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Au Sommaire :

  • Le conflit d’Air France suscite inquiétude et colère chezKLM
  • American Airlines pessimiste en raison de la hausse du prix du kérosène
  • Norwegian dit avoir reçu d’autres marques d’intérêt après IAG
  • Volotea et TAP Air Portugal signent un accord de partage de code
  • Des pertes substantielles pour Qatar Airways en 2017
  • Finnair publie ses résultats au 1er trimestre 2018
  • Easyjet conquiert la clientèle affaires à Berlin
  • United augmente sa participation dans Azul
  • Air France : l’Europe donne 9,8 millions d’euros pour les ex-salariés
  • Les compagnies américaines toujours les plus riches, la Chine arrive en force
  • Pourquoi les prix du pétrole continuent d’augmenter

Le conflit d’Air France suscite inquiétude et colère chez KLM

Les Echos – 29/04/2018

Aux Pays-Bas, on doute de l’efficacité des méthodes de la direction d’Air France KLM pour sortir du conflit. Les salariés de KLM craignent d’en faire les frais.
Aux Pays-Bas au moins autant qu’en France, la situation chez Air France suscite de vives inquiétudes et des jugements sévères chez les salariés de KLM, qui redoutent de voir leur compagnie en faire les frais. Dans un pays où la négociation est la règle et la grève l’exception, la tournure très conflictuelle des relations sociales chez Air France reste largement incomprise. Mal perçu, le référendum voulu par Jean-Marc Janaillac n’a pas non plus convaincu, les médias néerlandais constatant que les syndicats d’Air France ont déjà annoncé de nouvelles grèves, sans attendre le résultat du vote .

L’image de KLM impactée
Jusqu’au directeur général de KLM, Pieter Elbers, qui n’a pas hésité à faire part de ses inquiétudes aux salariés néerlandais face à la situation de blocage du côté français. « L’impact des grèves est désastreux sur la clientèle et son appréciation sur la compagnie, mais aussi nos finances, notre réputation ainsi que sur nos rapports en interne », écrit-il dans un message qu’il leur a adressé en milieu de semaine dernière.

« Si Air France tombe, KLM tombe aussi »
« Il est normal que des syndicats cherchent à obtenir le meilleur résultat, mais aux Pays-Bas, on continue toujours à négocier et on n’oublie jamais l’intérêt général de l’entreprise », estime Robert Swankhuizen, le président du syndicat NVLT des mécaniciens de KLM, qui ne cache pas non plus ses craintes pour l’avenir d’Air France-KLM. « Nous sommes une seule et unique entreprise, souligne-t-il. Si Air France tombe, KLM tombe aussi ».

Doutes sur la stratégie de Janaillac
De son côté, le syndicat des pilotes néerlandais VNV s’en prend à la méthode de Jean-Marc Janaillac. « Pourquoi Jean-Marc Janaillac, président-directeur général du holding Air France-KLM se met-il en avant pour prendre tous les coups et non pas Franck Terner, qui est le patron d’Air France ? », s’interroge Joost van Doesburg du VNV. Dans un document circulant entre les membres du VNV, un dessin humoristique présente Jean-Marc Janaillac à moitié dissimulé derrière des géraniums en train de se détendre en savourant sa retraite.

« Imaginons que Jean-Marc Janaillac quitte le groupe ; cela servira-t-il les intérêts de KLM ou ceux du holding ? », questionne l’article du « NRC Handelsblad ». Dans tous les cas de figure, son implication extrême ne peut être gagnante. Que le « oui » ou le « non » passe, les relations entre la direction et les syndicats s’en trouveront détériorées, analyse le quotidien. « Même en cas d’une majorité en sa faveur, la direction ne dispose d’aucun moyen de pression suffisant pour forcer la conclusion de trois conventions collectives », conclut le NRC Handelsblad.

Une facture qui passe mal
Sans surprise, la facture de 300 millions d’euros des grèves d’Air France a du mal à passer du côté néerlandais. « KLM est considérée comme une vache à lait », s’indigne Jaap de Wit, économiste du secteur aéronautique, en rappelant que la compagnie néerlandaise est plus rentable qu’Air France depuis plusieurs années. Certains salariés de KLM, très remontés contre leurs collègues français, n’hésitent pas à prôner le divorce. « Nous aussi, nous allons faire grève, mais ça sera pour exiger une séparation d’avec Air France », écrit l’un d’eux sur un réseau social.

Un « gros problème de communication »
« Il y a un gros problème de communication, déplore Robert Swankhuizen. Les gens bien informés savent que les services d’Air France et KLM sont trop entremêlés pour qu’on puisse les séparer. Mais beaucoup de gens pensent que si les résultats de KLM sont bien meilleurs que ceux d’Air France, c’est parce que leurs collègues français ne travaillent pas assez. Ils ne connaissent pas le poids des taxes en France, l’impact du TGV, et les efforts de productivité réalisés chez Air France. Au lieu de se montrer du doigt, nous ferions mieux de réfléchir ensemble aux moyens de contrer la menace de la concurrence déloyale des compagnies du Golfe, qui pourrait être fatale aussi bien à Air France qu’à KLM ».

American Airlines pessimiste en raison de la hausse du prix du kérosène

ZoneBourse / AFP – 26/04/2018

La compagnie American Airlines a refroidi Wall Street jeudi en abaissant son objectif financier annuel, invoquant le rebond des prix du pétrole qui accroît ses dépenses opérationnelles.
La première compagnie aérienne américaine table pour l’ensemble de l’année 2018 sur un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, compris entre 5 et 6 dollars, contre une fourchette de 5,50 à 6,50 dollars livrée en janvier.

Les analystes anticipent, eux, 5,77 dollars.

A Wall Street, le titre dévissait de 3,45% à 43,69 dollars vers 12H45 GMT dans les échanges électroniques de pré-séance.

American Airlines fait valoir que son pessimisme est dû à la hausse du prix du kérosène, conséquence du rebond des cours du pétrole, qui évoluent actuellement à leur plus haut niveau depuis plus de trois ans.

Cette remontée des cours de l’or noir a d’ailleurs fait grimper les dépenses opérationnelles de 9,8% à 10 milliards de dollars au premier trimestre, dont 25,7% lié au kérosène.

Le bénéfice net a par conséquent chuté de 45,3% à 186 millions de dollars, ce qui s’est toutefois traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du nord, de 75 cents, supérieur aux 72 cents attendus en moyenne par les analystes.

Le chiffre d’affaires a pour sa part augmenté de 5,9% à 10,4 milliards de dollars, un niveau record pour un premier trimestre, a tenu à souligner American Airlines, principalement grâce à une hausse du trafic aérien devant perdurer.

Après avoir enregistré une progression au premier trimestre du revenu unitaire par passager et par mile parcouru (PRASM), un des indicateurs de la rentabilité dans le secteur, American Airlines s’attend à ce qu’il augmente de 1,5 à 3,5% pour le reste de l’année.

Norwegian dit avoir reçu d’autres marques d’intérêt après IAG

Boursorama / Reuters – 26/04/2018

Norwegian Air Shuttle a reçu de multiples marques d’intérêt après les récentes déclarations d’IAG qui a dit envisager une offre sur la compagnie à bas coûts, a déclaré jeudi son fondateur et directeur général Bjørn Kjos.
“Ce que je peux dire c’est que ce sont des acteurs très sérieux et que le conseil d’administration s’en charge. Quand je dis des acteurs sérieux, on pense évidemment à des compagnies aériennes”, a-t-il dit à Reuters.

“Mais il pourrait aussi en avoir d’autres, car nous avons eu de multiples marques d’intérêt. Il y a des acteurs très sérieux”, a-t-il ajouté.

IAG, la maison mère des compagnies British Airways, Iberia, Aer Lingus et Vueling, a déclaré le 12 avril envisager une offre sur la compagnie norvégienne low-cost afin de se renforcer dans ce segment du marché.

Bjørn Kjos a souligné qu’il préférerait ne pas céder ses parts avant que le groupe ait démontré le potentiel de ses lignes intercontinentales, tout en ajoutant qu’il était peu probable qu’il bloque une vente de l’entreprise si le conseil d’administration venait à “recommander fortement” une offre.

Kjos et le président du conseil d’administration Bjørn Kise sont les deux principaux actionnaires de Norwegian via la holding HBK Invest.

La compagnie allemande Lufthansa, qui publiait jeudi ses comptes trimestriels, n’a pas répondu à la question de savoir si elle comptait parmi les parties ayant manifesté de l’intérêt pour Norwegian.

“Ces demandes d’information ne sont peut-être pas aussi sérieuses que celle d’IAG mais elles pourraient faire monter le prix d’acquisition”, observent les analystes de Davy Research.

L’action Norwegian grimpe de 13,44% à 299,10 couronnes norvégiennes vers 8h40 GMT à la Bourse d’Oslo.

L’action a pris quelque 70% depuis le début de l’année, portée surtout par l’intérêt d’IAG.

Norwegian, la troisième compagnie low-cost d’Europe, est en train de développer massivement ses opérations transatlantiques pour répliquer le succès de son modèle en Europe.

Cette stratégie a conduit à une hausse de ses coûts qui a entraîné un creusement des pertes. En mars, la compagnie s’est résolue à une augmentation de capital pour redresser son bilan.

Le groupe a fait état jeudi d’une perte accrue au premier trimestre par rapport à la même période de 2017, à 2,2 milliards de couronnes (227 millions d’euros) avant intérêts et impôts, mais son chiffre d’affaires a progressé d’un tiers à sept milliards de couronnes.

Le 20 mars, la compagnie avait averti que le trimestre se solderait par une perte accrue en raison d’une hausse des coûts de carburant.

Elle a réitéré ses prévisions pour l’ensemble de 2018.

Volotea et TAP Air Portugal signent un accord de partage de code

Air Journal – 29/04/2018

Le nouvel accord permettra aux deux compagnies aériennes de coopérer sur des vols entre le Portugal (Algarve-Faro) et la France et l’Italie.
Le premier accord de partage de code signé dans l’histoire de Volotea, sera applicable à toutes les routes exploitées depuis la France et l’Italie, de sorte que la compagnie aérienne portugaise, TAP Air Portugal, puisse utiliser ses codes sur tous les vols espagnols Volotea depuis Faro, dans l’Algarve au Portugal vers la France et l’Italie. L’accord est effectif depuis le 20 avril dernier, TAP Air Portugal pouvant désormais commercialiser à son propre compte les vols Volotea depuis Faro vers Nantes (chaque mardi, jeudi et dimanche), Bordeaux (le jeudi), Marseille (chaque jeudi et dimanche) ainsi que vers Vérone (chaque mercredi).

« Nous sommes très enthousiastes à l’idée de mettre en œuvre ce premier accord de partage de code dans l’histoire de Volotea qui va clairement profiter aux consommateurs pour relier les grandes villes françaises et italiennes au dynamique marché portugais », a déclaré Carlos Muñoz, fondateur et PDG de Volotea.

Des pertes substantielles pour Qatar Airways en 2017

Air Journal – 29/04/2018

Qatar Airways a subi des pertes « substantielles » au cours de son dernier exercice, conséquence directe du conflit régional qui a fini par interdire la compagnie aérienne de survol de pays voisins du Qatar, a indiqué son PDG Akbar al-Baker.
« Nous avons augmenté nos coûts opérationnels et avons du faire face à une baisse des revenus ce qui laisse à penser que nos résultats pour cet exercice financier ne seront pas très bons. Je ne veux pas indiquer le montant des pertes mais il sera substantiel », a précisé Akbar Al Baker lors du salon aéronautique Eurasia à Antalya, en Turquie.

La compagnie porte-drapeau du Qatar a en effet perdu l’accès à 18 villes en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis (EAU), en Egypte et à Bahreïn lorsque ces pays ont imposé un blocus au pays en juin dernier, accusant le Qatar de soutenir le « terrorisme », ce que nie le Qatar. Ces interdictions de survol de ces pays l’obligent à allonger certaines routes, d’où l’augmentation de ces coûts opérationnels, notamment pour son poste carburant.

En mars 2018, al-Baker avait déclaré dans une interview que Qatar Airways pourrait avoir besoin de faire appel à ses propriétaires pour obtenir des fonds supplémentaires si le blocus devait se poursuivre. S’il a indiqué qu’il n’y aurait pas d’apport de capitaux prévus par l’Etat actionnaire à court terme, cela pourrait cependant arriver s’il se maintenait à « long terme ».

Pour rappel, en novembre dernier, Qatar Airways est entrée à hauteur de 9,61%, dans le capital de Cathay Pacific, qui a également annoncé d’importantes pertes en 2017 (1,25 milliard de dollars de Hong Kong).

Finnair publie ses résultats au 1er trimestre 2018

Air Journal – 28/04/2018

Sur la période janvier-mars 2018 (1er trimestre), la compagnie aérienne Finnair a enregistré une augmentation du chiffre d’affaires de 14,6% à 635,3 millions d’euros (554,4 sur la même période 2017)
Selon son bilan au 1er trimestre 2018, le nombre de sièges disponibles (ASK) a augmenté de 18,9%. Le coefficient de remplissage moyen augmente de 1,5 point pour atteindre 82,9%. Le résultat d’exploitation comparable s’établit à 3,9 millions d’euros (-9). Le résultat d’exploitation a été de 6 millions d’euros (-10). Le flux net de trésorerie généré par les opérations s’élève à 78 millions d’euros (23,9). Le flux net de trésorerie lié à l’investissement s’établit à -53,9 millions d’euros (145,1). Le revenu unitaire (RASK) a diminué de 3,6% ; le revenu unitaire à taux de change constant a baissé de 1,7%. Le coût unitaire (CASK) a diminué de 5,8% ; le coût unitaire à taux de change constant hors carburant a diminué de 4,5%. Le résultat par action est de -0,01 euro (-0,09)

Pekka Vauramo, CEO de Finnair, a commenté ce bilan : « Pour la première fois en 10 ans, notre résultat opérationnel comparable est bénéficiaire au 1er trimestre. Nous avons transporté un nombre record de 3 millions de passagers et accru notre capacité de près d’1/5ème au cours d’un trimestre qui est traditionnellement le plus faible pour nous. Je remercie tous les employés de Finnair pour cet accomplissement. Ils se sont dépassés pour apporter le meilleur service possible à tous nos clients.

Le nombre de passagers transportés s’est accru significativement sur tous les axes et notre coefficient moyen de remplissage s’est amélioré. C’est particulièrement vrai dans les secteurs du voyage loisirs à l’international, du trafic de correspondance vers les pays nordiques et de la demande domestique. Les recettes liées aux ventes ancillaires, au fret et aux services de voyage ont également augmenté, même si il y a encore un fort potentiel de développement dans ces domaines.

L’environnement continue d’être extrêmement compétitif avec de nouveaux entrants sur le marché et une augmentation des coûts de carburant qui impactent la dynamique de l’industrie. Au cours du 1er trimestre, des conditions météo difficiles ont entrainé des retards et des annulations de vols et ont eu un impact sur la satisfaction de nos clients. Toutefois, nous redoublons nos efforts pour travailler plus étroitemement avec l’opérateur aéroportuaire local Finavia en vue d’améliorer notre service client en cas de conditions météo exceptionnelles.

Nous avons introduit beaucoup de nouveaux produits et services pour améliorer encore davantage le confort de nos passagers. Le bien-être et la sécurité de nos clients et employés restent notre priorité. Nous nous efforçons en permanence d’être les meilleurs en matière de service, qualité et satisfaction client et salarié.

Le renouvellement de notre flotte long-courrier en 2015–2017, ainsi que nos récentes décisions d’avancer les livraisons de 2 A350 à 2019 et 2020, ont permis de positionner idéalement Finnair pour bénéficier de la croissance attendue du trafic entre l’Asie et l’Europe. Nous allons continuer à investir dans l’expérience client et la transformation, pour améliorer la compétitivité de notre offre et étayer notre rentabilité soutenue. »

Le trafic aérien mondial devrait connaître une forte croissance en 2018. Finnair s’attend à une concurrence accrue car les opérateurs existants ainsi que les nouveaux entrants augmentent leur capacité, en particulier sur les liaisons reliant l’Europe à l’Asie et à l’Amérique du Nord. Finnair prévoit d’augmenter sa capacité de plus de 15% en 2018 ; la majeure partie de cette croissance intervenant au 1er semestre. La croissance du volume de passagers devrait être globalement en ligne avec l’évolution de la capacité tandis que l’accroissement des revenus devrait être légèrement inférieur.

Easyjet conquiert la clientèle affaires à Berlin

Voyages d’Affaires – 27/04/2018

EasyJet, qui a récupéré 25 appareils de la défunte airBerlin offre cet été son plus grand nombre de destinations et de fréquences depuis la capitale allemande, dont plusieurs nouvelles lignes vers la France.
Si Eurowings semble avoir quelque peu raté le coche à Berlin – notamment parce qu’elle n’a pu obtenir les appareils et les fréquences de la défunte Nikki, filiale autrichienne d’airBerlin –, sa concurrente Easyjet a profité de l’opportunité pour s’imposer dans la capitale allemande.

Le transporteur offre cet été des vols vers 84 destinations en Europe à partir des aéroports de Berlin Schönefeld, sa base historique, et de Berlin Tegel, l’ancien fief d’airBerlin. Depuis ce dernier aéroport, plus pratique pour les passagers affaires car situé à seulement 8 km du centre de la capitale, la compagnie à bas tarifs propose des lignes vers 54 villes dont six sur la France. Elle a d’ailleurs transféré certaines lignes de Schönefeld vers Tegel tel le Paris-Orly – Berlin ou le Londres Gatwick – Berlin, visant tout particulièrement la clientèle affaires. Parmi les nouvelles lignes au départ de Tegel figurent cet été Aarhus, Alghero, Bari, Biarritz, Edimbourg, Londres-Gatwick, Olbia, Paris-Orly et Prague. Sur Schönefeld, le transporteur continue de proposer un réseau de 50 villes dont sept sur la France.

Le transporteur offre une capacité totale de 16 millions de sièges sur toute l’année, un résultat d’autant plus remarquable que le transporteur ne s’est installé à Tegel que le 5 janvier dernier. Alors qu’elle avait transporté 3,5 millions de passagers en 2017 depuis et vers Berlin, easyJet estime que le nombre total de passagers devrait dépasser les 5,6 millions en 2018, soit une croissance de son trafic de 60%. Sur les lignes domestiques, la compagnie a densifié ses liaisons vers Düsseldorf, Francfort et Munich au départ de Tegel. La stratégie s’avère payante comme le souligne Thomas Haagensen, Directeur Régional easyJet pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse : « 75% des entreprises du DAX30 (l’indice boursier allemand) ont signé des accords de politique de voyage avec nous. Et cela devrait encore augmenter ».

Easyjet introduit d’ailleurs cet été à Tegel son nouveau programme « Worldwide by easyJet » qui permet d’offrir des correspondances avec d’autres transporteurs dans le reste du monde. Tegel est ainsi le troisième aéroport après Londres Gatwick et Milan Malpensa à devenir un centre de correspondances pour la compagnie. Et pour ne pas être en reste, easyJet a signé en mars un partenariat avec l’office du tourisme de Berlin pour la promotion de la métropole en Europe.

La montée en puissance d’easyJet devrait avoir donc un effet positif sur le trafic à Berlin. En mars, après plusieurs mois de recul, le nombre de passagers sur les deux aéroports berlinois a enfin retrouvé le chemin de la croissance. Le nombre total de passagers a progressé de 4,9% en mars, soit 2,7 millions de voyageurs. Même Berlin Tegel en a profité : le nombre de passagers s’est accru de 2,4% en mars. Il chutait encore de 5,5% en février…

United augmente sa participation dans Azul

Air Journal – 29/04/2018

United Continental Holdings, société mère de United Airlines, a porté sa participation dans Azul Brazilian Airlines (Azul Linhas Aéreas Brasileiras) à 8% après avoir acheté des actions de la compagnie basée à São Paulo auprès de Hainan Airlines.
Dans le détail, la transaction a augmenté la participation de United dans le capital d’Azul de 3,7% à 8,0%. « Nous continuons à rechercher de nouvelles façons d’offrir plus de connectivité à nos clients, et nous sommes ravis de l’annonce d’aujourd’hui car Azul a été un excellent partenaire », a a déclaré Andrew Levy, vice-président exécutif et directeur financier de United Airlines. «Suite à notre investissement initial en 2015, le trafic entre nos compagnies aériennes est à son plus haut niveau, ce qui profite grandement à nos clients voyageant entre les États-Unis et le Brésil. Le réseau solide d’Azul au Brésil, son modèle commercial unique et son service client exceptionnel font de cette transaction un investissement à long terme. »

La compagnie brésilienne créée en 2008 par David Neeleman et United se connectent aujourd’hui via leurs passerelles à Sao Paulo – Guarulhos, ainsi qu’à Fort Lauderdale et Orlando, en Floride. Au Brésil, les clients connectés ont accès au plus grand réseau domestique du pays, desservant plus de 100 villes (ainsi que l’Argentine, l’Uruguay, les Etats-Unis) grâce à une flotte de près de 130 avions (dont 14 A320neo à ce jour) et près d’une centaine en commande.

Air France : l’Europe donne 9,8 millions d’euros pour les ex-salariés

L’Echo Touristique – 24/04/2018

La Commission européenne débourse 9,8 millions d’euros pour aider d’anciens travailleurs d’Air France à trouver un nouvel emploi.
Répondant à une demande de la France, l’exécutif européen compte puiser 9,8 millions d’euros dans le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour aider les travailleurs licenciés par la compagnie aérienne française à se reconvertir professionnellement.

«Les transports aériens, comme d’autres secteurs en Europe, traversent actuellement une période de modifications structurelles majeures en raison de changements dans la structure du commerce mondial, a déclaré à Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l’emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs. Notre Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) aide des travailleurs qui traversent une période de transition difficile à adapter leurs compétences et à trouver un nouvel emploi. Il s’agit d’une expression concrète de la solidarité européenne.»

Licenciement « à cause » de l’Europe
Ces licenciements résultent d’une baisse de la part de marché de l’Union européenne dans le transport aérien international de passagers entre 2008 et 2015. Le FEM cofinancera des mesures qui aideront les travailleurs licenciés à retrouver un emploi en mettant à leur disposition des services actifs d’orientation professionnelle, des formations professionnelles ainsi que des allocations de recherche d’emploi et de mobilité.

La plupart des 1.858 licenciements ont eu lieu dans les régions Île-de-France (76,2%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (11,7%), a précisé la Commission dans son communiqué. L’apport d’argent prévu pour les ex-salariés d’Air France doit encore être approuvé par le parlement européen et les Etats membres de l’UE.

Depuis sa création fin 2006, le Fonds a reçu 158 demandes d’intervention. Environ 630 millions d’euros ont été demandés pour aider quelque 150 000 travailleurs et 3 369 jeunes sans emploi ne suivant ni études ni formation (NEET), précise Bruxelles.

Les compagnies américaines toujours les plus riches, la Chine arrive en force

L’Echo Touristique – 27/04/2018

Selon le rapport du cabinet Brand Finance sur les marques aériennes, les compagnies américaines American Airlines, Delta Air Lines et United sont de nouveau les plus puissantes en 2018.
Selon le dernier rapport du cabinet d’audit londonien Brand Finance, American Airlines est à nouveau la marque aérienne la plus rentable au monde en 2018, et ce malgré sa baisse de 7% à 9,1 milliards de dollars par rapport à l’année dernière. Delta arrive en deuxième position, même si elle a connu des turbulences, en baisse de 6% (8,7 milliards de dollars), tandis qu’United se classe au troisième rang, en baisse elle aussi de 2%, à 7 milliards de dollars.

Les grandes compagnies aériennes américaines n’ont pas réussi à accroître la valeur de leur marque car elles ont souffert d’une série de défis alors qu’elles sont dans « une phase de post-consolidation », explique Brand Finance. Avec le coût de carburant qui a fortement augmenté et un certain nombre d’annulations de vol causées par des tempêtes, le trio américain a vécu une année compliquée.

« La montée des médias sociaux a permis aux clients mécontents de partager un certain nombre d’histoires qui se sont propagées de manière virale, mais cela ne semble pas causer de dommages significatifs à long terme aux marques aériennes », précise Brand Finance.

Trois compagnies chinoises dans le Top 10
A l’inverse, les valeurs des marques aériennes chinoises ont explosé. China Southern, China Eastern et Air China se classent désormais toutes dans le top dix. China Southern (en hausse de 10% à 4,1 milliards de dollars) reste le leader chinois, devant China Eastern (+ 21% à 3,8 milliards de dollars) et Air China (+ 19% à 3,4 milliards de dollars).

Hautement symbolique de ce mouvement vers l’est de l’activité aérienne mondiale, British Airways (en baisse de 6% à 3,5 milliards de dollars) a chuté à la 8e place, derrière deux des marques chinoises et juste devant Air China. Elles sont les « grandes gagnantes puisqu’elles ont pu développer leurs marques en donnant notamment aux clients une plus grande confiance dans leur fiabilité et leur sécurité », analyse David Haigh, PDG de Brand Finance.

Air France en 18e position
En Europe, Lufthansa est entrée dans le top 10 avec une augmentation de 29% de la valeur de la marque à 2,9 milliards de dollars. La compagnie allemande a profité de la contraction de la capacité aérienne en Europe avec la faillite d’Air Berlin. Air France gagne 5 places mais n’arrive qu’en 18e position, entre Ryanair (17) et easyJet. Il n’y a aucune autre compagnie française dans le top 50.

Au Moyen-Orient, Emirates arrive en 4e position avec une valeur de marque de 5,3 milliards de dollars, malgré une baisse de valeur de 12%. À la 16e place, Qatar Airways est évaluée à 1,9 milliard de dollars (en baisse de 11%), tandis qu’Etihad, à la 25e place, recule de 11% pour atteindre 1,4 milliard de dollars.

Les compagnies du Golfe ont subi de plein fouet l’arrivée des vols directs qui minent leur modèle « hub-and-spoke ». Elles ont également été fortement impactées et par des problèmes géopolitiques dans la région mais aussi avec les États-Unis.

Pourquoi les prix du pétrole continuent d’augmenter

Le Monde Economie – 27/04/2018

Le baril a atteint, mercredi 25 avril, son plus haut niveau depuis 2014, à 74 dollars.
« C’est la nouvelle routine des tradeurs du pétrole : lire consciencieusement les Tweet de Donald Trump au réveil, même si personne ne sait aujourd’hui si cela aura un impact sur les prix. » Dans une note pleine d’interrogations, l’analyste Tamas Varga, de PVM Oil Associates, a résumé l’état d’esprit fébrile du monde pétrolier après la colère du président américain sur le réseau social, vendredi 20 avril, face à la montée des cours du baril, qui se sont envolés de plus de 10 % en trois semaines.

« On dirait que l’OPEP fait encore des siennes. Malgré les niveaux record de pétrole à travers le monde, y compris les bateaux pleins en mer, les prix du pétrole sont artificiellement élevés ! Ce n’est pas bien, et ce ne sera pas accepté ! », a tweeté un Donald Trump rageur.

Le moment choisi pour cette saillie ne doit rien au hasard. Au même moment, les ministres russe et saoudien de l’énergie se félicitaient du succès de leur accord de baisse de production pétrolière… justement dans le but de faire monter les prix. De fait, le pétrole a renoué avec des niveaux élevés : mercredi 25 avril, le baril a atteint 74 dollars pour la première fois depuis novembre 2014. Mais personne ne parierait sur une hausse durable, tant le marché est instable.

Le poids de l’accord sur le nucléaire iranien. La sortie de Donald Trump a d’autant plus surpris qu’il est lui-même l’un des acteurs de cette hausse temporaire. Sa volonté de « déchirer » l’accord sur le nucléaire iranien et de revenir à des sanctions plus fortes contre Téhéran sème l’inquiétude sur le marché pétrolier.

Officiellement, le président américain doit se prononcer le 12 mai sur la survie de cet accord. Mais les récentes nominations de tenants d’une ligne très anti-iranienne à des postes clefs – notamment John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale et Mike Pompeo au département d’Etat – laissent planer peu de doutes sur ses intentions.

Les déclarations de M. Trump qualifiant l’accord de « fou » et de « ridicule » ont achevé de convaincre les analystes. L’impact sur le marché pourrait être sensible. L’Iran exporte environ 2,1 millions de barils de pétrole par jour et, compte tenu de la demande importante, une forte réduction de ces exportations ne pourrait que pousser les prix vers le haut, alors que la demande reste soutenue. Plusieurs banques estiment qu’une telle décision générerait une hausse de 3 à 7 dollars du prix du baril.

L’Arabie saoudite veut faire monter les prix. Ce n’est pas le seul paradoxe du moment : en mars, lors d’une longue visite de trois semaines aux Etats-Unis, le prince saoudien Mohammed Ben Salman (MBS) a affiché sa proximité avec Donald Trump. Mais Riyad, également farouche opposant à l’accord nucléaire iranien, ne cache plus son envie de voir le prix du baril revenir à des prix extravagants, entre 80 et 100 dollars.

L’une des principales raisons ? L’introduction en Bourse, dans les mois à venir, de la compagnie nationale Saudi Aramco. La valorisation du fleuron saoudien, assis sur des réserves estimées à plus de 260 milliards de barils, dépendra forcément du prix. Or ceci est capital pour financer les réformes voulues par MBS et la guerre au Yémen voisin.

Ces dernières semaines, les Saoudiens ont multiplié les signaux en faveur d’une prolongation de l’accord de Vienne, conclu en novembre 2016 entre les Etats membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie, notamment.

Cet accord de réduction de la production avait pour but de faire remonter les cours de l’or noir en diminuant l’offre présente sur le marché. L’objectif est désormais atteint, mais l’équilibre reste précaire. « Russes et Saoudiens sont maintenant prisonniers de cet accord, juge un patron du secteur. S’ils décidaient d’y renoncer, le marché serait de nouveau déstabilisé. »

« Cet accord est fragile, écrit la chercheuse Meghan L. O’Sullivan dans une tribune à Bloomberg, et n’importe quel événement géopolitique qui le ferait s’effondrer verrait une baisse des prix forte et rapide ». Pour parer à cette éventualité, « MBS » a assuré qu’il envisageait que l’alliance avec la Russie se poursuive pendant « dix ou vingt ans ».

Le pétrole américain en plein boom. On en oublierait presque pourquoi l’OPEP a dû en arriver là. Il faut remonter à 2014 et se souvenir qu’à l’époque, les Saoudiens avaient la stratégie inverse : arroser le marché pour faire baisser les prix du pétrole, dans le but d’écraser la concurrence américaine du pétrole de schiste. Mai