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Au sommaire :

  • Référendum ADP : le nombre de soutiens passe sous la barre fatidique

  • Flybe va supprimer des routes françaises

  • Lille-Lesquin sera géré par Eiffage et AMP

  • Air France profite des déboires de Ryanair avec le 737 Max

  • Air France lance une assurance retards de vols

 

Référendum ADP : le nombre de soutiens passe sous la barre fatidique

Huffingtonpost.fr – 16 Juillet 2019 

Le nombre de signataires est désormais inférieur aux prévisions requises pour espérer déclencher un référendum. Une première depuis le début de cette procédure inédite. 

Après un décollage en trombe, la campagne de recueil des soutiens pour déclencher un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation du groupe ADP commence à battre de l’aile. Pour la première fois depuis le déclenchement de cette procédure inédite à la mi-juin, le nombre de signataires est passé sous la barre des prévisions requises pour espérer déclencher un référendum. Un signal d’alerte pour les promoteurs de ce RIP anti-privatisation.

Officiellement, rien n’est perdu et l’objectif reste le même: obtenir avant le printemps prochain le soutien de près de 4,7 millions d’électeurs en vue d’imposer un référendum. Mais pour atteindre ce résultat exceptionnel d’ici le 12 mars 2020, il faudrait, selon les calculs du site adprip.fr, qui comptabilise les signataires sur le site officiel, que 568.000 aient déjà enregistré leur paraphe, contre seulement 521.000 à la date de ce mardi 16 juillet. 

Comme le montre le graphique mis à disposition par adprip.fr, le nombre de soutiens enregistrés par le ministère de l’Intérieur est désormais inférieur aux projections requises. La faute à un tassement très net des signatures collectées après l’engouement des débuts. Près de 90% des soutiens obtenus l’ont été dans les 15 premiers jours de la collecte. Depuis, le nombre de signatures décline quasi quotidiennement

Depuis le 1er juillet, le nombre de soutiens pour le RIP décline

Depuis le 1er juillet, le nombre de soutiens pour le RIP décline quotidiennement.

Passé l’effet de surprise dans les médias, l’absence de campagne institutionnelle officielle et l’arrivée de l’été ne jouent pas en faveur de cette procédure exceptionnelle. D’où l’acharnement des promoteurs de ce RIP ADP à obtenir du gouvernement des concessions pour, disent-ils, “mieux informer les Français” sur ce projet.

“On ne peut pas consacrer 12 millions d’euros au Grand débat et à un site très bien fait et nous laisser au temps du minitel pour le RIP”, a expliqué Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, qui a manifesté jeudi dernier devant la Place Beauvau.

Une délégation des 248 parlementaires à l’initiative du RIP sera reçue le 23 juillet par le ministre Christophe Castaner dans le cadre du comité de suivi de la procédure référendaire.

À la même date, ces parlementaires ont également rendez-vous au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour aborder la question de l’information sur le RIP sur les chaînes publiques.

Selon une récente enquête YouGov pour Le HuffPost, 75% des Français interrogés sont “prêts à signer une pétition pour réclamer l’organisation d’un référendum sur la privatisation des Aéroports de Paris”.

 

Flybe va supprimer des routes françaises

Air-Journal.fr – 16 Juillet 2019 

Même si elle est désormais sauvée de la faillite, la compagnie aérienne Flybe va effectuer des coupes sombres dans son réseau à partir de la rentrée, y compris vers la France au départ de Southampton et de Doncaster. 

Sauvée de la faillite en janvier par le consortium Connect Airways, formé par les compagnies aériennes Virgin Atlantic et Stobart Air ainsi que le fonds d’investissement Cyrus (un rachat qui vient d’obtenir le feu vert du gendarme européen de la concurrence), la compagnie régionale britannique n’en poursuit pas moins la réduction du réseau annoncée. A l’aéroport de Southampton, les liaisons à destination des aéroports de La Rochelle, Nantes et Rennes seront supprimées entre le 8 et le 24 septembre prochain selon Airlineroute. Celle reliant sa base de Doncaster-Sheffield à l’aéroport de Paris-CDG sera elle opérée pour la dernière fois le 25 octobre prochain.

Outre ces deux aéroports (qui perdront au total quatre autres routes vers l’Espagne, le Royaume Uni et l’Irlande), Flybe supprimera à la rentrée sept lignes à Cardiff, dont quatre vers l’Italie, trois à Exeter, autant à Norwich, ainsi qu’une à Manchester et une autre entre Newquay et Leeds-Bradford. Rappelons qu’elle avait annoncé dès avril la fermeture de ses bases à Cardiff et Doncaster, et la réduction de ses opérations dans celles d’Exeter et de Norwich, tous les vols en jet y étant supprimés le 26 octobre en raison du retour aux sociétés de leasing des onze Embraer 175 (88 sièges) et six 195 (118 sièges) en service. Flybe n’opèrera alors plus que les 54 turboprops Dash-8 Q400 (78 sièges) déjà présents dans sa flotte. 

Flybe exploite actuellement 190 liaisons desservant 12 pays depuis 73 aéroports au Royaume-Uni et dans d’autres pays européens ; elle partage ses codes avec Air France, British Airways, Emirates, Etihad, Finnair, Cathay Pacific ou Singapore Airlines entre autres.

 

Lille-Lesquin sera géré par Eiffage et AMP

Air-Journal.fr – 16 Juillet 2018 

La société constituée par Eiffage et Aéroport Marseille Provence (AMP) dont le groupe est l’actionnaire majoritaire, vient d’être désignée concessionnaire de l’Aéroport de Lille-Lesquin par le SMALIM (Syndicat mixte des aérodromes de Lille-Lesquin et de Merville).

La société concessionnaire aura à sa charge l’ensemble des missions d’investissement, d’entretien-maintenance et d’exploitation de l’aéroport pour une durée de 20 ans à compter du 1er janvier 2020 ; elle reprendra à cette date le personnel de l’exploitant actuel, précise un communiqué d’Eiffage. Son projet comprend des travaux de rénovation et d’extension du terminal existant, pour améliorer les conditions d’accueil des clients et accompagner le développement de la plateforme. La qualité de service sera également améliorée grâce à un vaste programme de déploiement d’outils digitaux visant à améliorer l’expérience clients. Les enjeux environnementaux seront « largement pris en compte, notamment à travers un plan ambitieux de développement de la desserte de l’aérogare en transport en commun et la réduction de l’empreinte carbone de la plateforme », qui fera l’objet d’une validation par le label « Airport Carbon Accreditation ». Eiffage et Aéroport Marseille Provence s’engagent à ce que l’aéroport de Lille-Lesquin « joue pleinement son rôle de moteur du développement du territoire en lien avec les acteurs économiques et touristiques locaux ». 

Eiffage renforce ainsi son ancrage dans la région des Hauts-de-France où il est historiquement présent et emploie 6000 salariés. Après la désignation récente du groupement Eiffage – APRR comme concessionnaire pressenti unique pour la Route Centre-Europe Atlantique (RCEA) dans l’Allier, ce nouveau succès « illustre la pertinence du modèle constructeur concessionnaire d’Eiffage et s’inscrit dans sa stratégie de diversification et d’allongement de la durée de son portefeuille de concessions ». 

Aéroport Marseille-Provence apporte son expertise de concessionnaire et d’opérateur aéroportuaire « sachant inscrire les décisions de court terme dans une vision de long terme et concevoir la stratégie aéroportuaire comme un élément structurant du développement du territoire ». Ce projet s’inscrit parfaitement dans la stratégie de développement des savoir-faire d’Aéroport Marseille-Provence au service d’autres régions en France ou à l’étranger ; « aéroport international d’envergure, Aéroport Marseille-Provence montre ainsi, face à des acteurs historiques et sérieux, toute sa capacité et l’expertise de ses équipes ». 

Le Syndicat mixte des aérodromes de Lille-Lesquin et de Merville (SMALIM) est une entité juridique de droit public ayant en charge la gestion de ces deux aéroports. Il est constitué à 60% du Conseil Régional Nord-Pas de Calais, à 34% de la Métropole Européenne de Lille et à 6% de la Communauté de Communes Flandres Lys.

 

Air France profite des déboires de Ryanair avec le 737 Max

Capital.fr – 17 Juillet 2019

Alors que la compagnie lowcost a annoncé la fermeture de bases aéroportuaires cet hiver et à l’été 2020, Air France progresse en bourse.

Les déboires du Boeing 737 MAX ne font pas que des malheureux. L’engin de l’avionneur américain, mis en cause dans deux crashs en cinq mois est toujours cloué au sol et ne devrait pas faire son retour dans l’espace aérien mondial avant 2020. Une situation dont certaines ont su tirer parti. La semaine dernière, la compagnie américaine Delta Air Lines a en effet présenté des résultats meilleurs que prévu du fait d’une réduction des capacités dans le secteur aux États-Unis, qui lui a permis d’augmenter ses prix. En Europe, l’absence du ciel de l’avion de Boeing devrait permettre de limiter les surcapacités de l’industrie.

La compagnie à bas coûts Ryanair a en effet annoncé qu’au cours de l’été 2020, elle ne pourrait transporter que 3% de passagers supplémentaires contre 7% prévu auparavant. Sur l’exercice, clos fin mars 2021, elle ne pourra ainsi faire voyager que 157 millions de personnes à comparer avec un objectif précédent de 162 millions. Cette perspective permet au secteur aérien de progresser en Bourse, Air France-KLM figurant parmi les principales hausses de l’indice SBF 120 avec un gain de 2,72 % à 9 euros.

Fermetures de bases et menace sur l’emploi 

Ryanair, qui vole exclusivement sur Boeing, s’attend à recevoir ses premiers 737 MAX entre janvier et février 2020. Elle ne recevra qu’entre 6 et 8 appareils par mois et a donc établi son planning de vols en prenant comme hypothèse la réception d’un maximum de 30 737 MAX. Or, elle tablait auparavant sur la mise en service de 58 avions. “Ce nombre pourrait augmenter ou diminuer davantage, selon la date à laquelle le B737 MAX reprendra effectivement du service “, a averti Ryanair. 

Par ailleurs, la compagnie irlandaise a annoncé qu’elle allait fermer des bases aéroportuaires cet hiver et à l’été 2020, en raison des reports de livraison. Ces bases sont des aéroports sur lesquels les avions des compagnies aériennes sont stationnés et à partir desquels ils effectuent des allers-retours avec d’autres aéroports pour transporter des passagers. La fermeture de ces bases devrait avoir un impact sur l’emploi en Europe. 

Le calendrier de retour en vol des Boeing 737 MAX reste très incertain, l’avionneur américain n’ayant toujours pas soumis aux régulateurs, pour certification, les modifications exigées sur ses avions, mis en cause dans les crashs d’Ethiopian Airlines (157 morts) et de Lion Air (189 morts). Dans un communiqué, Ryanair explique que Boeing espère présenter ces modifications d’ici au mois de septembre pour un retour en vol rapide. De nombreuses autres compagnies aériennes sont affectées par les déboires du 737 MAX. Des milliers de vols ont notamment été annulés par les trois grandes compagnies américaines United Airlines, Southwest et American Airlines, qui ont toutes perdu des millions de dollars.

 

Air France lance une assurance retards de vols

Businesstravel.fr – 16 Juillet 2019 

Air France a lancé une nouvelle « assurance voyage proactive » en partenariat avec Allianz Travel, qui permettra aux clients de recevoir une compensation de 50 € si leur vol est retardé de plus de deux heures.

Les voyageurs auront droit au paiement s’ils réservent directement sur www.airfrance.fr et souscrivent une assurance Allianz Travel.

Les clients n’ont pas à produire de réclamations ni à fournir de reçus pour recevoir l’indemnisation : ils recevront un SMS et un courriel à la suite d’un retard de plus de deux heures, avec un lien les dirigeant vers un site sécurisé où ils pourront entrer leur référence de réservation et leurs coordonnées bancaires.

 Le paiement de 50 € (par personne) sera alors effectué dans un délai de cinq jours.

Le transporteur affirme que l’indemnité est valide « pour tous les vols exploités par Air France, quelle que soit la destination, à la fois pour les vols de départ et les vols de retour ».

Air France a souligné que le paiement « peut être combiné à la compensation financière offerte par la compagnie aérienne en vertu de la réglementation européenne ». 

Noël Ghanimé, PDG d’Allianz Partners France, a déclaré que « le retour initial des clients en bénéficiant a été excellent ». 

Patrick Alexandre, vice-président exécutif d’Air France-KLM, Commercial, Sales and Alliances, a commenté : « nous sommes très heureux de renforcer notre offre conjointe avec Allianz Travel grâce à ce nouveau service. Avec une assurance proactive, nous offrons aux clients un voyage encore plus simple avec un minimum de stress, notamment en cas de retard. La satisfaction des clients demeure au cœur de notre stratégie commerciale. »