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Au sommaire :  

  • Crash AF447 : non-lieu pour Air France et Airbus

  • Aigle Azur annule tous ses vols à partir du 7 septembre 2019

  • SAS : performances financières en baisse

  • Dubaï : l’aéroport du futur, déjà du passé ?

 

Crash AF447 : non-lieu pour Air France et Airbus

Air-Journal.fr – 5 Septembre 2019

Les juges d’instruction chargés du dossier du crash AF447 Rio-Paris ont ordonné un non-lieu pour Air France et Airbus, mettant hors de cause la compagnie aérienne et l’avionneur dans l’accident qui avait causé la mort de 228 personnes le 1er juin 2009.

Déjà, la principale association de proches de victimes a annoncé à l’AFP son intention de faire appel « d’une ordonnance qui insulte la mémoire des victimes ». « Nous allons faire appel de cette décision », a confirmé pour sa part Maître Olivier Morice, l’un des avocats des parties civiles, au site 20Minutes. 

Dans cette longue procédure qui dure depuis plus de dix ans, les entreprises Air France et Airbus avaient été mises en examen en 2011 pour « homicides involontaires ». Le 12 juillet dernier, le parquet de Paris avait demandé aux magistrats de renvoyer uniquement Air France devant le tribunal correctionnel et de prononcer un non-lieu pour Airbus.

Le parquet considérait notamment que la compagnie aérienne avait « commis une négligence et une imprudence » en ne délivrant pas à ses pilotes suffisamment d’informations sur la procédure à adopter en cas d’anomalies liées aux sondes Pitot qui permettent de contrôler la vitesse de l’A330-200 du vol AF447, après plusieurs incidents du même genre au cours des mois précédents.

Mais les juges d’instruction, qui ont décidé du non-lieu, ont estimé dans leur ordonnance signée le 29 août, dont l’AFP a eu connaissance, que « cet accident s’explique manifestement par une conjonction d’éléments qui ne s’était jamais produite, et qui a donc mis en évidence des dangers qui n’avaient pu être perçus avant cet accident ». 

 

Aigle Azur annule tous ses vols à partir du 7 septembre 2019

Air-Journal.fr – 6 Septembre 2019

Placée en redressement judiciaire, la compagnie française Aigle Azur annonce l’annulation de tous ses vols à compter de ce vendredi soir, à minuit.

A partir du 7 septembre 2019, aucun avion de la compagne ne décollera. Hier, dans un premier temps, Aigle Azur avait annulé seulement ses vols vers le Mali, le Brésil et le Portugal, essayant de maintenir ses vols vers l’Algérie.

« En lien avec les autorités françaises de l’aviation civile et des organes de la procédure de redressement judiciaire, Aigle Azur, en grande difficulté économique, se voit malheureusement dans l’obligation d’annuler tous ses vols à compter de samedi 7 septembre inclus. En effet la situation financière de la société et les difficultés opérationnelles en résultant ne permettent pas d’assurer les vols au-delà du 6 septembre au soir. A compter du 7 septembre 2019, quel que soit l’aéroport de départ, les vols Aigle Azur sont annulés », explique la compagnie aérienne dans un communiqué. Et d’ajouter : « Si vous êtes passagers d’Aigle Azur d’ici demain soir 6 septembre inclus, merci de bien vouloir vérifier que votre vol est maintenu ».

L’arrêt des vols d’Aigle Azur soulève, une fois de plus, la question du remboursement des voyageurs qui ont déjà leurs billets. Qui va les rembourser ? La compagnie en faillite a prévenu ses clients que sa situation financière ne lui permet pas de garantir un dédommagement à ses clients dont le vol serait annulé. Ceux-ci sont donc invités à soit contacter leur assurance fournie par leur carte bancaire, soit leur agence de voyage, et à défaut de ces solutions, se rapprocher des mandataires judiciaires pour déclarer leur créance.

« L’Etat suit avec la plus grande attention la situation des passagers concernés. Les compagnies françaises et étrangères ont été mobilisées pour proposer des billets à tarifs préférentiels aux passagers en attente d’un vol retour suite à l’annulation de leur vol sur la compagnie Aigle Azur, conformément aux accords internationaux dans l’aviation civile », indique le ministère français de la Transition écologique et solidaire, responsable des transports en France.

 

SAS : performances financières en baisse

Air-Journal.fr – 5 Septembre 2019

Pour son troisième trimestre fiscal qui s’étend de mai à juillet, SAS (Scandinavian Airlines System) a affiché un bénéfice net de 1,16 milliard de couronnes suédoises (108 millions d’euros), contre 1,57 milliard un an plus tôt. 

Toutefois, son chiffre d’affaires a progressé de 3% à 13,55 milliards de couronnes. Dans le même temps, la compagnie scandinave a enregistré une marge opérationnelle (EBIT) en baisse de 4,9 points, à 11,6% et la perte avant impôts (EBT) a été de 1,49 milliard de couronnes (-26,7% par rapport à l’année dernière). 

« Cette baisse est principalement due à l’augmentation du prix du carburant, la faiblesse persistante de la couronne suédoise par rapport au dollar américain, ainsi que la grève des pilotes au début du trimestre [fiscal, ndlr] », a résumé son PDG, Rickard Gustafson, cité dans le bilan trimestriel.

Les répercussions de la grève des pilotes

En mai dernier, la majeure partie des vols intérieurs mais aussi des liaisons européennes et long-courrier de SAS avaient été perturbés par une grève suivie par plus de 1.400 pilotes en Suède, au Danemark et en Norvège. Quelque 4.000 vols avaient été annulés et plus 370.000 passagers impactés. Les répercussions de cette grève des pilotes sur le résultat avant impôt sont estimées à 615 millions de couronnes pour la période novembre 2018-juillet 2019, d’après SAS.

Pour le reste de l’année, le transporteur prévoit un résultat avant impôts et éléments non récurrents « difficilement positif ». « Bien que nous maintenions notre objectif de réaliser 900 millions de couronnes d’économies pour l’exercice 2019, notre coût unitaire, après ajustement tenant compte des effets de la grève, ne diminue pas autant que nous le souhaitons », a indiqué le rapport de la compagnie. « Cela signifie que nous devons envisager d’autres initiatives au-delà de 2020 », a conclu le rapport sans donner davantage de détails.

 

Dubaï : l’aéroport du futur, déjà du passé ?

DeplacementsPros.com – 6 Septembre 2019

De récentes déclarations du président d’Emirates remettent en cause le développement de l’ « aéroport du futur” dubaïote.

Dubai Airports est en train de réviser son plan de 36 milliards de dollars pour faire de Dubaï World Central (DWC), plus connu sous le nom d’Al Maktoum International, le plus grand aéroport du monde, conçu pour accueillir jusqu’à 250 millions de passagers par an. 11 compagnies opèrent actuellement dans cet aéroport qui accueillit ses 1ers vols passagers en 2013 et qui devait devenir «l’aéroport du futur».

 Cet ambitieux projet pourrait être remis en cause par les récentes déclarations de Tim Clark au site Arabian Business. Le président d’Emirates vient en effet de d’annoncer que Dubaï International Airport (DXB), l’autre aéroport international de la destination, continuerait à être le hub principal de sa compagnie durant les 10 prochaines années.

Une bonne nouvelle pour DXB et un sérieux coup d’arrêt au pharaonique projet DWC.