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Au sommaire :  

 

  • Liste noire européenne : 115 compagnies interdites d’exploitation

  • L’Aéroport de Castres-Mazamet fin prêt pour une reprise

  • Amérique latine : Avianca au bord de la faillite

  • Djebbari juge possible la réouverture d’Orly fin juin mais pose ses conditions

  • Pourquoi l’aéroport d’Orly risque de ne pas rouvrir avant l’automne

  • Emirates : bénéfice annuel de 288 millions de dollars, mais pas de retour à la normale avant 2021

  • Première perte depuis presque vingt ans pour Fraport

  • Le Groupe ADP annonce la signature d’un accord  par TAV Airports pour l’acquisition de l’aéroport international d’Almaty au Kazakhstan

  • AENA emprunte plus de 1,8 milliard d’euros pour faire face à l’impact du coronavirus

  • Orly : après les compagnies, les assistants en escale demandent aussi une réouverture fin juin

  • Lufthansa mettra en service 80 avions supplémentaires en juin

  • Royal Air Maroc n’a pas signé pour la réouverture de l’aéroport d’Orly

  • Lufthansa note “un intérêt croissant pour les voyages aériens” et doublera sa flotte en service en juin

  • Reprise du trafic, masques, désinfection… L’aéroport de Toulouse prépare son déconfinement

 

 

Liste noire européenne : 115 compagnies interdites d’exploitation

Air Journal  11/05/2020

L’Union Européenne a actualisé lundi sa liste noire des compagnies aériennes faisant l’objet d’une interdiction ou d’une restriction d’exploitation dans son espace aérien. 115 transporteurs font l’objet d’une interdiction de vol vers les aéroports de l’UE, mais plus ceux du Gabon. L’Arménie est en revanche placée sous contrôle renforcé.

« Bonne nouvelle pour le Gabon », a annoncé le 9 décembre 2019 la Commission européenne : toutes les compagnies aériennes certifiées dans le pays ont été retirées de la liste « à la suite des améliorations apportées à la sécurité aérienne ». Le Gabon figurait sur cette liste depuis 2008 ; Nationale Régionale Transport (NRT), Solenta Aviation Gabon, et Tropical Air-Gabon étaient interdites de vol dans l’espace aérien de l’UE, tandis qu’Afrijet Business Service était soumise à des restrictions d’exploitation. « Nous nous félicitons donc de pouvoir reconnaître les efforts accomplis par les autorités responsables de la sécurité aérienne au Gabon », a déclaré dans un communiqué Mme Vălean, membre de la Commission chargée des transports. La décision annoncée hier « illustre nos efforts constants pour offrir le plus haut niveau de sécurité. Non seulement pour les voyageurs européens, mais aussi pour les voyageurs du monde entier, car la sécurité aérienne ne connaît pas les frontières et ne distingue pas les nationalités ». En revanche, le comité de l’aviation civile en Arménie a été placé sous un contrôle renforcé « en raison de signes d’une baisse de la supervision de la sécurité ».

Désormais, 115 compagnies aériennes au total font l’objet d’une interdiction d’exploitation dans l’Union européenne :

109 compagnies aériennes certifiées dans 15 pays : « en raison d’un manque de surveillance de la sécurité par les autorités de l’aviation de ces pays » : Afghanistan, Angola (à l’exception de deux compagnies aériennes), Djibouti, Érythrée, Guinée équatoriale, République kirghize, Liberia, Libye, Népal, Moldavie (à l’exception de trois compagnies aériennes), République du Congo, République démocratique du Congo, São Tomé-et-Principe, Sierra Leone et Soudan

Six compagnies, « en raison de préoccupations en matière de sécurité concernant les compagnies elles-mêmes » : Avior Airlines (Venezuela), Iran Aseman Airlines (Iran), Iraqi Airways (Iraq), Blue Wing Airlines (Suriname), Med-View Airlines (Nigeria) et Air Zimbabwe (Zimbabwe).

Trois autres compagnies font l’objet de restrictions d’exploitation et ne peuvent effectuer de vols à destination de l’UE « que si elles utilisent des types d’aéronefs particuliers » : Air Koryo (République populaire démocratique de Corée), Air Service Comores (Comores) et Iran Air (Iran).

La liste des compagnies aériennes interdites dans l’UE « n’a pas uniquement pour objet de maintenir des niveaux de sécurité élevés dans l’UE, elle contribue également à aider les compagnies aériennes et les pays concernés à améliorer leurs niveaux de sécurité dans le but ultime de ne plus figurer sur la liste. Elle est, en outre, devenue un outil majeur de prévention, car elle incite les pays ayant des déficiences en matière de sécurité à y remédier avant d’être frappés d’une interdiction ».

La mise à jour de la liste effectuée lundi « est fondée sur l’avis unanime des experts en matière de sécurité aérienne des États membres, qui se sont réunis les 20 et 21 novembre 2019 sous les auspices du Comité de la sécurité aérienne de l’UE. Ce comité est présidé par la Commission européenne, assistée de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). La mise à jour a également reçu le soutien de la commission des transports du Parlement européen. Les évaluations portent sur le respect des normes internationales de sécurité, notamment les normes adoptées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). La Commission cherche constamment à améliorer la sécurité aérienne, notamment grâce à des efforts de collaboration avec les autorités de l’aviation au niveau mondial pour relever les normes de sécurité mondiales. Dans cette optique, la Commission mettra en œuvre en 2020, via l’AESA, deux projets de coopération visant à aider l’Angola et le Mozambique à améliorer encore leurs systèmes de supervision de la sécurité ».

L’Aéroport de Castres-Mazamet fin prêt pour une reprise

La Semaine de Castres et du Tarn  10/05/2020

Suite à l’évolution sanitaire du COVID-19 et aux mesures prises par le gouvernement limitant au maximum les déplacements, la Compagnie Air-France a décidé de suspendre tous ses vols au départ et à l’arrivée de l’Aéroport de Castres-Mazamet.

Les autres activités de l’aéroport telles que les écoles de pilotage, l’aviation d’affaires et de loisirs étant également interdites, en accord avec les services de la Préfecture du Tarn et ceux de l’Aviation Civile, l’Aéroport de Castres-Mazamet a été fermé le 23 mars dernier.

Néanmoins et si nécessaire l’ouverture de l’aéroport de Castres-Mazamet restait possible pour des évacuations sanitaires ou des vols militaires.

De plus, dès le début du confinement, conscient que le virus ne serait pas éradiqué aussi simplement, l’Aéroport de Castres-Mazamet a mis tout en œuvre pour respecter les consignes gouvernementales et assurer la sécurité sanitaire de son personnel et de ses usagers.

Les comptoirs de réservation et les postes d’enregistrement ont été équipés de plexiglas ; des gels hydroalcooliques, des masques en quantité suffisante et des thermomètres frontaux ont été commandés et livrés; l’Aéroport de Castres-Mazamet est donc fin prêt pour une reprise.

Même si les vols commerciaux, assurés par Air France, ne reprendront pas dans l’immédiat, l’aéroport ré-ouvrira ses portes dès le 11 mai afin d’accueillir les aéro-clubs, les écoles de pilotage et les avions militaires.

Amérique latine : Avianca au bord de la faillite

Air Journal  11/05/2020

Le Groupe Avianca a annoncé la nuit dernière s’être mis sous protection contre les créanciers face à l’impact de la pandémie de Covid-19. Avec l’espoir re redécoller une fois ses problèmes financiers réglés.

Basé à l’aéroport de Bogota-El Dorado, la compagnie colombienne avait suspendu tous ses vols fin mars ; elle a demandé le 10 mai 2020 à un tribunal de New York à être placée sous la loi de protection contre les faillites (Chapter 11). Son communiqué précise qu’Avianca « et certaines de ses filiales et associées » cherche ainsi à « préserver et réorganiser les activités » du groupe : la demande a été rendue nécessaire par « l’impact imprévisible de la pandémie », qui a entraîné une baisse de 90% du trafic mondial de passagers et « devrait réduire les revenus de l’industrie dans le monde entier 314 milliards de dollars, selon l’IATA ». Depuis la mi-mars, les vols réguliers et ses 142 avions sont cloués au sol, « réduisant de plus de 80% le chiffre d’affaires consolidé et exerçant une pression importante sur ses réserves de trésorerie ». LifeMiles, le programme de fidélité du groupe, est administré par une société distincte et ne fait pas partie du recours au Chapter 11.

Avianca a déjà prévu la mise en congé sans solde de 12.000 de ses 20.000 salariés pour des durées allant d’un à six mois. Elle avait enregistré l’année dernière une perte nette de 894 millions de dollars, contre un profit de 1,1 million de dollars en 2018.

Le groupe prévoit également de « continuer à rembourser les billets et à honorer les coupons de voyage et paiements ou crédits associés aux bagages ou aux réclamations de service, conformément à ses politiques actuelles ». Compte tenu de l’impact de COVID-19 sur les projets de voyage, Avianca continuera de renoncer aux frais de modification et autres pénalités associés aux modifications des plans de voyage des clients pour les billets d’avion achetés jusqu’au 31 octobre 2020.

Avec cette mesure, la compagnie de Star Alliance entend « protéger et préserver les opérations » afin qu’Avianca puisse continuer à servir ses clients « selon les protocoles de biosécurité les plus stricts » ; assurer la connectivité et « stimuler l’investissement et le tourisme » en continuant d’être le fleuron de la Colombie où elle représente plus de 50% du marché intérieur, et fournir des services sans escale à travers l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et les marchés européens (le trafic de fret continue) ; et « restructurer le bilan et les obligations de la Société » pour lui permettre de traiter de manière exhaustive les passifs, les baux, les avions en commande et « autres engagements ».

Djebbari juge possible la réouverture d’Orly fin juin mais pose ses conditions

La Tribune  10/05/2020

Fermé depuis début avril à cause du coronavirus, l’aéroport d’Orly pourrait rouvrir le 26 juin si la situation sanitaire s’améliore et que le secteur y est bien préparé, a déclaré dimanche le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

 Mercredi, neuf compagnies aériennes basées sur l’aéroport du sud de la région parisienne ont demandé à l’Etat, dans une lettre ouverte, de fixer dès maintenant au vendredi 26 juin la date de réouverture de l’aéroport.

Dimanche, M. Djebbari a fixé plusieurs “préalables à la réouverture”.

“Un, c’est que la situation sanitaire s’améliore et continue de s’améliorer”, a-t-il expliqué au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

“Deux, c’est que nous trouvions ou que nous harmonisions les mesures sanitaires avec nos voisins européens et méditerranéens. Chacun comprend que si chacun a sa mesure dans son coin, ça ne marchera pas”, a poursuivi le secrétaire d’Etat aux Transports.

Il a ajouté que les opérateurs devaient enfin proposer “un programme de vol solide”. “Je leur ai demandé de produire un programme de vol pour le 15 juin”, a-t-il souligné.

“A ces conditions (…), nous devrions être en mesure de rouvrir Orly le 26 juin mais, je le dis, c’est si l’ensemble de ces conditions sont réalisées”, a prévenu M. Djebbari.

Décision prise fin mai

Interrogé sur le moment à partir duquel les Français pourront réserver des billets d’avion au départ ou à l’arrivée d’Orly, dans l’hypothèse où l’aéroport rouvrirait le 26 juin, il a simplement répondu que les autorités auraient “fin mai début juin une vision beaucoup plus claire de la situation sanitaire et des projections que nous pourrons faire pour le mois de juin et l’été”.

“Donc rendez-vous fin mai début juin pour prendre toutes ces décisions” qui intéressent notamment les candidats aux départs en vacances d’été, a conclu M. Djebbari.

Aéroport centenaire du sud de Paris, Orly a été mis en sommeil le 1er avril, au moment où le secteur aérien est frappé de plein fouet par les restrictions aux voyages et précautions sanitaires liées à l’épidémie de coronavirus.

Le principal aéroport francilien et français, Roissy-Charles de Gaulle, situé au nord-est de la capitale, est pour sa part resté ouvert, mais fonctionne à un rythme très réduit.

Pourquoi l’aéroport d’Orly risque de ne pas rouvrir avant l’automne

Challenges  7/05/2020

INTERVIEW – Fermé depuis le 31 mars du fait de l’effondrement du trafic aérien, Orly, l’aéroport du sud de Paris pourrait le rester jusqu’à l’automne. Les dirigeants d’Air Caraïbes, Air Corsica, French bee et de Transavia ont écrit au gouvernement pour réclamer une réouverture dès le 26 juin. Le directeur général exécutif du groupe ADP, Edward Arkwright, explique à Challenges pourquoi cela risque de ne pas être possible.

Challenges – Pourquoi ne pas rouvrir l’aéroport dès cet été comme le réclament les compagnies basées à Orly?

Edward Arkwright – Nous aimerions évidemment qu’Orly rouvre le plus tôt possible. Mais pour cela, il faudrait qu’il y ait un trafic suffisant. Or, il n’y a pas encore de visibilité sur le niveau de la reprise des vols qui va dépendre à la fois de la demande des passagers mais aussi du rythme de réouverture des frontières en Europe et à l’international, sans doute beaucoup plus tardivement. Cela n’aurait aucun sens économique et financier de faire redémarrer une plateforme de la taille d’Orly, qui accueille en temps normal entre 80.000 et 100.000  passagers par jour, pour seulement quelques vols. D’autant que cela risquerait aussi d’alourdir les coûts pour les compagnies. Ces dernières peuvent transférer leurs vols à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle sans aucun problème.

Y-a-t-il cependant une chance que l’aéroport reprenne ses activités plus tôt?

On devrait connaître fin mai comment les autorités françaises et européennes envisagent la réouverture des frontières de l’espace Schengen. Si l’on observe une montée en puissance de l’activité des compagnies, il sera alors possible de s’adapter. La remise en route des activités de la plateforme peut se faire en quelques jours. L’aéroport a été fermé au trafic commercial mais il n’a pas été mis à l’arrêt. Il y a notamment près de 90 avions stockés sur les pistes qu’il faudra déplacer.

Roissy a également réduit sa voilure et serait prêt à accueillir les compagnies basées à Orly?

Tout à fait. Le trafic a en effet également fortement diminué à Roissy. Aujourd’hui, nous enregistrons près de 5.000 passagers contre 200.000 habituellement. Dans ce contexte, nous avons déjà regroupé les opérations sur les terminaux 2A, 2F et le 2 E porte K, et envisageons un nouveau resserrement. Cela permettrait d’optimiser les opérations et de faciliter le renforcement des mesures sanitaires pour les passagers et les salariés qui travaillent sur la plateforme.

Quelles sont les mesures sanitaires mises en place en préparation de la reprise?

Outre les mesures classiques prises dès le début (distanciation, masque obligatoire pour les personnels et distributeurs de gel hydroalcoolique), nous avons fermé les installations non-essentielles, comme les espaces de jeux et les zones fumeurs. Des caméras thermiques sont à l’essai à la sortie de la zone de livraison des bagages du terminal 2E, afin d’être en mesure de repérer les passagers potentiellement contaminés si l’Etat le décide. L’aviation civile a aussi décidé de supprimer les palpations aux contrôles de sécurité. En cas de doute, le passager repasse plusieurs fois par le portique de détection. Pour embarquer dans les avions, les passagers du fond de l’avion embarquent désormais les premiers. Nous avons aussi proposé aux compagnies des technologies permettant l’appel personnalisé des passagers, mais c’est à elles d’en décider.

Emirates : bénéfice annuel de 288 millions de dollars, mais pas de retour à la normale avant 2021

Air Journal  10/05/2020

Emirates Airlines estime qu’il faudrait au moins 18 mois avant que la demande de voyages ne retrouve « un semblant de normalité« , tout en annonçant un résultat annuel en hausse pour la période d’avant la crise du nouveau coronavirus.

La compagnie de Dubaï a enregistré 288 millions de dollars de bénéfices nets pour l’année fiscale se terminant fin mars 2020, contre 237 millions de dollars l’année précédente, a-t-elle indiqué aujourd’hui dans un communiqué. C’est la 32e année consécutive de bénéfices pour Emirates qui exploite une flotte de 115 Airbus A380 et 155 Boeing 777. La compagnie a suspendu ses vols le 22 mars avant de reprendre progressivement un programme réduit et développer des opérations de fret pour compenser un tant soi peu les pertes du trafic passager.

Ses bénéfices de l’année fiscale avril 2019-mars 2020 ont été stimulés par une baisse de 15% des coûts de carburant, qui ont atteint 7,2 milliards de dollars, soit 31% des coûts d’exploitation. Cependant, Emirates Airlines a vu son revenu annuel diminuer de 6%, à 25,1 milliards de dollars, en raison de la pandémie du coronavirus et de la fermeture, pour entretien, d’une piste de l’aéroport de Dubaï. Au cours de l’année fiscale, elle a transporté 56,2 millions de passagers, soit une baisse de 4% par rapport à la période précédente, et son fret a diminué de 10% à 2,4 millions de tonnes.

Emirates Airlines avait réalisé une forte performance au cours des 11 premiers mois de l’année fiscale. « Toutefois, à partir de la mi-février, les choses ont rapidement changé, la pandémie du covid-19 a déferlé sur le monde entier provoquant une chute soudaine et énorme de la demande de voyages aériens internationaux, les pays ayant fermé leurs frontières et imposé de strictes restrictions aux voyages« , a commenté son président et directeur général, Cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum. « Nous prévoyons qu’il faudra au moins 18 mois avant que la demande de voyages ne revienne à un semblant de normalité ».

Première perte depuis presque vingt ans pour Fraport

L’antenne  6/05/2020

Le gestionnaire aéroportuaire allemand Fraport a essuyé au premier trimestre sa première perte nette depuis son introduction en Bourse en 2001.

Alors que le secteur aérien affronte avec le coronavirus une chute sans précédent, Fraport, le groupe aéroportuaire de Francfort, subit lui aussi le contrecoup de de la situation sanitaire. “Nous vivons la pire crise de l’histoire de l’aviation”, a expliqué le patron du groupe Fraport, Stefan Schulte.
“Il n’y avait pratiquement pas de passagers à l’aéroport de Francfort au cours des six dernières semaines”, ajoute-t-il.
Conséquence des restrictions de voyage imposées en raison de la pandémie, le nombre de passagers était en baisse de 62 % sur un an en mars dans le plus grand aéroport allemand, avec – 90 % pour la dernière semaine du mois et même – 97 % début avril.
Le chiffre d’affaires trimestriel a baissé de 17,8 % à 661 millions d’euros et le résultat net était de – 36 millions d’euros contre un bénéfice de 28 millions sur cette période en 2019.
L’ensemble des sociétés du groupe, à l’exception de l’aéroport de Lima au Pérou, ont affiché une perte sur cette période, indique Fraport, qui opère 31 aéroports dans le monde dont la première plaque tournante allemande, Francfort, avec quelque 70 millions de passagers annuels en temps normal.
Deux pistes fermées et un terminal inoccupé
À Francfort, plus de 18.000 des 22.000 employés de l’aéroport sont au chômage partiel; deux pistes ont été fermées et un terminal entier n’accueillera pas de passagers “jusqu’à nouvel ordre”.
Côté réserves financières, Fraport “peut résister à la situation actuelle encore plusieurs mois si besoin” avec plus de 2,2 milliards d’euros en liquidités.
Hormis l’annonce d’un résultat négatif pour l’année 2020, le groupe n’a pas détaillé ses prévisions, en raison du “haut niveau d’incertitude” et s’attend simplement à une “forte baisse” de “tous les principaux indicateurs”. “L’aviation continuera de jouer un rôle majeur pour la croissance économique sur le long terme”, explique Stefan Schulte, mais “cela nous prendra certainement plusieurs années de revenir aux chiffres de passagers de 2019”.

Le Groupe ADP annonce la signature d’un accord  par TAV Airports pour l’acquisition de l’aéroport international d’Almaty au Kazakhstan

Zone Bourse 8/05/2020

Le consortium formé par TAV Airports (dont le capital est détenu à 46,12% par le Groupe ADP) et VPE Capital, a signé le 7 mai 2020 un accord portant sur le rachat d’une participation de 100% de l’aéroport d’Almaty, et des activités connexes de carburant et de services, pour une valeur de 415M$.

La participation de TAV Airports dans le consortium ne sera pas inférieure à 75% et le transfert des parts aura lieu après la clôture de la transaction, qui devrait avoir lieu au cours des prochains mois, après réalisation des procédures légales nécessaires. L’aéroport sera consolidé en intégration globale dans les comptes de TAV Airports.

L’aéroport d’Almaty, capitale économique du Kazakhstan, est le plus grand aéroport d’Asie Centrale : il a accueilli environ 6,4 millions de passagers en 2019 dont un peu moins de la moitié sur des liaisons internationales. Le Kazakhstan, plus grand pays enclavé du monde avec 2,7 millions de km2 est le moteur de la croissance économique de la région et représente 60% du PIB de l’Asie Centrale.

Le Groupe ADP aménage et exploite des plates-formes aéroportuaires parmi lesquelles Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget. En 2019, le groupe a accueilli sous sa marque Paris Aéroport, plus de 108 millions de passagers sur Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, 2,2 millions de tonnes de fret et de courrier et près de 127 millions de passagers au travers d’aéroports gérés à l’étranger. Bénéficiant d’une situation géographique exceptionnelle et d’une forte zone de chalandise, le groupe poursuit une stratégie de développement de ses capacités d’accueil et d’amélioration de sa qualité de services et entend développer les commerces et l’immobilier. En 2019, le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 4 700 millions d’euros et le résultat net à 588 millions d’euros.
Aéroports de Paris SA au capital de 296 881 806 euros. Siège social : 1 rue de France, Tremblay-en-France 93290. RCS Bobigny 552 016 628.
groupeadp.fr

 

AENA emprunte plus de 1,8 milliard d’euros pour faire face à l’impact du coronavirus

Air Journal 10/05/2020

Le gestionnaire aéroportuaire espagnol AENA (Aeropuertos Españoles y Navegación Aérea) a annoncé avoir obtenu  de nouveaux prêts à hauteur de 851 millions d’euros pour renforcer sa trésorerie, portant à plus de 1,8 milliard d’euros le montant des emprunts contractés pour faire face à l’impact économique de la pandémie du coronavirus.

Premier gestionnaire mondial d’aéroports détenu à 51% par l’Etat espagnol, AENA a indiqué mercredi dans un communiqué « avoir procédé à la signature de prêts avec diverses entités financières pour un montant global de 851 millions d’euros« , dont 300 millions d’euros provenant de l’Etat espagnol et 76 millions de la Banque européenne d’investissement (BEI). Début avril, le groupe avait déjà annoncé avoir obtenu un milliard d’euros de la part de plusieurs banques.

Avec l’ensemble des emprunts représentant plus de 1,8 milliard d’euros, AENA, qui gère 46 aéroports en Espagne, « considère avoir rempli l’objectif de son plan de renforcement de la liquidité en réponse à l’impact lié à la propagation du covid-19″.

Au premier trimestre 2020, AENA a accusé une chute de plus de 80 % de son bénéfice net, à 23 millions d’euros. Seulement 42 millions de passagers ont été comptabilisés en Espagne entre début janvier et fin mars, contre près de 53 millions à la même époque l’an dernier, soit une baisse de 20,4 %. En prenant en compte l’aéroport Londres-Luton et les six aéroports brésiliens gérés par le groupe espagnol, le recul est de 19,8 % à 48,3 millions de passagers.

« La baisse du trafic a démarré avec un ralentissement la dernière semaine de février, qui s’est concrétisé en mars avec une chute de 59,3 %« , alors que le strict confinement de l’Espagne a été décrété le 14 mars, a expliqué le groupe. Son chiffre d’affaires a reculé de 13% à 782 millions d’euros au premier trimestre, et ses revenus commerciaux (duty-free, restaurants, parkings…) ont chuté de 16 % en raison de la « paralysie presque totale » de ces activités dans les aéroports.

La tendance à la baisse est « encore plus importante au mois d’avril« , a annoncé AENA. L’aéroport Madrid-Barajas, par exemple, ne compte plus qu’un seul terminal en fonctionnement contre quatre habituellement. Les modalités de reprise de l’activité aérienne -alors que le déconfinement de l’Espagne (deuxième destination touristique mondiale derrière la France) se profile- « seront établies par le gouvernement espagnol en fonction des exigences sanitaires« .

Orly : après les compagnies, les assistants en escale demandent aussi une réouverture fin juin

La Tribune 8/05/2020

Après les compagnies aériennes, les assistants en escale (qui effectuent les services au sol des transporteurs aériens dans les aéroports) montent eux aussi au créneau pour demander une réouverture de l’aéroport d’Orly avant l’été, alors qu’ADP, le gestionnaire des aéroports parisiens, envisage une réouverture cet automne, en raison de la faiblesse prévue du trafic. Ce qui pousserait les compagnies aériennes basées à Orly à transférer leurs vols à Roissy.

“Les surcoûts pour tous les opérateurs d’Orly d’un transfert vers Paris Charles de Gaulle limiteraient d’autant leur activité et augmenteraient le prix des billets d’avion, avec un impact direct sur le maintien de l’emploi dans le Val de Marne, et interdiraient aussi à de nombreuses familles de revoir leurs proches hors de France, avec la raréfaction des vols et la hausse du prix des billets”, explique la Chambre Syndicale et l’Assistance en Escale (CSAE), qui demande la  “réouverture d’Orly au plus tard fin juin”.

“Nous comprenons les enjeux économiques pour les gestionnaires d’infrastructure à concentrer l’ensemble de l’activité aéroportuaire sur un seul site, mais sachant que les services techniques (contrôle aérien, sécurité incendie, sûreté…) restent mobilisés sur la plateforme d’Orly pour assurer les vols sanitaires, il nous semble important de permettre à l’ensemble des acteurs économiques d’y reprendre leur activité, et ainsi éviter de prolonger l’attrition. Le chômage partiel ne pourra pas suffire à faire face à un arrêt total de l’activité de 6 mois ou plus, et l’impact économique direct et indirect serait alors majeur pour tous les personnels et les acteurs économiques de l’aéroport et de la région”, ajoute la CSAE.

Les compagnies peuvent transférer leurs vols à CDG sans problème (ADP)

Dans une interview dans Challenges, Edward Arkwright, directeur général exécutif d’ADP explique la position du gestionnaire d’aéroport, lequel, au regard de la faiblesse du trafic attendue, préfère concentrer les activités à Roissy plutôt que d’opérer deux aéroports accueillant chacun peu de passagers

“Nous aimerions évidemment qu’Orly rouvre le plus tôt possible. Maispour cela, il faudrait qu’il y ait un trafic suffisant. Or, il n’y a pas encore de visibilité sur le niveau de la reprise des vols qui va dépendre à la fois de la demande des passagers mais aussi du rythme de réouverture des frontières en Europe et à l’international, sans doute beaucoup plus tardivement. Cela n’aurait aucun sens économique et financier de faire redémarrer une plateforme de la taille d’Orly, qui accueille en temps normal entre 80.000 et 100.000  passagers par jour, pour seulement quelques vols. D’autant que cela risquerait aussi d’alourdir les coûts pour les entreprises. Ces dernières peuvent transférer leurs vols à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle sans aucun problème”.

 Edward Arkwright précise que la façon dont les autorités françaises envisagent la réouverture de l’espace Schengen sera connue fin mai et assure que “si l’observe une montée en puissance de l’activité des compagnies, il sera alors possible de s’adapter”.

“La remise en route des activités de la plateforme peut se faire en quelques jours”, a-t-il dit à Challenges, en rappelant que l’aéroport a été certes fermé au trafic commercial le 31 mars, mais qu’il n”était pas à l’arrêt.

Lufthansa mettra en service 80 avions supplémentaires en juin

Air Journal 9/05/2020

La compagnie aérienne allemande Lufthansa, qui opère actuellement un programme réduit avec 80 appareils, mettra en service 80 appareils supplémentaires pour desservir des « destinations touristiques« , opérant au total une flotte de 160 avions pour desservir 106 destinations en juin.

Le groupe aérien allemand, qui comprend la compagnie Lufthansa et les filiales Austrian Airlines, Brussels Airlines et Swiss International Air Lines, a expliqué qu’il entendait répondre ainsi à une demande croissante de clients en Allemagne et dans d’autres pays comme l’Autriche où la phase de déconfinement est déjà bien engagée.

« Nous sentons un grand désir de voyager de nouveau, les hôtels et les restaurants rouvrent progressivement et les visites à des amis et à la famille sont, dans certains cas, de nouveau autorisées« , a souligné hier Harry Hohmeister, membre du directoire du groupe aérien allemand, sans préciser si les avions remis en service seront des courts ou moyens ou longs-courriers.

Les frontières de Schengen étant toujours fermées jusqu’à nouvel ordre en raison de la pandémie du coronavirus, il sera fort probable que Lufthansa desservira principalement en juin des destinations intra-européennes.

Royal Air Maroc n’a pas signé pour la réouverture de l’aéroport d’Orly

Bladi.net 8/05/2020

Alors qu’une dizaine de compagnies ont signé une correspondance pour la réouverture de l’aéroport d’Orly, fermée depuis le 31 mars dernier pour cause de covid-19, Royal Air Maroc s’est abstenue d’apposer sa signature.

Dans le cadre de cette demande, une correspondance devrait atterrir ce vendredi sur le bureau du secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, rapporte la presse française. Air Caraïbes, Air Corsica, Amelia, Chalair, Corsair, Frenchbee, La Compagnie, Level et Transavia ont pris cette décision parce qu’elles ont besoin de visibilité pour relancer leurs activités, bloquées depuis la fermeture des espaces aériens de certains pays.

D’après la même source, les signataires de la lettre ne veulent pas être obligés de transférer leurs vols à Roissy, une option entre-temps envisagée. Ces compagnies craignent les coûts liés au déménagement. Cette option n’est pas également du goût de Transavia, filiale d’Air France.

Premier transporteur au départ d’Orly, la low-cost française n’a pas renoncé à voler en Europe cet été, à condition que l’Italie, l’Espagne et le Portugal ouvrent leurs frontières. Tout trafic étant compromis au-delà de la Méditerranée, Royal Air Maroc n’a pas signé cette correspondance.

Avec toute sa flotte clouée au sol et face à ses multiples dettes, due en partie à la crise du covid-19, RAM peine à sortir du gouffre financier dans lequel il s’est embourbé. Même l’État marocain, qui est censé lui venir en aide, invite à la patience, en attendant de régler les priorités de l’heure.

Lufthansa note “un intérêt croissant pour les voyages aériens” et doublera sa flotte en service en juin

La Tribune 8/05/2020

En pleine négociation avec l’Etat allemand pour bénéficier d’une aide d’Etat de 9 milliards d’euros, le groupe Lufthansa prépare la reprise de ses vols. Alors que seuls 80 de ses 760 avions sont en service, le groupe prévoit d’opérer 160 appareils à partir de juin pour desservir 106 destinations, principalement en Allemagne et en Europe.

Intérêt croissant pour les voyages aériens

Lufthansa justifie la reprise partielle des vols par “l’intérêt croissant des clients pour les voyages aériens” au moment où les hôtels et restaurants rouvrent lentement et les visites sont autorisées à nouveau après des semaines de confinement.

“Avec toute la diligence requise, nous permettons maintenant aux gens de rattraper leur retard et de vivre ce dont ils ont dû se passer pendant longtemps”, explique Harry Hohmeister, membre du directoire de Lufthansa.

Pour autant, les perspectives pour le transport aérien ne sont pas brillantes: le groupe s’attend à un “redémarrage notable au plus tôt au printemps” et un retour à un “niveau normal” pas avant 2023, a expliqué cette semaine le patron Carsten Spohr. Il a lancé une restructuration visant à réduire la flotte de près de 100 avions, menaçant environ 10.000 emplois.

Bruxelles veut la fermeture des frontières jusqu’à mi-juin

Vendredi, la Commission européenne a souhaité que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

Entrée en vigueur à la mi-mars, la mesure devait éviter la fermeture des frontières entre les 26 Etats membres de l’Espace Schengen, mais 17 ont pris des mesures diverses pour limiter les déplacements à l’étranger.

“Les restrictions à la libre circulation et les contrôles aux frontières intérieures devront être levés progressivement avant que nous puissions supprimer les restrictions aux frontières extérieures et garantir l’accès à l’UE aux non-résidents pour des déplacements non-essentiels”, dit Ylva Johansson, commissaire européenne aux Affaires intérieures, dans un communiqué publié vendredi.

 

Reprise du trafic, masques, désinfection… L’aéroport de Toulouse prépare son déconfinement

Actu.fr 8/05/2020

Même si le trafic aérien reste toujours extrêmement limité, l’aéroport de Toulouse-Blagnac se met en ordre de marche pour préparer le déconfinement, lundi 11 mai 2020.

Garantir la sécurité sanitaire des passagers de l’aérogare jusqu’aux avions. L’aéroport de Toulouse-Blagnac vient de dévoiler les mesures mises en place à partir du lundi 11 mai 2020, pour le déconfinement.