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Au Sommaire :

  • Air France-KLM prêt à casser sa tirelire pour attirer un nouveau patron
  • Ryanair : deux grèves de pilotes, Laudamotion et Lufthansa
  • Ryanair : une nouvelle grève des pilotes irlandais les 20 et 24 juillet
  • Aigle Azur volera vers Pékin à la rentrée
  • Ryanair accuse Lufthansa de menacer l’avenir de Laudamotion
  • Jet Airways rejoint le programme de fidélité PME/PMI d’Air France KLM
  • Aéroports de Lyon : trafic en forte hausse au 2e trimestre 2018

Air France-KLM prêt à casser sa tirelire pour attirer un nouveau patron

La Tribune 15/07/2018

On n’attire pas les mouches avec du vinaigre. Le conseil d’administration d’Air France-KLM en a bien conscience, et sait que la faible rémunération de la fonction du PDG d’Air France-KLM par rapport à d’autres groupes de taille similaire constitue un obstacle au recrutement d’un nouveau patron pour remplacer Jean-Marc Janaillac, démissionnaire le 15 mai après son référendum perdu sur la question salariale.
Les patrons de IAG et de Lufthansa gagnent 4 fois plus
Jean-Marc Janaillac, tout comme son prédécesseur, Alexandre de Juniac, percevait une rémunération fixe de 600 000 euros par an avec la possibilité de doubler ce montant avec une partie variable selon l’atteinte des objectifs fixés par le conseil d’administration, quand les PDG de IAG ou Lufthansa gagnent quatre fois plus. Willie Walsh, le directeur général d’IAG (British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling, Level) a par exemple gagné 4 millions de livres en 2017 (il avait même gagné 8,8 millions en 2015, avec tous les bonus). Casten Spohr, le président du directoire du groupe Lufthansa a gagné 4 millions d’euros.
Selon des sources internes au groupe, le conseil est donc prêt à relever ce plafond pour attirer un boss étranger. “A partir du moment où l’on dit que nous cherchons un profil international, c’est que l’on est prêt à payer le prix nécessaire pour y parvenir et à aller au-delà de la rémunération fixée jusque-là”, explique l’une d’elles.
Le fruit de l’histoire mouvementée du groupe
La rémunération du Pdg d’Air France-KLM s’explique par l’histoire mouvementée de la gouvernance du groupe. Elle remonte en effet à 2008, quand le PDG de l’époque, Jean-Cyril Spinetta, a décidé de prendre du recul à partir de 2009 en lâchant les fonctions exécutives du groupe et d’Air France à Pierre-Henri Gourgeon pour ne conserver que la fonction de président du conseil d’administration d’Air France-KLM et d’Air France. Sa rémunération avait été réduite à 200.000 euros. En revenant aux manettes du groupe en octobre 2011 comme PDG d’Air France-KLM seulement, Jean-Cyril Spinetta n’a pas souhaité bouger sa rémunération (il percevait par ailleurs sa retraite qui prenait en compte entre 35 et 40% de la moyenne des trois dernières rémunérations). Dans le même temps, Alexandre de Juniac était nommé PDG d’Air France et percevait 600.000 euros brut. En remplaçant Jean-Cyril Spinetta à la tête d’Air France-KLM en juillet 2013, Alexandre de Juniac a décidé de conserver sa rémunération malgré sa prise de galon. Il se voyait mal être augmenté, disait-il, alors qu’il demandait des efforts aux salariés dans le cadre du plan Transform. C’est aujourd’hui cette décision qui pénalise le recrutement d’Air France-KLM. Cette rémunération ne peut convenir qu’à une personne faisant un “jump” en venant d’une entreprise beaucoup plus petite, comme c’était le cas avec Jean-Marc Janaillac (Transdev) en 2016.
Revendications salariales des syndicats d’Air France
Pour autant, s’il est normal que le PDG d’Air France-KLM soit payé au prix du marché, ce “saut de rémunération” pour la fonction va intervenir dans le contexte particulier de la demande de hausse salariale d’une grande partie des syndicats d’Air France, pour laquelle ils ont déjà fait plus de 15 jours de grève depuis février. Si ce conflit a déjà coûté près de 400 millions à Air France, il n’est pas pour autant résolu. La présidente par intérim, Anne-Marie Couderc, n’a pas le mandat pour négocier avec l’intersyndicale. Les syndicats devront donc attendre la mise en place d’une nouvelle gouvernance pour transmettre leur revendication.
Un PDG ou un président du conseil d’administration?
Enfin, la hausse de la rémunération envisagée pour recruter un “profil international” interpelle également dans la mesure où le modèle de gouvernance n’est pas tranché entre le maintien d’un PDG du groupe ou la séparation des fonctions de président du conseil d’administration de celle de directeur général. Payer très cher quelqu’un qui n’aurait pas les manettes exécutives du groupe peut en en effet faire grincer les dents les salariés. D’autant plus s’il faut également payer très cher un directeur général.
Le groupe entend mettre en place sa nouvelle gouvernance en septembre.

Ryanair : deux grèves de pilotes, Laudamotion et Lufthansa

Air Journal 16/07/2018

Les pilotes irlandais de la compagnie aérienne Ryanair seront de nouveau en grève les 20 et 24 juillet, à la veille du préavis déposé par plusieurs syndicats de PNC. La low cost a reçu le feu vert européen pour prendre le contrôle de 75% de Laudamotion en Autriche, et accuse d’entraves multiples Lufthansa – qui dément.
La grève de 24 heures menée jeudi dernier par les pilotes de la spécialiste irlandaise du vol pas cher basés en Irlande avait entrainé dans les aéroports irlandais 30 annulations sur les 290 vols prévus, uniquement sur des liaisons avec le Royaume Uni. Le syndicat IALPA (Association irlandaise des pilotes de ligne) a annoncé deux nouvelles journées d’action, vendredi 20 et mardi 24 juillet, expliquant que si la réunion avec la direction de Ryanair la veille de la grève avait permis de dégager « certains terrains d’entente », aucun n’accord n’avait été trouvé sur le mandat du groupe de travail sur les pilotes. Chez la low cost, le directeur des relations humaines Eddie Wilson a évoqué sur RTE des pourparlers « constructifs mais très frustrants », tout en ajoutant que la reprise des négociations était possible à tout moment.
L’IALPA, désormais intégré dans Fórsa dont la reconnaissance n’est toujours pas finalisée, réclame de Ryanair une modification de la gestion des transferts de pilotes entre bases en Europe et en Afrique du nord, et lui reproche surtout de refuser d’établir une liste d’ancienneté : les pilotes souhaitent que ceux ayant le plus d’ancienneté soient les premiers à bénéficier de droits incluant le choix de la base, les promotions ou la possibilité de prendre des congés lors des vacances scolaires.
Rappelons que les pilotes irlandais ne sont pas les seuls employés de la low cost à vouloir se mettre en grève : le syndicat VC en Allemagne fait voter les pilotes sur le principe d’une grève en aout, tandis qu’un appel à la grève pour 24 à 48 heures fin juillet a été lancé par des syndicats d’hôtesses de l’air et stewards en Belgique, au Portugal, en Italie et en Espagne.
En Autriche, Ryanair a salué vendredi la décision de la Commission européenne d’approuver son projet d’acquisition d’une participation de 75% dans la compagnie aérienne autrichienne Laudamotion (dont elle détient actuellement 24,9%). Ryanair a conclu un partenariat avec Niki Lauda « pour offrir de la concurrence des tarifs plus bas et davantage de choix pour les consommateurs en Autriche, en Allemagne et en Espagne », où se déroulent actuellement la majorité des services de Laudamotion. Mais la low cost ne s’attarde pas sur ce feu vert du gendarme de la concurrence : Laudamotion est selon elle « actuellement menacée par Lufthansa, qui tente de retirer les 9 avions qu’elle a été obligée par la Commission européenne de fournir » à l’ex-Niki afin de lui permettre de redémarrer les opérations. Selon Ryanair, il s’agit du dernier d’une série « d’efforts de Lufthansa pour déstabiliser et endommager Laudamotion », qui a vu Lufthansa :
*ne livrer que 9 des 11 appareils prévus dans la décision de l’UE sur la concurrence concernant l’acquisition de Air Berlin par Lufthansa ;
*retarder la livraison d’un avion, prévue début juin, jusqu’à la fin aout au plus tôt, faisant perdre à Laudamotion les bénéfices de cet appareil (et ses créneaux) durant la période estivale très chargée ;
*faire payer la location avec équipage des appareils à Laudamotion à des prix au-dessus du marché « pour des Airbus A320 de cet âge » ;
*retarder le paiement de plus d’1,5 million d’euros de leasing dus à Laudamotion pour les vols qu’elle a opéré pour le compte de Lufthansa en mars, avril et mai, et lui retirer des contrats d’affaires promis ;
*accuser Laudamotion de ne pas payer à temps les frais de leasing et de maintenance, « ce qui est faux ».
Laudamotion a seulement été en mesure d’exploiter une flotte de 19 avions cet été en louant chez Ryanair dix Boeing 737-800 avec leurs équipages, rappelle la low cost. Juliusz Komorek, Directeur des affaires juridiques et des questions de réglementation de Ryanair, a déclaré dans un communiqué : « nous saluons la décision de la Commission européenne d’approuver le projet d’acquisition par Ryanair d’une participation de 75% dans Laudamotion. Ryanair reste engagée à apporter de la concurrence, du choix et des tarifs bas sur les marchés autrichien, allemand et espagnol grâce à notre investissement dans Laudamotion. Nous exhortons les autorités de la concurrence de l’UE à agir et à empêcher toute nouvelle tentative de la part de Lufthansa de nuire à la concurrence par son comportement anti-consommateur ».
Lufthansa a réagi dans la foulée, parlant d’accusations « complètement infondées » ; la compagnie nationale allemande soutient que Laudamotion a refusé d’acheter les appareils proposés, optant pour la location. Et comme son propre groupe Eurowings « a besoin d’avions », elle a exercé ses droits contractuels et mis fin aux contrats avec Laudamotion concernant neuf avions, « en raison du non-paiement des montants dus ».

Ryanair : une nouvelle grève des pilotes irlandais les 20 et 24 juillet

Déplacements Pros 16/07/2018

Les pilotes irlandais de Ryanair ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève. De nouvelles actions sont prévues les 20 et 24 juillet prochains.
Après un premier jour de grève qui a conduit à l’annulation de 30 vols jeudi, le syndicat IALPA qui représente les pilotes irlandais de Ryanair, a décidé de poursuivre le mouvement. Il appelle les navigants de la low-cost basés en Irlande à stopper le travail les 20 et 24 juillet prochains.
L’organisation a reconnu que les négociations entamées mercredi dernier avec la direction avaient été positives mais aucun accord n’a été trouvé pour le moment.
Par ailleurs, Ryanair fera également face à une action commune des PNC de plusieurs pays européens les 25 et 26 juillet. Les salariés basés en Belgique, au Portugal et en Espagne feront grève les 2 jours tandis que leurs collègues italiens stopperont uniquement le travail le 25 juillet.
Les hôtesses et stewards de la low-cost souhaitent entre autres que leur direction suive le droit du travail national de ses bases, et non le droit irlandais.

Aigle Azur volera vers Pékin à la rentrée

Déplacements Pros 13/07/2018

Aigle Azur est prête à mettre le cap sur Pékin à la rentrée. Cette première liaison directe entre l’aéroport de Paris Orly et la Chine est désormais ouverte à la vente. La compagnie proposera aux voyageurs d’affaires 3 fréquences par semaine entre les deux pays.
Désormais dûment certifiée comme Compagnie Aérienne Régulière auprès des autorités Chinoises, Aigle Azur se prépare à s’envoler vers Pékin. La liaison – dans un premier temps annoncée pour juin puis août – sera finalement lancée le 5 septembre 2018.
La rotation sera effectuée en A330-200 configuré en bi-classes : 18 places en Business et 264 en Économie dont 46 sièges Économie Confort. L’avion proposera aussi une connexion wifi.
Aigle Azur s’envolera de la piste d’Orly à 13h45 tous les lundi, mercredi et vendredi pour se poser en Chine à 6h35 le lendemain. Le retour offrira un décollage à 9h10 pour un atterrissage en France à 15h20.
La compagnie desservira cette nouvelle destination long-courrier en partenariat avec Hainan Airlines, permettant ainsi des connexions pratiques via l’aéroport international de Pékin.

Ryanair accuse Lufthansa de menacer l’avenir de Laudamotion

Déplacements Pros 13/07/2018

Bruxelles a donné son feu vert au projet d’acquisition de Laudamotion par Ryanair. Si la compagnie irlandaise se félicite de cette décision, elle accuse, en parallèle, Lufthansa de menacer l’activité de sa partenaire autrichienne. Le groupe allemand rejette les accusations.
Bruxelles a validé le projet d’acquisition conclu entre Laudamotion et Ryanair. Après avoir étudié le dossier, elle a estimé que cette opération ne poserait pas de problème de concurrence dans l’Espace économique européen.
Dans un communiqué, la compagnie irlandaise se félicite de “la décision de la Commission européenne d’approuver le projet d’acquisition par Ryanair d’une participation de 75% dans la compagnie aérienne autrichienne, Laudamotion (Ryanair détient actuellement 24,9%)”.
Mais un sujet l’agace. Elle estime que le transporteur autrichien est “actuellement menacé par Lufthansa qui tente de retirer les 9 avions que Lufthansa a été obligée par la Commission européenne de fournir à Laudamotion afin de permettre à Laudamotion de redémarrer les services”.
Elle lui reproche également de retarder le paiement d’avions et équipages de Laudamotion loués au printemps ou encore de ne pas avoir livré 2 des 11 appareils prévus dans la décision de l’UE sur la concurrence concernant l’acquisition de Air Berlin par Lufthansa. Elle ajoute “certains des appareils que Lufthansa s’était engagé à livrer ont été retardés jusqu’à la fin de la saison d’été 2018, ce qui réduit davantage la capacité de Laudamotion à prendre se positionner sur des créneaux et à offrir des vols et des services pour la saison d’été 2018”.
L’entreprise irlandaise appelle “les autorités de la concurrence à mettre un terme aux abus répétés de Lufthansa de sa position dominante visant à nuire à la concurrence et aux consommateurs”.
Lufthansa se défend
Le groupe allemand a rapidement rejeté les accusations de Ryanair. Il assure avoir rempli toutes les obligations demandées par la Commission européenne. “Cela vaut à la fois pour le nombre d’avions concernés et leurs conditions de location. Tous les appareils couverts par la décision de dérogation de l’UE ont été proposés à la vente à Laudamotion. Laudamotion a rejeté cette offre, préférant louer l’avion à la place”.
La holding ajoute “Laudamotion a récemment manqué – à plusieurs reprises – à ses obligations contractuelles de paiement de loyer”. Elle a ainsi décidé de résilier le contrat.
La low-cost de Michael O’Leary et l’ex Niki se sont rapprochées en mars dernier, quelques mois après la reprise de l’ancienne filiale d’Air Berlin par son fondateur l’ancien pilote de formule 1 Niki Lauda.

Jet Airways rejoint le programme de fidélité PME/PMI d’Air France KLM

Quotidien du Tourisme 13/07/2018

Avec BlueBiz, les entreprises bénéficient d’économies immédiates lorsque leurs collaborateurs voyagent sur les vols Air France, KLM, HOP!, Delta Air Lines, GOL Linhas Aéreas, China Eastern Airlines et désormais Jet Airways. Chaque Blue Credit cumulé a une valeur de 1€. Les Blue Credits sont ensuite convertibles en billets Primes, en options ou en carte d’abonnement. Cette évolution du programme BlueBiz vient compléter l’offre Corporate d’Air France-KLM, qui propose depuis le mois de juin des contrats firmes avec Jet Airways sur le marché France. Les entreprises profitent d’un contrat commun sur les liaisons Europe-Inde, géré par un interlocuteur Air France. 62 vols hebdomadaires vers l’Inde.
Pour la saison été 2018, Air France, KLM et Jet Airways proposent 62 vols hebdomadaires effectués en partage de codes sur 7 routes entre l’Europe et l’Inde:
depuis Paris-Charles de Gaulle : Bangalore, Chennai, Delhi et Mumbai.
depuis Amsterdam-Schiphol : Bangalore, Delhi, Mumbai.
L’intégration de Jet Airways au programme de fidélité BlueBiz répond à l’accord de coopération étendu signé entre Air France-KLM et la compagnie indienne le 29 novembre dernier dans le but de développer ensemble leur produit et leur offre commerciale.
En augmentant son nombre de partenaires aériens, Air France-KLM ne cesse d’améliorer son programme de fidélité BlueBiz pour répondre aux besoins des entreprises. Après avoir ajouté China Eastern Airlines puis Jet Airways, le Groupe entend offrir toujours plus de choix de voyage et d’avantages aux clients affaires.

Aéroports de Lyon : trafic en forte hausse au 2e trimestre 2018

Le Progrès 13/07/2018

L’aéroport Lyon-Saint Exupéry (Groupe Vinci Airports) a communiqué ce vendredi son bilan du second trimestre 2018 : + 6.8 % avec 2 891 478 passagers accueillis.
C’est le trafic international qui explique ce bon résultat : il représente 68 % de part de marché avec une croissance de 6.8 % par rapport à l’exercice précédent. Le trafic national enregistre, quant à lui, une hausse de 4.6 % sur la période. Le trafic low-cost continue son fort développement avec + 13.1 % de passagers.
Parallèlement à ces chiffres en croissance, l’aéroport indique une baisse de 2.2 % du nombre de mouvements d’avion, grâce à un remplissage optimisé des vols, “conforme aux enjeux de développement durable d’Aéroports de Lyon”.