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Au Sommaire :

  • Ryanair entre grèves et baisse des bénéfices
  • Ryanair : salaires des pilotes, prix du carburant responsables de la baisse des bénéfices
  • Dans les turbulences, Ryanair déplore une hausse limitée du prix des billets
  • Aigle Azur lance une première ligne domestique entre Lyon et Nantes
  • Emirates va augmenter ses capacités de 10% en France (et encore plus demain ?)
  • Emirates passe en quotidien entre Lyon et Dubaï
  • AF-KLM et Delta continuent sans Alitalia

Ryanair entre grèves et baisse des bénéfices

Air journal du 23/07/2018

La compagnie aérienne low cost Ryanair fait entre aujourd’hui et jeudi face à trois journées de grève de la part de ses pilotes en Irlande puis de ses PNC en Belgique, en Espagne et au Portugal. Son bénéfice net a reculé de 22% au premier trimestre, en partie pour des raisons sociales.
Ce 24 juillet 2018, certains pilotes irlandais de la spécialiste du vol pas cher sont en grève pour la troisième fois depuis le mois dernier, d’autres dates devant être annoncées dès demain. L’impact reste limité aux vols entre les aéroports irlandais et le Royaume Uni, avec 16 vols annulés sur les 290 programmés entre les deux pays, ce qui affectera 2500 clients. Ryanair dénonce un mouvement mené par « seulement 25% des pilotes irlandais », et remercie les autres 75% « qui travaillent normalement ». L’impact de la grève de deux jours des hôtesses de l’air et stewards est beaucoup plus important : 600 vols sont annulés mercredi et jeudi sur un total de 4800. Selon la low cost, 100.000 passagers seront affectés avec jusqu’à 200 vols seront annulés chaque jour depuis et vers l’Espagne (24% du programme quotidien), 50 depuis et vers le Portugal (27%), et 50 depuis et vers la Belgique (31% des 160 vols prévus chaque jour).
Le CEO de Ryanair Michael O’Leary a déclaré hier qu’il s’attend à d’autres grèves durant l’été, « car nous ne sommes pas prêts à accepter des demandes déraisonnables qui compromettraient nos bas tarifs ou notre modèle très efficace ». Ces grèves de nouveau qualifiées d’inutiles « continuaient de nuire à la confiance des clients et aux rendements de certains marchés », a-t-il ajouté, prévenant que la poursuite des grèves devrait pousser la low cost à revoir son programme d’hiver à la baisse, ce qui pourrait (comme l’hiver dernier) entraîner une réduction de la flotte et « des pertes d’emplois dans les marchés où des pilotes de la concurrence s’ingèrent dans nos négociations avec notre personnel et ses syndicats ».
Michael O’Leary s’exprimait lors de la présentation des résultats de Ryanair au premier trimestre (avril-juin 2018), qui a vu le bénéfice net chuter de 22% à 309,2 millions d’euros. La compagnie avait anticipé un alourdissement de sa facture carburant du fait d’un rebond des prix du pétrole qui lui a coûté 118 millions d’euros (et devrait atteindre 430 millions d’euros sur l’exercice). Cette envolée des prix du carburant pourrait en outre « aggraver les difficultés financières de certains de ses concurrents et nourrir les mouvements de fusion-acquisition » dont Ryanair dit pouvoir profiter. Le T1 a vu les dépenses liées au personnel augmenter, en particulier via des hausses de salaires des pilotes
Ryanair a mis en avant la hausse de 7% du nombre de passagers transportés à 37,6 millions au premier trimestre, malgré les 2500 annulations de vols liées à des grèves de contrôleurs aériens dans plusieurs pays (dont la France). Mais la hausse de trafic est accompagnée par une baisse des tarifs, en raison d’une forte concurrence sur le moyen-courrier en Europe et en particulier en Allemagne. Cette concurrence restera vive au deuxième trimestre, en raison de plusieurs facteurs comme la Coupe du monde de football, la vague de chaleur en Europe du Nord ou les grèves. Ryanair maintient sa prévision de bénéfice annuel, attendu en baisse dans une fourchette entre 1,25 à 1,35 milliard d’euros. Mais elle prévient à nouveau que le risque d’une absence d’accord sur le Brexit est « sous-estimé » quant à l’impact que cela aura sur l’économie.

Ryanair : salaires des pilotes, prix du carburant responsables de la baisse des bénéfices

La Tribune du 23/07/2018

L’entreprise aérienne Ryanair a publié ce lundi un bénéfice en recul de 22% lors du premier trimestre, suite à un carburant plus cher et des augmentations de revenus accordées à ses pilotes.
Le bénéfice net s’est établi à 309,2 millions d’euros entre avril et juin 2018, période qui correspond au premier trimestre de son exercice décalé, a annoncé dans un communiqué le groupe irlandais.

L’estimation d’une diminution du profit annuel
Ryanair a par ailleurs maintenu sa prévision d’un bénéfice annuel en baisse dans une fourchette entre 1,25 à 1,35 milliard d’euros, malgré les grèves auxquelles il fait face et alors que le Brexit interviendra au terme de son exercice, fin mars 2019.
Le groupe avait anticipé un alourdissement de sa facture de kérosène du fait d’un rebond des prix du pétrole. Ce renchérissement lui a coûté 118 millions d’euros sur le trimestre, une charge qui devrait atteindre 430 millions d’euros sur l’exercice.
La compagnie estime même que cette envolée des prix du carburant pourrait aggraver les difficultés financières de certains de ses concurrents et nourrir les mouvements de fusion-acquisition, ce dont Ryanair dit pouvoir profiter.
Dans le même temps, la compagnie a déboursé davantage d’argent pour son personnel, avec des hausses des salaires de ses pilotes afin d’apaiser les tensions sociales qui avaient éclaté an grand jour à la fin de l’été 2017. Des problèmes de planning avaient alors entraîné une grave crise sociale et des annulations portant au total sur 20.000 vols.

Une hausse du trafic faite au prix d’une baisse des tarifs
Ryanair se félicite par ailleurs d’une hausse de 7% du nombre de passagers transportés à 37,6 millions sur le trimestre, en dépit de 2.500 annulations de vols liées à des grèves de contrôleurs aériens dans plusieurs pays, dont la France.
En revanche, cette hausse du trafic s’est faite au prix d’une baisse des tarifs, toujours sous pression en raison d’une forte concurrence sur le court-courrier en Europe, en particulier en Allemagne.
La compagnie s’attend à ce que la concurrence reste vive au deuxième trimestre en raison de plusieurs facteurs comme la Coupe du monde de football, la vague de chaleur en Europe du Nord et les grèves.
Ryanair a publié ses résultats trimestriels à l’entame d’une semaine au cours de laquelle elle va connaître la plus importante grève depuis sa création. Des arrêts de travail du personnel navigant en Espagne, au Portugal, en Italie et en Belgique vont entraîner mercredi et jeudi l’annulation de plus de 300 de ses 2.400 vols quotidiens.

De nouvelles grèves possibles pendant l’été
La compagnie irlandaise, qui a transporté 130 millions de passagers dans 37 pays en 2017, a évité des grèves généralisées en décembre dernier, avant les fêtes de fin d’année, en reconnaissant des syndicats pour la première fois en 32 ans d’existence. Elle peine cependant depuis à conclure des accords avec certains d’entre eux.
“Même si nous maintenons des contacts actifs avec les syndicats de pilotes et de personnel navigant à travers l’Europe, nous nous attendons à de nouvelles grèves au moment du pic de la période estivale”, a dit Michael O’Leary.
Il a prévenu que la compagnie pourrait retirer des avions de certains marchés, y compris l’Irlande, si les perturbations se poursuivaient, ce qui pourrait entraîner des suppressions de postes. “Nous ne pouvons pas laisser les vols de nos clients être perturbés de manière inutile par une infime minorité de pilotes”, a-t-il dit.
Ryanair a confirmé qu’elle tablait sur un bénéfice annuel de 1,25 à 1,35 milliard d’euros contre un bénéfice record de 1,45 milliard sur l’exercice annuel précédent. Le consensus des analystes donne 1,31 milliard d’euros.
L’entreprise avait prédit en mai une baisse de 5% du prix moyen du billet d’avion au premier trimestre et une hausse de 4% au deuxième trimestre. Ce prix a diminué de 4% au premier trimestre et augmentera de 1% le trimestre suivant, a dit la compagnie aérienne à bas coûts.
Elle confirme que ce prix moyen ne variera pas sur l’exercice annuel clos fin mars 2019.
EasyJet, deuxième compagnie européenne à bas coûts, a pour sa part relevé ses prévisions de résultats annuels mercredi dernier tandis que Norwegian Air Shuttle , en pleine croissance, a publié début juillet des résultats meilleurs que prévu.
Dans les turbulences, Ryanair déplore une hausse limitée du prix des billets
Les Echos du 24/07/2018
La compagnie irlandaise à bas coûts a publié ce lundi ses résultats trimestriels dans un contexte défavorable de grèves. Son bénéfice net est en repli de 22 % sur la période. Son action a perdu 20 % depuis août 2017.
Ryanair a perdu ce lundi, jusqu’à près de 6 % en cours de séance à la Bourse de Dublin, après avoir annoncé la révision à la baisse de la hausse du prix moyen du billet durant la saison estivale. La compagnie aérienne à bas coûts anticipe désormais une croissance de 1 % seulement, contre 4 % auparavant.
« La récente dégradation du contexte pour les prix et l’impact attendu des grèves de personnel sur la politique à venir de tarification signifient que les prix au deuxième trimestre n’augmenteront approximativement que de 1 % », a ainsi expliqué le directeur général, Michael O’Leary, cité dans un communiqué. Un contexte moins favorable, qu’il attribue à une concurrence plus vive du fait de « la Coupe du monde, de la vague de chaleur en Europe du Nord et aux incertitudes au sein de la clientèle au sujet des grèves de pilotes ».

Un bénéfice net en repli de 22 %
La compagnie irlandaise a également été pénalisée par la hausse des coûts du personnel, liée aux revalorisations salariales, et du kérosène (118 millions d’euros en plus sur la facture). Son bénéfice net a ainsi chuté de 22 % entre avril et juin 2018, premier trimestre de son exercice fiscal, pour atteindre 309 millions d’euros. Le chiffre d’affaires, quant à lui, s’établit à 2,1 milliards, en hausse de 9 %.
Ces résultats sont pourtant supérieurs aux attentes, le consensus des analystes les ayant donnés respectivement à 305 millions d’euros et 2,03 milliards. Quant au trafic de passagers, il a augmenté de 7 %, à 37,6 millions sur le trimestre, malgré 2.500 annulations de vols liées à des grèves de contrôleurs aériens dans plusieurs pays, dont la France, où d’ailleurs la compagnie a indiqué son intention de porter plainte, avant qu’easyJet ne fasse de même .

De nouvelles grèves possibles cet été
Ryanair fait de nouveau face cette semaine à un mouvement social de ses pilotes en Irlande, qui doivent mener ce mardi un troisième jour de grève, entraînant d’ores et déjà l’annulation de 16 vols entre l’Irlande et le Royaume-Uni. La grève du personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique ces mercredi et jeudi, pour dénoncer leurs conditions de travail, a conduit à l’annulation de 600 vols.
De nouvelles grèves sont par ailleurs attendues cet été, la compagnie ayant déclaré « ne pas être prête à répondre à des demandes qui ne sont pas raisonnables. »
L’action Ryanair a perdu environ 20 % depuis son record d’août 2017 à 19,38 euros. La compagnie a toutefois confirmé qu’elle visait un bénéfice annuel compris entre 1,25 et 1,35 milliard d’euros, contre un bénéfice record de 1,45 milliard sur l’exercice annuel précédent. Le consensus le donne à 1,31 milliard.

Aigle Azur lance une première ligne domestique entre Lyon et Nantes

Le Quotidien du tourisme du 23/07/2018

Aigle Azur lance un vol direct entre Lyon et Nantes à partir du 29 octobre en A320 configuré en mono-cabine éco avec 180 sièges, à raison de 12 vols allers-retours par semaine. Ce lancement sur le réseau domestique s’inscrit dans la stratégie de développement global d’Aigle Azur.
Le vol aller-retour est disponible à partir de 37 euros TTC. C’est une première pour la compagnie française qui va désormais proposer à ses clients une nouvelle option de voyage entre 2 pôles urbains parmi les plus attractifs en France et au fort potentiel économique et touristique. Les clients peuvent d’ores et déjà acheter leur billet en ligne sur le site de la compagnie ou chez leur agent de voyage.
Ce lancement sur le réseau domestique s’inscrit dans la stratégie de développement global d’Aigle Azur qui s’ouvre également au long-courrier (avec Sao Paulo le 5 juillet et Pékin en septembre et qui, dès l’automne 2018 doublera ses fréquences vers Berlin et Milan portant ainsi à 8 le nombre de rotations hebdomadaires vers Berlin et à 2 le nombre de liaisons quotidiennes Paris Orly-Milan.

Emirates va augmenter ses capacités de 10% en France (et encore plus demain ?)

La Tribune du 23/07/2018

Malgré le gel des droits de trafic aux compagnies du Golfe, le transporteur de Dubaï a obtenu le feu vert pour passer de 20 à 21 vols par semaine à Paris, et de 5 à 7 vols hebdomadaires à Lyon.
En août, Emirates augmentera sa capacité en sièges en France de 10%. La compagnie de Dubaï a en effet récemment obtenu l’autorisation d’ajouter deux vols hebdomadaires sur la ligne Dubaï-Lyon à partir du 2 août et un autre sur la ligne Dubaï-Paris à partir du 7 août, qui lui permettront d’assurer trois vols quotidiens à Roissy-Charles-de-Gaulle et un vol par jour à Lyon-Saint-Exupéry.

Gel des droits de trafic
S’il répond à une vieille demande de la part d’Emirates, ce feu vert des autorités françaises a de quoi surprendre. Il intervient en plein pendant les Assises du transport aérien, qui visent à améliorer la compétitivité du transport aérien français, et va à l’encontre des doléances d’Air France et de ses syndicats de maintenir le gel des droits de trafic des compagnies du Golfe (Emirates, Etihad Airways et Qatar Airways), décidé en 2012 sous la mandature de François Hollande, tant qu’un cadre garantissant des règles de concurrence équitables ne sera pas établi.
Ces trois compagnies du Moyen-Orient sont, en effet, accusées de gagner des parts de marché grâce aux aides directes ou indirectes de leur État-actionnaire. Emirates a toujours nié être subventionnée. Ce dont s’accordent de nombreux professionnels du transport aérien français, qui pointent plutôt Etihad et Qatar Airways.
Porté aujourd’hui par Bruxelles, le dossier n’avance pas alors qu’il a trouvé une solution aux États-Unis, que les compagnies du Golfe peuvent à nouveau desservir de manière “illimitée”.

Décision surprenante
Le refus fin mai de la Direction générale de l’aviation civile française (DGAC) d’autoriser le directeur France d’Emirates à assister à un colloque sur les droits de trafic organisé dans le cadre des Assises du transport aérien, confirmait la traditionnelle hostilité de la DGAC à l’égard des compagnies du Golfe et ne laissait pas présager un feu vert aux demandes d’Emirates quelques semaines après. Les propos tenus début juin à La Tribune par le président d’Emirates Airlines, Tim Clark, non plus. Ce dernier était beaucoup plus agacé par le refus du gouvernement français de lui accorder plus de vols que confiant sur un déblocage rapide de la situation.
Transfert des droits d’Etihad
Certes, comme l’indique la DGAC, ces nouveaux vols accordés à Emirates restent dans l’enveloppe de droits de trafic de l’accord bilatéral signé en 2011 entre la France et les Emirats arabes unis (EAU) sur les services aériens entre les deux pays, puisqu’ils sont pris sur le quota de vols initialement attribués à l’autre grande compagnie des Emirats arabes unis, Etihad Airways (Abu Dhabi) et non utilisé par celle-ci. Mais rien n’obligeait la France à répondre favorablement aux attentes d’Emirates. Sauf à ne pas vouloir se brouiller avec les Emirats.

Emirates tient à bout de bras le programme A380
Dans un souci de maintenir ses bonnes relations diplomatiques et commerciales avec les Emirats (et Dubaï, en particulier, qui vient de sauver le programme A380 en passant cet hiver une nouvelle commande du superjumbo européen), le ministère des Affaires étrangères a réussi à convaincre Matignon et l’Élysée d’accorder ces nouveaux vols.
Difficile d’imaginer qu’il n’y aura pas de suite. Il est clair qu’Emirates ne va pas se contenter de ces vols supplémentaires qui, à ses yeux, ne font que rattraper un niveau de capacités qui aurait dû lui être accordé il y a bien longtemps et reste encore très loin du celui proposé dans d’autres pays européens. Le sauvetage de l’A380 vaut bien plus que trois vols par semaine. Surtout si la compagnie de Dubaï devait s’engager à l’avenir sur une nouvelle version du superjumbo, plus longue et équipée de nouveaux moteurs. Il y a fort à parier qu’Emirates revienne très vite à la charge pour obtenir de nouveaux vols à Paris et en régions.

Emirates passe en quotidien entre Lyon et Dubaï

Le Quotidien du tourisme du 23/07/2018

Emirates poursuit son déploiement sur l’aéroport de Lyon en proposant deux vols supplémentaires Lyon-Dubaï. Ces liaisons quotidiennes seront opérées toute l’année en Boeing 777-300ER.
Jusqu’à présent desservie 5 fois par semaine, Dubaï sera désormais reliée à Lyon 7j/7. Emirates propose deux vols aller-retours supplémentaires par semaine les mardis et jeudis à partir du 2 août. En vente dès aujourd’hui, ces liaisons quotidiennes seront opérées toute l’année en Boeing 777-300ER, dans une configuration à trois classes, dont 8 suites privées en première classe, 42 sièges intégralement inclinables en Classe Affaires et 304 sièges en éco. Emirates renforce ainsi la connexion de Lyon vers le Moyen-Orient, l’Asie, l’Océanie, l’Australie et l’Afrique via son hub international.
Entre 2013 et fin 2017, Emirates a vu son trafic passager augmenter de 55 % sur ses vols Lyon-Dubaï. Pour répondre à la demande croissante des voyageurs, la compagnie a déjà augmenté ses capacités d’accueil en 2014 en changeant d’appareil (B777 versus A340). Le tourisme d’affaires est l’un des moteurs de ces bons résultats. Autre facteur de succès, le fret en soute qui connait une progression moyenne de 14 % par an entre 2013 et 2017.

AF-KLM et Delta continuent sans Alitalia

Air journal du 23/07/2018

La coentreprise entre le groupe Air France-KLM et les compagnies aériennes Delta Air Lines et Virgin Atlantic d’une part, et celle entre Delta et Virgin d’autre part, ont demandé l’autorisation de fusionner sans mentionner Alitalia, en cours de restructuration.
Le document déposé le 20 juillet 2018 auprès des autorités américaines, consulté par Flightglobal, précise que l’omission de la compagnie nationale italienne est due au fait que l’Etat mène actuellement sa restructuration selon les procédures de faillite, et que « sa future structure de propriété est incertaine ». Air France-KLM, Delta et Virgin Atlantic ajoutent qu’elles espèrent « mettre en place une coopération neutre à l’avenir » avec Alitalia. Quand les deux coentreprises avaient fait part de leur volonté de rapprochement l’année dernière en un accord de joint-venture unique sur le marché transatlantique, la compagnie italienne de l’alliance SkyTeam était encore intégrée au projet. Mais après sa quasi-faillite suite au retrait de l’actionnaire Etihad Airways, et la crise politique en Italie qui a retardé la finalisation de sa restructuration, Alitalia ne serait plus mentionnée dans aucun document promotionnel selon le site spécialisé. Elle avait rejoint la coentreprise Air France-KLM – Delta en 2010.
Les compagnies française, néerlandaise, américaine, toutes membres de SkyTeam, et Virgin Atlantic détiennent environ un quart du marché transatlantique, mais c’est la coentreprise Oneworld (American Airlines, British Airways, Iberia, Finnair) qui domine le marché anglo-saxon ; mieux la concurrencer est un des arguments avancés pour justifier la fusion des deux coentreprises, ainsi que la lutte contre les nouveaux entrants low cost (Norwegian, WOW air, Level). Les quatre compagnies aériennes sont également liés par un actionnariat commun : Delta détient 8% du capital d’Air France-KLM et 49% de celui de Virgin Atlantic – dans le capital de laquelle le groupe franco-néerlandais doit entrer à hauteur de 31%. Elles estiment que la réunion des deux coentreprises pourrait leur faire gagner 85 millions de dollars par an, et de mieux coordonner les horaires, les tarifs, le marketing et d’autres aspects commerciaux.
Rappelons que l’on ne saura pas avant octobre si et comment Alitalia sera vendue. La dernière tendance du gouvernement italien serait plutôt de conserver 51% du capital afin de préserver son « italianité », et mieux lutter contre Air Italy (ex-Meridiana et désormais soutenue par Qatar Airways). Lufthansa et easyJet sont toujours intéressées par des morceaux de la compagnie italienne, alors que l’Europe a lancé une enquête approfondie sur le prêt-relais de 900 millions d’euros consenti par l’état, et dont le remboursement est lui aussi reporté à l’hiver prochain.