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Au Sommaire :

  • Long-courrier, classe affaires et accords commerciaux : la réinvention d’Aigle Azur
  • Aigle Azur se réinvente, part à Pékin et Sao Paulo
  • Joon desservira Bergen l’hiver prochain
  • Air Caraïbes se fait belle pour l’été
  • China Southern Airlines : 309 avions neufs pour le groupe en trois ans
  • EasyJet ouvre une base avec trois avions pour développer son offre au départ de Bordeaux
  • EasyJet : “Nous menons des discussions pour proposer une offre long-courrier”
  • Johan Lundgren (easyJet) : « La consolidation du ciel européen va se poursuivre »
  • Grève du personnel de cabine au Portugal, Ryanair annule 20 vols – Qui va réellement payer la surcharge GDS d’Air France ?
  • Vinci: contrat de concession pour l’aéroport Nikola Tesla
  • Aéroport. Une ligne Brest – Amsterdam dès cet été ?
  • Grèves : déjà affecté, le tourisme français craint une aggravation
  • Transition vers le BIM : l’expérience du groupe ADP
  • Groupe ADP, JCDecaux et Lagardère Travel Retail créent l’événement au Terminal 2E

 

Long-courrier, classe affaires et accords commerciaux : la réinvention d’Aigle Azur

Tour Mag – 29/03/2018

Un “développement historique” d’après Frantz Yvelin

Si Aigle Azur tournait il y a encore quelques mois à perte, Frantz Yvelin, son PDG, affirme avoir renversé la tendance et a procédé, jeudi 29 mars, à une longue série d’annonces qui doivent permettre à la compagnie de devenir “le fédérateur du transport aérien français”.

Aigle Azur continue sa révolution. Après l’annonce, en septembre dernier, du lancement de la compagnie sur le long-courrier, puis de la restructuration de son capital, Frantz Yvelin, arrivé il y a 8 mois à la tête de la deuxième compagnie aérienne française, ne compte toujours pas prendre de vacances.

“En 8 mois, nous avons réinventé Aigle Azur”, s’est-il enthousiasmé lors d’une conférence de presse donnée jeudi 29 mars à Paris.

Du long-courrier dès le mois de juin

Car c’est désormais officiel : depuis sa base de Paris-Orly, Aigle Azur volera cet été vers la Chine (Pékin, 3 vols par semaine à compter du 21 juin 2018) et vers le Brésil (Sao Paulo-Campinas, 3 vols hebdomadaires à partir du 5 juillet, puis 5 dès le mois de septembre). Prix d’appel évoqués : 299 euros pour un aller simple.

Pilier du nouveau cap stratégique de Frantz Yvelin, le lancement des activités long-courriers se base sur les 2 nouveaux A330-200 que la compagnie a configuré en bi-classe, affaires et éco, et qu’elle a doté d’une nouvelle identité visuelle. “C’est un virage que beaucoup de nos concurrents ne nous voyait pas prendre”, sourit le PDG, qui assume un positionnement hybride, mêlant réduction des coûts opérationnels et montée en gamme de l’offre à bord.

Renforcement moyen-courrier

Cependant, “le cœur de métier d’Aigle Azur reste le moyen-courrier et le trafic affinitaire”, veut noter le PDG. En effet, après les ouvertures, en 2017, de Beyrouth, Berlin-Tegel et de Moscou-Domodedovo, Aigle Azur ouvrira en juin un nouveau vol saisonnier entre Marseille et Beyrouth, à raison de 2 fréquences hebdomadaires.

La compagnie inaugurera aussi, dès septembre, une liaison quotidienne entre Orly et Milan, et vient de passer la desserte de Berlin en quotidien également. “Le tout en restant fidèle à ses marchés historiques que sont l’Algérie, le Mali et le Sénégal”, qui voient leurs liaisons renforcées, précise aussi un communiqué.

De nouveaux partenariats en cascade.

Enfin, la compagnie qui fête cette année son 72e anniversaire annonce une série de partenariats qui “s’inscrivent dans une logique de rapprochement global” et qui veulent faire d’Aigle Azur le “fédérateur du transport aérien français” d’après Frantz Yvelin.

Après le rapprochement commercial opéré avec Corsair, Aigle Azur partagera aussi bientôt ses codes avec Hainan Airlines vers la Chine, Azul Brazilian Airlines vers le Brésil, et TAP Portugal vers le Portugal.

Surtout, la compagnie lance un partenariat “commercial et stratégique” avec Air Caraïbes qui va se traduire, d’après un communiqué, par “un rapprochement progressif des réseaux européens et méditerranéen d’Aigle Azur avec celui d’Air Caraïbes”.

“Ces nouvelles alliances préfigurent une vraie logique de partenariats plus poussés dans l’aérien français”, analyse aussi Frantz Yvelin, qui dément toutefois être intéressé par les rachats de concurrents comme Corsair ou XL Airways.

Vers un redressement financier ?

Mais arrivera-t-il pour autant à renverser la tendance négative dans laquelle Aigle Azur est engagée depuis l’arrivée du groupe chinois HNA dans son capital en 2012 ? Il l’assure, si la compagnie devrait encore être en pertes sur son exercice 2017 le retour à l’équilibre est prévu pour cette année.

“Le retour aux bénéfices est prévu pour dans 2 ans”, veut-t-il même croire. Le chiffre d’affaires du transporteur se situerait autour des 260 millions d’euros en 2017 et pourrait atteindre les 300 millions d’euros dès 2018 grâce au tournant stratégique qu’il s’apprête à prendre.

Une stratégie que la direction de la deuxième compagnie aérienne tricolore confie avoir autofinancée à “90 ou 95%”, via sa politique de réduction des coûts opérationnels, d’une part, et via le rapatriement d’une partie des devises bloquées depuis plusieurs années en Algérie, de l’autre.

Et dans un avenir proche, Frantz Yvelin ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. “Derrière Air France, nous avons le plus de slots sur Orly. Et, vous savez quoi, je compte bien les utiliser”, sourit-il, évoquant aussi de futurs lancements sur le long-courrier depuis la province. “En fait, je regarde dans toutes les directions pour ouvrir de nouvelles lignes, au sud, au nord, à l’est. En fait, partout sauf au pôle nord”, conclut-il.

Aigle Azur se réinvente, part à Pékin et Sao Paulo

Air Journal – 30/03/2018

La compagnie aérienne Aigle Azur a présenté hier son projet de « réinvention », incluant l’ouverture de nouvelles liaisons long-courrier vers Pékin et Sao Paulo, en partenariat avec ses actionnaires dont le HNA Group en Chine et David Neeleman au Brésil. Elle lancera aussi une route vers Milan, et a signé des partenariats avec Air Caraïbes et TAP Air Portugal.

Lors d’une conférence de presse le 29 mars 2018 à Paris, le président d’Aigle Azur Frantz Yvelin a dressé un premier bilan de son action, et surtout présenté les grandes lignes des orientations stratégiques de la deuxième compagnie aérienne française – à commencer par le lancement des opérations sur le long-courrier. A partir du 21 juin, trois vols par semaine seront proposées entre sa base à Paris-Orly et l’aéroport de Pékin, sous réserve de validation par les autorités. La liaison n’est pas encore ouverte à la vente, mais Aigle Azur sera en concurrence directe entre les deux capitales avec Air France et Air China, toutes deux opérant à CDG ; rappelons qu’elle propose déjà en ligne des vols entre CDG et Xi’an, avec trois rotations hebdomadaires opérées par Hainan Airlines. Et à compter du 5 juillet, Aigle Azur desservira toujours sous réserve Sao Paulo-Campinas (base de la low cost Azul) avec 3 vols par semaine, puis 5 en septembre. Le principal aéroport de la ville brésilienne, Guarulhos, est déjà relié à Paris-CDG par Air France et LATAM Airlines Brasil. Abhi Shah, Directeur Financier d’Azul, a déclaré : « ce vol représente une étape importante dans la croissance de Viracopos en tant que hub majeur d’Azul, et nous sommes très enthousiastes à l’idée d’ajouter Paris à notre réseau national et international en pleine croissance. Nous offrirons des liaisons rapides et pratiques depuis le Brésil vers Paris. Le fait d’inclure Paris dans notre portefeuille de destinations sera extrêmement positif pour nos membres de TudoAzul ainsi que pour nos activités de vacances Azul Viagens ».

Ces deux liaisons long-courrier seront opérées en Airbus A330-200, pris en leasing et qui rejoindront sa flotte à partir de la mi-avril. Baptisés Arezki (l’ancien PDG) et Sylvain F (Floirat, fondateur), ils seront configurés en deux classes, Affaires et Economie, et non trois comme précédemment annoncé. Aigle Azur précise qu’ils porteront une nouvelle identité visuelle, « dédiée au long courrier et à même de conquérir de nouvelles cibles affaires et loisirs », avec en outre une « évolution en profondeur du produit à bord pour se positionner parmi les meilleurs transporteurs long-courrier ». Au programme : montée en gamme dans toutes les classes avec notamment une Classe Affaires dotée de sièges-lits inclinables à 180° et parfaitement horizontaux, d’un système individuel de divertissement à bord de type VOD de dernière génération dans les 2 cabines, de différentes ambiances lumineuses « mood light » et enfin d’une connectivité internet à bord (dès le mois de juillet). Les deux A330-200 s’ajouteront aux neuf A320 et un A319 déjà en service, et devraient également être déployés vers Bamako au Mali, puis « en renfort durant la saison été » sur Porto, Alger et Oran.

Le lancement de l’activité long-courrier est « l’un des piliers du nouveau cap stratégique » décidé pour Aigle Azur par Frantz Yvelin, et donc acté par ses actionnaires : le groupe HNA et Lu Azur donc, plus le nouveau venu – David Neeleman, entre autres fondateur et président de la low cost brésilienne Azul. La compagnie explique dans son communiqué que le PDG « a tenu à placer toutes ces nouveautés dans la ligne droite de l’esprit pionnier dont a toujours fait preuve Aigle Azur. Créée en 1946, présente en Asie et en Afrique depuis 1950, l’expansion de ce fleuron de l’aérien a été emblématique du développement de l’aviation commerciale française ». Après plus de 70 ans d’épopées et d’une « stratégie affinitaire qui s’est avérée gagnante », l’arrivée de Frantz Yvelin comme Président en août dernier a permis de « poser les fondations d’un nouvel élan ». En sept mois, il a « réussi le pari d’amorcer le redressement de la compagnie en réduisant les coûts et améliorant la productivité, tout en recueillant l’adhésion et le soutien de l’ensemble du personnel et des actionnaires. Fort de ces bases saines et solides, il déploie à présent une stratégie de développement ambitieuse ».

Aigle Azur « réaffirme et pérennise tout d’abord sa position de leader incontesté sur la desserte du pourtour méditerranéen », en restant fidèle à ses marchés historiques que sont l’Algérie, le Mali et le Sénégal. L’année 2017 a marqué le début d’une expansion significative du réseau d’Aigle Azur : lancement des dessertes de Beyrouth au départ de Paris-Orly le 5 juillet 2017, Berlin le 1er décembre puis Moscou le 21 décembre (ces deux dernières étant renforcées cet été), sans oublier le Marseille – Beyrouth qui sera lancé cet été et opéré deux fois par semaine entre le 12 juin et le 9 septembre.

Aigle Azur compte désormais réinventer son réseau moyen-courrier européen afin notamment de générer davantage de trafic de correspondance. La compagnie inaugurera ainsi une toute nouvelle liaison quotidienne entre Paris-Orly et Milan dès septembre 2018, sous réserve d’autorisations, un axe sur lequel elle sera en concurrence avec Air France, Alitalia et les low cost easyJet, Vueling (voire Ryanair entre Beauvais et Bergame).

Des partenaires stratégiques de premier plan

Aigle Azur a en outre annoncé hier un nouvel accord avec Newrest, le spécialiste de la restauration à bord, qui l’accompagnera désormais dans toute sa stratégie de développement. La compagnie dit aussi s’inscrire « dans une logique de rapprochement global en souhaitant fédérer plusieurs transporteurs aériens français et internationaux » : de par la présence d’actionnaires en commun, les premiers « alliés naturels » d’Aigle Azur sont désormais Hainan Airlines et Azul, qui deviennent de fait des interlocuteurs et des partenaires privilégiés. Aigle Azur et la low cost brésilienne cherchent notamment à former un partenariat solide sur la durée, en s’appuyant sur les dessertes respectives des deux compagnies. Aigle Azur se posera à l’aéroport de Sao Paulo-Campinas, principal hub d’Azul en Amérique du sud. Ce partenariat permettra de proposer « la plus large offre entre la France et le Brésil ».

Aigle Azur annonce en outre le lancement d’un nouveau partenariat commercial et stratégique avec Air Caraïbes, elle aussi acteur majeur de la plate-forme de Paris-Orly. Ce partenariat et ce nouvel accord de partage de codes qui en découle vont se traduire par un rapprochement progressif des réseaux européen et méditerranéen d’Aigle Azur avec celui d’Air Caraïbes. Le partenariat opérationnel et commercial avec Corsair International, signé en novembre dernier, a été étoffé au début de l’année, offrant ainsi plus de flexibilité aux clients de ou vers Paris-Orly, base commune d’opération pour ces deux compagnies aériennes françaises reconnues : accord de partage de codes élargi sur les vols entre les destinations des deux compagnies, mise en commun de salons d’aéroport et d’infrastructures commerciales.

Enfin, en présence de Miguel Frasquilho, Président du Conseil d’Administration de TAP Air Portugal, Frantz Yvelin a également annoncé avoir officialisé le 19 mars « un partenariat de très grande envergure », qui porte d’abord sur la mise en œuvre d’un accord de partage de codes sur les vols des deux compagnies entre la France et le Portugal, mais aussi sur une collaboration commerciale étendue, un accord industriel lié à la maintenance aéronautique, à diverses synergies opérationnelles dans les deux pays des deux groupes (France et Portugal), ainsi qu’à la mise en commun d’infrastructures de centre d’appels à Lisbonne. Rappelons que David Neeleman fait également partie du consortium Gateway, qui avait racheté en 2015 les 61% du capital de TAP Portugal mis en vente.

Frantz Yvelin, Président d’Aigle Azur, a déclaré : « le développement sans précédent annoncé ce jour reflète ce que j’ai souhaité mettre en œuvre dès le premier jour : faire que la culture entrepreneuriale qui m’est chère s’inscrive dans le chemin tracé depuis plus de 70 ans, dans le réel esprit pionnier d’Aigle Azur. Tout en respectant les engagements envers nos marchés historiques, nous sommes déterminés à conquérir de nouveaux horizons et de nouveaux segments de clientèle ». Il se dit « particulièrement résolu à positionner Aigle Azur dans une logique de rapprochement global, avec un rôle de fédératrice lui permettant de peser davantage, tant au plan national que régional ou international. Nous sommes une vraie maison d’aviateurs, et toute notre compagnie est impliquée dans cette nouvelle aventure. J’en suis aussi fier qu’heureux. Tous ensemble, nous réinventons Aigle Azur, et nous allons continuer ».

Créée en 1946, Aigle Azur est la 2ème compagnie aérienne française, et transporte chaque année près de 2 millions de passagers à bord de sa flotte exclusivement composée d’Airbus, avec près de 300 vols réguliers proposés chaque semaine de ses bases de Lyon, Marseille et Paris. Depuis 7 décennies, Aigle Azur « ne cesse de relier les hommes, les continents et les cultures, fidèle à ses valeurs d’accueil, de partage et de convivialité ». Au départ de 5 villes françaises, la compagnie dessert aujourd’hui l’Algérie, le Portugal, le Mali (Bamako), le Sénégal (Dakar), le Liban (Beyrouth), la Russie (Moscou) et l’Allemagne (Berlin)..

Joon desservira Bergen l’hiver prochain

Air Journal – 30/03/2018

La compagnie aérienne Joon va remplacer Air France l’hiver prochain sur la route entre Paris et Bergen qui sera inaugurée en mai, ce qui sera alors sa deuxième destination en Norvège après Oslo.

A partir du 28 octobre 2018, la filiale à coûts réduits d’Air France la remplacera sur le vol quotidien entre Paris-CDG et l’aéroport de Bergen-Flesland : son Airbus A320 de 174 places décollera alors à 14h40 pour arriver à 16h55, le vol retour quittant la Norvège à 17h40 pour se poser à 20h00. Joon sera en concurrence avec la low cost Norwegian Air Shuttle (vers Orly) sur cette route qui sera relancée par Air France le 26 mai prochain après 27 ans d’absence.

Cette nouvelle liaison de Joon s’ajoutera à celle entre CDG et Oslo-Gardemoen, où elle a remplacé Air France le 19 mars avec jusqu’à 18 rotations hebdomadaires, face à SAS Scandinavian Airlines et de nouveau Norwegian (qui a quitté Orly le mois dernier). Le Directeur général de Joon Jean-Michel Matthieu expliquait alors que l’offre vers la Norvège dispose de « 56% de sièges supplémentaires, allant jusqu’à 15 000 sièges par mois au total ».

Joon se pose déjà à Barcelone, Berlin, Lisbonne, Porto, Rome-Fiumicino, Naples et Istanbul-Atatürk – toujours en remplacement de sa maison-mère. Elle dispose de sept A320 et quatre A321. Sur le long-courrier, elle a inauguré le 25 mars ses premiers vols en A340-300 vers Le Caire ; dès dimanche prochain, elle partira vers Le Cap en Afrique du Sud, puis le 2 avril vers Téhéran en Iran, toujours en remplacement de sa maison-mère. Joon ouvrira le 4 mai une nouvelle liaison vers Fortaleza au Brésil, puis une autre vers Mahé aux Seychelles le 5 mai, avant de remplacer Air France à partir du 18 juin vers Mumbai en Inde.

Air Caraïbes se fait belle pour l’été

Tour Mag – 29/03/2018

Air Caraïbes renouvelle sa flotte, et modernise son existant pour offrir de meilleures conditions de vol aux passagers.

Air Caraïbes a engagé une modernisation des cabines de 2 Airbus A330 pour l’été 2018.

Trois appareils avaient déjà été refaits à neuf en 2017, auxquels s’ajoute ces deux-ci, permettant de dépoussiérer les 5 appareils A330 exploités par la compagnie.

La modernisation concerne les 3 classes que comportent les avions :

Les sièges de la classe éco (“soleil”) et premium éco (“caraïbes”) sont désormais en cuir avec des renforcements au niveau des lombaires et une meilleure ergonomie. Pour la classe Caraïbes, ils sont équipés de reposes pieds et inclinables de 30cm. La classe affaires (“madras”) est désormais équipée de 12 sièges espacés de 155cm et inclinable à 160°.

Ces rafraichissements s’ajoutent aux 2 A350-900 neufs et un ATR 72-600 arrivés en 2017.

La compagnie a aussi commandé 3 Airbus A350-1000 et un ATR 72-600 supplémentaire. Sa livraison, ainsi que celle du premier A350-1000 sont prévues pour la fin 2019.

China Southern Airlines : 309 avions neufs pour le groupe en trois ans

Air Journal – 29/03/2018

Le groupe China Southern Air Holdings devrait recevoir 309 avions neufs au cours des trois prochaines années, dont près de la moitié devraient arriver en 2018.

Le groupe composé de la plus grande compagnie aérienne chinoise, China Southern Airlines basée à l’aéroport de Guangzhou-Baiyun, et des filiales Xiamen Airlines, Zhuhai Airlines, Guizhou Airlines, Chongqing Airlines ou Hebei Airlines entre autres, a dévoilé dans son rapport annuel les plans d’expansion de sa flotte d’ici 2020. Cette année, 115 appareils neufs seront livrés, parmi lesquels 39 Airbus de la famille A320 (y compris en version neo), cinq A330-300, 61 Boeing 737-800 et MAX 8 ainsi que dix 787-9 Dreamliner. La mise à la retraite en 2018 de 29 avions selon Flightglobal devrait laisser le groupe avec une flotte de 840 appareils à la fin de l’année.

En 2019, la compagnie de l’alliance SkyTeam et ses consœurs recevront au total 105 aéronefs, dont 45 monocouloirs, sept 787-9 et cinq 777-300ER de la part de Boeing, quand Airbus livrera 42 monocouloirs et cinq A350-900 ; avec là aussi 29 départs en retraite, le groupe chinois terminera 2019 avec une flotte de 929 appareils.

Enfin en 2020 – et toujours sous réserve de livraisons dans les temps – China Southern fournira à ses compagnies aériennes 89 avions dont 24 Airbus de la famille A320, six A350-900 (les 9 autres seront livrés d’ici 2022), 51 Boeing 737 MAX, cinq 787-9 et trois 777-300ER. Le groupe terminera l’année avec 979 avions, en comptant les 26 appareils sortis de flotte en 2020.

China Southern Airlines a dégagé l’année dernière un bénéfice de 758 millions d’euros (+17%), sur un chiffre d’affaires progressant de 11,2% à 16,48 milliards d’euros. Elle a transporté 126 millions de passagers en 2017 (+10,8%), avec un coefficient d’occupation moyen à 82,2% (+1,7 point de pourcentage).

Rappelons que si elle partage ses codes avec Air France, KLM, Delta Air Lines et autres membres de son alliance, l’investissement de Delta dans sa rivale China Eastern Airlines et le rapprochement de cette dernière également avec Air France-KLM alimentent les rumeurs d’un déménagement de China Southern Airlines vers Oneworld – où American Airlines a acquis 2,7% du capital de la compagnie chinoise en avril dernier.

EasyJet ouvre une base avec trois avions pour développer son offre au départ de Bordeaux

20 Minutes – 28/03/2018

En implantant une base, EasyJet renforce son offre au départ de Bordeaux et, est en mesure d’offrir 400.000 sièges supplémentaires cet été. Elle dessert maintenant 31 destinations depuis la capitale girondine, dont 14 exclusives…

· Présente depuis 2006 sur l’aéroport de Bordeaux, la compagnie EasyJet veut accélérer son développement dans la région, en implantant une base avec trois avions Airbus A320.

· Cette implantation qui s’accompagne du lancement prochain de 9 nouvelles destinations, va se traduire par une plus grande variété d’horaires, notamment le matin.

· ​La compagnie possède presque 30 % des parts de marché sur l’aéroport bordelais.

Arrivée en 2006 à Bordeaux, la compagnie EasyJet représente aujourd’hui presque 30 % des parts de marché de l’aéroport de Mérignac. En 2017, elle a augmenté son trafic de 11.5 %, transportant 1.767.000 passagers et elle ne compte pas s’arrêter là.

Pour preuve l’inauguration ce mercredi d’une base Easyjet, sur laquelle s’implante trois Airbus A320 et qui engendre aussi la création de 110 emplois de personnel navigant. Des bureaux ont été construits en dur sur le site de l’aéroport pour accueillir ces nouveaux effectifs qui seront basés à Bordeaux.

400.000 sièges supplémentaires pour la saison estivale

« Cette base va permettre de mettre en place une plus grande variété d’horaires, notamment le matin car la clientèle d’affaires représente 20 % de nos passagers », a déclaré François Bacchetta, directeur de EasyJet pour la France. Le choix des destinations s’élargit aussi en 2018 avec des vols directs à partir de ce printemps vers Londres Southens, Ibiza, Luxembourg, Héraklion, Faro, Catane, Bastia, Tel-Aviv et Rhodes. La compagnie estime qu’elle sera en mesure d’offrir 400.000 sièges supplémentaires cet été. Elle dessert 31 destinations depuis la capitale girondine, dont 14 exclusives. « On veut développer la connectivité européenne de Bordeaux et la mettre au centre de l’Europe », assure François Bacchetta.

Le président de l’aéroport Pascal Personne partage la même « volonté opiniâtre de faire grandir les lignes directes depuis l’aéroport de Bordeaux ». Le terminal Low-cost Billi, construit en 2010, va être aménagé pour accompagner la croissance de la compagnie low-cost. « Il sera agrandi d’ici trois ans au plus tard, pour être au rendez-vous de EasyJet », assure Pascal Personne. Il pronostique une croissance du trafic de 50 % d’ici 2021 sur le terminal Billi, porté en grande partie par EasyJet. Avec 28,5 % de part de marché exactement, cette compagnie low-cost est en deuxième position derrière Air France/Hop (36,1 %) et devant Volotea (7,8 %)

Sur le trafic total de l’aéroport, qui a augmenté de 7,7 % en 2017, près de 50 % sont à attribuer aux vols low cost, en augmentation de 20 % en 2017.

easyJet : “Nous menons des discussions pour proposer une offre long-courrier”

Tour Mag – 28/03/2018

Entretien avec François Bacchetta, DG France d’easyJet

A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle base d’easyJet à Bordeaux, mercredi 28 mars, François Bacchetta, qui dirige depuis 2005 la low-cost britannique en France, nous a accordé un entretien. Brexit, création d’emplois, stratégie de distribution, mais aussi vente de vols long-courriers via des partenariats stratégiques : easyJet entend en 2018 conforter sa place de deuxième compagnie aérienne française en terme de passagers transportés.

TourMaG.com : Une semaine après, quel a été l’impact de la grève du 22 mars sur les activités d’easyJet en France ?

François Bacchetta : Comme à chaque grève, la DGAC nous a demandé un abattement sur notre programme de vol. Cela a représenté cette fois 30% de nos activités, soit 104 vols et je n’ai pas eu écho de graves problèmes concernant les vols qui ont été opérés.

TourMaG.com : Alors qu’elle a révélé des derniers résultats financiers robustes sur le plan européen, comment s’est comportée la compagnie sur le marché français en 2017 ?

François Bacchetta : Notre dernière année fiscale, qui s’est terminée en septembre, a en effet révélée de bonnes performances, qui se poursuivent sur le premier trimestre 2018. Nous notons une tendance nette de reprise générale sur le marché européen et français où nous avions souffert en 2016 après les attentats. Aujourd’hui, la situation s’est redressée et le marché français est revenu à la normal. Nous avons fait récemment beaucoup d’efforts de promotion de la destination France, via un partenariat avec Atout France et des campagnes de pubs en Angleterre pour redynamiser Paris et la Côte d’Azur. Nous avons repris le chemin de l’expansion, le trafic en France est bien orienté, et l’été 2018 s’annonce très bon.

TourMaG.com : A quoi doit-on s’attendre ?

François Bacchetta : D’abord à une croissance de la capacité de près de 6%, avec 1 200 000 sièges supplémentaires mis en place cet été au départ de la France. En atteignant les 19 millions de voyageurs en 2018, nous voulons avant tout conforter notre position de numéro 2.

4 nouveaux Airbus A320 arriveront aussi cette année, sur Nice et Bordeaux, nous permettant d’ouvrir de nouvelles routes. Nous nous développons sur tout le territoire français. De 230 lignes en 2017, nous passerons à 257 en 2018 avec par exemple des vols vers Tel-Aviv depuis Bordeaux, Lyon et Nice. Depuis cette semaine, nous avons aussi ouvert Rennes, avec un vol intérieur vers Lyon, et qui devient le 19e aéroport français à accueillir easyJet.

Social : “aucun bouleversement en vue”

TourMaG.com : Il avait été question, en 2017, d’un plan de restructuration qui avait touché le marché français. Faut-il s’attendre à de nouveaux mouvements de ce type ces prochains mois ?

François Bacchetta : Non, le mouvement de réorganisation de la société touchait essentiellement le siège. Avec les nouvelles équipes de direction, il ne faut pas s’attendre à des changements fondamentaux sur le marché français. Aucun bouleversement n’est en vue.

TourMaG.com : Quelles sont dès lors les perspectives sur le plan de l’emploi ?

François Bacchetta : 2018 verra les effectifs français d’easyJet croître de 10%, avec notamment 30 nouveaux emplois à Nice, et près de 110 à Bordeaux. Au total, nous employons maintenant 1300 personnes en France.

TourMaG.com : Depuis ce mercredi 28 mars, easyJet possède en effet une nouvelle base opérationnelle sur Bordeaux-Mérignac. A quelle logique répond cette ouverture ? Est-ce un moyen de contrer des éventuels futurs effets du Brexit ?

François Bacchetta : L’ouverture de notre base à Bordeaux n’a rien à voir avec le Brexit et il n’y a pas de stratégie spéciale pour s’en protéger. Nous continuons d’ouvrir des lignes et d’ajouter des avions en France, en Italie, en Allemagne. Le Brexit ne remet pas en question nos stratégies d’expansions.

TourMaG.com.com : La compagnie a pourtant créé, l’année dernière, une filiale basée en Autriche…

François Bacchetta : Il y a bien sur un flou juridique qui demeure. Nous avons en effet ramené certains actifs en Europe continentale autour de la filiale easyJet Europe, pour protéger nos opérations au cas où. Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour ne pas que nos activités soient impactées plus tard. C’est une manœuvre purement juridique.

La seule question qui demeure au sujet du Brexit concerne nos opérations entre le Royaume-uni et l’Europe. Je vois mal les compagnies aériennes cesser de desservir l’île du jour au lendemain.

TourMaG.com : Le rachat de certains actifs d’Air Berlin, à la suite de la faillite de cette dernière, aura-t-il un effet sur le développement d’easyJet en France ?

François Bacchetta : Aucun lien. Les avions récupérés ne sont là que pour accroître les capacités au départ de Berlin. Sur Berlin-Tegel, où les premiers mois d’exploitation sont parfaitement sous contrôle, 2018 sera une année de transition qui doit nous lancer positivement. Nous comptons à l’avenir garder nos deux bases berlinoises. Nous avons fait un pas de géant pour assurer notre leadership.

La priorité : “les ventes en direct”

TourMaG.com : Comment se comportent, en France, les ventes en agences ?

François Bacchetta : La proportion entre ventes directes et via agences demeure relativement stable, ces dernières représentant autour de 10% des ventes en France. Si nous avons ouvert nos canaux aux intermédiaires pour toucher plus d’entreprises, notre stratégie de distribution reste tournée sur le direct. La priorité est de privilégier easyjet.com.

Ceci dit, les agences nous ont permis d’améliorer notre pénétration dans le voyage d’affaires qui compte aujourd’hui pour 24% de notre trafic en France, contre 17% sur toute l’Europe.

TourMaG.com : Vous aviez annoncé, en septembre dernier, vendre des premiers vols long-courriers en correspondance. Après Corsair et La Compagnie, faut-il s’attendre à des partenariats avec d’autres compagnies françaises ?

François Bacchetta : L’idée de notre plan “Worldwide” part du constat que nous comptons 15 millions de visiteurs uniques chaque mois sur easyjet.com. Et il n’y a pas de raison que les voyageurs qui arrivent à Orly depuis partout en province ne puissent pas acheter du long-courrier avec nous.

Nous allons donc poursuivre cette stratégie de partenariats, via des accords bilatéraux de compagnies à compagnies. Nous discutons dans ce sens avec les uns et les autres, pour enrichir notre offre long-courrier. XL Airways ou Air Caraïbes, par exemple, sont intéressés. Tout cela sera annoncé au fur et à mesure cette année.

TourMaG.com : Enfin, alors que les Assises du transport aérien se sont ouvertes mardi 20 mars, qu’est ce qu’easyJet peut en espérer ?

François Bacchetta : Le problème est que la France est trop en retard par rapport aux autres pays européens. Nous sommes à la traine. Si l’on veut cesser de perdre sans cesse des parts de marché face à nos voisins, c’est par un aérien plus compétitif que cela passera, par une simplification et une clarification administrative du milieu, dans un contexte de privatisation des plateformes aéroportuaires. Arrêtons cette obsession française de taxer toujours plus le passager, qui va à l’encontre de l’expansion du trafic et donc du tourisme !

easyJet est en discussion avec la DGAC, les autres compagnies et l’Etat, et compte bien apporter sa contribution pour améliorer coûte que coûte les conditions de compétitivité au départ de la France.

Johan Lundgren (easyJet) : « La consolidation du ciel européen va se poursuivre »

Les Echos – 29/03/2018

Le nouveau patron suédois d’Easyjet ne va pas révolutionner la stratégie de la compagnie low cost, mais veut accélérer l’utilisation des outils numériques et poursuivre la croissance organique et externe.

Vous avez succédé à Carolyn McCall en décembre dernier. Quels sont vos projets et vos priorités pour easyJet ?

Je n’ai pas l’intention de révolutionner une stratégie qui fonctionne. Elle repose sur deux piliers : la priorité donnée à la qualité de notre réseau et la nécessité d’être en position de force dans les principaux aéroports. Quand vous l’êtes sur un grand aéroport, vous pouvez offrir plus de vols et donc plus de choix pour la clientèle. Combiné à une base de coûts inférieure à celles de nos concurrents, cela nous permet d’avoir une offre imbattable. Mais il y a un enjeu stratégique sur lequel nous allons accentuer nos efforts : le numérique et l’exploitation des données. Nous produisons des milliards de données. Comment les exploiter pour mieux cerner les besoins des passagers, générer des revenus supplémentaires et réduire nos coûts et comment accélérer cette transformation numérique ? Ce sera l’une de mes priorités à la tête d’Easyjet. L’une des premières illustrations en est l’accord annoncé mardi avec Airbus, qui va nous permettre de prédire et de prévenir les problèmes techniques avant qu’ils ne surviennent, en analysant en permanence les millions de données produites par nos avions.

Quelles retombées attendez-vous de l’analyse des données ?

Nous avons déjà commencé à faire des tests avant de passer cet accord et pour vous donner une idée du progrès accompli, en 2010, nous avions en moyenne 10 problèmes techniques pour 1.000 vols. Aujourd’hui, nous sommes à 3 vols pour 1.000. Notre objectif à travers cet accord avec Airbus est d’atteindre le zéro problème technique. Nous voulons éliminer totalement les retards liés aux problèmes techniques. Il y a déjà bien d’autres causes de retard – la météo, les grèves du contrôle aérien… – nous pouvons nous dispenser de ceux-là. Mais il y a bien d’autres applications possibles de l’analyse des données. Nous testons actuellement un nouvel outil informatique qui permet d’optimiser le programme de vols, en anticipant les retards possibles. Tout cela contribuera à la fois à réduire les coûts, tout en améliorant le service rendu au passager.

Ces réductions de coûts suffiront-elles à compenser la hausse du prix du carburant et de vos dépenses de fonctionnement ?

Paradoxalement, le fait que le prix du carburant reparte à la hausse nous est plutôt favorable, comparé à la plupart de nos concurrents. Nous nous sommes bien couverts à court et moyen termes et nous avons une flotte jeune et performante. Pour le reste, nous sommes confrontés comme les autres compagnies à l’augmentation des frais de personnel et d’aéroports. Mais si nous parvenons à réduire significativement les coûts liés aux retards et aux vols annulés, qui ont considérablement augmenté ces dernières années, nous pourrions réaliser d’énormes économies.

A un an de l’échéance, êtes-vous prêts pour le Brexit et quel en sera le coût pour easyJet ?

Nous y sommes mieux préparés que la plupart des compagnies. La création d’easyJet Europe, avec un siège à Vienne et un certificat de transport aérien autrichien, nous garantit de pouvoir poursuivre nos opérations sur le continent européen, quoi qu’il arrive. D’ici à un an, la moitié de notre flotte, soit quelque 150 appareils, sera ainsi passée sous pavillon autrichien, tandis que l’autre moitié continuera à être exploitée par Easyjet UK, pour les vols au départ du Royaume-Uni. Le coût de cette réorganisation est presque insignifiant : de l’ordre de 10 millions d’euros pour la création d’Easyjet Europe. Mais je suis persuadé que le Royaume-Uni et l’Union européenne parviendront à un accord sur le transport aérien. Personne n’imagine que les liaisons aériennes entre le Royaume-Uni et l’Europe continentale puissent être interrompues.

Après la reprise d’une partie d’Air Berlin, envisagez-vous d’autres acquisitions ?

Cela fait partie des possibilités. La consolidation du transport aérien va se poursuivre et nous avons les moyens financiers d’y participer. Nous saurons saisir les opportunités comme nous l’avons fait avec Air Berlin, à condition qu’elles soient cohérentes commercialement et stratégiquement, et naturellement rentable. C’était le cas pour Air Berlin puisque cela nous permet de devenir numéro 1 à Berlin Tegel et que nous devrions commencer à gagner de l’argent dès l’an prochain.

Alitalia correspond-elle à ces prérequis ?

Oui, c’est pourquoi nous nous sommes engagés depuis octobre dans des discussions avec les administrateurs d’Alitalia. Ces discussions se poursuivent.

Discutez-vous avec Alitalia seul ou avec des partenaires, notamment pour les lignes long-courriers ?

Je ne peux pas en dire plus. Nous avons signé un engagement de confidentialité. Mais il est clair que seule l’activité court et moyen-courrier nous intéresse…

Vous allez bientôt recevoir vos premiers Airbus A321. Envisagez-vous de les utiliser pour faire du transAtlantique, comme d’autres ?

Non, l’objectif est d’utiliser ces appareils à plus forte capacité (235 sièges) sur les aéroports les plus encombrés, là où les créneaux horaires se font rares, comme Londres-Gatwick. Les A321 vont nous permettre de continuer à nous développer sur ces aéroports saturés, tout en améliorant le coût au siège et en réduisant l’empreinte carbone par passager.

N’êtes-vous pas tenté d’aller sur d’autres segments du marché low cost comme Volotea les lignes régionales secondaires ou Norwegian sur le long-courrier ?

Nous nous sommes déjà diversifiés en nous ouvrant à la clientèle d’affaires. Aujourd’hui, nous avons 15 millions de voyageurs d’affaires sur nos lignes, avec une offre spécialement adaptée. Mais nous continuerons à concentrer nos efforts sur le segment de marché qui offre les meilleures perspectives de développement : les liaisons entre les grandes métropoles européennes, au départ des principaux aéroports. Cela n’empêche pas de nous intéresser à d’autres segments de marché, comme le trafic en correspondance avec les vols long-courriers. Mais nous avons encore un énorme potentiel de croissance sur ce marché principal et nous n’avons pas besoin d’aller chercher de la croissance ailleurs.

Grève du personnel de cabine au Portugal, Ryanair annule 20 vols

Investir / Reuters – 29/03/2018

Ryanair a annulé au moins 20 vols jeudi à destination et au départ d’aéroports portugais, au premier d’une série de trois jours de grève prévus à l’appel d’un syndicat du personnel de cabine, lit-on sur le site internet de la compagnie aérienne.

La compagnie, premier transporteur à bas coût en Europe avec environ 2.000 vols par jour, n’a jamais connu de perturbations majeures dues à des grèves.

Après avoir en décembre dernier reconnu les syndicats pour la première fois en 30 ans d’existence afin d’éviter des grèves massives à la période de Noël, le directeur général de Ryanair, Michael O’Leary, avait déclaré que sa compagnie se préparait à de petits mouvements sociaux localisés cette année.

Le syndicat portugais SNPVAC avait confirmé la semaine dernière ses projets de grève pour le 29 mars, le 1er et le 4 avril, en expliquant que la direction n’avait pas satisfait ses revendications sur les conditions de travail.

Les représentants syndicaux portugais ont fait savoir que les grèves étaient motivées par des conditions de travail moins favorables que la moyenne du secteur, notamment en ce qui concerne les procédures disciplinaires et les menaces lorsque les ventes à bord n’atteignent pas les objectifs fixés.

Sur les 20 vols annulés, 14 ont concerné l’aéroport de Porto, dans le nord du Portugal. (Conor Humphries; Eric Faye pour le service français)

Vinci: contrat de concession pour l’aéroport Nikola Tesla

L’Express / Cercle Finance – 29/03/2018

Vinci annonce la signature d’un contrat avec le gouvernement serbe pour la concession d’une durée de 25 ans de l’aéroport Nikola Tesla, en République de Serbie.

Cette concession, la première en Europe du sud-est, marque une nouvelle étape dans le développement de Vinci Airports à l’international ‘ indique le groupe.

Ce contrat comprend le financement, l’exploitation, la maintenance, l’élargissement et la rénovation du terminal ainsi que de son système de pistes.