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Au sommaire :  

 

  • Aéroport de Bordeaux : Une année 2019 record pour le trafic international

  • Pétition contre la privatisation ADP: Villeneuve-le-Roi passe les 10%

  • Francfort : record de trafic avec plus de 70 millions de passagers en 2019

  • VINCI Airports, deuxième opérateur aéroportuaire mondial avec 255 millions de passagers en 2019

  • Paris-Beauvais : 3,98 millions de passagers en 2019

  • L’aéroport de Marseille Provence, 3ème de France…

  • Aéroport de Toulouse : Casil a fait une bonne affaire

  • Air France et Transavia raflent l’essentiel des droits de trafic d’Aigle Azur

  • Le groupe TUI cesse ses activités en Italie

 

Aéroport de Bordeaux : Une année 2019 record pour le trafic international

Aquitaine Online 20/0/2020

En cette période charnière qui dessine le futur visage de l’Aéroport de Bordeaux, 2019 s’achève sur un bilan annuel à 7,7 millions de passagers dont 60% sur des vols internationaux. La croissance atteint +13,3% et s’inscrit dans une progression maitrisée des mouvements d’avion à 6%.

2019 a été une année décisive pour l’aéroport, marquée par la validation d’un large programme d’investissement de 169 millions d’euros. Certains projets ont d’ores et déjà été lancés : la construction d’une nouvelle jetée internationale de Haute Qualité Environnementale ou encore la rénovation des parcs de stationnement, première étape vers l’amélioration de l’accessibilité à l’aéroport. Le nouveau plan d’orientation stratégique à 2023 donne la priorité aux actions en faveur d’un développement écoresponsable, conciliant la croissance aéroportuaire, indispensable au développement socio-économique du territoire néo-aquitain, avec un développement durable, respectueux de l’environnement et des populations. Dans le respect de ces enjeux, l’aéroport a développé un réseau de lignes aériennes toujours plus large (113 destinations) et tourné vers l’international.

Un trafic largement international

Les lignes internationales représentent 90% des 113 destinations proposées au pic de la saison et des 39 nouveautés de 2019. Elles affichent une hausse de +20,4%. Les hubs intercontinentaux englobent plus du tiers du trafic international.

« Notre politique de développement avec les compagnies aériennes low cost a encore été payante cette année, elles ont généré 90% des ouvertures de lignes. Après l’installation de bases aériennes par Volotea puis easyJet, Bordeaux a accueilli celle de Ryanair en 2019. Ces bases sont un véritable atout pour notre région, bien sûr d’un point de vue de l’offre aérienne proposée et de sa flexibilité, mais elles permettent aussi de créer des emplois locaux et de participer à la dynamique économique. Ce dynamisme aéroportuaire bordelais attire également des compagnies de réseau comme Air Canada ou Ural Airlines en 2019. Je souligne également les bons résultats d’Air France qui confirme ses 16 vols quotidiens vers Paris. Nous prévoyons une croissance plus modérée dès 2020, portée essentiellement par le réseau développé depuis 10 ans.» analyse Pascal Personne, président du Directoire de la SA Aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Le lancement des grands projets d’aménagement

L’accessibilité et les parkings

un usage facilité par de nouveaux services pratiques, davantage de places, des systèmes moins énergivores… l’évolution des parkings de l’aéroport a été l’un des premiers chantiers du programme 2023 et lancé en 2019. Dans une démarche de facilitation du stationnement, les parcs P1 et P2 ont retrouvé en mai leur capacité maximum à la suite des travaux de réaménagement et de modernisation. Afin d’accueillir le tram en 2022, d’importants travaux de préparation d’accueil ont été lancés aux abords de l’aéroport ; mobilité durable et accessibilité étant une question centrale pour l’Aéroport de Bordeaux. Enfin, début novembre, le nouveau Technobus, Corol 39 est entré en service. Il propose une correspondance aux lignes de Tram A et B, et sur la ligne TER Bordeaux-Arcachon via la gare de Pessac-Alouette

Le nouveau hall d’enregistrement de billi 

Grâce à l’extension de bâtiment Départ abritant un nouveau système automatique de traitement des bagages en soute et des bornes autonomes d’enregistrement, le terminal billi se modernise et renforce sa capacité d’accueil, tout en demeurant fidèle au modèle économique qui a fait ses preuves.

Le lancement de la construction du nouveau satellite international 

Pour le confort des passagers des vols internationaux, le Hall A développe sa capacité côté piste, avec la création de 2 nouvelles aires avions et le réaménagement de zones d’embarquement existantes par la création d’une infrastructure nouvelle. Ce nouvel espace comporte 3.500 m2 de bâtiment neuf en cours de construction dans le respect des exigences de Haute Qualité Environnementale. Il permettra d’accueillir 4 nouvelles salles d’attente à l’embarquement et un espace de restauration et de commerces.

Mise en service Eté 2020

En 2020, les aménagements continuent : fin de la construction de la jetée internationale, poursuite de l’aménagement des parkings face aux aérogares, de l’accès à l’aéroport et de l’accueil du tram, lancement du projet de modernisation et agrandissement du terminal à services simplifiés billi… Le circuit passager sera donc encore impacté mais les équipes de l’aéroport sont mobilisées pour atténuer au maximum l’impact sur les passagers.

 

Pétition contre la privatisation ADP: Villeneuve-le-Roi passe les 10%

94.citoyen.com 20/01/2020

Fin décembre, Villeneuve-le-Roi est la première commune de plus de 10 000 électeurs dont 10% des inscrits ont signé la pétition contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), la société qui exploite notamment les aéroports d’Orly et Roissy.

A ce jour, la commune située dans la trajectoire sonore immédiate de l’aéroport est du reste la seule de plus de 10 000 électeurs à avoir passé ce cap. Le 10ème arrondissement parisien, qui compte lui plus de 50 000 habitants, pourrait suivre, qui a dépassé les 9% d’électeurs inscrits.

Dans le Val-de-Marne, la ville en tête de la mobilisation reste Ablon-sur-Seine, première à avoir franchi les 10% dès la mi-octobre. La commune continue de tracer tranquillement vers les 20%. A ce jour, 17,8% de ses électeurs inscrits ont signé la pétition.

En décembre, le Conseil départemental a fait sillonner un camion pour informer les habitants de l’existence de cette pétition nationale officielle lancée par le ministère de l’Intérieur en juin suite à une demande des parlementaires, et qui, si elle franchit le cap des 10% au niveau national avant le 12 mars, obligerait le parlement à examiner une loi inscrivant dans le marbre le caractère de service public de l’exploitation des aéroports franciliens.

Au niveau du Val-de-Marne, 37 833 signatures ont été enregistrées à ce jour, soit 4,87% des 776 122 électeurs inscrits dans le départements. Derrière Ablon et Villeneuve-le-Roi, Cachan est en troisième position avec 9%.

Alors que le cap des 10% au niveau national (soit 4,8 millions de signatures) semble impossible à franchir car la mobilisation est surtout concentrée en région parisienne et qu’aucune communication n’est effectuée sur le sujet par le ministère de l’Intérieur, le président de la République avait laissé entendre fin avril qu’il abaisserait le seuil à 1 million de signatures, cap qui a été franchi début décembre. Mi-décembre, le président du Conseil départemental du Val-de-Marne, Christian Favier, a écrit à Emmanuel Macron en ce sens. « Le seuil du million de signatures atteint, dans un contexte social particulièrement tendu, il apparaît indispensable que vous teniez vos engagements pris le 25 avril 2019 », demande l’élu.

Pour rappel du contexte, le ministère de l’Intérieur a lancé le 13 juin 2019 une consultation de tous les électeurs de France, les invitant à faire savoir s’ils souhaitent qu’un projet de loi référendaire instaurant le caractère de service public national des Aéroports de Paris soit étudié par le parlement. Cette loi empêcherait la privatisation des Aéroports de Paris, récemment permise par la loi Pacte. Cette consultation a été lancée suite à l’initiative d’un cinquième des parlementaires, opposés à la privatisation d’ADP. La règle du Rip (Référendum d’initiative partagée) est que le projet de loi sera étudié par le parlement si au moins 10% du corps électoral français le demande d’ici au 12 mars 2020, date de la fin de consultation. Si ce seuil était atteint et que le parlement ne se saisissait pas de la proposition de loi dans les six mois, un référendum pour ou contre cette loi serait alors organisé.

 

Francfort : record de trafic avec plus de 70 millions de passagers en 2019

Air Journal 19/01/2020

L’aéroport de Francfort (FRA), première plateforme aéroportuaire allemande, a accueilli plus de 70,5 millions de passagers en 2019, établissant un nouveau record historique en dépassant pour la première fois le seuil des 70 millions au cours d’une année civile.

Par rapport à l’année précédente, cela représente une augmentation de 1,5 % du nombre de passagers. Suite à une tendance positive au cours du premier semestre 2019 (hausse de 3,0 %), le volume de passagers a largement stagné au cours du second semestre de l’année (hausse de 0,2 %). Au cours des mois de novembre et décembre 2019, le nombre de passagers a diminué, une première depuis novembre 2016.

La croissance relativement plus faible du nombre de passagers sur l’ensemble de l’année peut être principalement attribuée au trafic intérieur (en baisse de 3,4 %) et au trafic européen (en hausse de 1,2 %). En revanche, le trafic intercontinental à destination et en provenance de Francfort a augmenté de 3,4 % en 2019.

Le nombre de mouvements d’avions à Francfort a augmenté de 0,4 % pour atteindre 513.912 décollages et atterrissages en 2019. Les masses maximales au décollage (MTOW) accumulées ont augmenté de 0,8 % pour atteindre environ 31,9 millions de tonnes métriques. Le volume de marchandises (fret et courrier aériens) s’est contracté de 3,9 % pour atteindre 2,1 millions de tonnes métriques, réfléchissant le ralentissement continu du fret aérien mondial.

« La réduction des services de vols des compagnies aériennes pour le planning hivernal actuel a eu un impact notable sur le volume de passagers à Francfort. Après une phase de croissance extraordinairement forte et longue, au cours de laquelle nous avons gagné près de 10 millions de passagers au cours des trois dernières années, nous pouvons maintenant constater que l’industrie aéronautique entre dans une phase de consolidation. Les incertitudes économiques et géopolitiques plus larges se sont aggravées, tandis que des mesures nationales unilatérales, telles que l’augmentation de la taxe sur le trafic aérien local, imposent un fardeau supplémentaire à l’industrie aéronautique allemande en 2020 », commente Stefan Schulte, président du conseil d’administration de Fraport AG, l’opérateur de la plateforme allemande.

En décembre 2019, le trafic de passagers a diminué de 1,2 % en glissement annuel, pour atteindre 4,9 millions de passagers. Avec 36 635 décollages et atterrissages, les mouvements d’avions ont diminué de 4,4 %. Les masses maximales au décollage ont chuté de 2,9 % pour atteindre un peu moins de 2,4 millions de tonnes métriques. Le volume de marchandises a diminué de 7,2 % pour atteindre 170 384 tonnes métriques.

 

VINCI Airports, deuxième opérateur aéroportuaire mondial avec 255 millions de passagers en 2019

Air Journal 19/01/2020

Avec 255 millions de passagers (+5,7 % par rapport à 2018, à réseau comparable) accueillis sur 46 plateformes en 2019, VINCI Airports consolide sa position de deuxième opérateur aéroportuaire mondial en nombre de passagers avec une présence dans 12 pays.

Le trafic passagers de plusieurs plateformes gérées par VINCI Airports a franchi en 2019 des seuils symboliques : 50 millions de passagers dans les aéroports du Kansai ; 30 millions à Lisbonne ; 6 millions à Belgrade. 325 nouvelles routes ont été ouvertes au sein de son réseau, dont 61 long-courriers, telles qu’Osaka-Londres avec British Airways, Londres-Shanghai avec Air China ou Santiago du Chili-Barcelone avec Iberia.

Le fait marquant de l’année a été l’intégration à son réseau, le 13 mai 2019, de l’aéroport Londres-Gatwick, dont VINCI Airports a pris le contrôle en acquérant une participation de 50,01 %. En dépit d’évènements conjoncturels ayant défavorablement impacté l’activité de plusieurs plateformes en fin d’année, le trafic passagers du réseau de VINCI Airports a globalement progressé de 2,1 % au 4ème trimestre (à périmètre constant), attestant de sa bonne résilience.

En Europe

Les dix aéroports du Portugal ont accueilli en 2019 près de 60 millions de passagers, ce qui représente une croissance du trafic de 6,9 %. Avec des croissances de respectivement 9,8 % et 7,4 %, les aéroports de Porto et Lisbonne figurent parmi les plus dynamiques de l’Union Européenne. La croissance du 4ème trimestre (+6,4 %) s’inscrit dans la tendance globale de l’année.

Au Royaume-Uni, les aéroports opérés par VINCI Airports ont bien résisté à l’attentisme pré-Brexit et à la faillite de Thomas Cook intervenue en septembre. A Londres, dont l’agglomération constitue le premier marché aéroportuaire métropolitain au monde, la plateforme Londres-Gatwick a enregistré en 2019 une croissance de 1,1 % (+0,7 % au 4ème trimestre), à 46,6 millions de passagers. Elle a bénéficié de son intégration au réseau de VINCI Airports en ouvrant 22 nouvelles lignes et en améliorant son trafic entre moyens et longs courriers. En Irlande du Nord, malgré les arbitrages de capacité effectués par Ryanair, le trafic de l’aéroport international de Belfast est resté stable sur l’ensemble de l’année à plus de 6 millions de passagers (-9,7 % au 4ème trimestre).

En France, le trafic passagers des plateformes gérées par VINCI Airports progresse de 8 % sur l’année (+4 % au 4ème trimestre). Cette bonne performance d’ensemble, malgré la rationalisation du réseau domestique d’Air France, est tirée par la croissance du trafic enregistrée à Lyon (+6,4 %) et à Nantes (+16,6 %). L’aéroport de Lyon-Saint Exupéry accueillera en 2020 la base de la compagnie espagnole Volotea. Par ailleurs, à Nantes, easyJet y a ouvert une nouvelle base.

En Serbie, Belgrade devient l’un des aéroports les plus dynamiques des Balkans avec une croissance du trafic passagers de 9,2 % en 2019 (+15,6 % au 4ème trimestre). Cette bonne performance s’est traduite notamment par l’ouverture de 13 nouvelles lignes à l’international. En 2020, la diversification du réseau d’Air Serbia se poursuivra, en propre ou dans le cadre d’accords de code-share.

En Asie

Au Japon, les trois aéroports opérés par VINCI Airports avec ses partenaires japonais ont vu leur trafic passager progresser de 7,2 % sur l’année (+0,8 % au 4ème trimestre) -et ce malgré un contexte régional plus tendu en fin d’année (relations diplomatiques difficiles entre le Japon et la Corée du Sud). En 2019, les plateformes du Kansai ont ouvert 22 nouvelles lignes vers la Chine. Par ailleurs, il faut souligner un effet positif sur le trafic de l’organisation de grands évènements internationaux au Japon en 2019 (sommet du G20 à Osaka, Coupe du monde de rugby).

Au Cambodge, la croissance du trafic passagers reste bien orientée sur l’ensemble de l’année (+10,2 %), malgré un ralentissement observé au 4ème trimestre (-3,1 %) traduisant une baisse du tourisme chinois vers Siem Reap, partiellement compensée par la croissance de la plateforme de Sihanoukville.

Dans les Amériques

Aux Etats-Unis, VINCI Airports bénéficie de ses premiers développements réalisés en 2018 dans le cadre de concessions et de contrats de service aéroportuaires.

En République Dominicaine, l’année a connu un fort rebond du trafic (+12,2 %, dont +17,3 % au 4ème trimestre). Celui-ci a été stimulé par le trafic de correspondance vers le Venezuela, suite à la fermeture des vols directs entre ce pays et les Etats-Unis.

Au Costa Rica, VINCI Airports a poursuivi son effort de diversification de son offre en ouvrant de nouvelles lignes comme la liaison entre Liberia (province du Guanacaste) et Amsterdam.

Au Brésil, la bonne collaboration avec les acteurs locaux a permis de convaincre plusieurs compagnies aériennes de reprendre la quasi-totalité des routes d’Avianca Brazil, après la faillite de celle-ci intervenue en mai 2019. La baisse du trafic passager a pu ainsi être limitée à 2,9 % sur l’ensemble de l’année (-1 % au 4ème trimestre).

Au Chili, le trafic passagers s’est maintenu à un bon niveau sur l’ensemble de l’année (+5,7 %), malgré un dernier trimestre fortement pénalisé par les troubles sociaux ayant affecté le pays (-5,8 %).

2020 : investissements et stratégie environnementale

« VINCI Airports aborde avec confiance l’année 2020, qui verra la poursuite de la réalisation de plusieurs projets majeurs destinés à accompagner la croissance du trafic et à améliorer l’expérience clients », note l’opérateur :
-Lancement de la rénovation et de l’augmentation de la capacité du terminal 1 de l’aéroport international du Kansai, porte d’entrée pour l’exposition universelle d’Osaka 2025 ;
-Extension-rénovation, en synergies avec VINCI Construction, des aéroports de Belgrade, futur hub aéroportuaire de l’Europe de l’Est ; de Santiago du Chili, dont la livraison complète est prévue fin 2021 ; et de Sihanoukville au Cambodge.
-A Lisbonne, VINCI Airports poursuivra la préparation, avec le gouvernement du Portugal, de la reconversion de l’aéroport militaire de Montijo en aéroport civil et de la modernisation de l’aéroport Humberto Delgado. Ce projet a pour ambition d’augmenter la capacité d’accueil de la capitale portugaise pour faire face aux perspectives de forte croissance du trafic dans les années à venir.

La transition vers la neutralité carbone de la totalité du réseau de VINCI Airports se poursuivra en 2020. De nouvelles fermes solaires seront installées prochainement au Portugal, au Cambodge et en République dominicaine. Trois aéroports du réseau ont déjà atteint la neutralité carbone (Londres-Gatwick, Lyon St-Exupéry et Liberia-Guanacaste au Costa-Rica). Depuis cinq ans, VINCI Airports a déjà réduit son empreinte carbone de 20 % et s’est fixé un objectif de réduction supplémentaire de 50 % d’ici 2030.

Volotea accueille son millionième passager à Montpellier-Méditerranée

Air Journal 18/01/2020

Volotea célèbre a célébré, jeudi dernier, son millionième passager transporté depuis le lancement de ses opérations en 2012 à l’aéroport Montpellier-Méditerranée. Pour l’occasion, Frédéric Thomas, le passager montpelliérain du vol à destination de Nantes, s’est vu offrir par Volotea 10 vols gratuits au départ de Montpellier.

En 2019, Volotea a transporté 290 000 passagers ce qui représente une augmentation de 22% par rapport à 2018. Son taux de remplissage a quant à lui atteint les 96%. Pour l’année 2020, la compagnie régionale espagnole offre 351 000 sièges soit une augmentation de 17%.

Volotea est la deuxième compagnie aérienne de l’aéroport de Montpellier en nombres de destinations. En 2020, elle proposera donc 6 destinations françaises exclusives : Ajaccio, Brest, Bastia, Lille, Nantes et Strasbourg.

« Nous sommes ravis de célébrer ce premier millionième passager transporté à Montpellier depuis le début de nos opérations. Une étape importante pour Volotea qui ne cesse de croître depuis 2012 à Montpellier, et où une augmentation importante de l’offre est lancée pour 2020 et ce grâce à l’accueil chaleureux des voyageurs de la région et de l’aéroport», déclare Pierfrancesco Carino, directeur général des ventes de Volotea.

 

Paris-Beauvais : 3,98 millions de passagers en 2019

Air Journal 18/01/2020

Sur l’année 2019, l’aéroport Paris-Beauvais (ou Bauvais-Tillé), desservi principalement par la low cost Ryanair, a enregistré une augmentation de 5,2% de son trafic passager par rapport à l’année précédente.

En 2019, la plateforme aéroportuaire a enregistré 3,98 millions de passagers transportés, soit une croissance de 5,2% par rapport au trafic de l’année 2018. Déjà, en 2018, elle avait renoué avec la croissance et son nombre de passagers était reparti à la hausse. Six compagnies aériennes (Ryanair, Wizzair, Blue Air, Air Moldova, SkyUp et Laudamotion) y proposent près de 60 destinations à travers l’Europe et le Maghreb.

Paris-Beauvais maintient donc sa position de 10e aéroport français. Cette croissance a été rendue possible par :
-L’arrivée de la compagnie SkyUp et l’ouverture des nouvelles routes vers Kiev et Lviv
(Ukraine) à partir de septembre 2019,
-L’ouverture des lignes vers Brindisi (Italie), Poznan (Pologne) et Sofia (Bulgarie) par
Ryanair,
-Le lancement de Varna (Bulgarie) ainsi que les augmentations de capacité de Wizzair
-La série de vols charter estivaux vers Le Caire (Egypte) de la compagnie FlyEgypt.

François Rubichon, président du conseil de surveillance de l’aéroport, souligne ces bons résultats : « l’Aéroport Paris-Beauvais est fier de ces bons résultats car ils sont avant tout le fruit du travail des équipes aéroportuaires et de la confiance portée par nos partenaires aériens. Cela confirme aussi notre positionnement de 3ème plateforme parisienne et premier aéroport des Hauts-de-France. »

 

L’aéroport de Marseille Provence, 3ème de France…

AFP 18/01/2020

La plateforme aéroportuaire a accueilli 10 151 743 passagers en 2019 soit + 8,1 %. Cette croissance est essentiellement liée à l’international avec+11,1 %. L’activité fret est également en progression, avec près de 59 700 tonnes traitées en 2019 (+5,3 %). L’aéroport conforte ainsi sa position de premier aéroport régional français et en Méditerranée occidentale pour le fret express. Côté résultats financiers, le chiffre d’affaires s’établit à 158,5 M€ soit + 7 %.

En ligne avec la stratégie de l’aéroport Marseille Provence, les ambitions pour 2020 sont claires : développer les lignes vers l’Europe et le bassin méditerranéen, améliorer l’accessibilité avec les grands hubs internationaux et ouvrir de nouvelles lignes long courrier. L’international est résolument un enjeu de taille. Accroître le nombre de lignes point à point contribue au développement de l’activité touristique et économique du territoire et au rayonnement international du territoire.

L’international représente aujourd’hui 62 % du trafic de l’aéroport et porte environ 80 % de sa croissance 2019. Pour l’été 2020, 17 nouvelles lignes sont d’ores et déjà annoncées par rapport à l’été 2019 : Alghero, Antalya, Athènes, Castellon, Catane, Copenhague, Dakar, Dublin, Essaouira, Koutaïssi, La Canée, Londres Southend, Milan Bergame, Olbia, Sofia, Tel Aviv et Vienne. Au total, ce sont 124 destinations et 158 lignes régulières qui sont prévues à ce jour pour l’année 2020.

La feuille de route est ambitieuse : continuer à développer la connectivité aérienne en lien avec l’attractivité du territoire en s’inscrivant résolument dans une démarche de croissance durable. Augmentation de la part des avions de dernière génération, augmentation de leur capacité, développement des transports en commun, conception éco-responsable des nouvelles infrastructures, ancrage et coopération territoriale…

Aéroport Marseille Provence est résolument engagé dans des actions de maîtrise et de réduction de son empreinte environnementale. Le développement des transports en commun est l’un des enjeux majeurs démontrant cet engagement. Avec une part toujours en croissance, l’objectif ambitieux des 25 % de passagers utilisant les transports en commun à horizon 2025 est résolument en ligne de mire, en lien avec le plan de déplacements urbains de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Un meilleur cadencement ferré, des liaisons efficaces et des voies de circulation dédiées sur l’autoroute contribueront à l’amélioration de l’accessibilité et de l’intermodalité de l’aéroport, et donc du territoire.

Les nombreux projets d’avenir s’inscrivent également dans cette démarche puisque, à titre d’exemples, parmi ses projets les plus structurants, l’aéroport a d’ores et déjà confirmé l’installation d’ombrières photovoltaïques sur le dernier étage de ses nouveaux parkings (P3 et P4). Ces ombrières produiront plus de 10 % de la consommation électrique de l’aéroport et seront utilisées en autoconsommation, directement sur le site. Tandis que 130 nouvelles bornes de recharge pour véhicules électriques y seront également installées. Enfin, ses nouveaux bâtiments seront labellisés «  Bâtiment Basse Consommation ». Au global, grâce à tous les travaux de rénovation effectués ces dernières années et aux efforts d’optimisation de sa consommation, l’aéroport Marseille Provence est revenu à son niveau de consommation électrique d’il y a 20 ans.

En récompense de ces actions favorisant la réduction de ses émissions de CO2, l’ACI Europe a décerné à l’aéroport Marseille Provence le niveau 3 de sa démarche Airport Carbon Accreditation en 2019. Le niveau 3, «  Optimisation », est le témoin de l’engagement de tous les acteurs de la plateforme dans la réduction de leur empreinte carbone (l’aéroport avait en effet réussi à diminuer de 25 % ses émissions de CO2 entre 2013 et 2017). L’ambition de l’aéroport étant bien évidemment de poursuivre son engagement et se diriger vers la neutralité carbone (niveau 3+), où toutes les émissions carboniques de l’aéroport seront compensées, à horizon 2022.

 

Aéroport de Toulouse : Casil a fait une bonne affaire

Business travel 20/01/2020

La privatisation de l’aéroprot de Toulouse a été critiqué par de nombreux acteurs dont l’économiste David Cayla opposé également à la privatisation d’aéroports de Paris.

200 millions de plus value en 4 ans pour le groupe chinois Casil

Selon lui le groupe Casil a réalisé environ 200 millions d’euros de plus-value et a empoché en sus environ 30 millions de dividendes en 5 ans.

« En tout cas ce que l’exemple des aéroports montre, mais on avait déjà eu l’exemple des autoroutes, c’est que la privatisation d’entreprises qui sont quasiment en situation de monopole, qui sont des infrastructures stratégiques, ça devrait relever du bien commun et de la gestion à long terme des infrastructures françaises» estime David Cayla dans une interview à France Bleue.

Le rachat de l’aéroport de Toulouse a donc été une très bonne affaires pour le chinois Casil mais moins pour l’Etat. L’Etat avait vendu 49,99% des parts pour 308 millions en 2015 à Casil et le groupe Casil vient de revendre 4 ans après l’aéroport pour 507 millions à Eiffage soit 199 millions d’euros de plus-value en 4 ans plus 30 millions de dividendes.

Selon David Cayla, « on est là face une forme d’actionnariat prédateur. Finalement Casil, qui n’a aucune expérience dans la gestion aéroportuaire, s’est retrouvé bénéficiaire d’un actif dont il a cherché à tirer le maximum, et dont il se débarrasse une fois que la bête est saignée. C’est clairement un scandale. D’ailleurs la Cour des Comptes l’a relevé. Un certain nombre de personnes ont relevé que des procédures n’avaient pas été respectées au moment de la vente. On voit bien ce qu’il en est : l’actionnariat privé n’a absolument pas investi, il a vidé les caisses en se distribuant lui-même de confortables dividendes, et l’État a été muet puisqu’il a décidé lui-même de ne jamais intervenir dans la gestion de l’aéroport de Toulouse».

La privatisation de l’aéroport de Toulouse avait été encouragée par Emmanuel Macron alors ministre de l’Economie.

La CCI d’Occitane a d’ailleurs précisé à Eiffage qu’elle souhaitait revoir la règle du versement des dividendes et limiter pour les limiter à 50% du résultat net annuel de l’aéroport. Jusqu’à présent l’intégralité du résultat net a été reversé ce qui n’a pas permis que l’aéroport investisse suffisamment. Eiffage étant un groupe de BTP, ce nouvel actionnaire devrait sans doute favoriser les investissements dans l’aéroport.

Néanmoins la 3ème ligne de métro de Toulouse ne devrait pas être connectée à l’aéroport et c’est plutôt une navette express qui a été choisie pour relier l’aéroport au centre-ville.

 Tout n’est pas noir cependant. L’aéroport de Toulouse s’est fortement développé ces dernières années avec notamment le développement de nombreuses compagnies low-costs dont Easyjet, Ryanair ou Volotea.

En septembre 2019, Ryanair a ouvert sa 3ème base en France à l’aéroport de Toulouse et 23 lignes (13nouvelles), reliant Toulouse à Athènes, Brest, Budapest, Dublin, Lille, Luxembourg,Marseille,Oujda, Palerme, Palma, Porto, Tanger et Valence, qui permettront de desservir 1,4 million de clients par an à Toulouse. Ryanair a basé 2 avions à Toulouse.

 En 2018 l’aéroport de Toulouse était le 5ème aéroport le plus fréquenté en France après Roissy, Orly, Nice et Lyon.

L’aéroport a accueilli 9,6 millions de voyageurs en 2018 soi une progression supérieure à celle de Roissy, Orly et Nice mais inférieure à celle de Lyon (+7,4%).

 

Air France et Transavia raflent l’essentiel des droits de trafic d’Aigle Azur

La Tribune 17/01/2020

Air France n’a pas eu besoin de reprendre Aigle Azur, disparue en septembre, pour récupérer ses principaux points forts. Après avoir obtenu plus de 30% de ses créneaux horaires de décollage et d’atterrissage à Orly, le groupe Air France est le grand gagnant de la redistribution de ses autorisations de vols vers des pays tiers (droits de trafic). Notamment sur le juteux marché franco-algérien.

Selon des sources proches du secrétaire d’État aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, Transavia, la filiale low-cost d’Air France, a obtenu la plus grosse partie des droits entre Paris et Alger et a été désignée sur Paris et Oran, déjà assurée par Air France. Elle obtient également les droits pour exploiter Paris-Constantine, Paris-Sétif, Paris-Tlemcen. Ce n’est pas tout. Transavia obtient aussi des vols à Lyon pour Béjaïa, Constantine et Oran. En dehors de l’Algérie, Transavia a par ailleurs obtenu l’essentiel des droits sur Beyrouth. Déjà présente sur les axes desservis par Aigle Azur, Air France a obtenu des autorisations à Marseille, Nice et Toulouse pour desservir Alger (et Oran en plus à Toulouse).

ASL obtient quelques vols

ASL Airlines a de son côté obtenu les droits sur la ligne Paris-Annaba et des renforcements de fréquences sur Alger, ainsi que des vols au départ de villes régionales (Lyon-Alger, Lille-Alger et Lille-Oran). Vu ce qu’a obtenu le groupe Air France, il est loin d’être certain que ces droits répondent pleinement aux espérances de la direction. Déjà présente sur l’Algérie, ASL Airlines tablait en effet sur un renforcement des vols entre Paris et Alger et, dans l’hypothèse de l’arrivée d’un troisième acteur tricolore sur cet axe (le maximum autorisé côté français, sachant qu’Air France est déjà présente), elle pourrait, selon un observateur, ne pas comprendre qu’un nouvel acteur dispose de davantage de droits qu’elle alors qu’elle avait déjà postulé il y a trois ans, lors de la redistribution des autorisations de vols d’Air Méditerranée. Ce qui est le cas.

ASL Airlines espérait par ailleurs être désignée sur la ligne Paris-Oran aux côtés d’Air France, or c’est Transavia qui a été choisie. Sur cette ligne, seules deux compagnies françaises sont autorisées.

“Il est est curieux de voir qu’en bi-désignation, on retrouve Air France et Transavia. C’est une façon particulière de concevoir la concurrence”, fait remarquer un observateur.

Le bon coup de Volotea

La compagnie low-cost espagnole Volotea a quant à elle obtenu des vols au départ de certaines métropoles régionales : Lyon-Sétif et Bordeaux Alger et la totalité des villes algériennes au départ de Marseille à l’exception d’Alger.

En long-courrier, French Bee a obtenu des autorisations pour desservir San Paulo. Air France a également reçu des vols complémentaires sur Rio de Janeiro et San Paulo.

Rien pour Ryanair, Easyjet et Vueling

D’autres non rien eu, comme Ryanair et Easyjet, qui avaient formulé de nombreuses demandes. Mais, le fait d’avoir postulé avec des compagnies établies à l’étranger, alors qu’elles disposaient d’établissements en France, les a éliminées. Cette distribution était en effet réservée aux compagnies établies dans l’Hexagone au sens du droit européen (article 49 du traité), avait expliqué la direction générale de l’aviation civile (DGAC) dans son cahier des charges. C’est-à-dire qu’elles devaient “disposer d’une base d’exploitation en France, d’une infrastructure sur le territoire national et des salariés qui y exercent une activité stable, habituelle et continue et qui représente de l’emploi en France”. Avec ses bases en France, Easyjet répond à ces critères mais la demande de droits de trafic a été établie au nom d’Easyjet Uk.

Pour d’autres raisons, Vueling, qui avait obtenu des droits d’Air Méditerranée il y a trois ans, n’a pas été retenue non plus.

 

Le groupe TUI cesse ses activités en Italie

L’Echo Touristique 17/01/2020

En pleine réflexion sur son modèle économique en France, le TO allemand fermera son bureau italien le 15 mars 2020.

TUI en Italie, c’est (bientôt) fini ! Dans une note interne révélée par plusieurs médias italiens, Martin Wittwer, PDG de TUI Suisse et responsable du marché italien, annonce la fin de « l’activité de tour-opérateur traditionnel de Tui Italia Srl » à compter du 15 mars 2020. Une cinquantaine de salariés, installés dans le bureau italien de TUI, à Fidenza, dans les environs de Parme, seront licenciés « de la manière la plus socialement responsable possible ».

Le groupe précise que « tous les voyages TUI Italia avec une date de retour jusqu’au 15 mars 2020 inclus seront effectués sans restriction, tandis que les voyages suivants seront annulés et les paiements déjà effectués par les clients seront remboursés ». Selon Martin Wittwer, « l’activité traditionnelle des tour-opérateurs se révèle volatile pour l’ensemble du secteur et à l’avenir, les activités de voyagiste du groupe TUI sur les différents marchés devront être davantage harmonisées et standardisées. La situation actuelle nous fait croire qu’il n’y a pas de conditions préalables à un développement positif et durable de TUI Italia ».

Une avancée pour TUI France ?

Né sur les fondations du voyagiste I Viaggi del Turchese (Les Voyages Turquoise), TUI Italia « continue d’être représentée [en Italie] par diverses autres filiales telles que les hôtels ou le fournisseur d’excursions numériques Musement. Même le Shoni Bay Hotel à Marsa Alam (Egypte), jusqu’ici offert exclusivement sur le marché italien par TUI Italia, poursuivra ses activités ».

Pour autant, ce retrait du marché italien rappelle forcément les intentions du voyagiste allemand concernant ses activités en France et interroge sur l’avenir du pôle « tour-operating » du groupe, avec un EBITA en chute libre (-73,5%), à 131,8 millions d’euros, en 2019. En effet, et comme le confiait Hans Van de Velde dans le numéro 3190 de L’Echo touristique, TUI « discute avec différentes sociétés – françaises, internationales – pour envisager des partenariats stratégiques. Nous sommes ouverts à̀ beaucoup de solutions pour que le marché français soit plus sain ». Un éventuel rapprochement avec Marietton Développement, le groupe piloté par Laurent Abitbol, revient souvent dans les rumeurs, depuis plusieurs mois. Selon différentes sources, Marietton Développement prendrait les commandes de TUI France, avec la mise en place d’un régime de location-gérance. Le groupe monterait au capital de TUI France à hauteur de 45%, tandis que TUI conserverait le même niveau de participation. Les salariés de TUI France, eux, se partageraient les 10% de capital restant.