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Au sommaire :

  • Compétitivité : un peu moins de charges pour les compagnies aériennes françaises ?
  • Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ?
  • Vers la fin de Joon ? Air France dément. Ben smith pourrait-il mettre fin à la compagnie ?
  • Air France-KLM ouvre une filiale pour créer des start-up
  • La société Aéroports de Paris s’oppose à l’arrivée d’Alibaba à Liège
  • Aegean Airlines : trafic et bénéfice en hausse sur 9 mois
  • Twin Jet volera entre Le Puy et Paris jusqu’en 2023
  • Aéroport de Caen : Volotea ouvre une ligne vers l’Espagne

 

Compétitivité : un peu moins de charges pour les compagnies aériennes françaises ?

Air Journal – 30/11/2018

Le Sénat a voté deux amendements qui devraient soulager fiscalement les compagnies aériennes françaises, et réduire l’écart de compétitivité avec leurs concurrentes étrangères. Reste à savoir si les députés et le gouvernement iront dans le même sens.

Alors qu’on attend toujours les conclusions des Assises du transport aérien, le sénateur Vincent Capo-Canellas (Union Centriste – Seine-Saint-Denis), déjà auteur d’un rapport sur le contrôle aérien qui avait fait du bruit en juin dernier, est à l’origine des deux amendements au projet de loi de finances 2019 votés par le Sénat le 29 novembre 2018. Tout d’abord sur le passage de 40% à 65% de l’abattement de la taxe d’aéroport pour les passagers en correspondance, une taxe servant à financer les services de sécurité et de sûreté. La majorité des passagers en correspondance dans les aéroports de

Paris-CDG, Orly ou Lyon par exemple n’utilisent pas ces services de sécurité puisqu’ils ont déjà été contrôlés au départ d’un aéroport de l’espace Schengen. M. Capo-Canellas explique dans Les Echos que l’augmentation de l’abattement, « qui reprend une proposition portée par la quasi-totalité des acteurs du transport aérien, permettrait aux compagnies aériennes françaises de développer leur trafic de passagers en correspondance et ainsi gagner des parts de marché par rapport à leurs concurrentes étrangères ». La baisse de revenu serait compensée par la croissance attendue du trafic aérien, ajoute le sénateur, croissance qui permettrait « une mise en œuvre sans augmentation des taux de cette taxe sur le trafic point-à-point ».

L’autre amendement ferait « sortir les taxes aéronautiques sur le passager (taxe d’aéroport, taxe de l’aviation civile, taxe de solidarité) de l’assiette taxable à la TVA sur les billets d’avion », valable uniquement sur les vols intérieurs. Air France et sa filiale régionale HOP! pourraient ainsi économiser jusqu’à 40 millions d’euros par an, selon le calcul des Echos. Après l’approbation des deux amendements issus des Assises du Transport Aérien, Vincent Capo-Canellas a souligné sur les réseaux sociaux souhaiter que les amendements soient retenues par l’Assemblée nationale et le gouvernement – « ne doutant pas de l’enthousiasme » de ce dernier, « s’agissant de mesures qui ont été discutées lors des Assises qu’il a lui-même initiées », comme il le déclarait lors de la présentation au Sénat ; même si le sujet est « un petit peu ensablé » dans les « méandres des arbitrages interministériels »…

Marie-Noëlle Lienemann a rappelé que le sujet de ces taxes « qui plombent Air France » était particulièrement sensible alors que l’Etat prépare la privatisation d’ADP, et privilégie sa rentabilité. Le représentant du gouvernement présent lors du débat (Olivier Dussopt, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Action et des Comptes Publics) a donné un avis défavorable sur la TVA, considérant que l’impact serait nul sur les vols internationaux et donc sur la compétitivité – et qu’il fallait mieux attendre la suite des Assises lancées au printemps, « dans les semaines qui viennent »…

 

Aigle Azur et Air Caraïbes deviennent partenaires : qu’est-ce que ça change ?

Tour Hebdo – 29/11/2018

Les deux compagnies aériennes françaises viennent de signer un accord de partage de codes portant sur une quinzaine de destinations.

Les patrons des deux compagnies aériennes, Frantz Yvelin et Marc Rochet, l’avaient laissé entendre au printemps. C’est à présent officiel, les voyageurs peuvent maintenant combiner un vol Aigle Azur et un vol Air Caraïbes dans une seule réservation. Les deux transporteurs viennent de signer un accord de partage de codes sur des destinations moyen- et long-courriers en ce sens.

Côté Air Caraïbes, les voyageurs français pourront voyager à destination de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Saint-Martin, Haïti, la République dominicaine, Cuba, La Réunion, San Francisco et Tahiti (en code share avec French bee) en connexion avec Aigle Azur.

Moscou et Alger pas concernés par le partage de codes
Côté Aigle Azur, les liaisons au départ de Paris vers Bamako, Berlin, Beyrouth, Faro, Funchal, Milan et Porto sont concernées par cet accord. A noter que Moscou et Alger font l’objet d’un accord interligne (voir encadré).

L’ensemble des connexions se feront via le hub des deux compagnies, Paris-Orly. Les passagers peuvent ainsi réserver en une seule fois leurs billets sur les deux compagnies et être pris en charge par l’une des deux compagnies en cas de retard ou d’annulation. L’enregistrement n’aura lieu qu’une fois et les bagages seront livrés à la destination finale.

Quelle est la différence entre un partage de codes et un accord interline ?
Lors d’un partage de codes entre deux compagnies, les vols concernés sont vendus sous les numéros de vol des deux transporteurs et effectués par l’une ou l’autre des compagnies. Autrement dit, le vol Paris-San Francisco d’Air Caraïbes pourra désormais être vendu et opéré par Air Caraïbes ou Aigle Azur.

Un accord interline ou Speciale Prorate Agreement permet aux passagers de voyager d’un point A à un point B sans devoir récupérer leurs bagages ou s’enregistrer de nouveau sur un itinéraire à multiples vols. Par exemple, un passager qui achètera un vol Fort-de-France-Paris auprès d’Air Caraïbes puis un vol Paris-Moscou auprès d’Aigle Azur, ne s’enregistrera qu’une fois à Fort-de-France et ses bagages seront livrés à Moscou.

 

Vers la fin de Joon ? Air France dément. Ben smith pourrait-il mettre fin à la compagnie ?

Tour Mag – 30/11/2018

Après un an d’existence, Benjamin Smith, PDG d’Air France – KLM aurait acté la fin de Joon, selon le Figaro. Une information qu’Air France dément ce matin.

Joon a un an et serait sur le point d’être stoppée par la nouvelle direction d’Air France ? Nous vous l’annoncions il y a un mois Benjamin Smith, le nouveau patron, ne comprendrait pas le principe de Joon et réfléchirait à une solution pour simplifier les marques du groupe.

Selon Le Figaro de jeudi 29 novembre 2018, la fin de Joon serait acté mais n’aurait pas été abordée en conseil d’administration.

Air France-KLM de son côté dément les informations selon lesquelles “il aurait été décidé d’arrêter l’activité de la compagnie Joon. Aucune décision de cet ordre n’a été prise”, a expliqué la maison mère de la compagnie française Air France et de la néerlandaise KLM dans une déclaration transmise à l’agence Agefi-Dow Jones citée par Zone Bourse.

Dans un article précédent nous abordions les inquiétudes des PNC.

Ils déplorent les salaires très bas, le manque de primes, les plannings de vols surchargés ou encore les conditions d’hébergement lors des rotations.

Plusieurs observateurs ne comprennent pas son positionnement. Joon peine à trouver son public et à imposer un modèle “ni-ni” peu compréhensible, mix entre la low-cost et la compagnie classique, tournée vers les millenials.

 

Air France-KLM ouvre une filiale pour créer des start-up

La Quotidienne du Tourisme – 280/11/2018

Emanation d’Air France-KLM, BigBlank prévoit de lancer 4 à 5 start-up par an, en rythme de croisière.
Le groupe Air France-KLM met sur orbite BigBlank, une structure qui travaillera de manière autonome sur des projets qui dépasseront largement l’aérien. Son ambition ? Faire émerger les pépites du voyage de demain, dans le cadre de voyages personnels et/ou professionnels.

Créée en juin 2018, BigBlank, qui a ouvert son site web ce matin, sélectionnera des projets en fonction de leur potentiel et au regard de l’opportunité qu’ils représentent en termes de taille de marché (France et international). Une attention spécifique sera également portée aux “barrières à l’entrée” existant sur leur marché cible.

Jusqu’à 800 000 euros par start-up
BigBlank n’est pas un incubateur, il n’accompagnera pas de jeunes pousses existantes. Son objectif, c’est de soutenir des projets jugés intéressants en accompagnant la création from scratch puis le développement de différentes start-up.

« Nous voulons créer et accompagner des projets jusqu’à la phase de croissance, sur 12 à 18 mois, explique Hubert Riondel, DG de BigBlank. Nos services comprennent le coaching, l’hébergement dans nos locaux, et le financement. Nous voulons mettre les entrepreneurs au coeur des projets. » La capacité globale de financement pourra aller jusqu’à 800 000 par start-up. Air France-KLM pourrait bien sûr devenir actionnaire le cas échéant.

Une équipe de 12 personnes
La première jeune pousse devrait sortir de terre à la fin du premier trimestre 2018. « En vitesse de croisière, nous comptons lancer 4 à 5 start-up par an », ajoute le directeur général.

Filiale à 100% du groupe aérien, BigBlank se présente comme un « start-up studio dédié au voyage et aux voyageurs de demain ». Son équipe est composée de 12 professionnels « chevronnés du voyage et de l’entrepreneuriat ».

Diplômé de l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile (ENAC), son DG Hubert Riondel a rejoint Air France en 2007 comme pilote, une fonction qu’il occupe toujours, à temps (très) partiel.

 

La société Aéroports de Paris s’oppose à l’arrivée d’Alibaba à Liège

Air Journal – 29/11/2018

Si le géant chinois s’installe à Liège, la ville sera le premier centre de distribution en Europe de celui-ci.
Il y a de la friture sur la ligne d’arrivée d’Ali Baba à Liège, selon plusieurs sources proches du dossier. Selon nos informations, les administrateurs d’Aéroports de Paris (ADP), actionnaire de Liège Airport, ont bloqué le dossier lors d’un conseil d’administration qui s’est tenu la semaine dernière.

« Le dossier n’était pas assez mûr », nous dit une source. « Le dossier qui a été présenté était incomplet », explique une autre, « nous avons demandé à voir le dossier complet avant d’approuver quoi que ce soit », ajoute-t-elle.

« Il y a encore des questions en ce qui concerne l’acte de propriété », nous dit une troisième source. « C’est Fedex qui fait du lobbying auprès de l’aéroport de Paris », nous dit la première source, d’où le blocage de leurs administrateurs. Le géant américain Fedex a annoncé l’an dernier de nouveaux investissements pour renforcer son ancrage liégeois à Liège et lorgnerait désormais sur les terrains promis à Alibaba, apprend-on. Ceux-ci ne représentent que 22 ha, donc il reste de la place, nous dit l’une de nos sources.

« Le deal se fera »
Contacté, Aéroports de Paris ainsi que l’Aéroport de Liège n’ont pas souhaité commenter. Au moment d’écrire ces lignes, Fedex n’avait pas encore répondu à nos sollicitations.

Le conseil d’administration de la Sowaer se réunit demain et devrait quant à lui approuver l’accord de propriété. Le conseil d’administration de l’aéroport devra tout de même encore approuver le deal, mais l’aéroport de Paris dispose d’une majorité de blocage.

« Le deal se fera », assure-t-on auprès des sources proches du dossier, qui estiment que la crise traversée actuellement n’est pas existentielle pour l’arrivée d’Alibaba à Liège.

 

Tourisme low cost : la métamorphose de Ryanair

La Quotidienne – 28/11/2018

Plusieurs signes intéressants ont montré, ces derniers temps, que le modèle « low cost » extrême initié par Ryanair était en train d’évoluer. D’abord il y a le gel d’un avion de la compagnie sur l’aéroport de Bordeaux, sur la demande de la DGAC, pour forcer le transporteur, décidément bien récalcitrant à se soumettre aux décisions de justice.

Elle consiste à régler la somme de 525.000 € correspondant à des subventions jugées indues par les autorités communautaires. On se demande d’ailleurs si elle a dédommagé les 149 passagers dont le vol a été annulé à cette occasion. L’affaire date des années 2008 et 2009 pendant lesquelles la compagnie irlandaise a touché pour plus de 900.000 € de subventions de la part du département de la Charente avant de quitter l’aéroport d’Angoulème car ses demandes pour les années suivantes avaient été jugées exorbitantes par les charentais.

Il a fallu 5 ans de procédures pour obtenir que Ryanair soit obligée de rembourser les montants jugés indument reçus. Mais au lieu de s’exécuter le transporteur irlandais n’a payé que la moitié arguant que le solde qui se montait à 524.907 € n’était pas dû puisque le département de la Charente n’avait pas jugé bon de poursuivre sa collaboration avec la compagnie.

Il a donc fallu encore 4 autres années pour que Ryanair finisse par s’exécuter en ne remboursant d’ailleurs que le principal, c’est-à-dire les 504.907 € en omettant le montant des intérêts de 677,25 €. On reste tout de même étonnés de cette mesquinerie.

La leçon à tirer est quand même très claire. Le modèle Ryanair tel qu’il a fonctionné pendant plus d’un quart de siècle, devra être abandonné. Il reposait sur une contribution importante des collectivités locales avec un marchandage assez simple, mais tout de même très efficace : « J’ai des
avions et je peux les mettre n’importe où en Europe. Si vous voulez que je vous amène des passagers qui développeront votre économie, vous devez mettre la main à la poche. Cela nous permettra de proposer des prix tellement peu chers que cela génèrera un nouveau marché. Ainsi ce sera profitable à la fois pour vous et pour nous ».

Et le système a fonctionné. Il a permis à nombre d’aéroports régionaux français et européens de se développer et, soyons honnêtes, cela a fait revivre nombre de campagnes qui étaient en voie de de désertification.

Seulement le système a fini par lasser les contributeurs et les concurrents qui eux, tels Easyjet ou les transporteurs classiques, avaient une pratique très différente. Les décisions européennes sont tombées, les aides ont été jugées illégales et un certain nombre d’entre elles devront être remboursées. Cela conduit tout naturellement Ryanair à revoir de fond en comble son modèle d’exploitation.

A partir du moment où la compagnie ne peut plus compter sur l’argent public, elle doit à l’évidence chercher d’autres marchés capables de payer nettement plus cher l’accès aux appareils. Mais alors comment rester dans les aéroports secondaires ? Ces derniers n’ont d’intérêt que si les tarifs sont extrêmement bas ce qui n’est possible que si les coûts sont eux aussi très faibles et s’il y a une compensation publique. C’est ainsi que Ryanair commence très sérieusement à envisager de travailler sur les grandes plateformes et qu’elle a par exemple demandé des « slots » à Orly.

Oui, mais l’affaire n’est pas simple car les grands aéroports européens sont tous « contrôlés », c’est-à-dire que leur accès est limité à un certain nombre de mouvements.

Il serait surprenant que les opérateurs actuels se poussent pour faire de la place à une compagnie qui les a traités de haut pendant des années. Et puis la fronde des salariés au premier rang desquels les pilotes a sérieusement commencé à secouer le transporteur irlandais.

D’ailleurs les grévistes ont exprimé plus d’une demande de considération de la part de la direction qu’une réclamation de hausse des salaires.

Pour la première fois, Ryanair a dû essuyer un sérieux mouvement de grèves et ce dans plusieurs pays en Europe. Bon gré, mal gré, la direction a dû se résigner à discuter avec les syndicats.

Et si cela ne suffisait pas, la menace du Brexit est de plus en plus sérieuse. Et si celui-ci est prononcé, c’est toute l’énorme opération que Ryanair exploite à partir du Royaume Unie qui va se trouver impactée.

Ryanair a beaucoup bénéficié d’un modèle original basé exclusivement sur la recherche du prix de revient le plus bas possible de manière à proposer des tarifs sans équivalent. Elle devra changer et vite. Sinon…

 

Aegean Airlines : trafic et bénéfice en hausse sur 9 mois

Air Journal – 29/11/2018

Sur les 9 premiers mois de l’année 2018, la compagnie aérienne grecque Aegean Airlines et sa filiale Olympic Air ont vu leur trafic passager augmenter de 6%, avec des revenus en hausse de 5% et un résultat net affichant +13% à 80,9 millions d’euros.

La compagnie nationale grecque a enregistré sur les 9 premiers mois de l’exercice 2018 un chiffre d’affaires consolidé de 939,3 M €, en hausse de 5% par rapport à la même période 2017. Le résultat avant impôts augmente de 14% à 115,8 M €, et le résultat net après impôt de 13% à 80,9 M €. Au cours de la période qui s’est clôturée au 30 septembre 2018, Aegean Airlines et Olympic Air ont transporté 10,8 millions de passagers, soit 6% de plus que l’année précédente, dont 4,8 millions sur le réseau domestique et 6 millions sur le réseau international. Le nombre total de passagers en provenance/à destination du hub à l’aéroport d’Athènes-Eleftherios Venizelos empruntant des liaisons internationales a augmenté de 12%. Le coefficient d’occupation s’est amélioré, passant de 82,9% en 2017 à 83,6% « grâce à une gestion efficace des revenus et du réseau ».

Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires de la compagnie de Star Alliance a augmenté pour atteindre 483,6 M €, en hausse de 9% par rapport à 2017. Le bénéfice avant impôts a augmenté de 4% à 134,1 M €, tandis que le bénéfice net était en hausse de 3% par rapport à l’année précédente à 94,7 M €, « et ce malgré la hausse des coûts de carburant qui s’est établie à 27% sur le trimestre, même après effet de couverture ».

Le cash-flow opérationnel atteint 161,8 millions d’euros, résultant de la trésorerie, des équivalents de trésorerie et des investissements financiers s’élevant à 389,9 millions d’euros au 30 septembre 2018, suite au paiement avant livraison de 34 millions d’euros à Airbus.

Le directeur général d’Aegean Airlines Dimitris Gerogiannis a déclaré : « nous avons une fois encore dégagé une forte rentabilité sur la saison été, grâce au développement de notre hub à Athènes mais également grâce à de nouveaux produits et services qui améliorent l’expérience de nos passagers. Notre résultat a été atteint malgré la présence de nouveaux concurrents disposant d’une capacité supplémentaire importante sur les réseaux domestiques et internationaux, ainsi que de la hausse des prix du pétrole ». Le dirigeant souligne que la compagnie aérienne a « suivi une stratégie prudente et ciblée de développement de nos capacités pour la deuxième année consécutive. Nous nous concentrons également sur le développement des compétences et des infrastructures appropriées afin de garantir l’efficacité de notre nouvel investissement en flotte, essentiel pour le développement à venir de nos opérations ».

Depuis la France, la compagnie grecque opère jusqu’à 89 vols directs par semaine depuis 12 villes françaises (Bordeaux, Brest, Deauville, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Bâle-Mulhouse, Nantes, Nice, Paris, Toulouse) vers cinq destinations grecques (Athènes, Héraklion, Kalamata, Rhodes et Thessalonique).

Aegean Airlines a transporté 13,2 millions de passagers en 2017, dont 7,3 millions sur son réseau international. Elle poursuit son développement et investit pour soutenir le tourisme en Grèce. En 2018, la compagnie dessert 153 destinations dans 44 pays, opérant l’une des plus jeunes flottes d’Europe avec 61 appareils (49 Airbus A319, A320 et A321, plus douze ATR 42-600 et Bombardier Q100 et Q400) ; son carnet de commandes compte vingt A320neo et dix A321neo. Aegean Airlines a été récompensée pour la 8ème fois en 2018 par Skytrax en tant que « Meilleure compagnie aérienne régionale en Europe ».

 

Twin Jet volera entre Le Puy et Paris jusqu’en 2023

Déplacements Pros – 28/11/2018

Twin Jet continuera de faire voler les voyageurs d’affaires entre Le Puy-en-Velay et Paris Orly jusqu’en 2023. La compagnie vient de remporter l’appel d’offres de la Délégation du Service Public (DSP) pour cette ligne.

Twin Jet assurera la liaison entre le Puy-en-Velay et Paris Orly jusqu’au 13 janvier 2023. La compagnie, déjà présente sur la ligne, a remporté l’appel d’offres européen de la Délégation du Service Public (DSP) lancée pour cet axe.

Le transporteur continuera ainsi d’effectuer 2 vols aller-retour quotidiens entre les deux aéroports du lundi au vendredi.

Les décollages au départ de la plate-forme de Haute-Loire sont programmés à 6h50 et 17h00 tandis que les départs de la piste parisienne sont à 8h20 et 18h50.

 

Aéroport de Caen : Volotea ouvre une ligne vers l’Espagne

Tour Mag – 28/11/2018

Vers un nouveau record de fréquentation en 2018
L’aéroport de Caen a retrouvé une belle vitalité, après quelques années difficiles. Entre croissance du trafic, nouvelles lignes et projet, voici un rapide point sur la situation.

La croissance de l’aérien ne profite pas seulement aux aéroports internationaux, mais aussi à ceux de province. L’aéroport de Caen illustre bien cette dynamique, avec une croissance du trafic à la fin du mois d’août 2018 de 47%, ce qui en fait l’une des infrastructures les plus dynamiques du pays.

Si en 2017, ils étaient près de 180 000 Normands à embarquer depuis Caen-Carpiquet, le prévisionnel de la Chambre de Commerce et d’industrie Caen Normandie espère atteindre le cap des 250 000 passagers pour 2018.

Cette belle progression donne des ailes aux instances dirigeantes, mais aussi aux compagnies. Après l’ouverture de la ligne entre la capitale du Calvados et Genève opérée par Hop! depuis le 26 novembre 2018, Volotea ouvre une liaison vers Palma de Majorque.

La ville balnéaire espagnole s’ajoute aux 5 villes desservies par la low cost depuis Caen (Ajaccio, Bastia, Figari, Marseille et Toulouse), qui espère par la même occasion dépasser les 100 000 passagers transportés l’année prochaine.

Une piste allongée ?
Pour faire face à sa croissance du trafic, la Communauté urbaine et le Département ont décidé de voter pour allongement de la piste, pour permettre à termes de pouvoir accueillir de plus gros appareils.

Ainsi, 350 mètres seront rajoutés au tarmac actuel, pour atteindre une piste d’une longueur de 2250 mètres. Cet agrandissement ne sera pas sans conséquence sur le paysage local, puisque le tracé de la RD9 sera modifié et dévié de 1,8km.

Des délibérations publiques auront lieu courant décembre, avant la mise en œuvre du projet.