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Au sommaire :

  • Cathay Pacific plombée par une fuite de données massive
  • Le trafic aérien mondial va encore doubler d’ici à 2037
  • Ryanair signe aussi avec les pilotes espagnols
  • Transavia reliera Nantes à Ténériffe cet hiver
  • Air France parle aux navigants, KLM avec Google Home
  • Delta veut une cinquième route vers Shanghai
  • China Southern Airlines vise Madrid, Tel Aviv et Vienne
  • Lufthansa Group optimise le programme de ses hubs
  • Air France vs Travel Planet : vers une jurisprudence dissuasive ?

 

Cathay Pacific plombée par une fuite de données massive

Les Echos 25/10/2018

Les données de 9,4 millions de passagers de la compagnie hongkongaise pourraient être concernées.

Cathay Pacifique traverse une zone de turbulences. La compagnie aérienne hongkongaise a annoncé mercredi soir avoir été affectée par une fuite de données massive qui pourrait toucher jusqu’à 9,4 millions de passagers. Dans la foulée de cette annonce, l’action du groupe perdait ce jeudi matin plus de 6 % à la Bourse de Hong Kong.

« Les données personnelles suivantes ont été accessibles : le nom du passager, la nationalité, la date de naissance, le numéro de téléphone, l’e-mail, l’adresse, le numéro de passeport, le numéro de carte d’identité, le numéro de carte de fidélité, les remarques aux services clients, et l’historique des informations de voyage », a détaillé le patron de Cathay Pacific dans un communiqué publié sur le site de la compagnie aérienne, précisant que cela pouvait varier selon le cas. Rupert Hogg a aussi indiqué que les numéros de 403 cartes de crédit expirées et de 27 cartes sans leur cryptogramme ont été accessibles.

La compagnie a affirmé ne « pas avoir de preuve que des données personnelles ont été détournées ». Mais indiqué avoir lancé une enquête et alerté la police.

En difficulté face à la concurrence

Cette fuite intervient alors que la compagnie aérienne, en difficulté, est confrontée à la pression de concurrents chinois à plus bas coût et de rivaux du Moyen-Orient . La société a connu pour la première fois deux exercices consécutifs de pertes en 71 ans d’histoire . Elle avait annoncé en mai 2017 la suppression de 600 emplois, dont un quart de cadres.

Rupert Hogg n’a pas mentionné de compensations financières pour les passagers concernés par la fuite de données. Contrairement à British Airways qui avait promis des indemnisations suite à un incident similaire début septembre. Quelque 380.000 personnes avaient été concernées par cette faille informatique réparée depuis.

Pour ne rien arranger, ces révélations ont fait chuter le cours de Cathay Pacific à la Bourse hongkongaise. Peu avant la clôture, le titre perdait 5,27 % de sa valeur après avoir lâché plus de 6 % en séance et être passé sous la barre des 10 dollars de Hong Kong.

 

Le trafic aérien mondial va encore doubler d’ici à 2037

Les Echos 24/10/2018

L’association des compagnies aériennes internationales IATA prévoit un doublement du trafic mondial sur les 20 prochaines années, pour atteindre 8,2 milliards de passagers en 2037.

Optimisme pour le long terme, mais inquiétudes pour l’Europe à très court terme du fait des incertitudes liées au Brexit : tel est le tableau brossé ce mercredi par Alexandre de Juniac, le directeur général de l’Association des compagnies aériennes internationales, à l’occasion de la mise à jour des prévisions de trafic à vingt ans. Globalement, rien ne semble pouvoir arrêter la croissance du trafic aérien sur les vingt prochaines années. Après avoir doublé au cours des vingt dernières années, le nombre de passagers devrait encore être multiplié par deux pour atteindre 8,2 milliards de voyageurs en 2037. Mais les pays européens vont descendre dans le classement des principaux marchés mondiaux.

8,2 milliards de passagers en 2037

« Nous prévoyons une croissance annuelle moyenne du trafic de 3,5 % sur les vingt prochaines années, qui pourrait même atteindre 5,5 % dans le scénario le plus favorable d’une poursuite de la libéralisation du transport aérien, a détaillé Alexandre de Juniac. Dans le scénario moins favorable d’une montée des barrières protectionnistes, la croissance mondiale se limiterait à 2,4 % par an. » Ce qui représenterait encore de l’ordre de 2,7 milliards de passagers supplémentaires en 2037, comparé aux 4,1 milliards prévus pour 2018.

Hiérarchie bouleversée

Mais dans tous les cas de figure, la hiérarchie mondiale du transport aérien sera chamboulée. « Dès 2025, la Chine sera devenue le premier marché aérien mondial, annonce le directeur de l’IATA, avec 1,6 milliard de passagers en 2037, soit un milliard de plus qu’aujourd’hui ». Le numéro un actuel, les Etats-Unis, passeront en deuxième position, devant l’Inde et l’Indonésie, qui occupent aujourd’hui la 7e et la 10e position. L’Europe, qui n’est pas considérée comme un marché unique dans les prévisions de l’IATA, comptera toutefois encore cinq représentants – le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, la France – dans le peloton des dix principaux marchés mondiaux.

Les inquiétudes liées au Brexit

Cependant, le continent européen est bien celui qui suscite actuellement le plus d’inquiétudes chez les experts du transport aérien, du fait de l’impact potentiel sur la croissance d’un Brexit sans accord . Dans un rapport de 90 pages destiné à alerter les gouvernements sur les risques d’un tel scénario, l’IATA va jusqu’à envisager une interruption des liaisons aériennes entre les îles britanniques et l’Union européenne à compter du 29 mars 2019, qui représentent 57 % de l’activité des aéroports britanniques et 12 % du trafic européen.

« Les compagnies aériennes ne sont pas tenues informées des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur un possible accord a minima, déplore Alexandre de Juniac. En cas d’échec des négociations, ce sont pourtant les compagnies aériennes qui auront à gérer le chaos dans les aéroports. Cela n’est pas professionnel ».

Impact sur le trafic européen

Pour sortir de cette incertitude, l’IATA préconise une période transitoire de deux ans, qui laisserait le temps aux transporteurs et aux aéroports de se préparer, et au Royaume-Uni, de négocier son futur statut de membre associé de l’Agence de sécurité aérienne européenne . Mais quelle que soit la solution adoptée, le directeur de l’IATA s’attend à des conséquences négatives sur le trafic entre le Royaume-Uni et ses principaux partenaires européens. « Le trafic avec l’Espagne, qui est la principale destination des Britanniques, est particulièrement concerné », a-t-il indiqué. La décélération a d’ailleurs déjà commencé ; depuis le début de l’année, le trafic des aéroports européens a augmenté en moyenne de 5,4 %, contre 2,1 % pour les aéroports britanniques .

 

Ryanair signe aussi avec les pilotes espagnols

Air Journal 25/10/2018

La compagnie aérienne low cost Ryanair annonce la signature d’un accord avec le syndicat SEPLA représentant ses pilotes en Espagne, dont tous les contrats seront conformes au droit du travail local au 31 janvier prochain.

Le CEO de la spécialiste irlandaise du vol pas cher Michael O’Leary espérait lundi dernier pouvoir annoncer la fin des conflits des sociaux d’ici la fin de l’année, en particulier en Belgique et en Allemagne. En attendant, Ryanair a signé le 24 octobre 2018 avec le SEPLA au nom de tous les pilotes directement employés en Espagne, et l’ouverture dès le mois prochain de négociations sur une nouvelle convention collective. Et elle précise dans son communiqué que « le droit du travail espagnol s’appliquera à tous les pilotes de Ryanair en Espagne au plus tard le 31 janvier 2019 ». Une annonce qui survient après celle de vendredi dernier concernant les pilotes au Portugal représentés par le SPAC, et plus tôt avec le BALPA en Grande-Bretagne et ANPAC en Italie, des accord couvrant tous les pilotes directement employés par la low cost dans ces trois pays.

Pour Eddie Wilson, Directeur du personnel de Ryanair, ces accords signés « avec nos syndicats de pilotes en Espagne, au Portugal, au Royaume-Uni et en Italie témoignent à nouveau des progrès considérables que nous réalisons dans la conclusion d’accords syndicaux avec nos employés sur nos principaux marchés européens ». Comme la semaine dernière, il insiste sur le fait que la low cost « continue de rencontrer nos représentants et leurs syndicats et nous espérons que ces accords inciteront les syndicats de PNC en Espagne et au Portugal, en particulier, à ne pas inclure les représentants d’employés de compagnies concurrentes (qui bloquent le progrès des négociations), comme le demandent nos équipages portugais et espagnols ».

Ryanair explique que les négociations ont été « stimulées de façon significative » par la récente vague de suppressions d’emplois annoncés en Europe, suite par exemple aux faillites de Primera Air et Cobalt Air ou aux difficultés de Small Planet Airlines (dont la filiale allemande a mis la clé sous a porte) et d’autres compagnies aériennes en raison de la hausse des prix du pétrole et à la baisse des tarifs aériens. « Les pilotes et les équipages de cabine de Ryanair reconnaissent qu’ils bénéficient d’un meilleur salaire, de meilleurs programmes de vol et d’une sécurité d’emploi bien supérieure à celle de leurs homologues dans de nombreuses autres compagnies aériennes européennes », affirme la low cost dont la chute des bénéfices semestriels a été justifiée en partie par les grèves.

 

Transavia reliera Nantes à Ténériffe cet hiver

Air Journal 25/10/2018

La compagnie aérienne low cost Transavia France proposera cet hiver une nouvelle liaison saisonnière entre Nantes et Ténériffe, sa 25ème destination.

Du 22 décembre 2018 au 30 mars 2019, la filiale spécialisée dans le vol pas cher d’Air France proposera un vol tous les samedis entre sa base à Nantes-Atlantique et l’aéroport de Ténériffe Sud, opéré en Boeing 737-800 de 189 sièges. Les départs sont programmés par exemple en janvier à 14h15 pour arriver à 16h50, les vols retour quittant les Canaries à 17h35 pour se poser à 22h10.

Transavia sera en concurrence avec Volotea et Vueling sur cette route, « l’occasion pour les Nantais de découvrir Tenerife, la plus grande île des Canaries. Avec Tenerife il y en a pour tous les goûts : les fans de randonnée pourront admirer des paysages à couper le souffle, les amateurs de farniente se reposer sur ses plages paradisiaques et les amoureux des animaux pourront aller saluer les baleines ».

La low cost dessert déjà l’aéroport espagnol au départ de Paris-Orly, tandis que sa sœur néerlandaise s’y pose en provenance d’Amsterdam, Eindhoven, Rotterdam et Groningen ; ces quatre aéroports néerlandais sont également reliés à Lanzarote.

Rappelons que Transavia France a déjà annoncé pour cet hiver une croissance de 62% de son offre à Nantes-Atlantique (via l’ouverture de Tel Aviv le 7 novembre et la prolongation des liaisons estivales vers Séville, Casablanca, Djerba et Monastir), et pour l’été 2019 une croissance de 70% avec l’ouverture de cinq nouvelles destinations (Budapest, Copenhague, Mykonos, Palerme, Santorin) et la prolongation de la ligne vers Israël. Elle disposera alors de sept avions dans sa base nantaise.

 

Delta veut une cinquième route vers Shanghai

Air Journal 24/10/2018

La compagnie aérienne Delta Air Lines a demandé l’autorisation de lancer en 2020 une nouvelle liaison entre Minneapolis-Saint Paul et Shanghai, une ville qu’elle dessert déjà depuis Atlanta, Detroit, Los Angeles et Seattle.

La compagnie américaine a demandé au DoT les autorisations nécessaires pour lancer en juin 2020 un vol quotidien entre sa base à Minneapolis-Saint Paul et l’aéroport de Shanghai-Pudong, qui serait opéré en Airbus A350-900 pouvant accueillir 32 passagers en classe Affaires, 48 en Premium et 226 en Economie. Les vols proposés « fourniront aux clients de Minneapolis et de la région de St Paul le premier service sans escale à destination de la Chine, et amélioreront le service au hub de Delta à MSP, en élargissant les options de service de connexion pour les consommateurs du Haut-Midwest et des Etats-Unis », indique Delta Air Lines dans sa demande consultée par Flightglobal. Les 20 mois de préavis (au lieu des trois habituels) seraient nécessaires pour s’assurer de créneaux d’atterrissage et de décollage « économiquement viables » à Shanghai.

La compagnie de l’alliance SkyTeam souligne que cette route disposera à l’arrivée à Shanghai des correspondances proposées par ses partenaires China Eastern Airlines (dont elle est actionnaire) et Shanghai Airlines (China Southern et Xiamen Air sont également présentes à Pudong).

Cette nouvelle liaison profiterait des six créneaux de vol entre les USA et la Chine abandonnés par Hawaiian Airlines (qui a cessé de desservir Pékin) et United Airlines (qui a abandonné son Guam – Shanghai). Et la demande intervient alors qu’American Airlines a annoncé la suspension jusqu’à novembre 2019 de deux routes quotidiennes au départ de Chicago, vers Shanghai dès le 26 octobre et vers Pékin depuis mardi, après avoir subi « des années de pertes financières ».

Le nombre de vols possibles entre les Etats-Unis et la Chine est fixé par un accord bilatéral, et ils seraient quasiment tous opérés. La capacité entre la Chine et les États-Unis a augmenté de 6,1% en 2018, par rapport à +9,1% en 2017, selon les données de FlightGlobal. Au premier semestre de 2019, la capacité devrait diminuer de 1%, après une croissance de 7,4% au cours de la même période cette année.

 

China Southern Airlines vise Madrid, Tel Aviv et Vienne

Air Journal 24/10/2018

La compagnie aérienne China Southern Airlines a déposé des demandes d’autorisation pour ouvrir à partir du mois de décembre à Pékin de nouvelles liaisons vers Islamabad, Vienne, Tel Aviv et Madrid.

La compagnie chinoise a proposé à l’autorité de l’aviation civile CAAC le lancement depuis sa base à Pékin d’un vol quotidien vers l’aéroport de Madrid-Barajas Adolfo Suarez, qui serait opéré selon ATW « en Airbus A330-200 ou A330-300 ou en Boeing 777-300ER ». China Southern serait alors en concurrence avec Air China, la capitale espagnole étant aussi reliée à Shanghai Iberia et China Eastern, à Hong Kong par Cathay Pacific, à Shenzhen par Hainan Airlines et à Chengdu et Hangzhou par Beijing Capital Airlines ; sa partenaire de l’alliance SkyTeam à Madrid, Air Europa, ne propose aucun vol vers la Chine.

L’aéroport de Tel Aviv-Ben Gurion serait lui desservi à compter du mois de février prochain, avec la encore un vol quotidien – « en A330 ou en 787 ». China Southern Airlines fera cette fois face directement à El Al et Hainan Airlines.

La liaison de la compagnie chinoise vers Vienne-Schwechat devrait être opérée trois fois par semaine au mois de mars, au départ de Pékin toujours mais via Urumqi. Air China et Austrian Airlines proposent cet axe, la compagnie autrichienne desservant également Shanghai.

Enfin l’aéroport d’Islamabad, déjà desservi par China Southern Airlines au départ d’Urumqi, le serait aussi dès le mois de décembre au départ de Pékin via Chengdu ; la capitale du pakistanaise aurait droit à trois vols par semaine, face à la concurrence d’Air China et Pakistan International Airlines.

Rappelons que China Southern Airlines ne dessert déjà en Europe que les aéroports de Paris-CDG, Francfort, Londres et Istanbul. Elle forme depuis juillet dernier une coentreprise unique avec Air France, KLM Royal Dutch Airlines et Xiamen Airlines, après la fusion des accords précédents.

 

Lufthansa Group optimise le programme de ses hubs

Déplacements Pros 24/10/2018

Lufthansa Group mise sur une gestion centralisée et flexible de ses hubs. Ce nouveau système permet au groupe de déplacer sa flotte d’une base à l’autre en fonction de la demande des clients. En s’appuyant sur cette stratégie, la holding a repensé l’offre des aéroports de Munich, Francfort, Zurich et Vienne.

Le groupe Lufthansa a décidé d’accélérer le développement de son hub de Munich et de faire de la capitale bavaroise une plaque tournante vers l’Asie. Selon les prévisions de l’entreprise, les compagnies aériennes du réseau devraient, avec la hausse des fréquences à Munich, afficher une croissance importante. En plus de l’augmentation des fréquences vers Singapour et Séoul, la première liaison quotidienne Munich – Bangkok sera lancée à l’été 2019.
Dans la lignée du renforcement de son offre asiatique, Lufthansa Group prévoit de transférer les vols à destination d’Osaka (Japon) de Francfort vers Munich.

La holding allemande ajoute “Le transfert de cinq Airbus A380 de Francfort à Munich en 2018 a été bien accueilli par le marché et remporte depuis un franc succès. Compte tenu de ces résultats et afin de soutenir la croissance du trafic, Lufthansa prévoit de déplacer des appareils A380 supplémentaires depuis Francfort vers Munich, en 2020”. Par ailleurs, trois Airbus 320 vont être transférés du hub de Francfort vers celui de Munich dans le cadre du développement du trafic de correspondance. En contrepartie trois appareils plus petits, des Bombardier CRJ900, initialement stationnés à Munich, partiront vers Francfort.
Lufthansa Group renforcera également son offre First Class au départ de Munich, en transférant la majorité de sa flotte d’Airbus A340-600, aujourd’hui basée à Francfort.

L’international dans le viseur à Francfort

Pour son hub de Francfort, Lufthansa Group mettra l’accent sur la diversité des destinations. La compagnie allemande proposera quatre nouvelles destinations au départ de Francfort lors du programme d’hiver 2018/19 : Eilat (Israël), Agadir (Maroc), Trieste (Italie) et Thessalonique (Grèce). Elle lancera également une liaison vers Austin aux USA le 3 mai 2019.

Zurich et Vienne misent sur l’Europe

Lufthansa Group prévoit une activité stable pour son hub de Zurich, berceau de Swiss, en raison du fort développement enregistré au cours des dernières années. L’accent sera mis sur les destinations européennes. Elle ouvrira une liaison vers Brême (Allemagne) lors du programme d’hiver 2018/19. Swiss continuera aussi à voler vers Bordeaux, Kiev (Ukraine), Brindisi (Italie) et l’île de Sylt (Allemagne).
De son côté, Austrian Airlines, depuis Vienne, renforcera son offre à destination de l’Europe dans son programme de vols de l’hiver 2018-2019. “Dès fin octobre 2018, plus de 40 vols supplémentaires desserviront chaque semaine 14 destinations européennes, parmi lesquelles Berlin, Düsseldorf et Hambourg en Allemagne, mais aussi Copenhague (Danemark), Kiev (Ukraine), Athènes (Grèce) et Cracovie (Pologne). Un développement rendu possible grâce à l’amélioration du réseau”, explique le groupe.
En parallèle, Austrian Airlines augmentera certaines de ses fréquences vers l’Amérique du Nord.

Air France vs Travel Planet : vers une jurisprudence dissuasive ?

Tourmag 24/10/2018

Les avis divergent sur la question…

Accusée par Air France d’avoir mis en place une marge illégale sur des billets d’avion, l’agence de voyages d’affaires lilloise Travel Planet fait appel de la décision du Tribunal de commerce de verser des dommages et intérêts à la compagnie aérienne. Pour cette dernière, le jugement est surtout un moyen de dissuader d’autres TMC (Travel management company) de se lancer dans de telles pratiques. Explications.

Il y a une semaine, le Tribunal de commerce de Lille condamnait l’agence Travel Planet à verser 100 000 euros de dommages et intérêts à Air France dans un litige concernant une surfacturation de billets.
Si le procès va se poursuivre en appel et que de nombreuses questions demeurent, la compagnie nationale espère bien, grâce à ce jugement, mettre fin à ces pratiques et dissuader d’autres TMC de mettre en place, à l’instar de Travel Planet, des majorations sur les tarifs négociés.

Une jurisprudence Travel Planet ?

Pour la compagnie nationale, pas de doute, le jugement rendu à Lille aura un effet dissuasif à l’avenir.
« Le tribunal a été très clair. Maintenant, il y a jurisprudence », nous indique, chez Air France, une source interne proche du dossier.
Mais de quoi est-il vraiment question ? Dans les faits, Air France négocie avec ses clients, entreprises ou établissements publics, des tarifs de billets d’avion. Ces derniers se tournent ensuite vers l’agence de voyage d’affaires de leur choix.
C’est en bouclant leurs comptes annuels que certains clients de la sphère publique se sont rendus compte d’une surfacturation provenant de Travel Planet.

La marge ajoutée aux billets n’était pas présentée comme des frais de services de l’agence, laissant penser qu’il s’agissait du prix pratiqué par Air France.
Se rendant compte de la pratique, l’été dernier, Air France a cessé d’émettre des billets d’avion au profit de Travel Planet France, et ont alors commencé plusieurs attaques judiciaires, dont la dernière en date a donné raison à la compagnie nationale le 17 octobre 2018.
D’après nos informations, certains clients lésés lanceraient à leur tour des poursuites et auraient saisi le procureur.

Des pratiques « pas nouvelles » ?

Après la parution de notre premier article sur cette affaire opposant l’agence de voyage d’affaires lilloise à la compagnie tricolore, nous avons reçu de nombreuses réactions.
Pour beaucoup, le cas Travel Planet n’est pas isolé. Certains messages évoquent des pratiques frauduleuses dans d’autres agences du même type.
« En industrialisant la pratique des démarrages (pratiques frauduleuses) sans jamais être inquiétées », certaines TMC « se sont enrichies en détournant des millions d’euros aux compagnies, principalement Air France », croit savoir un lecteur.
Avec l’affaire Travel Planet, « on peut comprendre que beaucoup de clients préfèrent passer directement par Internet », juge un autre. «

Ce genre de pratiques n’est pas nouveau et durera encore longtemps », estime-t-il.

Du côté d’Air France, on explique être confronté à ce problème pour la première fois. « Dans le cas de Travel Planet, la pratique atteint un niveau presque industriel », nous explique-t-on. « Il y a peut-être d’autres agences qui pratiquent ce genre de majorations illégales, mais nous ne sommes pas au courant ».
Ce que confirme un autre internaute : « de telles pratiques lamentables ne sont pas, malheureusement, exclusives à Travel Planet. Nettoyer les écuries d’Augias fait aussi partie du boulot des Entreprises du Voyage ! ».

Deux interprétations

D’autres messages que nous avons reçus prennent la défense de la TMC.
« Regardons plutôt qui cherche à faire bouger les lignes et mettre en place un véritable système de distribution performant. Ils ne sont pas nombreux, Travel Planet a le mérite de faire partie de ceux-ci », estime un internaute, parlant de créer un « nouveau modèle de distribution qui protégera ses propres marges, celle de la distribution intelligente et emportera les clients dans une expérience enfin positive ».

Pour le Tribunal de Commerce de Lille Métropole, l’agence a « violé son obligation de transparence à l’égard des clients en manipulant le prix des billets et en dissimulant les majorations ».
Pour Travel Planet, qui a fait appel de la décision de justice, il s’agit « d’une attaque sans précédent de la part d’Air France », contre « une approche moderne et sans précédent dans la distribution des voyages d’affaires » qu’elle aurait développée.