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Au sommaire :

  • Privatisation d’ADP : l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol suit de près le dossier
  • Turquie: fin du transfert de l’aéroport Atatürk vers le nouveau terminal
  • La journée des investisseurs d’ADP fait salle comble à la veille de la privatisation
  • Air Caraïbes propose des promotions pour les Caraïbes cet été
  • Corsair consolide son réseau vers l’océan Indien, les Antilles et l’Afrique de l’Ouest
  • Tous les aéroports espagnols menacés par une grève illimitée à partir du 20 avril
  • Air France et KLM trouvent un relais en Grèce
  • Paris et sa région cajolent les touristes chinois
  • Groupe IAG : +5,7% en mars
  • EasyJet inaugure sa 29ème base à Nantes

 

Privatisation d’ADP : l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol suit de près le dossier

La Tribune 7/04/2019

La loi Pacte, dans laquelle figure la possibilité pour l’État de passer en dessous de 50% du capital du gestionnaire des aéroports parisiens, sera votée la semaine prochaine, le 11 avril, pour être promulguée en mai selon certains observateurs. Mais, à quel moment l’État appuiera-t-il sur le bouton du lancement du processus de privatisation ?  L’État veut aller vite, selon des connaisseurs du dossier qui évoquent un lancement de l’opération après la publication des résultats semestriels du groupe aéroportuaire le 26 juillet. A Bercy, on explique que “rien n’est décidé” et que si la loi était votée,“il faudrait du temps pour élaborer le cahier des charges de l’opération”. On ajoute que “l’été n’est pas une saison propice pour lancer une telle opération”. Un argument retoqué par certains observateurs : “les banquiers d’affaires peuvent travailler en août“, plaisante-t-on.

La privatisation des autoroutes avait été lancée le 18 juillet 2005

Il y a pourtant des exemples de privatisation lancées l’été, dont un qui risque de faire tiquer l’État, voire de le dissuader, si tant est qu’il ait bien eu l’idée de déclencher le processus cet été : celui de la privatisation des… autoroutes, lancée le 18 juillet 2005. La hausse des tarifs des péages autoroutiers est en effet systématiquement pris en exemple par les opposants à la privatisation d’ADP pour justifier le maintien d’ADP dans la sphère publique. Et le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a toujours clamé qu’il ne voulait pas reproduire “les mêmes erreurs“. Même s’il parlait évidemment de la manière de céder l’actif et non du timing du lancement de l’opération, il n’est pas sûr qu’il soit tenté par une date qui peut réveiller les critiques.

« Attendons déjà de voir comment le gouvernement sortira de la crise des gilets jaunes », explique quant à lui un banquier d’affaires.

Quel sera le niveau de la participation de l’État cédée?

Une chose semble sûre, l’État n’a pas encore tranché sur le niveau de la participation qu’il cédera. Récemment, l’ancien porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait évoqué le maintien de la participation de l’État à hauteur de 20%, avant d’expliquer qu’il s’agissait d’un scénario parmi d’autres. Autre interrogation: l’État vendra-t-il la participation qu’il aura fixée en un seul bloc d’actions ou en petit blocs, sachant que ce dernier scénario risque d’empêcher la prise de contrôle d’ADP par un candidat, et donc limiter l’intérêt de certains industriels. Vinci, déjà actionnaire à hauteur de 8%, a déjà dit par exemple qu’il ne serait pas intéressé par l’opération s’il n’avait pas le contrôle d’ADP.

En attendant, la plus grande opération boursière mondiale concernant une entreprise publique (ADP vaut près de 18 milliards d’euros en Bourse) suscite un vif intérêt. Ce vendredi à Paris, la journée «investisseurs » d’ADP, au cours de laquelle la direction a expliqué son modèle et ses perspectives, a attiré un grand nombre de candidats potentiels, comme Vinci, Ferrovial, les fonds d’infrastructures Macquarie, Ardian, qui est prêt à faire une offre avec les départements d’Île-de-France, IFM, TCI, Insight Capital Management et la plupart des grandes banques d’affaires : JP Morgan, Morgan Stanley, Satander, Barclays, BNP Paribas, Crédit Suisse, la Société Générale, Lazard, HSBC, Citigroup.

« Un vrai panier de crabes », plaisantait un participant.

L’aéroport d’Amsterdam intéressé?

Selon des connaisseurs du dossier, Schiphol Group, le gestionnaire de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, déjà actionnaire d’ADP à hauteur de 8% à l’issue d’un accord de participations croisées signé en 2008, fait preuve d’un intérêt pour augmenter sa participation dans le capital du groupe aéroportuaire tricolore. Il pourrait ainsi chercher à faire partie d’un consortium avec d’autres candidats. Interrogé ce dimanche par La Tribune, Schiphol Group n’a ni démenti ni confirmé cette information mais n’a en revanche pas caché sa volonté de continuer à être partenaire capitalistique clé d’ADP.

“Schiphol Group suit de près les projets annoncés par l’État français de privatiser davantage le groupe ADP. Nous avons l’intention de poursuivre notre coopération stratégique avec ADP et de continuer à être un actionnaire clé d’ADP”, a-t-on expliqué à à La Tribune.

L’intérêt hollandais interpelle quelques semaines après l’entrée surprise de l’État hollandais au capital d’Air France-KLM, à hauteur de 14% comme l’État français. Car l’aéroport d’Amsterdam-Schipol est détenu par l’État hollandais à hauteur de 70%. En tout cas, la France a un rempart. L’accord signé en 2018 s’inscrivait pour une période de 12 ans et en 2020, il peut être demandé à l’aéroport de Schiphol de sortir du capital.

La loi Pacte maintient les ambitions d’ADP

Vendredi, lors de la journée investisseurs, la direction d’ADP a expliqué sa stratégie  et ses ambitions pour les prochaines années et les conséquences de la loi Pacte sur celles-ci.

« La loi Pacte maintient intactes les ambitions d’ADP. La seule chose qui change, c’est le fait que dans 70 ans, ADP reviendra propriété de l’État. La loi maintient la pleine propriété pendant 70 ans, toutes les missions de service public, l’intégralité du système aéroportuaire, le statut des salariés (qui ne pose d’ailleurs pas de problème) et renforce même le système de double caisse et sa visibilité », a expliqué le PDG d’ADP.

Ce système de double-caisse sépare les activités aéronautiques régulées de celles provenant des commerces, des parkings et de l’immobilier sur lesquelles ADP a la liberté de fixer les prix.

« Le coût moyen pondéré du capital qui fonde le contrat de régulation économique est intangible sur la durée du contrat. Cette visibilité pour les investisseurs, qui existait de facto, est gravée dans la loi. La juste rémunération des capitaux est pérennisée », a ajouté Augustin de Romanet.

7,7 milliards d’euros d’investissement prévu entre 2021 et 2025

La direction a par ailleurs détaillé sa proposition de contrat de régulation économique (CRE) pour la période 2021-2025, publiée cette semaine. Une période au cours de laquelle ADP entend investir 7,7 milliards d’euros, dont 6 milliards dans le périmètre régulé. Le groupe a présenté des objectifs ambitieux en termes de développement à l’international en comptant exploiter 30 à 40 aéroports dans le monde d’ici à 2025 (contre 25 aujourd’hui) et accueillir 400 à 450 millions de passagers, contre 281 millions en 2018. Les objectifs sont tout aussi ambitieux dans le domaine immobilier puisque l’objectif est d’exploiter d’ici à 2025 30% des 1,5 million de m2 constructibles, mais aussi dans le développement des commerces. ADP vise en effet une hausse du chiffre d’affaires par passager de 6,10 euros à 27 euros d’ici à 2025. Finalement, ADP prévoit une hausse de son résultat opérationnel courant de 50 à 60% entre 2021 et 2025, et entend maintenir le versement d’au moins 60% de son résultat net.

 

Turquie: fin du transfert de l’aéroport Atatürk vers le nouveau terminal

RFI 6/04/2019

En Turquie, c’était ce week-end l’heure du « grand déménagement » à Istanbul. Celui du nouvel aéroport de la métropole turque qui a pour ambition d’être le plus grand du monde. Les autorités ont finalement réussi à réaliser ce transfert qui n’était pas sans risque. Mais d’autres questions se posent désormais sur ce terminal gigantesque voulu par Recep Tayyip Erdogan.

Le déménagement vers le nouvel aéroport était si compliqué, qu’il a été reporté à trois reprises. Finalement le transfert a eu lieu, mais il aura fallu 48 heures et une interruption totale de 12 heures de trafic aérien pour y parvenir.

L’aéroport gigantesque voulu par Recep Tayyip Erdogan est donc bel et bien en fonction, après le transfert de 47 000 tonnes de matériel transporté par 900 poids lourds et supervisé par près de 2 000 personnes.

Opération réussie donc. Reste à voir si les activités de l’aéroport d’Istanbul vont pouvoir se dérouler sans problèmes puisque plusieurs experts ont remis en cause notamment, la localisation du nouvel aéroport dans une zone propice au brouillard qui pourrait compliquer les atterrissages.

Des interrogations aussi sur la construction qui a été terminée à toute vitesse en moins de quatre ans.

Mais rien pour inquiéter les autorités turques qui veulent en faire l’aéroport le plus fréquenté du monde avec 200 millions de passagers par an d’ici 2023.

 

La journée des investisseurs d’ADP fait salle comble à la veille de la privatisation

RFI 5/04/2019

Tous les candidats potentiels au rachat des parts de l’Etat étaient présents à la présentation des prévisions stratégiques d’ADP, ce vendredi. Y compris l’activiste américain TCI.

La privatisation d’ADP n’est pas encore officiellement lancée que les investisseurs du monde entier se bousculent déjà au comptoir d’embarquement, comme en témoigne l’affluence record à la traditionnelle « journée investisseurs » organisée ce vendredi à Paris par ADP. Aux habituels analystes s’étaient en effet ajoutés les représentants des candidats potentiels au rachat des parts de l’Etat. « A certaines tables, on a pour 150 milliards de dollars d’actifs », notait avec le sourire, un représentant d’ADP.

« 150 milliards de dollars à certaines tables »

Etaient présents presque tous les grands noms du secteur aéroportuaire, à commencer par le champion privé français  Vinci , dont la filiale Vinci Airports gère déjà 45 aéroports dans 12 pays. Autre poids lourd tricolore, le fonds d’investissement français  Ardian (90 milliards de dollars d’actifs), partenaire des  départements franciliens dans le dossier, avait délégué trois représentants, de même que sa banque conseil Bucéphale Finance. Mais l’évènement avait aussi attiré les  géants étrangers du secteur, comme les australiens Macquarie, et IFM Investors (quelque 470 milliards de dollars d’actifs à eux deux), l’Espagnol Ferrovial, la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (231 milliards de dollars d’actifs), actionnaire de SNC-Lavelin, le fonds américain Global Infrastructure Partners (51 milliards de dollars).

L’activiste TCI s’invite

Un invité détonnait dans l’assistance : le fonds activiste américain TCI, qui a fait à grand bruit le siège d’ Airbus et  de Safran . Et qui pourrait opportunément jouer les troubles fêtes si l’Etat décidait de vendre ses 50,6 % par morceaux.

A l’inverse, certains groupes évoqués jusqu’à présent n’étaient pas au rendez-vous, comme l’italien Atlantia, gestionnaire de l’aéroport de Nice, qui semble avoir réduit ses ambitions depuis l’effondrement du pont autoroutier de Gênes dont il était en charge. Ainsi que le français Eiffage.

Tout ce beau monde et leurs aréopages de banquiers (Goldman Sachs, HSBC, Credit Suisse, Morgan Stanley, Lazard, BNP Paribas, etc.) étaient venus prendre connaissance des dernières prévisions stratégiques d’ADP, d’ici à 2037, date prévue d’achèvement de la construction du futur terminal T4 de Roissy-CDG. Avec un focus spécifique sur le projet de contrat de régulation économique, qui fixera les investissements et l’évolution des redevances d’ADP pour la période 2021-2027, et engagera ses futurs actionnaires.

Un coup d’envoi courant mai ?

Fort opportunément, ADP avait en effet décidé d’avancer de quelques mois la présentation de cet avant-projet, qui doit encore être débattu et validé par l’Autorité de supervision aéroportuaire et par le gouvernement. Une anticipation justifiée, selon un responsable du groupe, par la volonté de fournir les mêmes informations à tous les candidats potentiels à la privatisation, qu’à ceux déjà présents au conseil d’administration d’ADP. A savoir Vinci, mais aussi  Schiphol Group , le gestionnaire public de l’aéroport d’Amsterdam, qui suit avec intérêt la privatisation d’ADP, dont il détient 8 %.

Il n’est pas exclu, compte tenu des enjeux, que la validation de ce contrat de régulation s’achève plus vite que prévu et coïncide avec le processus de privatisation. Si tout se passe bien pour le gouvernement, celle-ci pourra démarrer courant mai, sitôt la loi Pacte définitivement votée et promulguée.

Reste à savoir qui, au sein du gotha de la finance et de l’industrie venu en force vendredi, pourra réellement concourir. Ceux qui pèsent le plus lourd (Vinci, IFM, Macquarie) ont déjà fait savoir qu’ils  voulaient le contrôle sinon rien .

 

Air Caraïbes propose des promotions pour les Caraïbes cet été

Air Journal 7/04/2019

Air Caraïbes, compagnie française spécialiste des Caraïbes, propose jusqu’au 15 avril 2019 des promotions à la fois en classe Madras (Affaires) et en classe Caraïbes (Premium Economie) pour se rendre de Paris à destination des Caraïbes pendant cet été.

Les réservations en promotion sont disponibles jusqu’au 15 avril 2019, pour des départs à partir du 24 juin 2019 et des retours jusqu’au 08 septembre 2019.

– Un tarif unique à partir de 1 798 € TTC aller-retour par personne est proposé en classe Madras avec deux bagages en soute de 32kg, sur l’ensemble des destinations transatlantiques de la compagnie pour des vols entre Paris-Orly et Pointe-à-Pitre, ou Fort- de-France, Saint-Martin, Saint-Domingue, Punta Cana, Port-au-Prince, Cayenne, La Havane et Santiago de Cuba.

– Les voyageurs pourront également voyager en classe Caraïbes (Premium Economie) dès 743 € TTC aller-retour par personne avec deux bagages en soute de 23kg entre Paris-Orly et Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France. Des offres tarifaires sont également disponibles vers toutes les autres destinations telles que Saint-Martin, Saint-Domingue, Punta Cana, Port-au-Prince, Cayenne, La Havane et Santiago de Cuba.

 

Corsair consolide son réseau vers l’océan Indien, les Antilles et l’Afrique de l’Ouest

Air Journal 7/04/2019

La compagnie française Corsair confirme son ambition de développer ses destinations historiques sur l’océan Indienet les Antilles, tout en continuant de desservir l’Afrique de l’Ouest, au départ de l’aéroport Paris-Orly.

La Réunion : Acteur historique depuis 1991 sur l’île de la Réunion, Corsair confirme le succès de la ligne avec un taux de remplissage de plus de 86% sur l’exercice fiscale 2017-2018. Elle maintient un programme annuel en vols réguliers et quotidiens. En période de pointe, elle consolide sa présence sur La Réunion en proposant jusqu’à 9 vols hebdomadaires.

L’ile Maurice : Durant la saison estivale, Corsair maintient comme chaque année 2 vols hebdomadaires vers Maurice, le jeudi et le dimanche, avant de reprendre son programme de 3 à 4 fréquences par semaine pendant l’hiver.

Les Antilles : Fidèle aux Antilles depuis près de 30 ans, Corsair maintient son programme de vols quotidiens en Airbus A330. Sur le dernier exercice, Corsair affiche de très bons taux de remplissage de plus de 90%, signifiant ainsi la place prépondérante qu’elle occupe sur le marché à destination et au départ de Martinique et de Guadeloupe. Pendant  la pointe estivale, ses vols seront majoritairement opérés en Boeing 747, augmentant ainsi significativement l’offre de sièges.

Afrique de l’Ouest

La Côte d’Ivoire : Après l’ouverture de la desserte d’Abidjan en 2013 avec un vol quotidien, la ligne reste toujours très appréciée, avec un taux de remplissage atteignant 86% sur les mois d’été 2018. L’axe Paris-Orly/Abidjan continue d’être desservi en vols quotidiens sur l’ensemble de la saison été 2019.

Le Mali : Après plus d’un an d’exploitation, les résultats sont au rendez-vous avec plus de 60 000 clients transportés, grâce au partage de codes avec Aigle Azur. Par ailleurs, cet accord de partenariat permet aux clients de la compagnie de bénéficier d’un vol quotidien à destination de Bamako, dont 3 fréquences sont opérées en propre par Corsair le mardi, le jeudi et le dimanche.

 

Tous les aéroports espagnols menacés par une grève illimitée à partir du 20 avril

Déplacements Pros 7/04/2019

Les déplacements professionnels en Espagne pourraient devenir compliqués à compter du 20 avril. Les bagagistes et personnels au sol de tous les aéroports ibériques sont appelés à débuter une grève illimitée à cette date. Les pilotes d’Aer Nostrum menacent également de lancer un mouvement social.

Les syndicats espagnols USO et UGT qui représentent les 60 000 bagagistes et personnels au sol des aéroports du pays, menacent de lancer une grève illimitée à compter du 20 avril 2019 si leurs revendications ne sont pas entendues par les entreprises offrant des services aéroportuaires.
Les deux organisations réclament de meilleures conditions de travail et une hausse des salaires. Un porte-parole du mouvement a expliqué “Uso, conjointement avec UGT, a présenté une demande de conciliation avant l’appel à la grève contre Aseata, l’organisation représentant toutes les entreprises du secteur de l’assistance au sol”. Il a ensuite ajouté “Ce conflit concerne le personnel qui fournit des services dans les entreprises du secteur, notamment les services d’assistance en escale, les avions et passagers, les marchandises et le courrier, ainsi que le service gérant les mouvements des passerelles qui connectent les avions au terminal”.
L’action – si elle est confirmée – devrait causer des retards et annulations des vols dans les aéroports espagnols.
Grève des pilotes Aer Nostrum
Par ailleurs, les pilotes d’Aer Nosturm – compagnie qui assure des vols domestiques et européens pour Iberia dont des dessertes françaises – sont appelés à mener une série de grève de 24h à la même époque. Des préavis ont été déposés pour les 15, 16, 17, 22, 23 et 24 avril 2019. Des négociations sont actuellement en cours pour tenter d’éviter le conflit.

 

Air France et KLM trouvent un relais en Grèce

Air & Cosmos 5/04/2019

Air France et KLM signent un accord commercial avec la compagnie régionale grecque Sky Express qui apporte ses 24 lignes desservant les îles du pays au moyen d’ATR 42/72-500.

Air France et KLM signent un accord de commercialisation avec la compagnie régionale grecque Sky Express. Il permet aux deux premières d’étendre leurs offres sur 24 destinations en Grèce au-delà d’Athènes que Air France dessert à raison de 39 vols hebdomadaires en Airbus A319 au départ de Paris/CDG tandis que KLM assure 14 vols par semaine au départ d’Amsterdam/Schiphol. Au moyen de son parc de sept ATR 42-500 et trois ATR 72-500, Sky Express effectue jusqu’à 377 vols par semaine au départ d’Athènes sur 24 destinations grecques qui sont désormais ouvertes à réservation sur billet unique sur tous les vols assurés par Sky Express.

 

Paris et sa région cajolent les touristes chinois

Les Echos 8/04/2019

La Chine constitue un énorme vivier de visiteurs. Les Chinois sont aussi les touristes les plus dépensiers dans les commerces. Pour les attirer, à l’heure où la crise des « gilets jaunes » décourage certains visiteurs étrangers, institutionnels et acteurs du tourisme misent plus que jamais sur les nouvelles technologies et les parcours personnalisés.

Opération séduction des visiteurs chinois. Avant le début de la haute saison touristique 2019, acteurs du tourisme et institutionnels se sont réunis jeudi dernier lors d’un congrès à Paris, afin de réfléchir à la façon de mieux accueillir les Chinois dans l’Hexagone.

L’enjeu est de taille, en particulier à l’heure où la crise des « gilets jaunes » pousse certains visiteurs étrangers à bouder Paris. En dix ans, de 2008 à 2018, le nombre de touristes chinois a déjà été multiplié par 3,7 en Ile-de-France si l’on se réfère au nombre d’arrivées hôtelières comptabilisées par le Comité régional du tourisme, à 1,793 million. Et le vivier reste immense. Les Chinois sont aussi les visiteurs étrangers qui dépensent le plus d’argent dans les commerces tricolores . En 2018, leur panier moyen par transaction s’est élevé à 1.525 euros selon la société de détaxe touristique Global Blue.

De moins en moins de voyageurs en groupe

Il y a quelques années, les Chinois voyageaient traditionnellement en groupe. « 50 % viennent maintenant en individuels. Il faut les accompagner », note Vincent Jeanbrun, conseiller spécial de la région Ile-de-France. Les Chinois étant hyperconnectés, les professionnels du tourisme misent sur les technologies pour leur simplifier la vie.

L’an dernier, le Comité régional du tourisme d’Ile-de-France avait signé un partenariat avec Fliggy, plate-forme de voyage en ligne du géant chinois de l’e-commerce Alibaba, pour promouvoir la destination sur un site local en mandarin. Paris, région, office de tourisme, Atout France – l’organisme chargé de la promotion de la France à l’étranger -, SNCF ou RATP ont aussi investi WeChat, l’application mobile préférée des Chinois avec plus de 1 milliard d’utilisateurs. La RATP propose même désormais aux touristes d’acheter en yuans leurs titres de transport via l’appli .

Le paiement dématérialisé essentiel

Le paiement dématérialisé – généralisé en Chine – est d’ailleurs l’une des clefs pour attirer cette population. Des grands magasins du boulevard Haussmann jusqu’aux boutiques d’aéroports, les touristes chinois doivent pouvoir régler leurs achats avec leur téléphone mobile, sans jamais sortir de monnaie, martèlent les professionnels. Il y a là également un enjeu de sécurité.

Pour séduire les Chinois, « il faut aussi arriver à créer des parcours thématiques : autour de l’impressionnisme, de la gastronomie, de la Fashion Week… », énumère Christophe Decloux, directeur général du Comité régional du tourisme d’Ile-de-France. Ou bien du romantisme, un thème porteur pour ce public. Les départements franciliens cherchent également à leur faire connaître d’autres monuments ou destinations : le Château de Fontainebleau, Vaux-le-Vicomte, Provins, etc. Loin des Champs-Elysées et de leur tumulte…

 

Groupe IAG : +5,7% en mars

Air Journal 8/04/2019

Le International Airlines Group (IAG), rassemblant British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling et Level, a accueilli 9,161 millions de passagers le mois dernier, un trafic en hausse de 5,7% par rapport à mars 2018.

En nombre de passagers, la plus forte progression du groupe britannique en mars 2019 est enregistrée sur l’Amérique latine et les Caraïbes (+15,6%), tandis que la plus faible concerne la zone Afrique, Moyen-Orient et Asie du Sud (-0,6%). L’Europe gagne 5,0% avec 4,736 millions de clients, tandis que le secteur domestique (en Grande Bretagne, Irlande, Espagne et Italie) affiche +7,4% à 2,229 million de clients. L’Asie-Pacifique affiche +6,6%, et l’Amérique du nord +4,1%.

IAG a enregistré le mois dernier une hausse de 5,1% du trafic mesuré en RPK (revenu passager kilomètre), sur des capacités à +4,4% en SKO (siège kilomètre offert) ; le coefficient d’occupation moyen des avions du groupe gagne 0,6 point de pourcentage à 83,7%, avec une pointe à 88,0% sur le marché domestique et un plus bas à 81,2% sur la zone Afrique, Moyen-Orient et Asie du Sud (Europe : 83,6%, +1,2 point).

Dans le détail, British Airways a vu son trafic passager progresser de 3,4% à 3,897 millions de clients (BA Cityflyer incluse), avec une occupation à 82,3% (+0,2 point) sur un trafic en RPK à +1,6% et une capacité en SKO à +1,3%. Le trafic fret de la compagnie de l’alliance Oneworld a gagné 2,2%.

Aer Lingus affiche en mars 880,000 passagers (+8,0%) avec une occupation à 81,3% (+0,8 point) sur un trafic en RPK à +9,8% et une capacité en SKO à +8,6%.

En Espagne, Iberia (avec Iberia Express) a accueilli le mois dernier 1,811 million de clients (+8,6%), avec une occupation à 85,9% (+0,3 point), un trafic en RPK à +9,5% et une capacité en SKO à +9,1%.

La low cost Vueling a transporté 2,470 million de passagers (+3,6%) avec une occupation à 88,7% (+3,7 points) sur un trafic en RPK à +2,5% et une capacité en SKO à -1,8%. 

Enfin la low cost Level a accueilli en France, Espagne et désormais en Autriche 103.000 passagers en mars (+347,8%), avec une occupation à 83,5% (-6,4 points) sur un trafic en RPK à +143,9% et une capacité en SKO à +161,66%. 

Dans le secteur fret, le groupe a enregistré en mars une hausse de 3,0% du trafic en CTK (cargo tonne kilomètre).

Sur le trois premiers mois de l’année, IAG A accueilli 24,382 millions de passagers (+6,2%), avec un coefficient d’occupation moyen de 80,7% (+0,2 point de pourcentage).

 

EasyJet inaugure sa 29ème base à Nantes

Air Journal 5/04/2019

La compagnie low cost inaugure sa 7e base en France. Une première pour la région du nord-ouest où seront basés 3 A320 et qui desservira désormais 27 destinations, contre 13 auparavant. A cette occasion, François Bachetta, directeur général d’easyJet France et Johan Lundgren, PDG d’easyJet, se sont exprimés sur le devenir de la compagnie aérienne.

Malgré des résultats quelque peu impactés par le Brexit, easyJet continue son déploiement et ouvre une nouvelle base à Nantes. « Nous attendons 1,8 million de passagers en 2019, contre 1,3 million en 2018 », commente Reginald Otten, directeur adjoint d’easyJet. Au total, la compagnie aérienne desservira 27 destinations, dont 11 routes uniques. « Pour les voyageurs d’affaires notre trafic est surtout condensé sur les liaisons vers Lyon, Nice, Toulouse ou bien encore Genève. Nous proposons désormais Rome, Copenhague et Bilbao », ajoute-t-il. Au total, la clientèle corporate représente aujourd’hui 20% du trafic de la compagnie anglaise à l’aéroport Nantes Atlantique et 27% des vols domestiques.
Région dynamique en plein développement, la stratégie du transporteur ravit le bassin Nantais et notamment les professionnels. « Cela va nous permettre de réduire la saisonnalité du trafic aérien, de participer au développement économique de la région et de permettre aux professionnels d’améliorer la proximité avec leurs clients », développe Nicolas Notebaert, directeur général de Vinci Concessions. 

+37% de capacité

Nantes devient donc la 29ème base d’easyJet en Europe, la 7ème en France et la 1ère dans la région nord-ouest. Depuis sa création en 2008, la compagnie aérienne y a transporté plus de 6,5 millions de passagers et verra désormais sa capacité augmenter de 37%, pour un total de 2 millions de sièges disponibles. « Nous souhaitons offrir le meilleur rapport qualité prix et expérience à nos clients loisirs et affaires », déclare François Bachetta, directeur général d’easyJet France.
En parallèle, la compagnie souhaite développer le “loyalty” pour ses clients les plus fidèles. « Aujourd’hui nous n’avons pas de programme de fidélité mais nous mettons un points d’honneur à améliorer de façon constante notre expérience client, notamment pour la cible affaires. Des nouveautés vont être annoncées cette année de ce côté-là », confie Reginald Otten. A Nantes, un dépose bagage automatique a d’ores et déjà été mis en place pour fluidifier le trafic et permettre un gain de temps d’une moyenne de 10 minutes.

Brexit et développement durable

A la question, “quelles conséquences le Brexit a-t-il sur votre activité ?”, Johan Lundgren se veut rassurant : « EasyJet est préparé à tous les scénarios possibles. Nous avons notamment transféré un bon nombre de nos avions et équipages à Vienne, en Autriche, pour anticiper les difficultés. Peut importe ce qu’il va se passer nous continuerons de voler ! ». En parallèle, le groupe affiche de grandes ambitions en matière de développement durable. Après avoir commandé 100 NEO, dont des A320 et A321, il se fixe l’objectif de réduire de 32% son empreinte carbone. « C’est un engagement qui nous tient à cœur et qui nous permettra également de réduire les coûts, grâce au modèle NEO qui consomme en moyenne 15% de carburant en moins, avec une réduction du bruit de 50% par rapport à un avion classique », conclut Reginald Otten.