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Au Sommaire :

  • ADP vigilant sur le projet de loi sur sa privatisation
  • Le Groupe ADP ne faiblit pas au premier semestre
  • ADP relève ses objectifs 2018, les résultats en hausse au S1 grâce à TAV et AIG
  • Air France pourrait être condamnée à payer une amende à l’Etat gabonais
  • Aigle Azur lance sa première ligne domestique entre Nantes et Lyon
  • Grèves pilotes Ryanair : au tour de l’Allemagne ?
  • La France “championne du Monde du tourisme” : une position et des retombées à relativiser
  • Groupe Lufthansa : tout le monde va bien au S1
  • Lufthansa optimiste sur les prix après un T2 supérieur aux atttentes
  • Enquête européenne sur Ryanair à Montpellier : la FNAM en soutien
  • KLM va relier Amsterdam à Boston sans escale
  • Air Austral est toujours bénéficiaire
  • Quel projet d’avenir pour Air France ?
  • Aéroports : grands travaux en région

 

ADP vigilant sur le projet de loi sur sa privatisation

Investir / Reuters – 31/07/2018

Le PDG d’ADP Augustin Romanet a réaffirmé mardi son opinion favorable sur la privatisation du groupe anticipée en 2019, tout en mettant en garde contre une trop grande modification au parlement du projet de loi actuel.
Le projet de loi Pacte, présenté en juin, permet le transfert au secteur privé d’une majorité du capital d’ADP dont l’Etat détient 50,6%, tout en limitant à 70 ans la licence d’exploitation des aéroports parisiens, au terme de laquelle l’Etat retrouvera la pleine propriété du foncier et des infrastructures.

“C’est une bonne opération, en tous cas ça peut être une bonne opération si le texte ne sort pas en lambeaux au parlement”, a dit Augustin de Romanet lors d’une conférence de presse à l’occasion de la présentation des résultats semestriels du groupe.

“Le texte tel qu’il est là aujourd’hui est équilibré dans la mesure où il prévoit un certain nombre de pouvoirs de l’Etat pour le maintien des missions de services publics”, a-t-il ajouté.

La réunion de l’exploitation et du foncier est maintenue ce qui permet au gestionnaire de l’aéroport de le gérer de façon optimale, a-t-il ajouté, citant la flexibilité permettant au groupe de gérer ses aménagements, comme la construction ou la suppression d’un hôtel.

Le Groupe ADP ne faiblit pas au premier semestre

Air Journal – 31/07/2018

Les résultats semestriels du Groupe ADP n’ont pas été impactés par les grèves, avec un chiffre d’affaires consolidé en hausse de 3,0% hors intégration de TAV Airports et d’AIG, et un résultat net progressant de 26,9%. L’hypothèse de croissance du trafic passager de Paris Aéroport, entre +2,5% et +3,5% sur l’année, reste inchangée.
Les grèves à répétition chez la compagnie aérienne Air France ont eu un effet limité sur les résultats financiers du Groupe ADP : au premier semestre 2018, il a enregistré une « bonne performance » du chiffre d’affaires consolidé (2099 millions d’euros, en hausse de 640 millions d’euros soit +43,9%), portée par l’ensemble des activités et l’effet positif de l’intégration globale dans les états financiers du groupe des résultats de TAV Airports depuis le semestre 2017 et d’Airport International Group (AIG, aéroport d’Amman) depuis le deuxième trimestre 20184. Hors intégration globale des résultats de ces deux entités, le chiffre d’affaires est en croissance de 3,0% à 1502 millions d’euros. Le Groupe ADP note aussi une « bonne progression » des activités commerciales (+3,0%) malgré un chiffre d’affaires par passager des boutiques côté pistes en baisse de 1,3%, à 17,9 €.

Dans le détail, le Groupe ADP souligne la croissance du produit des redevances aéronautiques à Paris Aéroport (+4,5%, à 526 millions d’euros), portée par la dynamique du trafic passagers (+3,0% sur les plates-formes parisiennes) et la hausse des tarifs au 1er avril 2018 (+2,125%), malgré les grèves ; la progression du segment commerces et services, en hausse de 3,3%, à 478 millions d’euros, portée notamment par la performance des activités commerciales (+3,0%, à 225 millions d’euros) ; la hausse du chiffre d’affaires du segment immobilier, de 5,3%, à 137 millions d’euros, notamment du fait de l’effet positif de l’acquisition de l’immeuble « Dôme » à Paris-Charles de Gaulle.

L’EBITDA au premier semestre s’établit à 815 millions d’euros, en hausse de 205 millions d’euros soit +33,6%, « grâce à l’effet de l’intégration globale des résultats de TAV Airports et d’AIG, au dynamisme du trafic et à la maîtrise des charges courantes ». Hors intégration globale des résultats de TAV Airports et d’AIG, l’EBITDA est en baisse de 6,3% par rapport à 2017 « du fait de la plus-value liée aux bâtiments du hub cargo, enregistrée au 1er semestre 2017 ». Hors intégration globale des résultats de TAV Airports et d’AIG et hors plus-value liée aux bâtiments du hub cargo, l’EBITDA est en hausse de 4,5% au 30 juin 2018.

Le résultat opérationnel courant du Groupe ADP (y compris mises en équivalence opérationnelles) est à 469 millions d’euros, en hausse de 127 millions d’euros soit +37,4%, du fait notamment de l’intégration globale des résultats de TAV Airports et la revalorisation des titres déjà détenus dans AIG. Le résultat net part du Groupe (RNPG) est de 205 millions d’euros, en hausse de 43 millions d’euros (+26,9%).

Le trafic global du Groupe ADP a atteint 130,4 millions de passagers au premier semestre 2018 (+10,9%), tandis que celui de Paris Aéroport (Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly) affiche +3,0% à 49,9 millions de passagers, « malgré l’impact des grèves (+4,6% hors grèves) ».

Augustin de Romanet, PDG d’Aéroports de Paris – Groupe ADP, a commenté dans un communiqué : « les résultats du 1er semestre sont solides sur l’ensemble des activités. L’EBITDA atteint 815 millions d’euros, en hausse de 33,6% par rapport à 2017. Les grands travaux d’infrastructures prévus au titre du CRE 3 sont réalisés dans les délais notamment la mise en service du trieur à bagages sous le hall L du terminal 2E au 2ème trimestre 2018. Sur le plan international, une nouvelle étape a été franchie en avril avec la prise de contrôle d’Airport International Group, concessionnaire de l’aéroport international d’Amman en Jordanie. Les résultats de cette société sont désormais intégrés globalement. Sur le 1er semestre, TAV Airports affiche de très bons résultats dus notamment à l’acquisition d’Antalya depuis mai 2018 et au trafic en croissance de 17,7 %. Enfin, le Groupe ADP poursuit sa stratégie de développement de long terme, en préparant la construction du futur terminal T4, une infrastructure permettant d’accroître à terme la capacité d’accueil de Paris-Charles de Gaulle de 35 à 40 millions de passagers à horizon 2037. Ce projet emblématique, structurant et ambitieux pour l’attractivité de l’Île-de-France et de ses territoires sera construit en plusieurs phases et son coût global est estimé entre 7 et 9 milliards d’euros »

Révisions des prévisions 2018 du Groupe ADP du 22 février 2018

  • Trafic de Paris Aéroport : hypothèse de croissance du trafic comprise entre +2,5% et +3,5% en 2018 par rapport à 2017 – inchangée
  • Trafic de TAV Airports : révision de l’hypothèse de croissance du trafic : hausse supérieure à 30% en 2018 par rapport à 2017 (contre entre +10% et +12% précédemment)
  • Révision de la prévision d’EBITDA consolidé : hausse comprise entre +17% et +22% en 2018 (vs. entre +10% et +15%) par rapport à 2017, avec l’effet année pleine de l’intégration globale de TAV Airports et l’effet de l’intégration globale d’AIG depuis avril 2018. Hors intégration globale de TAV Airports et d’AIG, la prévision EBITDA consolidé 2018 reste inchangée : hausse comprise entre +2,5% et +3,5%
  • Maintien d’un taux de distribution de 60% du RNPG 2018 pour le dividende – inchangé.

Les effectifs moyens du groupe s’élèvent à 26.367 employés ETP au 30 juin 2018 – dont 6388 dans les aéroports parisiens (-1,0%), 18/750 chez TAV Airports et 291 chez IAG. L’endettement financier net du Groupe ADP s’établit à 5029 millions d’euros au 30 juin 2018, contre 3797 millions au 31 décembre 2017. Hors intégration globale de TAV Airports et d’AIG, la dette nette du Groupe ADP s’élève à 3816 millions d’euros. La dette nette de TAV Airports s’élève à 782 millions d’euros. La dette nette d’AIG s’élève à 431 millions d’euros.

ADP relève ses objectifs 2018, les résultats en hausse au S1 grâce à TAV et AIG

Investir / Agefi – 31/07/2018

Le concessionnaire des aéroports de Roissy-CDG et Orly, Aéroports de Paris, a relevé lundi ses objectifs après avoir enregistré une hausse de l’ensemble de ses agrégats financiers au premier semestre grâce à l’intégration des résultats du gestionnaire aéroportuaire turc TAV Airports et d’Airport International Group (AIG), concessionnaire de l’aéroport international Queen Alia d’Amman.
ADP table désormais sur une hausse de son EBITDA (excédent brut d’exploitation) consolidé entre 17 et 22% en 2018, contre 10 à 15% précédemment. Une révision elle-même induite par les nouveaux objectifs du groupe concernant TAV Airports. ADP a en effet revu à la hausse sa prévision de trafic pour TAV, à plus de 30% en 2018, contre une hausse comprise entre 10 et 12% auparavant, de même que sa prévision d’EBITDA, tablant sur une fourchette de +14 à 16% (contre un intervalle de +5 à +7% précédemment). La société tricolore a maintenu son hypothèse de croissance du trafic pour les aéroports parisiens pour 2018 entre 2,5 et 3,5% ainsi que sa prévision d’EBITDA hors intégration de TAV Airports et d’AIG attendu en hausse de 2,5 à 3,5%.

Sur les six premiers mois de l’année, le résultat net du groupe s’est élevé à 205 millions d’euros contre 161 millions d’euros un an plus tôt.

Le résultat opérationnel courant, en incluant les mise en équivalence opérationnelles, s’est élevé à 469 millions d’euros contre 341 millions d’euros au premier semestre 2017, soit une hausse de 37,4%. Il inclut notamment un effet périmètre de 115 millions d’euros résultant de la consolidation de TAV Airports et un impact positif de 23 millions d’euros lié à la revalorisation des 9,5% de participation que le groupe détenait dans AIG avant de monter à 51% en avril dernier.

Le trafic passager d’ADP a progressé de 10,9% sur un an sur les six premiers mois de l’année et de 3% pour les seuls aéroports parisiens, chiffre qui inclut l’impact des grèves. Hors grèves, le trafic dans les aéroports parisiens a progressé de 4,5% au premier semestre, souligne ADP.

Le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 44% à 2,1 milliards d’euros. Hors intégration de TAV et AIG, les revenus d’ADP ont augmenté de 3% sur un an à 1,5 milliard d’euros.

Les activités aéronautiques, qui incluent les redevances perçues auprès des compagnies aériennes, ont vu leurs revenus progresser de 3% sur un an à 906 millions d’euros. ADP a également profité d’une bonne dynamique dans ses activités commerciales, qui ont connu une croissance de 3,3% sur un an à 478 millions d’euros.

Les analystes interrogés par FactSet tablaient en moyenne sur un chiffre d’affaires de 2,047 milliards d’euros et un résultat opérationnel courant de 514 millions d’euros.

“Les résultats du premier semestre sont solides sur l’ensemble des activités”, a déclaré le PDG du groupe Augustin de Romanet, cité dans un communiqué.

Le gouvernement a présenté en juin le projet de loi PACTE permettant à l’Etat d’opérer des cessions au capital de trois entreprises dont ADP. Pour ce dernier, cela reviendrait à privatiser le groupe dans la mesure où l’Etat détient 50,6% du capital. Le groupe de concessions Vinci, qui détient déjà 8% du capital d’ADP, a déclaré à plusieurs reprises être intéressé par une augmentation de sa participation dans l’exploitant des aéroports parisiens. Les nombreuses modalités d’une telle opération doivent néanmoins encore être affinée.

Air France pourrait être condamnée à payer une amende à l’Etat gabonais

Déplacements Pros – 31/07/2018

L’Airbus A 340 de la compagnie Air Belgium, qui assurait le vol AF 926, le 12 juin 2018, pour le compte d’Air France au départ de Libreville, présentait des problèmes techniques. Son affréteur, Air France, pourrait être condamné à payer 8 millions d’euros d’amende à l’Etat gabonais si les procédures disciplinaires sont respectées.
Le gouvernement gabonais avait rapidement désigné un officier assermenté pour situer les responsabilités dans le grave incident survenu au moment où l’appareil s’apprêtait à décoller de Libreville.

Dans l’entourage du ministre des transports, cité par le journal gabonais les Echos du Nord, “L’avion a eu une importante fuite au niveau de son système hydraulique, au moment où il s’apprêtait à décoller avec 245 passagers à son bord. Compte tenu de la gravité de l’incident, le vol a été annulé et les passagers, en partance pour Paris, ont été débarqués pour éviter le pire. Le bureau d’enquêtes et des accidents a relevé plusieurs anomalies, entre autres, l’irresponsabilité de la part d’Air France, la tromperie sur les qualités et compétences des membres de la maintenance, l’usurpation de titre d’instructeur- mécano A340 d’Air Belgium, les violations et abus de confiance des consommateurs gabonais utilisant le produit Air France.”

Air France, qui reconnait l’incident, dément en revanche formellement avoir fait l’objet d’une amende et précise ne pas être informée d’une procédure disciplinaire à son encontre.

Un autre incident sur l’avion d’Air Belgium avait également eu lieu un peu plus tôt, le 02 juin 2018, toujours à l’aéroport de Libreville.

Précision communiquée par Air France
“Air France souhaite apporter des précisions à la suite d’une information publiée par certains médias gabonais selon laquelle le gouvernement gabonais imposerait une amende de 5 milliards de francs à Air France.

La compagnie confirme que cette information est erronée. A ce jour, Air France n’a pas reçu de rapport ni d’amende de la part du gouvernement gabonais au sujet de son exploitation vers et de Libreville ou d’un quelconque incident.

Air France qui dessert le Gabon depuis 70 ans déplore ces fausses informations et rappelle que la sécurité de ses passagers et de ses équipages est sa priorité absolue.”

Aigle Azur lance sa première ligne domestique entre Nantes et Lyon

Voyages d’Affaires – 26/07/2018

Aigle Azur va faire ses grands débuts sur le réseau domestique, en s’élançant sur un axe couru par la clientèle affaires : douze vols par semaine seront assurés entre Nantes et Lyon.
Les dirigeants d’Aigle Azur ont beau voir grand – avec le lancement de vols long-courrier vers la Chine et le Brésil – ils n’en gardent pas moins un œil attentif sur les opportunités franco-françaises. La compagnie française vient de dévoiler sa première route domestique, attendue pour le 28 octobre. Aigle Azur reliera alors Nantes et Lyon, rejoignant ainsi HOP! Air-France et easyJet sur un axe prisé par les voyageurs d’affaires.

Pour séduire ces derniers, Aigle Azur a mis en place un programme ambitieux : la fréquence atteindra 12 vols allers-retours par semaine. Le transporteur aérien utilisera des A320 configurés en mono-cabine éco, et dotés de 180 sièges.

« Faire peser davantage la compagnie sur le plan national »
« Depuis mon arrivée à la Présidence d’Aigle Azur nous avons la volonté de faire peser davantage la compagnie sur le plan national, régional et international », rappelle Frantz Yvelin, président d’Aigle Azur. Après l’annonce du déploiement sur le long-courrier qui a vu le jour avec le Paris-Sao Paulo du 5 juillet dernier, cette nouvelle ligne domestique est un nouvel enjeu de taille ».

Arrivé en août 2017, le dirigeant avait pour objectif de redresser la compagnie : une renaissance amorcée avec la commande de deux Airbus A330-200. Ces avions ont été mis à profit sur de nouvelles lignes reliant Orly à la Chine et au Brésil. Ces vols intercontinentaux ne représentent qu’une partie de cette stratégie qui met aussi l’accent sur le renforcement des vols à court et à moyen-courrier. Ainsi, Aigle Azur va également doubler cet automne ses fréquences vers Berlin et Milan, qui atteindront respectivement 8 vols hebdomadaires et deux liaisons quotidiennes.

Grèves pilotes Ryanair : au tour de l’Allemagne ?

Air Journal – 31/07/2018

Quelque 96% des pilotes allemands interrogés par le syndicat Vereinigung Cockpit (VC) ont voté en faveur d’une grève chez la compagnie aérienne low cost Ryanair, qui a jusqu’à lundi prochain pour faire de nouvelles propositions.
Alors que la spécialiste irlandaise du vol pas cher a reconnu Verdi pour les PNC, les pilotes allemands font de la résistance. La consultation menée par VC a débouché le 30 juillet 2018 sur un résultat sans appel : quasiment tous les pilotes se sont prononcés en faveur d’une grève. Et selon Ingolf Schumacher, président pour les relations industrielles du syndicat, « aucun progrès n’avait été réalisé lors des discussions de vendredi dernier » avec la direction, qui n’a fait « aucune proposition sur laquelle nous puissions travailler ». Un ultimatum a été remis par VC à Ryanair : si elle veut éviter une grève, la compagnie aérienne doit soumettre une « proposition acceptable d’ici le 6 aout ». Sinon, ce sera la grève, avec un préavis d’au moins 24 heures comme le permet la loi allemande. « Nous implorons Ryanair d’inverser sa manière actuelle de se comporter comme un mauvais conducteur envers les syndicats de pilotes et de personnel de cabine dans toute l’Europe », a conclu le dirigeant du syndicat.

Une porte-parole de Ryanair a déclaré dans le Herald avoir écrit à VC et l’avoir invité à une autre réunion la semaine prochaine : « nous espérons pouvoir progresser dans la conclusion d’une convention collective de travail avec nos pilotes en Allemagne », a-t-elle déclaré. Le syndicat demande de meilleures conditions de travail, similaires à celles en vigueur chez la concurrence et en particulier TUI Fly ; une première grève de 4 heures menée en décembre dernier avait eu un impact limité sur le trafic.

Ryanair a déjà reconnu des syndicats de pilotes au Royaume-Uni (la low cost a signé en janvier avec le BALPA) et en Italie (début mars avec l’ANPAC), depuis son annonce surprise en décembre dernier de sa volonté reconnaître les syndicats externes dans les négociations collectives – une première en 32 ans d’histoire. Mais les choses se passent plus mal à Dublin, où Forsa organise vendredi prochain son 4eme jour de grève –20 vols sont d’ores et déjà annulés sur les 290 prévus entre l’Irlande et le Royaume Uni, mais la low cost menace de réduire sa présence dans sa base historique dès l’automne, avec 300 postes supprimés à la clé. Ryanair a appelé Forsa à une nouvelle réunion samedi, la première en quinze jours – mais seulement si aucun nouveau préavis de grève n’a été déposé, et sans la présence du « pilote d’Aer Lingus ».

La France “championne du Monde du tourisme” : une position et des retombées à relativiser

La Tribune – 31/07/2018

La France n’apparaît qu’à la 17ᵉ place du classement fondé sur le chiffre d’affaires par touriste. Analyse et pistes stratégiques. Par Hugues Poissonnier, Grenoble École de Management (GEM)
Souvent présentée comme la première destination touristique mondiale, la France confirme cette année encore son attractivité. Un possible « effet Coupe du Monde », un plus certain attrait lié à la diversité de notre littoral, de nos montagnes et de notre patrimoine culturel, vont continuer à faire de la France une destination prisée. Dans un tel contexte, l’objectif gouvernemental récemment réaffirmé d’atteindre la barre des 100 millions de touristes par an ne semble pas irréaliste. Faire d’une telle performance un levier de croissance majeur et un moyen de financer le déficit commercial l’est sans doute un peu plus.

Le nombre de touristes : un critère à mettre en perspective
Avec près de 90 millions de touristes accueillis l’an dernier, la France demeure en première position d’un classement mondial flatteur sur ce critère. L’Espagne, avec 82 millions de touristes et les États-Unis (76 millions) complètent un podium qui peut se révéler trompeur au regard d’autres critères pertinents.

Les recettes touristiques, mesurées sur la base de l’ensemble des chiffres d’affaires réalisés, constituent un critère lui aussi contestable mais qui a le mérite d’offrir une vision clairement différente : avec 54 milliards d’euros, la France apparaissait l’année dernière loin derrière les États-Unis (190 milliards d’euros) et l’Espagne (60 milliards).

Elle est même, selon ce critère, talonnée par la Chine et la Thaïlande qui connaissent actuellement des dynamiques plus fortes. Un tel écart s’explique par le fait que de nombreux voyageurs considérés comme des touristes ne font en réalité que passer ou qu’ils ne s’arrêtent que peu de temps.

La France n’apparaît ainsi qu’à la 17e place du classement fondé sur le chiffre d’affaires par touriste, très loin derrière la Suède, leader sur ce critère.

Une non-spécialisation évidente
La place du tourisme dans l’économie française, bien que non-négligeable, témoigne d’une non-spécialisation qui explique également en partie le relativement faible chiffre d’affaires par touriste généré par un pays considéré comme leader mondial de cette industrie.

Les recettes touristiques françaises représentent à peine 2,3% du PIB, contre 19,5% pour… la Croatie, véritable championne du Monde sur ce critère. Bien sûr, il est possible de constater, derrière ce chiffre, la bonne santé et l’importante contribution au PIB de nombreux autres secteurs d’activités et partant, une dépendance au tourisme relativement faible et bienvenue. Les « meilleurs » sur ce critère sont d’ailleurs des pays qui cherchent, tout en exploitant leur potentiel touristique, à réduire une dépendance jugée trop forte (à côté de la Croatie, Chypre et Malte complètent un podium exclusivement composé de « petits » pays).

Il n’empêche que les recettes touristiques représentent 5,2 % du PIB en Espagne, pays qui a largement investi dans une montée en gamme contribuant à l’accueil de plus de touristes et à l’augmentation significative du chiffre d’affaires par touriste. Sans faire de l’hexagone un pur spécialiste du tourisme, il est donc possible de faire mieux que de surfer sur les attraits naturels et historiques du pays.

Réduire la déception des touristes constatant un décalage entre leur vision idéalisée de la France et la réalité (je pense ici notamment au syndrome de Paris) pourrait être un objectif bienvenu et réaliste (puisque réussi par notre voisin espagnol).

Financer le déficit commercial grâce au tourisme : un raisonnement dangereux
Vouloir éponger le déficit commercial grâce au tourisme semble une stratégie douteuse. D’abord parce que le déficit commercial pose de réels défis industriels dont il importe d’avoir conscience et qu’il ne s’agit pas de dissimuler derrière les performances d’un secteur porteur.

Ensuite parce que les chiffres, comme nous avons pu le voir, ne disent pas tout. Dépasser la barre des 100 millions de touristes ne constitue sans doute pas l’objectif le plus pertinent à l’heure où la recherche de sens est de plus en plus réelle chez les voyageurs. Succomber à la stratégie du chiffre s’avérerait sans doute à la fois difficile et dangereux du point de vue des résultats et de l’image du pays.

Vers de nouvelles stratégies au niveau local
Au-delà des objectifs nationaux, les véritables stratégies en matière de tourisme de forgent et se déclinent au niveau local, celui des territoires. Le concept de touristicité, récemment développé, apparaît, de ce point de vue très intéressant : il s’agit en effet de mesurer le potentiel touristique d’un territoire sur une échelle de 0 à 100 à travers quatre dimensions :
· L’accessibilité
· L’attractivité
· L’offre en tourisme de séjour
· L’offre en tourisme d’excursion

De plus en plus, afin de développer la touristicité, ce sont de véritables stratégies collectives que les acteurs locaux mettent en place, n’hésitant plus à collaborer en tant que concurrents et, partant, à se livrer à des stratégies de coopétition pour attirer ensemble davantage de touristes que chacun n’aurait pu le faire en jouant la carte de la concurrence entre sites.

La Stratégie Tourisme 2022 de la Mairie de Paris semble également faire de la montée en gamme sa pierre angulaire. 59 actions apparaissent ainsi classées en quatre axes complémentaires :
· Des expériences uniques
· Une ville bienveillante
· Un tourisme durable
· Une destination performante

Ceci confirme bien, si besoin était, que c’est au niveau local que les solutions et les stratégies les plus pertinentes peuvent être déployées.

Par Hugues Poissonnier, Professeur d’économie et de management, Directeur de la Recherche de l’IRIMA, Membre de la Chaire Mindfulness, Bien-Etre au travail et Paix Economique, Grenoble École de Management (GEM)

Groupe Lufthansa : tout le monde va bien au S1

Air Journal – 31/07/2018

Toutes les compagnies aériennes du groupe Lufthansa réalisent une croissance substantielle au premier semestre 2018, avec de nouveaux records en termes de passagers transportés, de nombre de vols et de coefficients d’occupation. Le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 5,2%.
Alors que son rival Air France-KLM devrait annonce mercredi des résultats très mauvais, le groupe allemand affiche au premier semestre 2018 des revenus en hausse de 5,2% hors impact de la première application de la norme IFRS 15 (-0,1% déclaré), à 16,938 milliards d’euros, dont 13,126 milliards pour le ses seuls revenus liés au trafic (+7,0% excl. IRFS15, -1,0% avec) Le résultat net déclaré est de 677 millions d’euros, en hausse de 0,7% et « globalement en ligne avec le niveau de l’année précédente ». L’EBIT ajusté, la mesure du bénéfice clé de Lufthansa Group, était « à peu près à son niveau de l’année précédente » à 1,008 milliard d’euros (-3,3%). La marge EBIT ajustée s’est élevée à 6,0% (contre 6,1% au premier semestre 2017).

« Les principales caractéristiques du développement du groupe Lufthansa au premier semestre 2018 sont une forte croissance et une amélioration simultanée de nos revenus unitaires. Atteindre les deux simultanément est un succès significatif », déclare dans un communiqué Ulrik Svensson, chef Responsable financier de Deutsche Lufthansa AG. Chez les compagnies de réseau (Lufthansa, Austrian Airlines, Swiss NDLR), « nous avons été capable de plus que compenser le fardeau supplémentaire imposé par des coûts de carburant plus élevés grâce à la réduction des coûts structurels, avec une amélioration des résultats de 26%. Sans le coût d’intégration chez Eurowings, que nous avons volontairement accepté afin de renforcer notre position sur le marché européen, le résultat du Groupe aurait augmenté », ajoute le dirigeant.

La performance des compagnies aériennes a été le principal moteur des résultats du Groupe au premier semestre 2018 : quelque 67 millions de passagers ont été transportés, un nouveau record pour la période. La capacité, les volumes vendus et le coefficient d’occupation des sièges ont également atteint de nouveaux records, Lufthansa et Swiss International Air Lines apportant des contributions positives aux bénéfices en atteignant non seulement des revenus unitaires plus élevés mais surtout des réductions substantielles de leurs coûts unitaires.

Les dépenses du premier semestre ont augmenté de 216 millions d’euros à 2,8 milliards d’euros, une hausse attribuable à la fois à des volumes plus élevés et à un prix du carburant plus élevé. En revanche une augmentation des coûts occasionnés par les retards et les annulations de vols a eu un impact négatif sur les résultats du premier semestre. Les principales causes de ces irrégularités étaient les grèves et les insuffisances d’infrastructure de l’aviation européenne, tels que les problèmes actuels de capacité dans le contrôle aérien au plan national. Les conditions météorologiques extrêmes (comme les tempêtes) ont également été bien plus nombreuses et préjudiciables aux opérations de vol que d’habitude au cours du premier semestre. Ces tendances ont bien sûr impacté toutes les compagnies aériennes, note le Groupe. Les résultats semestriels ont également été « déprimés » par l’intégration des avions précédemment exploités par Air Berlin dans la flotte d’Eurowings – un processus « sans précédent dans son champ d’application dans l’industrie du transport aérien européen, et qui a pris plus de temps que prévu initialement ».

Malgré ces adversités, les coûts unitaires ont été réduits de 0,6% dans les six premiers
mois – grâce principalement aux améliorations de l’efficacité des « compagnies de réseau », qui ont bénéficié de la modernisation complète de leurs flottes d’avions, des conventions collectives conclues l’année dernière avec de larges parties des employés, ainsi que d’une rationalisation des processus opérationnels et des structures de gestion. En conséquence de toutes ces « influences positives », les coûts unitaires du premier semestre (à l’exclusion des facteurs de change et du carburant) étaient inférieurs de 2,1% à leur niveau de l’année précédente chez Lufthansa, Austrian Airlines et Swiss.

Au sein d’Aviation Services, les premiers résultats semestriels de Lufthansa Cargo affichent une croissance particulièrement importante, reflétant une forte demande continue pour les services de fret aérien. Lufthansa Technik a également vu ses activités augmenter de manière tangible au deuxième trimestre, après un début d’année plus faible.

Le cash-flow opérationnel a diminué de 6,4% à 3,0 milliards d’euros. Avec des investissements substantiellement plus élevés dans la flotte d’avions, les flux de trésorerie disponibles ont diminué de 53,3% à 977 millions d’euros. La dette financière nette a baissé de 11,4% par rapport à fin 2017, à 2,6 milliards d’euros.

Perspectives pour l’année 2018
Lufthansa Group réaffirme ses prévisions antérieures pour 2018. La capacité annuelle augmentera d’environ 8% – un peu moins que la prévision précédente de 8,5% de croissance. Les coûts de carburant devraient être supérieurs d’environ 850 millions d’euros à ceux de 2017. Cependant, le groupe Lufthansa s’attend maintenant à une légère augmentation des revenus unitaires sur l’année complète. La réduction des coûts unitaires (hors facteurs de change et carburant) devrait s’élever à environ 1%, impactée négativement par des coûts d’intégration plus élevés que prévu chez Eurowings. Le Groupe s’attend également à une légère réduction des bénéfices d’Aviation Services. Dans l’ensemble, cependant, le Lufthansa Group s’attend toujours à un EBIT ajusté pour 2018 seulement « légèrement inférieur » à celui record de 2017. « Avec une forte demande continue, nous sommes confiants que, malgré une comparaison défavorable avec l’année dernière, nous serons en mesure de présenter des tendances de revenus solides pour la seconde moitié de 2018 également », confirme Ulrik Svensson, CFO du groupe. « Nous allons aussi continuer à bénéficier des améliorations substantielles de la rentabilité de nos compagnies de réseau. Avec Eurowings, suite à l’augmentation considérable de sa capacité, notre objectif premier est de revenir à la rentabilité dès l’année prochaine. Nous allons également créer les structures pour augmenter la rentabilité d’Eurowings au niveau de ses principaux concurrents au cours des trois à quatre prochaines années ».

Lufthansa optimiste sur les prix après un T2 supérieur aux atttentes

Investir / Reuters – 31/07/2018

Lufthansa a dit mardi être plus optimiste sur l’évolution du prix des billets pour le restant de l’année mais a réduit ses ambitions de croissance après avoir fait pourtant état d’un bénéfice légèrement supérieur aux attentes au deuxième trimestre.
La compagnie aérienne a dit s’attendre à une légère augmentation du revenu unitaire, une mesure du “pricing”, grâce en particulier à la bonne tenue de la demande sur les destinations en Amérique du Nord; elle tablait auparavant sur la stabilité.

“Avec la poursuite d’une forte demande, nous sommes confiants que malgré un effet de base défavorable par rapport à l’année dernière, nous serons à même de faire état de tendances solides sur le revenu au second semestre 2018, également”, déclare le directeur financier Ulrik Svensson, dans un communiqué.

Lufthansa a toutefois maintenu sa prévision d’un bénéfice ajusté avant intérêts et impôt (Ebit) en légère baisse par rapport au record de 2017 de 2,97 milliards d’euros.

La compagnie a une nouvelle réduit sa prévision d’accroissement de ses capacités cette année, à 8% contre 8,5% précédemment, alors qu’elle est confrontée comme ses concurrentes à des mouvements de grève, une météo défavorable et que sa marque à bas coûts Eurowings monte en charge.

Lufthansa a jouté qu’il lui avait fallu plus de temps que prévu pour mettre à ses normes les quelques 70 appareils repris après la faillite d’Air Berlin, ce qui a entraîné des retards et des annulations.

Les coûts d’intégration d’Eurowings ont atteint 120 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année et devraient encore représenter 50 millions d’euros au troisième trimestre, a prévenu Lufthansa.

Eurowings ne sera toujours pas rentable cette année mais devrait renouer avec les profits l’année prochaine, a précisé la compagnie aérienne.

L’Ebit ajusté est ressorti à 982 millions d’euros au deuxième trimestre contre 942 millions donnés par le consensus des analystes.