans de présence à Paris-Charles de Gaulle.

« C’est une vraie suces story qui n’est pas prête de se terminer », s’enthousiasme Pierre-Emmanuel Duband, son directeur des ventes Europe de l’Ouest, à l’occasion d’une soirée d’anniversaire donnée à Paris le 14 novembre 2018.

En effet, le transporteur aérien fondé en 1999, continue de surfer sur la bonne santé du tourisme dans les îles grecques, qui bat de nouveaux records chaque année (27 millions de touristes en 2017), et s’apprête à renouveler l’ensemble de sa flotte d’une soixantaine d’appareils.

En mars dernier, Aegean a ainsi signé chez Airbus une première commande de 42 nouveaux avions de la famille des A320neo. Il s’agit à ce jour du plus gros investissement privé en Grèce, explique la compagnie dans un communiqué.

D’autant qu’en 2017, Aegean a battu son nouveau record de fréquentation, transportant 13,2 millions de passagers au total. Un chiffre bien loin des 300 000 personnes que la compagnie avait transporté en 1999, avant qu’elle rachète successivement les ex-Air Greece puis Olympic Air.

D’excellents résultats rendus possibles par le dynamisme de marché comme la France, où la compagnie n’a jamais cessé de se développer ces dernières années. Entre 2013 et 2018, elle y a ainsi augmenté son trafic de 91%, proposant en 2018 près d’un million de places disponibles.

Actuellement, elle propose des vols au départ de 12 aéroports de l’Hexagone, dont Bâle-Mulhouse est le dernier en date. Depuis Paris, Aegean vole actuellement à raison 4 vols quotidiens en été, et 3 en hiver, vers 5 destinations de Grèce. Depuis son hub d’Athènes, Aegean propose ensuite une trentaine de destinations grecques sur son réseau domestique.

Pour autant, un lancement prochain sur le long-courrier n’est pas au programme, la compagnie préférant s’appuyer sur le réseau de Star Alliance, auquel elle appartient. Et pour cause, près de 30% du trafic de la ligne Paris-Athènes est constitué de passagers en correspondance.

« Faire du long-courrier n’est pas si compliqué, mais rendre cela rentable est plus compliqué. C’est un autre métier », tranche Pierre-Emmanuel Duband. « Pour l’instant, notre objectif est de continuer à utiliser au maximum notre flotte pour la faire voler 24h/24, vers l’Europe comme vers l’Ouest », conclut-il.

 

Aéroport de Guadeloupe : plus de 2 millions de passagers à fin octobre 2018

TourMag.com – 19 Novembre 2018

La Société Aéroportuaire Guadeloupe Pôle Caraïbes (SA GPC) annonce plus de 71 000 passagers supplémentaires accueillis sur la plateforme à fin octobre 2018.

C’est un nouveau record pour la Société Aéroportuaire Guadeloupe Pôle Caraïbes (SA GPC) dont le trafic total, transit inclus, dépasse cette année 2 millions de passagers dès le mois d’octobre.

“Ce sont, en tout, plus de 71 000 passagers supplémentaires accueillis sur la plateforme et cette tendance sera probablement accentuée en novembre sous l’effet combiné de la Route du Rhum et de la reprise des opérations de la compagnie NORWEGIAN, et le lancement de leurs nouvelles liaisons vers Cayenne et Montréal” indique un communiqué de presse.

Sur le seul mois d’octobre, l’aéroport a enregistré une progression du trafic passagers de 2,9% par rapport à octobre 2017, progression qui vient confirmer la tendance annuelle de croissance qui s’établit à 3.8% (hors transit).

Cette progression s’explique principalement par la bonne dynamique que continuent d’enregistrer les réseaux France hexagonale (+10,3%), Caraïbes (+7,9%) et Amérique du Nord (+5,9%).

Sur le faisceau Martinique – Guyane, le trafic reste stable avant une reprise attendue de la croissance sous l’effet du démarrage, au mois de novembre, des opérations de Norwegian vers Cayenne.

Le trafic vers les Iles du Nord, Saint Martin/Saint Barthélémy, reste en recul, conséquence de l’impact des ouragans de septembre 2017.

 

Avec Cosy Joon, Air France soigne les familles

QuotidienDuTourisme.com – 19 Novembre 2018

Joon lance Cosy Joon : des sièges à bord qui se transforment en lits ou en aire de jeux pour de jeunes enfants. Le produit est disponible depuis novembre 2018 sur les vols long-courriers effectués en Airbus A340 opérés par Joon.

Depuis novembre 2018, Joon propose ses nouveaux sièges modulables Cosy Joon qui se transforment en lit ou en aire de jeux pour les enfants.

Dans certaines rangées de quatre sièges des Airbus A340 Joon, deux sièges contigus pourront désormais se transformer en aire de jeux ou en lit douillet pour deux enfants.

Pour cela, l’équipage Joon transforme l’appuie-tête du siège de l’enfant en assise supplémentaire pour combler l’espace entre les rangées de sièges. Nos jeunes clients profitent ainsi d’une surface d’environ 105 x 76 cm sur deux sièges côte à côte. Un surmatelas et une extension de ceinture de sécurité vous seront également remis par l’équipage.

Au total, 16 sièges Cosy Joon sont à votre disposition sur chacun des vols long-courriers Joon effectués en Airbus A340. Vous pouvez les réserver jusqu’à 55 heures avant le départ de votre vol au même titre qu’un siège standard par les familles éligibles pour 20€ TTC par siège auprès d’Air France ou de votre agence de voyage. Cosy Joon est gratuit pour les membres Flying Blue Silver, Gold et Platinum ainsi que leur famille figurant sur le même dossier de réservation. La réservation de ces sièges demeure gratuite, lors de l’enregistrement en ligne dès 30h avant votre départ, sous réserve de sièges disponibles.

Revue de presse 19 novembre : • L’Etat poussé à céder le plein contrôle d’ADP • Nouvelle embûche pour le projet CDG Express • Menace de grève chez les PNC d’Eurowings • Groupe Emirates : un coup de mou au S1

Revue de presse 19 novembre : • L’Etat poussé à céder le plein contrôle d’ADP • Nouvelle embûche pour le projet CDG Express • Menace de grève chez les PNC d’Eurowings • Groupe Emirates : un coup de mou au S1

Au sommaire :

  • L’Etat poussé à céder le plein contrôle d’ADP
  • Privatisation : l’Etat tenté de vendre ADP en petits blocs
  • Le futur contrat de régulation d’ADP, l’autre cahier des charges de la privatisation
  • Nouvelle embûche pour le projet CDG Express
  • La Digital Factory d’Air France fait décoller l’innovation
  • Menace de grève chez les PNC d’Eurowings
  • HOP! Air France se félicite des bons débuts de la ligne Rouen-Lyon
  • Aéroport d’Istanbul : l’avènement des géants
  • Groupe Emirates : un coup de mou au S1

 

L’Etat poussé à céder le plein contrôle d’ADP

Les Echos du 19/11/2018

De gros investisseurs, comme Vinci, IFM ou Macquarie, ont fait savoir à l’Etat qu’ils ne souhaitaient pas participer à un processus de vente minoritaire.

L’Etat devra céder la totalité de ses 50,6 % dans Aéroports de Paris… ou il devra se passer de très gros candidats potentiels et d’un prix maximal. C’est le message qu’ont fait passer de gros investisseurs à la puissance publique, en vue de la privatisation d’ADP. Martin Vial, le commissaire aux participations de l’Etat, a encore dit la semaine dernière vouloir garder toutes les options ouvertes : une vente par blocs avec ou sans l’Etat minoritaire, ou la cession de l’intégralité du contrôle à un investisseur. « Nous recevons beaucoup de marques d’intérêt d’investisseurs industriels et financiers. Nous souhaitons que cette intensité concurrentielle se maintienne jusqu’au bout », a t-il déclaré. Tous les investisseurs ne pourront cependant pas lancer une OPA sur l’intégralité d’ADP, valorisé en Bourse plus de 18 milliards d’euros.

Droits de gouvernance

Candidat de longue date, déjà équipé de cinq banques d’affaires (Morgan Stanley, Lazard, Perella Weinberg, Société Générale et Nomura), le premier d’entre eux et le mieux placé avec 8 % du capital, Vinci l’a indiqué publiquement. « Si le capital est découpé en petits morceaux, cela ne nous intéressera pas puisque nous avons vocation à contrôler ou du moins à en avoir la perspective […]. Par ailleurs, dans cinquante ans, nous serons toujours là alors que les fonds d’infrastructures ne restent guère au-delà de quinze ans », a déclaré son dirigeant Xavier Huillard, dans le magazine « Paris Match ».

Il est loin d’être le seul. Selon nos informations, les australiens IFM Investors (82 milliards de dollars d’actifs sous gestion) et Macquarie (399 milliards de dollars) ont transmis un message similaire, ainsi que l’américain Global Infrastructure Partners (51 milliards de dollars). « Nous n’irons pas sur un processus minoritaire, dit l’un d’entre eux. Nous investirons si nous avons des droits dans la gouvernance et sur la façon dont est gérée la société et la façon dont sont déployés les investissements. Si c’est pour entrer en minoritaire, même avec une option sur une prise de contrôle ultérieure via une OPA, il y a le risque que Vinci prenne le contrôle à court ou moyen terme ».

Pas de contrôle préalable des investisseurs étrangers

Martin Vial, le commissaire aux participations de l’Etat, a écarté vendredi les critiques de la Cour des comptes sur les privatisations des aéroports, notamment Toulouse : « Le rapport donne un satisfecit sur les opérations menées pour les aéroports de Nice et Lyon et sur ADP le cahier des charges sera encore renforcé ». Le Trésor et l’APE n’entendent donc pas suivre l’une des exigences de la Cour d’engager la procédure d’autorisation des investissements étrangers avant même le choix de l’acquéreur. « Une notification préalable est proprement impraticable. Eliminer un candidat qui aurait notifié et été jugé recevable entraînerait un risque de contentieux considérable », fait-on savoir du côté de la puissance publique.

Le sérieux de la candidature du groupe français est, de fait, dans toutes les têtes, d’autant que le ministre des Finances a adressé un message peu avenant aux fonds étrangers , en prévenant qu’il rejetterait toute prise de contrôle par une « puissance étrangère » .

S’il écarte ces gros candidats, l’Etat risque de se priver d’une part de la plus-value potentielle. Et ce, bien que les candidats prêts à investir en minoritaires ou à constituer des consortiums ne manquent pas.

Des incertitudes qui pèsent sur les candidats

Le marché évoque les noms d’Allianz, Axa IM, CNP, des fonds souverains QIA et Adia, des canadiens CPPIB, CSP, CDPQ, le fonds d’infrastructure de KKR, ainsi que l’espagnol Ferrovial. Selon des sources, Ardian pourrait également être candidat, sur le même schéma que sur l’aéroport de Lyon avec des acteurs locaux. Les députés ont en effet adopté un amendement à la loi pacte qui permettra aux collectivités d’Ile-de-France et de l’Oise d’entrer au capital d’ADP.

Une option qui satisferait un grand nombre de candidats serait une cession de blocs, assortie d’une période de blocage à l’issue de laquelle ils auraient la possibilité de lancer une OPA sur l’ensemble d’ADP. Mais certains, là encore, sont circonspects. Elle pourrait avantager des actionnaires actuels.

Ventes parallèles

D’autres veulent croire que l’Etat peut ne pas choisir et satisfaire tous les investisseurs : « L’APE peut très bien mener un dialogue compétitif. En clair, demander aux candidats de formuler des marques d’intérêts sur une ou plusieurs des options, et conduire une présélection sur deux schémas en parallèle, majoritaire et minoritaire, puis choisir le mieux disant », indique un banquier. Un choix, jugé pour l’heure possible mais encore trop complexe techniquement par l’Etat.

 

Privatisation : l’Etat tenté de vendre ADP en petits blocs

La Tribune du 19/11/2018

Selon nos informations, l’Etat est tenté aujourd’hui de vendre les 50,6% qu’il détient dans le gestionnaire des aéroports parisiens par petits blocs d’actionnaires et non de céder le contrôle à un actionnaire dominant. Mais rien n’est encore tranché.

Il y a 10 jours, lors de l’assemblée générale de l’Union des aéroports français, Augustin de Romanet, le Pdg d’ADP, rappelait les trois schémas possibles pour la privatisation du gestionnaire des aéroports parisiens, si l’Etat décidait de lancer le processus: “La vente contrôle à un bloc [une entreprise ou un groupe d’entreprise, Ndlr]; la vente des 50% [la part que détient encore l’État dans le capital d’ADP, Ndlr], à toute une collection de petits blocs; et la conservation par l’État d’une partie du capital”, avait-il indiqué en précisant que “l’État s’est laissé jusqu’au dernier moment de la faculté de décider”.

Selon nos informations, si effectivement rien n’est tranché, l’État semble aujourd’hui tenté par une vente en petits blocs, qui permettrait à la fois de récupérer une belle somme d’argent sans confier les rênes d’ADP à un groupe industriel.

“Il y a une tentation au sein de l’État de vendre en petits blocs, pour avoir en face de lui plusieurs actionnaires, plutôt qu’un actionnaire dominant. C’est comme si l’on privatisait sans privatiser”, explique un connaisseur du dossier, hostile à ce schéma, que pousserait d’ailleurs l’Élisée.

Pas d’OPA

Un tel scénario éviterait en effet la prise de contrôle totale d’un actionnaire. Car il ne permettrait pas le lancement d’une OPA, que rendrait nécessaire la cession d’un bloc d’actions d’au moins 30% du capital d’ADP, le seuil à partir duquel un actionnaire doit lancer une OPA sur l’ensemble du capital.

Il risquerait de faire fuir des industriels, au premier chef Vinci. En début d’année, son Pdg, Xavier Huillard, avait déjà déclaré que son groupe serait très attentif aux conditions de vente.

“Supposez que l’État décide de vendre 10% du capital pour conserver 40% pour toujours, et que ces 10% du capital soient découpés en 5 morceaux de 2% et qu’il nous est proposé d’acheter 2% du capital, on se posera la question de savoir si cela nous intéresse. Tout dépend donc du cas de figure”, avait-il dit.

L’exemple des autoroutes

La remarque n’était pas anodine. Elle faisait référence à la cession de 9,5% des parts de l’État en juillet 2013, vendus en deux blocs de 4,7%, l’un à Predica, une filiale du Crédit Agricole, l’autre à Vinci (lequel détenait déjà 3,3%), avec, comme condition, que la participation des nouveaux actionnaires soit plafonnée à 8% pendant 5 ans. Une façon de faire qui, selon un proche du dossier à l’époque, visait à empêcher Vinci de prendre une longueur d’avance si ADP était un jour privatisé. Ceci dans le but d’éviter de reproduire le scénario constaté lors de la privatisation d’ASF (Autoroutes du sud de la France) en 2005 où personne n’était venu se frotter à Vinci, qui avait raflé au cours des années précédentes plus de 21% du capital. Sans concurrence, Vinci avait très bien négocié les conditions de cette acquisition avec l’État.

Des industriels candidats mettent en garde l’État

Selon Les Échos, Vinci, mais aussi le fonds d’investissement américain spécialisé dans les infrastructures Global infrastructures Partners (GIP), notamment propriétaire de l’aéroport de Londres Gatwick, mais également ses rivaux australiens IFM et Macquarie, auraient fait savoir qu’ils ne participeraient pas à un processus de vente minoritaire.

D’autres candidats sont sur les rangs. Selon nos informations, le groupe espagnol Ferrovial travaille sur la formation d’un consortium. Le fonds d’investissement français Ardian serait sur les rangs également, en partenariat avec d’autres fonds comme Meridiam et Antin.

Il y a plusieurs consortiums, dont des industriels “qui ont exprimé leur intérêt”, a dit vendredi le commissaire aux participations de l’État, Martin Vial, en se gardant de citer des noms. “L’intensité concurrentielle est bonne au jour d’aujourd’hui”, a-t-il dit, ajoutant qu’il fallait “plus de deux” consortiums pour juger réussi le processus de vente de l’opérateur des aéroports Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly.

Le projet d’ADP de lancer un nouveau terminal (le terminal 4) est un point d’insatisfaction pour certains candidats, comme Vinci, GIP ou IFM qui ont d’autres idées en tête pour ce projet.

 

Le futur contrat de régulation d’ADP, l’autre cahier des charges de la privatisation

Les Echos du 19/11/2018

Le futur contrat de régulation économique, qui fixera les investissements et l’évolution des recettes des aéroports parisiens, est en cours d’élaboration. Mais les acquéreurs d’ADP n’en auront pas forcément la primeur.

Si les hésitations du gouvernement sur les modalités de la privatisation d’ADP – par petits blocs ou avec un bloc de contrôle, avec ou sans participation minoritaire de l’Etat – agitent les investisseurs potentiels, d’autres questions au moins aussi importantes restent également à trancher. La plus importante, du point de vue des utilisateurs des aéroports parisiens, est probablement celle du prochain contrat de régulation économique (CRE 4), qui fixera en accord avec l’Etat, l’évolution des redevances aéroportuaires et les principaux investissements d’ADP de 2020 à 2025, sur la base des prévisions de trafic. Et ce, quels que soient les futurs exploitants.

Offrir de la visibilité aux investisseurs

L’actuel contrat de régulation 2016-2020, qui prévoyait plus de 3 milliards d’euros d’investissements et une croissance du trafic de 2,4 % par an en moyenne, n’arrive à échéance que dans deux ans. Mais dans la perspective de la privatisation, les équipes d’ADP se sont déjà mises au travail pour pouvoir présenter aux investisseurs potentiels les grandes lignes du prochain contrat de régulation.

« Il semble logique de donner de la visibilité aux futurs acquéreurs, ainsi qu’aux compagnies aériennes, si l’on veut éviter une trop longue période d’incertitude », explique une source proche du dossier. Une fois arrêté avec l’Etat, le CRE 4 220-2025 sera au moins aussi engageant que le futur cahier des charges de l’appel d’offres

L’inconnue Air France-KLM

Cependant, outre la difficulté d’accélérer un processus très normé qui passe par une phase de concertation avec les compagnies, sous la supervision d’une autorité de contrôle indépendante (l’ASI), l’élaboration accélérée du CRE 4 suppose que le premier client d’ADP, le groupe Air France-KLM, soit lui-même suffisamment avancé dans son plan stratégique pour préciser ses besoins. Le rythme de construction du futur terminal 4 de Roissy-CDG, qui sera le plus gros investissement d’ADP sur la prochaine décennie, dépendra notamment des hypothèses de croissance d’Air France.

Or pour l’heure, le nouveau patron d’Air France-KLM, Benjamin Smith , n’a toujours pas fourni la moindre indication sur ses choix stratégiques, qui dépendront eux-mêmes de sa capacité à réformer le groupe. Il n’est donc pas certain que le futur CRE 4 puisse être arrêté avant la privatisation. Ni même d’ailleurs, que le gouvernement le souhaite, histoire de laisser ouvertes le plus d’options, le plus longtemps possible.

 

Nouvelle embûche pour le projet CDG Express

La Tribune du 18/11/2018

La plainte déposée par Transdev contre la candidature concurrente RATP Dev-Keolis pour exploiter la future ligne pourrait plomber le calendrier de réalisation du projet.

Qu’il s’agisse de la RATP, de Keolis (dont la SNCF détient 70 % des parts) ou de Transdev, contrôlé par la Caisse des Dépôts, les trois grands groupes de transport public tricolores sont tous contrôlés plus ou moins directement par l’Etat. Et pourtant, le combat qu’ils se livrent pour décrocher l’exploitation du CDG Express, la future liaison ferroviaire directe entre l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et la gare de l’Est à Paris, est acharné. Au point qu’il pourrait même faire dérailler le projet, qui doit en théorie être fini à temps pour les Jeux Olympiques de 2024 .

Sur ce dossier, la RATP (par le biais de sa filiale RATP Dev) et Keolis ont décidé de faire cause commune. Leur seul rival dans l’appel d’offres est Transdev. Après deux ans de procédure, l’Etat devait désigner l’attributaire pressenti du marché le jeudi 15 novembre . Patatras, la veille, « Ville, Rail et Transport » et l’AFP révélaient que Transdev a déposé le 7 novembre une plainte devant l’Autorité de la concurrence contre le duo RATP Dev-Keolis. Le groupe dirigé par Thierry Mallet demanderait la suspension de la candidature du binôme adverse.

Situation monopolistique

Les motivations de la plainte ne sont pas connues, mais Transdev pointerait notamment le fait que la RATP et la SNCF sont en situation monopolistique sur la région Île-de-France, et que leur alliance a dissuadé les entreprises étrangères de s’aligner. « La composition de notre groupement était connue depuis plus de vingt mois, réagit un cadre du groupement. Si Transdev estimait que cela posait problème, pourquoi ne l’a-t-il pas fait savoir plus tôt ? »

La dernière ligne droite de l’appel d’offres a été particulièrement agitée, avec un lobbying intensif de chaque partie. Un dernier round de questions-réponses a été organisé avec chaque candidat alors que l’attribution du dossier devait avoir lieu mi-octobre. Selon un partisan de la candidature Transdev, l’Etat a donné là au duo Keolis-RATP Dev une chance de remédier aux faiblesses de son offre. Cette procédure est tout à fait classique, répond l’autre camp.

Un calendrier déjà très tendu

La démarche de Transdev laisse à penser que le groupe a conclu, d’une manière ou d’une autre, que l’Etat ne le désignerait pas. L’entreprise ne fait pas de commentaire. Mais sa plainte risque de mettre à mal le calendrier de réalisation déjà extrêmement tendu du CDG Express. L’Autorité de la concurrence n’a pas indiqué si la procédure suspendait ou non l’appel d’offres.

Si oui, le retard pris pourrait devenir irrattrapable. Sinon, il y aura une épée de Damoclès juridique sur le dossier. Que se passera-t-il si, dans un an, l’Autorité donne finalement raison à Transdev ? Les deux offres sont très différentes sur le plan technique (matériel roulant, choix du site pour l’entretien…). Repartir à zéro serait probablement fatal pour tenir l’échéance de 2024.

 

La Digital Factory d’Air France fait décoller l’innovation

La Tribune du 17/11/2018

Air France a construit sa Digital Factory juste devant son siège, à Roissy Charles-de-Gaulle. Pour le groupe, un symbole de l’importance accordée à l’innovation.

Un parallélépipède tout en vitres, du mobilier aux couleurs pétantes, des écrans partout et des tableaux couverts de dessins : l’environnement typique d’une startup. Pourtant, le bâtiment flambant neuf de 700 m² sur deux étages abrite la Digital Factory d’Air France, un groupe qui emploie plus de 40.000 personnes, pour un chiffre d’affaires 2017 de près de 15 milliards d’euros.

Lancée en décembre 2017 et inaugurée le 8 novembre dernier, la Digital Factory est un dispositif d’accélération de projets d’innovation pour accompagner les salariés dans la transformation digitale de la compagnie. L’équipe de 15 personnes est constituée de personnels issus des différents services, comme l’informatique ou le marketing digital, et d’autres recrutés à l’extérieur, telle la spécialiste du design thinking. Le budget global de la transformation digitale est d’environ 50 millions d’euros par an, et chaque business unit alloue une partie de son propre budget à la Digital Factory.

« Nous avons créé cette structure dans le cadre de notre plan de reconquête et de croissance. Ce qui nous différencie dans le monde du transport aérien, c’est la qualité de notre service. C’est pourquoi nous devons innover en permanence de façon à proposer de nouveaux produits et de nouveaux services afin d’enrichir l’expérience de nos clients », explique Amel Hammouda, directrice de la transformation.

Des “chatbots”, Louis et Lucie

Le digital est pour Air France un outil destiné à aider les équipes à délivrer ces services, à l’image des iPad qui équipent tous les personnels de bord. La Digital Factory « est un lieu ouvert qui va accueillir des projets pour les différents métiers du groupe », précise Amel Hammouda. La direction de la transformation – qui a sa place au Comex, preuve de l’importance de l’innovation pour le transporteur français -, a voulu éviter que la Digital Factory soit un service centralisateur, en se positionnant plutôt en support des équipes des différents métiers pour leur proposer à la fois des expertises technologiques et méthodologiques.

« Le plus important, ce n’est pas l’idée, mais le développement. On peut décider de faire une application qui semble formidable au stade de la maquette mais qui s’avère impossible à intégrer au système informatique de l’entreprise », explique Sophie Troël, directrice de la Digital Factory.

Dès janvier 2017, le premier projet, un portail de maintenance “B to B”, a permis de tester cette méthode, qui a reçu un retour positif de la part des destinataires. La Digital Factory ne s’interdit pas par ailleurs de collaborer avec des startups extérieures. « Les métiers sont déjà sollicités par ces jeunes pousses. Mais il faut savoir intégrer ces compétences externes dans le système d’information », précise la directrice de la transformation.

Chatbots sur Messenger (Louis pour les bagages et Lucie pour l’inspiration au voyage), intelligence artificielle, assistants vocaux (Alexa d’Amazon pour le statut des vols), réalité virtuelle, maintenance prédictive (plateforme Prognos) : ces nouvelles technologies sont testées sur des cas d’usage, puis partagées au niveau du groupe. Dans les quatre salles du premier étage équipées de tableaux blancs, les projets sont incubés durant quatre à six mois.

« Nous fonctionnons en mode startup, pour délivrer les produits le plus rapidement possible. Ceux-ci doivent être dès le départ compatibles avec le système d’information et en phase avec les besoins des utilisateurs », précise Nicolas Teot, responsable du portefeuille de projets. Une douzaine de projets au sein de neuf directions sont déjà sortis de ce laboratoire, pour un gain de temps moyen de développement de neuf mois. Cette structure consacrée à l’innovation n’a pas vocation à perdurer car sa mission principale est d’infuser les bonnes pratiques inspirées des startups au sein de tous les services d’Air France. « Nous considérons que la Digital Factory est un lieu éphémère au service d’un changement durable. Notre objectif est de diffuser ces nouvelles méthodes dans tous les services. Nous sommes là pour accélérer les projets, mais notre durée de vie ne devrait pas excéder cinq ans », conclut Amel Hammouda.

Deux projets dans le détail

LEA Loop

Lors d’aléas (retard, annulation de vol), les collaborateurs d’Air France, tant au sol qu’en vol, bénéficient des informations en temps réel via une application interne. Objectif : accompagner au mieux les clients et ainsi améliorer leur expérience de voyage en cas d’irrégularité. « Le but est de définir quelles sont les difficultés rencontrées par les clients et par nos collaborateurs. II s’agit de construire des solutions pour répondre à des problématiques », explique Nicolas Teot, responsable du portefeuille de projets de la Digital Factory. Dans le cas LEA (Live Event Assistance) Loop, l’apport de la Digital Factory est surtout méthodologique, et vise à proposer une vision commune et partagée afin de traiter les cas d’usage. Ce projet est encore au stade de prototype.

Turn Around 360

Afin d’améliorer la ponctualité des vols, 25 opérationnels issus de cinq métiers différents (pilotes, personnel navigant, embarquement, piste, supervision) ont testé une application en temps réel lors d’une mise en situation reproduisant les conditions d’un départ de vol, le « toucher avion » en jargon aéronautique. « Cet outil collaboratif est un peu un WhatsApp de partage des informations avec tous plutôt qu’en mode bilatéral. L’application permet de savoir où en sont les différentes actions de l’avant-décollage : nettoyage de la cabine, retard dû à une recherche bagage, etc. », précise Nicolas Teot.

Cinq maquettes d’avion ont été créées avec leur environnement de travail pour éviter d’immobiliser des appareils. Les personnels ont testé l’outil sur leurs terminaux (iPad ou terminal renforcé) et coconstruit les usages adaptés à leur métier. Cette appli devrait être généralisée d’ici à la fin de l’année. « Développer une appli pour sa propre activité, c’est assez facile. En revanche, créer une application que les gens de cinq métiers différents ont envie d’utiliser, c’est nettement plus difficile », analyse Sophie Troël, directrice de la transformation.

 

Menace de grève chez les PNC d’Eurowings

Air journal du 18/11/2018

Le personnel de cabine d’ Eurowings, filiale low cost de Lufthansa, prépare une action de grève après le rejet d’une offre proposée par la direction concernant les conditions de travail, a déclaré le syndicat allemand Verdi.

« La situation n’est plus supportable pour les membres du personnel. Ils travaillent à leurs limites et n’ont aucune clarté sur leurs conditions de travail », a dénoncé dans un communiqué le syndicat de personnel navigant Verdi, qui représente un millier de membres chez Eurowings. Verdi quitte donc la table des négociations sans qu’il ait révélé plus de précisions sur la date prévue de la grève. La direction d’Eurowings indique quant à elle vouloir rester ouverte aux négociations. Elle indique « ne pas comprendre pourquoi Verdi rejette soudainement » sa proposition et qu’après des semaines de « discussions constructives, elle se retire de la table des négociations ».

Les revendications concernent notamment des temps d’astreinte trop longs entre différents vols et des changements d’horaires au dernier moment.

 

HOP! Air France se félicite des bons débuts de la ligne Rouen-Lyon

Air journal du 18/11/2018

Hop! Air France s’est félicité de ses résultats sur la ligne Rouen-Lyon avec le cap des 10 000 passagers franchis.

Depuis un peu plus d’un an, HOP! opère au départ de Rouen un vol quotidien (sauf le dimanche) vers Lyon-Saint Exupéry. De janvier à octobre 2018, la compagnie aérienne annonce avoir transporté près de 12 250 clients sur cette liaison, avec un très bon taux de remplissage au mois d’octobre à 76%. À l’été 2018, HOP! a enregistré d’excellents résultats sur la Corse, avec plus de 1 100 clients transportés sur la ligne Rouen/Bastia et un taux de remplissage à 80%.

Lyon Saint-Exupéry est le hub majeur de HOP! et permet de bénéficier de nombreuses correspondances partout en France et en Europe, en plus de la desserte de la région Auvergne Rhône Alpes : Bordeaux, Brest, Brive, Biarritz, La Rochelle, Lille, Marseille, Metz-Nancy-Lorraine, Nantes, Nice, Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Pau, Poitiers, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Bologne, Bruxelles, Milan Malpensa, Nüremberg, Prague, Rome, Venise. Au départ de Rouen, un client sur six est en correspondance au-delà de Lyon, principalement vers Nice, Toulouse et Marseille.

 

Aéroport d’Istanbul : l’avènement des géants

Air et cosmos du 16/11/2018

L’OUVERTURE DU NOUVEL AÉROPORT INTERNATIONAL D’ISTANBUL, IL Y A QUELQUES SEMAINES, EST LA PREMIÈRE D’UNE SÉRIE DE PLUSIEURS PLATEFORMES, QUI DEVRAIENT ÊTRE INAUGURÉES DANS LES DIX PROCHAINES ANNÉES. AVEC DES CAPACITÉS D’ACCUEIL TRÈS IMPRESSIONNANTES.

Depuis plusieurs années main­tenant, le plus grand aéroport au monde en termes de capacité et de traitement annuels de passagers est et reste la plate-forme internationale Hartsfield-Jackson d’Atlanta (Etats-Unis), qui accueillit près de 104 millions de passagers en 2017 (voir notre classement ci-contre). Mais, suivant une tendance de développement du trafic aérien international qui ne va pas se démentir dans les prochaines années, de nouveaux « géants » sont en train de sortir de terre et, pour beaucoup d’entre deux, vont atteindre, voire dépasser le plafond des 100 millions de passagers. Le premier de ces « monstres » est le nouvel aéroport international d’Istanbul, situé à 35 km au nord-ouest du centre de la métropole turque. Il a ouvert ses portes le 29 octobre, lors d’une fastueuse inauguration menée par Recep Tayyip Erdogan, le président de la République turque. Cette inauguration coïncide avec la date du 95e anniversaire de la République turque.

La première étape est la construction de la nou­velle plateforme, avec le bâtiment principal qui a une capacité annuelle de 90 millions de passagers pour une superficie de 1 300 000 m2, soit 130 hec­tares, un second terminal de 17 hectares, ainsi que 88 passerelles d’embarquement et un parking de 12 000 voitures. La première phase inclut aussi deux pistes de décollage indépendantes, connectées à huit pistes secondaires. A l’issue des quatre phases de construction, en 2028, l’aéroport disposera au total de six pistes de décollage et d’atterrissage, seize pistes secondaires, et d’une capacité annuelle de 150 millions de passagers, voire 200 millions. Les terminaux de l’aéroport auront une superficie intérieure de 150 hectares, avec 165 passerelles d’embarquement, quatre bâtiments d’interconnexion avec le rail, trois bâtiments tech­niques, une tour de contrôle prin­cipale, plus huit autres tours de gestion aéroportuaire. Au total, dans sa phase finale, l’aéroport sera en mesure de proposer 500 places de parking avion, des terminaux VlP et cargos, un par­king de 70 000 places, des hôtels, des centres de congrès, etc. La construction de l’aéroport a débuté en 2015 et devrait mo­biliser un investissement total de 7 Md€, hors les coûts finan­ciers. L’équipe architecturale est menée par le cabinet londonien Grimshaw, et comprend aussi le studio londonien Haptic et le Nordic Office of Architecture, basé en Norvège.

CHANGI VISE LES 135 MILLIONS DE PASSAGERS

Avec sa silhouette caractéristique en étoile, le nouvel aéroport de Pékin (Daxing International Airport) est la prochaine grande ouverture du club des géants aéroportuaires. Elle devrait in­tervenir le 30 septembre 2019. Le gouvernement chinois a lancé cette construction en 2013, pour coïncider avec le très fort dé­veloppement que connaît le transport aérien dans le pays. En effet, alors qu’il a ouvert ses portes il y a seulement dix ans, l’aéroport actuel, Beijing Capital International Airport, a déjà at­teint sa capacité limite d’accueil, avec près de 96 millions de pas­sagers en 2017, et est de fait le deuxième aéroport au monde en fréquentation. L’investisse­ment total pour la construction de la plateforme de Daxing, conçue par Adpi en collabora­tion avec le cabinet Zaha Hadid Architects, est de 11,2 Mds$. Son premier terminal, d’une capacité de 45 millions de passagers, ex­tensible à 72 millions, sera le plus grand au monde en super­ficie. Son plan en étoile a été spécialement étudié pour limiter les distances de déplacement entre le centre du terminal et les portes d’embarquement, qui ne dépasseront pas 600 mètres. Pour sa première phase, Daxing disposera de quatre pistes et 268 places de parking avion. A l’ho­rizon 2025, 1e nouvel aéroport sera équipé de sept pistes, avec une capacité annuelle de 100 millions de passagers. Changi, l’aéroport international de Singapour, va aller encore plus loin. Avec ses trois terminaux et sa capacité de 66 millions de pas­sagers, c’était déjà la plus impor­tante plateforme d’Asie du Sud-Est, avant l’ouverture du terminal 4 en 2017. Avec ce dernier bâ­timent, la capacité totale de l’aé­roport va passer à 82 millions de passagers annuellement. Mais le gestionnaire aéroportuaire, Changi Airport Group (CAG), voit déjà l’avenir. Un cinquième terminal, situé sur un site de 1 080 hectares, devrait voir le jour à la mi-2020, avec une capacité de 50 millions de passagers. Au total, à l’horizon 2025, l’aéroport international de Changi devrait être en mesure d’accueillir pas moins de 135 mil­lions de passagers !

LE VIETNAM SE POSITIONNE

Toujours en Asie du Sud-Est, le Vietnam connaît aussi depuis quelques années un fort déve­loppement de son transport aérien et doit lui aussi se doter de nou­velles infrastructures aéroportuaires plus adaptées. Le 2 juin, l’opérateur national vietnamien ACV (Air-ports Corporation of Vietnam) a signé un contrat avec un consor­tium comprenant des partenaires japonais, français et vietnamiens (JFV) sur les services de conseil et d’étude de faisabilité de la pre­mière phase du projet d’aéroport international de Long Thành. JFV regroupe le français ADP Ingénierie, les japonais Japan Air-port Consultants (JAC), Nippon Koei et Oriental Consultants Global, et les vietnamiens Airport Design and Construction Consul-tancy (ADCC) et Transport En­gineering Design (Tedi). D’une superficie totale de 5 580 ha, le nouvel aéroport in­ternational de Long Thành sera situé à une quarantaine de kilo­mètres à l’est de Hô Chi Minh-Ville et s’étendra sur six com­munes du district de Long Thành. Il permettra de désengorger l’aé­roport de Tân Son Nhât, sur­chargé depuis des dizaines d’an­nées. La construction du nouveau projet aéroportuaire devrait dé­buter à la fin de l’année 2020. A l’issue de la première phase, en 2025, l’aéroport devrait avoir une capacité de 25 millions de pas­sagers avec deux pistes et débuter ses opérations. Dans une deuxième phase de dix ans, sa capacité devrait passer à 50 mil­lions de passagers, grâce à l’ad­jonction d’une troisième piste. A l’issue de la phase 3, en 2050, l’aéroport devrait atteindre une capacité de 100 millions de pas­sagers, avec quatre pistes opéra­tionnelles.

 

Groupe Emirates : un coup de mou au S1

Air journal du 19/11/2018

La compagnie aérienne Emirates Airlines a vu son chiffre d’affaires progresser au premier semestre de 10% à 13,3 milliards de dollars, sur une hausse de trafic de 3%, mais le bénéfice a chuté de 86% à 62 millions de dollars. Les résultats du groupe (baisse de 53% du bénéfice) ont pâti de la forte augmentation des coûts de carburant et d’un effet de change défavorable, mais ils ont bénéficié d’une plus-value de cession exceptionnelle dans le périmètre de dnata.

La compagnie basée à l’aéroport de Dubaï a transporté 30,1 millions de passagers entre le 1er avril et le 30 septembre 2018, soit une hausse de 3% par rapport à la même période l’année dernière. La croissance de capacité mesurée en sièges-kilomètres offerts (SKO) atteint 4%, tandis que le trafic passagers mesuré en rendement par passager-kilomètre transporté (PKT) a augmenté de 6% : le coefficient d’occupation s’affiche à 78,8%, supérieur aux 77,2% de l’exercice précédent. A 1,3 millions de tonnes, les volumes de fret transportés sont restés globalement stables, tandis que le rendement affichait une belle progression de 11%, à mettre au crédit des investissements ciblés de SkyCargo, la filiale de transport de marchandises d’Emirates, « dans des produits et services adaptés aux besoins spécifiques de secteurs clés, qui lui confèrent un avantage concurrentiel significatif sur un marché mondial du fret en phase de redressement ».

Au premier semestre de l’exercice 2018-19, le résultat net d’Emirates ressort à 62 millions USD, en repli de 86% par rapport à l’année précédente : le chiffre d’affaires « autres produits d’exploitation inclus » atteint 13,3 milliards USD, soit 10% de plus que les 12,1 milliards USD enregistrés un an plus tôt. Ce résultat procède selon le communiqué de la compagnie aérienne « d’un déploiement des capacités plus efficace et d’une hausse du taux de remplissage des appareils malgré l’augmentation des tarifs, ce qui reflète la bonne tenue de la demande de produits Emirates par les clients ». Les charges d’exploitation d’Emirates ont augmenté de 13%, pour une croissance globale des capacités de 3%. En moyenne, le carburant coûtait au premier semestre 42% de plus qu’à la même période de l’an dernier, ce qui s’explique dans une large mesure par la montée des cours du pétrole (+37% sur un an), ainsi que par une hausse de la consommation de kérosène de 4% imputable au développement de l’activité d’Emirates. Le carburant représente toujours le principal poste de dépenses de la compagnie, puisqu’il concentre 33% de ses charges d’exploitation contre 26% pour les six premiers mois de l’an dernier.

Au cours des six premiers mois de l’année fiscale 2018-19, Emirates a pris livraison de huit gros-porteurs – trois Airbus A380 et cinq Boeing 777-300ER – et devrait réceptionner cinq nouveaux appareils supplémentaires d’ici à la fin de l’exercice. La compagnie a également retiré du service sept avions plus anciens, et quatre autres devraient suivre d’ici au 31 mars 2019. La stratégie de long terme de la compagnie consistant à « investir dans les appareils les plus modernes » lui permet d’accroître son efficacité globale et de proposer une meilleure expérience à ses clients.

Côté réseau, au cours des six premiers mois de l’exercice, Emirates a inauguré pour ses passagers de nouvelles lignes vers Londres-Stansted (Royaume-Uni) et Santiago (Chili). La compagnie a également mis en place une nouvelle liaison Dubaï – Auckland via Bali. Au 30 septembre, le réseau mondial d’Emirates couvrait 161 destinations dans 85 pays, et sa flotte comptait 269 appareils, avions cargos inclus.

Emirates a renforcé son partenariat avec la low cost Flydubai pour proposer encore plus d’avantages à ses clients, grâce au regroupement des programmes de fidélité des deux compagnies sous la marque Emirates Skywards. Les clients bénéficient également d’un plus large éventail de vols possibles, Emirates et Flydubai continuant d’exploiter la complémentarité de leurs réseaux pour optimiser leurs horaires respectifs et proposer de nouvelles liaisons via Dubaï, mais aussi ouvrir de nouvelles lignes, notamment vers Kinshasa (Congo), Cracovie (Pologne) ou Catane (Italie) au premier semestre 2018-19.

Si le Groupe Emirates a enregistré une croissance constante de son chiffre d’affaires par rapport à la même période de l’an dernier (+10% à 14,8 milliards USD), son bénéfice (296 millions USD, -53%) a souffert de l’augmentation significative des prix du pétrole et d’un effet de change défavorable sur certains marchés, entre autres difficultés pour les secteurs du transport aérien et de l’industrie du tourisme. La trésorerie du Groupe au 30 septembre 2018 s’élevait à 5,9 milliards USD, contre 6,9 milliards USD au 31 mars 2018.

Le PDG Sheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, a déclaré : « Emirates et dnata ont enregistré une croissance continue au premier semestre 2018-19. La demande pour nos produits et services de grande qualité est restée soutenue : nous avons attiré de nouveaux clients et fidélisé notre clientèle existante dans toutes nos activités, comme l’atteste la progression de notre chiffre d’affaires. Pourtant, le coût élevé du carburant ainsi que la dépréciation des monnaies locales sur des marchés comme l’Inde, le Brésil, l’Angola ou l’Iran, ont amoindri notre bénéfice ». Le groupe travaille selon son dirigeant « de manière proactive à relever la multitude de défis auxquels font face aujourd’hui les secteurs du transport aérien et du tourisme, parmi lesquels la pression constante sur les rendements ou l’incertitude qui pèse sur les conditions économiques et politiques dans notre région et ailleurs dans le monde (…). Les six mois à venir seront difficiles, mais les fondations du Groupe Emirates restent solides ». Il souligne toutefois une augmentation de 9% des clients voyageant vers Dubaï : « nous nous attendons à ce que cette demande reste saine alors que de nouvelles attractions sont mises en ligne et que la ville se prépare pour l’Expo 2020 Dubai. Concernant nos perspectives d’avenir, nous sommes déterminés à assurer le développement de notre activité. Pour ce faire, nous n’hésiterons pas à saisir les opportunités qui s’offrent à nous et à investir au service de nos clients, en continuant de leur proposer les produits haut de gamme qui font notre succès. »

Au cours des six derniers mois, l’effectif du Groupe a diminué de 1% par rapport au 31 mars 2018, pour passer en tout de 103.363 à 101.983 salariés. Cette évolution relève, pour une large part, d’une érosion naturelle des effectifs, conjuguée à un ralentissement du rythme de recrutement, parallèlement à la poursuite des différents programmes internes d’amélioration de l’efficacité par le biais des nouvelles technologies et d’une réorganisation du travail.

Revue de presse 31 octobre : • La grève chez Aviapartner s’étend à l’aéroport de Liège • Air France-KLM : un troisième trimestre solide • ADP : le chiffre d’affaires a grimpé de près de 30% sur neuf mois • Un actionnaire de Ryanair demande l’éviction du président • Aéroports géants : Istanbul ouvert, Mexico en danger

Revue de presse 31 octobre : • La grève chez Aviapartner s’étend à l’aéroport de Liège • Air France-KLM : un troisième trimestre solide • ADP : le chiffre d’affaires a grimpé de près de 30% sur neuf mois • Un actionnaire de Ryanair demande l’éviction du président • Aéroports géants : Istanbul ouvert, Mexico en danger

Au sommaire :

  • Air France-KLM : un troisième trimestre solide
  • Les gérants de l’aéroport de Beauvais contraints d’accepter la concurrence mais…
  • Aéroport de Beauvais: Astriam-Sécurité-Picardie bientôt liquidée
  • AviaPartner – Grève à l’aéroport de Bruxelles : plus d’un vol sur cinq annulé ce mardi
  • La grève chez Aviapartner s’étend à l’aéroport de Liège: “Les travailleurs doivent utiliser du matériel totalement obsolète, c’est effrayant”
  • ADP : le chiffre d’affaires a grimpé de près de 30% sur neuf mois
  • Lorient reliée à Roissy et Lyon par HOP! Air France
  • Aéroports géants : Istanbul ouvert, Mexico en danger
  • L’avion électrique d’easyJet se rapproche un peu plus
  • Aéroport de Marseille-Provence : 9 nouvelles lignes ouvrent cet hiver
  • Crash d’un avion de Lion Air (sur liste noire jusqu’en 2016) au large de Sumatra, 189 disparus
  • Un actionnaire de Ryanair demande l’éviction du président
  • Rennes : En plein essor, l’aéroport va devoir se mettre à niveau s’il veut continuer de grandir
  • Beauvais reliée à Vienne grâce à l’arrivée de Laudamotion
  • Faillites dans l’aérien : des passagers trop mal protégés

 

Air France-KLM : un troisième trimestre solide

Air Journal – 31/10/2018

Le groupe aérien Air France-KLM a enregistré au troisième trimestre 2018 un résultat d’exploitation « solide » à 1,065 milliard d’euros, en légère baisse par rapport à la même période l’année dernière, grâce à sa performance en matière de recettes et à la réduction des coûts unitaires.

Les équipes commerciales du groupe franco-néerlandais ont annoncé ce 30 octobre 2018 avoir réalisé « une solide performance sur tous les segments d’activité » au troisième trimestre, à commencer par un trafic à 28,5 millions de passagers en progression de 2,3% par rapport à l’an dernier. La recette unitaire du groupe est en hausse de 2,0% à change constant, tandis que les revenus ont connu une forte croissance avec +4,0% à 5, 545 Milliards d’euros (+5,8% à change constant), ce qui combiné à la réduction des coûts unitaires (-1% à change, carburant et charges de retraites constants) a contribué à « absorber l’impact négatif du carburant et des devises ». Le résultat d’exploitation de 1,065 milliard d’euros est en recul de 77 millions d’euros sur l’an dernier, mais en hausse de 11 millions à change constant.

Le résultat net part de groupe atteint 786 millions d’euros, en hausse de 145 millions par rapport au troisième trimestre de l’année dernière. La facture de carburant incluant les couvertures s’est élevée à 1 377 millions d’euros, en augmentation de 229 millions d’euros et de 223 millions d’euros à change constant, en raison de la hausse du prix du carburant. La couverture positive du carburant au troisième trimestre 2018 a dégagé un gain de 240 millions d’euros. Les variations de change ont eu un impact négatif de 128 millions d’euros sur le chiffre d’affaires et un impact positif sur les coûts de 40 millions d’euros incluant les couvertures de change. L’impact net a donc été négatif de 88 millions d’euros sur le troisième trimestre 2018.

Le coût unitaire est en diminution de 1% au T3, « en cohérence avec l’objectif d’une variation sur l’année comprise entre 0 et +1% ». A change, prix du carburant et charges de retraite constants, le coût unitaire a baissé de -1,0% au troisième trimestre 2018. La dette nette du groupe a diminué de 222 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2017, et s’élevait à 6,3 milliards d’euros ; le ratio dette nette/EBITDA est resté stable à 1,4x. Le groupe a racheté 197 millions d’euros d’obligations hybrides, ce qui va permettre une réduction des coupons.

Activité réseau (Air France, HOP!, KLM) : au troisième trimestre 2018, la capacité a augmenté de 1,9%. « Grâce à la bonne performance de ses équipes commerciales », le chiffre d’affaires de l’activité Réseaux a progressé 5,1% à change constant par rapport à l’an dernier ; cette croissance s’explique principalement par la bonne performance de la recette unitaire des activités Passage et Cargo. Le résultat d’exploitation des activités Passage et Cargo s’est établi à 810 millions d’euros au T3, soit une hausse de 14 millions d’euros à change constant par rapport à 2017.

Pour la seule activité Passagers, le groupe souligne une forte performance sur l’Amérique du nord et l’Asie, tandis que la demande du Brésil et de l’Argentine a été impactée par la dépréciation des devises locales. La capacité a augmenté de 2,0% au troisième trimestre 2018, entraînant une croissance du trafic de 2,4% ; « grâce à une politique commerciale dynamique et à son revenue management », le groupe a pu augmenter la recette unitaire globale de 1,8%, en dépit d’une base de comparaison élevée au troisième trimestre 2017.

La capacité du Cargo a augmenté de 1,6% par rapport à l’an dernier, soutenue par une forte demande, particulièrement en Asie et en Amérique du Nord. En dépit de circonstances locales difficiles, la performance a été bonne aussi sur l’Amérique Latine. Le « revenue management » a introduit des hausses de prix pour les avions tout cargo et pour les soutes, ce qui s’est traduit par une recette unitaire en augmentation de 6,7% pour le trimestre. La nouvelle plateforme clients digitale « est efficace et contribue à la croissance des ventes », avec une augmentation du canal de distribution en ventes directes. L’utilisation par les clients des “Air Way Bills” électroniques (E-AWB) a progressé à un niveau de 73% au troisième trimestre 2018.

Low cost Transavia : la hausse de capacité et l’augmentation de recette unitaire compensent la hausse de la facture carburant, permettant de dégager un résultat d’exploitation de 178 millions d’euros et une marge de 29%. Transavia a transporté 5,1 millions de passagers au troisième trimestre 2018, soit une augmentation de 4,1% par rapport à l’année dernière. En dépit d’une base de comparaison 2017 élevée (recette unitaire du T3 2017 en hausse de 9,3%), la recette unitaire a augmenté de 4,5% par rapport à l’an dernier. Le résultat d’exploitation du troisième trimestre 2018 a atteint 178 millions d’euros, en amélioration de 5 millions d’euros par rapport à l’année passée. Transavia France, en particulier, a enregistré un excellent trimestre, avec une croissance des capacités de 17% et des recettes unitaires en hausse qui ont porté sa marge d’exploitation à 30%.

Maintenance : les revenus de l’activité Maintenance ont augmenté au troisième trimestre 2018 par rapport à l’année précédente, avec un chiffre d’affaires externe en hausse de 9.7% à change constant, porté par la bonne performance de l’activité Moteurs. La marge d’exploitation, exprimée en pourcentage des revenus totaux, s’est élevée à 7,2%, en retrait de 0,6 point à change constant. Le carnet de commandes de la Maintenance s’est établi à 10,7 milliards de dollars à la fin du troisième trimestre 2018, en hausse de 0,3 milliard de dollars par rapport à fin 2017 principalement grâce à de nouveaux contrats Equipements et Moteurs.

Sur les neuf premiers mois de l’année 2018, le groupe de l’alliance SkyTeam affiche 76,985 millions de passagers (+2,6%), avec une recette unitaire à +1,6% et un résultat d’exploitation de 1,292 milliard d’euros (en baisse de 403 millions). Le résultat net sur la période s’affiche à 627 millions d’euros, en recul de 464 millions.

Toujours pour les neuf premiers mois de l’année, l’accord salarial signé chez Air France le 19 octobre 2018 entraînera un coût de 40 millions d’euros environ qui sera enregistré dans les comptes au quatrième trimestre 2018. La productivité, mesurée en RSKO par ETP (équivalent temps plein), a augmenté de 0,6% tandis que la capacité a progressé de 2,3%.

Le nombre de salariés a été augmenté de 1400 ETP dont 250 ETP pilotes et 300 ETP personnels navigants commerciaux, « pour accompagner la croissance des capacités ». Le personnel au sol a augmenté de 850 ETP, principalement dans les départements d’innovation informatique, les activités pour compte de tiers de la maintenance et les centres de service aux clients. Les coûts salariaux nets ont reculé de -0,6% sur le troisième 2018 par rapport à 2017 ; « ils auraient été stables en incluant les coûts trimestriels relatifs au nouvel accord salarial d’Air France ».

PERSPECTIVES POUR L’ANNEE 2018

Le contexte global « reste incertain » au regard de l’environnement géopolitique actuel et des tendances haussières sur le prix du carburant. Les prévisions suivantes ont donc été ajustées en conséquence pour l’année 2018 : hausse de capacité ramenée à +2,0% à 2,5% pour le réseau Passage ; facture de carburant 2018 prévue en augmentation de 500 millions d’euros par rapport à 20171, et facture carburant 2019 prévue en augmentation de 900 millions d’euros par rapport à 2018 ; et enfin plan d’investissement géré dans une fourchette comprise entre 2,4 à 2,6 milliards d’euros, en raison d’ajustements liés à IFRS16 et de la décision d’acheter des moteurs plutôt que de les louer.

Air France-KLM continuera à travailler à l’amélioration de la recette dans un contexte de hausse de sa facture pétrolière : sur la base des prévisions actuelles et de la poursuite d’un environnement positif en matière de demande, le groupe prévoit une augmentation des revenus de l’activité Passage réseaux au quatrième trimestre 2018, avec des coefficients d’occupations long courrier prévisionnels supérieurs à l’année dernière, et une recette unitaire Passage stable à change constant. L’objectif d’évolution des coûts unitaires entre 0% et 1% est confirmé, à change, prix du carburant et charges de retraites constants. Benjamin Smith, Directeur général d’Air France-KLM et d’Air France, a déclaré dans un communiqué : « Air France-KLM a réalisé un résultat d’exploitation solide sur le trimestre d’été 2018, reflétant l’engagement de toutes ses équipes, sa puissance commerciale et l’attractivité de ses marques. L’accord salarial conclu chez Air France apporte de la stabilité et de nouvelles perspectives pour nos activités et nos salariés. Je suis convaincu que, dans les prochains mois, nous serons capables de nous appuyer sur les forces et atouts du Groupe pour construire une stratégie ambitieuse et innovante, afin d’assurer le succès de nos compagnies et de repositionner Air France-KLM en leader de l’industrie ».

 

Les gérants de l’aéroport de Beauvais contraints d’accepter la concurrence mais…

Le Courrier Picard – 23/10/2018

Aux prises avec plusieurs procédures en cours, l’aéroport de Beauvais-Tillé traverse décidément une mauvaise passe. Le 2 octobre dernier, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant la fin du monopole pour la ligne de bus Paris-Beauvais. C’est « niet » pour les dirigeants de l’aéroport qui vont devoir accepter le principe de la concurrence.

Retour en arrière. En juin 2017, l’Arafer, l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, avait ouvert un coin dans le monopole de la Sageb (gestionnaire de la plateforme), dont la filiale TPB (Transports-Paris-Beauvais) était depuis des années la seule à commercialiser des navettes de passagers par bus entre Paris et l’aéroport. Coup sur coup, la petite compagnie locale Frethelle et le géant FlixBus avaient obtenu le feu vert pour quelques liaisons par jour, au départ de la porte Dorée pour la première, du boulevard des Maréchaux pour la seconde, dans le 12º arrondissement de Paris, à plus de dix kilomètres du lieu d’embarquement de TPB à la porte Maillot.

Frethelle et FlixBus ne vont toujours pas à l’aéroport

Estimant que la condition de distance était remplie, l’Arafer avait donc accepté. Les gérants de la plateforme avaient cependant saisi le Conseil d’État afin d’en revenir au monopole. Las, celui-ci a donc rendu sa décision. L’Arafer n’a pas commis d’erreur de droit en autorisant l’ouverture à la concurrence, ont estimé les sages.

Dans la réalité, ni Frethelle ni FlixBus n’ont commencé à exploiter leurs lignes autorisées… « 70 euros le toucher de quai, c’est excessif… », estime Mostapha Ould Allal, gérant de Frethelle, dénonçant les conditions d’accès à la plateforme fixées par la Sageb. « Tant que la Sageb aura la délégation de service public de l’aéroport, ce sera comme ça… », ajoute l’autocariste, dépité.

 

Aéroport de Beauvais: Astriam-Sécurité-Picardie bientôt liquidée

Le Courrier Picard – 25/10/2018

Après son revers devant le tribunal administratif (le 10 octobre dernier), la société Astriam-Sécurité-Picardie cessera toute activité, le 31 octobre, sur l’aéroport de Beauvais-Tillé où elle était en charge de la sûreté, son unique marché.

« Cette filiale est placée en procédure de sauvegarde, en novembre elle sera en cessation de paiement faute de marché », explique la direction du groupe Astriam.

Une quarantaine d’agents non repris

Les salariés devaient se retrouver ce vendredi aux Prud’hommes à Beauvais. Mais cette procédure a été retirée, explique également la direction, qui s’apprête à licencier pour motif économique « une quarantaine » d‘agents non repris par le nouveau titulaire du marché, et une « dizaine » qui refusent d’intégrer cette nouvelle entreprise.

Suite à un appel d’offres, c’est désormais la société amiénoise GAEA qui sera en charge de la sûreté de l’aéroport.

Le groupe Astriam a prévu de se concentrer sur ses autres activités à l’aéroport de Bordeaux et de Nice. La société fait encore travailler entre 200 et 250 personnes.

 

AviaPartner – Grève à l’aéroport de Bruxelles : plus d’un vol sur cinq annulé ce mardi

Ouest-France – 30/10/2018

Le mouvement lancé jeudi par les employés de la société belge AviaPartner qui gère les bagages de 29 compagnies a fait annuler 720 vols depuis jeudi. 100 000 voyageurs auraient été pénalisés en cette période de vacances, a estimé Laurent Levaux, le président du conseil d’administration de la société.

L’aéroport international de Bruxelles-Zaventem a été contraint mardi d’annuler au moins 140 vols sur les 620 prévus à cause de la poursuite de la grève des bagagistes, qui entrait dans son 6e jour, a indiqué un porte-parole de Brussels Airport.

« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour limiter l’impact de cette action et nous nous excusons pour tout inconvénient », a annoncé mardi Brussels airport sur son site d’information aux voyageurs.

« Nous vous conseillons de ne pas vous rendre à l’aéroport pour récupérer vos bagages avant d’avoir été contacté personnellement », a toutefois averti la société gestionnaire de l’aéroport.

Des « points cruciaux sur lesquels nous ne sommes pas d’accord »

Les discussions avec la direction d’AviaPartner n’ont pas donné satisfaction au personnel. « Pour nous, le sixième jour, c’est très long et très lourd. J’espère vraiment de tout cœur qu’aujourd’hui on aura un accord et qu’on pourra reprendre les travaux demain », a déclaré sur la RTBF le syndicaliste Olivier Van Camp.

« Nous avons avancé dans les travaux, mais il y a quand même encore des aspects et des points cruciaux sur lesquels nous ne sommes pas d’accord », a-t-il précisé.

British Airways, Iberia, Ryanair…

Une trentaine de compagnies, dont British Airways, El Al, Iberia, KLM, SAS, Ryanair et TUI Fly sous-traitent à Aviapartner le chargement et le déchargement des bagages en soute. Aviapartner est avec Swissport un des deux prestataires opérant à Zaventem pour les bagages.

L’aéroport de Zaventem, appelé aussi Bruxelles-National, est la plus grande plateforme du trafic aérien en Belgique. Il a accueilli près de 25 millions de passagers en 2017 contre 7 millions pour celui de Charleroi (sud), le numéro deux national.

 

La grève chez Aviapartner s’étend à l’aéroport de Liège: “Les travailleurs doivent utiliser du matériel totalement obsolète, c’est effrayant”

RTL.be – 30/10/2018

Le mouvement de grève des bagagistes d’Aviapartner s’étend à Liège. A l’aéroport de Bierset, les travailleurs ont déposé hier un préavis de grève pour le 13 novembre.

À l’issue d’une assemblée du personnel vendredi après-midi, les quelque 130 travailleurs d’Aviapartner à Liège Airport ont décidé de se croiser les bras en soutien à leurs collègues bruxellois. Des arrêts de travail de deux heures par shift ont été décidés, pour un total de six heures d’arrêts par jour.

“Ce qui occasionne évidemment des retards. Cela peut être problématique puisque ici ce sont essentiellement des avions cargo, donc des transports de marchandises. Quand il s’agit de produits frais qui doivent être rapidement transportés, cela pose problème. Certains clients ont déjà décidé de faire atterrir leurs avions dans certains aéroports voisins comme celui de Maastricht”, explique notre journaliste Claire Sadzot en direct dans le RTL INFO 13H.

Ce lundi midi, les bagagistes ont discuté pour décider s’ils vont poursuivre ce mouvement de solidarité, mais le préavis de grève du 13 novembre est certain. Leurs revendications sont multiples, notamment le fait d’obtenir du matériel plus adapté ou plus neuf.

“Le matériel est complètement obsolète. Ils travaillent avec des bouts de ficelle quasiment pour remplir des avions cargo. C’est effrayant. C’est dangereux. C’est la sécurité des travailleurs mais aussi des avions quand ils atterrissent ou décollent. Il faudrait du matériel vraiment à la pointe. Ils font des choses importantes, ils ne tricotent pas”, assure Daniel Maratta, secrétaire de l’union belge du transport.

Une quinzaine de plaintes concernant le bien-être au travail doivent d’ailleurs être traitées à Liège, symptôme du mal-être des bagagistes, selon Geoffrey Broux, secrétaire permanent SETCa-Liège.

 

ADP : le chiffre d’affaires a grimpé de près de 30% sur neuf mois

Déplacements Pros – 29/10/2018

Le groupe ADP a été porté par la croissance du trafic et le dynamisme de ses nouvelles acquisitions TAV Airports et Airport International Group au cours des 9 premiers mois de l’année. Son chiffre d’affaires a progressé de 29,2% pour atteindre 3,353 milliards d’euros.

Augustin de Romanet, Président-directeur général d’Aéroports de Paris a expliqué le 29 octobre 2018 “Le chiffre d’affaires des 9 premiers mois de l’année 2018 progresse de 29,2% à 3 353 millions d’euros grâce à la très bonne dynamique du trafic sur l’ensemble du périmètre du groupe. Par ailleurs, le chiffre d’affaires bénéficie de l’effet de l’intégration globale des résultats de TAV Airports sur 9 mois et des résultats d’Airport International Group, concessionnaire de l’aéroport international Queen Alia à Amman en Jordanie sur 6 mois”.

Si on retire les activités de TAV Airports (intégré en juillet 2017) et d’AIG (intégré en avril 2018), le chiffre d’affaires consolidé du groupe présente une hausse de 3,6%, pour atteindre 2,335 milliards d’euros.

Le patron de Paris Aéroports et ADP précise “La croissance des activités commerciales à Paris est soutenue par le dynamisme des bars et restaurants et des boutiques côté pistes. Le chiffre d’affaires par passager des boutiques côté pistes est stable, le mix trafic positif étant compensé par l’impact négatif de l’Euro fort et de la fermeture temporaire de boutiques en raison de travaux importants dans les halls K et L du terminal 2E”.

Le groupe aéroportuaire a vu le trafic passagers progresser de 8,8% pour atteindre 217,6 millions de voyageurs sur les 9 premiers mois de l’année 2018. Pour leur part, les plates-formes parisiennes, Orly et Roissy CDG, ont géré 80,0 millions de clients, soit une hausse de 3,4% par rapport à la même époque l’année dernière. Cette progression a été portée par le dynamisme des compagnies à bas coûts (+10,2%) et du trafic international (+5,6%).

La holding n’a pas revu ses prévisions 2018. Elle table toujours sur une hausse de trafic comprise entre +2,5% et +3,5% pour Paris Aéroports. L’EBITDA du groupe consolidé devrait enregistrer une croissance comprise entre +17% et +22% en 2018 par rapport à 2017, avec l’effet année pleine de l’intégration globale de TAV Airports et l’effet de l’intégration globale d’AIG depuis avril 2018.

 

Lorient reliée à Roissy et Lyon par HOP! Air France

Air Journal – 31/10/2018

La compagnie aérienne HOP! Air France a inauguré deux nouvelles liaisons à l’aéroport de Lorient-Bretagne Sud, depuis ses deux hubs de Paris-CDG et Lyon.

Depuis le 28 octobre 2018, l’aéroport breton est connecté aux hubs de la compagnie nationale française et de sa filiale régionale, avec jusqu’à deux vols quotidiens. Les vols depuis Paris-Charles de Gaulle, qui remplacent ceux au départ d’Orly, sont proposés tous les jours de Lorient à 10h25 et 14h25 (arrivées à 11h40 et 15h40), les vols retour quittant la capitale à 12h35 et 16h20 (arrivées à 13h50 et 17h35). Vers Lyon-Saint Exupéry, HOP! proposé des départs du lundi au vendredi à 6h30 et 18h05 (arrivées à 7h55 et 19h30), et des retours de sa base à 8h25 et 20h25 (arrivées à 8h50 et 21h40). Les premiers vols étaient complets selon l’aéroport. HOP! Air France est sans concurrence sur ces deux axes, qui viennent s’ajouter aux routes vers Toulouse et Porto proposées respectivement par APG Airlines et Ryanair.

L’ouverture de nouvelles liaisons aériennes « est un moment heureux et précieux dans le développement d’un aéroport », déclare la CCI du Morbihan, gestionnaire de l’aéroport civil de Bretagne Sud, qui se dit « particulièrement ravie de pouvoir renouer avec ces 2 destinations à la fois historiques pour Lorient et pragmatiques pour les usagers de l’aéroport, qu’ils soient entrepreneurs ou voyageurs. La priorité du monde économique, c’est de pouvoir se projeter facilement en France et en Europe ; celle du grand public, c’est de pouvoir rallier le plus facilement possible les destinations touristiques du monde », ajoute la CCI. Il s’agit d’une « renaissance. La ligne Lorient-Lyon a été ouverte en 1996. Elle a fonctionné jusqu’en 2015. Celle vers Roissy existait il y a une vingtaine d’années. Elle a ensuite été remplacée par une liaison Lorient-Orly », a rappelé de son côté Gérard Le Faouder, le représentant de la CCI qui gère l’aéroport, dans Le Télégramme. Hélène Abraham, Directrice Commercial, Marketing et Produits au sein de l’activité court-courrier d’Air France appelée HOP!, précise de son côté dans le quotidien que les clients du Morbihan souhaitant rejoindre les Antilles et l’océan Indien sont désormais « orientés vers l’aéroport de Quimper qui dessert Orly ».

Lyon est le hub majeur de HOP! et permet à ses clients de bénéficier de nombreuses correspondances partout en France et en Europe, rappelle l’aéroport de Lorient dans son communiqué : Biarritz, Bordeaux, Brest, Brive, Caen, La Rochelle, Lille, Marseille, Metz-Nancy-Lorraine, Nantes, Nice, Paris, Pau, Poitiers, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Bologne, Bruxelles, Milan Malpensa, Nuremberg, Prague, Rome, Venise. Le hub de Paris-CDG offre de multiples possibilités de correspondance à l’international : le groupe Air France-KLM dessert 314 destinations dans 116 pays via ses hubs de Paris-Charles de Gaulle et Amsterdam-Schiphol, permettant « plus de 20.000 opportunités de correspondance moyen et long-courrier ».

L’Aéroport de Lorient Bretagne Sud en chiffres (activité 2017)

· 129.786 passagers
· 3443 mouvements d’avion
· 5 destinations : Paris CDG ; Lyon St Exupéry ; Porto ; Toulouse ; Paris Le Bourget
· 71% de taux de remplissage moyen sur les vols réguliers
· 1 comptoir vente ouvert tous les jours : Corpotravel
· 1 parc de stationnement de proximité, accessible 24h/24.

 

Aéroports géants : Istanbul ouvert, Mexico en danger

Air Journal – 30/10/2018

Le nouvel aéroport d’Istanbul a été officiellement inauguré hier, seules quelques routes étant opérées initialement dans ce devrait devenir le plus grand aéroport du monde. A Mexico en revanche où la nouvelle plateforme est déjà en partie construite, le président-élu a annoncé l’abandon du projet suite à une consultation populaire.

Dans la capitale économique de Turquie, le nouvel aéroport international qui remplacera à terme Istanbul-Atatürk a été inauguré le 28 octobre 2018 par le président Recep Tayyip Erdogan. Baptisé pour l’instant Havalimani mais appelé INA (Istanbul New Airport) et situé sur la rive européenne d’Istanbul à 35 km du centre-ville, il n’accueillera son premier vol commercial que jeudi, en provenance d’Ankara ; cinq vols quotidiens y seront opérés par Turkish Airlines dans les prochaines semaines, depuis Antalya, Izmir, Ercan et Bakou, mais il faudra attendre le 29 décembre pour voir les compagnies aériennes s’y installer en masse, à commencer bien sûr par la compagnie nationale turque.

Pendant une première phase, le nouvel aéroport doté de six pistes aura une capacité de 90 millions de passagers par an, pour atteindre à terme 200 à 250 millions de passagers vers 2028 (soit deux fois plus que l’actuel aéroport le plus fréquenté au monde, Atlanta aux Etats-Unis). Il desservira 300 destinations dans le monde, selon les estimations du ministère turc des Transports, et devrait progressivement générer 200.000 emplois directs et indirects pour contribuer selon les autorités à 5% du PIB de la Turquie en 2025.

Ce projet de 10,5 milliards d’euros a pour but selon les autorités de faire d’Istanbul une « plaque tournante mondiale du tourisme reliant l’Europe, l’Asie et l’Afrique ». Istanbul-Atatürk, d’une capacité annuelle de 60 millions de passagers, sera alors sera uniquement consacré à l’autorité de l’aviation civile, aux vols privés et aux VIP. En revanche, l’aéroport Sabiha Gökçen sur la rive asiatique d’Istanbul, ouvert en 2003, continuera de fonctionner normalement.

A l’inverse, un autre projet géant est dans une très mauvaise passe : le nouvel aéroport de Mexico, conçu par Norman Foster et Fernando Romero et bénéficiant d’un budget de 13,3 milliards de dollars, a reçu mardi ce qui pourrait être un coup fatal : le président élu Andres Manuel Lopez Obrador a annoncé l’annulation du chantier en cours à Texcoco. A sa place, trois aéroports existants devront opérer simultanément d’ici trois ans (l’actuel Benito Juarez, celui fermé à Toluca et les pistes militaires de Santa Lucia), ce qui permettrait au futur gouvernement « d’économiser cinq milliards de dollars ». Sa décision est intervenue suite à un référendum populaire très controversé, tenu sur quatre jours et dans lequel un million de personnes se sont exprimées : 70% se sont prononcées contre la poursuite du projet.

Ce renoncement – alors que le président-élu ne prendra ses fonctions qu’en décembre – ne plait pas à tout le monde. Une partie du budget, dont 60% sont financés par le gouvernement mexicain et 40% via des prêts bancaires et des titres de créance, a déjà été dépensée durant les trois années de travaux. Et les entreprises privées impliquées dans le chantier se plaignent déjà, même si M. Lopez Obrador s’est a promis que les intérêts des entreprises et des investisseurs seraient sauvegardés.

La première phase du projet, comprenant un terminal pouvant accueillir 68 millions de passagers par an et trois pistes (six à terme), devait ouvrir en 2020 au trafic commercial. Peter Cerda, vice-président régional de l’Association du transport aérien international (IATA), a déclaré que l’abandon du projet « coûterait 20 milliards de dollars par an » à l’économie du pays. Cette décision « désavantage le Mexique en tant que plaque tournante régionale », a-t-il déclaré, ajoutant que l’IATA ferait pression sur le gouvernement mexicain pour qu’il change de position.

 

L’avion électrique d’easyJet se rapproche un peu plus

Air Journal – 30/10/2018

Wright Electric passe à la phase suivante du développement de son avion électrique, alors que son partenaire la compagnie aérienne low cost easyJet prévoit « du 100 % électrique sur les liaisons court-courriers importantes » comme par exemple le Londres – Amsterdam.

La spécialiste britannique du vol pas cher a dévoilé le 30 octobre 2018 les progrès de sa stratégie visant à opérer des vols toujours plus respectueux de l’environnement et avec une empreinte sonore réduite. Son partenaire, la start-up américaine Wright Electric, a commencé à travailler sur un moteur électrique pouvant convenir à un appareil de neuf places. Le partenaire de Wright Electric Axter Aerospace, dispose d’ores et déjà d’une solution pour deux passagers, et le plus gros modèle devrait commencer à voler en 2019. Le prototype de système de propulsion envisagé pour l’appareil neuf places « est quatre fois plus puissant que celui dont dispose le modèle biplace », souligne easyJet dans son communiqué. En parallèle, le travail va débuter sur un appareil de la taille des avions d’easyJet, par le designer aéronautique Darold Cummings. Wright Electric a également déposé un brevet pour un moteur adapté à de plus gros avions.

Cette « nouvelle enthousiasmante ouvre la voie à une transition vers un appareil commercial complètement électrique et capable de transporter des passagers à travers le Royaume-Uni et l’Europe », déclare easyJet qui a depuis l’an 2000 réduit ses émissions de CO2 par passager et par kilomètre de plus de 32%. Jeffrey Engler, PDG de Wright Electric, dit avoir hâte de voir « ce que l’année prochaine nous réserve. EasyJet est un partenaire formidable et nous sommes impatients de contribuer à l’introduction en Europe d’avions plus silencieux et à faibles émissions ». L’objectif de la compagnie orange est à présent de réduire ces émissions de 10% supplémentaires d’ici à 2022, pour atteindre une amélioration globale de l’ordre de 38% depuis 2000.

Johan Lundgren, PDG d’easyJet, a commenté depuis l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol : « Nous savons le développement durable important pour nos clients. Avec l’introduction de l’Airbus 320neo, nous pouvons déjà réduire de 15% les émissions de carbone et de 50% l’empreinte sonore, ce qui nous place parmi les compagnies aériennes les mieux classées en Europe. Les avancées technologiques dans le domaine de l’aviation électrique, sont vraiment passionnantes et fulgurantes. Avec les avions biplaces déjà en vol et les neuf places qui voleront l’année prochaine, cela devient une réalité et nous pouvons maintenant envisager un avenir qui ne soit pas exclusivement dépendant du kérosène ».

La distance ciblée par easyJet avec l’avion électrique « est d’environ 500 kilomètres, et en se basant sur notre réseau actuel, la liaison Amsterdam-Londres pourrait devenir la première ligne entièrement électrique », ajoute le dirigeant ; « étant donné qu’il s’agit de la 2ème route aérienne la plus fréquentée en Europe, cela permettrait une réduction significative des émissions carbone et de la pollution sonore ». Les Pays-Bas ont ici « l’opportunité de montrer la voie » si le gouvernement et les aéroports encouragent les compagnies aériennes à opérer durablement grâce a une structure de charges incitative redistribuée et revue à la baisse », conclut M. Lundgren. Depuis son tout premier vol ente Londres et Schiphol en 1996, easyJet a transporté 22 millions de passagers sur cet axe, et assure aujourd’hui jusqu’à 22 vols par jour entre les deux villes (depuis Gatwick, Luton, Southend et Stansted), soit 34% de la capacité totale de la compagnie à partir d’Amsterdam.

EasyJet, qui deviendra bientôt le plus grand d’A320neo en Europe (15 A320neo en service sur 100 commandés, trois A321neo en service sur 30 attendus), prend ses responsabilités quant à la réduction de son empreinte environnementale et continue de plaider en faveur des politiques incitatives de la part des aéroports pour le développement de flottes plus silencieuses et plus propres. Elle transporte plus de 83 millions de passagers chaque année, dont plus de 13 millions de voyageurs d’affaires, avec une flotte de 308 avions sur 1032 routes entre 159 aéroports dans 34 pays. EasyJet s’engage à être un employeur responsable, qui emploie tous ses salariés sous contrat local dans sept pays européens et ce, dans le respect des lois nationales et en reconnaissant les organisations syndicales.

 

Aéroport de Marseille-Provence : 9 nouvelles lignes ouvrent cet hiver

La Provence – 29/10/2018

L’aéroport présente son programme pour cette saison qui contient neuf nouvelles lignes directes.

Le temps s’est rafraîchi, l’hiver arrive à grands pas et l’aéroport Marseille-Provence se met au pli. Dans son programme d’hiver qui vient tout juste d’être dévoilé, ce sont 107 lignes directes, dont 9 nouvelles, vers 82 destinations et 24 pays qui sont recensées. Au niveau national, deux nouvelles lignes seront opérées en France pour cette saison, Caen par Volotea et Hop !, et Tours par Ryanair.

Sur le plan européen, l’aéroport comptera 7 nouvelles lignes. Pas moins de 15 pays d’Europe seront desservis pour 40 destinations différentes. Parmi ces lignes, Ryanair ouvre deux nouvelles destinations, à savoir Budapest et Bucarest, et maintient pendant la période hivernale la desserte de Faro. Volotea continue de desservir ponctuellement ses lignes vers Vienne et Alicante. À partir du 22 décembre, deux nouvelles destinations, vers les Îles Canaries, Fuerteventura et Lanzarote seront reliées. La compagnie maintient également la desserte de Caen et ajoute de la capacité sur ses opérations vers Venise et Strasbourg.

Du côté du Terminal 1, Lufthansa maintiendra tout au long de l’hiver la troisième fréquence quotidienne Marseille-Francfort, mise en place au printemps dernier. Hop ! renforce la desserte de Caen et poursuit celle de Metz inaugurée en avril 2018. Enfin, la compagnie Aigle Azur base un deuxième avion à l’aéroport cet hiver et ajoute même quelques fréquences hebdomadaires sur son programme vers l’Algérie, et plus particulièrement Oran et Sétif.

Au terminal 2, Ryanair ajoute aussi des fréquences sur 7 destinations à savoir Brest, Lille, Nantes, Fès, Lisbonne, Malaga et Marrakech. Idem pour EasyJet qui rajoute 4 fréquences hebdomadaires sur sa ligne Marseille-Bordeaux et Pegasus, deux vols hebdomadaires dès le 15 décembre, ce qui portera à 7 la fréquence de ses opérations vers l’aéroport d’Istanbul Sabiha Gokcen.

 

Crash d’un avion de Lion Air (sur liste noire jusqu’en 2016) au large de Sumatra, 189 disparus

La Tribune – 29/10/2018

Le contact a été perdu avec l’appareil, un tout récent Boeing 737 MAX, treize minutes après le décollage, selon l’agence indonésienne de recherche et de sauvetage. Le vol JT610 transportait 189 passagers dont on ne sait encore combien de survivants. La compagnie indonésienne avait été retirée de la liste noire par la Commission européenne le 16 juin 2016.

Les autorités indonésiennes ont annoncé lundi qu’un avion de la compagnie Lion Air qui faisait la liaison entre Djakarta et la ville de Pangkal Pinang au large de l’île de Sumatra, s’était abîmé en mer. Le ministère des Transports a annoncé que 189 personnes, dont l’équipage, se trouvaient à bord de l’avion.

Les pilotes avaient demandé à revenir à l’aéroport

Le contact a été perdu avec l’appareil, un Boeing 737 MAX, treize minutes après le décollage, selon l’agence indonésienne de recherche et de sauvetage.

L’appareil de la compagnie indonésienne, un Boeing 737 MAX entré en service il y a seulement quelques mois, avait demandé à revenir à l’aéroport de la capitale peu avant que le contact ne soit rompu avec le contrôle aérien vers 06H30 (23H30 GMT dimanche). L’avion était à destination de Pangkal Pinang, une ville de l’île de Bangka, au large de Sumatra.

Le Boeing 737 venait d’être réparé

Et selon une déclaration faite par le PDG de la compagnie aérienne indonésienne, Edward Sirait, à l’agence de presse AFP ce matin, le Boeing 737 de Lion Air qui s’est abîmé lundi matin au large de l’Indonésie avec 189 personnes à bord avait subi récemment des réparations suite à un problème technique.

L’appareil “a été réparé à Denpasar”, sur l’île de Bali, “puis a volé vers Jakarta”. “Les techniciens à Jakarta ont reçu des notes et ont fait une autre réparation avant qu’il ne reparte vers Pangkal Pinai”, la destination qu’il devait rejoindre lundi, a précisé le responsable interrogé par l’AFP, tout en expliquant qu’il s’agissait “d’une procédure normale”.

L’épave retrouvée

Un responsable de la compagnie pétrolière Petromina a déclaré que des débris, notamment des sièges de l’avion, avaient été découverts près d’une installation offshore située dans la mer de Java.

L’épave de l’avion a été retrouvée près du lieu où il avait cessé d’émettre, a déclaré le directeur de l’agence indonésienne de recherche et de sauvetage.

“Nous ne savons pas s’il y a des survivants (…) Nous espérons, nous prions, mais nous ne pouvons pas confirmer”, a dit Muhmmad Syaugi.

Le directeur général de Lion Air Group, Edward Sirait, a dit à Reuters qu’il réunissait informations et données et qu’il donnerait une conférence de presse plus tard ce lundi.

Une compagnie retirée de la liste noire en juin 2016

Pour mémoire, la Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l’indonésienne Lion Air ainsi que plusieurs autres compagnies aériennes, lors de la mise à jour périodique de sa “liste noire” – autrement dit, de sa “liste des transporteurs aériens qui ne respectent pas les normes internationales de sécurité et font donc l’objet d’une interdiction ou de restrictions d’exploitation dans l’Union européenne”.

“Cette liste vise à garantir le plus haut niveau de sécurité aérienne pour les citoyens européens, ce qui est une priorité absolue de la stratégie de l’aviation adoptée en décembre 2015”, dixit le communiqué de la Commission.

Lors de la mise à jour effectuée le 16 juin 2016 par la Commission, toutes les compagnies aériennes certifiées en Zambie étaient retirées de la liste ainsi qu’Air Madagascar et trois compagnies aériennes certifiées en Indonésie (Citilink, Lion Air et Batik Air). En outre, Iran Air avait reçu l’autorisation d’exploiter à nouveau la plupart de ses aéronefs dans l’Union européenne.

Ce qui inquiète, c’est que lors de la dernière mise à jour de la liste noire, intervenue en juin de cette année 2018, toutes les compagnies indonésiennes ont été retirées de la liste noire, eu égard aux progrès accomplis, expliquait la Commission dans son dernier communiqué.

 

Un actionnaire de Ryanair demande l’éviction du président

Boursier.com / Reuters – 29/10/2018

Le LAPFF (Local Authority Pension Fund Forum), un groupement de fonds de pension de la fonction publique britannique qui détiennent 1% du capital de Ryanair, a annoncé dimanche son intention de déposer des résolutions pour le remplacement du président de la compagnie aérienne David Bonderman lors de la prochaine assemblée générale annuelle du groupe irlandais.

Le LAPFF s’est opposé à la réélection de David Bonderman lors de l’AG du mois dernier. Il a l’intention de faire campagne auprès des autres actionnaires pour s’assurer l’équivalent des 3% des actions Ryanair nécessaires pour déposer une résolution à l’AG de septembre 2019.

Le LAPFF envisage également de déposer une résolution exigeant l’élaboration de plans de succession du directeur général Michael O’Leary.

“Lors de la publication des résultats semestriels de Ryanair (22 octobre), M. O’Leary a déclaré que M. Bonderman avait l’intention de rester à son poste un ou deux ans supplémentaires et que la société mettrait en place des plans de succession pour M. O’Leary lors des deux ou trois prochaines années”, a déclaré le LAPFF dans un communiqué.

“Les actionnaires ont clairement fait savoir qu’ils attendaient des mesures plus rapides que cela.”

Le LAPFF estime que les tensions sociales chez Ryanair depuis plusieurs mois auraient pu être mieux gérées avec un conseil d’administration plus indépendant. Michael O’Leary a défendu la performance de David Bonderman et du conseil ces derniers mois.

“Les actionnaires de Ryanair ont récemment adopté toutes les résolutions de l’assemblée générale à une large majorité, y compris la nomination des administrateurs et du président”, a déclaré un porte-parole de Ryanair, prié de commenter l’annonce faite par le LAPFF.

“Ils apprécient la chance que nous avons d’avoir un président exceptionnel comme David Bonderman pour diriger le conseil d’administration et la compagnie aérienne.”

 

Rennes : En plein essor, l’aéroport va devoir se mettre à niveau s’il veut continuer de grandir

20 Minutes – 29/10/2018

Dix mois après l’abandon du projet à Notre-Dame-des-Landes, la compagnie Easyjet ouvre une seconde ligne vers Genève…

· Lundi, la compagnie aérienne Easyjet a ouvert sa seconde ligne à Rennes. Trois vols hebdomadaires seront effectués vers Genève (Suisse).
· Alors qu’un nouveau record de fréquentation sera battu en 2018, l’aéroport devra se moderniser pour continuer de progresser.
· La rénovation de la piste et son potentiel allongement, l’agrandissement de l’aérogare ou l’extension des parkings sont à l’étude.

« Quand on est venus visiter l’aéroport, on s’est demandé pourquoi l’arrêt de bus était si loin ». Après avoir loué les qualités de Rennes pendant près d’une heure, Reginald Otten, le directeur adjoint d’Easyjet, a reconnu que la plate-forme devait « encore se développer ».

Sa compagnie aérienne est pourtant convaincue du potentiel du 20e aéroport français. Après avoir ouvert une liaison vers Lyon en mars, EasyJet a inauguré ce lundi une nouvelle ligne vers Genève. « Rennes est dans nos esprits. Ce n’était pas le cas il y a encore deux ans », admet le responsable de la compagnie aérienne. L’arrivée d’Easyjet offre 130.000 sièges de plus par an.

Une croissance record en 2018

Comme elle, plusieurs compagnies jusqu’ici absentes de la Bretagne ont fait le choix de s’implanter à Rennes. Vueling, puis Iberia ont osé mettre un pied dans un aéroport réputé moribond. Un aéroport à qui on avait promis un avenir radieux à l’annonce de l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes. Qu’en est-il dix mois plus tard ? « Nous visons une croissance record de 16 % du trafic cette année. Nous pouvons viser le million de voyageurs l’an prochain », avance Gilles Tellier, le directeur de l’aéroport.

Du côté des chiffres, tout va bien. Toutes les lignes ouvertes ont été maintenues, voire renforcées. Avec un taux de remplissage de 92 % jugé « exceptionnel » sur ses vols vers et depuis Lyon, EasyJet a décidé d’ajouter un vol hebdomadaire, ce qui porte à cinq le nombre d’allers-retours chaque semaine. « Et sans spolier la ligne opérée par Air France », promet le patron de l’aéroport.

Emmanuel Macron avait promis de l’aide

Désormais propriété de la région Bretagne, l’équipement géré par Vinci et la CCI sait qu’il doit se moderniser pour continuer de croître. Mais les négociations entre l’État et les collectivités autour de la cession de foncier prennent du temps. Et la promesse d’Emmanuel Macron​ « d’aider Rennes à se développer » semble loin. « C’est à la région et à la métropole de cadencer les travaux. Nous sommes en phase de discussion pour trouver les solutions pour faire évoluer l’infrastructure », promet Gilles Tellier.

La rénovation de la piste et son potentiel allongement, l’agrandissement de l’aérogare ou l’extension des parkings sont bien dans les cartons. Sans que l’on ne sache quand tout cela verra le jour. Seule l’amélioration de la desserte en bus est actée. Tout juste achevés, les arrêts de bus accueilleront au printemps la ligne C6, qui offrira un passage toutes les dix minutes au pied de l’aéroport. Déjà une petite révolution.

 

Beauvais reliée à Vienne grâce à l’arrivée de Laudamotion

L’Observateur de Beauvais – 29/10/2018

La compagnie Laudamotion propose, depuis le 28 octobre, une liaison annuelle vers Vienne à raison de trois vols par semaine (les mercredis, vendredis et dimanches) pour la saison automne-hiver.

La compagnie aérienne Laudamotion, partenaire de Ryanair, lance ainsi dans le cadre de son initiative « city Shuttle » un ensemble de plus de 20 nouvelles lignes au départ de Vienne, à destination des principales villes européennes mais aussi des principales destinations soleil de l’hiver.

Emmanuel Combat, directeur général délégué de la SAGEB en charge de la gestion de l’aéroport Beauvais-Tillé s’est dit doublement satisfait par cette arrivée : « c’est une double bonne nouvelle pour l’aéroport Paris-Beauvais, d’une part c’est la 6ème compagnie aérienne à se poser sur la plateforme, mais c’est surtout un lien nouveau essentiel vers une des plus belles capitales européennes, dont les échanges économiques et culturels sont très importants avec la France. Une nouvelle destination pour notre aéroport qui était attendue et qui, avec ses 3 vols par semaine (4 prévus l’été prochain), saura conquérir des passagers loisirs mais aussi affaires, et ce dans les deux sens, import et export. »

Laudamotion est donc la sixième compagnie à se poser sur le tarmac beauvaisien, rejoignant ainsi Volotea, Air Moldova, Blue Air, Wizz Air et Ryanair.

Vienne élue ville la plus agréable à vivre de la planète

Vienne a récemment été élue la ville la plus agréable à vivre de la planète (classement annuel réalisé par The Economist). Cette ancienne cité impériale regorge de richesses culturelles et historiques, inscrites au Patrimoine mondiale de l’UNESCO. De mi-novembre à fin décembre, les superbes places viennoises se transforment en un paradis magique pour les fêtes de Noël, où de nombreux marchés prennent place dans la ville.

 

Faillites dans l’aérien : des passagers trop mal protégés

60 Millions de Consommateurs – 24/10/2018

Primera Air, Cobalt Air… Les faillites de compagnies aériennes font encore des milliers de victimes. À quand un dispositif de protection ?

Turbulences dans le ciel européen : après Primera Air, compagnie danoise, qui a mis fin à ses activités le 2 octobre, c’était au tour de Cobalt Air, basée à Chypre, d’annoncer l’arrêt de ses vols le 18 octobre. Les deux opérateurs low cost desservaient l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et laissent des milliers de passagers aériens sur le carreau.

Primera Air assurait notamment des vols à destination de New-York, Boston ou encore Toronto, à des prix très intéressants : le vol Paris-New-York était proposé à partir de 149 € l’aller simple depuis le mois de mai 2018. Avec Cobalt Air, il était possible de rejoindre l’île chypriote depuis Paris avec un aller simple d’une centaine d’euros.

Mais ces deux compagnies se sont heurtées aux réalités économiques et ont dû se résoudre à la faillite. Les clients, eux, devront pour la plupart se résoudre à perdre leur argent, faute d’un système de protection suffisant.

Merci de traduire en letton

Les chances de remboursement sont en effet infimes. Il faut savoir qu’en cas de liquidation judiciaire, les clients ne sont généralement pas considérés comme créanciers prioritaires. Les éventuels actifs de la compagnie servent d’abord à payer les salariés, le fisc, etc. Il ne reste alors plus d’argent quand vient le tour des voyageurs lésés.

Dans le cas de Primera Air, trois liquidateurs ont été nommés – un pour chacune des filiales de la compagnie : Primera Air Scandinavia A/S, Primera Air Nordic et Primera Air Iceland. Il faut donc déjà que le client sache auprès de quelle entité il a acheté son billet. « Si vous ne savez pas, nous vous recommandons de faire trois déclarations de créance aux trois liquidateurs nommés », écrit le Centre européen des consommateurs (CEC) France sur son site web.

Mais ces démarches ne sont pas aisées quand la compagnie est comme ici basée à l’étranger. Par exemple, la déclaration de créance auprès du liquidateur de Primera Air Nordic doit être rédigée en anglais, avec si possible une traduction en… letton !

Pas de fonds de garantie européen

Seules les personnes ayant acheté un vol Primera Air avec départ et retour du Danemark peuvent espérer obtenir un remboursement, dans la limite de 134,11 € par passager, grâce au fonds de garantie danois Travel Guarantee Fund. Elles ont jusqu’au 2 avril 2019 pour faire leur demande.

Ce pourrait être un exemple à suivre. Un fonds de garantie, géré par l’Association professionnelle de solidarité du tourisme, existe déjà dans le secteur des agences de voyage. Il prend le relais lorsqu’une agence est défaillante et ne peut assurer le voyage à forfait qu’elle a vendu.

Lobbying d’une grande efficacité

Mais la mise en place d’un tel dispositif dans le secteur du transport aérien n’est pas à l’ordre du jour. « Les compagnies sont vent debout contre cette idée et exercent à Bruxelles un lobbying d’une grande efficacité », explique Jean-Pierre Mas, président du syndicat professionnel Les Entreprises du voyage (ex-Snav).

Les grandes compagnies craignent en effet de payer pour protéger les clients des opérateurs les plus faibles et les plus agressifs sur les prix. « Cet argument n’est pas totalement stupide », convient Jean-Pierre Mas. Ce dernier milite plutôt pour que les entreprises du secteur apportent des garanties bancaires en fonction de leur santé économique.

Cette question devient particulièrement pressante à l’heure du boom des opérateurs à bas coût. Au cours des quatre dernières années, plus d’une dizaine de compagnies européennes ont déserté le tarmac : Skywork, Fly Romania, Air Berlin, Monarch Airlines, Danube Wings, Estonian Air AS, Air Lituanica… En 2009, 60 Millions avait déjà relayé les difficultés des passagers de SkyEurope et, en 2012, le casse-tête des clients de Spanair et Malév.

796 € perdus par passager

Le phénomène des faillites a fait l’objet d’un rapport de la Commission européenne en 2013. Celle-ci recensait 96 transporteurs aériens réguliers devenus insolvables entre 2000 et 2010.

D’après ses estimations, « un total de 1,4 à 2,2 millions de passagers ont subi l’insolvabilité d’une compagnie aérienne, et 12 % d’entre eux ont été bloqués loin de chez eux ». Le coût moyen pour le passager s’élevait à plus de 796 €, et 335 € pour les vols court-courriers à bas prix.

Enfin, la Commission évaluait que le nombre moyen de voyageurs concernés chaque année devrait passer de 325 000 en 2011 à 480 000 en 2020, compte tenu de la croissance du trafic. Des chiffres loin d’être anodins.

Un tarif de secours

Pour autant, aucune mesure contraignante n’a été décidée. Seule avancée obtenue : les compagnies membres de l’Association internationale du transport aérien (IATA) proposent désormais un « tarif de secours » pour le rapatriement des voyageurs bloqués à la suite de la faillite de leur transporteur.

C’est ainsi qu’Air France-KLM a proposé aux voyageurs de Primera Air coincés à New-York ou ailleurs un tarif « rapatriement » pour les voyages prévus jusqu’au 31 octobre 2018. Maigre consolation. Les passagers de Cobalt Air, eux, ont pu disposer de tarifs réduits proposés par la compagnie Wizz Air sur des vols au départ ou à destination de Chypre. De plus, l’État chypriote a annoncé qu’il prendrait en charge le coût du rapatriement. Reste à savoir selon quelles modalités…

• Mon vol Primera Air ou Cobalt Air est annulé. Que faire ?

Dans ce type de situation, on conseille d’abord de faire rapidement opposition au paiement. L’article L. 133-17 du code monétaire et financier prévoit en effet cette possibilité en cas de liquidation ou de redressement judiciaire. Mais il n’est pas certain que cette démarche puisse aboutir lorsque le paiement a déjà été effectué. Le consommateur peut également vérifier auprès de l’émetteur de sa carte bancaire s’il est possible d’obtenir un remboursement. Certaines cartes le permettent. Là encore, aucune certitude, mais qui ne tente rien…

Dans un second temps, vous pouvez faire une déclaration de créances auprès de Primera Air en vous appuyant sur les informations fournies par le CEC France.

Aucune procédure de liquidation n’a encore été annoncée pour Cobalt Air. Le CEC France diffusera sur son site les modalités à suivre dès qu’il en aura connaissance.
• Et si j’ai acheté mon billet via Expedia ou une autre agence de voyage ?
Si vous avez acheté un vol sec (c’est-à-dire sans séjour) via une agence de voyage, c’est le transporteur effectif, en l’occurrence la compagnie aérienne, qui est responsable en cas d’annulation – et non l’agence de voyage, comme le rappelle l’article L. 211-17-3 du code du tourisme. Vous devez donc vous tourner vers la compagnie aérienne ou plus précisément, dans le cas présent, vers son liquidateur judiciaire.

En revanche, si vous avez acheté un vol inclus dans un voyage à forfait (vol + hôtel), « l’agence devra proposer un transport alternatif (à ses frais) ou rembourser l’intégralité du contrat s’il ne peut plus être réalisé », rappelle le CEC France.

Revue de presse 28 octobre : • Le futur aéroport d’Istanbul rebat les cartes du transport aérien mondial • Le nombre de passagers devrait doubler d’ici 2037 • Aigle Azur relie Lyon à Nantes

Revue de presse 28 octobre : • Le futur aéroport d’Istanbul rebat les cartes du transport aérien mondial • Le nombre de passagers devrait doubler d’ici 2037 • Aigle Azur relie Lyon à Nantes

Au sommaire :

  • Le plus grand aéroport du monde ouvre ses portes à Istanbul
  • Le futur aéroport d’Istanbul rebat les cartes du transport aérien mondial
  • Le nombre de passagers devrait doubler d’ici 2037
  • Aigle Azur relie Lyon à Nantes
  • Toulouse cet hiver : easyJet, Volotea, RAM et Aer Lingus
  • Nice-Côte d’Azur peaufine l’accueil des touristes chinois
  • Air Canada et British Airways ont-ils fixé les prix dans le transport du fret?

 

Le plus grand aéroport du monde ouvre ses portes à Istanbul

Les Echos 29/10/2018

Le président turc inaugurera ce lundi le nouvel aéroport d’Istanbul, qui ambitionne de devenir le plus grand hub aéroportuaire au monde, avec 90 millions de passagers attendus en 2022 et jusqu’à 200 millions en 2029.

C’était un pari fou et il est en passe d’être gagné. Après seulement trois ans et demi de travaux, le président turc Recep Tayyib Erdogan inaugurera ce lundi 29 octobre, la première partie du nouvel aéroport d’Istanbul, en passe de devenir le plus grand aéroport du monde. Construit à partir de rien sur les rives de la mer Noire, à 35 km du centre-ville, par le consortium turc IGA, c’est le projet de tous les superlatifs. D’une superficie totale deux fois supérieure à celle de Roissy-CDG, il remplacera l’actuel aéroport Atatürk et pourra accueillir 90 millions de passagers dans sa phase 1, d’ici à 2022, et jusqu’à 200 millions à l’issue de la phase 2, d’ici à dix ans, avec pas moins de six pistes dans sa version finale.

Plus gros qu’Atlanta, Roissy et Dubaï

De quoi surpasser Atlanta, l’actuel numéro un mondial avec 104 millions de passagers en 2017, mais aussi tous les grands hubs européens – Londres-Heathrow, Roissy-CDG, Amsterdam-Schiphol et Francfort -, ainsi que son modèle, l’aéroport de Dubaï. Et ainsi faire d’Istanbul la principale plaque tournante du trafic aérien entre l’Asie, l’Occident et l’Afrique. Du fait de sa position géographique idéale, à 4 heures de toutes les métropoles d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie centrale, le nouvel aéroport d’Istanbul offrira plus de destinations internationales que n’importe quel autre hub.

Un investissement de 10,2 milliards d’euros

« C’est le plus important projet aéroportuaire jamais réalisé de zéro et le seul nouveau hub d’Europe », souligne le directeur de l’aéroport, Kadri Samsunlu. Il emploiera directement et indirectement plus de 225.000 personnes et représentera, au total, un investissement de plus de 10 milliards d’euros d’ici à 2029, intégralement financé par le consortium privé IGA , qui l’exploitera pendant 25 ans avant d’en restituer la pleine propriété à l’Etat.

Véritable démarrage au 1er janvier

Toutefois, le nouvel aéroport d’Istanbul, dont le nom – potentiellement lourd de sens politiquement – devrait être dévoilé ce lundi, démarrera modestement ce même jour, avec seulement cinq destinations (Ankara, Antalya, Izmir, Bakou et Chrypre-Nord). Car malgré les efforts des 33.000 ouvriers employés sur le site (dont 30 y ont laissé leurs vies), l’aéroport est encore un vaste chantier. Si l’inauguration officielle a été maintenue au 29 octobre, pour coïncider avec le 95e anniversaire de la République de Turquie, le véritable démarrage n’interviendra qu’au 1er janvier 2019, avec le transfert de la totalité du trafic de l’aéroport d’Atatürk, soit plus de 2.000 vols quotidiens et 63,7 millions de passagers l’an dernier.

Un transfert d’une ampleur sans précédent

Une opération d’une ampleur sans précédent, qui va obliger le principal opérateur, Turkish Airlines , à transférer dans la nuit du 30 au 31 décembre, plus de 330 appareils et quelque 30.000 salariés. « Le 1er janvier, il ne restera à Atatürk que le cargo et la maintenance, qui seront transférés ultérieurement, explique un représentant de la compagnie. Une opération de cette ampleur posera des difficultés et aura inévitablement un coût. Mais l’aéroport d’Atatürk est totalement saturé, ce qui freine notre croissance. Le nouvel aéroport va nous permettre d’accélérer notre développement, même s’il va également attirer davantage de concurrents. »

Une opération à risques

A condition que tout se passe comme prévu. Plusieurs opérateurs chevronnés se sont cassé les dents sur des transferts moins ambitieux. A Londres, le déménagement au terminal 5 a valu à British Airways des mois de galère. A Dubaï, le nouvel aéroport de Dubaï attend toujours le transfert de l’activité d’Emirates. Sans parler du nouvel aéroport de Berlin, dont l’ouverture, initialement prévue en 2015, a été reportée à 2022, du fait d’une accumulation de problèmes techniques. La patience des passagers sera probablement mise à l’épreuve, notamment pour rejoindre l’aéroport en bus ou en voiture à travers les embouteillages légendaires d’Istanbul, sachant que la nouvelle ligne de métro n’arrivera pas avant 2020.

 

Le futur aéroport d’Istanbul rebat les cartes du transport aérien mondial

Les Echos 29/10/2018

L’ouverture du nouvel aéroport d’Istanbul va permettre à Turkish Airlines de rivaliser davantage avec les compagnies du Golfe et d’Europe. En revanche, il va priver ADP des bénéfices tirés de l’actuel aéroport Atatürk.

L’inauguration du nouvel aéroport d’Istanbul, ce lundi, ne fera pas que des heureux en Turquie et ailleurs. En ambitionnant de devenir la principale plaque tournante aéroportuaire mondiale, Istanbul va en effet rebattre les cartes du transport aérien, pour les aéroports internationaux comme pour les compagnies aériennes. Avec, à la clef, des gagnants et des perdants.

Turkish Airlines sur un nuage

Le principal bénéficiaire de cet investissement de 10,2 milliards d’euros devrait être Turkish Airlines. L’ex-compagnie nationale, privatisée mais toujours très soutenue politiquement, va pouvoir reprendre sa croissance à deux chiffres, freinée par la saturation de l’aéroport Atatürk et la tentative de coup d’Etat de 2016. Turkish Airlines, dont le trafic devrait atteindre 75 millions de passagers en 2018, dessert déjà plus de 300 destinations à l’international, soit davantage que toute autre compagnie aérienne. Avec l’ouverture du nouvel aéroport d’Istanbul, qui pourra accueillir deux fois plus d’appareils que l’actuel, elle va pouvoir ajouter à sa flotte 40 nouveaux appareils en 2019 et plus d’une centaine d’ici à 2023, pour atteindre 450 avions et 120 millions de passagers.

Disputer la couronne d’Emirates

De quoi permettre à Turkish Airlines de disputer à Emirates le titre de première compagnie à l’international. Mais aussi de continuer à rogner le trafic en correspondance d’Air France-KLM, Lufthansa et IAG. D’autant que contrairement à son modèle du Golfe, qui peine à obtenir des droits de trafic supplémentaires, la compagnie turque bénéficie d’un accès quasi illimité au ciel européen et de son appartenance à la Star Alliance de Lufthansa et United. De plus, contrairement aux compagnies du Golfe, la position géographique d’Istanbul lui permet de desservir 75 % de ses destinations internationales avec des appareils moyen-courriers – Airbus A320 et Boeing 737 – nettement moins coûteux que les gros-porteurs long-courriers qui composent l’essentiel des flottes d’Emirates, Etihad et Qatar Airways.

ADP attend une indemnisation

A l’inverse, le concessionnaire de l’actuel aéroport Atatürk d’Istanbul, le groupe turc TAV et son principal actionnaire le groupe français ADP (pour 49 %), sont les grands perdants. La fermeture d’Atatürk au trafic passagers, un peu plus de deux ans avant la fin de la concession, représentera un manque à gagner important pour TAV et ADP, qui espèrent obtenir une indemnisation de l’Etat turc. En attendant, la contribution de TAV aux bénéfices d’ADP, qui avait atteint 172 millions d’euros en 2017 (dont 63 millions d’exceptionnels) sur un total de 571 millions d’euros, devrait retomber à 70 millions d’euros cette année, selon les prévisions d’ADP.

 

Le nombre de passagers devrait doubler d’ici 2037

DéplacementsPros 26/10/2018

Le secteur aérien a de beaux jours devant lui. En s’appuyant sur les tendances actuelles, l’Association du transport aérien international (IATA) estime que le nombre de passagers pourrait doubler d’ici 2037.

Selon les prévisions de l’IATA, le nombre de passagers aériens va doubler au cours des 20 prochaines années pour atteindre 8,2 milliards de voyageurs annuels.

Pour l’association, cette croissance moyenne de 3,5% par an, sera principalement portée par “le déplacement accru vers l’Est du centre de gravité de l’industrie”.
Ainsi au milieu des années 2020, la Chine devrait ravir aux USA le titre de plus grand marché d’aviation au monde (défini en fonction du trafic à destination, en provenance et à l’intérieur du pays). Par ailleurs, l’Inde prendra la troisième place après les États-Unis, surpassant le Royaume-Uni vers 2024.

En Europe, le taux de croissance annuel sera de 2,0%. Le ciel européen devra ainsi gérer 611 millions de passagers de plus en 2027. Le marché total de la région comptera alors 1,9 milliard de voyageurs.

L’Association prévient toutefois que les perspectives de croissance du transport aérien et les bienfaits générés par l’aviation pourraient être amoindris si des mesures protectionnistes sont mises en place par les gouvernements.
“L’aviation est en croissance, et cela procure d’énormes bienfaits à l’échelle mondiale. Si le nombre de passagers double d’ici 20 ans, cela pourrait soutenir 100 millions d’emplois dans le monde. Deux choses importantes ressortent de la prévision de cette année. D’abord, nous assistons à une redistribution géographique du trafic aérien mondial vers l’Est. Ensuite, nous prévoyons un impact négatif considérable sur la croissance et les bienfaits de l’aviation si des mesures protectionnistes rigoureuses et restrictives sont mises en place”, a expliqué Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’organisation.

 

Aigle Azur relie Lyon à Nantes

Air Journal 2910/2018

La compagnie aérienne Aigle Azur a inauguré hier une nouvelle liaison entre Lyon et Nantes, sa seule sur le marché domestique.

Depuis le 28 octobre 2018, la compagnie française propose douze vols par semaine entre sa base à Lyon-Saint Exupéry et l’aéroport de Nantes-Atlantique, opérés en Airbus A320 de 180 sièges en une classe. Les vols sont programmés du lundi au vendredi à 6h40 et 18h50 (arrivées à 8h00 et 20h10), les vols retour quittant Nantes à 8h50 et 21h00 (arrivées à 10h00 et 22h10). Seul le vol du matin est proposé le samedi, et celui du soir le dimanche. Aigle Azur est en concurrence sur cet axe avec HOP! Air France et la low cost easyJet.

La compagnie aérienne souligne que les horaires de cette nouvelle liaison permettent des allers-retours dans la journée pour les voyageurs d’affaires. Les passagers ont le choix entre plusieurs options de services additionnels pour agrémenter leur voyage, telles que le choix du siège, la possibilité de voyager avec ou sans bagage, l’option « Buy on Board », la possibilité de réserver une location de voiture, un taxi et/ou un hôtel avec les partenaires d’Aigle Azur. L’aller-simple Lyon-Nantes est proposé à partir de 37€ TTC.

Deux A320 sont basés à Lyon, où Aigle Azur proposait déjà des vols vers Alger, Constantine, Oran et Sétif. Il s’agit en revanche de sa première ligne à Nantes. « L’ouverture de cette nouvelle route domestique nous permet d’optimiser notre réseau, notre productivité et d’accroître notre zone de chalandise au cœur la région lyonnaise», déclarait Frantz Yvelin, président de la compagnie au cours d’une conférence de presse à Lyon le mois dernier.

Ce lancement sur le réseau domestique s’inscrit dans la stratégie de développement global d’Aigle Azur, qui s’est également lancée sur le long-courrier (avec Sao Paulo le 5 juillet et Pékin en septembre) et a d’autre part augmenté à Paris-Orly le nombre de fréquences vers Berlin à 8, et vers Milan à 2.

 

Toulouse cet hiver : easyJet, Volotea, RAM et Aer Lingus

Air Journal 28/10/2018

Le programme automne-hiver à l’aéroport de Toulouse-Blagnac est en hausse de 2,2% par rapport à l’année dernière, avec de nouvelles liaisons lancées par la compagnie aérienne low cost easyJet vers Liverpool et Ténériffe, par Volotea vers Lanzarote, par Royal Air Maroc depuis Marrakech et par Aer Lingus depuis Dublin.

Un total de 74 destinations directes et plus de 5,5 millions de passagers sont proposés à Toulouse cet hiver, avec une progression « sensiblement identique » sur le réseau national régulier (+2,7% avec 2.719.262 sièges) et sur l’international régulier (+2,2% avec 2.278.612 sièges), au détriment de l’offre charter (-29,1% avec 25.666 sièges). L’offre low cost progresse de 1,9%, grâce aux nouvelles lignes d’easyJet et ses fréquences supplémentaires sur Nice (+2 à 3 vols par semaine), Nantes (+1 vol le jeudi) et Lyon (+1 vol le samedi), ainsi que Volotea avec l’ouverture de Lanzarote. L’offre des compagnies traditionnelles progresse également (+2,8 %), grâce à HOP! Air France qui renforce sa desserte de la province, ainsi que Lufthansa (+5 vols hebdomadaires sur Francfort) et Iberia (+4 à 6 vols hebdomadaires sur Madrid).

Si la fin de l’été « éveille en vous la promesse d’atmosphères particulières, de ciels tourmentés et de balades vivifiantes dans une nature à couper le souffle, Dublin, la nouvelle destination du programme Automne-Hiver, répondra à toutes vos attentes », déclare le gestionnaire de l’aéroport toulousain. Plus celle-ci : la ligne desservie par Aer Lingus (3 à 4 vols par semaine selon la période) est un visa pour s’en aller vivre le Tournoi des 6 Nations et la coupe d’Europe de rugby sous d’autres latitudes. Dernier atout de cette ligne, l’accès au hub dublinois d’Aer Lingus vers trois grandes villes américaines (New York, Boston et Chicago), à des tarifs très avantageux. Autre nouveauté de l’automne : l’ouverture de la ligne easyJet vers Liverpool, « pèlerinage incontournable pour les fans des Beatles… et du club de football, dont l’ambiance du mythique stade d’Anfield fait frissonner le monde du ballon rond depuis des décennies ». Les salariés de la filière aéronautique emprunteront cette même ligne (4 vols par semaine) pour sa proximité avec Chester et son usine de fabrication d’ailes d’Airbus.

« Ces émotions nordiques digérées, vous dégusteriez volontiers une tranche de plein soleil ? En route pour les saveurs et senteurs de Marrakech, qui abrite la plus grande médina du Maghreb, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO ».

Les nombreux Toulousains adeptes de cette destination, desservie jusqu’alors par Royal Air Maroc, auront désormais le choix de leur transporteur grâce à l’arrivée d’easyJet (3 vols par semaine) et la promesse de tarifs plus attractifs, en raison de cette nouvelle concurrence sur la ligne. Plus à l’ouest, ce sont les Canaries qui vous tendent les bras. Tenerife, avec easyJet (2 vols par semaine) qui vient concurrencer Volotea déjà présent, et Lanzarote, avec Volotea (1 vol par semaine) qui complète sa palette de destination sur les Canaries (Fuerteventura et Las Palmas). Une offre décidément conséquente pour cet archipel de l’Atlantique, très bien desservi cet hiver au départ de Toulouse.

« L’offre automne-hiver est diversifiée, avec de belles suggestions aux voyageurs qui profitent de la saison froide pour découvrir d’autres horizons », indique Philippe Crébassa, président du directoire d’Aéroport Toulouse-Blagnac. « Ce programme débute dans une période où l’on va améliorer considérablement nos services aux passagers : début décembre, une grande zone de commerces et restauration ouvrira ses portes dans les Halls C et D, en même temps qu’un hôtel 4* connecté à l’aérogare. Cet établissement, exploité par NH Hôtels, permettra à ceux qui viennent de loin de séjourner à l’aéroport la veille de leur départ, sans plus se soucier des transports. C’est un confort inégalé pour prendre l’avion sans stress, cet hiver, au départ de Toulouse. »

 

Nice-Côte d’Azur peaufine l’accueil des touristes chinois

Air Journal 28/10/2018

Dans le prolongement des diverses actions déjà menées depuis deux ans pour améliorer la qualité d’accueil des touristes chinois se rendant sur la Riviera, l‘aéroport Nice-Côte d’Azur s’est doté d’une hotline en chinois sur le réseau WeChat.

Très populaire en Chine avec plus d’un milliard de comptes d’usagers actifs, WeChat permet de répondre en quasi-temps réel aux interrogations des Chinois intéressés par la destination ou déjà arrivés sur la Riviera. Ce chat en chinois est géré conjointement par les équipes de l’aéroport et par une société externe, Europass, spécialisée dans la gestion des réseaux sociaux. « La hotline sera en capacité de répondre en quasi- temps réel à 80% des questions posées, avec un léger décalage pour la majorité des autres et dans un délai maximum de 48 heures sinon« , affirme le gestionnaire de Nice-Côte d’Azur.

WeChat vient enrichir la palette d’outils déjà proposée par la plateforme niçoise, par ailleurs déjà présente sur le réseau social chinois Weibo. Ainsi, à leur arrivée à Nice, les touristes chinois, aussitôt que leur smartphone aura détecté le réseau wifi haut-débit de l’aéroport, auront accès à un site en mandarin leur délivrant les informations de première nécessité : horaires des vols, moyens de transports pour gagner le centre-ville, modalité de détaxe ou encore référencement des sites touristiques. Il est prolongé par une application de conciergerie répondant aux différentes questions des visiteurs. Dans les salons, des nouilles chinoises et des tablettes connectées au quotidien China Daily sont mises à leur disposition. Dans les magasins duty-free, le paiement via l’application WeChat Pay est par ailleurs disponible depuis le mois de juillet. Enfin, des stands d’accueil dotés de bornes interactives, répartis dans chacun des terminaux où la signalétique s’affiche désormais en mandarin, viennent compléter ce dispositif d’hospitalité.

« L’aéroport Nice-Côte d’Azur est un point d’entrée à taille humaine sur la France et les pays alentours (Monaco, Italie, Espagne, Suisse). Pour parfaire l’accueil de nos visiteurs chinois arrivant pour la première fois en Europe, nous avons jugé indispensable d’améliorer notre communication et de fluidifier aux mieux leur passage. L’aéroport Nice-Côte d’Azur est désormais fin prêt pour accueillir les passagers chinois d’une liaison directe sur la Chine « , explique Dominique Thillaud, président du directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur.

En l’attendant, l’aéroport niçois a déjà enregistré en 2017 une croissance de 17% du nombre de passagers chinois accueillis, soit 73 000 passagers. Le potentiel de développement est important, le comité régional du tourisme estimant à 25% le nombre de touristes chinois gagnant la côte d’Azur via l’aéroport. A Nice, la fréquentation des touristes chinois augmente de 15% à 20% par an, avec un niveau record en 2017 de 110 000 séjours, plaçant la Chine à la huitième place des pays émetteurs de voyageurs vers la Côte d’Azur.

 

Air Canada et British Airways ont-ils fixé les prix dans le transport du fret?

Radio Canada 25/10/2018

La Cour suprême du Canada ouvre la voie à l’action collective intentée contre Air Canada et British Airways par trois entreprises pour fixation des prix dans le transport de marchandises..

La Cour suprême a rejeté la requête d’Air Canada, qui tentait de faire annuler une décision de la Cour d’appel de l’Ontario. Le tribunal ontarien avait statué il y a un an que l’action collective pouvait inclure des demandeurs étrangers, même si la poursuite est instruite en Ontario.

Selon l’action collective, amorcée il y a dix ans, il y aurait eu collusion entre les principales compagnies aériennes impliquées dans le transport aérien de marchandises dans le monde, entre 2000 et 2006, pour s’entendre sur les tarifs à appliquer aux clients.

Linda Visser, avocate des plaignants, a déclaré que des ententes, totalisant plus de 29 millions de dollars, avaient déjà été conclues avec les 14 autres défendeurs, mais pas avec Air Canada et British Airways.
« Du point de vue de l’accès à la justice, il s’agit d’une décision importante, car peu de juridictions disposent de régimes d’actions collectives. Et souvent, ces types de réclamations n’ont pas de valeur économique sur une base individuelle », a fait valoir Mme Visser.
Selon Mme Visser, l’action collective implique des dizaines de milliers de membres du recours, dont beaucoup sont des exportateurs et des transitaires, qui expédient par avion toutes sortes de marchandises, allant des fleurs aux animaux de zoo.
Les trois plaignants dans l’action collective sont Airia Brands, de l’Ontario, Startech.Com, du Royaume-Uni, et Quick Cargo Service, de l’Allemagne.

Air Canada a refusé de commenter, affirmant que l’affaire était devant les tribunaux.

« Cette cause confirme que les tribunaux ontariens sont un endroit où les demandeurs étrangers du monde entier peuvent venir et engager des actions collectives », a affirmé Ranjan Agarwal, avocat spécialisé en action collective chez Bennett Jones.
« Cela dure depuis longtemps et cela pourrait encore durer beaucoup plus longtemps. Mais maintenant que les accusés ont perdu leur grand combat pour la juridiction, et compte tenu du fait que l’affaire a été “certifiée”, a obtenu le feu vert d’un juge d’instance inférieure, il y aurait lieu de croire que cela mènera à un règlement », a-t-il affirmé.

En 2012, Air Canada a payé 8 millions, sans admettre de responsabilités, dans le cadre d’une entente à l’amiable aux États-Unis sur une action collective à la suite d’allégations de tarification anticoncurrentielle du fret aérien.

En mars 2017, la Commission européenne a infligé une amende de 30 millions à Air Canada, 11 compagnies aériennes ont été mises à l’amende pour un total de 1,2 milliard, pour avoir prétendument organisé un cartel de fixation de prix pour les suppléments carburant et sûreté entre 1999 et 2006.

Un appel doit être entendu devant la Cour de justice de l’Union européenne.
Des enquêtes antérieures menées par le département de la Justice des États-Unis et le Bureau de la concurrence du Canada sur des allégations de fixation des prix se sont conclues sans accusation.

Au 31 décembre 2016, Air Canada avait mis de côté 17 millions « relatifs aux réclamations en suspens », selon un document de la direction sur les finances de la compagnie.
Parmi les accusés qui ont conclu des ententes, Air France, KLM et Deutsche Lufthansa AG ont payé les plus lourds montants, soit 6,5 millions et 6,2 millions respectivement, selon le cabinet d’avocats Siskinds, qui représente les plaignants.

Revue de presse 26 octobre : • Le duty fric d’ADP • Record de recettes en vue pour la destination France; Belgique : Ryanair signe avec les pilotes et les PNC •Grève bagagistes à Bruxelles: trafic aérien perturbé • Après Primera Air et Cobalt, pourquoi d’autres faillites sont possibles

Revue de presse 26 octobre : • Le duty fric d’ADP • Record de recettes en vue pour la destination France; Belgique : Ryanair signe avec les pilotes et les PNC •Grève bagagistes à Bruxelles: trafic aérien perturbé • Après Primera Air et Cobalt, pourquoi d’autres faillites sont possibles

Au sommaire :

  • Le duty fric d’Aéroports de Paris
  • Tourisme : record de recettes en vue pour la destination France
  • Belgique : Ryanair signe avec les pilotes et les PNC
  • Corsair propose un temps de réflexion
  • Mal en point, Flybe supprime son Belfast – Liverpool
  • Le groupe Lufthansa optimise ses quatre hubs internationaux
  • Grève des bagagistes à Bruxelles: trafic aérien perturbé
  • L’Iata s’inquiète du Brexit
  • Après Primera Air et Cobalt, pourquoi d’autres compagnies pourraient faire faillite
  • En difficulté, Jet Airways accélère sa stratégie de redressement

 

Le duty fric d’Aéroports de Paris

Libération 26/10/2018

La société qui gère Roissy et Orly a mis en place un système de double comptabilité : d’un côté, les juteux bénéfices des loyers des boutiques, de l’autre les services facturés aux compagnies aériennes, qui payent le prix fort et s’estiment lésées.

Aéroports de Paris : la pompe à fric des duty free

Les 101 millions de passagers qui ont arpenté, l’an dernier, les couloirs de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly n’ont sans doute pas relevé cette exception financière. Aéroports de Paris (ADP), la société qui gère ces deux infrastructures pratique une forme de double comptabilité. Attention, il ne s’agit pas, une seule seconde, d’une caisse noire au sens pénal du terme, mais d’un mode de gestion qui permet à cette entreprise de dégager une plantureuse rentabilité. De quoi remplir de bonheur les actionnaires, au premier rang desquels l’Etat. Mais aussi de quoi faire hurler les compagnies aériennes, qui s’insurgent contre un système jugé coûteux et qu’elles menacent de répercuter sur le prix du billet d’avion.

Qu’on en juge. En 2017, ADP a réalisé 571 millions d’euros de bénéfice net, pour 3,6 milliards de chiffre d’affaires. Les douze derniers mois, le cours de l’action s’est apprécié de 33 %. Une performance liée à la bonne santé du secteur aérien – qui croît en moyenne de 5 % par an –, certes. Mais aussi le résultat d’une martingale financière mise en place par ADP depuis 2011. Elle répond au doux nom de «double caisse». Aéroports de Paris, détenu à 50,6 % par l’Etat se finance en percevant, auprès des compagnies aériennes, des redevances aéroportuaires. A chaque fois qu’un avion se pose ou décolle, et lorsqu’il stationne sur le tarmac, il passe à la caisse. En échange ADP met à disposition des transporteurs des pistes, des parkings, des aérogares. Jusque-là, rien que de très normal. Les redevances perçues auprès des compagnies aériennes financent le fonctionnement et la modernisation des équipements aéroportuaires.

Seul hic, Aéroports de Paris a également une autre source de revenus : la publicité qu’il commercialise dans ses aérogares et, surtout, les emplacements, toujours plus nombreux, qu’il loue à des boutiques. Ce qui donne aux aéroports des allures de centres commerciaux.
Shopping
Et pour cause, il y a de plus en plus de passagers et les temps d’attente sont de plus en plus longs. Le shopping et la restauration restent donc le meilleur moyen de meubler ces moments, surtout pour les voyageurs en correspondance dont le nombre ne cesse d’augmenter. Résultat, l’an dernier les activités «annexes» ont représenté 953 millions d’euros de chiffre d’affaires. Et elles sont autrement plus rentables que la perception de redevances auprès des compagnies aériennes. «Le business des boutiques dégage 42,4 % de marge bénéficiaire. C’est encore mieux que les bijouteries de la rue de la Paix [IIe arrondissement de Paris] qui ne dépassent pas 38 % en moyenne», note un ancien cadre d’Air France qui s’est penché sur le dossier. ADP a donc choisi d’isoler cette juteuse activité dans une comptabilité indépendante. Finalement, ses profits s’en trouvent dopés, sans pour autant que les principaux clients d’ADP, les compagnies aériennes, n’en profitent dans les tarifs qu’elles acquittent. En effet, si ces profits étaient intégrés dans un budget unique, les redevances qu’elles paient baisseraient mécaniquement. D’où leur irritabilité sur la question.

«Rendez-vous compte, lorsqu’un passager embarque dans un avion, la passerelle qu’il emprunte est financée par les redevances que nous payons. En revanche, la publicité pour la banque HSBC peinte en grosses lettres est encaissée par ADP sur un compte à part. Ce qui empêche ces recettes de faire varier à la baisse les tarifs pratiqués pour les compagnies aériennes qui utilisent l’aéroport», fulmine un autre cadre dirigeant d’Air France, premier client d’ADP, avec une facture annuelle qui dépasse 300 millions d’euros. Dans un tout autre domaine, imaginerait-on le PSG avoir une comptabilité sur les achats et ventes de joueurs et la location du Parc des princes à partir de laquelle serait calculé le prix des billets vendus au public, et une autre comptabilité, alimentée uniquement par les ventes de maillots et autres écharpes à l’effigie du club, qui sont une véritable cash-machine ? On voit d’ici la réaction des supporteurs qui fréquentent assidûment le stade et s’acquittent d’un abonnement au prix fort.

Baume

Face à cette volée de critiques, le directeur général exécutif d’ADP, Edward Arkwright, joue l’apaisement et estime que les juteux bénéfices tirés des loyers des boutiques finissent par profiter aux compagnes aériennes : «La double caisse est le moyen de soutenir nos investissements. L’installation de deux trieurs à bagages représente une dépense de 234 millions d’euros.» En résumé, si les voyageurs poireautent un peu moins, à leur arrivée, pour récupérer leurs valises c’est grâce aux travaux de modernisation entrepris par ADP et financés par les bénéfices tirés des locations d’emplacements aux boutiques de luxe. En outre, la direction d’Aéroports de Paris rappelle que les deux caisses ne sont pas complètement étanches. Chaque année, une partie des recettes tirées des locations d’espaces commerciaux est transférée vers la comptabilité des activités traditionnelles, histoire d’alléger un peu la facture des compagnies aériennes.

Un peu de baume qui n’apaise visiblement pas la sensibilité des intéressées, toujours à vif sur cette question. Elles établissent un lien direct entre ce système de double comptabilité et les coûts d’accès à l’aéroport de Roissy, qui seraient bien plus élevés que sur d’autres plateformes européennes. «Comment se fait-il qu’ADP n’ait jamais baissé ses tarifs, alors que ceux de l’aéroport d’Amsterdam ont été réduits de 27 % ?», s’interroge un responsable de la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam) qui regroupe les compagnies aériennes hexagonales.

Privatisation

Un dirigeant d’Air France pointe les différences, chiffres à l’appui : lorsqu’un Boeing 777 (long-courrier) atterrit et stationne à Roissy, la facture atteint 16 000 euros, elle n’est que de 8 000 euros sur la plateforme de Schiphol à Amsterdam. «Résultat, quand nous devons transporter un passager de Marseille à Shanghai, comme il n’y a pas de vols directs, nous avons deux solutions : le faire transiter par Roissy ou Schiphol. Cette différence de tarifs peut nous conduire à privilégier Amsterdam au détriment de Roissy», explique-t-il. Le responsable de la compagnie nationale, qui tient à conserver l’anonymat, y voit un impact sur le prix du billet d’avion payé par le passager : «Il est clair que si les tarifs d’Aéroports de Paris étaient moins élevés, nous pourrions profiter de l’économie réalisée sur cette dépense pour être plus agressifs sur nos prix.»

Un argument que l’on n’hésite pas à reprendre de volée du côté d’ADP, en suggérant à Air France de commencer par regarder ses propres coûts de production, et notamment ceux relatifs à la maintenance ou au chargement et au déchargement de ses avions. Ambiance… Reste, tout de même, que ce système de double comptabilité n’est pas une fatalité. Il n’existe nulle part aux Etats-Unis, ni sur les aéroports de Londres, Oslo ou Stockholm.

En revanche, il est assuré de perdurer en France et pourrait même se développer. Le gouvernement d’Edouard Philippe a en effet programmé la privatisation d’ADP. La vente de la participation de l’Etat (50,6 %) pourrait rapporter près de 10 milliards d’euros aux finances publiques. Afin d’optimiser ce gain, l’exécutif a carrément fait inscrire dans le texte de loi qui autorise la privatisation le principe de la double caisse d’Aéroports de Paris. Et les quelques députés qui ont essayé de faire voter un amendement pour réintroduire une caisse unique se sont cassé les dents. Quelques semaines plus tôt, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, s’était même rendu au siège de la société pour confirmer à son PDG, Augustin de Romanet, qu’il n’avait pas à s’inquiéter sur le devenir de sa double caisse.

Hasard ou coïncidence, le PDG du groupe de BTP Vinci, candidat plus que naturel à la privatisation d’Aéroports de Paris, a déclaré, dans une interview à la Tribune qu’il se positionnait en faveur du système de la double caisse. Lequel, d’ailleurs, commence à faire des émules puisqu’il vient d’être mis en place à l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, récemment privatisé. Dans les deux cas de figure, il s’agit d’augmenter le prix de vente de l’aéroport et de faire miroiter, aux investisseurs une rentabilité future élevée. Le concept de la double caisse n’est donc pas prêt d’être remballé.

 

Tourisme : record de recettes en vue pour la destination France

Les Echos 26/10/2018

Le total des dépenses des touristes étrangers devrait dépasser cette année les 54 milliards d’euros atteints en 2014. Mais les dépenses des Chinois baissent.
Bonne nouvelle pour l’économie nationale. La reprise confirmée de la destination France a son corollaire en euros sonnants et trébuchants, selon les dernières statistiques de la Banque de France. L’éventualité d’un nouveau montant annuel record, soit un total dépassant les 54 milliards d’euros de 2014, apparaît désormais probable. L’année 2017 avait tutoyé cette barre avec un cumul de 53,7 milliards d’euros.

Selon la Banque de France, le total des « recettes » – les dépenses des visiteurs étrangers – pour la période de 12 mois glissants achevée à la fin août s’élève à 56,8 milliards d’euros, un montant en hausse de 1,1 milliard par rapport au cumul annuel constaté à la fin juin.

Séquence porteuse

La séquence juillet-août a été porteuse avec une hausse de 7,4 % des recettes (à 15,2 milliards d’euros). Cet été, la France a notamment profité d’une hausse quasi généralisée des dépenses de ses dix principales clientèles et notamment des Britanniques qui ont dépassé les Belges (+13,6 % pour juillet-août, à 1,9 milliard). A méditer à l’heure d’un éventuel « Brexit dur ». Dans le Top 10, la Banque de France confirme le grand retour des Japonais avec un bond des recettes avoisinant 59 % en juillet-août. Avec un total de quelque 600 millions, ils sont au dixième rang. Ils talonnent les Chinois pour lesquels la Banque de France constate une évolution négative.

Retournement

Leur recul est même significatif : -8,4 % (à 0,7 milliard environ). Il s’agit là d’un retournement de tendance compte tenu de la progression du tourisme chinois en France ces dernières années. Pour mémoire, la Chine s’est même hissée au cinquième rang des clientèles en 2017 , prenant alors la place des Etats-Unis, pesant pour 4 milliards d’euros de recettes. Plusieurs facteurs pourraient expliquer le reflux de 2018 : la lutte contre la corruption en Chine, les incivilités dont ont été victimes des touristes chinois, mais aussi la découverte de destinations autres que la France.

Les statistiques de la Banque de France ont aussi valeur d’alerte. Si la destination France se porte bien, elle doit plus que jamais s’améliorer dans un contexte de compétition internationale ravivée. Elle a en effet perdu du terrain sur le plan européen entre 2010 et 2017. Elle a même été détrônée par l’Espagne avec une part diminuée de 1,7 point, à 14,3 %. Sa grande rivale a profité des incidences du « Printemps arabe », gagnant 0,6 point, à 15,9 %. Avec notamment plus de visiteurs français.

Les dernières statistiques témoignent d’ailleurs de la hausse des départs des Français à l’étranger et, au passage, un mois d’août animé pour nos tours-opérateurs . En cumul à la fin août sur douze mois glissants, le total de leurs dépenses s’élevait ainsi à 39,5 milliards d’euros, soit 1,1 milliard de plus qu’à la fin juin. A titre de comparaison, ce montant s’élevait à 36,7 milliards en 2017 et à 31,1 milliards cinq auparavant. Le solde demeure largement positif mais beaucoup moins pour la destination France. Selon le dernier pointage de la Banque de France, il s’élève à 17,3 milliards. Mais, c’est aussi un signe que la France va mieux…

 

Belgique : Ryanair signe avec les pilotes et les PNC

Air Journal 26/10/2018

La compagnie aérienne low cost Ryanair a annoncé avoir signé des conventions de travail avec les syndicats belges de pilotes, d’hôtesses de l’air et de stewardsCNE-CSC et LBC-NVK, la reconnaissance du droit du travail local en vue étant annoncée pour la fin janvier 2019 au plus tard.

Après le Portugal et l’Espagne ces derniers jours, au tour de la Belgique : la spécialiste irlandaise du vol pas cher a annoncé le 25 octobre 2018 un nouvel accord avec ses employés basés dans les aéroports de Bruxelles-Zaventem et Charleroi. Les Conventions Collectives de Travail signées avec les syndicats CNE-CSC et LBC-NVK couvrent l’ensemble des pilotes et du personnel de cabine de Ryanair en Belgique, auxquels s’appliquera le droit du travail belge au plus tard le 31 janvier prochain. Les tribunaux et cours belges sont compétents pour connaître tout litige entre Ryanair et les travailleurs, précise le texte.

De nouvelles négociations sur les conditions de travail sont prévues d’ici la fin de l’année, rapporte L’Avenir, les syndicats précisant que les sous-traitants Crewlink et Workforce « avec lesquels la majorité du personnel de Ryanair à Brussels Airport est sous contrat » participeront aux discussions. Le CNE-CSC souligne que la signature simultanée avec les pilotes et les PNC est une première sur le continent ; « c’est vraiment un accord historique », se réjouit Hans Elsen du LBC-NVK néerlandophone.

Ryanair rappelle de son côté que cette annonce fait suite à des accords similaires signés avec les syndicats de pilotes SEPLA en Espagne, SPAC au Portugal et BALPA au Royaume-Uni, couvrant l’ensemble des pilotes espagnols, portugais et britanniques directement employés par Ryanair. Pour Eddie Wilson, Directeur du personnel de Ryanair, ces accords syndicaux « témoignent une fois de plus des progrès considérables que nous réalisons dans la conclusion d’accords syndicaux avec nos employés sur nos principaux marchés européens ». Et d’ajouter : « Nous nous attendons à ce que ces nouveaux accords incitent les syndicats de personnels de cabine espagnols et portugais à mettre à l’écart les employés des compagnies aériennes concurrentes (qui bloquent la progression d’accords) et à conclure rapidement des accords pour les personnels de cabine dans ces deux pays, comme le demandent nos équipages portugais et espagnols ».

 

Corsair propose un temps de réflexion

Air Journal 26/10/2018

La compagnie aérienne Corsair International propose désormais le service « Un temps de réflexion ? », permettant au passager de poser une option qui maintient pendant six jours la réservation avec le tarif sélectionné avant de confirmer l’achat en ligne.

Depuis octobre 2018, la compagnie française propose à ses clients un nouveau service en ligne permet de déposer une option sur un dossier de réservation : le client peut ainsi bloquer le tarif retenu lors de sa simulation d’achat, durant une période donnée. Cette fonctionnalité est facturée 3€ par jour de réflexion. La durée maximale de l’option dépend du nombre de jours restant avant le départ :
Jusqu’à 30 jours avant le départ : 6 jours d’option

Entre 29 et 14 jours du départ : 3 jours d’option

Si le client valide l’option, il reçoit immédiatement un courriel de confirmation de la part de Corsair. L’option est valable sur toutes les destinations et pour tous les dossiers de réservations. Cette nouvelle facilité est « une opportunité pour les clients qui ont besoin de plus de temps pour se décider, réfléchir en famille ou entre amis avant de réserver leurs voyages, avec une garantie de maintien du prix », explique la compagnie basée à l’aéroport de Paris-Orly dans son communiqué.
Compagnie aérienne française régulière et spécialiste du long courrier international, Corsair International, filiale de TUI France, emploie 1200 collaborateurs. Elle transporte 1,2 million de passagers par an, avec des vols réguliers vers les Caraïbes (Guadeloupe et Martinique), l’Océan Indien (La Réunion, l’Ile Maurice, Mayotte, Madagascar), l’Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire et Mali), le Canada (Montréal) et Cuba (La Havane).

 

Mal en point, Flybe supprime son Belfast – Liverpool

Air Journal 25/10/2018

En proie à de sérieuses difficultés financières, la compagnie aérienne Flybe a décidé de mettre fin en décembre à sa liaison entre Belfast-City et Liverpool, faute de passagers.

Relancée en 2015 avec trois vols quotidiens en semaine après avoir été proposée à deux reprises, en 2005-2007 et 2010-2011, la liaison de la compagnie britannique entre sa base à Belfast-City et l’aéroport de Liverpool-John Lennon sera supprimée à la fin de l’année, le dernier vol étant prévu le 31 décembre 2018. Le directeur commercial de Flybe Roy Kinnear a déclaré dans le Irish Times « regretter » la suspension, qu’il met sur le compte d’un nombre de passagers « inférieur aux prévisions de développement et sans indication d’une amélioration malgré des prix très compétitifs ». La compagnie propose cet hiver quatre rotations hebdomadaires sur cet axe, sans concurrence directe (easyJet relie Liverpool à Belfast International). Toutefois, des rotations entre les deux villes seront mises en place le weekend du 11 au 13 mai 2019 – pour la finale du championnat de football anglais.

Flybe va transférer une partie des capacités sur la route entre Belfast-City et Glasgow, qui bénéficiera dès le mois de février de trois rotations hebdomadaires supplémentaires pour un total de cinq vols par jour. Roy Kinnear souligne que les vols et les performances du réseau sont « constamment réévalués », que la suppression du vol vers Liverpool n’aura « pas de conséquences sur les autres bases ».

Elle propose encore quatorze routes dans la capitale d’Irlande du Nord, et deux à Liverpool Isle of Man et Newquay).
La compagnie aérienne a émis la semaine dernière un avertissement sur ses résultats, avec une perte provisionnelle supérieure à 13 millions d’euros – le cours de son action perdant 40% pour atteindre un plus bas historique (les résultats semestriels seront publiés le 14 novembre). La CEO de Flybe Christine Ourmieres-Widener a cité comme raisons la faiblesse de la demande et la hausse du prix du carburant, ainsi que les taux de change défavorables en raison des craintes autour du Brexit.

Mais Flybe n’est pas la seule à souffrir : Stobart Air, qui opère en franchise, vient par exemple d’annoncer la suspension d’ici janvier de six routes au départ de Londres-Southend (dont celles vers Glasgow et Manchester). Elle a perdu 2,7 millions de livres sur les six mois au 31 aout (y compris -18,1 millions lié directement aux opérations de franchise), alors qu’à la même période en 2017 elle affichait un bénéfice de 3,6 millions…

 

Le groupe Lufthansa optimise ses quatre hubs internationaux

Air Journal 25/10/2018

La gestion des quatre hubs internationaux, Francfort, Munich, Vienne et Zurich, des compagnies aériennes du groupe Lufthansa va bénéficier d’une approche centralisée et flexible, afin de préparer leur croissance.

Lufthansa Group a expliqué vouloir « affiner » le modèle de gestion de son réseau de compagnies aériennes, au sein des quatre aéroports, en misant sur une « approche centralisée et flexible ». La mise en place d’un nouveau système permet au groupe allemand de déplacer sa flotte d’un hub à l’autre, « en vue d’une amélioration continue de la gestion du trafic et dans un objectif de qualité, d’efficacité et de croissance ». Aujourd’hui, chacun des quatre hubs du groupe peut donc se spécialiser, « tout en restant agile ».

Munich, une plaque tournante vers l’Asie

Le groupe de Star Alliance a décidé d’accélérer le développement de son hub de Munich et de faire de la capitale bavaroise une plaque tournante vers l’Asie. Selon les prévisions de Lufthansa Group, les compagnies aériennes du réseau devraient, avec la hausse des fréquences en Bavière, « afficher une croissance importante ». En plus de l’augmentation des fréquences vers Singapour et Séoul, la toute première liaison quotidienne depuis Munich vers Bangkok verra le jour le 1er juin 2019, avec un vol quotidien en Airbus A350-900. Ces vols peuvent être réservés dès aujourd’hui. « Dans la lignée du renforcement de son offre vers l’Asie », Lufthansa prévoit aussi de transférer les vols à destination d’Osaka (Japon) de Francfort vers Munich.

Le transfert de cinq Airbus A380 de Francfort à Munich en 2018 a été bien accueilli par le marché et remporte depuis « un franc succès ». Compte tenu de ces résultats et afin de soutenir la croissance du trafic, Lufthansa prévoit de déplacer des appareils A380 supplémentaires depuis Francfort vers Munich, en 2020. Par ailleurs, trois A320 vont être transférés du hub de Francfort vers celui de Munich dans le cadre du développement du trafic de correspondance. En contrepartie trois appareils plus petits, des Bombardier CRJ900 initialement stationnés à Munich, partiront vers Francfort.

Lufthansa Group renforcera également son offre First Class inhérente à l’aéroport « 5 étoiles » de Munich, en transférant la majorité de sa flotte d’A340-600, aujourd’hui basée à Francfort.

Offre au départ de Francfort renforcée

Pour son hub de Francfort, Lufthansa mettra l’accent sur la diversité des destinations proposées, avec pour objectif d’améliorer la ponctualité et la stabilité opérationnelle. Il démarre la saison d’hiver 2018-2019 avec quatre nouvelles destinations au départ de sa base historique, Eilat (Israël), Agadir (Maroc), Trieste (Italie) et Thessalonique (Grèce). La compagnie entend également poursuivre le développement de son réseau vers les Etats-Unis : à partir du 3 mai 2019, Lufthansa reliera pour la première fois Francfort à Austin (USA).

Zurich et Vienne misent sur l’Europe

Lufthansa Group prévoit une activité stable pour son hub à Zurich-Kloten, berceau de Swiss International Air Lines, en raison du fort développement enregistré au cours des dernières années. L’accent sera mis sur les destinations européennes, avec une toute nouvelle destination inscrite dans le calendrier de vols de l’hiver 2018-2019 : Brême (Allemagne). SWISS dessert également toute l’année, des destinations attrayantes comme Bordeaux, Kiev (Ukraine), Brindisi (Italie) et l’île de Sylt (Allemagne).
De son côté, Austrian Airlines, depuis Vienne-Schwechat, renforcera considérablement son offre à destination de l’Europe dans son programme de vols de l’hiver 2018-2019. Dès fin octobre 2018, plus de 40 vols supplémentaires desserviront chaque semaine 14 destinations européennes, parmi lesquelles Berlin, Düsseldorf et Hambourg en Allemagne, mais aussi Copenhague (Danemark), Kiev (Ukraine), Athènes (Grèce) et Cracovie (Pologne). Un développement rendu possible grâce à l’amélioration du réseau. En parallèle, Austrian Airlines augmentera certaines de ses fréquences vers l ’Amérique du Nord, renforçant ainsi la position de Vienne, parmi les hubs de Lufthansa Group.

Une stratégie « multi-hub » pour plus d’agilité

« Nous avons fait le choix d’une gestion commerciale centralisée et unique de nos quatre hubs, et c’est un succès. Notre stratégie multi-hub nous permet de réagir aux évolutions du marché avec rapidité et une très grande flexibilité, avec pour objectif la qualité, l’efficacité et le meilleur rapport coût/efficacité », déclare dans un communiqué Harry Hohmeister, Membre du conseil d’administration de Deutsche Lufthansa AG et Responsable de la gestion des hubs de Lufthansa Group. « L’objectif de notre industrie devrait être l’amélioration de la qualité de nos services. Il est donc essentiel que les infrastructures, tant au sol que dans les airs, suivent le même rythme et la même croissance. Les déficits doivent être éliminés, et c’est pour cela que nous cherchons à nous développer là où les coûts et la qualité de nos services sont bons ».

Le dirigeant ajoute que cette recherche d’efficacité pousse également le Groupe Lufthansa à « attendre l’été prochain pour décider, en fonction des résultats des hubs, de l’endroit d’où décollera le nouveau Boeing 777-9 à partir de 2020 ». Cet appareil, qui proposera pour la première fois de nouveaux produits en Business Class et en Premium Economy, « établira de nouveaux standards pour notre industrie », a ajouté Harry Hohmeister.

Lufthansa Group est un groupe aérien mondial composé de plus de 540 filiales et autres sociétés d’investissement. Sa stratégie s’articule autour de 3 axes principaux : le réseau de compagnies aériennes (dont les compagnies premium : Lufthansa, SWISS et Austrian Airlines), les activités commerciales du groupe Eurowings (Eurowings et Brussels Airlines) et les sociétés de service. Les compagnies aériennes de Lufthansa Group desservent 343 destinations dans 103 pays et proposent 15.415 fréquences hebdomadaires.

En décembre 2017, la flotte aérienne du groupe était composée de quelque 728 appareils et devrait s’étendre d’ici à 2025. Lufthansa Group, qui emploie environ 130 000 personnes, a transporté plus de 130 millions de passagers en 2017.

 

Grève des bagagistes à Bruxelles: trafic aérien perturbé

Déplacements Pros 26/10/2018

Près de 300 passagers ont passé la nuit à Brussels Airport et 18 vols ont, d’ores et déjà, été supprimés. Les bagagistes d’Aviapartner qui ont lancé ce mouvement de grève spontané dénoncent un manque de dialogue social dans leur entreprise, Les perturbations pourraient se prolonger une bonne partie de ce vendredi.

Brussels aiport conseille aux voyageurs de s’informer auprès de leur compagnie aérienne et de voyager léger.
Vers 17h30 jeudi, les travailleurs ont déjà arrêté de charger les bagages et d’effectuer la maintenance sur le tarmac, ce qui a “un impact immédiat pour les passagers”, a indiqué une responsable aéroportuaire. 25 vols avaient été annulés. Le syndicat a justifié l’action des travailleurs d’Aviapartner, qui assure notamment la manutention des avions de Ryanair et TUI fly, par “une absence totale de concertation sociale” au sein de l’entreprise. Les vols de Brussels Airlines ne sont pas concernés, la compagnie belge travaillant avec Swissport.

Pour ce vendredi, dix vols à l’arrivée, tous effectués par la compagnie irlandaise Ryanair, et cinq vols au départ de Brussels airport sont annoncés supprimés pour l’instant.
Une réunion est prévue dans la matinée, chez Aviapartner, les perturbations risquent donc de durer jusqu’à minimum midi.

 

L’Iata s’inquiète du Brexit

Déplacements Pros 25/10/2018

L’organisme international de transport aérien IATA appelle le Royaume-Uni et l’Union européenne à prendre d’urgence des mesures pour mettre en place des plans d’urgence en vue de la poursuite des services aériens en cas de “Brexit sans accord”. L’IATA met en garde contre le chaos post-Brexit pour les passagers aériens et notamment les voyageurs d’affaires.

L’Europe et le Royaume-Uni doivent travailler ensemble au plus vite pour préserver le transport aérien, c’est le sens de l’alerte émise ce 25 octobre par l’Iata, inquiète d’un “Brexit dur”. L’Association mondiale estime que “Les deux parties doivent agir beaucoup plus rapidement pour apporter une certitude sur trois questions cruciales en matière de transport aérien :

– Le maintien ininterrompu de la connectivité aérienne
– Le cadre de réglementation de la sûreté et de la sécurité, et
– Les politiques et processus nécessaires à une gestion efficace des frontières”

“Ce sont les domaines les plus critiques parce qu’il n’y a pas d’accords de repli tels que le cadre de l’OMC disponible dans un scénario Brexit ” sans transaction “, souligne Alexandre de Juniac, PDG et directeur général de l’IATA. “Sans une planification d’urgence transparente pour l’industrie, le risque de ne pas s’attaquer à ces problèmes pourrait entraîner le chaos pour les voyageurs et l’interruption des chaînes d’approvisionnement dans moins de six mois”.

L’appel en faveur d’une attention urgente aux questions de transport aérien à Brexit fait suite à la publication d’une étude commandée par l’IATA sur les effets du départ du Royaume-Uni de l’UE sur les compagnies aériennes à destination et en provenance de ce pays.

“Même dans le meilleur des cas, où une phase de transition Brexit est convenue pour la période postérieure à mars 2019, un degré élevé d’incertitude et de risque pour les services aériens demeure”, selon l’IATA.
En l’absence d’un accord pendant une période de transition, un résultat Brexit “sans accord” ou “ferme” risque d’entraîner des perturbations importantes des services aériens. En outre, le manque de transparence concernant toute planification d’urgence pour ce scénario a complètement laissé les compagnies aériennes dans l’ignorance quant aux mesures à prendre, a-t-il ajouté.
“Mais avec la possibilité d’un “no deal” Brexit toujours sur la table aussi tard dans la partie, il est maintenant essentiel que les autorités de l’aviation civile de l’UE et du Royaume-Uni prévoient des dispositions d’urgence pour maintenir un niveau minimum de connectivité, ce qui est vital pour les gens et les entreprises. Cela doit être l’une des considérations les plus importantes de Brexit. Un plan d’urgence pour maintenir les avions en vol après le mois de mars doit être publié, et ce, rapidement”, a déclaré M. de Juniac.

L’IATA a également appelé le Royaume-Uni à rester membre de l’Agence européenne de la sécurité aérienne, au moins en tant que “pays tiers”, et elle a réitéré l’appel lancé par l’autorité britannique de l’aviation civile pour que les deux pas puissent entamer des discussions techniques détaillées sur leurs relations futures.

“La reconnaissance mutuelle des licences professionnelles, des normes pour les matériaux et les pièces, et d’autres éléments de sécurité, devrait être mise en place pour entrer en vigueur immédiatement après mars “, a déclaré l’IATA. “La sûreté de l’aviation, tant pour les passagers que pour le fret, sera fortement touchée en cas de non-accord. En ce qui concerne la reconnaissance des mesures de sécurité, toutes les parties devraient s’efforcer de parvenir à un accord où le statu quo est maintenu.”

L’IATA propose également que le Royaume-Uni crée une “troisième voie” au contrôle des passeports pour traiter les passagers de l’UE plus rapidement que ceux du reste du monde s’il n’y a pas d’accord Brexit. “L’interférence avec la circulation des personnes et des marchandises aura un impact majeur et immédiat sur l’activité économique tant au Royaume-Uni que dans l’UE. Les solutions visant à minimiser les perturbations sont d’une importance capitale. Nous devons clarifier dès maintenant les futurs arrangements frontaliers et douaniers, si nous voulons planifier une situation post-Brexit ordonnée”, souligne le DG de l’Iata.

 

Après Primera Air et Cobalt, pourquoi d’autres compagnies pourraient faire faillite

TourHebdo 22/10/2018

Avec la montée du prix du pétrole et une concurrence toujours plus forte, plusieurs compagnies aériennes sont en danger.

Après la faillite surprise de la low-cost Primera Air, quelques mois seulement après le lancement de ses opérations en long-courrier, c’est au tour de la low-cost chypriote Cobalt Air de cesser ses activités. La compagnie n’a pas réussi à trouver un arrangement avec ses créanciers. Et l’hécatombe n’est peut-être pas finie : plusieurs voix s’élèvent pour annoncer d’autres chutes dans les mois à venir.

Lors d’une interview sur la chaîne américaine CNBC, le PDG de Ryanair Michael O’Leary a lancé que “très clairement, un baril de pétrole à 80 $ allait faire des victimes en Europe cet hiver”. “Plusieurs de ces compagnies ne gagnaient déjà pas d’argent quand le pétrole était à 40 $ le baril l’an dernier”, souligne-t-il. Or le baril ne devrait pas retrouver son niveau le plus bas de sitôt, compte tenu des tensions géopolitiques.

Selon la banque suisse Lombard Odier, le prix du baril de pétrole devrait se maintenir aux alentours de 75 $ d’ici 3 à 12 mois, avec une chance non négligeable d’atteindre la barre des 100 $. Un scénario catastrophe auquel la banque attribue une probabilité de 25%…

Et si Norwegian fermait boutique ?

L’envolée du pétrole n’est pas la seule source d’inquiétude. Dans une réponse à une question posée par le FDP, le gouvernement allemand explique lui aussi sans détour que “l’augmentation de la pression concurrentielle va entraîner de nouvelles restructurations et des faillites”.

Ceci dit, ni Michael O’Leary ni le gouvernement allemand ne se risquent à donner des noms… Quelles sont ces compagnies en danger ? Tous les regards se tournent d’abord vers la low-cost Norwegian. En septembre dernier, la compagnie aérienne norvégienne a été contrainte de mettre en vente 90 Airbus 320neo qui devaient être livrés d’ici 2020 afin de réduire une dette colossale. Celle-ci est chiffrée à plus de 2 milliards d’euros en juin !

Le gouvernement islandais au chevet de Wow Air

Autre low-cost sous la loupe : Wow Air, qui vient de fermer 3 lignes aux États-Unis. Le magazine économique Markaðurinn révèle que le gouvernement islandais a formé une “task force” pour étudier les menaces qui pèsent sur l’économie islandaise en cas de retournement de la conjoncture dans le tourisme, en particulier pour Wow Air et Icelandair. Ces experts estiment qu’une faillite de Wow Air entraînerait une baisse de 3% du PIB national et la destruction de 1 400 emplois.

Skúli Mogensen, PDG de Wow Air, se veut toutefois rassurant : dans les colonnes de USA Today, il affirme que sa compagnie continue à se développer et revendique son opportunisme en matière de destinations. “Nous modifions rapidement notre réseau si nous estimons que nous pouvons utiliser nos appareils plus efficacement ailleurs”, confie-t-il.

Des compagnies nationales aussi en difficulté

Plusieurs grandes compagnies nationales sont également scrutées. C’est le cas en Italie avec la suite du feuilleton Alitalia… Dernier rebondissement en date : le gouvernement italien propose la mise en place d’une co-entreprise, avec la société nationale des chemins de fer. Dans un entretien au quotidien Il Sole 24 Ore, le ministre du Développement économique précise que l’Etat italien pourrait alors prendre 15% du capital de la société. Un modèle inspiré de celui d’Air France.

Autre compagnie dans le viseur : South African Airways. La compagnie a tout simplement refusé de présenter ses comptes pour l’exercice 2017/2018… Mais les experts estiment que sa dette s’élève désormais à près de 2 milliards d’euros et que, techniquement, la compagnie est en faillite. Reste à attendre la réaction du gouvernement sud-africain, qui a déjà organisé un plan de sauvetage d’un montant d’un milliard d’euros l’an dernier. L’hiver sera chaud pour les compagnies aériennes !

 

En difficulté, Jet Airways accélère sa stratégie de redressement

L’Echo touristique 24/10/2018

Alors que sa dette s’élevait à 862 millions d’euros le 30 juin dernier, selon le Time of India, Jet Airways serait dans une position compliquée. La compagnie compte sur l’aide des banques et sur une stratégie de redressement drastique pour sauver son activité sur un marché mondial qui a vu de nombreuses compagnies jeter l’éponge ces derniers jours.

Jet Airways India est dans la tourmente. Selon Bloomberg, elle a demandé aux banques de nouveaux fonds pour alléger ses difficultés financières. La compagnie aérienne a déjà immobilisé environ une douzaine d’appareils dans le cadre de son plan visant à réduire les liaisons intérieures non rentables. Le transporteur basé à Mumbai étudie également la possibilité de licencier davantage d’employés, dans des secteurs non essentiels.

Non rentable durant neuf des onze dernières années, Jet Airways lutte dans un marché où toutes les compagnies peinent à dégager du profit, notamment à cause du coût du pétrole, comme nous l’écrivions récemment. Pour preuve encore, un rapport du Economic Times du 6 septembre dernier, qui expliquait que Qatar Airways avait manifesté un intérêt pour racheter Air India, en très grosse difficulté, elle aussi. De quoi faire des envieux quand on sait que, selon IATA, l’Inde dépassera le Royaume-Uni en tant que troisième plus grand marché aérien dans le monde d’ici 2025. En 2026, le pays comptera un total de 478 millions de voyageurs aériens.

Optimisation de la masse salariale

De son côté Jet Airways, précise qu’elle « n’a pas demandé de moratoire sur les prêts ou la réduction des taux d’intérêt de ses prêteurs, contrairement aux informations publiées par certains médias. La stratégie de redressement approuvée par le Conseil d’Administration est en cours de mise en œuvre.

Cette stratégie englobe diverses initiatives de réduction des coûts et d’amélioration des revenus, notamment la restructuration de notre bilan par la réduction de la dette, la rationalisation des flux de trésorerie, l’optimisation de la masse salariale, l’exploration d’options de financement telles que l’injection de capital, la monétisation de la participation de la compagnie dans son programme de fidélisation, et plusieurs autres mesures visant à accroître la productivité et l’efficacité opérationnelle. La compagnie fera les annonces nécessaires concernant des mesures spécifiques une fois finalisées. La compagnie évalue en permanence la viabilité commerciale de son réseau. »

Pour l’instant, Jet Airways indique qu’elle « continue ses activités régulières depuis / vers la France ». Rappelons que, le 29 novembre 2017, Air France-KLM et Jet Airways ont signé un important accord de coopération étendu sur le développement conjoint de leurs activités entre l’Europe et l’Inde.

Revue de presse 25 octobre : • Le trafic aérien mondial va encore doubler d’ici à 2037 • Ryanair signe aussi avec les pilotes espagnols • Lufthansa Group optimise le programme de ses hubs • Air France vs Travel Planet : vers une jurisprudence ?

Revue de presse 25 octobre : • Le trafic aérien mondial va encore doubler d’ici à 2037 • Ryanair signe aussi avec les pilotes espagnols • Lufthansa Group optimise le programme de ses hubs • Air France vs Travel Planet : vers une jurisprudence ?

Au sommaire :

  • Cathay Pacific plombée par une fuite de données massive
  • Le trafic aérien mondial va encore doubler d’ici à 2037
  • Ryanair signe aussi avec les pilotes espagnols
  • Transavia reliera Nantes à Ténériffe cet hiver
  • Air France parle aux navigants, KLM avec Google Home
  • Delta veut une cinquième route vers Shanghai
  • China Southern Airlines vise Madrid, Tel Aviv et Vienne
  • Lufthansa Group optimise le programme de ses hubs
  • Air France vs Travel Planet : vers une jurisprudence dissuasive ?

 

Cathay Pacific plombée par une fuite de données massive

Les Echos 25/10/2018

Les données de 9,4 millions de passagers de la compagnie hongkongaise pourraient être concernées.

Cathay Pacifique traverse une zone de turbulences. La compagnie aérienne hongkongaise a annoncé mercredi soir avoir été affectée par une fuite de données massive qui pourrait toucher jusqu’à 9,4 millions de passagers. Dans la foulée de cette annonce, l’action du groupe perdait ce jeudi matin plus de 6 % à la Bourse de Hong Kong.

« Les données personnelles suivantes ont été accessibles : le nom du passager, la nationalité, la date de naissance, le numéro de téléphone, l’e-mail, l’adresse, le numéro de passeport, le numéro de carte d’identité, le numéro de carte de fidélité, les remarques aux services clients, et l’historique des informations de voyage », a détaillé le patron de Cathay Pacific dans un communiqué publié sur le site de la compagnie aérienne, précisant que cela pouvait varier selon le cas. Rupert Hogg a aussi indiqué que les numéros de 403 cartes de crédit expirées et de 27 cartes sans leur cryptogramme ont été accessibles.

La compagnie a affirmé ne « pas avoir de preuve que des données personnelles ont été détournées ». Mais indiqué avoir lancé une enquête et alerté la police.

En difficulté face à la concurrence

Cette fuite intervient alors que la compagnie aérienne, en difficulté, est confrontée à la pression de concurrents chinois à plus bas coût et de rivaux du Moyen-Orient . La société a connu pour la première fois deux exercices consécutifs de pertes en 71 ans d’histoire . Elle avait annoncé en mai 2017 la suppression de 600 emplois, dont un quart de cadres.

Rupert Hogg n’a pas mentionné de compensations financières pour les passagers concernés par la fuite de données. Contrairement à British Airways qui avait promis des indemnisations suite à un incident similaire début septembre. Quelque 380.000 personnes avaient été concernées par cette faille informatique réparée depuis.

Pour ne rien arranger, ces révélations ont fait chuter le cours de Cathay Pacific à la Bourse hongkongaise. Peu avant la clôture, le titre perdait 5,27 % de sa valeur après avoir lâché plus de 6 % en séance et être passé sous la barre des 10 dollars de Hong Kong.

 

Le trafic aérien mondial va encore doubler d’ici à 2037

Les Echos 24/10/2018

L’association des compagnies aériennes internationales IATA prévoit un doublement du trafic mondial sur les 20 prochaines années, pour atteindre 8,2 milliards de passagers en 2037.

Optimisme pour le long terme, mais inquiétudes pour l’Europe à très court terme du fait des incertitudes liées au Brexit : tel est le tableau brossé ce mercredi par Alexandre de Juniac, le directeur général de l’Association des compagnies aériennes internationales, à l’occasion de la mise à jour des prévisions de trafic à vingt ans. Globalement, rien ne semble pouvoir arrêter la croissance du trafic aérien sur les vingt prochaines années. Après avoir doublé au cours des vingt dernières années, le nombre de passagers devrait encore être multiplié par deux pour atteindre 8,2 milliards de voyageurs en 2037. Mais les pays européens vont descendre dans le classement des principaux marchés mondiaux.

8,2 milliards de passagers en 2037

« Nous prévoyons une croissance annuelle moyenne du trafic de 3,5 % sur les vingt prochaines années, qui pourrait même atteindre 5,5 % dans le scénario le plus favorable d’une poursuite de la libéralisation du transport aérien, a détaillé Alexandre de Juniac. Dans le scénario moins favorable d’une montée des barrières protectionnistes, la croissance mondiale se limiterait à 2,4 % par an. » Ce qui représenterait encore de l’ordre de 2,7 milliards de passagers supplémentaires en 2037, comparé aux 4,1 milliards prévus pour 2018.

Hiérarchie bouleversée

Mais dans tous les cas de figure, la hiérarchie mondiale du transport aérien sera chamboulée. « Dès 2025, la Chine sera devenue le premier marché aérien mondial, annonce le directeur de l’IATA, avec 1,6 milliard de passagers en 2037, soit un milliard de plus qu’aujourd’hui ». Le numéro un actuel, les Etats-Unis, passeront en deuxième position, devant l’Inde et l’Indonésie, qui occupent aujourd’hui la 7e et la 10e position. L’Europe, qui n’est pas considérée comme un marché unique dans les prévisions de l’IATA, comptera toutefois encore cinq représentants – le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la France – dans le peloton des dix principaux marchés mondiaux.

Les inquiétudes liées au Brexit

Cependant, le continent européen est bien celui qui suscite actuellement le plus d’inquiétudes chez les experts du transport aérien, du fait de l’impact potentiel sur la croissance d’un Brexit sans accord . Dans un rapport de 90 pages destiné à alerter les gouvernements sur les risques d’un tel scénario, l’IATA va jusqu’à envisager une interruption des liaisons aériennes entre les îles britanniques et l’Union européenne à compter du 29 mars 2019, qui représentent 57 % de l’activité des aéroports britanniques et 12 % du trafic européen.

« Les compagnies aériennes ne sont pas tenues informées des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur un possible accord a minima, déplore Alexandre de Juniac. En cas d’échec des négociations, ce sont pourtant les compagnies aériennes qui auront à gérer le chaos dans les aéroports. Cela n’est pas professionnel ».

Impact sur le trafic européen

Pour sortir de cette incertitude, l’IATA préconise une période transitoire de deux ans, qui laisserait le temps aux transporteurs et aux aéroports de se préparer, et au Royaume-Uni, de négocier son futur statut de membre associé de l’Agence de sécurité aérienne européenne . Mais quelle que soit la solution adoptée, le directeur de l’IATA s’attend à des conséquences négatives sur le trafic entre le Royaume-Uni et ses principaux partenaires européens. « Le trafic avec l’Espagne, qui est la principale destination des Britanniques, est particulièrement concerné », a-t-il indiqué. La décélération a d’ailleurs déjà commencé ; depuis le début de l’année, le trafic des aéroports européens a augmenté en moyenne de 5,4 %, contre 2,1 % pour les aéroports britanniques .

 

Ryanair signe aussi avec les pilotes espagnols

Air Journal 25/10/2018

La compagnie aérienne low cost Ryanair annonce la signature d’un accord avec le syndicat SEPLA représentant ses pilotes en Espagne, dont tous les contrats seront conformes au droit du travail local au 31 janvier prochain.

Le CEO de la spécialiste irlandaise du vol pas cher Michael O’Leary espérait lundi dernier pouvoir annoncer la fin des conflits des sociaux d’ici la fin de l’année, en particulier en Belgique et en Allemagne. En attendant, Ryanair a signé le 24 octobre 2018 avec le SEPLA au nom de tous les pilotes directement employés en Espagne, et l’ouverture dès le mois prochain de négociations sur une nouvelle convention collective. Et elle précise dans son communiqué que « le droit du travail espagnol s’appliquera à tous les pilotes de Ryanair en Espagne au plus tard le 31 janvier 2019 ». Une annonce qui survient après celle de vendredi dernier concernant les pilotes au Portugal représentés par le SPAC, et plus tôt avec le BALPA en Grande-Bretagne et ANPAC en Italie, des accord couvrant tous les pilotes directement employés par la low cost dans ces trois pays.

Pour Eddie Wilson, Directeur du personnel de Ryanair, ces accords signés « avec nos syndicats de pilotes en Espagne, au Portugal, au Royaume-Uni et en Italie témoignent à nouveau des progrès considérables que nous réalisons dans la conclusion d’accords syndicaux avec nos employés sur nos principaux marchés européens ». Comme la semaine dernière, il insiste sur le fait que la low cost « continue de rencontrer nos représentants et leurs syndicats et nous espérons que ces accords inciteront les syndicats de PNC en Espagne et au Portugal, en particulier, à ne pas inclure les représentants d’employés de compagnies concurrentes (qui bloquent le progrès des négociations), comme le demandent nos équipages portugais et espagnols ».

Ryanair explique que les négociations ont été « stimulées de façon significative » par la récente vague de suppressions d’emplois annoncés en Europe, suite par exemple aux faillites de Primera Air et Cobalt Air ou aux difficultés de Small Planet Airlines (dont la filiale allemande a mis la clé sous a porte) et d’autres compagnies aériennes en raison de la hausse des prix du pétrole et à la baisse des tarifs aériens. « Les pilotes et les équipages de cabine de Ryanair reconnaissent qu’ils bénéficient d’un meilleur salaire, de meilleurs programmes de vol et d’une sécurité d’emploi bien supérieure à celle de leurs homologues dans de nombreuses autres compagnies aériennes européennes », affirme la low cost dont la chute des bénéfices semestriels a été justifiée en partie par les grèves.

 

Transavia reliera Nantes à Ténériffe cet hiver

Air Journal 25/10/2018

La compagnie aérienne low cost Transavia France proposera cet hiver une nouvelle liaison saisonnière entre Nantes et Ténériffe, sa 25ème destination.

Du 22 décembre 2018 au 30 mars 2019, la filiale spécialisée dans le vol pas cher d’Air France proposera un vol tous les samedis entre sa base à Nantes-Atlantique et l’aéroport de Ténériffe Sud, opéré en Boeing 737-800 de 189 sièges. Les départs sont programmés par exemple en janvier à 14h15 pour arriver à 16h50, les vols retour quittant les Canaries à 17h35 pour se poser à 22h10.

Transavia sera en concurrence avec Volotea et Vueling sur cette route, « l’occasion pour les Nantais de découvrir Tenerife, la plus grande île des Canaries. Avec Tenerife il y en a pour tous les goûts : les fans de randonnée pourront admirer des paysages à couper le souffle, les amateurs de farniente se reposer sur ses plages paradisiaques et les amoureux des animaux pourront aller saluer les baleines ».

La low cost dessert déjà l’aéroport espagnol au départ de Paris-Orly, tandis que sa sœur néerlandaise s’y pose en provenance d’Amsterdam, Eindhoven, Rotterdam et Groningen ; ces quatre aéroports néerlandais sont également reliés à Lanzarote.

Rappelons que Transavia France a déjà annoncé pour cet hiver une croissance de 62% de son offre à Nantes-Atlantique (via l’ouverture de Tel Aviv le 7 novembre et la prolongation des liaisons estivales vers Séville, Casablanca, Djerba et Monastir), et pour l’été 2019 une croissance de 70% avec l’ouverture de cinq nouvelles destinations (Budapest, Copenhague, Mykonos, Palerme, Santorin) et la prolongation de la ligne vers Israël. Elle disposera alors de sept avions dans sa base nantaise.

 

Delta veut une cinquième route vers Shanghai

Air Journal 24/10/2018

La compagnie aérienne Delta Air Lines a demandé l’autorisation de lancer en 2020 une nouvelle liaison entre Minneapolis-Saint Paul et Shanghai, une ville qu’elle dessert déjà depuis Atlanta, Detroit, Los Angeles et Seattle.

La compagnie américaine a demandé au DoT les autorisations nécessaires pour lancer en juin 2020 un vol quotidien entre sa base à Minneapolis-Saint Paul et l’aéroport de Shanghai-Pudong, qui serait opéré en Airbus A350-900 pouvant accueillir 32 passagers en classe Affaires, 48 en Premium et 226 en Economie. Les vols proposés « fourniront aux clients de Minneapolis et de la région de St Paul le premier service sans escale à destination de la Chine, et amélioreront le service au hub de Delta à MSP, en élargissant les options de service de connexion pour les consommateurs du Haut-Midwest et des Etats-Unis », indique Delta Air Lines dans sa demande consultée par Flightglobal. Les 20 mois de préavis (au lieu des trois habituels) seraient nécessaires pour s’assurer de créneaux d’atterrissage et de décollage « économiquement viables » à Shanghai.

La compagnie de l’alliance SkyTeam souligne que cette route disposera à l’arrivée à Shanghai des correspondances proposées par ses partenaires China Eastern Airlines (dont elle est actionnaire) et Shanghai Airlines (China Southern et Xiamen Air sont également présentes à Pudong).

Cette nouvelle liaison profiterait des six créneaux de vol entre les USA et la Chine abandonnés par Hawaiian Airlines (qui a cessé de desservir Pékin) et United Airlines (qui a abandonné son Guam – Shanghai). Et la demande intervient alors qu’American Airlines a annoncé la suspension jusqu’à novembre 2019 de deux routes quotidiennes au départ de Chicago, vers Shanghai dès le 26 octobre et vers Pékin depuis mardi, après avoir subi « des années de pertes financières ».

Le nombre de vols possibles entre les Etats-Unis et la Chine est fixé par un accord bilatéral, et ils seraient quasiment tous opérés. La capacité entre la Chine et les États-Unis a augmenté de 6,1% en 2018, par rapport à +9,1% en 2017, selon les données de FlightGlobal. Au premier semestre de 2019, la capacité devrait diminuer de 1%, après une croissance de 7,4% au cours de la même période cette année.

 

China Southern Airlines vise Madrid, Tel Aviv et Vienne

Air Journal 24/10/2018

La compagnie aérienne China Southern Airlines a déposé des demandes d’autorisation pour ouvrir à partir du mois de décembre à Pékin de nouvelles liaisons vers Islamabad, Vienne, Tel Aviv et Madrid.

La compagnie chinoise a proposé à l’autorité de l’aviation civile CAAC le lancement depuis sa base à Pékin d’un vol quotidien vers l’aéroport de Madrid-Barajas Adolfo Suarez, qui serait opéré selon ATW « en Airbus A330-200 ou A330-300 ou en Boeing 777-300ER ». China Southern serait alors en concurrence avec Air China, la capitale espagnole étant aussi reliée à Shanghai Iberia et China Eastern, à Hong Kong par Cathay Pacific, à Shenzhen par Hainan Airlines et à Chengdu et Hangzhou par Beijing Capital Airlines ; sa partenaire de l’alliance SkyTeam à Madrid, Air Europa, ne propose aucun vol vers la Chine.

L’aéroport de Tel Aviv-Ben Gurion serait lui desservi à compter du mois de février prochain, avec la encore un vol quotidien – « en A330 ou en 787 ». China Southern Airlines fera cette fois face directement à El Al et Hainan Airlines.

La liaison de la compagnie chinoise vers Vienne-Schwechat devrait être opérée trois fois par semaine au mois de mars, au départ de Pékin toujours mais via Urumqi. Air China et Austrian Airlines proposent cet axe, la compagnie autrichienne desservant également Shanghai.

Enfin l’aéroport d’Islamabad, déjà desservi par China Southern Airlines au départ d’Urumqi, le serait aussi dès le mois de décembre au départ de Pékin via Chengdu ; la capitale du pakistanaise aurait droit à trois vols par semaine, face à la concurrence d’Air China et Pakistan International Airlines.

Rappelons que China Southern Airlines ne dessert déjà en Europe que les aéroports de Paris-CDG, Francfort, Londres et Istanbul. Elle forme depuis juillet dernier une coentreprise unique avec Air France, KLM Royal Dutch Airlines et Xiamen Airlines, après la fusion des accords précédents.

 

Lufthansa Group optimise le programme de ses hubs

Déplacements Pros 24/10/2018

Lufthansa Group mise sur une gestion centralisée et flexible de ses hubs. Ce nouveau système permet au groupe de déplacer sa flotte d’une base à l’autre en fonction de la demande des clients. En s’appuyant sur cette stratégie, la holding a repensé l’offre des aéroports de Munich, Francfort, Zurich et Vienne.

Le groupe Lufthansa a décidé d’accélérer le développement de son hub de Munich et de faire de la capitale bavaroise une plaque tournante vers l’Asie. Selon les prévisions de l’entreprise, les compagnies aériennes du réseau devraient, avec la hausse des fréquences à Munich, afficher une croissance importante. En plus de l’augmentation des fréquences vers Singapour et Séoul, la première liaison quotidienne Munich – Bangkok sera lancée à l’été 2019.
Dans la lignée du renforcement de son offre asiatique, Lufthansa Group prévoit de transférer les vols à destination d’Osaka (Japon) de Francfort vers Munich.

La holding allemande ajoute “Le transfert de cinq Airbus A380 de Francfort à Munich en 2018 a été bien accueilli par le marché et remporte depuis un franc succès. Compte tenu de ces résultats et afin de soutenir la croissance du trafic, Lufthansa prévoit de déplacer des appareils A380 supplémentaires depuis Francfort vers Munich, en 2020”. Par ailleurs, trois Airbus 320 vont être transférés du hub de Francfort vers celui de Munich dans le cadre du développement du trafic de correspondance. En contrepartie trois appareils plus petits, des Bombardier CRJ900, initialement stationnés à Munich, partiront vers Francfort.
Lufthansa Group renforcera également son offre First Class au départ de Munich, en transférant la majorité de sa flotte d’Airbus A340-600, aujourd’hui basée à Francfort.

L’international dans le viseur à Francfort

Pour son hub de Francfort, Lufthansa Group mettra l’accent sur la diversité des destinations. La compagnie allemande proposera quatre nouvelles destinations au départ de Francfort lors du programme d’hiver 2018/19 : Eilat (Israël), Agadir (Maroc), Trieste (Italie) et Thessalonique (Grèce). Elle lancera également une liaison vers Austin aux USA le 3 mai 2019.

Zurich et Vienne misent sur l’Europe

Lufthansa Group prévoit une activité stable pour son hub de Zurich, berceau de Swiss, en raison du fort développement enregistré au cours des dernières années. L’accent sera mis sur les destinations européennes. Elle ouvrira une liaison vers Brême (Allemagne) lors du programme d’hiver 2018/19. Swiss continuera aussi à voler vers Bordeaux, Kiev (Ukraine), Brindisi (Italie) et l’île de Sylt (Allemagne).
De son côté, Austrian Airlines, depuis Vienne, renforcera son offre à destination de l’Europe dans son programme de vols de l’hiver 2018-2019. “Dès fin octobre 2018, plus de 40 vols supplémentaires desserviront chaque semaine 14 destinations européennes, parmi lesquelles Berlin, Düsseldorf et Hambourg en Allemagne, mais aussi Copenhague (Danemark), Kiev (Ukraine), Athènes (Grèce) et Cracovie (Pologne). Un développement rendu possible grâce à l’amélioration du réseau”, explique le groupe.
En parallèle, Austrian Airlines augmentera certaines de ses fréquences vers l’Amérique du Nord.

Air France vs Travel Planet : vers une jurisprudence dissuasive ?

Tourmag 24/10/2018

Les avis divergent sur la question…

Accusée par Air France d’avoir mis en place une marge illégale sur des billets d’avion, l’agence de voyages d’affaires lilloise Travel Planet fait appel de la décision du Tribunal de commerce de verser des dommages et intérêts à la compagnie aérienne. Pour cette dernière, le jugement est surtout un moyen de dissuader d’autres TMC (Travel management company) de se lancer dans de telles pratiques. Explications.

Il y a une semaine, le Tribunal de commerce de Lille condamnait l’agence Travel Planet à verser 100 000 euros de dommages et intérêts à Air France dans un litige concernant une surfacturation de billets.
Si le procès va se poursuivre en appel et que de nombreuses questions demeurent, la compagnie nationale espère bien, grâce à ce jugement, mettre fin à ces pratiques et dissuader d’autres TMC de mettre en place, à l’instar de Travel Planet, des majorations sur les tarifs négociés.

Une jurisprudence Travel Planet ?

Pour la compagnie nationale, pas de doute, le jugement rendu à Lille aura un effet dissuasif à l’avenir.
« Le tribunal a été très clair. Maintenant, il y a jurisprudence », nous indique, chez Air France, une source interne proche du dossier.
Mais de quoi est-il vraiment question ? Dans les faits, Air France négocie avec ses clients, entreprises ou établissements publics, des tarifs de billets d’avion. Ces derniers se tournent ensuite vers l’agence de voyage d’affaires de leur choix.
C’est en bouclant leurs comptes annuels que certains clients de la sphère publique se sont rendus compte d’une surfacturation provenant de Travel Planet.

La marge ajoutée aux billets n’était pas présentée comme des frais de services de l’agence, laissant penser qu’il s’agissait du prix pratiqué par Air France.
Se rendant compte de la pratique, l’été dernier, Air France a cessé d’émettre des billets d’avion au profit de Travel Planet France, et ont alors commencé plusieurs attaques judiciaires, dont la dernière en date a donné raison à la compagnie nationale le 17 octobre 2018.
D’après nos informations, certains clients lésés lanceraient à leur tour des poursuites et auraient saisi le procureur.

Des pratiques « pas nouvelles » ?

Après la parution de notre premier article sur cette affaire opposant l’agence de voyage d’affaires lilloise à la compagnie tricolore, nous avons reçu de nombreuses réactions.
Pour beaucoup, le cas Travel Planet n’est pas isolé. Certains messages évoquent des pratiques frauduleuses dans d’autres agences du même type.
« En industrialisant la pratique des démarrages (pratiques frauduleuses) sans jamais être inquiétées », certaines TMC « se sont enrichies en détournant des millions d’euros aux compagnies, principalement Air France », croit savoir un lecteur.
Avec l’affaire Travel Planet, « on peut comprendre que beaucoup de clients préfèrent passer directement par Internet », juge un autre. «

Ce genre de pratiques n’est pas nouveau et durera encore longtemps », estime-t-il.

Du côté d’Air France, on explique être confronté à ce problème pour la première fois. « Dans le cas de Travel Planet, la pratique atteint un niveau presque industriel », nous explique-t-on. « Il y a peut-être d’autres agences qui pratiquent ce genre de majorations illégales, mais nous ne sommes pas au courant ».
Ce que confirme un autre internaute : « de telles pratiques lamentables ne sont pas, malheureusement, exclusives à Travel Planet. Nettoyer les écuries d’Augias fait aussi partie du boulot des Entreprises du Voyage ! ».

Deux interprétations

D’autres messages que nous avons reçus prennent la défense de la TMC.
« Regardons plutôt qui cherche à faire bouger les lignes et mettre en place un véritable système de distribution performant. Ils ne sont pas nombreux, Travel Planet a le mérite de faire partie de ceux-ci », estime un internaute, parlant de créer un « nouveau modèle de distribution qui protégera ses propres marges, celle de la distribution intelligente et emportera les clients dans une expérience enfin positive ».

Pour le Tribunal de Commerce de Lille Métropole, l’agence a « violé son obligation de transparence à l’égard des clients en manipulant le prix des billets et en dissimulant les majorations ».
Pour Travel Planet, qui a fait appel de la décision de justice, il s’agit « d’une attaque sans précédent de la part d’Air France », contre « une approche moderne et sans précédent dans la distribution des voyages d’affaires » qu’elle aurait développée.

Revue de presse 24 octobre : • Air France renforce Johannesburg, lance Lucie • Aéroport de La Réunion : record de trafic annuel en septembre • L’hiver en France de Vueling : capacité en hausse de 8%

Revue de presse 24 octobre : • Air France renforce Johannesburg, lance Lucie • Aéroport de La Réunion : record de trafic annuel en septembre • L’hiver en France de Vueling : capacité en hausse de 8%

Au sommaire :

L’hiver en France de Vueling : capacité en hausse de 8%
Air France renforce Johannesburg, lance Lucie
L’aéroport de Nice poursuit son développement international
Aéroport de La Réunion : record de trafic annuel en septembre
Vancouver sera desservie par WOW Air

 

L’hiver en France de Vueling : capacité en hausse de 8%

Air journal du 24/10/2018

La compagnie aérienne low cost Vueling inaugure la saison hiver 2018-2019 avec la prolongation de deux routes mises en place l’été dernier, entre Marseille et Malaga et au départ de Paris-CDG à destination de Rome.

L’offre hivernale de la spécialiste espagnole du vol pas cher en France compte plus de 2,2 millions de sièges sur 45 routes au départ de 9 aéroports, soit une hausse de 8% de sa capacité par rapport à l’hiver dernier. Deux routes lancées au début de l’été sont prolongées, les Parisiens ayant « encore plus de possibilités pour découvrir la capitale italienne » avec des vols quotidiens depuis l’aéroport de Paris-CDG à destination de Rome-Fiumicino, en plus de ceux opérés à Orly. Les clients marseillais pourront eux « s’offrir une escapade en Andalousie à la découverte de ses vestiges mauresques » cet hiver, grâce au nouveau vol du samedi entre Marseille-Provence et Malaga.
Au départ de l’aéroport de Paris-Orly, Vueling met en vente près de 1,1 million de sièges vers 14 destinations : 8 villes espagnoles (Lanzarote, Malaga, Alicante, Barcelone, Ibiza, Majorque, Tenerife et Valence), 3 villes italiennes (Rome, Milan et Florence), 2 villes portugaises (Lisbonne et Porto) et Copenhague au Danemark.
Vueling continue sa croissance sur Paris-CDG cet hiver avec une augmentation de près de 30% de sa capacité, soit plus de 623.000 sièges mis en vente. La compagnie aérienne propose 13 routes vers 8 aéroports espagnols (Barcelone, Bilbao, Fuerteventura, Grenade, Grande Canarie, Madrid, Saint-Jacques-de-Compostelle et Séville) ainsi que vers 2 villes italiennes (Rome et Venise), Londres-Gatwick et Vienne en Autriche.
Au départ de l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry, Vueling commercialise plus de 93.000 sièges sur 5 routes à destination de Malaga, Barcelone, Rome et vers les Iles Canaries (Gran Canaria et Ténériffe, « 2 destinations ensoleillées idéales pour la saison hivernale »).
Pendant les mois d’hiver, les clients à Nantes-Atlantique pourront se rendre à Rome, Malaga, Barcelone, Grande Canarie et Ténériffe avec des vols directs, avec plus de 93.000 sièges mis en vente.
Au départ de l’aéroport de Marseille-Provence, la compagnie opère 4 routes vers Malaga, Barcelone, Rome et Alger, avec 142.000 sièges commercialisés.
A destination de Barcelone-El Prat, son hub international, Vueling opère 7 vols par semaine au départ de Bordeaux-Mérignac et de Nice-Côte d’Azur, et 2 vols par semaine au départ de Toulouse-Blagnac et de Rennes-Bretagne.
Bruno Besnehard, Directeur général de Vueling en France, commente dans un communiqué : « Vueling connaît une forte croissance depuis 14 ans, et entend offrir à ses clients un excellent service à des prix très compétitifs. La compagnie espagnole a pour objectif de proposer un produit en phase avec les besoins du marché tout au long de l’année. Ainsi, nous sommes ravis d’augmenter notre capacité sur la saison hiver 2018-2019 pour mieux servir nos clients ».
Les deux hubs de Vueling, Barcelone donc et Rome-Fiumicino, permettent aux passagers de Vueling au départ de la France de bénéficier d’une connexion simple qui permet de ne s’enregistrer qu’une seule fois, puis de récupérer leurs bagages directement à l’aéroport d’arrivée. Grâce à ce service, les passagers peuvent « voyager plus sereinement » vers plus de 130 destinations opérées par Vueling en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe dont plusieurs villes au sud de l’Espagne.
Vueling a débuté son activité en France en 2004 et est devenue en 2010 la première compagnie aérienne en termes de passagers transportés entre la France et l’Espagne. Vueling fait partie du groupe IAG, aux côtés de British Airways, Iberia, Aer Lingus et Level. Elle possède une flotte de 114 Airbus A319, A320, A320neo et A321 depuis 21 bases opérationnelles.

 

Air France renforce Johannesburg, lance Lucie

Air journal du 24/10/2018

La compagnie aérienne Air France passera au printemps prochain de sept à dix vols par semaine entre Paris et Johannesburg, où l’Airbus A380 ne sera plus déployé. Les passagers peuvent désormais demander à Lucie, son nouveau chatbot, de les aider à choisir leur future destination.

A partir du 1er avril 2019, la compagnie nationale française ajoutera trois rotations hebdomadaires supplémentaires entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Johannesburg-OR Tambo. Elle proposera alors des départs tous les jours à 23h20 (arrivée le lendemain à 9h55) et les lundi, mercredi et samedi à 10h30 (arrivée à 21h00) ; les vols retour quitteront l’Afrique du Sud tous les jours à 18h50 (arrivée le lendemain à 5h40) et les lundi, mercredi et samedi à 23h45 (arrivée le lendemain à 10h30). Air France est sans concurrence sur cette route.
Les trois vols supplémentaires seront assurés en Boeing 787-9 Dreamliner pouvant accueillir 30 passagers en classe Affaires, 21 en Premium et 225 en Economie ; la rotation quotidienne habituelle perdra son A380 au profit d’un 777-300ER avec 4 sièges en Première, 58 en classe Affaires, 28 en Premium et 206 en Economie.
La compagnie de l’alliance SkyTeam dispose en Afrique du Sud d’accords de partage de codes avec Comair et la low cost Kulula ; sa filiale Joon propose à sa place depuis avril trois vols par semaine entre Roissy et Le Cap.
Air France a d’autre part lancé Lucie, un chatbot – robot conversationnel – qui « réinvente la manière de rechercher sa future destination et planifier son voyage grâce à une expérience de conversation personnalisée, riche et amusante sur Facebook Messenger ». Selon leur humeur, les clients peuvent discuter avec Lucie, 24h/24, en lui envoyant des émojis ou un message en français et bientôt en anglais. Ils décrivent « leur voyage idéal, leurs envies et leurs goûts et Lucie déniche la destination qui leur ressemble » ; ensuite, Lucie se transforme en guide de voyage et propose articles, vidéos, photos, musiques, bons plans et infos pratiques.
Selon le communiqué de la compagnie aérienne, « que les clients aient une vague idée de leur future destination, qu’ils veuillent être surpris ou qu’ils sachent exactement où partir, qu’ils souhaitent partir en couple ou en famille, qu’ils lui parlent en français ou en émojis, Lucie s’adapte à toutes les envies et toutes les humeurs ». Lucie rejoint Louis, le chatbot d’Air France dédié au service client pour toutes les questions sur les bagages et lancé en 2017.

 

L’aéroport de Nice poursuit son développement international

Air journal du 24/10/2018

Alors qu’il s’oriente vers une nouvelle année record en termes de trafic passagers, l’aéroport Nice-Côte d’Azur va bénéficier d’une troisième fréquence hebdomadaire vers Montréal opérée par Air Transat à partir de mai 2019.

Les Azuréens seront « désormais encore plus proches du Canada », explique le gestionnaire de l’aéroport dans un communiqué. Air Transat va en effet ajouter dès l’été 2019 une nouvelle fréquence hebdomadaire entre sa base à Montréal-Pierre Elliott Trudeau et l’aéroport niçois ; ce seront donc 72 aller-retours qui seront proposés contre 51 l’été dernier, et une offre de sièges proche de 30.000 (+12%) sur des vols opérés par des Airbus A321neo LR, « des aéronefs ultramodernes, pouvant réduire jusqu’à 50% les nuisances sonores au décollage et 15% leur empreinte carbone ». Ces rotations s’ajoutent aux quatre hebdomadaires déjà opérées par Air Canada vers Montréal.
Ce renforcement de la liaison « s’inscrit dans un contexte de fort dynamisme » d’Aéroport Nice Côte d’Azur, la plateforme enregistrant depuis le début de l’année une hausse de 4,2% de son trafic. Et c’est sur les liaisons internationales qu’elle connaît la croissance la plus forte à +5,2%, devant les liaisons domestiques (+2,3%). Surtout, avec cette nouvelle fréquence, la plateforme conforte sa position de leader français hors Paris, en termes de sièges offerts en vols long courrier réguliers. L’aéroport Nice Côte d’Azur « s’affirme de plus en plus sur la scène internationale au grand bénéfice des azuréens » qui voient le nombre de destinations offertes s’élargir, mais aussi de toute la région, dont le développement économique est lié aux flux de voyageurs, d’affaires ou de tourisme. « Cette nouvelle fréquence reflète l’attractivité de notre Territoire et la capacité de l’aéroport Nice Côte d’Azur à se positionner sur des long-courriers, en A380 comme en A321neo LR, pour satisfaire les attentes de tous les types de passagers et les besoins de toutes les compagnies aériennes », se félicite Dominique Thillaud, président du directoire d’Aéroports de la Côte d’Azur.
L’aéroport Nice Côte d’Azur est le deuxième aéroport de France après Paris (CDG et Orly inclus) avec 13,3 millions de passagers en 2017, 117 destinations directes et 54 compagnies régulières desservant 40 pays. En dehors de la capitale, il est aussi le seul aéroport français à proposer 4 destinations long courrier en vols réguliers (Dubaï, New York, Montréal et Doha) et à accueillir l’A380 en vol quotidien.
La compagnie aérienne Air France a mis en ligne Flexfly, site internet permettant la revente de billets d’avion non remboursable en cas d’imprévu. Les candidatures pour sa filière de pilotes cadets sont ouvertes pour l’année prochaine.
Vous avez acheté un billet d’avion non remboursable sur le site Air France et vous ne souhaitez ou ne pouvez plus voyager ? Beaucoup de raisons peuvent vous empêcher de voyager : personne n’est à l’abri des imprévus. Mais le billet n’est pas forcément perdu pour tout le monde, à l’instar de ce qui pratique dans le ferroviaire avec

 

Aéroport de La Réunion : record de trafic annuel en septembre

Air journal du 23/10/2018

L’aéroport de Saint Denis-Roland Garros a enregistré le mois dernier la plus forte progression mensuelle de son trafic depuis le début de l’année, avec 190.785 départs et arrivées constatés soit une hausse de 18,2%.

Les 29.000 passagers supplémentaires accueillis en septembre 2018 par rapport au même mois l’année dernière a permis à l’aéroport de La Réunion de battre ses meilleurs résultats de l’année. L’activité a augmenté de 17,7% sur l’axe métropole-Réunion et de 46,6% sur la ligne Réunion-Mayotte, en lien avec l’interruption momentanée de la desserte directe Mayotte-Paris par Air Austral (qui a affrété en septembre 12 vols supplémentaires en Airbus A380). Une forte croissance a également été enregistrée su la ligne Saint Denis – Maurice, sous l’effet de la campagne promotionnelle de la destination mauricienne en direction des résidents réunionnais, souligne un communiqué de l’aéroport Roland Garros.

Les autres lignes régionales sont également en hausse : +9% sur Johannesburg, +34,6% sur les Comores et 49,6% sur les Seychelles. L’activité recule en revanche de 8,4% entre La Réunion et les aéroports malgaches. L’axe Réunion – Thaïlande a pour sa part attiré 18,6% de passagers supplémentaires par rapport à septembre 2017, et la fréquentation de la ligne Réunion – Guangzhou progresse de 63,2% ; en revanche celle vers Chennai affiche un en recul de 5,7%.

Le nombre de passagers en transit contribue à la hausse globale du trafic avec 5332 passagers (+48,5%) comptabilisés principalement sur les vols de Corsair et d’Air Madagascar.
Sur les neuf premiers mois de 2018, le trafic de l’aéroport Roland-Garros atteint 1,823 million de passagers, soit une croissance de 10,3% (près de 171.000 passagers supplémentaires). Le principal moteur de cette croissance reste l’activité sur les lignes métropole – Réunion. La barre du million de passagers est déjà franchie sur cet axe, où près de 155.000 passagers supplémentaires sont comptabilisés par rapport à la même période en 2017. Le trafic métropole – Réunion est alimenté à 92,4% par les lignes touchant les aéroports parisiens et à 5,7% par les lignes Marseille-Réunion, en forte croissance (+176%) depuis l’année dernière, devant celles décollant de Lyon (1%) et Toulouse (0,9%).

L’activité de transit, avec près de 41 000 passagers enregistrés depuis le début de l’année, est également en forte progression (+45%). La baisse du nombre de passagers enregistrée sur la ligne Saint-Denis – Maurice se réduit à -0,8%, après les bons résultats de septembre ; elle est un peu plus prononcée sur les liaisons entre Roland-Garros et les aéroports malgaches (-4,8%) et sur la ligne Réunion – Johannesburg (-14,7%). Le nombre de passagers augmente en revanche de 10,7% sur Mayotte, de 4,5% sur les Seychelles et de 23,3% sur les Comores.

Les lignes long-courriers internationales vers l’Asie enregistrent des évolutions contrastées par rapport aux neuf premiers mois de 2017 : +27,4% sur la Chine, -0,5% sur l’Inde et -3,6% sur Bangkok.
Enfin dans le domaine du fret, la hausse des tonnages transportés s’élève à 15,2% (plus de 2700 tonnes supplémentaires) au terme des trois premiers trimestres, notamment sous l’effet des capacités nouvelles de French bee. Le fret débarqué reste la principale composante de l’activité (75% du total) et progresse de 14,45% ; les exportations (5023 tonnes depuis le début de l’année) sont pour leur part en progression de 17,5%.

 

Vancouver sera desservie par WOW Air

Air journal du 23/10/2018

La compagnie aérienne low cost WOW Air lancera l’été prochain une nouvelle liaison entre Reykjavik et Vancouver, sa troisième destination au Canada après Montréal et Toronto.

A partir du 6 juin 2019, la spécialiste islandaise du vol pas cher proposera six vols par semaine entre sa base à Reykjavik-Keflavik et l’aéroport de Vancouver, opérés en Airbus A321neo pouvant accueillir 220 passagers. Les départs sont programmés tous les jours sauf samedi à 17h20 pour arriver à 18h15, les vols retour quittant le Canada à 19h30 pour atterrir le lendemain à 10h05. WOW Air sera en concurrence sur cette route avec Icelandair, qui l’a inaugurée en 2014.

« Nous sommes ravis d’élargir notre liste de destinations pour inclure la côte ouest du Canada », a déclaré dans un communiqué Skúli Mogensen, CEO et fondateur de WOW air. La nouvelle liaison à Vancouver « témoigne de notre engagement à poursuivre notre croissance en Amérique du Nord, et à connecter davantage de voyageurs canadiens à notre liste croissante de destinations à l’étranger ». Craig Richmond, PDG de Vancouver Airport Authority, a souligné de son côté qu’avec l’ajout de WOW Air, « nous sommes en bonne voie d’atteindre notre objectif de 29 millions de passagers d’ici 2020 et 57 compagnies aériennes desserviront la communauté de l’aéroport international ».

WOW Air propose par exemple des vols Paris-CDG – Vancouver avec départ à 12h35 (durée de vol 11h40), et retour dans la capitale française à 16h35 (durée de vol 15h25).

Revue de presse 23 octobre : • Ryanair, touchée mais pas blessée  • Jean-Marc Janaillac, l’ex PDG d’Air France-KLM, rejoint le cabinet de conseil Roland Berger • Air France : billets d’avion d’occasion et filière cadets

Revue de presse 23 octobre : • Ryanair, touchée mais pas blessée • Jean-Marc Janaillac, l’ex PDG d’Air France-KLM, rejoint le cabinet de conseil Roland Berger • Air France : billets d’avion d’occasion et filière cadets

Au sommaire :

  • Air France : billets d’avion d’occasion et filière cadets
  • Ryanair, touchée mais pas blessée
  • Jean-Marc Janaillac, l’ex PDG d’Air France-KLM, rejoint le cabinet de conseil Roland Berger
  • Air France crée un site pour vendre les billets non remboursables
  • Air France : s’envole de +2% après l’accord salarial
  • Aigle Azur travaille sur sa marque

 

Air France : billets d’avion d’occasion et filière cadets

Air-Journal.fr – 23 Octobre 2018

La compagnie aérienne Air France a mis en ligne Flexfly, site internet permettant la revente de billets d’avion non remboursable en cas d’imprévu. Les candidatures pour sa filière de pilotes cadets sont ouvertes pour l’année prochaine.

Vous avez acheté un billet d’avion non remboursable sur le site Air France et vous ne souhaitez ou ne pouvez plus voyager ? Beaucoup de raisons peuvent vous empêcher de voyager : personne n’est à l’abri des imprévus. Mais le billet n’est pas forcément perdu pour tout le monde, à l’instar de ce qui pratique dans le ferroviaire avec trocdestrains. Air France a lancé FlexFly, plateforme pour revendre et acheter des billets d’avion en toute sécurité. Sur FlexFly, explique le site de la compagnie, vous pouvez déposer une annonce pour revendre votre billet d’avion. Si votre billet intéresse un acheteur, FlexFly vous verse une récompense à hauteur de 50% du prix du billet d’avion (les 50% restants servent à payer FlexFly et les compagnies aériennes, mais surtout à apporter une réduction pour l’acheteur potentiel).

Pour vendre son billet : déposez une annonce avec toutes les informations du billet d’avion (dates de voyage, destination, noms et nombre de passagers…) ainsi que vos informations personnelles. Votre récompense de 50% du prix d’achat vous est indiquée à titre d’information. Vous devez déposer votre billet d’avion complet (si votre billet est un aller-retour, vous ne pouvez pas déposer qu’un seul des deux trajets).

Pour acheter un billet : vous pouvez acheter des billets d’avion déposés par d’autres utilisateurs à des dates données. Si cela vous intéresse, vous aurez alors accès à de très bonnes affaires : comme le billet est repris pour 50%, vous économisez jusqu’à la moitié du prix initial du billet d’avion.

Le site ne propose ce mardi matin que deux offres entre les aéroports de Paris-CDG et Bangkok, avec départ le 21 janvier et retour le 11 février pour 522 euros. Air France et Joon sont citées comme « partenaires », mais curieusement pas HOP! alors qu’un « témoignage » évoque un vol vers Calvi.

La compagnie de l’alliance SkyTeam a d’autre part annoncé l’ouverture des candidatures jusqu’au 16 novembre pour la prochaine promotion de pilotes cadets, une filière relancée en avril dernier. Tous les détails des conditions pour postuler sont disponibles ici (en bas de page), l’ENAC étant en charge de la formation de 20 mois. Rappelons qu’Air France estime à 250 pilotes par an ses besoins de recrutement pour elle-même, HOP!, Joon et Transavia.

 

Ryanair, touchée mais pas blessée

LesEchos.fr – 23 Octobre 2018

Malgré des bénéfices en baisse de 7 % au premier semestre, Ryanair conserve une rentabilité record et prépare une nouvelle offensive.

Touchée mais pas blessée, ni même déstabilisée : tel est le message envoyé par Ryanair à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels . Si les effets conjugués des grèves et de la hausse du prix du pétrole ont fait chuter ses bénéfices de 7 %, la compagnie low cost irlandaise a maintenu ses objectifs annuels et reste championne d’Europe de la rentabilité, avec une marge nette de 25 %. Malgré les nombreux vols annulés cet été, le trafic de Ryanair devrait aussi repasser devant celui du groupe Lufthansa, avec un objectif de 141 millions de passagers sur l’exercice 2018-2019 clos fin mars. Et la compagnie prépare déjà une nouvelle offensive d’ampleur cet été, notamment sur le marché français .

Vers la fin des conflits sociaux ?

Dans une présentation vidéo, ce lundi matin, son directeur général, Michaël O’Leary, s’est dit confiant dans la possibilité de mettre un terme aux conflits sociaux d’ici Noël, en complétant les accords déjà passés en Irlande, Italie, Royaume-Uni, Allemagne et Portugal. « Compte tenu de la conjoncture défavorable, les syndicats sont en train d’adopter une approche plus raisonnable », a-t-il affirmé.

Ryanair compte sur la conjoncture pour accélérer la disparition de ses concurrents les plus fragiles. « Avec un baril à 85 dollars, des taux d’intérêt en hausse et un dollar plus fort, les compagnies les plus faibles ne passeront pas l’hiver », estime Ryanair, qui en veut pour preuve les disparitions récentes de Skyworks, VLM, Small Planet, Azur Air, Colbalt et Primera Air. Ryanair, qui vient de mettre sur le marché un million de billets à moins de 10 euros, s’estime pour sa part bien protégée de l’aléa pétrolier, ayant couvert 90 % de ses besoins de carburant pour les 12 prochains mois à 68 dollars le baril.

Par ailleurs, la compagnie continue de faire évoluer son modèle avec succès. Après avoir assoupli ses règles pour améliorer son image, Ryanair vient ainsi de resserrer la vis, en imposant un supplément tarifaire au-delà du simple petit bagage en cabine . Une décision justifiée par la nécessité d’éviter les abus et les problèmes à l’embarquement, mais qui a surtout permis à Ryanair d’augmenter de 27 % les recettes tirées des options payantes, qui ont atteint 4,8 milliards d’euros au premier semestre.

Offensive en préparation

De quoi permettre à Ryanair de préparer avec sérénité sa prochaine offensive estivale, qui s’annonce massive. Outre l’ouverture de ses deux premières bases françaises, à Bordeaux et à Marseille , Ryanair prévoit d’ouvrir plus de 100 nouvelles lignes, a-t-elle indiqué. Avec comme atout supplémentaire, l’arrivée dans sa flotte des premiers Boeing 737 Max 200, qui offriront à Ryanair 4 % de capacité supplémentaire (197 sièges contre 189 sur les B737-800) pour une consommation de carburant réduite de 16 %. Ryanair en attend 210 d’ici à 2024, qui devraient lui permettre de rester la plus « low cost » des compagnies à bas coûts européennes et de viser les 200 millions de passagers à l’horizon 2024.

 

Jean-Marc Janaillac, l’ex PDG d’Air France-KLM, rejoint le cabinet de conseil Roland Berger

LaTribune.fr – 22 Octobre 2018

L’ancien PDG d’Air France-KLM Jean-Marc Janaillac, parti en mai après avoir perdu un référendum sur un accord salarial, a rejoint le cabinet Roland Berger en tant que conseiller.

Proche du Boston Consulting Group (BCG) qu’il avait fait travailler du temps de son passage chez Air France-KLM de juillet 2016 à mai 2018, Jean-Marc Janaillac, l’ancien PDG d’Air France-KLM, qui a démissionné de ses fonctions à la suite d’un référendum perdu sur sa proposition salariale en mai, a rejoint un autre cabinet de conseil, Roland Berger, en tant que “senior advisor” (conseiller principal). “Il appuiera le cabinet dans son expansion en France et à l’international, grâce à ses multiples domaines d’expertise notamment dans les secteurs de la mobilité, du tourisme ou encore du service public”, a précisé le cabinet de conseil dans un communiqué.

Jean-Marc Janaillac avait précédemment été PDG de l’opérateur de transports publics Transdev (2012-2016) après avoir développé les activités de la RATP hors d’Ile-de-France (2004-2012).

Longue expérience dans les transports et le tourisme
Il avait également évolué dans le secteur du tourisme, notamment de 2000 à 2002 comme PDG du groupe Maeva, et avait débuté sa carrière au sein de l’administration comme chef de cabinet du secrétaire d’Etat au Tourisme Roland Carraz (1983-1984) puis de directeur général du service français du tourisme à New York (1984-1987).

Basé à Munich (Allemagne), Roland Berger compte 2.400 collaborateurs répartis dans 50 bureaux et 34 pays. A Paris, le cabinet compte 300 collaborateurs qui conseillent les grands groupes français et internationaux sur des problématiques stratégiques et opérationnelles ainsi que sur les transformations et projets d’amélioration de la performance.

 

Air France crée un site pour vendre les billets non remboursables

DeplacementsPros.com – 22 Octobre 2018

Air France publie depuis quelques jours un site baptisé FlexFly permettant d’acheter et revendre les billets d’avion “d’occasion”, billets non remboursables de la compagnie.

C’est un classique du voyage d’affaires, le billet acheté au meilleur prix mais non remboursable sur le site d’Air France alors que le rendez-vous est annulé. La compagnie publie sur son site une présentation de FlexFly, la plateforme qu’elle publie elle-même pour revendre et acheter des billets d’avion en toute sécurité.

Il est possible d’y déposer une annonce pour revendre son billet d’avion. Si votre billet intéresse un acheteur, FlexFly vous verse une “récompense” à hauteur de 50% du prix du billet d’avion. “Les 50% restants servent à payer FlexFly et les compagnies aériennes, mais surtout à apporter une réduction pour l’acheteur potentiel”, explique le site.

Il est aussi possible d’acheter sur FlexFly des billets d’avion déposés par d’autres utilisateurs à des dates données. Si cela vous intéresse, vous aurez alors accès à de très bonnes affaires : “Comme le billet est repris pour 50%, vous économisez jusqu’à la moitié du prix initial du billet d’avion !”, explique là encore le site. Une formule qui, cette fois, peut fonctionner pour les déplacements personnels du voyageur d’affaires qui a généralement des dates et des destinations imposées par ses rendez-vous.

Une petite visite sur le site Flexfly permet d’identifier Air France comme l’éditeur du site.

 

Air France : s’envole de +2% après l’accord salarial

ZoneBourse.com – 22 Octobre 2018

Le titre Air France gagne près de 2% après avoir annoncé vendredi soir la signature d’un accord salarial avec les organisations syndicales. ‘ Suite à la validation aussi rapide et massive de l’intersyndicale, nous ne voyons pas les pilotes tenter de remobiliser leur base pour obtenir l’intégralité de leur requête originale ‘ indique Oddo.

Le bureau d’analyses confirme son conseil à Achat et relève son objectif de cours de 10 E à 11.1 E suite à la suppression de notre décote d’incertitude de 10%.

‘ Nous considérons cet accord comme particulièrement positif : i/ une inflation finalement contenue : l’accord se traduit par une hausse des charges de personnel plus limitée qu’attendu à c60 ME au global, notamment car les augmentations de 0.4% et 0.6% d’ores et déjà versées en début d’année 2018 sont comptabilisées dans la hausse rétroactive de 2% ; ii/ une efficacité démontrée : le nouveau CEO, Benjamin Smith, a démontré qu’il était capable de délivrer sur un sujet sensible dans un timing restreint (c3 semaines)’ indique Oddo.

‘Sans présager de l’avenir, son expérience et son équipe proche (Oltion Carkaxhija et Angus Clarke notamment) peuvent permettre d’accélérer les prochaines étapes ; iii/ une visibilité acquise : en repoussant à octobre 2019 la prochaine négociation annuelle sur les salaires (NAO) chez Air France et à juin chez KLM, la société s’offre près de 12 mois de visibilité permettant de se concentrer sur les sujets stratégiques et iv/ la balle est dans le camp de l’Etat français ‘ rajoute le bureau d’analyses.

 

Aigle Azur travaille sur sa marque

QuotidienDuTourisme.com – 22 Octobre 2018

Après s’être lancée sur le long-courrier et le domestique, avoir étendu son réseau en Europe, développé sa flotte et ses partenaires, renouvelé ses cabines et services, et multiplié les innovations digitales, la compagnie aérienne lance une campagne de communication globale sur plusieurs mois, associée à sa toute nouvelle identité de marque.

Dans cet état d’esprit, la compagnie dévoile sa nouvelle signature de marque : Aigle Azur, La vie en bleu, « qui apporte un regard frais sur le voyage, animé par l’aventure et l’exploration à la française ».

Depuis le 1er octobre dernier, Aigle Azur a donc lancé une campagne de communication globale axée sur les médias traditionnels, ainsi que sur le digital, et a notamment investi les plus grandes chaînes de télévision nationale française, « afin de mettre à l’honneur l’authenticité de son histoire et de ses destinations, à travers des spots publicitaires inspirationnels ».

Cette campagne s’étend sur plusieurs mois et a pour objectif de positionner Aigle Azur comme une compagnie aérienne française historique et globale, proposant une offre de choix et de nombre.

Communiqués de presse (en fin de revue de presse) :  • Communiqué de presse du SPAF

Communiqués de presse (en fin de revue de presse) : • Communiqué de presse du SPAF

Communiqué de presse du SPAF

Après deux journées de négociation pour solder le conflit à Air France, issu de l’incapacité de la direction précédente à discuter sérieusement, un accord a été proposé à la signature des syndicats représentatifs vendredi 19 octobre. Le SPAF, second syndicat représentatif des pilotes, en a jugé le contenu et les modalités suffisants pour valider et signer cet accord important. Nous jugerons dans un an des premiers effets de la stratégie définie par cette nouvelle équipe de Direction à qui nous accordons cette paix sociale retrouvée, et une trajectoire plus lisible et prévisible. Ce sera désormais à elle de faire ses preuves. Elle dispose d’une marge de manœuvre et d’une visibilité nouvelles, mais pas d’un blancseing de notre part. Nous attendons qu’elle aille chercher au niveau de l’État une partie significative des différentiels de compétitivité qui pénalisent Air France. Le Spaf a choisi l’intérêt des pilotes, la fin des palabres et une revoyure dans un an. C’est dans la même logique pragmatique que notre syndicat avait donné son accord de principe après la définition de cet accord salarial et de son périmètre le 6 octobre. Des négociations catégorielles pilotes auront lieu prochainement, le SPAF, comme à son habitude, contribuera au débat dans la transparence, en respectant ses interlocuteurs.

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