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Au sommaire :

  • Le duty fric d’Aéroports de Paris
  • Tourisme : record de recettes en vue pour la destination France
  • Belgique : Ryanair signe avec les pilotes et les PNC
  • Corsair propose un temps de réflexion
  • Mal en point, Flybe supprime son Belfast – Liverpool
  • Le groupe Lufthansa optimise ses quatre hubs internationaux
  • Grève des bagagistes à Bruxelles: trafic aérien perturbé
  • L’Iata s’inquiète du Brexit
  • Après Primera Air et Cobalt, pourquoi d’autres compagnies pourraient faire faillite
  • En difficulté, Jet Airways accélère sa stratégie de redressement

 

Le duty fric d’Aéroports de Paris

Libération 26/10/2018

La société qui gère Roissy et Orly a mis en place un système de double comptabilité : d’un côté, les juteux bénéfices des loyers des boutiques, de l’autre les services facturés aux compagnies aériennes, qui payent le prix fort et s’estiment lésées.

Aéroports de Paris : la pompe à fric des duty free

Les 101 millions de passagers qui ont arpenté, l’an dernier, les couloirs de Roissy-Charles-de-Gaulle et d’Orly n’ont sans doute pas relevé cette exception financière. Aéroports de Paris (ADP), la société qui gère ces deux infrastructures pratique une forme de double comptabilité. Attention, il ne s’agit pas, une seule seconde, d’une caisse noire au sens pénal du terme, mais d’un mode de gestion qui permet à cette entreprise de dégager une plantureuse rentabilité. De quoi remplir de bonheur les actionnaires, au premier rang desquels l’Etat. Mais aussi de quoi faire hurler les compagnies aériennes, qui s’insurgent contre un système jugé coûteux et qu’elles menacent de répercuter sur le prix du billet d’avion.

Qu’on en juge. En 2017, ADP a réalisé 571 millions d’euros de bénéfice net, pour 3,6 milliards de chiffre d’affaires. Les douze derniers mois, le cours de l’action s’est apprécié de 33 %. Une performance liée à la bonne santé du secteur aérien – qui croît en moyenne de 5 % par an –, certes. Mais aussi le résultat d’une martingale financière mise en place par ADP depuis 2011. Elle répond au doux nom de «double caisse». Aéroports de Paris, détenu à 50,6 % par l’Etat se finance en percevant, auprès des compagnies aériennes, des redevances aéroportuaires. A chaque fois qu’un avion se pose ou décolle, et lorsqu’il stationne sur le tarmac, il passe à la caisse. En échange ADP met à disposition des transporteurs des pistes, des parkings, des aérogares. Jusque-là, rien que de très normal. Les redevances perçues auprès des compagnies aériennes financent le fonctionnement et la modernisation des équipements aéroportuaires.

Seul hic, Aéroports de Paris a également une autre source de revenus : la publicité qu’il commercialise dans ses aérogares et, surtout, les emplacements, toujours plus nombreux, qu’il loue à des boutiques. Ce qui donne aux aéroports des allures de centres commerciaux.
Shopping
Et pour cause, il y a de plus en plus de passagers et les temps d’attente sont de plus en plus longs. Le shopping et la restauration restent donc le meilleur moyen de meubler ces moments, surtout pour les voyageurs en correspondance dont le nombre ne cesse d’augmenter. Résultat, l’an dernier les activités «annexes» ont représenté 953 millions d’euros de chiffre d’affaires. Et elles sont autrement plus rentables que la perception de redevances auprès des compagnies aériennes. «Le business des boutiques dégage 42,4 % de marge bénéficiaire. C’est encore mieux que les bijouteries de la rue de la Paix [IIe arrondissement de Paris] qui ne dépassent pas 38 % en moyenne», note un ancien cadre d’Air France qui s’est penché sur le dossier. ADP a donc choisi d’isoler cette juteuse activité dans une comptabilité indépendante. Finalement, ses profits s’en trouvent dopés, sans pour autant que les principaux clients d’ADP, les compagnies aériennes, n’en profitent dans les tarifs qu’elles acquittent. En effet, si ces profits étaient intégrés dans un budget unique, les redevances qu’elles paient baisseraient mécaniquement. D’où leur irritabilité sur la question.

«Rendez-vous compte, lorsqu’un passager embarque dans un avion, la passerelle qu’il emprunte est financée par les redevances que nous payons. En revanche, la publicité pour la banque HSBC peinte en grosses lettres est encaissée par ADP sur un compte à part. Ce qui empêche ces recettes de faire varier à la baisse les tarifs pratiqués pour les compagnies aériennes qui utilisent l’aéroport», fulmine un autre cadre dirigeant d’Air France, premier client d’ADP, avec une facture annuelle qui dépasse 300 millions d’euros. Dans un tout autre domaine, imaginerait-on le PSG avoir une comptabilité sur les achats et ventes de joueurs et la location du Parc des princes à partir de laquelle serait calculé le prix des billets vendus au public, et une autre comptabilité, alimentée uniquement par les ventes de maillots et autres écharpes à l’effigie du club, qui sont une véritable cash-machine ? On voit d’ici la réaction des supporteurs qui fréquentent assidûment le stade et s’acquittent d’un abonnement au prix fort.

Baume

Face à cette volée de critiques, le directeur général exécutif d’ADP, Edward Arkwright, joue l’apaisement et estime que les juteux bénéfices tirés des loyers des boutiques finissent par profiter aux compagnes aériennes : «La double caisse est le moyen de soutenir nos investissements. L’installation de deux trieurs à bagages représente une dépense de 234 millions d’euros.» En résumé, si les voyageurs poireautent un peu moins, à leur arrivée, pour récupérer leurs valises c’est grâce aux travaux de modernisation entrepris par ADP et financés par les bénéfices tirés des locations d’emplacements aux boutiques de luxe. En outre, la direction d’Aéroports de Paris rappelle que les deux caisses ne sont pas complètement étanches. Chaque année, une partie des recettes tirées des locations d’espaces commerciaux est transférée vers la comptabilité des activités traditionnelles, histoire d’alléger un peu la facture des compagnies aériennes.

Un peu de baume qui n’apaise visiblement pas la sensibilité des intéressées, toujours à vif sur cette question. Elles établissent un lien direct entre ce système de double comptabilité et les coûts d’accès à l’aéroport de Roissy, qui seraient bien plus élevés que sur d’autres plateformes européennes. «Comment se fait-il qu’ADP n’ait jamais baissé ses tarifs, alors que ceux de l’aéroport d’Amsterdam ont été réduits de 27 % ?», s’interroge un responsable de la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam) qui regroupe les compagnies aériennes hexagonales.

Privatisation

Un dirigeant d’Air France pointe les différences, chiffres à l’appui : lorsqu’un Boeing 777 (long-courrier) atterrit et stationne à Roissy, la facture atteint 16 000 euros, elle n’est que de 8 000 euros sur la plateforme de Schiphol à Amsterdam. «Résultat, quand nous devons transporter un passager de Marseille à Shanghai, comme il n’y a pas de vols directs, nous avons deux solutions : le faire transiter par Roissy ou Schiphol. Cette différence de tarifs peut nous conduire à privilégier Amsterdam au détriment de Roissy», explique-t-il. Le responsable de la compagnie nationale, qui tient à conserver l’anonymat, y voit un impact sur le prix du billet d’avion payé par le passager : «Il est clair que si les tarifs d’Aéroports de Paris étaient moins élevés, nous pourrions profiter de l’économie réalisée sur cette dépense pour être plus agressifs sur nos prix.»

Un argument que l’on n’hésite pas à reprendre de volée du côté d’ADP, en suggérant à Air France de commencer par regarder ses propres coûts de production, et notamment ceux relatifs à la maintenance ou au chargement et au déchargement de ses avions. Ambiance… Reste, tout de même, que ce système de double comptabilité n’est pas une fatalité. Il n’existe nulle part aux Etats-Unis, ni sur les aéroports de Londres, Oslo ou Stockholm.

En revanche, il est assuré de perdurer en France et pourrait même se développer. Le gouvernement d’Edouard Philippe a en effet programmé la privatisation d’ADP. La vente de la participation de l’Etat (50,6 %) pourrait rapporter près de 10 milliards d’euros aux finances publiques. Afin d’optimiser ce gain, l’exécutif a carrément fait inscrire dans le texte de loi qui autorise la privatisation le principe de la double caisse d’Aéroports de Paris. Et les quelques députés qui ont essayé de faire voter un amendement pour réintroduire une caisse unique se sont cassé les dents. Quelques semaines plus tôt, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, s’était même rendu au siège de la société pour confirmer à son PDG, Augustin de Romanet, qu’il n’avait pas à s’inquiéter sur le devenir de sa double caisse.

Hasard ou coïncidence, le PDG du groupe de BTP Vinci, candidat plus que naturel à la privatisation d’Aéroports de Paris, a déclaré, dans une interview à la Tribune qu’il se positionnait en faveur du système de la double caisse. Lequel, d’ailleurs, commence à faire des émules puisqu’il vient d’être mis en place à l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, récemment privatisé. Dans les deux cas de figure, il s’agit d’augmenter le prix de vente de l’aéroport et de faire miroiter, aux investisseurs une rentabilité future élevée. Le concept de la double caisse n’est donc pas prêt d’être remballé.

 

Tourisme : record de recettes en vue pour la destination France

Les Echos 26/10/2018

Le total des dépenses des touristes étrangers devrait dépasser cette année les 54 milliards d’euros atteints en 2014. Mais les dépenses des Chinois baissent.
Bonne nouvelle pour l’économie nationale. La reprise confirmée de la destination France a son corollaire en euros sonnants et trébuchants, selon les dernières statistiques de la Banque de France. L’éventualité d’un nouveau montant annuel record, soit un total dépassant les 54 milliards d’euros de 2014, apparaît désormais probable. L’année 2017 avait tutoyé cette barre avec un cumul de 53,7 milliards d’euros.

Selon la Banque de France, le total des « recettes » – les dépenses des visiteurs étrangers – pour la période de 12 mois glissants achevée à la fin août s’élève à 56,8 milliards d’euros, un montant en hausse de 1,1 milliard par rapport au cumul annuel constaté à la fin juin.

Séquence porteuse

La séquence juillet-août a été porteuse avec une hausse de 7,4 % des recettes (à 15,2 milliards d’euros). Cet été, la France a notamment profité d’une hausse quasi généralisée des dépenses de ses dix principales clientèles et notamment des Britanniques qui ont dépassé les Belges (+13,6 % pour juillet-août, à 1,9 milliard). A méditer à l’heure d’un éventuel « Brexit dur ». Dans le Top 10, la Banque de France confirme le grand retour des Japonais avec un bond des recettes avoisinant 59 % en juillet-août. Avec un total de quelque 600 millions, ils sont au dixième rang. Ils talonnent les Chinois pour lesquels la Banque de France constate une évolution négative.

Retournement

Leur recul est même significatif : -8,4 % (à 0,7 milliard environ). Il s’agit là d’un retournement de tendance compte tenu de la progression du tourisme chinois en France ces dernières années. Pour mémoire, la Chine s’est même hissée au cinquième rang des clientèles en 2017 , prenant alors la place des Etats-Unis, pesant pour 4 milliards d’euros de recettes. Plusieurs facteurs pourraient expliquer le reflux de 2018 : la lutte contre la corruption en Chine, les incivilités dont ont été victimes des touristes chinois, mais aussi la découverte de destinations autres que la France.

Les statistiques de la Banque de France ont aussi valeur d’alerte. Si la destination France se porte bien, elle doit plus que jamais s’améliorer dans un contexte de compétition internationale ravivée. Elle a en effet perdu du terrain sur le plan européen entre 2010 et 2017. Elle a même été détrônée par l’Espagne avec une part diminuée de 1,7 point, à 14,3 %. Sa grande rivale a profité des incidences du « Printemps arabe », gagnant 0,6 point, à 15,9 %. Avec notamment plus de visiteurs français.

Les dernières statistiques témoignent d’ailleurs de la hausse des départs des Français à l’étranger et, au passage, un mois d’août animé pour nos tours-opérateurs . En cumul à la fin août sur douze mois glissants, le total de leurs dépenses s’élevait ainsi à 39,5 milliards d’euros, soit 1,1 milliard de plus qu’à la fin juin. A titre de comparaison, ce montant s’élevait à 36,7 milliards en 2017 et à 31,1 milliards cinq auparavant. Le solde demeure largement positif mais beaucoup moins pour la destination France. Selon le dernier pointage de la Banque de France, il s’élève à 17,3 milliards. Mais, c’est aussi un signe que la France va mieux…

 

Belgique : Ryanair signe avec les pilotes et les PNC

Air Journal 26/10/2018

La compagnie aérienne low cost Ryanair a annoncé avoir signé des conventions de travail avec les syndicats belges de pilotes, d’hôtesses de l’air et de stewardsCNE-CSC et LBC-NVK, la reconnaissance du droit du travail local en vue étant annoncée pour la fin janvier 2019 au plus tard.

Après le Portugal et l’Espagne ces derniers jours, au tour de la Belgique : la spécialiste irlandaise du vol pas cher a annoncé le 25 octobre 2018 un nouvel accord avec ses employés basés dans les aéroports de Bruxelles-Zaventem et Charleroi. Les Conventions Collectives de Travail signées avec les syndicats CNE-CSC et LBC-NVK couvrent l’ensemble des pilotes et du personnel de cabine de Ryanair en Belgique, auxquels s’appliquera le droit du travail belge au plus tard le 31 janvier prochain. Les tribunaux et cours belges sont compétents pour connaître tout litige entre Ryanair et les travailleurs, précise le texte.

De nouvelles négociations sur les conditions de travail sont prévues d’ici la fin de l’année, rapporte L’Avenir, les syndicats précisant que les sous-traitants Crewlink et Workforce « avec lesquels la majorité du personnel de Ryanair à Brussels Airport est sous contrat » participeront aux discussions. Le CNE-CSC souligne que la signature simultanée avec les pilotes et les PNC est une première sur le continent ; « c’est vraiment un accord historique », se réjouit Hans Elsen du LBC-NVK néerlandophone.

Ryanair rappelle de son côté que cette annonce fait suite à des accords similaires signés avec les syndicats de pilotes SEPLA en Espagne, SPAC au Portugal et BALPA au Royaume-Uni, couvrant l’ensemble des pilotes espagnols, portugais et britanniques directement employés par Ryanair. Pour Eddie Wilson, Directeur du personnel de Ryanair, ces accords syndicaux « témoignent une fois de plus des progrès considérables que nous réalisons dans la conclusion d’accords syndicaux avec nos employés sur nos principaux marchés européens ». Et d’ajouter : « Nous nous attendons à ce que ces nouveaux accords incitent les syndicats de personnels de cabine espagnols et portugais à mettre à l’écart les employés des compagnies aériennes concurrentes (qui bloquent la progression d’accords) et à conclure rapidement des accords pour les personnels de cabine dans ces deux pays, comme le demandent nos équipages portugais et espagnols ».

 

Corsair propose un temps de réflexion

Air Journal 26/10/2018

La compagnie aérienne Corsair International propose désormais le service « Un temps de réflexion ? », permettant au passager de poser une option qui maintient pendant six jours la réservation avec le tarif sélectionné avant de confirmer l’achat en ligne.

Depuis octobre 2018, la compagnie française propose à ses clients un nouveau service en ligne permet de déposer une option sur un dossier de réservation : le client peut ainsi bloquer le tarif retenu lors de sa simulation d’achat, durant une période donnée. Cette fonctionnalité est facturée 3€ par jour de réflexion. La durée maximale de l’option dépend du nombre de jours restant avant le départ :
Jusqu’à 30 jours avant le départ : 6 jours d’option

Entre 29 et 14 jours du départ : 3 jours d’option

Si le client valide l’option, il reçoit immédiatement un courriel de confirmation de la part de Corsair. L’option est valable sur toutes les destinations et pour tous les dossiers de réservations. Cette nouvelle facilité est « une opportunité pour les clients qui ont besoin de plus de temps pour se décider, réfléchir en famille ou entre amis avant de réserver leurs voyages, avec une garantie de maintien du prix », explique la compagnie basée à l’aéroport de Paris-Orly dans son communiqué.
Compagnie aérienne française régulière et spécialiste du long courrier international, Corsair International, filiale de TUI France, emploie 1200 collaborateurs. Elle transporte 1,2 million de passagers par an, avec des vols réguliers vers les Caraïbes (Guadeloupe et Martinique), l’Océan Indien (La Réunion, l’Ile Maurice, Mayotte, Madagascar), l’Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire et Mali), le Canada (Montréal) et Cuba (La Havane).

 

Mal en point, Flybe supprime son Belfast – Liverpool

Air Journal 25/10/2018

En proie à de sérieuses difficultés financières, la compagnie aérienne Flybe a décidé de mettre fin en décembre à sa liaison entre Belfast-City et Liverpool, faute de passagers.

Relancée en 2015 avec trois vols quotidiens en semaine après avoir été proposée à deux reprises, en 2005-2007 et 2010-2011, la liaison de la compagnie britannique entre sa base à Belfast-City et l’aéroport de Liverpool-John Lennon sera supprimée à la fin de l’année, le dernier vol étant prévu le 31 décembre 2018. Le directeur commercial de Flybe Roy Kinnear a déclaré dans le Irish Times « regretter » la suspension, qu’il met sur le compte d’un nombre de passagers « inférieur aux prévisions de développement et sans indication d’une amélioration malgré des prix très compétitifs ». La compagnie propose cet hiver quatre rotations hebdomadaires sur cet axe, sans concurrence directe (easyJet relie Liverpool à Belfast International). Toutefois, des rotations entre les deux villes seront mises en place le weekend du 11 au 13 mai 2019 – pour la finale du championnat de football anglais.

Flybe va transférer une partie des capacités sur la route entre Belfast-City et Glasgow, qui bénéficiera dès le mois de février de trois rotations hebdomadaires supplémentaires pour un total de cinq vols par jour. Roy Kinnear souligne que les vols et les performances du réseau sont « constamment réévalués », que la suppression du vol vers Liverpool n’aura « pas de conséquences sur les autres bases ».

Elle propose encore quatorze routes dans la capitale d’Irlande du Nord, et deux à Liverpool Isle of Man et Newquay).
La compagnie aérienne a émis la semaine dernière un avertissement sur ses résultats, avec une perte provisionnelle supérieure à 13 millions d’euros – le cours de son action perdant 40% pour atteindre un plus bas historique (les résultats semestriels seront publiés le 14 novembre). La CEO de Flybe Christine Ourmieres-Widener a cité comme raisons la faiblesse de la demande et la hausse du prix du carburant, ainsi que les taux de change défavorables en raison des craintes autour du Brexit.

Mais Flybe n’est pas la seule à souffrir : Stobart Air, qui opère en franchise, vient par exemple d’annoncer la suspension d’ici janvier de six routes au départ de Londres-Southend (dont celles vers Glasgow et Manchester). Elle a perdu 2,7 millions de livres sur les six mois au 31 aout (y compris -18,1 millions lié directement aux opérations de franchise), alors qu’à la même période en 2017 elle affichait un bénéfice de 3,6 millions…

 

Le groupe Lufthansa optimise ses quatre hubs internationaux

Air Journal 25/10/2018

La gestion des quatre hubs internationaux, Francfort, Munich, Vienne et Zurich, des compagnies aériennes du groupe Lufthansa va bénéficier d’une approche centralisée et flexible, afin de préparer leur croissance.

Lufthansa Group a expliqué vouloir « affiner » le modèle de gestion de son réseau de compagnies aériennes, au sein des quatre aéroports, en misant sur une « approche centralisée et flexible ». La mise en place d’un nouveau système permet au groupe allemand de déplacer sa flotte d’un hub à l’autre, « en vue d’une amélioration continue de la gestion du trafic et dans un objectif de qualité, d’efficacité et de croissance ». Aujourd’hui, chacun des quatre hubs du groupe peut donc se spécialiser, « tout en restant agile ».

Munich, une plaque tournante vers l’Asie

Le groupe de Star Alliance a décidé d’accélérer le développement de son hub de Munich et de faire de la capitale bavaroise une plaque tournante vers l’Asie. Selon les prévisions de Lufthansa Group, les compagnies aériennes du réseau devraient, avec la hausse des fréquences en Bavière, « afficher une croissance importante ». En plus de l’augmentation des fréquences vers Singapour et Séoul, la toute première liaison quotidienne depuis Munich vers Bangkok verra le jour le 1er juin 2019, avec un vol quotidien en Airbus A350-900. Ces vols peuvent être réservés dès aujourd’hui. « Dans la lignée du renforcement de son offre vers l’Asie », Lufthansa prévoit aussi de transférer les vols à destination d’Osaka (Japon) de Francfort vers Munich.

Le transfert de cinq Airbus A380 de Francfort à Munich en 2018 a été bien accueilli par le marché et remporte depuis « un franc succès ». Compte tenu de ces résultats et afin de soutenir la croissance du trafic, Lufthansa prévoit de déplacer des appareils A380 supplémentaires depuis Francfort vers Munich, en 2020. Par ailleurs, trois A320 vont être transférés du hub de Francfort vers celui de Munich dans le cadre du développement du trafic de correspondance. En contrepartie trois appareils plus petits, des Bombardier CRJ900 initialement stationnés à Munich, partiront vers Francfort.

Lufthansa Group renforcera également son offre First Class inhérente à l’aéroport « 5 étoiles » de Munich, en transférant la majorité de sa flotte d’A340-600, aujourd’hui basée à Francfort.

Offre au départ de Francfort renforcée

Pour son hub de Francfort, Lufthansa mettra l’accent sur la diversité des destinations proposées, avec pour objectif d’améliorer la ponctualité et la stabilité opérationnelle. Il démarre la saison d’hiver 2018-2019 avec quatre nouvelles destinations au départ de sa base historique, Eilat (Israël), Agadir (Maroc), Trieste (Italie) et Thessalonique (Grèce). La compagnie entend également poursuivre le développement de son réseau vers les Etats-Unis : à partir du 3 mai 2019, Lufthansa reliera pour la première fois Francfort à Austin (USA).

Zurich et Vienne misent sur l’Europe

Lufthansa Group prévoit une activité stable pour son hub à Zurich-Kloten, berceau de Swiss International Air Lines, en raison du fort développement enregistré au cours des dernières années. L’accent sera mis sur les destinations européennes, avec une toute nouvelle destination inscrite dans le calendrier de vols de l’hiver 2018-2019 : Brême (Allemagne). SWISS dessert également toute l’année, des destinations attrayantes comme Bordeaux, Kiev (Ukraine), Brindisi (Italie) et l’île de Sylt (Allemagne).
De son côté, Austrian Airlines, depuis Vienne-Schwechat, renforcera considérablement son offre à destination de l’Europe dans son programme de vols de l’hiver 2018-2019. Dès fin octobre 2018, plus de 40 vols supplémentaires desserviront chaque semaine 14 destinations européennes, parmi lesquelles Berlin, Düsseldorf et Hambourg en Allemagne, mais aussi Copenhague (Danemark), Kiev (Ukraine), Athènes (Grèce) et Cracovie (Pologne). Un développement rendu possible grâce à l’amélioration du réseau. En parallèle, Austrian Airlines augmentera certaines de ses fréquences vers l ’Amérique du Nord, renforçant ainsi la position de Vienne, parmi les hubs de Lufthansa Group.

Une stratégie « multi-hub » pour plus d’agilité

« Nous avons fait le choix d’une gestion commerciale centralisée et unique de nos quatre hubs, et c’est un succès. Notre stratégie multi-hub nous permet de réagir aux évolutions du marché avec rapidité et une très grande flexibilité, avec pour objectif la qualité, l’efficacité et le meilleur rapport coût/efficacité », déclare dans un communiqué Harry Hohmeister, Membre du conseil d’administration de Deutsche Lufthansa AG et Responsable de la gestion des hubs de Lufthansa Group. « L’objectif de notre industrie devrait être l’amélioration de la qualité de nos services. Il est donc essentiel que les infrastructures, tant au sol que dans les airs, suivent le même rythme et la même croissance. Les déficits doivent être éliminés, et c’est pour cela que nous cherchons à nous développer là où les coûts et la qualité de nos services sont bons ».

Le dirigeant ajoute que cette recherche d’efficacité pousse également le Groupe Lufthansa à « attendre l’été prochain pour décider, en fonction des résultats des hubs, de l’endroit d’où décollera le nouveau Boeing 777-9 à partir de 2020 ». Cet appareil, qui proposera pour la première fois de nouveaux produits en Business Class et en Premium Economy, « établira de nouveaux standards pour notre industrie », a ajouté Harry Hohmeister.

Lufthansa Group est un groupe aérien mondial composé de plus de 540 filiales et autres sociétés d’investissement. Sa stratégie s’articule autour de 3 axes principaux : le réseau de compagnies aériennes (dont les compagnies premium : Lufthansa, SWISS et Austrian Airlines), les activités commerciales du groupe Eurowings (Eurowings et Brussels Airlines) et les sociétés de service. Les compagnies aériennes de Lufthansa Group desservent 343 destinations dans 103 pays et proposent 15.415 fréquences hebdomadaires.

En décembre 2017, la flotte aérienne du groupe était composée de quelque 728 appareils et devrait s’étendre d’ici à 2025. Lufthansa Group, qui emploie environ 130 000 personnes, a transporté plus de 130 millions de passagers en 2017.

 

Grève des bagagistes à Bruxelles: trafic aérien perturbé

Déplacements Pros 26/10/2018

Près de 300 passagers ont passé la nuit à Brussels Airport et 18 vols ont, d’ores et déjà, été supprimés. Les bagagistes d’Aviapartner qui ont lancé ce mouvement de grève spontané dénoncent un manque de dialogue social dans leur entreprise, Les perturbations pourraient se prolonger une bonne partie de ce vendredi.

Brussels aiport conseille aux voyageurs de s’informer auprès de leur compagnie aérienne et de voyager léger.
Vers 17h30 jeudi, les travailleurs ont déjà arrêté de charger les bagages et d’effectuer la maintenance sur le tarmac, ce qui a “un impact immédiat pour les passagers”, a indiqué une responsable aéroportuaire. 25 vols avaient été annulés. Le syndicat a justifié l’action des travailleurs d’Aviapartner, qui assure notamment la manutention des avions de Ryanair et TUI fly, par “une absence totale de concertation sociale” au sein de l’entreprise. Les vols de Brussels Airlines ne sont pas concernés, la compagnie belge travaillant avec Swissport.

Pour ce vendredi, dix vols à l’arrivée, tous effectués par la compagnie irlandaise Ryanair, et cinq vols au départ de Brussels airport sont annoncés supprimés pour l’instant.
Une réunion est prévue dans la matinée, chez Aviapartner, les perturbations risquent donc de durer jusqu’à minimum midi.

 

L’Iata s’inquiète du Brexit

Déplacements Pros 25/10/2018

L’organisme international de transport aérien IATA appelle le Royaume-Uni et l’Union européenne à prendre d’urgence des mesures pour mettre en place des plans d’urgence en vue de la poursuite des services aériens en cas de “Brexit sans accord”. L’IATA met en garde contre le chaos post-Brexit pour les passagers aériens et notamment les voyageurs d’affaires.

L’Europe et le Royaume-Uni doivent travailler ensemble au plus vite pour préserver le transport aérien, c’est le sens de l’alerte émise ce 25 octobre par l’Iata, inquiète d’un “Brexit dur”. L’Association mondiale estime que “Les deux parties doivent agir beaucoup plus rapidement pour apporter une certitude sur trois questions cruciales en matière de transport aérien :

– Le maintien ininterrompu de la connectivité aérienne
– Le cadre de réglementation de la sûreté et de la sécurité, et
– Les politiques et processus nécessaires à une gestion efficace des frontières”

“Ce sont les domaines les plus critiques parce qu’il n’y a pas d’accords de repli tels que le cadre de l’OMC disponible dans un scénario Brexit ” sans transaction “, souligne Alexandre de Juniac, PDG et directeur général de l’IATA. “Sans une planification d’urgence transparente pour l’industrie, le risque de ne pas s’attaquer à ces problèmes pourrait entraîner le chaos pour les voyageurs et l’interruption des chaînes d’approvisionnement dans moins de six mois”.

L’appel en faveur d’une attention urgente aux questions de transport aérien à Brexit fait suite à la publication d’une étude commandée par l’IATA sur les effets du départ du Royaume-Uni de l’UE sur les compagnies aériennes à destination et en provenance de ce pays.

“Même dans le meilleur des cas, où une phase de transition Brexit est convenue pour la période postérieure à mars 2019, un degré élevé d’incertitude et de risque pour les services aériens demeure”, selon l’IATA.
En l’absence d’un accord pendant une période de transition, un résultat Brexit “sans accord” ou “ferme” risque d’entraîner des perturbations importantes des services aériens. En outre, le manque de transparence concernant toute planification d’urgence pour ce scénario a complètement laissé les compagnies aériennes dans l’ignorance quant aux mesures à prendre, a-t-il ajouté.
“Mais avec la possibilité d’un “no deal” Brexit toujours sur la table aussi tard dans la partie, il est maintenant essentiel que les autorités de l’aviation civile de l’UE et du Royaume-Uni prévoient des dispositions d’urgence pour maintenir un niveau minimum de connectivité, ce qui est vital pour les gens et les entreprises. Cela doit être l’une des considérations les plus importantes de Brexit. Un plan d’urgence pour maintenir les avions en vol après le mois de mars doit être publié, et ce, rapidement”, a déclaré M. de Juniac.

L’IATA a également appelé le Royaume-Uni à rester membre de l’Agence européenne de la sécurité aérienne, au moins en tant que “pays tiers”, et elle a réitéré l’appel lancé par l’autorité britannique de l’aviation civile pour que les deux pas puissent entamer des discussions techniques détaillées sur leurs relations futures.

“La reconnaissance mutuelle des licences professionnelles, des normes pour les matériaux et les pièces, et d’autres éléments de sécurité, devrait être mise en place pour entrer en vigueur immédiatement après mars “, a déclaré l’IATA. “La sûreté de l’aviation, tant pour les passagers que pour le fret, sera fortement touchée en cas de non-accord. En ce qui concerne la reconnaissance des mesures de sécurité, toutes les parties devraient s’efforcer de parvenir à un accord où le statu quo est maintenu.”

L’IATA propose également que le Royaume-Uni crée une “troisième voie” au contrôle des passeports pour traiter les passagers de l’UE plus rapidement que ceux du reste du monde s’il n’y a pas d’accord Brexit. “L’interférence avec la circulation des personnes et des marchandises aura un impact majeur et immédiat sur l’activité économique tant au Royaume-Uni que dans l’UE. Les solutions visant à minimiser les perturbations sont d’une importance capitale. Nous devons clarifier dès maintenant les futurs arrangements frontaliers et douaniers, si nous voulons planifier une situation post-Brexit ordonnée”, souligne le DG de l’Iata.

 

Après Primera Air et Cobalt, pourquoi d’autres compagnies pourraient faire faillite

TourHebdo 22/10/2018

Avec la montée du prix du pétrole et une concurrence toujours plus forte, plusieurs compagnies aériennes sont en danger.

Après la faillite surprise de la low-cost Primera Air, quelques mois seulement après le lancement de ses opérations en long-courrier, c’est au tour de la low-cost chypriote Cobalt Air de cesser ses activités. La compagnie n’a pas réussi à trouver un arrangement avec ses créanciers. Et l’hécatombe n’est peut-être pas finie : plusieurs voix s’élèvent pour annoncer d’autres chutes dans les mois à venir.

Lors d’une interview sur la chaîne américaine CNBC, le PDG de Ryanair Michael O’Leary a lancé que “très clairement, un baril de pétrole à 80 $ allait faire des victimes en Europe cet hiver”. “Plusieurs de ces compagnies ne gagnaient déjà pas d’argent quand le pétrole était à 40 $ le baril l’an dernier”, souligne-t-il. Or le baril ne devrait pas retrouver son niveau le plus bas de sitôt, compte tenu des tensions géopolitiques.

Selon la banque suisse Lombard Odier, le prix du baril de pétrole devrait se maintenir aux alentours de 75 $ d’ici 3 à 12 mois, avec une chance non négligeable d’atteindre la barre des 100 $. Un scénario catastrophe auquel la banque attribue une probabilité de 25%…

Et si Norwegian fermait boutique ?

L’envolée du pétrole n’est pas la seule source d’inquiétude. Dans une réponse à une question posée par le FDP, le gouvernement allemand explique lui aussi sans détour que “l’augmentation de la pression concurrentielle va entraîner de nouvelles restructurations et des faillites”.

Ceci dit, ni Michael O’Leary ni le gouvernement allemand ne se risquent à donner des noms… Quelles sont ces compagnies en danger ? Tous les regards se tournent d’abord vers la low-cost Norwegian. En septembre dernier, la compagnie aérienne norvégienne a été contrainte de mettre en vente 90 Airbus 320neo qui devaient être livrés d’ici 2020 afin de réduire une dette colossale. Celle-ci est chiffrée à plus de 2 milliards d’euros en juin !

Le gouvernement islandais au chevet de Wow Air

Autre low-cost sous la loupe : Wow Air, qui vient de fermer 3 lignes aux États-Unis. Le magazine économique Markaðurinn révèle que le gouvernement islandais a formé une “task force” pour étudier les menaces qui pèsent sur l’économie islandaise en cas de retournement de la conjoncture dans le tourisme, en particulier pour Wow Air et Icelandair. Ces experts estiment qu’une faillite de Wow Air entraînerait une baisse de 3% du PIB national et la destruction de 1 400 emplois.

Skúli Mogensen, PDG de Wow Air, se veut toutefois rassurant : dans les colonnes de USA Today, il affirme que sa compagnie continue à se développer et revendique son opportunisme en matière de destinations. “Nous modifions rapidement notre réseau si nous estimons que nous pouvons utiliser nos appareils plus efficacement ailleurs”, confie-t-il.

Des compagnies nationales aussi en difficulté

Plusieurs grandes compagnies nationales sont également scrutées. C’est le cas en Italie avec la suite du feuilleton Alitalia… Dernier rebondissement en date : le gouvernement italien propose la mise en place d’une co-entreprise, avec la société nationale des chemins de fer. Dans un entretien au quotidien Il Sole 24 Ore, le ministre du Développement économique précise que l’Etat italien pourrait alors prendre 15% du capital de la société. Un modèle inspiré de celui d’Air France.

Autre compagnie dans le viseur : South African Airways. La compagnie a tout simplement refusé de présenter ses comptes pour l’exercice 2017/2018… Mais les experts estiment que sa dette s’élève désormais à près de 2 milliards d’euros et que, techniquement, la compagnie est en faillite. Reste à attendre la réaction du gouvernement sud-africain, qui a déjà organisé un plan de sauvetage d’un montant d’un milliard d’euros l’an dernier. L’hiver sera chaud pour les compagnies aériennes !

 

En difficulté, Jet Airways accélère sa stratégie de redressement

L’Echo touristique 24/10/2018

Alors que sa dette s’élevait à 862 millions d’euros le 30 juin dernier, selon le Time of India, Jet Airways serait dans une position compliquée. La compagnie compte sur l’aide des banques et sur une stratégie de redressement drastique pour sauver son activité sur un marché mondial qui a vu de nombreuses compagnies jeter l’éponge ces derniers jours.

Jet Airways India est dans la tourmente. Selon Bloomberg, elle a demandé aux banques de nouveaux fonds pour alléger ses difficultés financières. La compagnie aérienne a déjà immobilisé environ une douzaine d’appareils dans le cadre de son plan visant à réduire les liaisons intérieures non rentables. Le transporteur basé à Mumbai étudie également la possibilité de licencier davantage d’employés, dans des secteurs non essentiels.

Non rentable durant neuf des onze dernières années, Jet Airways lutte dans un marché où toutes les compagnies peinent à dégager du profit, notamment à cause du coût du pétrole, comme nous l’écrivions récemment. Pour preuve encore, un rapport du Economic Times du 6 septembre dernier, qui expliquait que Qatar Airways avait manifesté un intérêt pour racheter Air India, en très grosse difficulté, elle aussi. De quoi faire des envieux quand on sait que, selon IATA, l’Inde dépassera le Royaume-Uni en tant que troisième plus grand marché aérien dans le monde d’ici 2025. En 2026, le pays comptera un total de 478 millions de voyageurs aériens.

Optimisation de la masse salariale

De son côté Jet Airways, précise qu’elle « n’a pas demandé de moratoire sur les prêts ou la réduction des taux d’intérêt de ses prêteurs, contrairement aux informations publiées par certains médias. La stratégie de redressement approuvée par le Conseil d’Administration est en cours de mise en œuvre.

Cette stratégie englobe diverses initiatives de réduction des coûts et d’amélioration des revenus, notamment la restructuration de notre bilan par la réduction de la dette, la rationalisation des flux de trésorerie, l’optimisation de la masse salariale, l’exploration d’options de financement telles que l’injection de capital, la monétisation de la participation de la compagnie dans son programme de fidélisation, et plusieurs autres mesures visant à accroître la productivité et l’efficacité opérationnelle. La compagnie fera les annonces nécessaires concernant des mesures spécifiques une fois finalisées. La compagnie évalue en permanence la viabilité commerciale de son réseau. »

Pour l’instant, Jet Airways indique qu’elle « continue ses activités régulières depuis / vers la France ». Rappelons que, le 29 novembre 2017, Air France-KLM et Jet Airways ont signé un important accord de coopération étendu sur le développement conjoint de leurs activités entre l’Europe et l’Inde.