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Au Sommaire :

  • L’alliance entre Airbus et Bombardier pourrait être finalisée fin mai
  • EasyJet se renforce au départ de Bordeaux
  • Alitalia : pas de vente avant fin octobre
  • Lufthansa réduit sa perte au 1er trimestre 2018
  • Düsseldorf sera la 11ème base de Ryanair en Allemagne
  • Cargolux a fait bondir ses profits en 2017

L’alliance entre Airbus et Bombardier pourrait être finalisée fin mai

L’Usine Nouvelle 25/04/2018

L’accord entre Airbus et Bombardier pourrait être finalisé plus tôt que prévu, dès le mois de mai. En octobre 2017, Airbus a accepté de prendre une participation majoritaire dans le programme d’avions de ligne de Bombardier, CSeries.
Airbus et Bombardier comptent finaliser leur accord sur une prise de participation majoritaire de l’avionneur européen dans le programme CSeries d’ici la fin du mois de mai, en avance sur le calendrier initialement retenu, ont dit deux sources proches du dossier à Reuters.
Une finalisation anticipée permettrait d’accélérer les commandes et les efforts de réduction des coûts, ont-elles expliqué. Une troisième source a confirmé que la conclusion de l’accord, d’abord attendue fin 2018, puis en milieu d’année, était à présent “très proche.” La procédure d’obtention des autorisations est pratiquement bouclée, ont-elles indiqué.
Un porte-parole d’Airbus s’est référé à une déclaration de Tom Enders, le président exécutif du groupe, qui a dit en avril attendre une conclusion de l’accord” d’ici le milieu de l’année”. Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de Bombardier, basé à Montréal.
CSeries renforcera Airbus sur le segment des moyen-courriers
En octobre 2017, Airbus a accepté de prendre une participation majoritaire dans le CSeries, le programme d’avions de ligne de Bombardier mis en péril par un différend commercial avec Boeing aux Etats-Unis.
L’opération permettra à l’avionneur européen de se renforcer sur le segment des moyen-courriers de moins de 140 sièges.

EasyJet se renforce au départ de Bordeaux

DéplacementsPros 26/04/2018

EasyJet lance 5 nouvelles liaisons au départ de Bordeaux pour l’été. Les voyageurs d’affaires bordelais pourront s’envoler avec la compagnie britannique vers les destinations Business de Luxembourg et Tel Aviv. Elle leur proposera également des destinations plus ensoleillées : Catane, Faro et Rhodes.

EasyJet vient de lancer une liaison entre Bordeaux et Luxembourg. La compagnie propose 4 vols par semaine entre les deux villes

(lundi, jeudi, vendredi et dimanche). La ligne est programmée jusqu’au 26 octobre 2018

De plus, elle desservira Tel Aviv depuis la piste girondine chaque samedi, entre le 28 avril et le 27 octobre 2018.

Le transporteur a également ouvert une ligne Bordeaux-Catane. Elle assure 3 vols par semaine (mardi, jeudi et samedi). Par ailleurs, il

volera vers Faro à raison de 3 vols hebdomadaires (lundi, vendredi, samedi) à compter de ce 27 avril. EasyJet desservira également

Rhodes du 2 mai au 26 octobre, tous les mercredis.

Alitalia : pas de vente avant fin octobre

DéplacementsPros 27/04/2018

Le gouvernement italien a confirmé hier avoir reporté à fin octobre la vente de la compagnie aérienne Alitalia, principalement en raison de l’incertitude politique. Et ce alors que l’Europe a lancé une enquête approfondie sur le prêt-relais de 900 millions d’euros consenti par l’état, et dont le remboursement est lui aussi reporté au 15 décembre.
Annoncé depuis deux semaines, le report à l’automne 2018 au lieu du 30 avril de la finalisation du processus de vente a été officialisé hier à Rome par le ministre italien du Développement économique. Carlo Calenda a expliqué lors d’une conférence de presse avoir « repoussé le délai pour la vente d’Alitalia à fin octobre, et le délai pour le remboursement du prêt relais au 15 décembre ». Toute négociation « plus étroite » nécessite la formation d’un gouvernement ayant « la possibilité d’exprimer sa propre orientation », et donc de discuter avec les éventuels investisseurs, a précisé le ministre, ces derniers « n’étant pas prêts » à aller de l’avant tant que la situation politique n’est pas clarifiée. Il est « important de dire que la situation d’Alitalia reste fragile sur le long terme », a insisté le ministre. La Ligue et le Mouvement 5 Etoiles, qui disposent du plus grand nombre de sièges au parlement mais n’ont pu s’entendre, ont évoqué leur souhait de conserver « l’italianité d’Alitalia » quelque soit le repreneur choisi.
Trois offres ont bien été déposées à ce jour pour la reprise d’Alitalia, dont deux officiellement confirmées : Lufthansa a soumis un document décrivant ses idées pour une « nouvelle Alitalia restructurée », le président du directoire Carsten Spohr ayant expliqué depuis janvier que la compagnie italienne avait besoin de subir une « restructuration importante » avant d’être rachetée. Cette proposition était d’ailleurs jugée la plus prometteuse il y a dix jours par Carlo Calenda. La low cost easyJet a de son côté déposé une « manifestation d’intérêt revue pour une Alitalia restructurée, dans le cadre d’une alliance ». Le fonds américain Cerberus et la compagnie aérienne Delta Air Lines seraient ses partenaires, comme pressenti depuis le début de l’année quand le groupe Air France-KLM (partenaire de coentreprise et d’alliance de la compagnie américaine) faisait l’objet de plusieurs informations sur des consultations – et les démentait. Le PDG du groupe franco-néerlandais expliquait toutefois en février qu’il étudiait avec Delta « différentes possibilités pour qu’Alitalia reste dans la famille SkyTeam sans qu’Air France-KLM ne soit l’acquéreur d’Alitalia », ajoutant qu’ils regardent « toutes les solutions ». La présence de Delta dans ces discussions était alors justifiée par l’appartenance d’Alitalia à leur coentreprise transatlantique. Enfin la low cost hongroise Wizz Air disait en début d’année s’intéresser à l’activité court-courrier d’Alitalia, mais a refusé de commenter les rumeurs la nommant comme troisième candidate.
Alitalia avait été mise sous « administration extraordinaire » début mai 2017 par le gouvernement en raison de sa situation financière, les actionnaires dont Etihad Airways ayant refusé de remettre la main à la poche pour la refinancer après le refus des salariés d’accepter un nouveau plan d’austérité. Rappelons qu’en juillet 2017, Air France-KLM avait annoncé la création d’une coentreprise globale avec Delta Air Lines et Virgin Atlantic, promettant un siège d’associé à Alitalia si elle survit – hors de Lufthansa bien sûr.
Hier, Carlo Calenda soulignait que les commissaires « travaillent bien », et que le prêt relais de 900 millions d’euros accordé par l’Etat « est quasi intact ». Ce prêt fait justement l’objet depuis lundi d’une enquête approfondie par la Commission européenne, afin de déterminer s’il s’agit d’une aide d’état incompatible avec les règles de la concurrence. L’instance « est préoccupée par le fait que la durée du prêt, allant de mai 2017 à au moins décembre 2018, dépasse la durée maximale de six mois autorisée par les lignes directrices pour les prêts de sauvetage », a déclaré la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager dans un communiqué. La Commission « a le devoir de s’assurer que les prêts accordés aux entreprises par les États membres sont conformes aux règles de l’UE en matière d’aides d’État. Notre enquête déterminera si tel est le cas pour Alitalia », a-t-elle ajouté, rappelant que l’Italie devra récupérer l’intégralité du prêt en cas de décision négative.

Lufthansa réduit sa perte au 1er trimestre 2018

DéplacementsPros 26/04/2018

Le rachat et l’absorption d’Air Berlin n’ont pas ralenti Lufthansa au 1er trimestre 2018. Le groupe allemand est parvenu a réduire ses pertes à 57 millions contre 68 millions à la même époque l’année précédente.

Lufthansa a vu ses pertes diminuer lors du premier trimestre 2018. Le groupe allemand a enregistré un résultat négatif de 57 millions

d’euros sur les 3 premiers mois de l’année contre une perte de 68 millions entre janvier et mars 2017.

Ulrik Svensson, directeur financier de la holding allemande indique dans le communiqué du 26 avril: “Nous restons clairement sur notre

trajectoire et affichons un bon résultat au premier trimestre”, se félicite t-il, cité dans un communiqué. Le groupe a ajouté que “Des coûts

exceptionnels liés à la croissance d’Eurowings après la faillite d’Air Berlin ont en grande partie effacé la hausse des revenus”.

Lors d’une conférence téléphonique, le directeur financier a prévenu : “Il y aura encore des coûts exceptionnels chez Eurowings pendant

les prochains mois, mais cela n’aura pas d’impact sur nos objectifs généraux de réduction des coûts”.

Par ailleurs le chiffre d’affaires a légèrement baissé au 1er trimestre pour atteindre 7,64 millions d’euros (-0,7%). En revanche, l’EBIT

ajustée a progressé de 4% jusqu’à 26 millions d’euros.

Lufthansa table pour 2018 à un résultat “légèrement en dessous” de 2017, où le bénéfice net avait été de 2,36 milliards d’euros.

Düsseldorf sera la 11ème base de Ryanair en Allemagne

AirJournal 27/04/2018

La compagnie aérienne low cost Ryanair ouvrira en juin une base à Düsseldorf, sa onzième en Allemagne et 86ème en Europe, avec deux nouvelles liaisons à la clé. Elle y rejoint sa nouvelle partenaire Laudamotion.
La spécialiste irlandaise du vol pas cher basera au mois de juin 2018 un Boeing 737-800 de 189 sièges dans l’aéroport de Düsseldorf, où elle propose déjà à partir du 5 mai un vol quotidien vers Palma de Majorque. Les nouvelles routes, également opérées tous les jours, seront à destination d’Alicante-Elche en concurrence avec Eurowings et Norwegian, et de Malaga-Costa del Sol sans concurrence. Cet investissement de 100 millions de dollars devrait permettre à Ryanair d’attirer 140.000 passagers par an sur les 21 rotations hebdomadaires proposées à Düsseldorf.
La low cost souligne dans son communiqué qu’elle rejoint dans l’aéroport allemand sa nouvelle partenaire Laudamotion, qui doit de son côté y lancer à partir de la semaine prochaine 12 nouvelles lignes saisonnières, avec les six Airbus A320 de 180 sièges basés sur place : Corfou, Faro, Fuerteventura, Gran Canaria, Héraklion, Ibiza, Kos, Lanzarote, Malaga (un vol quotidien en plus de celui de Ryanair), Palma de Majorque (un vol quotidien en plus de celui de Ryanair), Rhodes et Ténériffe. Ensemble, les deux compagnies proposeront donc 13 routes vers l’Espagne, la Grèce et le Portugal au départ de Düsseldorf, où le programme d’hiver de Ryanair sera dévoilé dans quelques semaines.
Le directeur du marketing de Ryanair Kenny Jacobs s’est dit « heureux d’annoncer une nouvelle base à l’aéroport de Düsseldorf, notre onzième base allemande, et de lancer deux nouvelles routes vers Alicante et Malaga pour l’été 2018. Ces nouveaux itinéraires s’ajoutent à notre service récemment annoncé à Palma de Majorque, les trois devenant quotidiens à partir du 1er juin ».
Rappelons que Ryanair a annoncé pour cet été un total de 60 nouvelles liaisons opérées par Laudamotion, reliant l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse à des destinations touristiques autour de la Méditerranée.

Cargolux a fait bondir ses profits en 2017
Paperjam.lu 26/04/2018
Le groupe de fret a annoncé une année record en enregistrant le plus haut profit de son histoire, avec 122,3 millions de dollars (environ 100 millions d’euros), lors de la présentation de ses résultats annuels, mercredi. 2018 s’annonce par ailleurs sous les meilleurs auspices.
Tous les indicateurs sont au vert pour la compagnie de fret luxembourgeoise, qui a profité d’un marché en pleine expansion pour enregistrer en 2017 sa meilleure année depuis sa création, en 1970. Son profit net a bondi par rapport à 2016, passant de 5,5 millions de dollars (environ 4,5 millions d’euros) à 122,3 millions de dollars (environ 100 millions d’euros).
16% de ce bénéfice seront reversés aux actionnaires sous forme de dividende, et 16 autres pourcents iront aux employés, selon les accords signés avec les partenaires sociaux.
Pour la première fois, le groupe Cargolux a dépassé le million de tonnes transportées (+10,7%), alors qu’il possède une part de marché global de 4% et est devenu le sixième acteur mondial du secteur du fret aérien. Ses 27 avions ont volé plus de 130.000 heures l’année dernière – une augmentation de 7%.
Une demande plus forte que l’offre
Une situation rendue possible du fait de la reprise mondiale de la croissance, «plus soutenue que prévu», notamment aux États-Unis et en Europe, a expliqué Richard Forson, le CEO de Cargolux, lors d’une conférence de presse au siège du groupe.
Un autre levier de cette croissance pour Cargolux a été l’augmentation des demandes de vols affrétés. «Il faut également mentionner le développement du e-commerce, qui impacte positivement le marché du fret, car il nécessite de transporter des biens depuis l’Asie vers les hubs européens ou américains», a-t-il détaillé. «Pour la première fois, la demande au niveau mondial a dépassé la capacité de transport.»
Des partenariats qui paient
Si Cargolux a pu bénéficier pleinement de cette croissance du marché, c’est également parce qu’il a pu profiter de son hub de Zhengzhou, qui est devenu le plus important de Chine continentale – 147.000 tonnes sur les 251.000 transportées depuis et vers la Chine. Ce point de chute avait été rendu possible grâce à un accord signé lors d’une visite d’État du Premier ministre Xavier Bettelen Chine au mois de juin. Aujourd’hui, la compagnie de fret aérien luxembourgeoise est la plus importante de cet aéroport.
L’accord passé avec Emirates SkyCargo un mois plus tôt a également pesé dans ces bons résultats, affirme Richard Forson. Celui-ci implique depuis le mois de juin l’utilisation, par Emirates SkyCargo, de la flotte de Cargolux, l’utilisation partagée des réseaux des deux compagnies, et enfin l’implantation de la compagnie émiratie au Findel.
Stratégie 2025
Cargolux entend maintenant confirmer cette belle année en renforçant ses capacités de transport. L’achat de trois nouveaux appareils est prévu en 2018 pour anticiper la fin de vie en 2019, 2020 et 2021 de trois avions de sa flotte actuelle. Il s’agira de Boeing 747-400 ERF d’occasion, qui seront opérationnels en 2019.
De plus, l’opérateur veut continuer d’améliorer son rendement en mettant en place des processus de «lean management». Des efforts qui ont déjà payé, puisque le taux d’utilisation des appareils a augmenté de 7% l’année dernière, pour une durée de vol journalière moyenne de 15 heures et 8 minutes.
«Notre objectif n’est pas de devenir le plus gros acteur de fret au monde, mais le partenaire le plus global», a affirmé Richard Forson. Pour cela, la compagnie entend continuer la mise en place de sa stratégie 2025, qu’elle a débutée en 2017. Celle-ci vise notamment à accentuer encore la flexibilité de la flotte, à diversifier les revenus, à continuer d’innover, mais aussi à mettre en place une «culture du contrôle des coûts».
Pour le LCGB, qui a publié dans la foulée de l’annonce de ces résultats un communiqué, cette stratégie crée «un niveau élevé permanent de la charge de travail et de fatigue» pour les salariés. Le syndicat chrétien a par ailleurs réitéré son désir d’entamer des négociations avec la direction pour renouveler la convention collective.